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Communication via les médias à  base de réseaux

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par Marie-Josèphe Couturas
Université Paris 1 Sorbonne - DEA Sciences Politiques 2000
  

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5.6.2 La petite entreprise et la crise de la grande firme, mythe et réalité :

La crise de la grande firme est opposée à la vivacité des petites et moyennes entreprises comme agents d'innovation et sources de création d'emplois.

Est en déclin la grande entreprise intégrée verticalement en tant que modèle organisationnel, et il y a survivance du "keynésianisme multinational". Il est vrai que les PME sont bien adaptées au système de production souple de l'économie informationnelle, et il est tout aussi vrai que leur dynamisme passe sous le contrôle de grandes firmes qui demeurent au coeur de la structure du pouvoir économique dans la nouvelle économie globale. Ce n'est donc pas à la disparition de la grande entreprise que nous assistons, mais à la crise de son modèle d'organisation traditionnelle fondé sur l'intégration verticale et la gestion hiérarchique et fonctionnelle : le système staff and line de stricte division technique et sociale au sein de l'entreprise.

Le "toyotisme" se caractérise par la coopération des cadres et des travailleurs, le travail multifonctionnel, le contrôle total de qualité et la réduction de l'incertitude.

Cette transformation de l'entreprise se présente sous un troisième aspect, les nouvelles méthodes de gestion, nées pour la plupart dans les firmes japonaises.

On oppose au "fordisme" le "toyotisme" présenté comme la nouvelle formule gagnante adaptée à l'économie globale et au système de production flexible. Le modèle japonais sur lequel est calquée la transformation est basé sur le juste à temps, le contrôle total de qualité et le zéro défaut.

Sans doute la culture japonaise est-elle largement à l'origine du "toyotisme", en particulier le modèle consensuel, coopératif, du travail d'équipe, mais elle n'est en aucun cas responsable de sa diffusion.

Il y a toujours coopération entre la direction et les ouvriers.

La stabilité et la complémentarité des relations entre l'entrepreneur principal et le réseau des fournisseurs sont extrêmement importantes pour la mise en oeuvre de ce modèle : Toyota dispose au Japon d'un réseau à trois niveaux de fournisseurs qui regroupe des milliers de sociétés de toutes tailles. La plupart des débouchés de la majorité de ces sociétés sont des marchés captifs de Toyota et il en va de même pour les autres grandes firmes.

Quelles différences pour ce modèle par rapport à la plupart des fournisseurs- clés qui sont en fait placés sous contrôle ou l'influence de groupes financiers, commerciaux ou technologiques apparaissant soit à la société- mère soit au groupe qui la chapeaute. Il se produit une désintégration verticale de la production le long d'un réseau d'entreprises, processus qui remplace l'intégration verticale des départements au sein- même de la société. Le réseau permet une plus grande différenciation du travail et du capital composant l'unité de production et favorise probablement les motivations et la responsabilité, sans nécessairement modifier le mode de concentration de la puissance industrielle et de l'innovation technologique.

L'efficacité du modèle dépend aussi de l'absence de perturbations majeures dans le processus général de production et de distribution : zéro défaut des pièces détachées, zéro panne des machines, zéro stock, zéro retard, zéro paperasserie. Le toyotisme est un système de gestion qui tend à diminuer l'incertitude plutôt qu'à encourager l'adaptabilité. La souplesse réside dans le processus et non dans le produit.

Il faut rendre compte de la création du savoir dans l'entreprise. La compagnie génératrice de connaissance repose sur l'interaction organisationnelle entre le savoir explicite et le savoir tacite à l'origine de l'innovation. Des problèmes apparaissent liés au système de gestion formalisé à l'excès. Le bagage formel de savoir dans l'entreprise augmente, et les connaissances du monde extérieur peuvent également être intégrées aux habitudes tacites, l'ensemble visant par ailleurs à améliorer les procédures standard.

Dans un système économique où l'innovation est essentielle, la capacité organisationnelle à en multiplier les sources à partir de toutes les formes de savoir devient le pivot- même de l'entreprise innovante. Ce mode d'organisation exige l'entière participation des travailleurs au processus d'innovation, et vise une stabilité de l'emploi.

La communication en ligne et la capacité de stockage informatisée sont devenus de puissants outils pour développer la complexité des liens organisationnels entre savoir tacite et explicite.

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"Il ne faut pas de tout pour faire un monde. Il faut du bonheur et rien d'autre"   Paul Eluard