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Cultures jeunes et représentations territoriales; l'exemple de la ville de Royan


par Samuel-Jehan TARAIN
Université de Poitiers - UFR Sciences Humaines et Arts - Maîtrise
Traductions: Original: fr Source:

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B - ENSEIGNEMENT ARTISTIQUE ET AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

1) Formation artistique et politiques culturelles

« L'éducation artistique est indispensable pour tous les élèves lors de leur scolarité obligatoire, qu'ils soient dans un établissement public ou privé. » (Thuriot, 1999)

Depuis 1988, une loi incite à l'intervention d'artistes professionnels en accord avec les enseignants pour compléter leur travail. En effet, la musique et les arts plastiques sont des matières scolaires à part entière, prises en charge par les collectivités locales, l'Etat et les établissements scolaires. La seconde branche de cette grande fonction publique culturelle qu'est la formation est l'enseignement artistique spécialisé.

« A côté de quelques établissements publics nationaux, c'est aux collectivités territoriales d'organiser cette formation localement. Mais c'est encore l 'Etat qui définit la pédagogie et les diplômes reconnus nationalement, et par voie de conséquence le profil des

formateurs. La différence avec le milieu scolaire réside dans le fait que ce sont les collectivités locales, et plus particulièrement les villes centres d'agglomération qui en supportent la charge jusque dans le personnel. » (Culture et territoires, Thuriot, 1999)

Royan : « un enseignement artistique de qualité »

Aux services culturels de la ville de Royan, l'Adjointe arbore fièrement le fait que les formateurs recrutés au sein de l'école de musique « ne soient plus que des médaillés d'or de conservatoire ou de grandes écoles ». La marque du prestige se dessine peu à peu en avançant dans cet entretien, force est de constater de manière incontestable la prédominance des cultures consacrées dans la politique culturelle de Royan.

En 1989, entrant à la mairie, dans le cadre de son état des lieux, devant l'évidence d'un manque de moyens et la pression d'une association musicale déjà municipalisée comptant 200 élèves, elle entame son premier grand projet : l'école de musique. Après diverses prospectives territoriales et autres obligations politiques, le choix définitif portera sur un espace à proximité du lycée et collège (incendié et déplacé par la suite) d'enseignement général, au sud-est de Royan.

Le rapprochement spatial avec ces structures éducatives semble être un aspect supplémentaire du grand intérêt porté à la culture musicale classique consacrée et la volonté d'y sensibiliser la population jeune de Royan. En outre, la volonté de cibler une population lycéenne est aussi due au fait que les 20/25 ont souvent tendance à se délocaliser pour étudier ou travailler où il est possible de le faire.

En 1992, s'ouvrent donc les portes d'un aménagement qui a sollicité un budget d'environ 5 millions de francs. Dix ans plus tard, l'effectif des élèves est passé à 320, et la Communauté d'agglomération du pays finance pour moitié le fonctionnement de cette école, l'autre moitié étant prise en charge par la municipalité de Royan.

Précisons que cette école n'aborde pas les musiques actuelles et ne propose aucun local aux jeunes dans cette perspective.

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