B - ENSEIGNEMENT ARTISTIQUE ET AMENAGEMENT DU
TERRITOIRE
1) Formation artistique et politiques culturelles
« L'éducation artistique est indispensable pour
tous les élèves lors de leur scolarité obligatoire, qu'ils
soient dans un établissement public ou privé. »
(Thuriot, 1999)
Depuis 1988, une loi incite à l'intervention d'artistes
professionnels en accord avec les enseignants pour compléter leur
travail. En effet, la musique et les arts plastiques sont des matières
scolaires à part entière, prises en charge par les
collectivités locales, l'Etat et les établissements scolaires. La
seconde branche de cette grande fonction publique culturelle qu'est la
formation est l'enseignement artistique spécialisé.
« A côté de quelques
établissements publics nationaux, c'est aux collectivités
territoriales d'organiser cette formation localement. Mais c'est encore l 'Etat
qui définit la pédagogie et les diplômes reconnus
nationalement, et par voie de conséquence le profil des
formateurs. La différence avec le milieu scolaire
réside dans le fait que ce sont les collectivités locales, et
plus particulièrement les villes centres d'agglomération qui en
supportent la charge jusque dans le personnel. » (Culture et
territoires, Thuriot, 1999)
Royan : « un enseignement artistique de qualité
»
Aux services culturels de la ville de Royan, l'Adjointe arbore
fièrement le fait que les formateurs recrutés au sein de
l'école de musique « ne soient plus que des médaillés
d'or de conservatoire ou de grandes écoles ». La marque du prestige
se dessine peu à peu en avançant dans cet entretien, force est de
constater de manière incontestable la prédominance des cultures
consacrées dans la politique culturelle de Royan.
En 1989, entrant à la mairie, dans le cadre de son
état des lieux, devant l'évidence d'un manque de moyens et la
pression d'une association musicale déjà municipalisée
comptant 200 élèves, elle entame son premier grand projet :
l'école de musique. Après diverses prospectives territoriales et
autres obligations politiques, le choix définitif portera sur un espace
à proximité du lycée et collège (incendié et
déplacé par la suite) d'enseignement général, au
sud-est de Royan.
Le rapprochement spatial avec ces structures éducatives
semble être un aspect supplémentaire du grand intérêt
porté à la culture musicale classique consacrée et la
volonté d'y sensibiliser la population jeune de Royan. En outre, la
volonté de cibler une population lycéenne est aussi due au fait
que les 20/25 ont souvent tendance à se délocaliser pour
étudier ou travailler où il est possible de le faire.
En 1992, s'ouvrent donc les portes d'un aménagement qui
a sollicité un budget d'environ 5 millions de francs. Dix ans plus tard,
l'effectif des élèves est passé à 320, et la
Communauté d'agglomération du pays finance pour moitié le
fonctionnement de cette école, l'autre moitié étant prise
en charge par la municipalité de Royan.
Précisons que cette école n'aborde pas les
musiques actuelles et ne propose aucun local aux jeunes dans cette
perspective.
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