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Cultures jeunes et représentations territoriales; l'exemple de la ville de Royan


par Samuel-Jehan TARAIN
Université de Poitiers - UFR Sciences Humaines et Arts - Maîtrise
Traductions: Original: fr Source:

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Arts plastiques et autres pratiques culturelles de loisirs

Continuant sur sa lancée, l'Adjointe à la culture, a, lors de sa deuxième mandature en 1995, entreprit la construction d'une école de dessin. L'impulsion fut associative partant du constat d'une demande croissante concernant les arts plastiques en général et en particulier au sein d'un atelier peinture.

L'école, dont le coût s'est élevé à 1,5 millions de francs, accueille maintenant 200 adhérents, l'association n'a pas été municipalisée. La politique royannaise s'exerce donc à priori dans le respect des quatre grandes fonctions culturelles publiques : la conservation du patrimoine, la formation artistique, l'aide à la création et la diffusion.

A propos de ces dernières nous évoquions précédemment l'époque où primait l'art contemporain à Royan, la ville brillant de part son côté expérimental moderne, en l'occurrence, les services culturels de la ville sont toujours en rapport avec le FRAC (Fond Régional d'Art Contemporain). Il y a donc encore une salle d'exposition dédiée à ce style et un Salon International sur la Recherche Photographique a lieu régulièrement. Cette action parait correspondre à une vision étatique considérant des oeuvres potentiellement « aptes » à être consacrées dans le futur de par une sorte d'anticipation hasardeuse. Notons que le graf, pourtant de plus en plus apprécié et pratiqué par les jeunes en général, n'est pas pris en compte au sein de cette école.

Nous allons voir à présent que la situation en matière de spectacle vivant est un peu plus complexe car mettant en scène de nombreux acteurs.

C - LE SPECTACLE VIVANT : ENTRE MULTIPLICITE DES ACTEURS CULTURELS ET DIVERSITE DE L'EXPRESSION ARTISTIQUE

1) Une offre limitée en terme d'équipements spécialisés

Si les équipements précités sont largement à la hauteur des attentes du public concernant l'aide à la création, on peut tout de même noter des besoins non satisfaits évidents dans le domaine de la diffusion. En effet, il y a bien une bibliothèque municipale, un palais des congrès prévu pour des manifestations importantes (colloques, salons, congrès...), plusieurs salles destinées à l'organisation d'expositions en arts plastiques (les voûtes du port, l'ancienne gare routière réhabilitée...), mais la diffusion de spectacles vivants reste timide étant donné en partie le manque de structures adéquates. Cette thématique, il faut le rappeler, est intéressante pour le géographe au niveau environnemental, de par les risques de nuisances sonores.

En 1988, a été crée une salle de spectacle en plein centre ville. La régie est municipale et la programmation dépend de la ville même si le lieu appartient à une société privée. Au départ, cet espace était un garage par la suite réhabilité en cinéma avant de devenir un lieu de diffusion de spectacles vivants. Cependant, cette salle pouvant accueillir 400 personnes, n'a

pas été adaptée en ce qui concerne l'acoustique. Elle se prête donc seulement à des programmations de théâtre ou bien de spectacles de danse à musique modérée en terme de décibels, dans le but de respecter le voisinage.

Le palais des congrès possède aussi une salle équipée, comme la salle de spectacle, en places assises et matériel scénique, on a pu y voir quelques concerts mais ce lieu n'est pas non plus adapté. Inadapté, car un concert à très haut volume sonore (caractéristique des musiques actuelles ou amplifiées) résonnerait dans tout le Palais des congrès, gênant le bon déroulement d'autres rassemblements simultanés, de plus, les fauteuils ne sont pas amovibles (les concerts de musiques actuelles se prêtant plus à un public debout).

Enfin, un chapiteau, dépendant du département animation de la ville est mis à disposition pour des concerts ou autres spectacles. Néanmoins, ce chapiteau disposé sur le front de mer l'hiver (abritant le festival de la grande conche en octobre/novembre et la patinoire de décembre à février) et sur l'esplanade du stade près de la gare l'été, n'est pas non plus adapté à des représentation « bruyantes ». En novembre 2001, le seul concert destiné aux jeunes (l'affiche étant essentiellement hip-hop) a été interrompu à 22h30 pour cause de nuisances sonores.

Le problème ne se pose pas lors de la saison estivale pendant laquelle de nombreuses manifestations diverses et variées sont organisées sur tout le pays royannais.

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