2) Une politique favorable au développement des
cultures consacrées
Nous n'allons donc pas évoquer, ou très peu, la
saison estivale étant donnée l'explosion d'animations jalonnant
la côte et l'arrière pays au sein du pays royannais dans son
intégralité. Alors, la ville centre d'agglomération que
représente Royan, s'efface spontanément au profit des communes
voisines qui trouvent donc aussi leur public de par le tourisme de masse. Ainsi
disparaissent de nombreux enjeux territoriaux, comme une trêve due
à l'abondance du public, mais nous verrons par la suite qu'une certaine
concurrence se joue véritablement entre certains acteurs culturels, en
particulier à la morte saison.
L'élue à la culture le précise
elle-même, sa politique influence considérablement le
développement d'une culture consacrée, quelque peu
prestigieuse.
En matière de spectacle vivant, elle est très
attachée à sensibiliser le jeune public au théâtre
ce qui procède d'une action au demeurant plutôt éducative
étant donnée une collaboration avec les lycées ou
collèges. Mais son action directe en matière de diffusion reste
limitée, ses services agissant surtout dans l'aide à la
création et à la diffusion portant sur les
expositions ou le théâtre contemporain (mise
à disposition de salle, parfois financement) ainsi que dans l'aide
financière portée aux multiples associations à buts
culturels.
L'organisation de spectacles vivants à Royan semble
procéder d'une délégation à deux associations :
Royan culture et le Département animations.
3) Le spectacle vivant : deux associations municipales
Officiellement, Royan culture et le Département
animations dépendent toutes les deux de l'adjoint au Maire chargé
de la culture. Néanmoins le Président du Département
animation, admets avoir une relative autonomie.
En 1989, l'Association pour une Maison de la culture
disparaît, car selon l'Adjointe, investissant son premier mandat, cette
structure se voulait trop indépendante. Sont alors le
créés le Département animation en 1989 et Royan culture en
1994.
Cette dernière association dépend directement
des services culturels de la ville, ses buts sont l'organisation et la
production de spectacles vivants mais elle est régulièrement
utilisée pour servir d'autres intérêts. Cette association
municipale a une action dirigée essentiellement vers les cultures
consacrées :
- Théâtre : un festival et une action constante pour
sensibiliser le jeune public.
- Peinture : le Salon d'automne (Une cinquantaine de toiles
présentées à la Toussaint), ainsi que des expositions
diverses.
- Lettre le prix « Royan Atlantique », concernant les
auteurs du Poitou-Charentes.
- Musique : La fête de la musique, une production
régulière en musique classique, un festival de jazz en
août.
- Patrimoine : les journées du patrimoine, des
colloques...
Ainsi, l'Adjointe chargée de la culture admets
volontiers laisser au Département animation la charge d'animation
culturelles plus « festives ». Ce qui explique la certaine
indépendance de cette association, dont le budget ne dépends pas
d'ailleurs des services culturels mais du service « fêtes et
cérémonies ».
Le Président de cette structure nous explique que ses
objectifs sont fixés selon une convention avec la municipalité,
à qui il rends des comptes (bilan d'après le cahier des charges).
Le département animation est aussi un « chantier d'insertion »
(employant CES, emplois jeunes...), selon différentes conventions : une
avec la direction du travail (l'Etat), une autre avec l'ANPE et une avec la
Mission locale (orientée vers la jeunesse). Il exprime en outre une
volonté d'animer d'octobre à mai, et évoque l'animation
d'une ville comme Royan
comme étant « au coeur de la spirale du
développement économique ». L'association intervient de deux
manières :
- Par des animations de loisirs ou commerciales : la station de
sports d'hiver
sur la plage (patinoire, piste de luge et ski de fond pour les
enfants), le marché de Noël ou encore le Village de la
Commuanuté d'Agglomération du Pays royannais regroupant les 31
communes et leurs particularités.
- Par des animations culturelles : l'organisation de spectacles
vivants (Festival
de la Grande Conche d'octobre à décembre :
concerts de variétés, spectacles humoristiques, un tremplin
musical en direction du jeune public) dirigée vers le grand public.
Au regard de l'action de ces deux associations, on peut d'ores
et déjà constater une quasi-absence de programmation en ce qui
concerne les « cultures jeunes » (musiques actuelles, danse
hip-hop...), excepté un tremplin musique et une certaine liberté
lors de la fête de la musique.
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