2) L'adjoint au maire chargé de la jeunesse
a- Une territorialité restreinte
Pour cet enseignant en Lycée technique,
appréhender ses fonctions semble procéder d'une
territorialité restreinte. « Cette catégorie chez les
élus se caractérise par une vision réduite de la
société qui s'apparente à leur territoire local,
généralement communal. A tous les niveaux du processus de
territorialisation, ils développent une relation socio-spatiale
réduite dans leurs représentations, le cadre
référentiel restant la commune, leurs pratiques
s'élaborent néanmoins dans l 'intercommunalité.
» (Claire fradin, 2001)
Son action est fortement liée à
l'éducation, et l'offre concernant le temps libre de la population
adolescente ne sort guère de ce cadre éducatif. Il se dit
répondre à la demande des jeunes par le Conseil municipal des
jeunes, et évoque son action en faveur d'animations culturelles par le
développement du théâtre, de la musique ou d'actions
informatives concernant l'environnement.. Mais les musiques actuelles
(diffusion, activités de répétition...)
ou la culture de glisse urbaine (skateboard...) ne sont pas
abordées. Cette action très locale, de proximité, pourrait
à terme porter ses fruits quant à une meilleure
compréhension de la jeunesse et de son attente culturelle.
a- Une mauvaise connaissance des cultures de
jeunesse
L'action menée par l'Adjoint chargé de la
jeunesse est essentiellement représentée par le Projet
éducatif local, reposant sur un partenariat entre la ville, le
Ministère de l'Education Nationale, le Ministère Jeunesse et
Sport et la CAF. Il nous évoque deux axes majeurs : le
théâtre et l'expression (communication écrite et orale).
L'évocation des cultures jeunes pour cette personne
élue relève plutôt d'une méconnaissance de
l'intérêt croissant porté par les jeunes à ces
pratiques, qu'une représentation négative à ce sujet. Il
reconnaît ne pas avoir encore pris en compte ce champ pourtant largement
investi par la jeunesse, peut-être par le « manque de contact avec
des interlocuteurs valables en la matière ».
Il dit cependant être sollicité (notamment
concernant le graf et les musiques actuelles) et compte à l'avenir faire
preuve d'une meilleure considération de ces activités
insatisfaites. Il admet, en réponse à une question, que le
festival Initiative jeune se déroulant sur plusieurs jours en mai est
peut-être trop éducatif, et, au terme d'une heure et demi
d'entretien, se dit « prêt à prévoir une
journée dédiée à ces cultures lors du prochain
festival », et se mettre à l'écoute en ce qui concerne cette
demande croissante.
Nous verrons par la suite, que le Pôle jeunesse,
établit dans un local depuis 1999, où les jeunes sont accueillis
par trois animateurs, va de plus en plus dans ce sens, et le constat d'une
insatisfaction des jeunes au niveau de ces cultures n'est plus à
démontrer.
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