3) Saint-Georges : l'unanimité en matière de
spectacle vivant
Paradoxalement, c'est au sein de cette petite commune
limitrophe à Royan, de 5034 habitants, que l'effusion culturelle en
terme de spectacle vivant est la plus importante dans le Pays royannais.
L'association CREA, crée en 1994, a pour but
l'organisation de divers spectacles vivants (concerts, théâtre,
danse) et la gestion d'un cinéma d'arts et d'essais, tentant de
satisfaire un public le plus large possible, dans un souci « de
qualité et d'originalité. » Le public visé appartient
principalement au Pays royannais, mais certaines manifestations sont
prévues pour attirer une clientèle touristique, susceptible de se
déplacer de plus en plus ponctuellement.
Pour le Directeur artistique de cette structure, « CREA
n'a pas d'axe principal, mais s'attache à garder un volet
consacré à la jeunesse, voire à le développer, avec
en prévision un week-end hip-hop pour la saison 2003/2004 ». Il
évoque une activité continue sur toute l'année, et 3
à 4 manifestations dirigées plus précisément vers
les « jeunes ». Cet acteur culturel tient cependant à
préciser que de nombreuses affiches intéressent tous les
âges et que les cultures dites « jeunes », sont plus celles qui
« n'intéressent pas les générations
antérieures ».
Le discours de ce Directeur artistique est légitime
dans la mesure où cet « ancien acteur culturel royannais »,
avoue avoir quitter Royan pour Saint-Georges de Didonne, de par un
positionnement différent de celui proposé par la politique
culturelle de Royan en terme de spectacle vivant.
Evoquant la reconnaissance de fait, par le public et les
collectivités, inhérente à CREA, il parle d'une
complémentarité avec le Département animation de Royan au
sein du Pays royannais, qu'il n'estime pas légitime dans l'organisation
de spectacles.
Concernant les cultures jeunes à Royan, il explique
leur sous représentation par une « non volonté politique de
la ville et une peur des rassemblements de jeunes ». Il dénonce la
ville de Royan comme ayant « 30 ans de retard » au niveau du
spectacle vivant, et nous allons voir que ce retard est d'autant plus
vérifiable lorsque l'on aborde les « cultures de jeunesse
».
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