PARTIE III
UNE PLACE POUR LES « CULTURES JEUNES » A
ROYAN ?
CHAPITRE I : UN TERRITOIRE « HORS NORMES » EN
LA MATIERE A - DES CULTURES HUMANISTES A TERITORIALITES MULTIPLES
1) Une géographie humaniste pour des cultures «
humanistes »
En première partie, nous évoquions la grande
diversité caractéristique de ces cultures, synonyme de richesse.
Ceci est particulièrement vrai concernant les musiques actuelles au sein
desquelles on trouve une multitude de styles, eux-mêmes souvent
divisés en différents courants musicaux. En outre, il est
primordial de comprendre, tout au moins ressentir, cet «
intérêt » des jeunes pour ces cultures musicales, dans la
mesure où il peut être à l'origine de déplacements
conséquents, et parfois même de nouvelles
territorialités.
Il semble opportun dans ce contexte d'évoquer le terme
« d'énergie ». En effet, si chacun possède sa propre
énergie, et si celle-ci peut même fluctuer au cours d'une
journée, il n'est pas toujours aisé de la canaliser ou de
l'exprimer. De nos jours, rares sont les personnes qui n'aiment pas la musique,
et les musiques actuelles semblent offrir une telle richesse de mouvements, une
telle diversité « d'énergies », que chacun peut y
trouver son compte, et les jeunes ne s'y trompent pas.
Si certains aiment se détendre au son d'une musique
électronique « trip-hop » plutôt zen, d'autres
préfèreront onduler sur des rythmes reggaes ; si certains
déchargent leur agressivité en se mettant en scène sur une
musique hip-hop, d'autres préfèreront se défouler de par
un « hard-rock métallique » énergique... En
l'occurrence, pour l'anecdote, si certaines tendances rocks à tempo
rapide sont souvent « diabolisés » dans nos pays occidentaux,
un « rythme binaire rapide », par exemple dans le style rock «
hard-core mélodique », pourra coïncider avec des rythmes
orientaux susceptibles « d éveiller la kundalini », amenant
à une certaine « spiritualité »...
C'est en tout cela que cette diversité grandissante
nous évoque l'humanisme, celui qui appréhende l'homme dans sa
singularité, son unicité. Celui aussi évoquer par certains
courants psychologiques comme le courant « gestaltiste » qui a
toujours développé « une
perspective existentialiste et libertaire selon laquelle
chaque être humain est unique et original. » (S.Ginger, La
gestalt : l'art du contact)
Nous abordons donc ici en même temps l'humanisme en
géographie, qui, entre autres, « tient à son
caractère pluridisciplinaire. » (Bailly, Scariati, Concepts de
géographie humaine) Aussi, notre sujet se situe dans cette mouvance dans
la mesure ou « l'approche humaniste ne se contente pas
d'étudier l'homme qui raisonne, mais aussi celui qui éprouve des
sentiments », tentant d'expliquer comment, « dans un
environnement historique, culturel et social, l'homme construit sa propre
réalité (...) » (Bailly, Scariati).
Ainsi, nous avons vu précédemment que
l'intérêt pour ces cultures se déplaçait des grandes
agglomérations vers les petites villes, et, déchiffrer les
représentations des jeunes concernant par exemple les musiques actuelles
à Royan, va nous permettre de comprendre en partie leurs comportements
spatiaux et d'expliquer parfois une certaine territorialité.
|