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Cultures jeunes et représentations territoriales; l'exemple de la ville de Royan


par Samuel-Jehan TARAIN
Université de Poitiers - UFR Sciences Humaines et Arts - Maîtrise
Traductions: Original: fr Source:

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2) Royan : une exception régionale concernant les activités de répétition

Si en matière de diffusion, il n'existe pas vraiment de salle de concert à Royan, donc à fortiori, pas de lieu destiné à la diffusion de concerts de musiques actuelles, il n'y a pas non plus de locaux dédiés aux activités de répétition, mis à part l'école de musique, dans un contexte encadré.

Si le litige persiste autour de la définition de ces musiques, les pratiques en amateur connaissent une demande croissante, et surtout de la part du jeune public (mais aussi du moins jeune même si minoritaire), qui, autrefois passif, se veut de plus en plus devenir acteur. Ainsi, « l'aménagement du territoire, le développement local urbain ou rural, la mise en réseau des partenaires, l'architecture, la santé publique, la formation et l'éducation, les nouvelles technologies sont autant de thèmes qui croisent les besoins affirmés de musiques, de publics, de pratiquants oubliés très longtemps au sein des politiques publiques. » (Chotard, 2001)

En effet, cette activité nécessite des lieux adaptés, et surtout en terme de nuisances environnementales sonores, puisque les musiques amplifiées se pratiquent généralement à haut volume sonore. Il y a donc des « impératifs techniques (matériel, correction acoustique, accessibilité...) et d'accompagnement à la formation (sur les techniques du son notamment, et la prévention aux risques auditifs). Les enquêtes déjà effectuées sur les lieux de répétition dressent un bilan lourd sur leur carence et sur la qualité de ces locaux recensés et investis. » (Chotard, 2001) En effet, en 2001, Royan et plus largement le Pays royannais demeure encore le seul espace à dominante urbaine, sans lieux ouverts aux activités de répétition, affichant un retard certain. La carte suivante confirme tout à fait ce dernier constat.

Figure 3 :

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La Rochelle

Saintes

Saint-Jean d'Angely

Cognac

Royan

3) Une ville « hors » du réseau départemental

Au terme d'un entretien avec un responsable des services culturels du Conseil Général, on me renvoie très vite au Pôle régional des musiques actuelles et à son représentant en Charente-Maritime, puisqu'il y a un représentant par département.. Cet organisme travaille en direction des acteurs des musiques actuelles et des représentants des collectivités publiques.

La personne, chargée du département 17, estime que 80% de ses activités sont tournées uniquement vers la Rochelle, et avoue manquer de temps pour le reste du département. Elle reconnaît d'ailleurs l'incohérence selon laquelle, la moitié sud de la Charente-Maritime est plus proche du représentant de Cognac (Département limitrophe) au niveau spatial, et que cette même « moitié » est finalement peu appréhendée.

En 2000, lors d'un premier contact avec le territoire royannais, en l'occurrence avec une responsable des services culturels et un animateur départemental à Royan, le représentant départemental des musiques actuelles en retire une représentation négative de ce territoire en la matière.

En effet, jusqu'au printemps 2003, lors de mon entretien, aucun contact ne sera renouvelé, et une réflexion sur la possibilité de création de locaux de répétition n'aura pas abouti. Pour lui, le principal problème résida dans l'incapacité à trouver des personnes susceptibles de l'informer sur la situation royannaise, ne serait-ce que pour un recensement des groupes locaux. Au contraire, dans les villes de Rochefort, Saintes ou même Saint-Jean d'Angély, il entretient des rapports permanents qui ont par exemple à Saint-Jean D'angély abouti à la création de locaux de répétition adaptés, maintenant gérés par une association de jeunes passionnés.

Ce représentant des musiques actuelles en Charente-Maritime a volontiers accepté d'exécuter deux cartes mentales pour décrire son aire d'influence au sein du département, et cela avant notre entretien.

La première carte, fonctionnant à base de traits noirs, concerne ses « partenaires » institutionnels publics (Municipalités, Communautés de communes, Pays...). Il est important de noter que la flèche mentionnant un rapprochement avec la CDA de Royan et Royan culture, ne fait état que « d'un seul » contact sans aucun suivi, et à l'origine de représentations négatives de ce territoire en la matière.

La seconde carte, à base de traits rouges, concerne ses partenaires privés et représentants du secteur des musiques actuelles (associations, lieux de diffusion...). Précisons que le lien avec le Pays royannais est représenté par l'association CREA à Saint-Georges de

Didonne et n'ai pas soutenu, car les liens permanents sont exprimés par des traits plus épais ( Rochefort, Saintes, Saint-Jean d'Angély).

Les hachures utilisées dans les deux cartes pour l'agglomération rochelaise représentent sa principale activité précédemment évoquée.

FIG 4 : Zones d'influences de la plate-forme musiques actuelles en Charente- Maritime

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Nous verrons par la suite que depuis 2002, semble naître une meilleure prise en compte de ces dîtes « cultures jeunes », et actuellement, le Pôle jeunesse de la ville de Royan est en contact régulier avec le Pôle régional des musiques actuelles, dans le but d'une réflexion commune portant sur l'aménagement d'espaces dédiés aux activités de répétitions.

En attendant, nous allons tenter d'appréhender, tout au moins essayer de comprendre un tant soit peu, cette jeunesse aux intérêts multiples si déroutante pour la génération précédente.

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