CHAPITRE II : REPRESENTATIONS, COMPORTEMENTS ET
MOBILITE DES JEUNES ROYANNAIS
A - UNE REPRESENATION NEGATIVE DE L'OFFRE CULTURELLE QUI
LEUR EST DEDIEE A ROYAN
1) Une insatisfaction généralisée
Selon la figure 5, on retrouve 74% de jeunes insatisfaits de
l'offre culturelle qui leur est destinée. C'est remarquable dans la
mesure où ces chiffres correspondent pour ainsi dire à ceux mis
en évidence concernant la place accordée aux jeunes sur le
territoire royannais. En quelque sorte, l'intérêt porté
à leurs loisirs culturels par la ville pourrait être à
l'origine d'un certain sentiment d'appartenance de la part des jeunes et par
conséquent d'une certaine territorialité.
Constatant « le recul absolu de la culture
consacrée chez les moins de 35 ans et surtout chez les adolescents
», Olivier Donnat (Les français face à la culture),
dénote en outre une sorte d' « anti-intellectualisme.
» Celui-ci se caractérise, à tous les niveaux de
connaissance, par une « proximité du pôle distractif
» par les jeunes, qui sont « plus enclins à rejeter
les patrimoniaux et notamment les stars du classique. »
On peut d'ores et déjà comprendre plus
facilement les résultats obtenus dans la figure suivante, où est
exprimé l'indice de satisfaction des jeunes par rapport à l'offre
culturelle qui leur est proposée à Royan :
Fig. 6 : Indice de satisfaction des jeunes royannais par
rapport à l'offre culturelle
qui leur est proposée

22%
13%
13%
pleinement satisfait plutot satisfait
plutot instatisfait totalement insatisfait

52%
Sources : données personnelles issues du questionnaire
Ainsi, si 74% de ces jeunes gens sont insatisfaits, on peut
avancer l'hypothèse selon laquelle les activités culturelles qui
leurs sont suggérées à Royan restent majoritairement trop
éducatives.
2) Une offre culturelle trop éducative
Nous le savons déjà, l'Adjointe au Maire
chargée de la culture, se mobilise essentiellement en faveur des
cultures « savantes », et son action en direction des jeunes va aussi
dans cette optique. Et en terme de spectacle vivant, elle ne déroge pas
à son « credo » puisqu'elle ne leur propose que des sorties
théâtre.
Aussi, comme nous l'avons déjà constaté,
l'Adjoint au Maire chargé de la jeunesse, enseignant de surcroît,
a une action allant pour ainsi dire dans le même sens que son homologue
des services culturels. En effet, la programmation du dernier Festival
initiative jeunes en 2002, était très représentative de
l'action en direction des jeunes, menée à Royan. Entre des
conférences d'informations dédiées à
l'environnement, des représentations théâtrales, le projet
d'un livre de pierre en centre ville (où chaque jeune
intéressé pouvait publiquement s'exprimer) et un concours de
vidéo amateur, un seul moment a été consacré
véritablement à ces « cultures jeunes » (un concert
Hip-Hop), sur quatre jours de festival.
Bien sûr, il ne s'agit pas de dénigrer ces
initiatives tout à fait louables, mais simplement espérer une
meilleure prise en compte de cultures jeunes qui sont en l'occurrence «
leur initiative. » En outre, le système éducatif
français a souvent la réputation d'être surchargé en
terme de travail pour les élèves, et les jeunes royannais et des
environs, ont, nous avons pu nous en rendre compte, une image plutôt
négative de leur territoire, en règle générale,
mais surtout concernant l'offre culturelle qui leur est destinée.
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