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Le commerce électronique en Algérie : défis et perspectives


par Benchohra KARA
Institut National de la Planification et de la Statistique
Traductions: Original: fr Source:

Disponible en mode multipage

La république démocratique et populaire algérienne

Le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique

Institut National de la Planification et de la Statistique

Mémoire de fin d'études pour l'obtention du diplôme d'ingénieur d'Etat en planification et statistique.

Option :

« Analyse de la conjoncture économique et technique de prospective »

Thème :

Le commerce électronique en Algérie : défis et perspectives

Cas d'illustration : la société de l'automatisation des transactions interbancaires et de Monétique (SATIM)

Présenté par : Sous la direction de :

Mr. Kara Benchohra Mr. Belaid Rabah

Mr. Boumdjirek Salah

Promotion :

2007-2008

« Le commerce électronique en Algérie : défis et perspectives.

La table des matières :

Introduction :

Chapitre1 : le commerce électronique

1.1 L'évolution des TIC................................................................................................. 07

1.2 Le commerce électronique : définition................................................ 08

1.3 Les différents types d'échanges commerciaux.........................................10

1.3.1 Le commerce électronique B to B (entreprise à entreprise).......... 10

1.3.2 Le commerce électronique B to A (entreprise to administration).11

1.3.3 Les autres types d'échanges commerciaux..................................... 12

1.4 Les enjeux du commerce électronique.....................................................13

Chapitre 2 : le commerce électronique dans le monde : quelques expériences édifiantes

2.1 Les pays développés........................................................................ 21

2.1.1 Le commerce électronique au Canada....................................... 21

2.1.2 Le commerce en ligne en France................................................ 27

2.2 Les pays en développement................................................................. 33

2.2.1 L'Amérique Latine........................................................................ 34

2.2.2 L'expérience indienne................................................................. 35 

2.2.3 Les pays du Maghreb................................................................... 36

Chapitre3 : le commerce électronique en Algérie

3.1 La situation économique et financière en Algérie....................................40

3.2 Les TIC en Algérie.......................................................................................47

3.3 Le commerce électronique en Algérie ................................................. 54

3.3.1 Le modèle actuel des échanges commerciaux en Algérie............. 54

3.3.2 L'intérêt du passage au commerce électronique.......................... 56

3.3.3 Les entraves au développement du commerce électronique en Algérie................................................................................................................60

3.3.4 Les actions à entreprendre ............................................................ 66

Le cas d'illustration : la Société de l'Automatisation des Transactions Interbancaires et du Monétique (SATIM)

1. Création et de La SATIM............................................................................75

2. Les missions de SATIM.............................................................................. 75

3. les mesures incitatives pour les porteurs et les commerçants.............. 76

4. La monétique.............................................................................................. 76

5. L'action communication et l'action Marketing........................................ 79

6. La Satim et le commerce électronique..................................................... 80

7. Le commerce électronique : Aspect technique.......................................... 84

Conclusion .......................................................................................87

Lexique monétique :

Annexe :

Bibliographie

Remerciements :

Nos remerciements sincères vont à Mr. le directeur de la SATIM ainsi qu'à Mme Newal Benkritly directrice adjointe responsable de la monétique. Sans oublier Mr. Boumdjirek Salah sans l'aide duquel nous nous serions parvenu à conclure notre travail.

Nos remerciements vont également à Mr. Snouci Redouane et à Mlle Siham Ferhaoui.

Que notre maitre de mémoire Mr. Belaid Rabah trouve ici notre gratitude ; merci pour sa patience et son indulgence.

A tous nos enseignants un grand merci

Dédicaces

Je dédie mon mémoire à mes parents, ma famille ainsi que mes amis qui son nombreux :

Halim, Hicham, Sofiane, Nabil, Ramzi, Younes, Amine, Mohamed, Brahim, Idir Tcheureu, Mehdi, Redouane, Sadak, Salah, Rafiq, Dani, Midou, Hamza, Afif, Yacine, Lamine, Nassim, Nazim, Nassima, Kahina, Razika, Fella, Zola, Yesmine, Mira, Hayat , Nawel, Hanane, Kenza, Mira Amel Lamia Samira et Nadim, Wissem et Khalil.....et toute les personnes que j'estime............ Elles se reconnaîtront

Introduction :

L'économie mondiale a connu de profonds changements ces deux dernières décennies. En effet , depuis quelques années, l'ouverture du marché, l'allégement du contexte réglementaire et la rapidité des changements technologiques ont fait que les entreprises se trouvent à un niveau de concurrence, de complexité et d'incertitude plus élevé qu'avant.

L'Algérie quant à elle, se trouve actuellement dans une situation de transition. Le pays a engagé des réformes favorisant l'ouverture vers une économie de marché comme moyen de régulation de substitution aux mécanismes de la régulation par le plan.

Cette transition s'effectue dans un contexte de globalisation de l'économie mondiale. Dans ce nouveau contexte, l'on assiste à une forte expansion des nouvelles technologies, notamment dans le secteur des services (Informatique, Télécommunications, Internet ...). Grâce à ces avancées technologiques, les transactions économiques sont devenues beaucoup plus faciles et rapides et c'est dû essentiellement au développement du « commerce électronique ». Véritable moteur de cette nouvelle économie, le commerce électronique constitue un remarquable levier de compétitivité pour les entreprises et un nouvel espace pour les consommateurs.

Dans les années à venir, la croissance et la rentabilité des entreprises dépendront très probablement de la capacité à introduire ces nouvelles technologies émergeantes et à adopter les nouvelles méthodes de transactions commerciales.

Cependant l'évolution du commerce électronique implique des réformes pour favoriser son essor, qui concerneraient les domaines si après :

*L'évolution des réglementations fiscales et douanières ;

*Les systèmes de payement ;

*Les échanges internationaux.

Contrastant avec une expansion très rapide et un succès grandissant en Amérique du Nord et en Europe, le commerce électronique est quasi absent dans les pays en voie de développement. Il en est ainsi pour l'Algérie, où le E- commerce ne semble pas trouver un terrain favorable à son développement. Nous nous proposons, dans le cadre relativement restreint de ce mémoire d'ingénieur, de répondre à une série de questions sur les

causes probables de cet état de fait. Nous nous interrogeons en particulier sur la nature des obstacles au développement du commerce électronique en Algérie. Pourtant il serait essentiel pour nos entreprises d'utiliser ce mode d'échange commercial afin qu'elles puissent rivaliser au niveau international.

.Qu'est ce que le commerce électronique ?

.Le commerce électronique génère-il des ressources ?

.En Algérie, l'environnement économique (financier et réglementaire) est-il adapté pour permettre le développement de ce type de commerce ?

.Que va apporter le commerce électronique et quelles seront ses répercutions sur l'économie nationale?

.Quelles sont les actions que doit entreprendre l'Etat et les entreprises pour promouvoir le commerce électronique ?

Nous avons convenu d'inscrire un certain nombre d'opérations consistants en :

L'entretien avec les différents responsables d'entreprises agissants dans ce cadre du commerce électronique tel que l'Eepad, la SATIM, le CPA et d'autres institutions et organisations. Cela, en vue d'avoir leur appréciation et perceptions du développement et de l'introduction de ce dernier en Algérie.

En outre on a consulté des ouvrages spécialisés, des sites internet, des études ou des documents remis par l'entreprise ainsi que l'observation sur le terrain, et ce dans le souhait d'obtenir le maximum d'information susceptibles de nous aider et de nous éclairer dans notre travail de recherche.

La démarche que nous adopterons pour répondre à ces questions sera articulée comme suit :

Le travail est devisé en deux parties : une partie théorique et lune partie pratique.

La première partie est, pour sa part, aussi composée de trois chapitres :

Dans le premier chapitre, nous commençons par donner un petit aperçu sur les technologies de l'information et de communication (TIC).

Puis nous apporterons des définitions et des généralités à propos du commerce électronique, et nous finissons par quelques enjeux du commerce électronique.

En suite dans le deuxième chapitre, nous aborderons l'évolution du commerce électronique dans le monde. Au début nous verrons l'état des lieux qui sera suivi de quelques expériences édifiantes au Canada et en France, puis nous verrons le cas des pays en voie de développement, notamment celui de l'Amérique latine, l'expérience indienne et enfin les pays du Maghreb.

En troisième lieu, nous étudierons le commerce électronique en Algérie, commençant par l'illustration de la situation économique et financière du pays en donnant quelques indicateurs macroéconomique. En suite, il y a un aperçu sur l'évolution des TIC (Les technologies de l'information et de la communication) en Algérie. Puis nous montrerons les avantages du commerce électronique et son apport pour les entreprises nationales et l'économie algérienne en générale. Après nous essayerons d'identifier quelques obstacles au développement du commerce électronique en Algérie. Enfin nous présenter quelques actions que doit entreprendre l'état ainsi que les entreprises pour promouvoir le commerce électronique en Algérie.

La deuxième partie de ce mémoire est consacrée à la pratique. Notre cas d'illustration concerne la Société de l'Automatisation des Transactions Interbancaires et de la Monétique (SATIM). L'entreprise oeuvre dans le cadre du payement à la carte, et cela constitue une véritable possibilité pour passer au payement électronique et donc de lancer le commerce électronique en Algérie.

Chapitre 1 :

« Le commerce électronique : Généralités »

Le commerce électronique est un nouveau concept désignant les activités commerciales déployées selon de nouvelles modalités. Depuis que les réseaux de communication existent, il ya toujours eu des entrepreneurs qui en ont pleinement exploité les possibilités à des fins purement économiques. La récente percée des techniques modernes de télécommunication et de l'informatique a porté ces nouvelles technologies au coeur de l'infrastructure économique internationale, surtout le développement explosif du réseau Internet qui a accéléré la transformation du commerce international, permettant des contacts instantanés et peu onéreux entre vendeurs, acheteurs, investisseurs, publicitaires et financiers dans le monde entier. La rapide intégration d'Internet et des autres services articulées sur les télécommunications, dans la quasi-totalité des sphères d'activité économique, a suscité l'attention que l'on porte depuis peu, dans tous les pays, au nouveau monde du commerce électronique.

Le présent chapitre présente des généralités sur Internet, en donnant quelques définitions, tout en retraçant l'historique de son développement. Nous aborderons également les différentes formes d'échanges commerciaux via Internet et terminerons par l'examen des enjeux du commerce électronique.

1.1 L'évolution des TIC*:

Aussi récent que le commerce électronique puisse paraitre, son avènement est l'aboutissement d'une longue histoire qui prend ses racines dans les premiers temps de l'informatique et des télécommunications. On peut dire que le véritable départ date de l'émergence d'Internet. Pour comprendre l'émergence du commerce électronique, il est donc nécessaire de reprendre l'historique d'Internet.

Internet est le produit d'une longue histoire de recherche -développement sur les réseaux d'ordinateurs. L'idée d'associer informatique et télécommunication est née avec l'ordinateur dans les années soixante.

Plusieurs normes d'échange se développent en même temps et celle qui permet de résister à des ruptures de réseaux de télécommunication, et donc à une attaque nucléaire, inventé en 1964 en Californie par Paul Baran, prend le dessus, avec le soutien des centres de recherche militaires américains.

*TIC : Technologies de l'information et de communication.

L'adoption du protocole TCP/IP par La Fondation Nationale de Recherche pour constituer un réseau national à haut débit donne un coup de fouet à la recherche et l'Internet s'étend. Le World Wide Web, synthèse des protocoles existants, qui permet l'accès à des bases de données hétérogènes, est inventé au centre de recherche nucléaire, le CERN, à Genève.

Grâce au TCP/IP, le « Web » devient un grand réseau de télématique grand public, détrônant tout les systèmes antérieurs tel que le Minitel.

La progression du réseau continue autour de 90 ou 100% par an tant en termes d'abonnés qu'en termes de services de l'information. Chaque entreprise a son site, et même les particuliers s'y mettent.

Internet devient ainsi plus qu'un outil de communication. Il se transforme en un outil de vente et de distribution, les commandes de biens physiques sont enregistrées et payées directement sur le réseau et l'information est distribuée de façon instantanée ; ainsi le commerce électronique est né.

1.2 Le commerce électronique : définition

Comme dans tout domaine en voie de développement, la notion du commerce électronique est encore mal cernée. Une étude américaine a révélé que les agents économiques voient le commerce électronique comme étant la vente d'un produit entre un vendeur et un consommateur par le biais d'Internet, l'équivalant informatique de la vente par correspondance. Il s'agit là d'une vision réductrice des possibilités.

Cette définition exclut les transactions passées sur un mode non interactif, par exemple par fax et téléphone. Par ailleurs, les biens et les services sont commandés par l'intermédiaire de ces réseaux électronique, mais le règlement financier et la livraison peuvent être réalisés en ligne ou par d'autres outils.

Selon Francis Lorenz (1) :

« Le commerce électronique est l'ensemble des échanges numérisés liés à des activités commerciales qui prendraient en considération :

(1)Francis Lorenz : Président de la E-business strategy group

· Personnes et organismes :

Il s'agit aussi bien des relations inter entreprises (business to business) que des relations entre entreprises et administrations ainsi que des échanges entre entreprises et consommateurs (business to consumer)

· Produit :

Le commerce électronique couvre à la fois les échanges d'informations et les transactions concernant les produits, les équipements, biens de consommation courantes et services d'informations...etc.

· Mode de transmission utilisé :

Il concerne : les opérations effectuées via la télévision, le Minitel, les réseaux informatiques et Internet ; leur caractéristique commune est de traiter l'information incluant textes, données, son et images. »

Cette définition donnée par Francis Lorenz est donc plus large, cependant, lorsqu'on évoque le commerce électronique, on se confère implicitement au commerce sur le réseau Internet, il est avant tout envisagé comme un de générer des chiffres d'affaires.

Et selon l'AFTEL(2) :

« Le commerce électronique désigne l'ensemble des échanges commerciaux dans lesquels l'achat s'effectue sur un réseau de télécommunication ; il recouvre aussi bien la simple prise de commande que l'achat avec paiement, et concerne l'achat de biens et services qu'ils soient directement consommés en ligne ou non.

Le commerce électronique désigne aussi l'ensemble des usages commerciaux des réseaux, y compris ceux dans lesquels une entreprise ne fait que présenter ses produits, la commande s'effectue hors ligne » 

A partir de ces définitions, nous pouvons retenir trois caractéristiques essentielles du commerce électronique :

· Echanges à finalités commerciales.

· Multiplicité de la nature des échanges.

(2) AFTEL : Association française du télématique et multimédia

· Utilisation des techniques de l'information et notamment la technologie d'Internet comme support pour tout ou partie du processus commercial.

1.3 Les différents types d'échanges commerciaux :

Internet propose des moyens de communication souples dont l'utilisation permet à l'entreprise, ou aux particuliers, de s'affranchir des contraintes de temps et d'espace. Il offre un canal d'information différent ou souvent plus efficace, notamment pour certaines formes de communication avec les partenaires qu'il s'agisse de personne morales ou physique. On distingue plusieurs types d'échanges commerciaux qui sont :

ü Commerce électronique d'entreprise à entreprise (Business to Business, B to B) ;

ü Commerce électronique d'entreprise à consommateur (Business to Consumer, B to C)

ü Commerce électronique intra-entreprise (within-business)

ü Commerce électronique D'entreprise à administration (Business to Administration B to A)

ü Commerce électronique de consommateur à administration (Consumer to administration, C to A) ;

ü Commerce électronique de consommateur à consommateur (consumer to consumer, C to C).

1.3.1 Commerce électronique d'entreprise à entreprise (Business to Business, B to B) :

Le commerce électronique d'entreprise à entreprise concerne les transactions électroniques entre deux ou plusieurs entreprises, c'est-à-dire l'achat au prés des vendeurs des biens et services.

Depuis plus de vingt ans, certaines grandes entreprises communiquent avec leurs fournisseurs via des solutions d'EDI(3). Mais ces technologies complexes ont eu un impact limité sur le commerce électronique B to B.

Ainsi les entreprises ont rapidement pris conscience du potentiel offert par Internet et n'ont pas hésité à adopter les technologies Web pour bâtir des intranets, des extranets et sites marchands ont trouvé leurs parts de marché.

(3) EDI : échange de données informatisées

L'univers B to B a explosé et continuera de croitre et d'évolue, seule certitude est que le paysage futur du B to B sera rapidement différent de celui d'aujourd'hui. Une transaction sur cent a été réalisée sur un service en ligne en l'an 2000. En 2004, ce ratio a plutôt avoisiné 1 sur 10, cela devrai laisser le temps à des nouveaux modèles économiques de progresser pendant la première décennie du XXIème siècle.

La simplification de ces technologies devrait permettre une rapide adoption des solutions B to B par les petites et les grandes entreprises. Le commerce électronique sur Internet n'est en fait qu'une dernière pièce du puzzle de l'automatisation des différents métiers de l'entreprise initiés il ya quarante ans.

1.3.2 Le commerce électronique d'entreprise à consommateur (Business to Consumer, B to C) :

Le business to consumer est constitué de différentes transactions électroniques entre une entreprise et un consommateur. Ce type d'échanges est sans doute l'aspect le plus viable du commerce électronique car il permet au consommateur d'acheter directement sur Internet des biens et des services pour son usage personnel.

Pour un bon nombre d'entreprise dont le volume d'échange par le biais d'Internet reste modeste, les premiers e-mails reçus des clients ou des prospects marque leur entrée dans la nouvelle économie puisque ces messages électroniques requièrent une attention égale aux contrats traditionnels.

En volume, le courrier électronique rivalise souvent avec le téléphone. La mobilité des clients oblige les entreprises de disposer de plusieurs canaux de distribution et de renseignement.

Dans de type de commerce électronique, l'entreprise peut utiliser un questionnaire on-line qui lui permettra de mieux connaitre ses clients, d'individualiser les contrats, les offres et d'accompagner les prospects jusqu'à l'acte de l'achat.

Le commerce électronique B to C, autrement dit, le commerce électronique grand public sur Internet, offre la possibilité d'exploiter l'offre à l'échelle internationale à tout instant et à tout endroit en répondant à des exigences permanentes de la part des consommateurs (le maximum de commodité à des prix toujours plus bas) néanmoins cette forme de

commerce électronique rencontre des difficultés certaines comme :

· Le cout de connexion relativement élevé pour le particulier ;

· Une certaine maitrise de l'outil informatique est nécessaire ;

· Une culture de consommation en ligne encore mal ancrée dans l'esprit des consommateurs ;

· La sécurité de transaction et la protection des informations privées des cyber-consommateurs.

En Amérique du Nord, les produits les plus vendus sont les ordinateurs et autres produits informatiques (4,7 milliards de dollars us selon Boston Consulting Group(4)), suivi de prés par les services financiers et tourisme (vente de voyages et de billets d'avion) viennent en troisième position les vêtements suivis de livres.

C'est donc, une grande tendance vers le marché des loisirs et des services qui ce développe autour du commerce électronique grand public (B to C).

1.3.3 Les autres types d'échanges commerciaux :

D'autres échanges intègrent le commerce électronique. Ce type d'échange n'est mesurable efficacement et ne représente qu'une partie minime des échanges.

a. Commerce électronique Intra-entreprise (Within-business, les intranets) :

Un intranet est un réseau hermétique connecté à Internet mais protégé par un pare-feu (fire-wall) (5). L'entreprise qui dispose d'un intranet met à la disposition de son personnel toutes formes d'informations pertinentes accessibles de manière instantanée

Les informations concernant, par exemple, des résultats d'expériences industrielles, des solutions marketing, la gestion des stocks et du personnel, la veille technologique ou tout simplement la messagerie électronique.

a. Commerce électronique d'entreprise à administration (Business to Administration, B to A) :

Le business to administration (B to A) concerne les transactions entre une entreprise et une administration, par exemple, la transmission d'une déclaration de revenus vers un ministre

(4)Boston Consulting Group : bureau de conseil en stratégie d'entreprise. (5) Fire-wall : système de protection des réseaux IP (pare-feu).

a. Commerce électronique de consommateur à administration (C to A) :

Ce type d'échange concerne les transactions entre un citoyen et une administration (déclaration d'impôts, demande de passeport).

b. Commerce électronique de consommateur à consommateur (C to C) :

Cette forme de d'échange concerne les transactions électroniques entre deux ou plusieurs consommateurs comme par exemple la vente aux enchères et la bourse d'échange.

c. Commerce électronique de consommateur à entreprise (C to B) :

Le consumer to business concerne les transactions électroniques entre deux ou plusieurs consommateurs et entreprises (exemple achats groupés).

Ceci dit, les deux premières formes citées ci avant (B to B et B to C) restent les plus répondus, dotés d'un potentiel de croissance très fort

Au niveau mondial, environ 40% des transactions électroniques étaient réalisées en commerce privé (B to C) en 1998 et en 2002.

1.4 Les enjeux du commerce électronique 

Le développement de vente électronique des biens et services par les entreprises aux consommateurs constitue aujourd'hui le phénomène le plus médiatisé. Il n'en demeure pas moins que le commerce interentreprises a constitué en l'an 2000 plus de 80% des échanges commerciaux électroniques. Au total il a été estimé que le chiffre d'affaire du commerce électronique représente la somme de 40 Milliards de dollars en 2000.

Le volume des échanges commerciaux, leur mondialisation sur les réseaux Internet et la multiplicité des acteurs concernés, ont remis en question les règles et les usages en vigueur dans les échanges commerciaux.

1.4.1 Les avantages spatio-temporels pour les acheteurs :

Selon Boston Consulting Group, 73% des internautes interrogés sont satisfaits de leurs achats via Internet, alors que la vente par correspondance traditionnelle ne satisfait que 50% des clients.

Le gain du temps est la principale raison qui pousse les internautes à utiliser ce mode de transactions. En second lieu, vient la diversité des produits proposés sur le net et la possibilité de comparaison des prix.

D'après des études d'Anderson Consulting(6), pour les fêtes de 1999, les ventes électroniques de livres et de cassettes vidéo dans le monde ont dépassé les ventes traditionnelles en magasin.

Les systèmes d'enchère correspondent à plus de 15% des dépenses dans le commerce électronique. Ils permettent de tendre vers «  le juste prix » en temps réel, ce qui rappelle le concept d'une économie idéale.

1.4.2 Les conséquences sur l'emploi :

Il est certain que le développement du commerce électronique aura des conséquences sur l'emploi notamment en raison de l'évolution des intermédiations. Certains intermédiaires disparaitrons mais d'autres apparaitront, ainsi par exemple, les consommateurs seront-ils demandeurs d'intermédiaires capables de les aider à se retrouver dans une offre de plus en plus foisonnante.

Le développement du marché conduira aussi à multiplier les fonctions d'assistance, de la labellisation et d'assurance. Ces fonctions permettront de sécuriser les consommateurs aventurés dans la jungle d'offre dont ils ne connaissent pas physiquement la réalité et les fournisseurs. Par ailleurs, le souci de différenciation ainsi que la nécessité de composer la deshumanisation de la transaction, conduira les fournisseurs à développer l'assistance et l'après vente assurée par des personnes physiques.

De manière plus générale, il parait vraisemblablement que des services nouveaux s'adressent soit aux acheteurs, soit aux vendeurs se multiplieront aux différents niveaux de la relation qui les unie.

(6)Anderson Group : bureau de conseil du commerce de détail

Par ailleurs, le développement des ces formes d'échange entraine celui de toutes les industries qui fournissent les produits et services (informatiques, télécommunication, audiovisuels...) nécessaires au fonctionnement de cette nouvelle économie.

Les études menées sur ce sujet demeurent trop fragmentaires, ou improvisés pour permettre de prévoir l'effet en solde d'emploi, à moyen et long terme de ces mutations l'exemple de l'économie américaine incite à optimiser mais il faut noter que une part importante des créations d'emploi liée aux produits de la technologie de l'information et de la communication dont les Etats Unis sont les premiers exportateurs mondiaux et pour lesquels, l'Europe est aujourd'hui en retard.

1.4.3 Les règles de jeu pour un marché mondial :

Ouvrir un site marchand sur le net permet de générer un chiffre d'affaire supplémentaire, tout en se positionnant sur un nouveau marché. Cet équilibre nouveau des pouvoirs respectifs de l'offre et de la demande va révolutionner les politiques commerciales. Ça permet également de durcir la concurrence entre les firmes. Leurs chiffres d'affaires dépendront de leurs capacités à exploiter ce nouvel outil de mondialisation.

Ainsi les frontières n'existent plus, accélérant le mouvement d`extension, les outils de coopération à distance le permettent. Si les entreprises sont dotées de flexibilité, de vitesse, de réactivité et de liberté.

De ce fait, il est primordial d'être dans la course et si possible devant. Avec ses 350 millions de citoyens, l'Europe doit conserver son rang dans l'économie numérique émergeante.

Celle-ci dispose d'un atout de taille, l'euro qui favorise l'inflation du marché européen des transactions électroniques. Ceci dit créer un site qui s'adresse à la planète est infiniment moins lourd que de bâtir un réseau de boutiques.

Le système de vente ayant relié directement à la base de données contrôlant les stocks. Il devient plus aisé de personnaliser l'offre et la demande et ainsi d'optimiser la gestion de ces derniers.

Enfin, la personnalisation des échanges permet un suivi fin de ses clients, lesquels bénéficient donc de produits et de services plus adaptés à leurs attentes.

Grace à Internet, une entreprise peut aussi trouver de nouveaux clients, en achetant notamment de l'audience auprès des sites à haute fréquence.

En affichant leur présence sur un site très visité (publicité, partenariat...), les marchands augmentent le trafic sur leur propre site, un peu comme les boutiques qui s'installe sans les galléries commerciales bien réelles.

1.4.4 la promotion des start-up :

Toutes les qualités requises pour qu'un business évolue sur le marché d'Internet semblent être fournies par les start-up. Ce type d'entreprises, souvent dirigés et composées de jeunes de mois de 30 ans, ont comprit qu'il fallait s'étendre sur la concurrence de niveau international. Elle instaure une nouvelle attitude de marché, leur vision est donc plus ouverte et leur approche plus agressive.

L'ancienne image patrimoniale de l'entreprise que l'on essaie de garder pour transmettre aux héritiers, laisse place à une tactique de croissance plus rapide. On se laisse désormais s'acheter par le plus gros.

Les start-up sont innovatrices, elles n'ont pas peur de prendre des risques, elles ont sur tout adopté un concept de service et savent exploiter les nouvelles technologies pour réaliser des gains de productivité. Ainsi elles peuvent occuper une place importante sur le marché virtuel et peuvent concurrencer les plus grandes entreprises, même si la visibilité d'une entreprise n'est pas facile sur un réseau à cause des afflues des bannières, des produits, des biens et services sur les vitrines du Net.

De nouveaux intermédiaires sont apparus tel que les moteurs de recherches et les annuaires électronique proposant ainsi un immense éventail de produits et de services aux nouveaux clients. Les moteurs et les annuaires ont permit aux marchés automobiles américains de ce développer davantage.

En Europe, ce sont les secteurs de l'immobilier et ceux de la finance qui attirent le plus.

1.4.5 La Réorientation des chaines de valeur de l'entreprise :

La chaine de valeur consiste à modéliser l'apport de valeur ajouté à un produit suivant chaque étape de production de matières premières qui le compose à sa fabrication. Elle permet de mieux gérer les divers fournisseurs afin d'optimiser les bénéfices et la qualité du produit. La gestion de la distribution n'intervient que dans une deuxième étape.

Les deux catégories les plus importantes du commerce électronique concernent le marché entre les entreprises et les consommateurs (B to C) et le marché interentreprises (B to B). Le premier transfert des biens et services aux consommateurs individuels (modèle de vente au détail), tendis que le deuxième couvre les processus d'approvisionnement, logistiques administratifs entre entreprises (modèle de chaines d'approvisionnement). L'essor du commerce électronique est aussi rapide que les estimations de ces deux marchés sont très différentes. « Ainsi Le Boston Consulting Group estime que le montant total des ventes de détail en ligne s'élève à 20 milliard s de dollars en 1999, mais prévois 184 milliards en 2004 ». Cependant, le marché du commerce électronique de détail est littéralement écrasé par le montant des transactions entre les entreprises, qui représente 80% de l'ensemble du commerce électronique.

Deux facteurs fondamentaux expliquent la possibilité qu'a Internet de transformer les chaines coordonnées par les acheteurs ou par les producteurs :

a) sa capacité à créer des marchés à des échelles et des niveaux d'efficience impossibles jusqu'alors.

b) une stratégie d' « attraction » radicale, (pull strategy) qui substitue l'information au stock et n'expédie les produits que lorsqu'il existe une demande réelle de la part des clients. Ce système attache une valeur particulière au modèle économique de «  l'exécution de la commande » et traduit une orientation vers la satisfaction et la convenance du client.

1.4.6 La rectification des marges de distribution :

Distribuer par Internet permet au cybercommerçant de supprimer tout

ou une partie importante de sa chaine de distribution, et de récupérer pour son propre compte les marges habituellement consenties à ses intermédiaires.

Le bénéfice de cette distribution directe est alors multiple :

· Elargir son marché cible (entre 130 et 160 millions d'internautes début 1999, et aujourd'hui le nombre d'internautes dépasse le milliard selon la Cnuced)*, et incidemment populariser son nom et son image ;

· Utiliser une partie de la marge récupérée sur les intermédiaires pour augmenter ses bénéfices, diminuer son prix de vente ou proposer des services à valeurs ajoutée à ses clients et augmenter sa compétitivité.

*KATOUCHE Noëlle : le commerce électronique, chiffres et statistique ; thèse de master ; Académie de Créteil ; 1999.

Chapitre 2 :

«  Le commerce électronique dans le monde » : quelques expériences édifiantes.

Le monde a été marqué au cours de la dernière décennie du XXème siècle et le début du XXIème siècle par une immense rupture due au triple choc de la révolution technoscientifique, de la révolution des technologies de l'information et de la communication et de la mondialisation - globalisation.

L'économie mondiale a connue beaucoup de changements et c'est du principalement à la mondialisation et le libre échange commercial qui prend une ampleur de plus en plus importante dans le monde entier.

Aujourd'hui on parle de la « nouvelle économie numérique » qui a commencé à marquer de son empreinte. A l'échelle internationale, et surtout, dans les pays industrialisés, de nombreuses compagnies utilisent désormais le World Wide Web, espace marchand universel, pour établir ou élargir leur présence sur le marché et offrir leur gamme de production en ligne. Devenu une force de vente, le Net progresse horizontalement et verticalement. En d'autres termes, il progresse dans l'espace en devenant réellement la toile tout en en gagnant les différentes sphères des organisations (institutions, entreprises...).

Le commerce électronique concerne désormais toutes les entreprises, au travers des évolutions de la concurrence, des transformations de leurs relations avec leurs clients, fournisseurs et autres partenaires, de la réorganisation de leurs chaînes d'approvisionnement ou encore de leurs méthodes de conception et de production.

Internet est entrain de prendre la première place dans les nouveaux concepts du marketing. Beaucoup d'affaires s'arrangent sur Internet en Amérique du Nord comme en Europe.

Dans ce chapitre, on va parler de l'évolution du commerce électronique dans le monde à travers des exemples dans les pays développés ainsi que des pays en voie de développement. On va commencer par l'expérience canadienne passant par la France et en fin on illustre quelques cas dans les pays en développement de L'Amérique du sud, l'Inde et les pays du Maghreb.

2.1 Les pays développés:

2.1.1 Le commerce électronique au Canada : 

La partie présente décrit l'expérience du Canada dans le domaine des TIC et du commerce électronique. Il s'agit en fait d'une enquête qui a était menée par Canada Statistique ciblant des entreprises et des organismes et elle est penchée sur les trois points suivants : l'utilisation des technologies de l'information et de communication et particulièrement Internet, les ventes des biens et services par Internet et les obstacles à l'utilisation de l'Internet pour le commerce électronique. En fin on évoquera une enquête qui a été faite sur l'utilisation de l'Internet par les ménages.

L'utilisation des TIC et La pénétration de l'Internet :

La pénétration des technologies de l'information et de communication de base était assez élevée. Les ordinateurs personnels étaient utilisés dans la plus part des organismes privés (82%) et du secteur public (100%) *. En réalité, la pénétration de cette technologie semble avoir atteint son maximum car la plus part des non utilisateurs prévoient devenir utilisateurs. La majorité des entreprises et des organismes avaient également recours au courrier électronique et à l'Internet. La présence du Web était beaucoup plus courante pour les organismes du secteur public qu'elle ne l'était dans le secteur privé.

Les organismes du secteur privé qui utilisaient l'Internet représentaient 75% des activités économique.

La pénétration de l'Internet variait appréciablement d'un secteur à l'autre. Les taux de pénétration étaient élevés dans des secteurs ou les entreprises ont l'habitude d'utiliser, de créer, de traiter et diffuser l'information dans le cadre de leurs activités principales. C'était le cas du de l'industrie de l'information et de l'industrie culturelle, du secteur des services professionnels, scientifiques et techniques, et du secteur de services de l'enseignement privé. La pénétration de l'Internet était également élevée dans des secteurs constitués principalement des grandes entreprises comme c'est le cas du secteur des services publics, de la finance et de l'extraction minière.

*Statistique Canada ; 1999

Les entreprises relevant de secteur exerçant des activités comportant traditionnellement un contact avec le grand public avaient un taux inferieur d'utilisation d'Internet. Ainsi, les taux de pénétration dans les secteurs de l'hébergement et des services de restauration, le secteur du commerce de détail et celui des services personnels étaient inferieur à 45%.

Toutefois, on a constaté une différence appréciable entre le secteur de santé et de l'assistance sociale d'une part, et celui des administrations publiques et de l'enseignement d'autre part. L'Internet est devenu un outil de pour les éducateurs, il reste peu utilisé dans le secteur de la santé et services sociaux.

Présence d'un site web :

La présence d'un site web est probablement le meilleur indicateur provenant de l'enquête de la propension des entreprises et des organismes à s'adonner au commerce électronique. Une telle présence est une indication que l'organisme considère l'internet comme un moyen efficace de communiquer avec les clients, les investisseurs et d'autres intéressés, et de les informer.

Un peu plus de 40% des entreprises du secteur privé ayant recours à l'internet avaient une présence Web.

Ensemble, elles représentaient presque 45% de l'activité (revenus d'exploitation) du secteur. Le secteur de l'industrie de l'information et de l'industrie culturelle et celui des services d'enseignement privé étaient les chefs de file au Canada pour ce qui est d'une présence Web avec 69% et 59% des entreprises respectivement. Le secteur forestier affichait la plus faible proportion (17,4%) d'entreprises ayant une présence Web.

Les entreprises du secteur des services publics ayant une présence Web représentations publiques (89,5%) et des services d'enseignement (98,4%). Ces organismes représentaient la plus grande partie de l'activité de ces secteurs*.

*Statistique Canada ; 1999

Ventes et achats par Internet :

Relativement peu d'entreprises s'adonnaient à la vente ou à l'achat de biens par Internet. Une entreprise sur quatre environ branchée a l'Internet s'en servait pour l'achat de biens et services et prés d'une entreprise sur cinq s'en servait pour la vente de biens ou services. Cela représentait 13,8% et 10,1% de toutes les entreprises, respectivement. La majorité des entreprises non branchées à l'internet estimaient qu'il ne s'agit pas là d'un moyen approprié de vendre les biens ou services qu'elles produisent. La majorité des entreprises ont également manifesté une préférence pour le modèle commercial existant.

L'achat par Internet était une chose plus courante pour les entreprises. La proportion des entreprises faisant des achats par Internet était plus élevée que les ventes effectuées par Internet dans 13 des 18 secteurs de l'économie canadienne.

Parmi les entreprises qui faisaient des achats par Internet, celles du secteur de l'industrie de l'information et de l'industrie culturelle étaient les seules à représenter plus de 50% de l'activité de leur secteur. Les entreprises du secteur suivant représentaient plus de 30% de l'activité : services professionnels, scientifiques et techniques, finance et assurance, services publics, services de l'enseignement privé et en fin la fabrication.

Les achats par Internet étaient chose beaucoup plus courante parmi les organismes du secteur public. Prés de la moitié des utilisateurs de l'Internet de ce secteur le faisaient. Les organismes du secteur de l'enseignement privé le faisaient, en particulier, avaient adopté cette méthode. Les ventes par Internet n'étaient pas aussi rependues. Seulement 15% des organismes du secteur public ont indiqué qu'ils pratiquaient cette activité.

Commandes des clients reçues par Internet *:

A la fin de 1999, les commandes des clients passées par Internet demeuraient un phénomène relativement marginal. La valeur totale des commandes des clients, reçues par Internet par les entreprises du secteur privé représentaient 4,2 milliards de dollars, 0,2 % du total du revenu d'exploitation du secteur.

Les secteurs suivants les par Internet les plus élevées : fabrication (900 millions de dollars) ; commerce de détail (610,6 millions de dollars) ; industrie de l'information et industrie culturelle (552,7 millions de dollars) ; Hébergement et services de restauration (429,32 millions de dollars) ; services professionnels, techniques et scientifiques (406,1 millions de dollars) ; finance et assurance (320,8 millions de dollars). Ensemble, ces secteurs ont représenté 77,0% du chiffre total des ventes par Internet dans le secteur privé en 1999.

Deux secteurs seulement ont réalisé 1% ou plus de leurs ventes par Internet : celui de l'hébergement et services de restauration (1,3%) et celui de l'industrie de l'information et de l'industrie culturelle (1,0%). Cela s'explique probablement, en partie, par le fait que les consommateurs ont de meilleures chances d'utiliser Internet pour la réservation d'un logement, l'achat de livre et l'acquisition d'information, de logiciels et de musique, qui sont tous produits de ces secteurs.

*Statistique.net : site Canadien spécialisé en statistiques

Tableau 1 : Poids des ventes par Internet selon les secteurs

Montant et pourcentage des ventes par Internet

En millions de dollars

 
 

SECTEUR INDUSTRIEL

 
 

ventes par

Revenu

% du revenu

 
 
 
 

internet

d'exploitation

d'exploitation

 

Fabrication

 
 
 

900

568 346

0,2

 

Commerce de détail

 
 

610,6

231 622

0,3

 

Industrie de l'information et industrie culturelle

552,7

55 910

1

 

Hébergement et service de restauration

429,3

32 474

1,3

 

Services professionnels, scientifique et

 
 
 
 

techniques

 
 
 

406,1

52 116

0,8

 

Finance et assurances

 
 

320,8

222 483

0,1

 

Transport et entreposage

 

164,3

65 268

0,3

 

Commerce de gros

 
 

156,3

290 440

0,1

 

Services immobiliers et services de location

 
 
 
 

et de location à bail

 
 

114,8

37 954

0,3

 

Services publics

 
 

15,8

24 499

0,1

 

Extraction minière et extraction de pétrole et de

 
 
 
 

Gaz

 
 
 

15

67 517

0

 

Soins de santé et assistance sociale privé

10

11 441

0,1

 

Autres secteurs industriels

 

456,6

104 577

0,4

 

Ensemble du secteur privé

 

4179,70

1 802 086

0,2

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Source : Canada Statistique, 1999

1) Obstacles au commerce électronique au Canada *:

Le plus souvent, les entreprises du secteur privé ont cité une préférence pour leur modèle commercial actuel et l'insuffisance de l'Internet comme moyen de vendre leurs produits comme raisons de ne pas adopter le commerce électronique.

Plus de 50 % des entreprises du secteur privé n'ayant pas recours à l'Internet considéraient ces facteurs comme très importants ou comme important dans leur prise de décision. Ces deux facteurs occupaient le premier ou le deuxième rang dans tous les secteurs de l'économie sauf trois (commerce de gros, commerce de détail, finance et assurance).

Dans ce dernier secteur, la sécurité était la principale préoccupation ;

* Canada Statistique ; 1999.

sans le cas des grossistes et des détaillants, la sécurité occupait le deuxième rang après la préférence pour le modèle commercial actuel. Il est probable que les détaillants et les établissements financiers, en particulier, étaient influencés par les inquiétudes du grand public vis-à-vis de la sécurité de l'Internet.

2) L'enquête sur L'utilisation du l'Internet par les ménages *:

L'enquête sur l'utilisation de l'Internet par les ménages (EUIM) était menée depuis 1997. Elle comme objectif principal de mesure les progrès accomplis en vue de l'atteinte de l'un des objectifs du gouvernement canadien, celui d'être le pays le plus branché du monde.

L'enquête porte sur quatre thèmes principaux :

· La mesure dans la quelle, et l'endroit où, les ménages canadiens utilisent Internet ;

· Le type de l'activité par Internet et le temps qu'on y consacre ;

· Les caractéristiques des utilisateurs et des non utilisateurs de l'Internet ;

· Le montant et le type d'achats faits par Internet.

La collecte d'information se fait pour le ménage dans son ensemble, plutôt qu'en fonction des personnes au sein du ménage. Cela suggère qu'il n'est pas possible de compter les utilisateurs particuliers de l'Internet ou d'en établir le profil.

Parmi les principaux résultats de l'enquête, citons ceux-ci :

ü En 1999, 41.8% des ménages utilisaient régulièrement Internet comparativement à 29.4 % en 1997 ;

ü Le taux d'utilisation à domicile est passé de 16% à 28.7% au cours de la même période ;

ü Les activités internet les plus fréquentes sont les suivantes : courriel, survol, recherche d'information, jeux ;

ü Les ménages à revenu élevé et à taux de scolarisation élevé ont les meilleurs chances d'être branchés. C'est aussi le cas des familles ayant des enfants âgés de moins de 18 ans ;

Insee : Institut National des Statistiques ; 1999.

ü 19% des utilisateurs habituels à domicile achètent des biens par Internet. Cela représente le double su nombre observé en 1997 ;

ü 27.7% des utilisateurs habituels à domicile effectuent des opérations bancaires électroniques par Internet ; 27.1% d'entre eux obtiennent de la musique par Internet.

2.1.2 Le commerce en ligne en France :

La France fait partie des pays les plus branchés en matière de TIC, et surtout dans le domaine du Net. En Mars 2007, 29,6 millions de Français déclarent s'être connectés à l'Internet soit à domicile soit à partir sur leur lieu de travail ou d'étude. Et en ce qui concerne les entreprises, en déclare qu'en 2006, quasiment toute les entreprises sont connectées à l'Internet prés de 92 %.

1) L'adoption des technologies de l'information et de la communication par les particuliers en France :

Selon la dernière enquête du Credoc (juin 2006), environ 60% de la population (dont 57% des adultes) dispose d'un micro-ordinateur à domicile, et 45% de la population (dont 43% des adultes) est connectée à l'Internet, alors que ces pourcentages étaient respectivement de 55% 40% en 2005. Et en matière de haut débit, le nombre de connexions atteint 12.7 millions de ligne en décembre 2006, soit une amélioration de 25 % par rapport au dernier trimestre de 2005

La plus part des connexions à haut débit (94%) sont constituées par des abonnements à ADSL et seulement 6% d'abonnements au câble ou à d'autres moyens techniques (fibre optique, boucle locale). Le haut débit est devenu rapidement un produit de grande consommation. Avec plus 12 millions de lignes ADSL en décembre 2006, la France se situe dans le peloton de tête des pays européens, tant en terme de nombre d'accès ADSL que de taux de pénétration.

En termes de téléphonie mobile, prés de 51.7 millions de clients sont enregistrés en fin 2006, soit 87,5% de la population dispose d'un téléphone mobile. Le téléphone mobile est susceptible de jouer un rôle important dans le développement futur du commerce électronique. Le téléphone mobile est meilleur marché, plus facile à utiliser et répondu que le micro-ordinateur.

2) Le commerce électronique grand public (B to C) se démocratise et diversifie :

Le dynamisme du commerce électronique est confirmé par plusieurs enquêtes d'organismes professionnels.

Ø Selon l'enquête du Crédor en juin 2006, 47% des internautes déclarent réaliser des achats par Internet au cours des douze dernier mois, cela correspond à prés de 14 millions d'acheteurs en ligne. L'achat en ligne à surtout séduit les cadres (+ 15 point) et les habitants de la région parisienne (+13 points).

Ø Selon l'association pour le commerce et les services en ligne (ACSEL) et l'observatoire des usages de l'Internet de la Médiamétrie, l'achat en ligne a connu une augmentation nettement plus supérieure que celle de la population d'internautes. Le nombre d'internautes est passé de 26,2 millions à 28,6 millions (+ 9 points) entre le quatrième trimestre 2005 et le quatrième trimestre 2006, alors que le nombre d'acheteurs en ligne est passé de 13,7 millions à 17,7 millions de cyber-acheteurs (+31 points) dans la même période.

Ø Selon la fédération des entreprises de ventes à distance (FEVAD), l'Internet devient le canal préféré de Français, derrière le courriel postal. Parmi les trois quart des Français qui achètent à distance, le courriel postal reste encore le canal de commande le plus répandu. Il est désormais suivi de l'Internet (41%) qui devance pour la première fois le téléphone comme canal de commande. Et selon la même source (FEVAD), l'ensemble des 17500 sites ont réalisé un chiffre d'affaires 11,9 milliards d'euro (commerce B to C). sur cette base, le chiffre d'affaires réalisé par les ventes via Internet a progressé de 37% par rapport à 2005.

Ø Et en fin selon l'association pour le commerce et les services en ligne (ACSEL), l'observation mesurée par le Groupement des cartes bancaires conforte les tendances qui se dégagent du panel de l'ACSEL.

« Le système des carte bancaire CB a accordé pour 9,7 milliards d'euros pour des transactions réalisées auprès des e-commerçants en2006, et pour un montant de 10.5 milliards d'euros de transactions en ligne réalisé par les porteurs de cartes CB. A cela, il faut ajouter les porteurs des cartes hors système CB et les autres modes de payement (chèques, virement, prélèvement), ce qui permet d'estimer

le chiffre d'affaires du « e-commerce » à 12 milliards d'euros en 2006. »

D'après ces enquêtes on peut sortir avec les constats suivants :

§ Une offre commerciale qui augmente et se diversifie

§ La crainte liée à la sécurité des paiements diminue

§ Un chiffre de 12 milliards d'euros d'achats sur Internet en France en 2006

§ Et en fin les ventes de produits et de services via Internet se diversifient

3) Déploiement accru et diversification des TIC dans les entreprises en France :

Avec les enquêtes annuelles effectuées en France, il est possible de faire le point sur l'évolution récente en matière d'équipement et d'utilisation des TIC par les entreprises, ainsi que sur l'importance prise par le commerce électronique interentreprises B to B.

a. Progression de l'équipement en TIC des entreprises en France :

En 2006, quasiment toutes les entreprises d'au moins dix salariés disposent d'un accès internet : 92 % des entreprises de 10 à 19 salariés sont connectées, contre 77 % en 2003. Le haut débit se généralise : 86 % des entreprises d'au moins dix salariés connectées disposent de l'ADSL, et 26 % d'une connexion internet d'au moins 2 Mbits/s. Parallèlement, l'internet a permis le développement d'outils de partage de l'information, internes à l'organisation ( intranet).

b. Les grandes entreprises et celles appartenant à un groupe, les mieux équipées en TIC

Les grandes entreprises de 250 salariés ou plus intègrent de plus en plus les TIC dans leurs processus d'affaires. Ainsi, une très large part des grandes entreprises possède un site web (92 %), un réseau local (88 %) ou un intranet (86 %) alors que les petites entreprises (de 10 à 19 salariés) ne sont que 54 % à posséder un site web, 41 % un réseau local et 27 % un intranet

c. Une diversification des outils utilisés dans les entreprises :

Les entreprises intègrent de plus en plus de nouveaux outils TIC dans leurs processus opérationnels (e-business), plus spécialisés ou plus élaborés, afin de pouvoir bénéficier d'une meilleure réactivité, de réduire les délais et d'améliorer leur efficience.

Ainsi, 56 % des entreprises de 250 salariés ou plus ont mis en place un progiciel de gestion intégré (ERP ou PGI), afin de mieux coordonner leurs processus opérationnels internes. L'effet très structurant du PGI et son coût expliquent qu'il soit prioritairement adopté par les grandes entreprises. Par ailleurs, les progiciels de gestion des relations clients (GRC), appelés aussi «

Customer Relationship Management » (CRM), sont adoptés par environ 10 % des entreprises.

Figure 2 : Equipement des entreprises françaises en réseaux informatique

Source : Insee, enquête statistique publique COI-TIC, publication Mars 2007

4) le commerce électronique interentreprises dominé par le poids de l'EDI :

Si l'émergence du commerce électronique entre les entreprises et les consommateurs (B to C) est souvent commentée, les transactions commerciales interentreprises (B to B) retiennent en revanche moins l'attention du public, alors qu'elles ont déjà acquis une grande importance.

a) L'achat en ligne plus répandu que la vente en ligne :

L'achat en ligne par un moyen électronique est plus répandu que la vente en ligne : 28 % des entreprises de 10 salariés ou plus le pratiquent, contre

20 % des entreprises qui vendent en ligne. Parmi les 28 % d'entreprises, 26 % déclarent acheter via l'internet et 6 % via l'EDI (Echange de Données Informatisées). Les achats en ligne se sont surtout développés dans les services (activités informatiques et les postes et télécommunications), dans le commerce et la réparation automobile et également dans l'industrie (secteur de l'énergie).

b) Les achats via l'internet : 25 % des entreprises et 5 % des achats globaux :

Plus de 25 % des entreprises françaises de 10 salariés ou plus déclarent avoir acheté des produits ou services via l'internet. Pour les entreprises, acheter en ligne par l'internet procure des avantages immédiats (gains de temps, réduction de coûts) en utilisant des solutions logicielles disponibles et déjà standardisées.

c) La vente en ligne concerne une entreprise sur cinq :

La vente en ligne de biens ou de services concerne toujours un nombre limité d'entreprises : 21 % des entreprises de 10 salariés ou plus ont franchi le pas.

Parmi celles-ci :

Ø 16 % vendent leurs produits via l'internet ;

Ø 7 % vendent leurs produits via l'EDI ;

Ø 2 % vendent en utilisant les deux moyens

d) Les ventes via l'internet : 16 % des entreprises et 4 % du chiffre d'affaires :

En 2005, les ventes via l'internet représentent 3,9 % du chiffre d'affaires des entreprises françaises de 10 salariés ou plus. Ceci représente environ 86 milliards d'euros*, correspondant principalement à du commerce interentreprises mais aussi à du commerce à destination des particuliers.

Quelques chiffres concernant le commerce électronique dans les pays développés :

? Dans l'union européenne, le pourcentage des Européens (et non des internautes) de plus de seize ans, ayant commandé par l'internet des biens ou des services pour leur usage personnel, au cours des trois derniers mois, s'élève à 23 % en début d'année 2006. La proportion de Français dans le même cas atteint 19 %. Les Français se situent loin derrière les Suédois (39 %), les Allemands (38 %), les Britanniques (38 %) et les Néerlandais (36 %).

*Insee : enquête statistique sur le e-commerce, Mars 2007.

Ils précèdent les Espagnols (10 %) et les Italiens (5 %).

? Au Royaume-Uni, le montant des ventes en ligne aux ménages et aux particuliers (commerce B to C) aurait augmenté de 30 %, passant de 16,5 milliards de livres en 2004 à 21,4 milliards de livres en 2005. Ce montant correspond au cinquième du montant global du commerce électronique via l'internet (B to B) et (B to C). Le commerce de gros, de détail et l'hôtellerie et les voyages représentent 58 % du montant du commerce électronique concernant les particuliers.

? En Allemagne, le chiffre d'affaires du commerce électronique B to C a atteint 16,3 milliards d'euros en 2006, contre 14,5 milliards, en 2005. Le chiffre d'affaires du commerce électronique B to C représente 3 % du commerce de détail. Ce montant inclut les transactions de biens matériels, de services, de billets de transports ou de spectacles et d'informations (téléchargement). Pour 2007, la fédération allemande du commerce de détail (HDE) attend une nouvelle progression du chiffre d'affaires du commerce B to C : soit18, 3 milliards d'euros.

? Aux Etats-Unis, les ventes aux particuliers via l'internet (hors réservations de voyage) ont dépassé 100 milliards de dollars en 2006. Au quatrième trimestre 2006, les ventes via l'internet se sont élevées à 29,3 milliards de dollars, soit une progression de 20 % par rapport à décembre 2005. Auparavant, le chiffre d'affaires du commerce électronique B to C (business to consumer) était passé de 69 milliards de dollars en 2004 à 86 milliards de dollars en 2005. Au-delà du commerce de détail effectué par voie électronique, se développent également des transactions commerciales électroniques B to C relevant des entreprises de services (réservations de voyages, édition-presse, informatique et logiciels, etc.) qui sont mesurés par ailleurs. Celles-ci représentaient un chiffre d'affaires de l'ordre de 50 milliards de dollars en 2003.

Figure3 : connexion des entreprises à Internet, en Europe

Source : Eurostat* - Enquête communautaire sur l'utilisation des TIC, publication Avril 2007

2.2 Le cas des pays en développement :

Jusqu'ici la grande majorité des échanges électroniques se sont déroulés dans les pays disposant d'une économie et d'une infrastructure avancée. Pour les pays en développement, le commerce électronique offre d'importantes débouchées face à des pays économiquement plus avancés et plus développés du fait que le commerce électronique réduit les avantages dont ces derniers disposent déjà sur la communication et sur l'information .Par ailleurs, pour certains pays en voie de développement, le commerce électronique grand public (B to c) peut offrir d'importantes potentialités de développement des marchés d'exportation et locaux. Mais si de nombreux pays en développement commencent à tirer partie du potentiel qu'offre le commerce électronique, il reste à résoudre des problèmes critiques avant de pouvoir concrétiser la vision d'une économie mondiale véritablement intégrée et équitable.

Dans ce qui suivra, on va citer les principales actions entreprises par certains de ces pays :

*Eurostat : institut européen des statistiques

2.2.1 L'Amérique latine:

L'ensemble des pays en développement subissent un retard considérable concernant l'application du commerce électronique, mais il n'en demeure pas moins que les pays sud américains soient plus avancés par rapport aux pays cités ci-dessus. Cette avance en question a été remarquablement distinguée par la multiplicité d'aspect qui consiste en :

· L'établissement de l'ensemble des lois qui régissent le commerce électronique

· L'application de ce dernier depuis 1997

Les disparités entre les pays de cette zone, en matière de commerce électronique, sont assez fortes comme le montre le tableau suivant *:

Tableau 2 : chiffre des ventes sur Internet, en Amérique latine

Pays

Chiffre d'affaire en millions de dollars

Argentine

15

Brésil

121

Chili

7

Mexique

25

Venezuela

4

Source : Jupiter communication, 1999

Les principaux marchés de la région sont le Brésil, le Mexique, le Chili, l'Argentine, le Venezuela et la Colombie. Avec 3.5 millions d'utilisateurs d'Internet soit plus 70% des internautes de la région, le Brésil domine largement ses voisins.

Brésil : Vente en ligne de café et autres produits de base  

Organisée en 1999, la première vente aux enchères en ligne de café brésilien de qualité supérieure à bénéficier d'une aide technique extérieure considérable, en particulier du Centre du commerce international (une co-entreprise CNUCED/OMC*). L'industrie brésilienne a saisi l'intérêt de répéter l'opération en 2000 sur une base purement commerciale. Les cafés brésiliens ont été vendus à des prix supérieurs à la moyenne en raison de la présélection qualitative qui avait été opérée. Les marchés traditionnels *

*CNUCED : Conférence des Nations Unies pour le Commerce et Développement *OMC : Organisation Mondiale du Commerce.

tendent à sous-estimer les produits de qualité supérieure de ce type.

Pour les produits standardisés, la distribution des excédents pourrait favoriser les consommateurs plutôt que les producteurs, même si cela d'est nullement assuré.

Tableau3 : organisation de la première vente aux enchères de café sur Internet

Nom

Fonction

Brazilian Speciality Coffee Association (BSCA)

(Association brésilienne des cafés spéciaux)

Cooperativa Regional de Cageicutores em Guaxupe. - Cooxupe

The Gourmet Coffee Project

The Speciality Coffee Association of America

Liaison avec les fournisseurs et l'exportateur ;

Organisation du concours de sélection des cafés

Exportateur des dix cafés sélectionnés

Financement et conseil

Promotion par le biais du site Web de  l'association ; organisation technique des enchères ; dispositions contractuelles entre toutes les parties

Source : Jupiter Communication, 1999

2.2.2 L'expérience indienne : le marché d'automobile

Les recherches d'Andrea Goldstein examinent le commerce électronique interentreprises (B to B) dans l'industrie automobile indienne en étudiant le cas de Fiat India et plus particulièrement ces incidences sur les entreprises indiennes de la chaine de valeur. Bien que les solutions basées sur Internet soient censées rationaliser la chaine d'approvisionnement d'automobile, elles ont moins d'importance que les progrès accomplis dans la mise en oeuvre de la fabrication à flux tendus, qu'Internet peut faciliter. Fiat fabrique un produit homogène pour les marchés émergents de huit pays, dont l'Inde fait partie, et a très bien réussi

à optimiser la gestion de sa chaine d'approvisionnement. Le secteur automobile en Inde, en particulier les relations entre fournisseurs et constructeurs, ne sont pas à, l'abri des pressions mondiales, notamment de l'offre excédentaire, de la concentration de l'industrie, de l'assemblage modulaire et de l'l'usage croissant de l'Internet. Il semble que ce dernier soit un élément crucial dans l'organisation interne des grands constructeurs automobiles comme Fiat et qu'il revête une importance croissante dans les relations entre les entreprises. Jusqu'ici cependant, les effets tangibles de la chaine d'approvisionnement en Indes semblent davantage résider dans la gestion électronique de l'information (gestion des connaissances, recherche et développement et marketing) que dans les achats

2.2.3 Les pays du Maghreb :

L'économie du marché bien que relativement ancienne au Maroc et en Tunisie, en est encore relativement à ces début en Lybie, en Algérie et en Mauritanie. Les structure de l'Etat, rigide jusque là, cèdent peu à peu et d'ouvrent à l'initiative privée.

Dans ces pays des bases sont jetées pour initier le commerce électronique ou moins s'y préparer. Des vitrines Web sont ouvertes. Des projets sont cependant en cours d'élaboration pour aller plus loin dans le cadre du commerce électronique.

Le Maroc a élaboré un plan d'action de 323 millions de dirhems (21.3 millions de dollars) visant à mettre en place un cadre juridique et financier pour le commerce électronique. La mise en oeuvre de ce plan a commencé depuis 2002. Ces travaux se sont concrétisés par la création de MTC (Maroc Télécommerce). Le rôle de cette société était de lancer le E-commerce au Maroc, elle est le vrai catalyseur du commerce électronique au Maroc.

La Tunisie s'est déjà dotée d'un cadre juridique portant reconnaissance des documents et des signatures électroniques. Elles a dans le même temps, lancé le e-Dinar, la monnaie électronique.

Des projets pilotes ont été mis en opération de puis mai 1999. Il s'agit d'un ensemble de magasins virtuels proposant une grande variété de produits tunisiens (artisanat, réservation d'hôtel, habillement...). Ces projets ont été regroupés sous le nom de Tunisia electronic shopping center à l'adresse : www.ecom.tn/.

Dans le même cadre de la mise en oeuvre de la stratégie tunisienne en matière d'accès à l'économie immatérielle, la Poste tunisienne a mis a disposition des internautes un site transactionnel pour pays avec le e-Dinar

un certain nombre de biens et services disponibles en ligne. Au Maroc, un comité interministériel pour la promotion et le développement du commerce électronique a travaillé sur les questions liées à la gestion électronique, à l'administration et à la sécurisation des paiements.

Certains sites privés, tunisiens, marocains et autres ont prévus un espace de marché. Cet espace est un forum où l'activité de concentre. Il permet aux entreprises de présenter leurs produits, leurs recherches de partenariat, etc. La Mauritanie a également adopté un projet de commerce électronique dénommé  e-Tijara.

Chapitre 3 :

« Le commerce électronique

En Algérie »

Chapitre 3 :

« Le commerce électronique en Algérie »

L'Algérie fait partie des pays émergents dans l'ère de l'économie du marché. Avec la libération progressive de son marché, le pays commence à séduire de plus en plus les investisseurs étrangers surtout dans le secteur de l'énergie. Mais aujourd'hui les IDE commencent à s'élargir à d'autres domaines que les hydrocarbures tels que le tourisme, l'industrie et les télécommunications. A propos ce dernier point, télécommunications ou les TIC, le secteur connait une nette amélioration, depuis 2000 le début de l'ouverture du marché, ainsi que la création de l'ARPT (autorité de régulation de la poste et des télécommunications).

Cela n'empêche pas de persister sur le niveau du « retard algérien » en matière des TIC et leur introduction dans l'économie. La situation devient urgente. Une stratégie doit être mise en oeuvre pour intégrer la société de l'information car aujourd'hui, la nouvelle économie se construit sur les NTIC. Le passage à l'économie de l'information et au commerce électronique constituera un vrai moteur de relance pour l'économie algérienne et permettra aux entreprises de s'introduire dans la jungle internationale.

Dans ce chapitre, nous avons conçu de procéder comme suit :

En premier lieu nous illustrons la situation économique en Algérie .En suite nous montrerons l'intérêt du passage au commerce électronique et ses répercutions sur l'économie nationale.

Après nous feront le point sur la situation des télécommunications, et plus particulièrement de l'Internet et son taux de pénétration chez les particuliers et dans les entreprises en donnant quelques statistiques. 

Puis on évoquera les obstacles au développement du commerce électronique et on fera le diagnostic sur l'état des lieus du système bancaire et les insuffisances en matière de modes de paiement et la sécurité des transactions numériques ainsi que la protection de l'information personnelle ;

En fin nous citerons quelques actions que devront entreprendre l'Etat et les entreprises pour lancer le commerce électronique en Algérie.

3.1 La situation économique et financière de l'Algérie :
3.1.1 Les principaux secteurs économiques :

On présente souvent l'Algérie comme un pays pétrolier. Il est vrai que les hydrocarbures y tiennent une place importante : 34 % du PIB. Il ne s'agit pas seulement de pétrole et de gaz, mais également de produits présentant une valeur ajoutée, tant sur le plan industriel que sur le plan commercial (GPL, hydrocarbures gazeux, produits raffinés...). Dans le secteur des hydrocarbures, depuis longtemps ouvert à la compétition, les investissements sont d'ores et déjà très significatifs.

Les services constituent le deuxième poste de la production intérieure brute, avec 24 %.
Le commerce en représente un peu plus de la moitié. Les importations se montent à quelque 25 milliards de dollars par an, pour 40 milliards de dollars d'exportations, dont seulement 900 millions ne concernent pas les hydrocarbures (2003)*.

Figure 4 : la structure de l'économie algérienne (hors hydrocarbures).

Source : ONS ; 2003

*l'ONS : Office national des statistiques ; 2003.

Le troisième poste est le secteur agricole, qui profite lui aussi beaucoup de la libéralisation.

Une autre image d'Epinal fait de l'Algérie un pays d'industrie lourde. Or c'est sans doute le secteur qui a connu le plus de désinvestissements avec le plan d'ajustement structurel et les réformes. Cela ne doit pas cacher que certains secteurs et filières industriels ont réalisé des progrès très intéressants : chimie, pharmacie, matériaux de construction, mines et carrières, industries agroalimentaires sont des filières en expansion, où le rôle du secteur privé est considérable.

Le BTP, enfin, représente 10 % du PIB. L'Algérie est un pays immense, qui a besoin de voies de communication routières et ferroviaires, de barrages, d'infrastructures de communication, de logements.
Globalement, les parts respectives du secteur public et du secteur privé sont équivalentes en termes de valeur ajoutée.

3.1.2 Le rôle de l'Etat :

L'Etat est en train de revoir à la baisse son rôle d'opérateur économique, pour se concentrer sur ses missions régaliennes et son rôle de régulation. Son budget, qui représente 28 % du PIB, est très largement alimenté par la fiscalité pétrolière. Il faut préciser que l'Etat consacre 28 % de son budget (d'un montant total de 7 milliards de dollars) à des dépenses d'équipement, soit un montant comparable au plan de relance qu'on évoquera tout à l'heure. L'Etat emploie 1,5 million d'individus, sur une population active de 7,5 millions de personnes. Sur le plan social, c'est donc dans un souci permanent de concertation avec les organisations syndicales et la société civile que l'Etat essaie de faire avancer les réformes.


Au plan économique, six banques à capitaux publics concentrent 95 % de l'activité bancaire. Les ressources collectées proviennent à 51 % du secteur privé.

3.1.3 Quelques indicateurs macro-économiques :

Notre balance commerciale est excédentaire depuis plusieurs années. Les réserves de change n'ont jamais été si importantes (50 milliards de dollars), la structure de l'endettement s'est beaucoup améliorée, le solde du Trésor à la Banque d'Algérie est extrêmement positif, l'inflation est limitée à 3 % (2001)*.

En revanche, la situation est préoccupante par rapport à la faiblesse des investissements et l'importance du taux de chômage (que nous estimons entre 27 et 29 %, pour une moyenne de 14 % dans les pays arabes, 2001). Des tensions intolérables viennent perturber la vie des citoyens en matière d'habitat, d'eau et de moyens de communication.

Les indicateurs macro-financiers sont donc exceptionnels.  Le gouvernement souhaite en profiter pour se donner les moyens d'un plan de soutien à la relance, en attendant que les acteurs privés prennent le relais.

3.1.4 Le plan de soutien à la relance économique :

Ce plan ne constitue pas un retour à la planification ou au dirigisme économique et ne doit pas être confondu avec le budget de l'Etat, même s'il est d'un montant équivalent, de l'ordre de 7 milliards de dollars ; il se présente en réalité comme un complément au budget.

Ce programme est d'abord orienté sur les infrastructures, dont on pense qu'elles permettront d'attirer les investissements nationaux et étrangers. Il s'agit aussi de stimuler la demande et de réduire le taux de chômage. Il vise également à instaurer un meilleur climat social, davantage propice à un développement économique harmonieux.

Les 7 milliards de dollars se répartissent de la manière suivante :

ü 20 % pour le développement local ;
ü 40 % pour le renforcement des services publics ;

ü 18 % pour le développement des ressources humaines ;

ü 18 % pour l'appui aux réformes (notamment l'amélioration du bilan des banques nationales pour les rendre éligibles aux partenariats).

*Banque d'Algérie, rapport annuel, 2001.

3.1.5 Les réformes économiques en Algérie 


Les réformes ont débuté en 1988, année qui fut marquée par la chute des prix du pétrole, donc le tarissement de la rente qui finançait les besoins sociaux depuis trente ans, a conduit les pouvoirs publics à prendre conscience de la nécessité de ces réformes.

La réforme porte également sur la transformation du mode de régulation de l'économie. Autrefois totalement régulée par l'Etat, l'économie a entamé une libéralisation progressive à travers une série de textes concernant le marché des biens et de services, les marchés monétaires et financiers ou les relations de travail. Nous sommes ainsi passés en quelques années d'un modèle dirigiste, essentiellement d'Etat, à un modèle d'économie de marché.

Aujourd'hui, l'économie algérienne est ouverte. Le droit algérien offre des incitations nettes afin d'attirer les investisseurs étrangers. La volonté du gouvernement de consacrer l'économie de marché s'est traduite, il y a deux ans, par la création du ministère de la participation et des Réformes. En juillet et août 2001 ont été présentés une série de textes relatifs à la privatisation et à l'administration du secteur public et aux investissements. Depuis quelques années l'Algérie est donc dotée d'une législation beaucoup plus favorable aux investisseurs nationaux et étrangers.


D'autres réformes sont en cours : réforme de la justice, réforme de l'Etat. Des commissions d'experts ont été mises en place, à la demande du président de la République, et ont pour la plupart rendu leurs conclusions. Réforme économique et réforme institutionnelle se poursuivent donc.

3.1.6 La modernisation du secteur public :

Le secteur public algérien se définit comme l'ensemble des