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La république
démocratique et populaire algérienne
Le ministère de l'enseignement
supérieur et de la recherche scientifique
Institut National de la Planification
et de la Statistique
Mémoire de fin d'études pour
l'obtention du diplôme d'ingénieur d'Etat en planification et
statistique.
Option :
« Analyse de la conjoncture
économique et technique de prospective »
Thème :
Le commerce électronique en Algérie :
défis et perspectives
Cas d'illustration :
la société de l'automatisation des transactions
interbancaires et de Monétique
(SATIM)
Présenté par :
Sous la direction
de :
Mr. Kara Benchohra
Mr. Belaid Rabah
Mr. Boumdjirek Salah
Promotion :
2007-2008
« Le commerce électronique en
Algérie : défis et perspectives.
La table des
matières :
Introduction :
Chapitre1 : le commerce
électronique
1.1 L'évolution des
TIC.................................................................................................
07
1.2 Le commerce électronique :
définition................................................ 08
1.3 Les différents types d'échanges
commerciaux.........................................10
1.3.1 Le commerce électronique B to B
(entreprise à entreprise).......... 10
1.3.2 Le commerce électronique B to A
(entreprise to administration).11
1.3.3 Les autres types d'échanges
commerciaux..................................... 12
1.4 Les enjeux du commerce
électronique.....................................................13
Chapitre 2 : le commerce
électronique dans le monde : quelques expériences
édifiantes
2.1 Les pays
développés........................................................................
21
2.1.1 Le commerce électronique au
Canada....................................... 21
2.1.2 Le commerce en ligne en
France................................................ 27
2.2 Les pays en
développement.................................................................
33
2.2.1 L'Amérique
Latine........................................................................
34
2.2.2 L'expérience
indienne.................................................................
35
2.2.3 Les pays du
Maghreb...................................................................
36
Chapitre3 : le commerce
électronique en Algérie
3.1 La situation économique et financière en
Algérie....................................40
3.2 Les TIC en
Algérie.......................................................................................47
3.3 Le commerce électronique en
Algérie .................................................
54
3.3.1 Le modèle actuel des échanges
commerciaux en Algérie............. 54
3.3.2 L'intérêt du passage au commerce
électronique.......................... 56
3.3.3 Les entraves au développement du
commerce électronique en
Algérie................................................................................................................60
3.3.4 Les actions à entreprendre
............................................................ 66
Le cas d'illustration : la
Société de l'Automatisation des Transactions Interbancaires et du
Monétique (SATIM)
1. Création et de La
SATIM............................................................................75
2. Les missions de
SATIM..............................................................................
75
3. les mesures incitatives pour les porteurs et les
commerçants.............. 76
4. La
monétique..............................................................................................
76
5. L'action communication et l'action
Marketing........................................ 79
6. La Satim et le commerce
électronique.....................................................
80
7. Le commerce électronique : Aspect
technique.......................................... 84
Conclusion .......................................................................................87
Lexique monétique :
Annexe :
Bibliographie
Remerciements :
Nos remerciements
sincères vont à Mr. le directeur de la SATIM
ainsi qu'à Mme Newal Benkritly directrice adjointe
responsable de la monétique. Sans oublier Mr. Boumdjirek Salah sans
l'aide duquel nous nous serions parvenu à conclure notre
travail.
Nos remerciements vont également à Mr.
Snouci Redouane et à Mlle Siham Ferhaoui.
Que notre maitre de mémoire Mr. Belaid Rabah
trouve ici notre gratitude ; merci pour sa patience et son
indulgence.
A tous nos enseignants un grand merci
Dédicaces
Je dédie mon mémoire à mes
parents, ma famille ainsi que mes amis qui son nombreux :
Halim, Hicham, Sofiane, Nabil, Ramzi, Younes,
Amine, Mohamed, Brahim, Idir Tcheureu, Mehdi, Redouane, Sadak, Salah, Rafiq,
Dani, Midou, Hamza, Afif, Yacine, Lamine, Nassim, Nazim, Nassima, Kahina,
Razika, Fella, Zola, Yesmine, Mira, Hayat , Nawel, Hanane, Kenza, Mira Amel
Lamia Samira et Nadim, Wissem et Khalil.....et toute les personnes que
j'estime............ Elles se reconnaîtront
Introduction :
L'économie mondiale a connu de profonds
changements ces deux dernières décennies. En effet , depuis
quelques années, l'ouverture du marché, l'allégement du
contexte réglementaire et la rapidité des changements
technologiques ont fait que les entreprises se trouvent à un niveau de
concurrence, de complexité et d'incertitude plus élevé
qu'avant.
L'Algérie quant à elle, se trouve
actuellement dans une situation de transition. Le pays a engagé des
réformes favorisant l'ouverture vers une économie de
marché comme moyen de régulation de substitution aux
mécanismes de la régulation par le plan.
Cette transition s'effectue dans un contexte de
globalisation de l'économie mondiale. Dans ce nouveau contexte, l'on
assiste à une forte expansion des nouvelles technologies, notamment dans
le secteur des services (Informatique, Télécommunications,
Internet ...). Grâce à ces avancées technologiques, les
transactions économiques sont devenues beaucoup plus faciles et rapides
et c'est dû essentiellement au développement du
« commerce électronique ». Véritable moteur
de cette nouvelle économie, le commerce électronique constitue un
remarquable levier de compétitivité pour les entreprises et un
nouvel espace pour les consommateurs.
Dans les années à venir, la croissance et
la rentabilité des entreprises dépendront très
probablement de la capacité à introduire ces nouvelles
technologies émergeantes et à adopter les nouvelles
méthodes de transactions commerciales.
Cependant l'évolution du commerce
électronique implique des réformes pour favoriser son essor, qui
concerneraient les domaines si après :
*L'évolution des réglementations fiscales
et douanières ;
*Les systèmes de payement ;
*Les échanges internationaux.
Contrastant avec une expansion très rapide et un
succès grandissant en Amérique du Nord et en Europe, le commerce
électronique est quasi absent dans les pays en voie de
développement. Il en est ainsi pour l'Algérie, où le E-
commerce ne semble pas trouver un terrain favorable à son
développement. Nous nous proposons, dans le cadre relativement restreint
de ce mémoire d'ingénieur, de répondre à une
série de questions sur les
causes probables de cet état de fait. Nous nous
interrogeons en particulier sur la nature des obstacles au
développement du commerce électronique en
Algérie. Pourtant il serait essentiel pour nos entreprises
d'utiliser ce mode d'échange commercial afin qu'elles puissent rivaliser
au niveau international.
.Qu'est ce que le commerce
électronique ?
.Le commerce électronique génère-il des
ressources ?
.En Algérie, l'environnement économique
(financier et réglementaire) est-il adapté pour permettre le
développement de ce type de commerce ?
.Que va apporter le commerce électronique et
quelles seront ses répercutions sur l'économie nationale?
.Quelles sont les actions que doit entreprendre l'Etat et les
entreprises pour promouvoir le commerce électronique ?
Nous avons convenu d'inscrire un certain nombre
d'opérations consistants en :
L'entretien avec les différents responsables
d'entreprises agissants dans ce cadre du commerce électronique tel que
l'Eepad, la SATIM, le CPA et d'autres institutions et organisations. Cela, en
vue d'avoir leur appréciation et perceptions du développement et
de l'introduction de ce dernier en Algérie.
En outre on a consulté des ouvrages
spécialisés, des sites internet, des études ou des
documents remis par l'entreprise ainsi que l'observation sur le terrain, et ce
dans le souhait d'obtenir le maximum d'information susceptibles de nous aider
et de nous éclairer dans notre travail de recherche.
La démarche que nous adopterons pour
répondre à ces questions sera articulée comme
suit :
Le travail est devisé en deux parties : une
partie théorique et lune partie pratique.
La première partie est, pour sa part, aussi
composée de trois chapitres :
Dans le premier chapitre, nous commençons par
donner un petit aperçu sur les technologies de l'information et de
communication (TIC).
Puis nous apporterons des définitions et des
généralités à propos du commerce
électronique, et nous finissons par quelques enjeux du commerce
électronique.
En suite dans le deuxième chapitre, nous aborderons
l'évolution du commerce électronique dans le monde. Au
début nous verrons l'état des lieux qui sera suivi de quelques
expériences édifiantes au Canada et en France, puis nous verrons
le cas des pays en voie de développement, notamment celui de
l'Amérique latine, l'expérience indienne et enfin les pays du
Maghreb.
En troisième lieu, nous étudierons le
commerce électronique en Algérie, commençant par
l'illustration de la situation économique et financière du pays
en donnant quelques indicateurs macroéconomique. En suite, il y a un
aperçu sur l'évolution des TIC (Les technologies de l'information
et de la communication) en Algérie. Puis nous montrerons les
avantages du commerce électronique et son apport pour les entreprises
nationales et l'économie algérienne en générale.
Après nous essayerons d'identifier quelques obstacles au
développement du commerce électronique en Algérie. Enfin
nous présenter quelques actions que doit entreprendre l'état
ainsi que les entreprises pour promouvoir le commerce électronique en
Algérie.
La deuxième partie de ce mémoire est
consacrée à la pratique. Notre cas d'illustration concerne la
Société de l'Automatisation des Transactions Interbancaires et de
la Monétique (SATIM). L'entreprise oeuvre dans le cadre du payement
à la carte, et cela constitue une véritable possibilité
pour passer au payement électronique et donc de lancer le commerce
électronique en Algérie.
Chapitre 1 :
« Le commerce
électronique : Généralités »
Le commerce électronique
est un nouveau concept désignant les activités commerciales
déployées selon de nouvelles modalités. Depuis que les
réseaux de communication existent, il ya toujours eu des entrepreneurs
qui en ont pleinement exploité les possibilités à des fins
purement économiques. La récente percée des techniques
modernes de télécommunication et de l'informatique a porté
ces nouvelles technologies au coeur de l'infrastructure économique
internationale, surtout le développement explosif du réseau
Internet qui a accéléré la transformation du commerce
international, permettant des contacts instantanés et peu onéreux
entre vendeurs, acheteurs, investisseurs, publicitaires et financiers dans le
monde entier. La rapide intégration d'Internet et des autres services
articulées sur les télécommunications, dans la
quasi-totalité des sphères d'activité économique, a
suscité l'attention que l'on porte depuis peu, dans tous les pays, au
nouveau monde du commerce électronique.
Le présent chapitre présente des
généralités sur Internet, en donnant quelques
définitions, tout en retraçant l'historique de son
développement. Nous aborderons également les différentes
formes d'échanges commerciaux via Internet et terminerons par l'examen
des enjeux du commerce électronique.
1.1 L'évolution des TIC*:
Aussi récent que le commerce électronique
puisse paraitre, son avènement est l'aboutissement d'une longue histoire
qui prend ses racines dans les premiers temps de l'informatique et des
télécommunications. On peut dire que le véritable
départ date de l'émergence d'Internet. Pour comprendre
l'émergence du commerce électronique, il est donc
nécessaire de reprendre l'historique d'Internet.
Internet est le produit d'une longue histoire de
recherche -développement sur les réseaux d'ordinateurs.
L'idée d'associer informatique et télécommunication est
née avec l'ordinateur dans les années soixante.
Plusieurs normes d'échange se développent
en même temps et celle qui permet de résister à des
ruptures de réseaux de télécommunication, et donc à
une attaque nucléaire, inventé en 1964 en Californie par Paul
Baran, prend le dessus, avec le soutien des centres de recherche militaires
américains.
*TIC : Technologies de l'information et de
communication.
L'adoption du protocole TCP/IP par La Fondation Nationale
de Recherche pour constituer un réseau national à haut
débit donne un coup de fouet à la recherche et l'Internet
s'étend. Le World Wide Web, synthèse des protocoles existants,
qui permet l'accès à des bases de données
hétérogènes, est inventé au centre de recherche
nucléaire, le CERN, à Genève.
Grâce au TCP/IP, le « Web »
devient un grand réseau de télématique grand public,
détrônant tout les systèmes antérieurs tel que le
Minitel.
La progression du réseau continue autour de 90 ou
100% par an tant en termes d'abonnés qu'en termes de services de
l'information. Chaque entreprise a son site, et même les particuliers s'y
mettent.
Internet devient ainsi plus qu'un outil de
communication. Il se transforme en un outil de vente et de distribution, les
commandes de biens physiques sont enregistrées et payées
directement sur le réseau et l'information est distribuée de
façon instantanée ; ainsi le commerce électronique
est né.
1.2 Le commerce électronique :
définition
Comme dans tout domaine en voie de
développement, la notion du commerce électronique est
encore mal cernée. Une étude américaine a
révélé que les agents économiques voient le
commerce électronique comme étant la vente d'un produit entre un
vendeur et un consommateur par le biais d'Internet, l'équivalant
informatique de la vente par correspondance. Il s'agit là d'une vision
réductrice des possibilités.
Cette définition exclut les transactions
passées sur un mode non interactif, par exemple par fax et
téléphone. Par ailleurs, les biens et les services sont
commandés par l'intermédiaire de ces réseaux
électronique, mais le règlement financier et la livraison peuvent
être réalisés en ligne ou par d'autres outils.
Selon Francis
Lorenz (1) :
« Le commerce électronique est l'ensemble
des échanges numérisés liés à des
activités commerciales qui prendraient en
considération :
(1)Francis Lorenz : Président de la E-business
strategy group
· Personnes et organismes :
Il s'agit aussi bien des relations inter entreprises
(business to business) que des relations entre entreprises et administrations
ainsi que des échanges entre entreprises et consommateurs (business to
consumer)
· Produit :
Le commerce électronique couvre à la fois
les échanges d'informations et les transactions concernant les produits,
les équipements, biens de consommation courantes et services
d'informations...etc.
· Mode de transmission
utilisé :
Il concerne : les opérations
effectuées via la télévision, le Minitel, les
réseaux informatiques et Internet ; leur caractéristique
commune est de traiter l'information incluant textes, données, son et
images. »
Cette définition donnée par Francis
Lorenz est donc plus large, cependant, lorsqu'on évoque le commerce
électronique, on se confère implicitement au commerce sur le
réseau Internet, il est avant tout envisagé comme un de
générer des chiffres d'affaires.
Et selon
l'AFTEL(2) :
« Le commerce électronique
désigne l'ensemble des échanges commerciaux dans lesquels l'achat
s'effectue sur un réseau de télécommunication ; il
recouvre aussi bien la simple prise de commande que l'achat avec paiement, et
concerne l'achat de biens et services qu'ils soient directement
consommés en ligne ou non.
Le commerce électronique désigne aussi
l'ensemble des usages commerciaux des réseaux, y compris ceux dans
lesquels une entreprise ne fait que présenter ses produits, la commande
s'effectue hors ligne »
A partir de ces définitions, nous pouvons
retenir trois caractéristiques essentielles du commerce
électronique :
· Echanges à finalités
commerciales.
· Multiplicité de la nature des
échanges.
(2) AFTEL : Association
française du télématique et multimédia
· Utilisation des techniques de l'information et
notamment la technologie d'Internet comme support pour tout ou partie du
processus commercial.
1.3 Les différents types d'échanges
commerciaux :
Internet propose des moyens de communication
souples dont l'utilisation permet à l'entreprise, ou aux particuliers,
de s'affranchir des contraintes de temps et d'espace. Il offre un canal
d'information différent ou souvent plus efficace, notamment pour
certaines formes de communication avec les partenaires qu'il s'agisse de
personne morales ou physique. On distingue plusieurs types d'échanges
commerciaux qui sont :
ü Commerce électronique d'entreprise à
entreprise (Business to Business, B to B) ;
ü Commerce électronique d'entreprise à
consommateur (Business to Consumer, B to C)
ü Commerce électronique
intra-entreprise (within-business)
ü Commerce électronique D'entreprise à
administration (Business to Administration B to A)
ü Commerce électronique de consommateur
à administration (Consumer to administration, C to A) ;
ü Commerce électronique de consommateur
à consommateur (consumer to consumer, C to C).
1.3.1 Commerce électronique d'entreprise
à entreprise (Business to Business, B to B) :
Le commerce électronique d'entreprise
à entreprise concerne les transactions électroniques entre deux
ou plusieurs entreprises, c'est-à-dire l'achat au prés des
vendeurs des biens et services.
Depuis plus de vingt ans, certaines grandes
entreprises communiquent avec leurs fournisseurs via des solutions
d'EDI(3). Mais ces technologies complexes ont eu un impact
limité sur le commerce électronique B to B.
Ainsi les entreprises ont rapidement pris conscience
du potentiel offert par Internet et n'ont pas hésité à
adopter les technologies Web pour bâtir des intranets, des extranets et
sites marchands ont trouvé leurs parts de marché.
(3) EDI : échange de
données informatisées
L'univers B to B a explosé et continuera de
croitre et d'évolue, seule certitude est que le paysage futur du B to B
sera rapidement différent de celui d'aujourd'hui. Une transaction sur
cent a été réalisée sur un service en ligne en l'an
2000. En 2004, ce ratio a plutôt avoisiné 1 sur 10, cela devrai
laisser le temps à des nouveaux modèles économiques de
progresser pendant la première décennie du XXIème
siècle.
La simplification de ces technologies devrait
permettre une rapide adoption des solutions B to B par les petites et les
grandes entreprises. Le commerce électronique sur Internet n'est en fait
qu'une dernière pièce du puzzle de l'automatisation des
différents métiers de l'entreprise initiés il ya quarante
ans.
1.3.2 Le commerce électronique d'entreprise
à consommateur (Business to Consumer, B to C) :
Le business to consumer est constitué de
différentes transactions électroniques entre une entreprise et un
consommateur. Ce type d'échanges est sans doute l'aspect le plus viable
du commerce électronique car il permet au consommateur d'acheter
directement sur Internet des biens et des services pour son usage
personnel.
Pour un bon nombre d'entreprise dont le volume
d'échange par le biais d'Internet reste modeste, les premiers e-mails
reçus des clients ou des prospects marque leur entrée dans la
nouvelle économie puisque ces messages électroniques
requièrent une attention égale aux contrats
traditionnels.
En volume, le courrier électronique rivalise
souvent avec le téléphone. La mobilité des clients oblige
les entreprises de disposer de plusieurs canaux de distribution et de
renseignement.
Dans de type de commerce électronique,
l'entreprise peut utiliser un questionnaire on-line qui lui permettra de mieux
connaitre ses clients, d'individualiser les contrats, les offres et
d'accompagner les prospects jusqu'à l'acte de l'achat.
Le commerce électronique B to C, autrement dit, le
commerce électronique grand public sur Internet, offre la
possibilité d'exploiter l'offre à l'échelle internationale
à tout instant et à tout endroit en répondant à des
exigences permanentes de la part des consommateurs (le maximum de
commodité à des prix toujours plus bas) néanmoins cette
forme de
commerce électronique rencontre des difficultés
certaines comme :
· Le cout de connexion relativement élevé
pour le particulier ;
· Une certaine maitrise de l'outil informatique est
nécessaire ;
· Une culture de consommation en ligne encore mal
ancrée dans l'esprit des consommateurs ;
· La sécurité de transaction et la
protection des informations privées des cyber-consommateurs.
En Amérique du Nord, les produits les plus vendus
sont les ordinateurs et autres produits informatiques (4,7 milliards de dollars
us selon Boston Consulting Group(4)), suivi de prés par les
services financiers et tourisme (vente de voyages et de billets d'avion)
viennent en troisième position les vêtements suivis de
livres.
C'est donc, une grande tendance vers le marché des
loisirs et des services qui ce développe autour du commerce
électronique grand public (B to C).
1.3.3 Les autres types d'échanges
commerciaux :
D'autres échanges intègrent le commerce
électronique. Ce type d'échange n'est mesurable efficacement et
ne représente qu'une partie minime des échanges.
a. Commerce électronique Intra-entreprise
(Within-business, les intranets) :
Un intranet est un réseau hermétique
connecté à Internet mais protégé par un pare-feu
(fire-wall) (5). L'entreprise qui dispose d'un intranet met à
la disposition de son personnel toutes formes d'informations
pertinentes accessibles de manière instantanée
Les informations concernant, par exemple, des
résultats d'expériences industrielles, des solutions marketing,
la gestion des stocks et du personnel, la veille technologique ou tout
simplement la messagerie électronique.
a. Commerce électronique d'entreprise
à administration (Business to Administration, B to
A) :
Le business to administration (B to A) concerne les
transactions entre une entreprise et une administration, par exemple, la
transmission d'une déclaration de revenus vers un ministre
(4)Boston Consulting Group : bureau de conseil
en stratégie d'entreprise.
(5) Fire-wall : système
de protection des réseaux IP (pare-feu).
a. Commerce électronique de consommateur
à administration (C to A) :
Ce type d'échange concerne les transactions
entre un citoyen et une administration (déclaration d'impôts,
demande de passeport).
b. Commerce électronique de consommateur
à consommateur (C to C) :
Cette forme de d'échange concerne les
transactions électroniques entre deux ou plusieurs consommateurs comme
par exemple la vente aux enchères et la bourse d'échange.
c. Commerce électronique de consommateur
à entreprise (C to B) :
Le consumer to business concerne les transactions
électroniques entre deux ou plusieurs consommateurs et entreprises
(exemple achats groupés).
Ceci dit, les deux premières formes
citées ci avant (B to B et B to C) restent les plus répondus,
dotés d'un potentiel de croissance très fort
Au niveau mondial, environ 40% des transactions
électroniques étaient réalisées en commerce
privé (B to C) en 1998 et en 2002.
1.4 Les enjeux du commerce électronique
Le développement de vente électronique
des biens et services par les entreprises aux consommateurs constitue
aujourd'hui le phénomène le plus médiatisé. Il n'en
demeure pas moins que le commerce interentreprises a constitué en l'an
2000 plus de 80% des échanges commerciaux électroniques. Au total
il a été estimé que le chiffre d'affaire du commerce
électronique représente la somme de 40 Milliards de dollars en
2000.
Le volume des échanges commerciaux, leur
mondialisation sur les réseaux Internet et la multiplicité des
acteurs concernés, ont remis en question les règles et les usages
en vigueur dans les échanges commerciaux.
1.4.1 Les avantages spatio-temporels pour les
acheteurs :
Selon Boston Consulting Group, 73% des
internautes interrogés sont satisfaits de leurs achats via Internet,
alors que la vente par correspondance traditionnelle ne satisfait que 50% des
clients.
Le gain du temps est la principale raison qui pousse les
internautes à utiliser ce mode de transactions. En second lieu,
vient la diversité des produits proposés sur le net et la
possibilité de comparaison des prix.
D'après des études d'Anderson
Consulting(6), pour les fêtes de 1999, les ventes
électroniques de livres et de cassettes vidéo dans le monde ont
dépassé les ventes traditionnelles en magasin.
Les systèmes d'enchère correspondent
à plus de 15% des dépenses dans le commerce électronique.
Ils permettent de tendre vers « le juste prix » en temps
réel, ce qui rappelle le concept d'une économie
idéale.
1.4.2 Les conséquences sur l'emploi :
Il est certain que le
développement du commerce électronique aura des
conséquences sur l'emploi notamment en raison de l'évolution des
intermédiations. Certains intermédiaires disparaitrons mais
d'autres apparaitront, ainsi par exemple, les consommateurs seront-ils
demandeurs d'intermédiaires capables de les aider à se retrouver
dans une offre de plus en plus foisonnante.
Le développement du marché conduira aussi
à multiplier les fonctions d'assistance, de la labellisation et
d'assurance. Ces fonctions permettront de sécuriser les consommateurs
aventurés dans la jungle d'offre dont ils ne connaissent pas
physiquement la réalité et les fournisseurs. Par ailleurs, le
souci de différenciation ainsi que la nécessité de
composer la deshumanisation de la transaction, conduira les fournisseurs
à développer l'assistance et l'après vente assurée
par des personnes physiques.
De manière plus générale, il parait
vraisemblablement que des services nouveaux s'adressent soit aux acheteurs,
soit aux vendeurs se multiplieront aux différents niveaux de la relation
qui les unie.
(6)Anderson Group : bureau de conseil du commerce de
détail
Par ailleurs, le développement des ces formes
d'échange entraine celui de toutes les industries qui fournissent les
produits et services (informatiques, télécommunication,
audiovisuels...) nécessaires au fonctionnement de cette nouvelle
économie.
Les études menées sur ce sujet demeurent
trop fragmentaires, ou improvisés pour permettre de prévoir
l'effet en solde d'emploi, à moyen et long terme de ces mutations
l'exemple de l'économie américaine incite à optimiser mais
il faut noter que une part importante des créations d'emploi liée
aux produits de la technologie de l'information et de la communication dont les
Etats Unis sont les premiers exportateurs mondiaux et pour lesquels, l'Europe
est aujourd'hui en retard.
1.4.3 Les règles de jeu pour un
marché mondial :
Ouvrir un site marchand sur le net permet de
générer un chiffre d'affaire supplémentaire, tout en se
positionnant sur un nouveau marché. Cet équilibre nouveau des
pouvoirs respectifs de l'offre et de la demande va révolutionner les
politiques commerciales. Ça permet également de durcir la
concurrence entre les firmes. Leurs chiffres d'affaires dépendront de
leurs capacités à exploiter ce nouvel outil de
mondialisation.
Ainsi les frontières n'existent plus,
accélérant le mouvement d`extension, les outils de
coopération à distance le permettent. Si les entreprises sont
dotées de flexibilité, de vitesse, de réactivité et
de liberté.
De ce fait, il est primordial d'être dans la course
et si possible devant. Avec ses 350 millions de citoyens, l'Europe doit
conserver son rang dans l'économie numérique
émergeante.
Celle-ci dispose d'un atout de taille, l'euro qui
favorise l'inflation du marché européen des transactions
électroniques. Ceci dit créer un site qui s'adresse à la
planète est infiniment moins lourd que de bâtir un réseau
de boutiques.
Le système de vente ayant relié
directement à la base de données contrôlant les stocks. Il
devient plus aisé de personnaliser l'offre et la demande et ainsi
d'optimiser la gestion de ces derniers.
Enfin, la personnalisation des échanges permet
un suivi fin de ses clients, lesquels bénéficient donc de
produits et de services plus adaptés à leurs attentes.
Grace à Internet, une entreprise peut aussi
trouver de nouveaux clients, en achetant notamment de l'audience auprès
des sites à haute fréquence.
En affichant leur présence sur un site très
visité (publicité, partenariat...), les marchands augmentent le
trafic sur leur propre site, un peu comme les boutiques qui s'installe sans les
galléries commerciales bien réelles.
1.4.4 la promotion des start-up :
Toutes les qualités requises pour
qu'un business évolue sur le marché d'Internet semblent
être fournies par les start-up. Ce type d'entreprises, souvent
dirigés et composées de jeunes de mois de 30 ans, ont comprit
qu'il fallait s'étendre sur la concurrence de niveau international. Elle
instaure une nouvelle attitude de marché, leur vision est donc plus
ouverte et leur approche plus agressive.
L'ancienne image patrimoniale de l'entreprise que l'on
essaie de garder pour transmettre aux héritiers, laisse place à
une tactique de croissance plus rapide. On se laisse désormais s'acheter
par le plus gros.
Les start-up sont innovatrices, elles n'ont pas peur de
prendre des risques, elles ont sur tout adopté un concept de service et
savent exploiter les nouvelles technologies pour réaliser des gains de
productivité. Ainsi elles peuvent occuper une place importante sur le
marché virtuel et peuvent concurrencer les plus grandes entreprises,
même si la visibilité d'une entreprise n'est pas facile sur un
réseau à cause des afflues des bannières, des produits,
des biens et services sur les vitrines du Net.
De nouveaux intermédiaires sont apparus tel que
les moteurs de recherches et les annuaires électronique proposant ainsi
un immense éventail de produits et de services aux nouveaux clients. Les
moteurs et les annuaires ont permit aux marchés automobiles
américains de ce développer davantage.
En Europe, ce sont les secteurs de l'immobilier et ceux de
la finance qui attirent le plus.
1.4.5 La Réorientation des chaines de valeur
de l'entreprise :
La chaine de valeur consiste à modéliser
l'apport de valeur ajouté à un produit suivant chaque
étape de production de matières premières qui le compose
à sa fabrication. Elle permet de mieux gérer les divers
fournisseurs afin d'optimiser les bénéfices et la qualité
du produit. La gestion de la distribution n'intervient que dans une
deuxième étape.
Les deux catégories les plus importantes du
commerce électronique concernent le marché entre les entreprises
et les consommateurs (B to C) et le marché interentreprises (B to B). Le
premier transfert des biens et services aux consommateurs individuels
(modèle de vente au détail), tendis que le deuxième couvre
les processus d'approvisionnement, logistiques administratifs entre entreprises
(modèle de chaines d'approvisionnement). L'essor du commerce
électronique est aussi rapide que les estimations de ces deux
marchés sont très différentes. « Ainsi Le Boston
Consulting Group estime que le montant total des ventes de détail en
ligne s'élève à 20 milliard s de dollars en 1999, mais
prévois 184 milliards en 2004 ». Cependant, le marché
du commerce électronique de détail est littéralement
écrasé par le montant des transactions entre les entreprises, qui
représente 80% de l'ensemble du commerce électronique.
Deux facteurs fondamentaux expliquent la
possibilité qu'a Internet de transformer les chaines coordonnées
par les acheteurs ou par les producteurs :
a) sa capacité à créer des
marchés à des échelles et des niveaux d'efficience
impossibles jusqu'alors.
b) une stratégie
d' « attraction » radicale, (pull strategy) qui
substitue l'information au stock et n'expédie les produits que lorsqu'il
existe une demande réelle de la part des clients. Ce système
attache une valeur particulière au modèle économique de
« l'exécution de la commande » et traduit une
orientation vers la satisfaction et la convenance du client.
1.4.6 La rectification des marges de
distribution :
Distribuer par Internet permet au
cybercommerçant de supprimer tout
ou une partie importante de sa chaine de distribution, et de
récupérer pour son propre compte les marges habituellement
consenties à ses intermédiaires.
Le bénéfice de cette distribution directe
est alors multiple :
· Elargir son marché cible (entre 130 et 160
millions d'internautes début 1999, et aujourd'hui le nombre
d'internautes dépasse le milliard selon la Cnuced)*, et incidemment
populariser son nom et son image ;
· Utiliser une partie de la marge
récupérée sur les intermédiaires pour augmenter ses
bénéfices, diminuer son prix de vente ou proposer des services
à valeurs ajoutée à ses clients et augmenter sa
compétitivité.
*KATOUCHE Noëlle : le commerce électronique,
chiffres et statistique ; thèse de master ; Académie de
Créteil ; 1999.
Chapitre 2 :
« Le commerce électronique
dans le monde » : quelques expériences
édifiantes.
Le monde a été marqué au cours de
la dernière décennie du XXème siècle et le
début du XXIème siècle par une immense rupture due au
triple choc de la révolution technoscientifique, de la révolution
des technologies de l'information et de la communication et de la
mondialisation - globalisation.
L'économie mondiale a connue beaucoup de changements
et c'est du principalement à la mondialisation et le libre
échange commercial qui prend une ampleur de plus en plus importante dans
le monde entier.
Aujourd'hui on parle de la « nouvelle
économie numérique » qui a commencé à
marquer de son empreinte. A l'échelle internationale, et surtout, dans
les pays industrialisés, de nombreuses compagnies utilisent
désormais le World Wide Web, espace marchand universel, pour
établir ou élargir leur présence sur le marché et
offrir leur gamme de production en ligne. Devenu une force de vente, le Net
progresse horizontalement et verticalement. En d'autres termes, il progresse
dans l'espace en devenant réellement la toile
tout en en gagnant les différentes sphères des organisations
(institutions, entreprises...).
Le commerce électronique concerne
désormais toutes les entreprises, au travers des évolutions de la
concurrence, des transformations de leurs relations avec leurs clients,
fournisseurs et autres partenaires, de la réorganisation de leurs
chaînes d'approvisionnement ou encore de leurs méthodes de
conception et de production.
Internet est entrain de prendre la première
place dans les nouveaux concepts du marketing. Beaucoup d'affaires s'arrangent
sur Internet en Amérique du Nord comme en Europe.
Dans ce chapitre, on va parler de l'évolution du
commerce électronique dans le monde à travers des exemples dans
les pays développés ainsi que des pays en voie de
développement. On va commencer par l'expérience canadienne
passant par la France et en fin on illustre quelques cas dans les pays en
développement de L'Amérique du sud, l'Inde et les pays du
Maghreb.
2.1 Les pays développés:
2.1.1 Le commerce électronique au
Canada :
La partie présente décrit
l'expérience du Canada dans le domaine des TIC et du commerce
électronique. Il s'agit en fait d'une enquête qui a était
menée par Canada Statistique ciblant des entreprises et des organismes
et elle est penchée sur les trois points suivants : l'utilisation
des technologies de l'information et de communication et
particulièrement Internet, les ventes des biens et services par
Internet et les obstacles à l'utilisation de l'Internet pour le commerce
électronique. En fin on évoquera une enquête qui a
été faite sur l'utilisation de l'Internet par les
ménages.
L'utilisation des TIC et La pénétration de
l'Internet :
La pénétration des technologies de
l'information et de communication de base était assez
élevée. Les ordinateurs personnels étaient utilisés
dans la plus part des organismes privés (82%) et du secteur public
(100%) *. En réalité, la pénétration de
cette technologie semble avoir atteint son maximum car la plus part des non
utilisateurs prévoient devenir utilisateurs. La majorité des
entreprises et des organismes avaient également recours au courrier
électronique et à l'Internet. La présence du Web
était beaucoup plus courante pour les organismes du secteur public
qu'elle ne l'était dans le secteur privé.
Les organismes du secteur privé qui utilisaient
l'Internet représentaient 75% des activités
économique.
La pénétration de l'Internet variait
appréciablement d'un secteur à l'autre. Les taux de
pénétration étaient élevés dans des secteurs
ou les entreprises ont l'habitude d'utiliser, de créer, de traiter et
diffuser l'information dans le cadre de leurs activités principales.
C'était le cas du de l'industrie de l'information et de l'industrie
culturelle, du secteur des services professionnels, scientifiques et
techniques, et du secteur de services de l'enseignement privé. La
pénétration de l'Internet était également
élevée dans des secteurs constitués principalement des
grandes entreprises comme c'est le cas du secteur des services publics, de la
finance et de l'extraction minière.
*Statistique Canada ; 1999
Les entreprises relevant de secteur exerçant des
activités comportant traditionnellement un contact avec le grand public
avaient un taux inferieur d'utilisation d'Internet. Ainsi, les taux de
pénétration dans les secteurs de l'hébergement et des
services de restauration, le secteur du commerce de détail et celui des
services personnels étaient inferieur à 45%.
Toutefois, on a constaté une différence
appréciable entre le secteur de santé et de l'assistance sociale
d'une part, et celui des administrations publiques et de l'enseignement d'autre
part. L'Internet est devenu un outil de pour les éducateurs, il reste
peu utilisé dans le secteur de la santé et services sociaux.
Présence d'un site web :
La présence d'un site web est probablement le
meilleur indicateur provenant de l'enquête de la propension des
entreprises et des organismes à s'adonner au commerce
électronique. Une telle présence est une indication que
l'organisme considère l'internet comme un moyen efficace de communiquer
avec les clients, les investisseurs et d'autres intéressés, et de
les informer.
Un peu plus de 40% des entreprises du secteur privé
ayant recours à l'internet avaient une présence Web.
Ensemble, elles représentaient presque 45% de
l'activité (revenus d'exploitation) du secteur. Le secteur de
l'industrie de l'information et de l'industrie culturelle et celui des services
d'enseignement privé étaient les chefs de file au Canada pour ce
qui est d'une présence Web avec 69% et 59% des entreprises
respectivement. Le secteur forestier affichait la plus faible proportion
(17,4%) d'entreprises ayant une présence Web.
Les entreprises du secteur des services publics ayant une
présence Web représentations publiques (89,5%) et des services
d'enseignement (98,4%). Ces organismes représentaient la plus grande
partie de l'activité de ces secteurs*.
*Statistique Canada ; 1999
Ventes
et achats par
Internet :
Relativement peu d'entreprises s'adonnaient à la
vente ou à l'achat de biens par Internet. Une entreprise sur quatre
environ branchée a l'Internet s'en servait pour l'achat de biens et
services et prés d'une entreprise sur cinq s'en servait pour la vente de
biens ou services. Cela représentait 13,8% et 10,1% de toutes les
entreprises, respectivement. La majorité des entreprises non
branchées à l'internet estimaient qu'il ne s'agit pas là
d'un moyen approprié de vendre les biens ou services qu'elles
produisent. La majorité des entreprises ont également
manifesté une préférence pour le modèle commercial
existant.
L'achat par Internet était une chose plus courante
pour les entreprises. La proportion des entreprises faisant des achats par
Internet était plus élevée que les ventes
effectuées par Internet dans 13 des 18 secteurs de l'économie
canadienne.
Parmi les entreprises qui faisaient des achats par
Internet, celles du secteur de l'industrie de l'information et de l'industrie
culturelle étaient les seules à représenter plus de 50% de
l'activité de leur secteur. Les entreprises du secteur suivant
représentaient plus de 30% de l'activité : services
professionnels, scientifiques et techniques, finance et assurance, services
publics, services de l'enseignement privé et en fin la fabrication.
Les achats par Internet étaient chose beaucoup
plus courante parmi les organismes du secteur public. Prés de la
moitié des utilisateurs de l'Internet de ce secteur le faisaient. Les
organismes du secteur de l'enseignement privé le faisaient, en
particulier, avaient adopté cette méthode. Les ventes par
Internet n'étaient pas aussi rependues. Seulement 15% des organismes du
secteur public ont indiqué qu'ils pratiquaient cette
activité.
Commandes des clients reçues par
Internet *:
A la fin de 1999, les commandes des clients
passées par Internet demeuraient un phénomène
relativement marginal. La valeur totale des commandes des clients,
reçues par Internet par les entreprises du secteur privé
représentaient 4,2 milliards de dollars, 0,2 % du total du revenu
d'exploitation du secteur.
Les secteurs suivants les par Internet les plus
élevées : fabrication (900 millions de dollars) ;
commerce de détail (610,6 millions de dollars) ; industrie de
l'information et industrie culturelle (552,7 millions de dollars) ;
Hébergement et services de restauration (429,32 millions de
dollars) ; services professionnels, techniques et scientifiques (406,1
millions de dollars) ; finance et assurance (320,8 millions de dollars).
Ensemble, ces secteurs ont représenté 77,0% du chiffre total des
ventes par Internet dans le secteur privé en 1999.
Deux secteurs seulement ont réalisé 1% ou
plus de leurs ventes par Internet : celui de l'hébergement et
services de restauration (1,3%) et celui de l'industrie de l'information et de
l'industrie culturelle (1,0%). Cela s'explique probablement, en partie, par le
fait que les consommateurs ont de meilleures chances d'utiliser Internet pour
la réservation d'un logement, l'achat de livre et l'acquisition
d'information, de logiciels et de musique, qui sont tous produits de ces
secteurs.
*Statistique.net : site Canadien
spécialisé en statistiques
Tableau 1 : Poids
des ventes par Internet selon les secteurs
|
Montant et pourcentage des ventes par
Internet
|
En millions de dollars
|
|
|
|
SECTEUR INDUSTRIEL
|
|
|
ventes par
|
Revenu
|
% du revenu
|
|
|
|
|
internet
|
d'exploitation
|
d'exploitation
|
|
|
Fabrication
|
|
|
|
900
|
568 346
|
0,2
|
|
|
Commerce de détail
|
|
|
610,6
|
231 622
|
0,3
|
|
|
Industrie de l'information et industrie
culturelle
|
552,7
|
55 910
|
1
|
|
|
Hébergement et service de restauration
|
429,3
|
32 474
|
1,3
|
|
|
Services professionnels, scientifique et
|
|
|
|
|
|
techniques
|
|
|
|
406,1
|
52 116
|
0,8
|
|
|
Finance et assurances
|
|
|
320,8
|
222 483
|
0,1
|
|
|
Transport et entreposage
|
|
164,3
|
65 268
|
0,3
|
|
|
Commerce de gros
|
|
|
156,3
|
290 440
|
0,1
|
|
|
Services immobiliers et services de location
|
|
|
|
|
|
et de location à bail
|
|
|
114,8
|
37 954
|
0,3
|
|
|
Services publics
|
|
|
15,8
|
24 499
|
0,1
|
|
|
Extraction minière et extraction de pétrole
et de
|
|
|
|
|
|
Gaz
|
|
|
|
15
|
67 517
|
0
|
|
|
Soins de santé et assistance sociale
privé
|
10
|
11 441
|
0,1
|
|
|
Autres secteurs industriels
|
|
456,6
|
104 577
|
0,4
|
|
|
Ensemble du secteur privé
|
|
4179,70
|
1 802 086
|
0,2
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Source : Canada Statistique,
1999
1) Obstacles au commerce électronique au
Canada *:
Le plus souvent, les entreprises du secteur privé
ont cité une préférence pour leur modèle commercial
actuel et l'insuffisance de l'Internet comme moyen de vendre leurs produits
comme raisons de ne pas adopter le commerce électronique.
Plus de 50 % des entreprises du secteur privé
n'ayant pas recours à l'Internet considéraient ces facteurs comme
très importants ou comme important dans leur prise de décision.
Ces deux facteurs occupaient le premier ou le deuxième rang dans tous
les secteurs de l'économie sauf trois (commerce de gros, commerce de
détail, finance et assurance).
Dans ce dernier secteur, la sécurité
était la principale préoccupation ;
* Canada Statistique ; 1999.
sans le cas des grossistes et des détaillants, la
sécurité occupait le deuxième rang après la
préférence pour le modèle commercial actuel. Il est
probable que les détaillants et les établissements financiers, en
particulier, étaient influencés par les inquiétudes du
grand public vis-à-vis de la sécurité de
l'Internet.
2) L'enquête sur L'utilisation du l'Internet
par les ménages *:
L'enquête sur l'utilisation de l'Internet par les
ménages (EUIM) était menée depuis 1997. Elle comme
objectif principal de mesure les progrès accomplis en vue de l'atteinte
de l'un des objectifs du gouvernement canadien, celui d'être le pays le
plus branché du monde.
L'enquête porte sur quatre thèmes
principaux :
· La mesure dans la quelle, et l'endroit où, les
ménages canadiens utilisent Internet ;
· Le type de l'activité par Internet et le temps
qu'on y consacre ;
· Les caractéristiques des utilisateurs et des
non utilisateurs de l'Internet ;
· Le montant et le type d'achats faits par
Internet.
La collecte d'information se fait pour le ménage
dans son ensemble, plutôt qu'en fonction des personnes au sein du
ménage. Cela suggère qu'il n'est pas possible de compter les
utilisateurs particuliers de l'Internet ou d'en établir le
profil.
Parmi les principaux résultats de
l'enquête, citons ceux-ci :
ü En 1999, 41.8% des ménages utilisaient
régulièrement Internet comparativement à 29.4 % en
1997 ;
ü Le taux d'utilisation à domicile est
passé de 16% à 28.7% au cours de la même
période ;
ü Les activités internet les plus
fréquentes sont les suivantes : courriel, survol, recherche
d'information, jeux ;
ü Les ménages à revenu élevé
et à taux de scolarisation élevé ont les meilleurs chances
d'être branchés. C'est aussi le cas des familles ayant des enfants
âgés de moins de 18 ans ;
Insee : Institut National des Statistiques ; 1999.
ü 19% des utilisateurs habituels à domicile
achètent des biens par Internet. Cela représente le double su
nombre observé en 1997 ;
ü 27.7% des utilisateurs habituels à domicile
effectuent des opérations bancaires électroniques par
Internet ; 27.1% d'entre eux obtiennent de la musique par
Internet.
2.1.2 Le commerce en ligne en
France :
La France fait partie des pays les plus branchés en
matière de TIC, et surtout dans le domaine du Net. En Mars 2007, 29,6
millions de Français déclarent s'être connectés
à l'Internet soit à domicile soit à partir sur leur lieu
de travail ou d'étude. Et en ce qui concerne les entreprises, en
déclare qu'en 2006, quasiment toute les entreprises sont
connectées à l'Internet prés de 92 %.
1) L'adoption des technologies de l'information et de la
communication par les particuliers en France :
Selon la dernière enquête
du Credoc (juin 2006), environ 60% de la
population (dont 57% des adultes) dispose d'un micro-ordinateur à
domicile, et 45% de la population (dont 43% des adultes) est connectée
à l'Internet, alors que ces pourcentages étaient respectivement
de 55% 40% en 2005. Et en matière de haut débit, le nombre de
connexions atteint 12.7 millions de ligne en décembre 2006, soit une
amélioration de 25 % par rapport au dernier trimestre de 2005
La plus part des connexions à haut débit
(94%) sont constituées par des abonnements à ADSL et seulement 6%
d'abonnements au câble ou à d'autres moyens techniques (fibre
optique, boucle locale). Le haut débit est devenu rapidement un produit
de grande consommation. Avec plus 12 millions de lignes ADSL en
décembre 2006, la France se situe dans le peloton de tête des pays
européens, tant en terme de nombre d'accès ADSL que de taux de
pénétration.
En termes de téléphonie mobile,
prés de 51.7 millions de clients sont enregistrés en fin 2006,
soit 87,5% de la population dispose d'un téléphone mobile. Le
téléphone mobile est susceptible de jouer un rôle important
dans le développement futur du commerce électronique. Le
téléphone mobile est meilleur marché, plus facile à
utiliser et répondu que le micro-ordinateur.
2) Le commerce électronique grand public (B to C)
se démocratise et diversifie :
Le dynamisme du commerce électronique est
confirmé par plusieurs enquêtes d'organismes professionnels.
Ø Selon l'enquête du
Crédor en juin 2006, 47% des internautes déclarent
réaliser des achats par Internet au cours des douze dernier mois, cela
correspond à prés de 14 millions d'acheteurs en ligne. L'achat en
ligne à surtout séduit les cadres (+ 15 point) et les habitants
de la région parisienne (+13 points).
Ø Selon l'association pour le commerce et les
services en ligne (ACSEL) et l'observatoire des usages de l'Internet
de la Médiamétrie, l'achat en ligne a connu une augmentation
nettement plus supérieure que celle de la population d'internautes. Le
nombre d'internautes est passé de 26,2 millions à 28,6 millions
(+ 9 points) entre le quatrième trimestre 2005 et le quatrième
trimestre 2006, alors que le nombre d'acheteurs en ligne est passé de
13,7 millions à 17,7 millions de cyber-acheteurs (+31 points) dans la
même période.
Ø Selon la fédération des
entreprises de ventes à distance (FEVAD), l'Internet devient
le canal préféré de Français, derrière le
courriel postal. Parmi les trois quart des Français qui achètent
à distance, le courriel postal reste encore le canal de commande le plus
répandu. Il est désormais suivi de l'Internet (41%) qui devance
pour la première fois le téléphone comme canal de
commande. Et selon la même source (FEVAD), l'ensemble des 17500 sites ont
réalisé un chiffre d'affaires 11,9 milliards d'euro (commerce B
to C). sur cette base, le chiffre d'affaires réalisé par les
ventes via Internet a progressé de 37% par
rapport à 2005.
Ø Et en fin selon l'association pour le
commerce et les services en ligne (ACSEL), l'observation
mesurée par le Groupement des cartes bancaires conforte les tendances
qui se dégagent du panel de l'ACSEL.
« Le système des carte bancaire CB a
accordé pour 9,7 milliards d'euros pour des transactions
réalisées auprès des e-commerçants en2006, et pour
un montant de 10.5 milliards d'euros de transactions en ligne
réalisé par les porteurs de cartes CB. A cela, il faut ajouter
les porteurs des cartes hors système CB et les autres modes de payement
(chèques, virement, prélèvement), ce qui permet d'estimer
le chiffre d'affaires
du « e-commerce » à 12 milliards d'euros en
2006. »
D'après ces
enquêtes on peut sortir avec les constats suivants :
§ Une offre commerciale qui augmente et se
diversifie
§ La crainte liée à la
sécurité des paiements diminue
§ Un chiffre de 12 milliards d'euros d'achats
sur Internet en France en 2006
§ Et en fin les ventes de produits et de
services via Internet se diversifient
3) Déploiement accru et diversification des TIC
dans les entreprises en France :
Avec les enquêtes annuelles effectuées en
France, il est possible de faire le point sur l'évolution récente
en matière d'équipement et d'utilisation des
TIC par les entreprises, ainsi que sur l'importance prise par le
commerce électronique interentreprises B to B.
a. Progression de l'équipement en TIC des
entreprises en France :
En 2006, quasiment toutes les entreprises d'au moins dix
salariés disposent d'un accès internet
: 92 % des entreprises de 10 à 19 salariés sont
connectées, contre 77 % en 2003. Le haut débit se
généralise : 86 % des entreprises d'au moins dix salariés
connectées disposent de l'ADSL, et 26 % d'une connexion internet d'au
moins 2 Mbits/s. Parallèlement, l'internet a permis le
développement d'outils de partage de l'information, internes à
l'organisation ( intranet).
b. Les grandes entreprises et celles appartenant à
un groupe, les mieux équipées en TIC
Les grandes entreprises de 250 salariés ou plus
intègrent de plus en plus les TIC dans leurs processus d'affaires.
Ainsi, une très large part des grandes
entreprises possède un site web
(92 %), un réseau local (88 %) ou un intranet (86 %) alors que les
petites entreprises (de 10 à 19 salariés) ne sont que 54 %
à posséder un site web, 41 % un réseau local et 27 % un
intranet
c. Une diversification des outils
utilisés dans les entreprises :
Les entreprises intègrent de plus en plus de
nouveaux outils TIC dans leurs processus opérationnels
(e-business), plus spécialisés ou plus
élaborés, afin de pouvoir bénéficier d'une
meilleure réactivité, de réduire les délais et
d'améliorer leur efficience.
Ainsi, 56 % des entreprises de 250 salariés ou plus
ont mis en place un progiciel de gestion intégré (ERP ou
PGI), afin de mieux coordonner leurs processus opérationnels
internes. L'effet très structurant du PGI et son coût expliquent
qu'il soit prioritairement adopté par les grandes entreprises. Par
ailleurs, les progiciels de gestion des relations clients (GRC),
appelés aussi «
Customer Relationship Management
» (CRM), sont adoptés par environ 10 % des
entreprises.
Figure 2 : Equipement des entreprises
françaises en réseaux informatique

Source : Insee, enquête statistique
publique COI-TIC, publication Mars 2007
4) le commerce électronique interentreprises
dominé par le poids de l'EDI :
Si l'émergence du commerce électronique
entre les entreprises et les consommateurs (B to C) est souvent
commentée, les transactions commerciales interentreprises (B to B)
retiennent en revanche moins l'attention du public, alors qu'elles ont
déjà acquis une grande importance.
a) L'achat en ligne plus répandu que la vente en
ligne :
L'achat en ligne par un moyen électronique est
plus répandu que la vente en ligne : 28 % des entreprises de 10
salariés ou plus le pratiquent, contre
20 % des entreprises qui vendent en ligne. Parmi les 28 %
d'entreprises, 26 % déclarent acheter via l'internet et 6 %
via l'EDI (Echange de Données Informatisées). Les achats
en ligne se sont surtout développés dans les services
(activités informatiques et les postes et
télécommunications), dans le commerce et la réparation
automobile et également dans l'industrie (secteur de
l'énergie).
b) Les achats via l'internet : 25 % des entreprises et 5
% des achats globaux :
Plus de 25 % des entreprises
françaises de 10 salariés ou plus déclarent avoir
acheté des produits ou services via l'internet. Pour les
entreprises, acheter en ligne par l'internet procure des avantages
immédiats (gains de temps, réduction de coûts) en utilisant
des solutions logicielles disponibles et déjà
standardisées.
c) La vente en ligne concerne une entreprise sur
cinq :
La vente en ligne de biens ou de services concerne
toujours un nombre limité d'entreprises : 21 % des entreprises de 10
salariés ou plus ont franchi le pas.
Parmi celles-ci :
Ø 16 % vendent leurs produits via l'internet
;
Ø 7 % vendent leurs produits via l'EDI
;
Ø 2 % vendent en utilisant les deux moyens
d) Les ventes via l'internet : 16 % des entreprises et 4
% du chiffre d'affaires :
En 2005, les ventes via l'internet
représentent 3,9 % du chiffre d'affaires des entreprises
françaises de 10 salariés ou plus. Ceci représente environ
86 milliards d'euros*, correspondant principalement
à du commerce interentreprises mais aussi à du commerce à
destination des particuliers.
Quelques chiffres concernant le commerce
électronique dans les pays
développés :
? Dans l'union européenne,
le pourcentage des Européens (et non des internautes) de plus de
seize ans, ayant commandé par l'internet des biens ou des services pour
leur usage personnel, au cours des trois derniers mois, s'élève
à 23 % en début d'année 2006. La proportion de
Français dans le même cas atteint 19 %. Les Français se
situent loin derrière les Suédois (39 %), les Allemands (38 %),
les Britanniques (38 %) et les Néerlandais (36 %).
*Insee : enquête statistique sur le e-commerce,
Mars 2007.
Ils précèdent les Espagnols (10 %) et les
Italiens (5 %).
? Au Royaume-Uni, le montant des
ventes en ligne aux ménages et aux particuliers (commerce B to C) aurait
augmenté de 30 %, passant de 16,5 milliards de livres en 2004 à
21,4 milliards de livres en 2005. Ce montant correspond au cinquième du
montant global du commerce électronique via l'internet (B to B) et (B to
C). Le commerce de gros, de détail et l'hôtellerie et les voyages
représentent 58 % du montant du commerce électronique concernant
les particuliers.
? En Allemagne, le chiffre d'affaires du
commerce électronique B to C a atteint 16,3 milliards d'euros en 2006,
contre 14,5 milliards, en 2005. Le chiffre d'affaires du commerce
électronique B to C représente 3 % du commerce de détail.
Ce montant inclut les transactions de biens matériels, de services, de
billets de transports ou de spectacles et d'informations
(téléchargement). Pour 2007, la fédération
allemande du commerce de détail (HDE) attend une nouvelle progression du
chiffre d'affaires du commerce B to C : soit18, 3 milliards d'euros.
? Aux
Etats-Unis, les ventes aux particuliers via l'internet (hors
réservations de voyage) ont dépassé 100 milliards de
dollars en 2006. Au quatrième trimestre 2006, les ventes via l'internet
se sont élevées à 29,3 milliards de dollars, soit une
progression de 20 % par rapport à décembre 2005. Auparavant, le
chiffre d'affaires du commerce électronique B to C (business to
consumer) était passé de 69 milliards de dollars en 2004 à
86 milliards de dollars en 2005. Au-delà du commerce de détail
effectué par voie électronique, se développent
également des transactions commerciales électroniques B to C
relevant des entreprises de services (réservations de voyages,
édition-presse, informatique et logiciels, etc.) qui sont mesurés
par ailleurs. Celles-ci représentaient un chiffre d'affaires de l'ordre
de 50 milliards de dollars en 2003.
Figure3 : connexion des entreprises à
Internet, en Europe

Source : Eurostat* - Enquête communautaire
sur l'utilisation des TIC, publication Avril 2007
2.2 Le cas des pays en développement :
Jusqu'ici la grande majorité des
échanges électroniques se sont déroulés dans les
pays disposant d'une économie et d'une infrastructure avancée.
Pour les pays en développement, le commerce électronique offre
d'importantes débouchées face à des pays
économiquement plus avancés et plus développés du
fait que le commerce électronique réduit les avantages dont ces
derniers disposent déjà sur la communication et sur l'information
.Par ailleurs, pour certains pays en voie de développement, le commerce
électronique grand public (B to c) peut offrir d'importantes
potentialités de développement des marchés d'exportation
et locaux. Mais si de nombreux pays en développement commencent à
tirer partie du potentiel qu'offre le commerce électronique, il reste
à résoudre des problèmes critiques avant de pouvoir
concrétiser la vision d'une économie mondiale
véritablement intégrée et équitable.
Dans ce qui suivra, on va citer les principales
actions entreprises par certains de ces pays :
*Eurostat : institut européen des
statistiques
2.2.1 L'Amérique latine:
L'ensemble des pays en développement subissent un
retard considérable concernant l'application du commerce
électronique, mais il n'en demeure pas moins que les pays sud
américains soient plus avancés par rapport aux pays cités
ci-dessus. Cette avance en question a été remarquablement
distinguée par la multiplicité d'aspect qui consiste
en :
· L'établissement de l'ensemble des lois qui
régissent le commerce électronique
· L'application de ce dernier depuis 1997
Les disparités entre les pays de cette zone, en
matière de commerce électronique, sont assez fortes comme le
montre le tableau suivant *:
Tableau 2 : chiffre des ventes
sur Internet, en Amérique latine
|
Pays
|
Chiffre d'affaire en millions de dollars
|
|
Argentine
|
15
|
|
Brésil
|
121
|
|
Chili
|
7
|
|
Mexique
|
25
|
|
Venezuela
|
4
|
Source : Jupiter communication,
1999
Les principaux marchés de la région sont
le Brésil, le Mexique, le Chili, l'Argentine, le Venezuela et la
Colombie. Avec 3.5 millions d'utilisateurs d'Internet soit plus 70% des
internautes de la région, le Brésil domine largement ses
voisins.
Brésil : Vente en
ligne de café et autres produits de base
Organisée en 1999, la première vente aux
enchères en ligne de café brésilien de qualité
supérieure à bénéficier d'une aide technique
extérieure considérable, en particulier du Centre du commerce
international (une co-entreprise CNUCED/OMC*). L'industrie
brésilienne a saisi l'intérêt de répéter
l'opération en 2000 sur une base purement commerciale. Les cafés
brésiliens ont été vendus à des prix
supérieurs à la moyenne en raison de la
présélection qualitative qui avait été
opérée. Les marchés traditionnels *
*CNUCED : Conférence des Nations Unies pour le
Commerce et Développement
*OMC : Organisation
Mondiale du Commerce.
tendent à sous-estimer les produits de qualité
supérieure de ce type.
Pour les produits standardisés, la distribution
des excédents pourrait favoriser les consommateurs plutôt que les
producteurs, même si cela d'est nullement assuré.
Tableau3 : organisation de la
première vente aux enchères de café sur Internet
|
Nom
|
Fonction
|
|
Brazilian Speciality Coffee Association (BSCA)
(Association brésilienne des cafés
spéciaux)
Cooperativa Regional de Cageicutores em Guaxupe. - Cooxupe
The Gourmet Coffee Project
The Speciality Coffee Association of America
|
Liaison avec les fournisseurs et l'exportateur ;
Organisation du concours de sélection des
cafés
Exportateur des dix cafés
sélectionnés
Financement et conseil
Promotion par le biais du site Web de
l'association ; organisation technique des enchères ;
dispositions contractuelles entre toutes les parties
|
Source : Jupiter Communication, 1999
2.2.2 L'expérience indienne : le
marché d'automobile
Les recherches d'Andrea Goldstein examinent le
commerce électronique interentreprises (B to B) dans l'industrie
automobile indienne en étudiant le cas de Fiat India et plus
particulièrement ces incidences sur les entreprises indiennes de la
chaine de valeur. Bien que les solutions basées sur Internet soient
censées rationaliser la chaine d'approvisionnement d'automobile, elles
ont moins d'importance que les progrès accomplis dans la mise en oeuvre
de la fabrication à flux tendus, qu'Internet peut faciliter. Fiat
fabrique un produit homogène pour les marchés émergents de
huit pays, dont l'Inde fait partie, et a très bien réussi
à optimiser la gestion de sa chaine
d'approvisionnement. Le secteur automobile en Inde, en particulier les
relations entre fournisseurs et constructeurs, ne sont pas à, l'abri des
pressions mondiales, notamment de l'offre excédentaire, de la
concentration de l'industrie, de l'assemblage modulaire et de l'l'usage
croissant de l'Internet. Il semble que ce dernier soit un élément
crucial dans l'organisation interne des grands constructeurs automobiles comme
Fiat et qu'il revête une importance croissante dans les relations entre
les entreprises. Jusqu'ici cependant, les effets tangibles de la chaine
d'approvisionnement en Indes semblent davantage résider dans la gestion
électronique de l'information (gestion des connaissances, recherche et
développement et marketing) que dans les achats
2.2.3 Les pays du Maghreb :
L'économie du marché bien que relativement
ancienne au Maroc et en Tunisie, en est encore relativement à ces
début en Lybie, en Algérie et en Mauritanie. Les structure de
l'Etat, rigide jusque là, cèdent peu à peu et d'ouvrent
à l'initiative privée.
Dans ces pays des bases sont jetées pour initier
le commerce électronique ou moins s'y préparer. Des vitrines Web
sont ouvertes. Des projets sont cependant en cours d'élaboration pour
aller plus loin dans le cadre du commerce électronique.
Le Maroc a élaboré un plan d'action de 323
millions de dirhems (21.3 millions de dollars) visant à mettre en place
un cadre juridique et financier pour le commerce électronique. La mise
en oeuvre de ce plan a commencé depuis 2002. Ces travaux se sont
concrétisés par la création de MTC (Maroc
Télécommerce). Le rôle de cette société
était de lancer le E-commerce au Maroc, elle est le vrai catalyseur du
commerce électronique au Maroc.
La Tunisie s'est déjà dotée d'un
cadre juridique portant reconnaissance des documents et des signatures
électroniques. Elles a dans le même temps, lancé le
e-Dinar, la monnaie électronique.
Des projets pilotes ont été mis en
opération de puis mai 1999. Il s'agit d'un ensemble de magasins virtuels
proposant une grande variété de produits tunisiens (artisanat,
réservation d'hôtel, habillement...). Ces projets ont
été regroupés sous le nom de Tunisia electronic shopping
center à l'adresse :
www.ecom.tn/.
Dans le même cadre de la mise en oeuvre de la
stratégie tunisienne en matière d'accès à
l'économie immatérielle, la Poste tunisienne a mis a disposition
des internautes un site transactionnel pour pays avec le e-Dinar
un certain nombre de biens et services disponibles en ligne.
Au Maroc, un comité interministériel pour la promotion et le
développement du commerce électronique a travaillé sur les
questions liées à la gestion électronique, à
l'administration et à la sécurisation des paiements.
Certains sites privés, tunisiens, marocains et
autres ont prévus un espace de marché. Cet espace est un forum
où l'activité de concentre. Il permet aux entreprises de
présenter leurs produits, leurs recherches de partenariat, etc. La
Mauritanie a également adopté un projet de commerce
électronique dénommé e-Tijara.
Chapitre 3 :
« Le commerce
électronique
En
Algérie »
Chapitre 3 :
« Le commerce
électronique en Algérie »
L'Algérie fait partie des pays
émergents dans l'ère de l'économie du marché. Avec
la libération progressive de son marché, le pays commence
à séduire de plus en plus les investisseurs étrangers
surtout dans le secteur de l'énergie. Mais aujourd'hui les IDE
commencent à s'élargir à d'autres domaines que les
hydrocarbures tels que le tourisme, l'industrie et les
télécommunications. A propos ce dernier point,
télécommunications ou les TIC, le secteur connait une nette
amélioration, depuis 2000 le début de l'ouverture du
marché, ainsi que la création de l'ARPT (autorité de
régulation de la poste et des télécommunications).
Cela n'empêche pas de persister sur le niveau du
« retard algérien » en matière des TIC et
leur introduction dans l'économie. La situation devient urgente. Une
stratégie doit être mise en oeuvre pour intégrer la
société de l'information car aujourd'hui, la nouvelle
économie se construit sur les NTIC. Le passage à
l'économie de l'information et au commerce électronique
constituera un vrai moteur de relance pour l'économie algérienne
et permettra aux entreprises de s'introduire dans la jungle internationale.
Dans ce chapitre, nous avons conçu de
procéder comme suit :
En premier lieu nous illustrons la situation
économique en Algérie .En suite nous montrerons
l'intérêt du passage au commerce électronique et ses
répercutions sur l'économie nationale.
Après nous feront le point sur la situation des
télécommunications, et plus particulièrement de l'Internet
et son taux de pénétration chez les particuliers et dans les
entreprises en donnant quelques statistiques.
Puis on évoquera les obstacles au
développement du commerce électronique et on fera le diagnostic
sur l'état des lieus du système bancaire et les insuffisances en
matière de modes de paiement et la sécurité des
transactions numériques ainsi que la protection de l'information
personnelle ;
En fin nous citerons quelques actions que devront
entreprendre l'Etat et les entreprises pour lancer le commerce
électronique en Algérie.
3.1 La situation économique et
financière de l'Algérie :
3.1.1 Les principaux secteurs économiques :
On présente souvent l'Algérie comme un pays
pétrolier. Il est vrai que les hydrocarbures y tiennent une place
importante : 34 % du PIB. Il ne s'agit pas seulement de
pétrole et de gaz, mais également de produits présentant
une valeur ajoutée, tant sur le plan industriel que sur le plan
commercial (GPL, hydrocarbures gazeux, produits raffinés...). Dans le
secteur des hydrocarbures, depuis longtemps ouvert à la
compétition, les investissements sont d'ores et déjà
très significatifs.
Les services constituent le
deuxième poste de la production intérieure brute, avec 24 %.
Le commerce en représente un peu plus de la
moitié. Les importations se montent
à quelque 25 milliards de dollars par an, pour 40 milliards de
dollars d'exportations, dont seulement 900 millions ne concernent pas les
hydrocarbures (2003)*.
Figure 4 : la structure de
l'économie algérienne (hors hydrocarbures).

Source : ONS ; 2003
*l'ONS : Office national des
statistiques ; 2003.
Le troisième poste est le secteur agricole, qui
profite lui aussi beaucoup de la libéralisation.
Une autre image d'Epinal fait de l'Algérie un
pays d'industrie lourde. Or c'est sans doute le secteur qui a connu le plus de
désinvestissements avec le plan d'ajustement structurel et les
réformes. Cela ne doit pas cacher que certains secteurs et
filières industriels ont réalisé des progrès
très intéressants : chimie, pharmacie, matériaux de
construction, mines et carrières, industries agroalimentaires sont des
filières en expansion, où le rôle du secteur privé
est considérable.
Le BTP, enfin, représente 10 % du PIB.
L'Algérie est un pays immense, qui a besoin de voies de communication
routières et ferroviaires, de barrages, d'infrastructures de
communication, de logements. Globalement, les parts
respectives du secteur public et du secteur privé sont
équivalentes en termes de valeur ajoutée.
3.1.2 Le rôle de l'Etat
:
L'Etat est en train de revoir à
la baisse son rôle d'opérateur économique, pour se
concentrer sur ses missions régaliennes et son rôle de
régulation. Son budget, qui représente 28 % du PIB, est
très largement alimenté par la fiscalité
pétrolière. Il faut préciser que l'Etat consacre 28 %
de son budget (d'un montant total de 7 milliards de dollars) à des
dépenses d'équipement, soit un montant comparable au plan de
relance qu'on évoquera tout à l'heure. L'Etat emploie
1,5 million d'individus, sur une population active de 7,5 millions de
personnes. Sur le plan social, c'est donc dans un souci permanent de
concertation avec les organisations syndicales et la société
civile que l'Etat essaie de faire avancer les réformes.
Au plan économique, six banques à
capitaux publics concentrent 95 % de l'activité bancaire. Les
ressources collectées proviennent à 51 % du secteur
privé.
3.1.3 Quelques indicateurs
macro-économiques :
Notre balance commerciale est excédentaire depuis
plusieurs années. Les réserves de change n'ont jamais
été si importantes (50 milliards de dollars), la structure de
l'endettement s'est beaucoup améliorée, le solde du Trésor
à la Banque d'Algérie est extrêmement positif, l'inflation
est limitée à 3 % (2001)*.
En revanche, la situation est préoccupante par
rapport à la faiblesse des investissements et l'importance du taux de
chômage (que nous estimons entre 27 et 29 %, pour une moyenne de
14 % dans les pays arabes, 2001). Des tensions intolérables
viennent perturber la vie des citoyens en matière d'habitat, d'eau et de
moyens de communication.
Les indicateurs macro-financiers sont
donc exceptionnels. Le gouvernement souhaite en profiter pour se donner
les moyens d'un plan de soutien à la relance, en attendant que les
acteurs privés prennent le relais.
3.1.4 Le plan de soutien à la relance
économique :
Ce plan ne constitue pas un retour à la
planification ou au dirigisme économique et ne doit pas être
confondu avec le budget de l'Etat, même s'il est d'un montant
équivalent, de l'ordre de 7 milliards de dollars ; il se
présente en réalité comme un complément au budget.
Ce programme est d'abord orienté sur les infrastructures,
dont on pense qu'elles permettront d'attirer les investissements nationaux et
étrangers. Il s'agit aussi de stimuler la demande et de réduire
le taux de chômage. Il vise également à instaurer un
meilleur climat social, davantage propice à un développement
économique harmonieux.
Les 7 milliards de dollars se
répartissent de la manière suivante :
ü
20 % pour le développement local ;
ü
40 % pour le renforcement des services publics ;
ü 18 % pour le développement des
ressources humaines ;
ü
18 % pour l'appui aux réformes (notamment l'amélioration du
bilan des banques nationales pour les rendre éligibles aux
partenariats).
*Banque d'Algérie, rapport annuel, 2001.
3.1.5 Les réformes économiques en
Algérie
Les réformes ont débuté en
1988, année qui fut marquée par la chute des prix du
pétrole, donc le tarissement de la rente qui finançait les
besoins sociaux depuis trente ans, a conduit les pouvoirs publics à
prendre conscience de la nécessité de ces réformes.
La réforme porte également sur la transformation du
mode de régulation de l'économie. Autrefois totalement
régulée par l'Etat, l'économie a entamé une
libéralisation progressive à travers une série de textes
concernant le marché des biens et de services, les marchés
monétaires et financiers ou les relations de travail. Nous sommes ainsi
passés en quelques années d'un modèle dirigiste,
essentiellement d'Etat, à un modèle d'économie de
marché.
Aujourd'hui, l'économie algérienne
est ouverte. Le droit algérien offre des incitations nettes afin
d'attirer les investisseurs étrangers. La volonté du gouvernement
de consacrer l'économie de marché s'est traduite, il y a deux
ans, par la création du ministère de la participation et des
Réformes. En juillet et août 2001 ont été
présentés une série de textes relatifs à la
privatisation et à l'administration du secteur public et aux
investissements. Depuis quelques années l'Algérie est donc
dotée d'une législation beaucoup plus favorable aux investisseurs
nationaux et étrangers.
D'autres réformes sont en cours :
réforme de la justice, réforme de l'Etat. Des commissions
d'experts ont été mises en place, à la demande du
président de la République, et ont pour la plupart rendu leurs
conclusions. Réforme économique et réforme
institutionnelle se poursuivent donc.
3.1.6 La modernisation du secteur public :
Le secteur public algérien se définit comme
l'ensemble des |