|

UNIVERSITÉ PARIS 8
2 rue de la liberté Saint-Denis Cedex
UFR 8 -- Département des Sciences de l'Éducation
et Formation Spécialité « Éducation tout au
long de la vie » Laboratoire EXPÉRICE
Analyse des Pratiques Médicales Traditionnelles
relatives à une Maladie infantile communément appelée
« Djoke » à partir du discours des Guérisseurs
traditionnels haïtiens.
Mémoire soutenu au Département des Sciences de
l'Éducation en vue de l'obtention du grade de Master 2 «
Éducation tout au long de la vie » le mardi 27 mai 2008
Par : Obrillant DAMUS
Membres du Jury :
Directrice du mémoire . ·
Madame Dan Ferrand-Bechmann, Professeur à
l'Université Paris 8, Présidente de l'Association
Française de Sociologie (AFS)
Lectrice critique . ·
Madame Hélène Bézille, HD R, Maître de
Conférences à l'Université de Paris 8
Année universitaire 2007-2008

Obrillant DAM US 2
UNIVERSITÉ PARIS 8
2 rue de la liberté Saint-Denis Cedex
UFR 8 -- Département des Sciences de l'Éducation
et Formation Spécialité « Éducation tout au
long de la vie » Laboratoire EXPÉRICE
Analyse des Pratiques Médicales Traditionnelles
relatives à une Maladie infantile communément appelée
« Djoke » à partir du discours des Guérisseurs
traditionnels haïtiens.
Mémoire soutenu au Département des Sciences de
l'Éducation en vue de l'obtention du grade de Master 2 «
Éducation tout au long de la vie » le mardi 27 mai 2008
Par : Obrillant DAMUS
Membres du Jury :
Directrice du mémoire . ·
Madame Dan Ferrand-Bechmann, Professeur à
l'Université Paris 8, Présidente de l'Association
Française de Sociologie (AFS)
Lectrice critique . ·
Madame Hélène Bézille, HDR, Maître de
Conférences à l'Université de Paris 8
Année universitaire 2007-2008
Mémoire de Master 2, mai 2008
Obrillant DAM US 3
Avant-propos
Mes remerciements sont adressés d'abord à madame
Dan Ferrand-Bechmann, professeur à l'Université de Paris 8 et
présidente de l'Association Française de Sociologie AFS, qui, de
son plein gré, a accepté de me suivre suite à l'accord de
ma première tutrice, madame Hélène Bezille, Maître
de Conférence en Sciences de l'éducation. Le 17 décembre
2007 madame Dan Ferrand-Bechmann m'a fait une lettre de recommandation pour me
permettre d'obtenir auprès d'Egide un billet aller-retour, ce qui m'a
permis de compléter mes données sur les pratiques
médicales traditionnelles en février 2008 en Haïti.
Quoiqu'elle ait beaucoup de chats à fouetter, madame Dan
Ferrand-Bechmann, s'est toujours intéressée à mon travail,
comme en témoignent les nombreux entretiens pédagogiques que nous
avons eus tant à son domicile qu'à la Faculté, et les
échanges constants de mails. Je la considère à juste titre
comme une mère intellectuelle non seulement pour son orientation
théorico-méthodologique dont je bénéficie mais
aussi pour la grande compréhension dont elle fait preuve à mon
égard. La confiance qu'elle a en moi sert de carburant à ma
machine vivante (mon cerveau) et me permet d'être constamment
motivé nonobstant les « situations difficiles » auxquelles je
fais face. Son soutien moral me permet, par ailleurs, de faire l'illusion
d'être « chez moi », alors que je suis bien « ailleurs
». La confusion de « chez soi » avec tout ce qu'il a comme
ressources affectives, avec l' « ailleurs » qui nous coupe de ces
ressources, est le moteur qui fait fonctionner notre machine d'adaptation sans
laquelle il est impossible de se comprendre soi-même pour se faire
comprendre de l'autre.
Je remercie ensuite le professeur Philippe Amiel, directeur de
l'unité de recherche en sciences humaines et sociales de l'Institut de
Cancérologie Gustave-Roussy pour avoir soutenu ma candidature pour
l'obtention du prix de master 2 du cancéropôle Île-de
--France et d'une bourse de doctorat. Par ailleurs, les nombreuses
séances du séminaire « cancer et société
» qu'il dirige à l'Université René Descartes
contribuent largement à enrichir ma compréhension de ce
phénomène sans confins qu'est le cancer. Je remercie monsieur le
professeur François Sigaux, directeur scientifique du
cancéropôle Île-de-France, qui m'a remis le 12 juin à
Paris 5 le prix du master 2 en Sciences Humaines et Sociales en présence
de ma directrice de recherche, madame Dan Ferrand-Bechmann.
Mémoire de Master 2, mai 2008
Obrillant DAM US 4
Mes remerciements vont également à madame
Hélène Bezille qui a pris ma direction auparavant. Le vendredi 9
novembre 2007 nous avons eu un échange pédagogique très
riche sur l'orientation méthodologique et théorique du travail.
Je lui ai fait parvenir le lundi 12 novembre un courrier où j 'ai
produit une réflexion sur les approches
hypothéticodéductive et inductive, mail auquel elle m'a fait une
réponse très satisfaisante quelques jours plus tard.
Je ne saurais ne pas remercier mes parents, monsieur Marcel
DAMUS et madame Velourde DAM US pour la noble décision qu'elle avait
prise en m'envoyant à l'école, ce qui fait de moi ce que je suis
aujourd'hui et ce que je serai demain, alors qu'ils vivent dans une
communauté où ils n'étaient pas contraints à le
faire. Je remercie mes soeurs, Marlène et Nadia pour le rôle de
substitut maternel qu'elles savaient jouer en ma faveur durant tout le temps
où nous cohabitions, tant à Petit-Goave qu'à
Port-au-prince. Madame Marie-France Pla, directrice adjointe de la
Résidence Lucien Paye (Cité internationale universitaire de
Paris) est digne de mes sincères remerciements pour sa sympathie. Elle
contribue à la réussite du mémoire étant
donné qu'elle m'autorise toujours à imprimer mes fichiers dans
son bureau, quitte à ce que je la dérange assez souvent. Je
remercie mademoiselle Farah Allard qui m'accompagne toujours sur le terrain.
Elle a joué un rôle important dans la démarche pour la
collecte des premières données sur les pratiques des
guérisseurs en septembre 2007.
Parmi les filles qui ont apporté leur contribution
à ce travail, il convient de citer : Rejeanne Douyon qui a pris des
photos de guérisseuses, Marie Claudette Gabriel et Rose-Darline
Exumé, Akila Aitouazzou, Ruth Gourdet...
In fine, je remercie madame Josiane Broche-Jarrin de
l'Université des Antilles et de la Guyane UAG (Pôle de la
Martinique) qui a pris la direction de mon mémoire de maîtrise et
dont je ne cesse de bénéficier les encouragements, lesquels me
permettent d'être vainqueur du désespoir.
Mémoire de Master 2, mai 2008
Obrillant DAM US 5
Épigraphe
Les méthodes sont les habitudes de l'esprit et les
économies de la mémoire.
Rivarol, 1960, Pensées et Maximes, Editions André
Silvaire, Paris, p. 49
L'artisan intellectuel est celui qui sait maîtriser
et personnaliser les instruments que sont la méthode et la
théorie, dans un projet concret de recherche. Il est à la fois :
homme de terrain, méthodologue et théoricien, et refuse de se
laisser dominer ni par le terrain, ni par la méthode ni par la
théorie. Car se laisser dominer, « c'est être
empêché de travailler, c'est-àdire de découvrir un
nouveau rouage dans la machine du monde ».
Jean Claude Kauffmann, 1996, L'entretien compréhensif,
Editions Nathan, Paris, P. 12
Et quoi qu'on dise dans la vie scientifique, les
problèmes ne se posent pas d'eux-mêmes. C'est
précisément le sens du problème qui donne la marque du
véritable esprit scientifique. Pour un esprit scientifique, toute
connaissance est une réponse à une question. S'il n'y a pas de
question il ne peut y avoir de connaissance scientifique. Rien ne va de soi.
Rien n'est donné. Tout est construit. (BACH ELARD Gaston, 1970, p.
14)
Cami nante, son tus huellas el camino y nada más;
cami nante no hay cami no, se hace camino al andar. Al andar se hace camino y
al volver la vista atrás se ve la senda que nunca se ha de volver a
pisar. Caminante, no hay camino, sino estelas en la mar.
Antonio MACHADO dans son poème Chant XX1X Provierbos y
cantares, campos de castilla, 1917
Marcheur, ce sont tes traces ce chemin, et rien de plus;
marcheur, il n'y a pas de chemin, le chemin se construit en marchant. En
marchant se construit le chemin, et en regardant en arrière on voit la
sente que jamais on foulera à nouveau. Marcheur il n'y a pas de chemin,
seulement des sillages sur la mer.
Mémoire de Master 2, mai 2008
Obrillant DAM US 6
L'utilité principale des hypothèses est de
diriger la recherche. Les hypothèses nous désignent l'information
à tirer des documents, les questions à poser aux informateurs,
les phénomènes à observer, les faits à
sélectionner. Sans hypothèses, les données
s'écoulent entre les doigts du chercheur, celui-ci est
désorienté au milieu de la multitude des faits qu'il ne sait ni
organiser ni choisir. Il se comporte à la manière du touriste qui
veut visiter une ville, mais ne dispose ni de carte, ni de guide, ne
connaît ni la langue locale, ni la liste des curiosités et des
monuments artistiques.
C R. REZSOHAZY, 1971, Théorie et critique des faits
sociaux, La renaissance du livre, Bruxelles, P. 71
· . .il n'y a pas de découverte sans
volonté de découvrir : le chercheur doit donc, chaque jour,
cultiver son envie de savoir, ne pas dépouiller le matériau comme
une tâche ennuyeuse et passive, mais avec curiosité et
passion.
Tous les sujets sont possibles : n'importe quel aspect de
la société, qu'il soit banal, insignifiant, étrange,
mystique ou politisé, peut donner lieu à une investigation
sociologique. Un sujet en apparence mauvais peut déboucher sur une bonne
recherche.
Jean Claude Kauffman (op. cit. p. 33)
Les faits ne pénètrent pas dans le monde
où vivent nos croyances, ils n'ont pas fait naître celles-ci, ils
ne les détruisent pas ; ils peuvent leur indiquer les plus constants
démentis sans les affaiblir ; et une avalanche de malheurs ou de
maladies se succédant sans interruption dans une famille ne la fera pas
douter de la bonté de son dieu ou du talent de son médecin
». La croyance ne se questionne pas. Il lui faut à tout prix
persévérer dans son non-être de pensée. ».
Jean Jacques LEPENNEC, Croyances en la guérison, neuropsychiatrie, p. 35
in : « Médecine(s) et croyance (es), A quels soins se vouer ?
Recherche-Pratiques professionnelles, association de sociologie de la
santé, éditions de la Maison des Sciences de l'homme
D'acquitaine, Juin, 1996, No 14 ».
Mémoire de Master 2, mai 2008
Obrillant DAM US 7
(...). Après tout, il y a de nombreux exemples qui
prouvent qu'une certaine indifférence axiologique est propice à
la réussite scientifique : l'impertinence, l'audace, le non- conformisme
sont sans doute plus efficaces pour un chercheur que les sentiments
moraux.
Jean-Michel Besnier in, HORS-SERIE SCIENCES ET AVENIR, les
valeurs de la science, octobre/novembre 2005, no 114, p. 12
Mémoire de Master 2, mai 2008
Obrillant DAM US 8
|