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L'enfant consommateur est-il une proie facile ?

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par Marion Moreau
INSEEC Paris - Master 2008
  

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A. L'évolution du statut de l'enfant dans l'histoire en France.

Le moyen âge : l'enfant abject et sans intérêt.

On peut effectivement distinguer 3 époques très différentes.

A cette époque la mortalité infantile était très importante. En effet, les enfants ne pouvant communiquer et décrire ce qu'ils ressentaient, les médecins ne cherchaient pas à les soigner. De cette façon les parents ne cherchaient pas à avoir des sentiments pour les nourrissons qui avaient une chance de survie très faible.

Il faut aussi préciser qu'à cette époque l'enfance ne durait que peu d'années. En fait elle s'arrêtait à partir du moment où l'enfant était capable de travailler. La vie d'adulte à tous les niveaux (consommation, jeux, discussions...) commençait donc à partir de sept ans.

La mise en nourrice

L'enfant était à certaines périodes éloigné très tôt et pour longtemps du foyer familial. En 1780, sur 21000 enfants nés à Paris 1000 enfants seulement étaient allaités par leur mère, 1000 allaités par une nourrice à domicile et 19000 envoyés en nourrice dès la naissance (dont 2 à 3000 dans des banlieues proche, et les autres dans des régions éloignées). Certaines nourrices étaient en relation directe avec la famille mais parfois des messagères « recommanderesses » faisaient l'intermédiaire : les parents ne savaient alors pas chez qui résidaient leur enfant et la nourrice ne connaissait pas le nom de la famille. La durée moyenne de la mise en nourrice était de 4 ans, même si le sevrage s'effectuait au bout de 15 à 20 mois.

Dans les villes, les familles aisées recouraient tout autant à la mise en nourrice que les familles modestes. Cependant, dans ce dernier cas, les nourrices, faiblement payées, s'occupaient sans grand soins des enfants : ils étaient nourris avec ce que l'on trouvait (des restes de bouillis), emmaillotés de la tête aux pieds et parfois pendus à un clou au mur pendant des heures. On utilisait souvent des narcotiques ou de l'eau de vie pour les calmer. Les enfants souffraient très fréquemment de malnutrition, de manque d'hygiène sans compter le manque de tendresse. La mortalité infantile était alors importante : pour 1000 enfants nés à la moitié du 18ème siècle, il est estimé que 720 passaient leur première année (on pense que 5% à 15% des enfants décédaient déjà durant le trajet qui les menait vers leur nourrice) et 574 atteignaient leur cinquième année. Dans certaines communes, les parents étaient systématiquement absents lors de l'enterrement de leur enfant de mois de 5 ans.

Source : Elizabeth Badinter, L'amour en plus, 1980

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"Je ne pense pas qu'un écrivain puisse avoir de profondes assises s'il n'a pas ressenti avec amertume les injustices de la société ou il vit"   Thomas Lanier dit Tennessie Williams