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contrôle interne

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par
IAE Valenciennes - Master 2007
  

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    Introduction

    Le scandale financier d'Enron, annoncée en 2001, et celui de nombreuses autres sociétés américaines (exemple : WorldCom) ou européennes (tel Parmalat ou Vivendi), ont conduit à l'exigence d'une plus grande transparence, vis-à-vis des tiers, sur l'information financière des entreprises.

    Après les Etats Unis et le désormais célèbre "Sarbanes Oxley Act" du 30 juillet 2002, le contrôle interne revient aussi en France sur le devant de la scène par la loi le 1er août 2003 avec la loi de Sécurité Financière.

    Ainsi, la loi Sarbanes-Oxley (SOX) traite du contrôle interne destiné à encadrer la publication des comptes annuels et de l'engagement du Directeur Général à établir une structure de contrôle interne appropriée. Cette loi impose notamment, à toutes les sociétés cotées à la Bourse de New-York, l'application de la section 302, relative à la certification personnelle des comptes par les dirigeants, et également la section 404, qui introduit un concept fort et novateur : celui de l'évaluation annuelle par le management de l'efficacité du dispositif de contrôle interne.

    En France, la loi de sécurité financière (LSF) n°2003-706 du 1 août 2003 va entraîner la nécessité pour les dirigeants d'entreprise d'avoir un regard nouveau sur le contrôle interne. Le président de toute société anonyme (à conseil d'administration ou à conseil de surveillance), cotée ou non cotée, doit, en effet, dès les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2003, présenter un rapport joint au rapport de gestion sur les conditions de préparation et d'organisation des travaux du conseil ainsi que des procédures de contrôle interne mises en place par la société.

    Deux grands objectifs communs caractérisent ces textes :

    Détecter plus tôt les risques encourus par les actionnaires,

    Et prévenir les comportements frauduleux des dirigeants, par des obligations de communication plus explicites et des peines encourues nouvelles et aggravées.

    Ainsi, le contrôle interne est devenu aujourd'hui pour les entreprises un investissement en rationalisation et en renforcement de l'efficacité qui permettra à l'entreprise à terme de devenir de plus en plus rentable. L'objectif étant de mesurer et d'optimiser des performances dans un environnement sécurisé et en conformité avec les lois et règlements. Et de veiller à s'assurer que les dispositifs mis en place répondent à la stratégie menée par l'entreprise.

    Cependant, l'affaire Kerviel et le détournement de somme pharaonique de la Société Générale début 2008, ont déferlé la chronique du monde entier, et surpris l'ensemble de la classe dirigeante, politique et sociale. En effet, tous se posait la même question, comment un seul homme a-t-il pu perdre la somme de 5 milliards d'euros, soit la plus grande perte jamais constaté dans l'histoire bancaire, et mettant l'une des plus grandes banques françaises au bord de l'abîme, et ce malgré les contrôles intenses de l'entreprise.

    1. Rappel sur LSF

    La loi de sécurité financière (LSF), aussi appelée Loi Mer du nom du Ministre des Finances en poste Francis Mer, a été adoptée par le Parlement français le 17 juillet 2003 afin de renforcer les dispositions légales en matière de gouvernance d'entreprise. La LSF est parue au JO n° 177 du 2 août 2003 (n° 2003-706 du 1er août 2003).

    Cette nouvelle loi a pour objectif d'améliorer la protection des épargnants et investisseurs. Elle crée de nouvelles obligations d'information pour les entreprises en matière de gouvernement d'entreprise et de contrôle interne. Le président de toute société anonyme doit, chaque année, rendre compte aux actionnaires, dans un rapport, des conditions de préparation et d'organisation des travaux du conseil ainsi que des procédures de contrôle interne mises en place par la société.

    Ces dispositions sont applicables :

    Pour tous les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2003

    Pour toutes les SA et toutes les sociétés faisant APE (Appel Public à l'Epargne), tant au niveau individuel qu'au niveau consolidé (incluant les filiales consolidées, françaises ou étrangères, quelque soit leur forme juridique)

    Comme la loi américaine Sarbane-Oxley, la loi de sécurité financière repose principalement sur :

    Une responsabilité accrue des dirigeants

    Un renforcement du contrôle interne

    Une réduction des sources de conflits d'intérêt

    Le texte de loi ne précise pas le contenu du rapport du Président ou des informations à publier. Les articles 117, 120 & 122 impliquent que le Président du Conseil devra s'appuyer sur une évaluation formelle du dispositif de contrôle interne en place pour émettre son rapport.

    L'évaluation formelle du dispositif mit en place dans l'entreprise doit être effectuée afin de confirmer :

    · l'exhaustivité de la couverture des risques

    · l'adéquation du dispositif de contrôle au regard des risques

    · la qualité du fonctionnement de ce dispositif

    Après ce bref récapitulatif concernant le cadre général du contrôle interne en France avec la loi LSF, nous avons pu constater que par un souci de transparence et de fiabilité des informations, la loi de sécurité financière créé de nouvelles formalités et alourdit le fonctionnement des sociétés anonymes.

    Dans son rapport 2004 sur la gouvernement d'entreprise et le contrôle interne, l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) note « qu'à la différence de la gouvernance d'entreprise, qui bénéficie désormais standards de place auxquels les émetteurs peuvent se comparer, l'absence d'un référentiel unanimement admis sur le contrôle interne en rend la description plus difficile et peut constituer un frein si l'on souhaite parvenir à terme à une évaluation de l'adéquation et de l'efficacité des systèmes ».

    Et c'est sur cette absence de référentiel constaté également au sein de nombreuses entreprises et notamment au sein de la DTIN, que nous allons tenter d'expliquer les principes, la procédure et l'enjeu de la mise en place du contrôle interne.

    Nous allons donc à travers cette deuxième partie, tenter d'expliquer les différents principes qui régissent le contrôle interne que doivent établir aujourd'hui les sociétés.

    2. Définition et objectifs du contrôle interne

    Définition : le contrôle interne désigne le système global de contrôles qui s'exercent au sein de l'établissement, visant à assurer une bonne application de la réglementation et des procédures comptables et financières.

    Le contrôle interne est un dispositif permanent, mis en oeuvre par les responsables d'une organisation, pour s'assurer que ses activités sont convenablement maîtrisées à tous les niveaux, en vue de lui permettre d'atteindre ses objectifs.

    Le contrôle interne permet ainsi de s'assurer que les décisions sont prises sur une base d'informations contrôlées, pertinentes et communiquées dans les meilleurs délais.

    La mise en oeuvre du contrôle interne doit être assurée par l'ensemble du personnel de l'entreprise, et exercée à tous les niveaux de décisions en s'adaptant à la nature des responsables : cadre, maîtrise, exécution.

    Objectifs : Le contrôle interne est un acte inhérent à tout acte de management, et constitue un préalable indispensable à la maîtrise et au développement d'une action ou d'un projet.

    De ce fait, il doit permettre de garantir que :

    -Les opérations sont réalisées et sécurisées,

    -Les procédures - facilitent l'atteinte des objectifs,

    - assurent la protection du patrimoine,

    - assurent l'optimisation des performances et de la rentabilité.

    -En matière comptable, les principaux objectifs du contrôle interne sont de s'assurer de :

    - l'exhaustivité : toutes les opérations sont enregistrées ;

    - la réalité : chaque opération enregistrée est réelle (correspond à un événement) ;

    - l'exactitude : toutes les factures sont conformes aux commandes, contrats... ;

    - l'évaluation : toutes les provisions, les charges à payer et les produits à recevoir sont correctement évalués ;

    - la comptabilisation : toutes les opérations sont correctement enregistrées en comptabilité (bons comptes) et sur la bonne période (principe du cut off);

    - la séparation des fonctions : séparation des tâches en identifiant les personnes qui effectuent des fonctions de traitement, de contrôle, d'autorisation de sauvegarde ;

    - la protection des actifs : tous les actifs sont en sécurité (sauvegarde du patrimoine) ;

    - la maîtrise des coûts : tous les coûts sont correctement maîtrisés.

    Les conséquences d'une insuffisance de contrôle interne peuvent s'avérer préjudiciables au bon fonctionnement d'une activité.

    Le contrôle interne regroupe les dispositions prises en matière d'organisation, de règles de comportement et de fonctionnement, de procédures, de reporting et de modalités de pilotage et de contrôle de chacune des activités de l'entreprise.

    Chaque entité est responsable de la définition et de la mise en oeuvre des dispositifs du contrôle interne adaptés à la nature de ses activités et à la réalisation de ses objectifs.

    3. Les risques liés au contrôle interne

    Toutes les entreprises sont confrontées à des risques inhérents aux affaires. Il convient :

    - de déterminer le niveau de risque acceptable, applicable dans le cadre d'une gestion prudente et s'obliger à le maintenir

    - d'évaluer les risques, c'est-à-dire d'identifier et d'analyser les facteurs susceptibles d'affecter la réalisation des objectifs.

    La non atteinte des objectifs peut induire la nature des risques suivants:

    - Des risques exogènes : liés à l'environnement externe et qui modifient le contexte de l'entreprise.

    - Des risques endogènes : liés à l'environnement interne et qui affecte la santé de l'entreprise.

    - Des risques stratégiques : investir dans un projet, dans une filiale, sur un marché qui n'apportent pas les bénéfices escomptés.

    - Des risques opérationnels : ne pas maîtriser les techniques industrielles d'une Activité, ne pas maîtriser la sécurité.

    - Des risques patrimoniaux : ne pas préserver le patrimoine humain et physique de l'entreprise et ne pas assurer son renouvellement.

    - Des risques liés à la fiabilité de l'information opérationnelle, économique et financière : élaborer des états financiers erronés, s'appuyer sur des bases non fiables pour décider.

    - Des risques juridiques

    4. Les principes du contrôle interne

    Le contrôle interne repose essentiellement sur la prévention.

    C'est l'affaire de tous, tous les jours.

    Les principes d'un contrôle interne performant sont :

    Premier principe : l'existence de procédures formalisées

    L'application de ce principe suppose:

    Des fiches de poste

    Un référentiel de procédures

    Deuxième principe : la séparation des fonctions

    Certaines fonctions ne peuvent pas être tenues par une seule et même personne. Les fonctions incompatibles entre elles sont:

    L'ordonnancement

    La détention de biens et de valeurs

    L'accès à l'enregistrement comptable

    Le contrôle

    L'accès à la programmation informatique

    Troisième principe : les recoupements d'information

    Un bon contrôle interne doit permettre la comparaison d'informations émanant de sources différentes. Ce principe s'affirme pleinement au sein d'une structure transverse.

    Quatrième principe : des contrôles matérialisés

    Une information fiable doit être vérifiable et opposable; il s'avère donc indispensable de matérialiser le contrôle effectué pour en garantir la valeur probante.

    Cinquième principe : des procédures efficientes

    Elles doivent être adaptées au risque encouru si elles n'étaient pas appliquées.

    Sixième principe : l'efficacité du contrôle interne

    Cette efficacité repose avant tout sur la compétence et l'intégrité du personnel.

    Septième principe : les niveaux de contrôle

    A cet égard, on retrouve ici un maillon du cercle vertueux bien connu dans le management de la sécurité.

    Contrôle de niveau 2 :

    Le contrôle de niveau 1 a-t-il bien été effectué ? (Réalité et pertinence)

    Contrôle de niveau 1 :

    Contrôle de l'application des procédures (détection d'anomalies)

    Auto-contrôle :

    Contrôle effectué par l'opérateur

    Ø Auto-contrôle :

    Chaque agent est responsable des opérations, des tâches décrites sur sa fiche de poste, des missions qui lui sont confiées et les procédures prévues doivent être respectées.

    C'est pourquoi, au cours de son travail quotidien, il doit effectuer des actions d'autocontrôle pour son propre compte.

    Il porte notamment sur :

    -La validité des informations

    -La présence des pièces justificatives

    -La cohérence des informations

    -La saisie

    -L'analyse et le traitement des anomalies détectées par le système informatique

    -La conformité avec la réglementation

    Ø Contrôle de niveau 1 :

    L'organisation du contrôle interne doit être vérifiée périodiquement. Mis en place et effectué par le supérieur hiérarchique N+1. Il permet de maîtriser, en permanence, la qualité des diverses opérations passées et de s'assurer du respect des procédures et de la réglementation.

    Ces mesures doivent :

    - permettre d'obtenir un contrôle des processus ;

    - assurer la traçabilité des opérations effectuées.

    En cas de détection d'anomalies dans l'application de la réglementation, un courrier sera adressé par la voie hiérarchique au Responsable de l'Agent.

    En bas de ce document, figurent deux informations de traçabilité, à savoir :

    - l'information : date

    - l'information : nom de la personne ayant réalisé le contrôle

    Ces fiches de contrôles seront classées par année. Elles seront archivées pour une durée de 5 ans, et tenues à disposition de l'autorité habilitée, à savoir :

    - le directeur d'établissement (ou le responsable RH par délégation)

    - les auditeurs régionaux et nationaux dans le cadre des audits.

    Ø Contrôle de niveau 2 :

    Mis en place et effectué par le hiérarchique N+2, le contrôle de niveau 2 est exercé ponctuellement avec pour objectifs de :

    - s'assurer que les dispositifs du contrôle de niveau N+1 sont efficaces ;

    - mettre en oeuvre rapidement des actions correctives en cas de détection de dysfonctionnement ;

    - permettre un ajustement des niveaux de responsabilités dès que les besoins

    Les contrôles de niveau 1 et 2 doivent faire l'objet d'une procédure écrite qui détaille leurs différents dispositifs.

    Huitième principe : des procédures pérennes

    Des procédures pérennes permettent d'assurer le principe comptable de permanence des méthodes, ce qui ne doit pas exclure une mise à jour permanente des procédures.

    Neuvième principe : l'application des procédures

    Les procédures de contrôle interne n'ont d'intérêt que si elles sont réellement appliquées, d'où la nécessité de réaliser des audits et d'assurer un suivi des actions menées.






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"La première panacée d'une nation mal gouvernée est l'inflation monétaire, la seconde, c'est la guerre. Tous deux apportent une prospérité temporaire, tous deux apportent une ruine permanente. Mais tous deux sont le refuge des opportunistes politiques et économiques"   Hemingway