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Les déterminants de la structure du capital des firmes: Revue de la littérature théorique


par Ahlem YAAKOUBI et Olfa RIAHI
Institut Supérieur de Comptabilité et d'Administration des Entreprises Manouba - Tunisie - Maà®trise en Sciences de Gestion 2007
Dans la categorie: Economie et Finance
   
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Section II : La littérature empirique

Suite à la présentation des bases théoriques sur lesquelles s'appuient la structure de capital des entreprises, nous tentons, dans cette seconde partie, de mettre en évidence l'existence de certaines variables explicatives du niveau d'endettement ainsi que les relations et les prédictions présumées dans la première partie.

II.1. La variable endettement :

Nous remarquons une diversité de variables qui mesurent le niveau d'endettement de l'entreprise. Des mesures comme le ratio d'endettement total a été retenu par plusieurs auteurs (Freind et Lang 1988 et Hovakimian 2005).

D'autres ont utilisé le ratio d'endettement à moyen et long terme (Mackie-Mason 1990, Shyam-Sunder et Myers 1999 et Adedeji 2001) ce ratio et mesuré comme suit :

Dettes financières à long terme =

Le ratio d'endettement à court terme a été aussi utilisé par Titman et Wessels (1988) ce ratio est mesuré comme suit :

Dettes financières à court terme =

Rajan et Zingales (1995) arguent que le ratio d'endettement qui inclut les dettes totales ne constitue pas un bon indicateur, notamment pour mettre en exergue le risque de faillite de l'entreprise.

Plusieurs auteurs utilisent la valeur marchande des dettes tels que Taggart (1977) et Marsh (1982) et Titman et Wessels (1988). Flannery et Rangan (2004), Hovakimian et al (2001), Hovakimian (2003), Fama et French (2002) et Welch (2004).

Tableau 4 : Tableau explicatif des variables dépendants :

Variables dépendantes

Mesures

Auteurs de références

Ratios d'endettement (valeur comptable)

 

Flannery et Rangan (2004)

Ratio d'endettement

(valeur marchande)

 

Taggart (1977) et Marsh (1982) et Titman et Wessels (1988). Flannery et Rangan (2004), Hovakimian et al (2001),Hovakimian (2003), Fama et French (2002) et Welch (2004), Grullon et Kanatas (2001)

Les résultats obtenus par le ratio d'endettement marchand se diffèrent de celles obtenues par le ratio d'endettement comptable.

II.2. Les variables explicatives de l'endettement :

Comme discuté par Titman et Wessels (1988), Harris et Raviv (1991) et Wôhle (2004), le choix des variables explicatives de l'endettement n'est pas facile1. En effet, la diversité des déterminants de l'endettement peut être expliquée par le fait que les auteurs n'ont pas un modèle théorique structurel global pour dériver clairement les variables explicatives de la structure financière.

II.2.1. La taille :

La distinction est faite entre PME et grandes entreprises, le critère adopté est souvent le total du CA, le total du bilan ou le nombre d'employés. Nombreux sont ceux qui supposent (et prouvent empiriquement) que la taille est l'un des facteurs les plus discriminants quant aux choix financiers des différentes entreprises (Bradley et al. 1984; Long & Malitz, 1985; Harris & Raviv, 1991; Rajan & Zingales, 1995).

Plusieurs auteurs ont suggéré que la taille influence positivement les décisions d'endettement. Warner (1977) et Ang et al (1982) soulignent l'existence des économies d'échelle en matière de coûts de faillite inversement proportionnelle à la taille car la diversification des activités réduit la volatilité des cash-flows. Il en découle que les firmes de grande taille doivent être plus endettées. Ferri et Jones (1979) notent que les grandes entreprises qui sont généralement cotées en bourse, ont plus de facilité pour accéder aux marchés des capitaux pour se procurer les ressources financières dont elles ont besoin. La relation positive entre la taille et l'endettement est confirmée dans un certain nombre d'études (Frank et Murray 1999, Booth et al 2001 et Yupana 1999).

Autres mesures de la taille :

- Le logarithme népérien du total actif (SIZE).

- Le logarithme népérien du chiffre d'affaires (SIZECA) utilisé par Ozkan (2002).

- Le logarithme népérien de la valeur boursière de l'entreprise (SIZEMV) utilisé par Barclay et Smith (1995) et par Stohs et Mauer (1996).

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