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Effet de la fertilisation phosphatée sur la nutrition azotée et la productivité d'une culture de blé dur (triticum durum l. var. carioca) (dans la région d'El-Goléa-Ghardaia)

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par Adil MIHOUB
Université de KASDI-MERBAH Ouargla (Algérie) - Ingénieur en sciences agronomiques 2008
Dans la categorie: Sciences
  

Disponible en mode multipage

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

UNIVERSITÉ DE KASDI- MERBAH

OUARGLA

FACULTE DES SCIENCES DE LA NATURE, DE LA VIE, DE LA TERRE, ET DE
L'UNIVERS

DEPARTEMENT DE SCIENCES AGRONOMIQUES

MEMOIRE DE FIN D'ETUDES

Présenté pour l'obtention du diplôme d'ingénieur d'état en sciences
agronomiques

Spécialité : Agronomie Saharienne

Option : Mise en valeur des sols sahariens
Par : Mr. MIHOUB Adil

Thème

Effet de la fertilisation phosphatée sur la

nutrition azotée et la productivité d'une culture

de blé dur (Triticum durum L. Var. Carioca)
(dans la région d'El-Goléa)

Composition du jury :

Président : Dr. CHELOUFI H. Maitre de conférence U. K.M. Ouargla.

Promotrice : Mme. BOUKHALFA N. Maitre assistant U. K.M. Ouargla.

Examinateurs : Mr. DADI BOUHOUN M Maitre assistant U. K.M. Ouargla.

: Melle. OUSTANI M. Maitre assistante U. K.M. Ouargla.

ANNÉE UNIVERSITAIRE : 2008-2009

Avant - propos

Tout d'abord, louange à << Allah >> qui m'a guidé sur le droit chemin tout au long du travail et m'a inspiré les bons pas et les justes réflexes. Sans sa miséricorde, ce travail n'aura pas abouti.

Au terme de ce travail, je tiens à exprimer toute ma reconnaissance et remerciements à Mme DERAOUI N. maître assistante à l'université de Kasdi Merbah - Ouargla, qui a fait preuve d'une grande patience et a été d'un grand apport pour la réalisation de ce travail. Ses conseils, ses orientations ainsi que son soutien moral et scientifique m'ont permis de mener à terme ce projet. Son encadrement était des plus exemplaires. Qu'elle trouve ici, le témoignage d'une profonde gratitude.

Mes remerciements les plus profonds à mon enseignant Mr CHELOUFI H. maitre de conférences à l'université d'Ouargla pour l'honneur qu'il me fait en acceptant de présider le jury.

Je tiens à exprimer mes plus vifs remerciements à : Mr DADI BOUHOUN M. chargé de cours à l'université de Kasdi Merbah - Ouargla pour avoir bien voulu faire partie du Jury. Melle OUSTANI M. chargé de cours à l'université de Kasdi Merbah - Ouargla d'avoir accepté d'examiner mon travail.

Je remercie cordialement tous les collègues du à l'université de Kasdi Merbah - Ouargla. Enfin je remercie tous ceux qui m'ont aidé de prés ou de loin à réaliser ce travail. Je dis Mercie.

Liste des abréviations

F. Fosfactyl

H.S. Hautement significatif.

N.S. Non significatif.

P.M.G. Poids de 1000 grains.

S. Significatif.

S.S.P. Simple super phosphate.

T.H.S. Très hautement significatif.

U.A.N. Urée d'ammono - nitrate.

Liste des tableaux

Tableau

Titre

Page

Tableau I

Teneur en éléments minéraux de quelques plantes (DUTIL, 1973)

11

Tableau II

Exportation de quelques cultures en phosphore (VILAIN, 1997)

13

Tableau III

Classification des cultures selon leur exigence en P (SNOUSSI et
al, 1996)

14

Tableau IV

Données climatiques de la région d'El-Goléa (1996 - 2006)

33

Tableau V

Données climatiques de la région d'El-Goléa (2008 -2009)

34

Tableau VI

Doses et dates d'apport d'azote et le Compound pholate

40

Tableau VII

Caractéristiques physico-chimiques du sol

45

Tableau VIII

Caractéristiques de l'eau d'irrigation

46

Tableau XII

Influence des différentes doses de phosphate sur le nombre de pieds / m² (Fosfactyl)

47

Tableau XIII

Influence des différentes doses de phosphate sur le nombre de pieds par m2 (SSP)

48

Tableau IX

Influence des différentes doses de phosphate sur le nombre de d'épis /épi (Fosfactyl)

50

Tableau X

Influence des différentes doses de phosphate sur le nombre d'épis / épi (SSP)

51

Tableau XI

Influence des différentes doses de phosphate sur le nombre de grains /épi (Fosfactyl)

54

Tableau XII

Influence des différentes doses de phosphate sur le nombre de grains /épi (SSP)

55

Tableau XII

Influence des différentes doses de phosphate sur le poids de 1000 grain (g) (Fosfactyl)

57

Tableau XIV

Influence des différentes doses de phosphate sur le poids de 1000 grain (g) (q/ha) (SSP)

59

Tableau XV

Influence des différentes doses de phosphate sur le rendement en grain (qx/ha) (Fosfactyl)

61

Tableau XVI

Influence des différentes doses de phosphate sur le rendement en grain (qx/ha) (SSP)

62

Tableau XVII

Influence des différentes doses de phosphate sur la production de matière sèche (g/m2) (Fin tallage)

67

Tableau XVIII

Influence des différentes doses de phosphate sur la production de matière sèche (g/m2) (Floraison)

68

Tableau XIX

Influence des différentes doses de phosphate sur la production de matière sèche (g/m2) (Maturité)

69

Tableau XX

Influence des différentes doses de phosphore sur la teneur en azote du blé (% MS) (F)

72

Tableau XXI

Influence des différentes doses de phosphore sur la teneur en azote du blé (% MS) (SSP)

73

Tableau XXII

Influence des différentes doses de phosphore sur l'exportation en azote (kg/ha) du blé (F)

74

Tableau XXIV

Influence des différentes doses de phosphore sur l'exportation en azote (kg/ha) du blé (SSP)

74

Liste des figures

Figure

Titre

Page

Figure 1

Cycle de développement du blé (HENRY et DE BUYSER, 2000)

10

Figure 2

Les formes du phosphore dans le sol (GROS, 1979)

18

Figure 3

Effet du pH de la solution du sol sur les formes solubles du phosphore (STANLEY, 1995)

19

Figure 4

Position géographique d'El-Goléa (Encarta 2004- modifier-)

30

Figure 5

Schéma du dispositif expérimental

37

Figure 6

Effet de la fertilisation phosphatée sur le nombre de pieds /m2 (Fosfactyl)

49

Figure 7

Effet de la fertilisation phosphatée sur le nombre de pieds /m2 (SSP)

49

Figure 8

Effet de la fertilisation phosphatée sur le nombre d'épis /m2 (Fosfactyl)

52

Figure 9

Effet de la fertilisation phosphatée sur le nombre d'épis /m2 (SSP)

52

Figure 10

Influence des doses de P2O5 sur le nombre d'épi/m2 (SSP)

53

Figure 11

Effet de la fertilisation phosphatée sur le nombre de grains/épi (Fosfactyl)

56

Figure 12

Effet de la fertilisation phosphatée sur le nombre de grains/épi (SSP)

56

Figure 13

Effet de la fertilisation phosphatée sur le PMG (g) (Fosfactyl)

58

Figure 14

Effet de la fertilisation phosphatée sur le PMG (g) (SSP)

58

Figure 15

Liaison entre RDT grain et PMG (Fosfactyl)

60

Figure 16

Influence des doses de P2O5 sur le rendement grain (kg /ha) (Fosfactyl)

63

Figure 17

Influence des doses de P2O5 sur le rendement grain (kg /ha) (SSP)

63

Figure 18

Influence des doses de P2O5 sur le rendement grain (q /ha) (Fosfactyl)

65

Figure 19

Evolution de la matière sèche par stades (Fosfactyl)

71

Figure 20

Evolution de la matière sèche par stades (SSP)

71

Figure 21

Influence des doses de P2O5 sur les exportations d'azote par la culture (kg/ha) (stade floraison)

76

Table des matières

Introduction. 1

Première partie : Partie bibliographique
Chapitre I : La biologie du blé.

I. Biologie du blé 3

II. Les exigences agronomiques de la culture du blé 5

III. Développement de la culture 8

Chapitre II. Le Phosphore et le système Sol - Plante.

I. Le phosphore et le végétal 11

I.1. Importance du phosphore 11

I.2. Rôle physiologique du phosphore 12

I.3. Rythmes d'absorption du phosphore par la plante 13

I.4. Exigences nutritionnelles en phosphore des cultures 13

I.5. Excès et carence du phosphore 14

I.6. Interactions des autres éléments nutritifs avec le phosphore 15

II. Le phosphore dans le sol 16

II.1. Les différents états du phosphore dans le sol 16

II.2. Dynamique du phosphore dans le sol 17

II.3. Les facteurs influençant l'assimilabilité du phosphore dans le sol 20

II.4. Les pertes du phosphore 23

Chapitre III. La Fertilisation Phosphatée.

I. Raisonnement de la fertilisation phosphatée 25

I.1.Un raisonnement fondé sur l'analyse des essais de longue durée 25

I.2. Une méthode développée autour de quatre critères 26

Chapitre IV. La nutrition azotée du blé.

I. L'azote 27

I.1. Rôle physiologique de l'azote 27

I.2. L'azote dans le blé 27

I.3. Formes d'azote absorbé par les plantes 28

I.4. Sources d'azote 29

I.5. Conséquences d'excès et de carence en azote 29

Deuxième partie : Matériels et méthodes
Chapitre I : Présentation de la région d'étude.

I .1.Situation géographiques 30

I .2. Cordonnées géographiques 30

I .3. Limites géographiques 30

I. 4. Facteurs naturels 32

I.5. Les données hydrogéologiques 34

I.6. Les données édaphiques 35

Chapitre II : Protocole expérimental.

II.1. Choix du site expérimental 36

II.2. Matériel d'étude 36

II.3. Méthode expérimentale 36

II.3.1. Protocole expérimental 36

II.3.1.1. L'objectif de l'essai 36

II.3.1.2. Dispositif expérimental 36

II.3.2. Conditions de déroulement de l'essai 38

II.3.2.1. Précédent cultural 38

II.3.2.2. Pré irrigation 38

II.3.2.3. Travail du sol 38

II.3.2.4. Semis 38

II.3.2.5. Fertilisation 38

II.3.2.6. Désherbage 39

II.3.2.7. La récolte 40

II.3.2. Méthodes et dates de prélèvements 41

II.3.2.1. Le sol 41

II.3.2.2. Le végétal 41

II.3.3. Paramètres étudiés 41

II.3.3.1. Paramètres de rendement 41

II.3.3.2. Evolution de la production de la matière sèche 42

II.3.3.3. La nutrition azotée du végétal 42

II.3.4. Méthodes d'analyse 43

II.3.4.1. Analyse au niveau du sol 43

II.3.3.2. Analyse au niveau de la plante 44

Troisième partie : Résultats et discussion

I. Sol du site expérimental 45

II. L'eau d'irrigation 46

Chapitre I : Effet de la fertilisation phosphatée sur les composantes du rendement.

I.1. Densité de peuplement 47

I.2. Nombre d'épis au m2 50

I.3. Nombre de grain par épi 54

I.4. Le poids de 1000 grains 57

I.5. Le rendement en grains 61

I.6. Le rendement machine 66

Chapitre II : Effet de la fertilisation phosphatée sur la production de la matière
sèche.

II.1. Stade fin tallage 67

II.2. Stade floraison 68

II.3. Stade maturité 69

Chapitre III : La nutrition azotée du végétal.

III.1. Teneur en azote du végétal 72

III. 2. Appréciation et cinétique d'exportation de l'azote dans la plante 74

Conclusion générale. 77

Références bibliographiques. 80

Annexes. 85

Introduction

Introduction

La situation actuelle de l'Algérie nécessite une meilleure prise en charge de l'amélioration de la production agricole notamment celles des cultures stratégiques de large consommation qui sont principalement les céréales.

L'Algérie est actuellement le 4éme importateur mondial de blé avec des quantités ayant atteint l'année dernière un record historique de 6,35 millions de tonnes. La production nationale de blé ne couvre que 30 % des besoins nationaux estimés à plus de 7 millions de tonnes (Ministère de l'Agriculture, 2008).

Les céréales d'hiver en Algérie intéressent des zones diverses. Parmi ces dernières, celles qui sont appelées sahariennes où l'eau n'est pas un facteur limitant, et en dépit de contraintes écologiques sévères, différentes spéculations végétales et animales sont pratiquées dans ces régions. Cependant les rendements restent relativement bas par rapport aux potentialités de ces milieux, il y a lieu par conséquent de mettre en oeuvre des procédés d'intensification de la production agricole pour améliorer les rendements ; faisant appel à des données écologiques, techniques, socio-économiques, etc.

En sols sahariens, généralement pauvres en éléments nutritifs, la fertilisation raisonnée reste à l'heure actuelle le moyen le plus efficace pour l'obtention d'une productivité optimale. De ce fait, avec l'intensification des cultures, il est impératif de raisonner convenablement les apports d'engrais minéraux pour améliorer les rendements et réduire le risque de pollution des eaux souterraines.

Alors que la fertilisation, est un facteur principal de production pour chaque culture, et doit être raisonnée pour permettre une bonne alimentation de la plante et d'assurer la disponibilité de tous les éléments nécessaires à la plante en période de forte consommation. La fertilisation doit permettre une alimentation minérale équilibrée de la plante, son raisonnement est basée sur :

· Objectif de rendement ;

· Les exigences des cultures ;

· La disponibilité du milieu en éléments fertilisants en période de forte utilisation.

Actuellement les engrais minéraux occupent une place primordiale dont le phosphore qui permet de croître les rendements des cultures en augmentant la grosseur du grain. La rigidité de la paille et il rentabilise au maximum la fumure azotée.

Introduction

La recherche de la dose d'engrais optimale pour un rendement maximum reste toujours l'objet principal de plusieurs études.

L'étude expérimentale comportera trois parties : la première est réservée aux données bibliographiques et la deuxième partie renferme les matériels et méthodes d'étude et la troisième partie est réservée pour l'interprétation et l'analyse des résultats.

A travers notre expérimentation, nous avons essayé de juger l'efficience d'application de deux types d'engrais phosphatés appliqués à différentes doses en relation avec le comportement et le rendement d'une culture de blé dur conduite sous-pivot d'irrigation dans la région d' El-Menia.et son influence sur la nutrition azotée

Introduction :

Le blé dur (Triticum durum) est une céréale cultivée dans de très nombreux pays surtout sous le climat méditerranéen comme l'Afrique du Nord et les grandes plaines des Etats-Unis.

C'est une plante herbacée, annuelle, monocotylédone de hauteur moyenne et dont le limbe des feuilles est aplati, les feuilles sont larges et alternées, la paille souple et fragile, formée d'un chaume portant un épi constitué de deux rangées d'épillets sessiles et aplatis (Source net).

I. Biologie du blé :

I -1. Caractères botaniques :

I -1-1. Les caractères systématiques :

D'après (Wilkipèdia, 2008) Le blé dur appartient à la famille des graminées forme un groupe botanique complexe de grande graminées :

Règne: Plantæ (végétal).

Embranchement: Spermaphytes. Sous-embranchement : Angiospermes. Classe: Liliopsida (monocotylédones). Famille: Poaceae (Graminées).

Sous-famille : Hordées.

Tribu : Triticées.

Genre : Triticum.

Espèces : Triticum durum.

I -1-2. Les caractères morphologiques :

A. Appareil radiculaire :

La racine du blé est fibreuse. A la germination la radicule ou racine primaire, et un entre-noeud sub-coronal émergent du grain : cet entre-noeud évolue vers la formation d'un collet près de la surface du sol. Le système racinaire secondaire peut être assez développé, s'enfonçant à des profondeurs atteignant jusqu'à deux mètres. Il apporte les éléments nutritifs à la plante (SOLTNER, 1988).

B. Appareil aérien :

B.1. La tige.

La tige ou talle de la plante est cylindrique, comprend cinq ou six inter- noeuds, qui sont séparés par des structures denses appelées noeuds d'où naissent les feuilles. La tige est creuse ou pleine de moelle (SOLTNER, 1988).

B.2. La feuille.

Les feuilles sont à nervures parallèles. Le limbe possède souvent à la base deux prolongements aigus embrassant plus ou moins complètement la tige : les oreillettes ou stipules à la soudure du limbe et de la graine peut se trouver une petite membrane non vasculaire entourant en partie la chaume (BELAID, 1986). La feuille terminale a un rôle primordial dans la reproduction (SOLTNER, 1988).

C. Appareil reproducteur :

Les fleurs sont regroupées en une inflorescence composée d'unités morphologiques de base : les épillets. Chaque épillet compte deux glumes (bractées) renfermant de deux à cinq fleurs distiques sur une rachéole (SOLTNER, 1988).

D. Le grain :

Le grain de blé (caryopse) montre une face dorsale (arrière) et une face ventrale (avant), un sommet et une base. La face dorsale est creusée d'un profond sillon qui s'allonge du sommet à la base. Le caryopse est surmonté d'une brosse, l'embryon est situé au bas de la surface dorsale.

Le grain comporte trois parties : l'enveloppe du grain (péricarpe), l'enveloppe du fruit (assise protéique), l'endosperme (albumen), et le germe ou embryon (SOLTNER, 1988).

II. Les exigences agronomiques de la culture du blé (d'après SOLTNER (1988): II-1. Exigences d'une bonne pratique avant la récolte:

Les éléments qui devraient êtres pris en considération dans l'établissement d'une bonne pratique agricole sont les suivants :

a) Rotation des cultures :

Il est nécessaire de pouvoir une rotation des cultures tout au moins sur une partie des zones de production dans le respect des indications prévue. La rotation présente en effet divers avantages qui peuvent êtres résumés comme suit :

Réduction des attaques parasitaires et du risque de fusariose;

Meilleur contrôle des infestations;

Amélioration de la structure et de la fertilité du sol;

Meilleur protection de l'environnement;

Définition des critères permettant d'effectuer le choix variétal optimal de la région.

b) Préparation du sol :

Le blé nécessite un sol bien préparé et ameubli sur une profondeur de 12 à 15cm pour les terres battantes (limoneuses en générale) ou 20 à 25 cm pour les autres terres.

c) Semis :

La date de semis est un facteur limitant vis à vis du rendement, c'est pourquoi la date propre à chaque région doit être respectée sérieusement pour éviter les méfaits climatiques. Il peut commencer dés la fin d'Octobre avec un écartement entre les lignes de 15 à 25 cm et une profondeur de semis de 2,5 à 3 cm.

La dose de semis est variée entre 200 à 225 Kg /ha en fonction des paramètres climatiques, la grosseur des grains, la faculté germinative et la fertilité du sol.

d) Protection phytosanitaire:

Une bonne pratique nécessite entre autres, l'utilisation des produits homologués, le respect des prescriptions et conditions optimales d'emploi de ces produits et l'utilisation d'un matériel adéquat. Le traitement de la semence est essentiel. Cette pratique favorise l'état sanitaire de la culture pendant le cycle en améliorant la tolérance par exemple au Fusariose.

e) Fertilisation:

En particulière, dans les zones arides, l'amélioration de la fertilité et de la structure du sol peut être intégrée à travers des pratiques adéquates de la rotation des cultures.

L'azote : C'est un élément très important pour le développement du blé. REMY et VIAUX (1980) estiment qu'il faut 3Kg d'azote pour produire 1 quintal de blé dur. Il faut que la plante ait dès le début de la montaison tout l'azote nécessaire à son développement (REMY et VIAUX, 1980). Les besoins en azote de la culture lors du gonflement et à la floraison sont en effet extrêmement importants; c'est à ce moment que la matière végétale augmente le plus vite et que se détermine le nombre d'épis (GRIGNAC, 1981). A la récolte, plus de 75% de l'azote total de la plante se trouve dans les grains.

Le phosphore : il favorise le développement des racines, sa présence dans le sol en quantités suffisantes est signe d'augmentation de rendement. Les besoins théoriques en phosphore sont estimés à environ 120Kg de P2O5/ha .

Le potassium : les besoins en potassium des céréales peuvent être supérieurs aux quantités contenues à la récolte 30 à 50 Kg de K2O de plus/ha, (BELAID, 1987).

f) Entretien :

Les mauvaises herbes concurrencent les céréales pour l'alimentation hydrique et minérale et affectent le rendement. Il existe deux moyens de lutte:

Lutte mécanique : Dès le mois de septembre, effectuer une irrigation des parcelles pour favoriser la germination des grains de mauvaises herbes et du précédent cultural. Après leur levée, procéder à leur enfouissement.

Lutte chimique : Se fait à l'aide des désherbants polyvalents.

II.2. Exigences pédoclimatiques :

L'influence du climat est un facteur déterminant à certaines périodes de la vie du blé.

a) Température :

La température est l'un des facteurs importants pour la croissance et l'activité végétative.

La germination commence dés que la température dépasse 0°C, avec une température optimale de croissance située entre 15 à 22° C. Les exigences globales en température sont assez importantes et varient entre 1800 et 2400 °C selon les variétés. De même la température agit sur la vitesse de croissance, elle ne modifie pas les potentialités génétiques de croissance ; c'est la somme de température qui agit dans l'expression de ces potentialités. Chaque stade de développement du blé nécessite des températures particulières. (BELAID, 1986).

b) Eau :

L'eau est un facteur limitant de la croissance du blé. Ce dernier exige l'humidité permanente durant tout le cycle de développement. Les besoins en eau sont estimés à environ 800 mm (SOLTNER, 1988).

En zone aride, les besoins sont plus élevés au vu des conditions climatiques défavorables.

Ces de la phase épi 1 Cm à la floraison que les besoins en eau sont les plus importants. La période critique en eau se situe 20 jours avant l'épiaison jusqu'à 30 à 35 jours après la floraison (LOUE, 1982).

c) Lumière :

La lumière est le facteur qui agit directement sur le bon fonctionnement de la photosynthèse et le comportement du blé.

Un bon tallage est garanti, si le blé est placé dans les conditions optimales d'éclairement (SOLTNER, 1988).

d) Sol :

Les sols qui conviennent le mieux au blé sont des sols drainés et profonds. Des sols limoneux, argilo-calcaires, argilo- siliceux et avec des éléments fins. Du point de vu caractéristiques climatiques, les blés durs sont sensibles au calcaire et à la salinité ; un pH de 6,5 à 7,5 semble indiqué puisqu'il favorise l'assimilation de l'azote (SOLTNER, 1988).

III. Développement de la culture:

Selon (JONARD, 1952 in PRAT, 1971), le cycle du développement du blé peut se subdiviser en 3 périodes (fig01).

III.1. La période végétative:

III.1.1. La phase semis - levée:

Cette phase peut être accomplie dès que la semence soit capable de germer et que le sol peut lui fournir l'humidité, la chaleur et l'oxygène nécessaire. La teneur minimale en eau qui permet la germination est de l'ordre de 35 à 40%. Lorsque la graine a absorbé de 20 à 25% de son poids d'eau. La température optimale de la germination se situe entre 5 à 22°C, avec un minimum de 0°C et un maximum de 35° C.

Figure 1. Cycle de développement du blé (HENRY et DE BUYSER, 2000)

III.1.2. La phase levée - tallage :

Selon SOLTNER, (1988), C'est un mode de développement propre aux graminées, caractérisé par la formation du plateau du tallage, l'émission de talles et la sortie de nouvelles racines.

La durée de cette période varie de 31 à 89 jours pour des températures moyennes de 09 à 32° C respectivement (MEKLICHE, 1983).

III.1.3. La phase tallage - montaison :

Elle est caractérisée par la formation de talles et l'initiation florale qui se traduit par l'apparition de la future ébauche de l'épi; tout déficit hydrique durant cette période se traduit par une diminution du nombre de grains par épi (MARTIN- PREVEL, 1984).

III.2. La période reproductrice : III.2.1. La phase montaison :

Elle débute lorsque les entres noeuds de la tige principale se détachent du plateau du tallage, ce qui correspond à la formation du jeune épi à l'intérieur de la tige (BELAID, 1987). COUVREUR (1981), considère que ce stade est atteint quand la durée du jour est au moins de 11 heures et lorsque la culture a reçue au moins 600° C. (base 0° C depuis la levée).

III.2.2. La phase épiaison :

Cette période commence dès que l'épi apparaît hors de sa graine foliaire et se termine quand l'épi est complètement libéré (MAUME et DULAC, 1936). La durée de cette phase est de 7 à 10 jours, elle dépend des variétés et des conditions du milieu, (MARTIN- PREVEL, 1984).C'est la phase ou la culture atteint son maximum de croissance.

III.2.3. La phase floraison - fécondation :

Elle est déterminée par la sortie des étamines hors des épillets, la fécondation est accomplie lorsque les anthères sortent des glumelles. Le nombre de fleurs fécondées dépend de la nutrition azotée et d'une évapotranspiration pas trop élevée (SOLTNER, 1988).

III.2.4. La phase de maturation :

Cette phase est caractérisée par le grossissement du grain, l'accumulation de l'amidon et les pertes de l'humidité des graines qui marque la fin de la maturation (SOLTNER, 1988). Cette phase de maturation dure en moyenne 45 jours.

Les graines vont progressivement se remplir et passer par différentes stades :

III.2.4.1. Maturité laiteuse :

Ce stade est caractérisé par la migration des substances de réserves vers le grain et la formation des enveloppes. Le grain est de couleur vert clair, d'un contenu laiteux et atteint sa dimension définitive.

III.2.4.2. Maturité pâteuse :

Durant cette phase les réserves migrent depuis les parties verts jusqu'aux grains. La teneur en amidon augmente et le taux d'humidité diminue. Quand le blé set mûr le végétal est sec et les graines des épis sont chargées de réserves (SOLTNER, 1988).

III.2.4.3. Maturité complète :

Après le stade pâteux, le grain mûrit, se déshydrate. Il prend une couleur jaune, durcit et devient brillant. Ce stade est sensible aux conditions climatiques et à la condition e récolte (SOLTNER, 1988).

I. Le phosphore et le végétal :

I.1. Importance du phosphore :

Le phosphore est un élément fondamental parmi les trois éléments majeurs (N, P, K) apportés par les engrais et le plus anciennement connu.

Le phosphore se trouve dans la plante sous forme minérale (DUTHIL, 1973). Mais il est beaucoup plus fréquemment présent combiné sous forme organique.

Sa répartition dans les tissus est très inégale et augmente généralement avec la teneur en azote (GERVY, 1970).

D'après GERVY, (1970) La teneur des végétaux en phosphore est soumise à des variations fort importantes ; elle dépend principalement de la nature de l'espèce, de l'âge de la plante et de l'organe analysé ; elle dépend également, mais dans une moindre mesure, de la richesse du sol en P2O5 ; elle dépend enfin très faiblement de la présence d'autres éléments donnant lieu à des antagonismes aves l'acide phosphorique (tableau 1).

Tableau 1.Teneur en éléments minéraux de quelques plantes (DUTHIL, 1973)

Espèces végétales

Partie de la plante

N
(% MS)

P2O5

(% MS)

0,70-1,1

0,15-0,25

K2O
(% MS)

0,35-0,70
1,00-1,60

Blé

-Graine -Paille

1,10-2,30
0,30-0,60

Orge

-Graine -Paille

1,10-1,73
0,33-0,60

0,88-0,98
0,31-0,47

0,50-0,66
0,65-1,50

I.2. Rôle physiologique du phosphore :

Le phosphore joue également plusieurs rôles dans la vie des plantes. Il est considéré comme un constituant essentiel des chromosomes, il intervient partout où il y a multiplication cellulaire d'où l'importance du phosphore dans les phénomènes de croissance et de reproduction. Il joue également un rôle déterminant dans le transfert d'énergie, il est indispensable à la photosynthèse et aux processus chimico-physiologiques de la plante (LAMBERT, 1979).

Selon MOUGHLI, (2000) le phosphore participe dans :

Maturation des grains : Pour les céréales, des teneurs élevées en phosphore réduit le temps de maturité et donne une paille plus solide.

Formation des graines nécessite du phosphore : des quantités importantes de phosphore sont stockées dans les semences.

Stimulation de la croissance des racines : Un apport localisé de phosphore (et nitrate) entraîne une prolifération des racines dans cette zone. Par contre, on a constaté moins de réponse de la racine à des apports localisés de potassium ou d'ammonium.

Il a été montré que le phosphore améliore la réponse de plusieurs cultures à la fertilisation azotée, surtout les céréales. Pour que les plantes utilisent le supplément d'azote (par exemple pour la synthèse des protéines ou de la chlorophylle), elles ont besoin de plus de phosphore pour fournir l'ATP nécessaire (MOUGHLI, 2000).

En liaison avec les apports d'azote et de potasse, la fumure phosphatée favorise la résistance au froid des végétaux en permettant d'y accroître la concentration du suc cellulaire (GERVY, 1970).

D'après GERVY (1970), une Bonne nutrition phosphatée se traduit par des effets de précocité quiréduisent les risques de gelées auxquels divers cultures sont exposées, en arrière-saison. La

participation du phosphore dans tous les processus de croissance, de synthèse et de mise en réserve explique la permanence de son rôle au cours des stades successifs de la vie végétale et fait comprendre son action bien connue sur la précocité (GERVY, 1970).

I.3. Rythmes d'absorption du phosphore par la plante :

La nutrition phosphatée des plantes ne peut être assuré que par du phosphore présent sous forme de phosphates (FARDEAU, 1993).

Les prélèvements de phosphore par les végétaux, lors de leurs premiers stades de développement, sont extrêmement réduits. C'est ainsi qu'un blé d'hiver, du semis jusqu'à la fin du tallage, ne puise que tout au plus 1 g de P/m2 dont 1/10 était déjà contenu dans le grain semé. Puis la marche des prélèvements s'accélère rapidement et passe au rythme de 400 g/ha/jour de P soit près de 1 Kg P2O5/ha/jour pendant les périodes de montaison et d'épiaison (GERVY, 1970).

L'absorption des éléments nutritifs par les cultures varie selon le stade végétatif. Les céréales à croissance rapide absorbent l'azote et le potassium au rythme journalier de 5 Kg/ha et le phosphore en quantité dix fois plus faibles (BUCKMAN, 1990).

I.4. Exigences nutritionnelles en phosphore des cultures :

En générale l'absorption du phosphore par les plantes est à peu prés terminée vers la fin de la période de croissance maximale.

La production de 1 g de matière sèche par une plante requiert un prélèvement d'environ 3 mg de P (FARDEAU, 1993).

Tableau 2. Exportation du blé en phosphore (VILAIN, 1997).

Culture Nature de

produit

P2O5

prélevé

(% MS)

Rdt (q/ha)

Blé Grain 0.9 50

Plante entière 1.2

Aussi, les cultures peuvent être classées selon leurs exigences en P (tableau 3).

Tableau 3. Classification des cultures selon leur exigence en P (SNOUSSI et HALTIM, 1996)

Betterave, Colza, Luzerne, Pomme de Très exigeante terre.

Moyennement exigeante Blé dur, Orge, Pois, Ray-grass, Sorgho.

Avoine, Blé tendre, Seigle, Soja, Peu exigeante Tournesol.

I.5. Excès et carence du phosphore :

Les excès de phosphore sont en général sans inconvénient pour la récolte (DUTHIL, 1974). Au contraire, la carence en phosphore se manifeste sur les végétaux par des symptômes extrêmement graves :

- Une présence insuffisante de phosphore dans le milieu où le végétal puis son alimentation minérale se traduit le plus souvent par des retards de croissance, un moindre développement, des accidents végétatifs et, bien entendu, une production amoindrie (GERVY, 1970).

- Réduction du développement des racines avec peu de ramification, l'alimentation est donc plus limitée (BRAHIMI, 1991).

- Feuillage en général foncé et mat avec des teintes pourprées et une défoliation précoce commençant par la base de la plante (PRAT et al 1971 ; CHARLES, 1976).

La plante sans P2O5 voit sa végétation diminuée et sa floraison retardée (GERVY, 1970), donc la récolte peut diminuer jusqu'à 50% (BAEYENS, 1967).

I.6. Interactions des autres éléments nutritifs avec le phosphore :

Les éléments nutritifs peuvent avoir un comportement synergique ou antagoniste vis-à-vis du phosphore. L'action simultanée azote phosphore est synergique car il favorise le développement radiculaire.

Il existe une relation de synergisme entre le phosphore et l'azote. En effet ces deux éléments sont indispensables pour les fonctions vitales de la plante (photosynthèse, formation de protéines, fixation symbiotique du phosphore...). L'azote ammoniacal favorise l'absorption du phosphore par la plante (LEIKAM et al, 1983).

Aussi il semble que le Mg entraîne une meilleure dissolution du phosphore dans la solution du sol. Et la présence des sulfates en faible quantité dans le sol à un effet synergique vis-à-vis du phosphore (RAZI, 2006).

Par contre, lorsque les cations Ca2+ se trouvent en quantité importante dans le sol, il y a un effet antagoniste entre le phosphore et le calcium par la formation des composés insolubles P-Ca (RAZI, 2006).

Aussi le rapport Ca+2 /Mg+2 influe sur l'assimilation de phosphore lorsque la teneur en Mg+2augmente.

II.Le phosphore dans le sol :

II.1. Les différents états du phosphore dans le sol : II.1.1. Le phosphore total :

C'est l'ensemble de toutes les formes de phosphore présentes dans un échantillon de sol, qu'elle soit minérales ou organiques (BAIZE, 2000).

La teneur en phosphore total dans la plus part des sols est comprise entre 0.02 à 0.08 % (GERVY, 1970).

Les sols dérivant des roches ignées sont plus riche en phosphore totale que les roches issues des roches sédimentaires (DUTHIL, 1976).

II.1.2. Le phosphore assimilable :

Appelé aussi << réserve assimilable >> ou << fraction labile >>, c'est le phosphore susceptible d'être absorbé par les racines (BAIZE, 2000).

A la notion de réserve globale de phosphore (P) s'est donc très vite substituée celle de quantité facilement accessible aux racines des plantes, c'est-à-dire capable de participer à la fois à l'alimentation du végétal et au maintien de la concentration de la solution du sol en phosphore (GERVY,1970).

GERVY(1970), estime qu'un sol est considéré comme riche en phosphore assimilable lorsque sa teneur dépasse 0,3%o, moyennement riche quand cette dernière est comprise entre 0.15 %o et 0.3 %o, et pauvre quant elle est inférieure à 0.15%o.

II.2. Dynamique du phosphore dans le sol :

La connaissance de la dynamique d'un élément est indispensable au diagnostic de la fertilité d'un sol et à l'estimation des correctifs à apporter (BOSC, 1976).

Le croquis «dynamique du phosphore dans le sol» permet une visualisation de ces différents formes du phosphore dans le sol (GROS, 1979) (figure 2).

D'après GROS (1977), il existe un équilibre permanent entre les divers états du phosphore dans le sol. Ainsi la matière organique, à son tour, libère du phosphore dans la solution du sol après minéralisation.

L'équilibre le plus rapide et le plus important existe entre le phosphore dissout dans la solution du sol et le phosphore échangeable, et estime que ces deux dernières formes représentent la réserve alimentaire en phosphore (DUTHIL, 1976).

Donc le phosphore peut être absorbé, précipité, comme il peut être dissout. Le phosphore organique peut être minéralisé ou réorganisé (RAZI, 2006).

L'emploi de l'isotope P32, met en évidence trois phénomènes dans le sol : L'adsorption de l'anion phosphorique sur le complexe, la mobilisation et la rétrogradation.

II.2.1. Le phosphore soluble (dans la solution du sol) :

La solution du sol est une source alimentaire possible mais très réduite par rapport aux besoins des végétaux, sa concentration est très faible est presque constante du fait des échanges continuels avec le phosphore adsorbé (DIEHL, 1975).

II.2.2. Le phosphore insoluble des roches mères :

Les formes dites << insolubles >> ne font néanmoins pas partie des réserves inassimilables de phosphore existant dans le sol. Des modifications de pH, l'action de la matière organique, l'activité microbienne, la possibilité d'utilisation directe des phosphates minéraux par plusieurs espèces végétales font que ces formes de phosphore exercent un rôle non négligeable dans la nutrition des plantes (GERVY, 1970).

DUTIL (1976), montre qu'en sols calcaires les ions orthophosphates en solution évoluent en présence de calcite vers des formes insolubles suivant un enchaînement régulier des réactions conduisant à la formation de : - Phosphate monocalcique ;

- Phosphate bi- calcique ; - Phosphate tricalcique.

II.2.3. Le phosphore facilement échangeable :

Ce sont les ions phosphoriques adsorbés sur le complexe adsorbant du sol. Ils participent aux échanges constants (SOL - SOLUTION) et constituent l'essentiel du << pool alimentaire >> des plantes (FARDEAU et al, 1991).

L'acide phosphorique est un anion, et ne peut être retenu par le complexe que par l'intermédiaire d'un cation : fer, aluminium, potassium, mais plus généralement le calcium (LAMBERT, 1979).

Dans un sol calcaire, la fixation du phosphore s'opère grâce à un "ponte calcique", le calcium sert de lien entre le phosphore et l'argile.

Figure 2. Les formes du phosphore dans le sol

II.3. Les facteurs influençant l'assimilabilité du phosphore dans le sol : I.3.1. Le pH :

Selon BUCKMAN(1990), en sols acides, le fer, l'aluminium et le manganèse, qui ont une activité intense, rendent le phosphore insoluble, et par conséquence inassimilable par les plantes.

Le degré de l'insolubilisassions dépend de la richesse du sol en calcaire. Les mêmes auteurs estiment que c'est à des pH voisins de la neutralité que le phosphore est le plus soluble.

GERVY(1970), souligne qu'à pH égal à 7, il existe une proportion à peu prés équivalente d'ions H2PO4 - et d'ions HPO42-, alors que l'ion PO3- n'apparaît qu'à pH > 11.

Le pH optimum pour l'assimilation du phosphore se situe au voisinage de la neutralité. Les formes dissoutes dans la solution du sol sont facilement utilisable par les plantes seraient H2PO4 - et HPO42- (GERVY, 1970) (figure 2).

Les sols à pH élevé ont des teneurs en phosphore du sol plus faible. Mais, les teneurs en phosphore dans les plantes sont à l'inverse plus élevées dans les parcelles chaulées (COMIFIER, 2002).

Figure 3. Effet du pH de la solution du sol sur les formes solubles du
phosphore (STANLEY, 1995)

I.3.2. Effet de la température et l'humidité :

D'après GILLES (1969), une basse température réduit la mobilité de l'acide phosphorique échangeable du sol. Ce qui entrave l'alimentation phosphatée des plantes.

Selon CAMBELL (1994), une certaine humidité est toujours nécessaire pour l'absorption des ions phosphatés par les plantes car la dessiccation diminue la solubilité des phosphates.

I.3.3. Le calcaire : I.3.3.1. Calcaire total.

La présence de calcaire confère au sol des caractéristiques spécifiques en termes de comportement physique et chimique et influe sur son activité biologique. Son absence totale a pour conséquence une acidification progressive, plus ou moins rapide suivant le contexte pédoclimatique

La connaissance du calcaire total est indispensable pour : - caractériser le sol ;

- évaluer l'activité biologique du sol ;

- évaluer le pouvoir fixateur du Phosphore et le risque de blocage des oligo-éléments.

I.3.3.2. Calcaire actif.

Le calcaire actif est la fraction du calcaire total susceptible de se dissoudre facilement et rapidement dans la solution du sol.

A faible concentration, DUTHIL (1973) souligne que le calcaire joue un rôle protecteur vis-à-vis des ions phosphoriques contre leur adsorption énergétique par le fer et l'aluminium libres. A des concentrations élevées, il y a formation de phosphates calciques de moins en moins solubles qui peuvent évoluer vers une forme insoluble ou apatitique.

Ainsi le rapport calcaire actif / calcaire total s'il est supérieur à 1/4 y'aura des répercutions négatifs sir la nutrition phosphatée de la plante.

I.3.4. Le pouvoir fixateur et la texture du sol :

Selon GACHON (1969), le pouvoir fixateur est l'énergie avec la quelle les constituants du sol fixent les ions phosphoriques. Cette énergie est en fonction de la quantité et de la nature des argiles.

SOINS et al (1999) considère que le pouvoir fixatrice du sol est proportionnel au :

Taux de matière organique ;

Taux d'argile ;

Taux de calcaire et le pH.

Plus le pouvoir fixateur est élevé et moins le sol est riche en phosphore assimilable, plus il faudrait majorer la dose de phosphore à apporter en fertilisation (SOINS et al, 1999).

La teneur en phosphore d'un sol croit avec la finesse de la texture, l'argile en contient plus que le sable (BAEYENS, 1967).

I.3.5. La matière organique :

La matière organique constitue une source appréciable d'ions phosphoriques pour la plante.

D'après DUTIL (1976) et TRIBOI (1988), elle représente une réserve non négligeable de phosphates adsorbés sur les sites humiques vis-à-vis des quelles, elles ont un effet protecteur.

I.3.6. Influence des sels solubles :

D'après GACHON (1969), en milieu salin un apport phosphaté est susceptible d'augmenter le rendement ; ceci est du à une interaction positive entre le phosphore et les sels lorsque la concentration est modérée.

II.4. Les pertes du phosphore :

Selon BUCKMAN (1990), l'érosion est la principale cause des pertes en phosphate. L'horizon superficiel (la couche labourée) étant riche en phosphates, des pertes importantes ont lieu lorsque l'érosion est forte.

En sols sableux, les phosphates ne sont pas toujours bien retenus. Lorsque de fortes pluies suivent des apports élevés d'engrais phosphatés, le phosphore migre en profondeur (BUCKMAN, 1990).

Introduction :

La fertilisation minérale est l'un des facteurs susceptibles d'affecter les cultures de céréale.

L'objectif de la fertilisation est de satisfaire les besoins des plantes en complétant l'offre du sol en éléments minéraux dans des conditions économiquement rentables et respectueuses de l'environnement (LLORENS, 2001).

En effet le recours à la fertilisation permet d'obtenir le meilleur rendement possible compte tenu des autres facteurs qui y concourent comme la qualité du sol, le climat, l'apport en eau, le potentiel génétique de la culture, ainsi que les moyens d'exploitation, et ce, à moindre coût. En outre, particulièrement en agriculture durable s'y ajoute l'objectif de préservation de la qualité de l'environnement.

Les besoins de la plante évoluent au cours de son développement. Aux stades où ils sont nécessaires, les éléments minéraux doivent être prélevés par la plante dans le sol. Ils doivent être disponibles en quantités suffisantes et sous forme assimilable.

D'après PREVOST (1999), la fertilisation doit tenir compte :

du rythme d'absorption des éléments ; durant le cycle de culture par exemple : - le phosphore est important dans la formation des grains ;

- l'azote est l'élément essentiel de la croissance ;

- le potassium améliore la qualité de floraison et de fructification.

de la capacité d'échange du sol :

Si le sol retient énergétiquement les ions grâce à un bon pouvoir absorbant, il est possible d'envisager la mise en réserve des éléments nutritifs.

Dans le cas contraire, l'apport d'éléments minéraux doit être fractionné le plus possible en fonction des besoins de la plante.

de la dynamique des éléments nutritifs :

Les éléments bien retenus (phosphore et potassium) par le complexe argilo-humique peuvent être stockées dans le sol ; en revanche, l'azote nécessite un apport régulier du fait que l'ion nitrate NO3- n'est pas retenu par le complexe.

I. Raisonnement de la fertilisation phosphatée :

Raisonner la fertilisation, c'est-à-dire proposer un ensemble de règles agronomiques, qui permettent d'éclairer le choix de l'agriculteur en matière de phosphore en vue d'atteindre les objectifs de production qu'il s'est fixé, et ceci dans le cadre de son système de culture, des potentialités de son climat, et de ses contraintes, y compris le souci de la protection de son milieu écologique (IGNAZI, 1993).

D'après LLORENS (2001), la fertilisation se base sur deux critères de raisonnement :

I.1.Un raisonnement fondé sur l'analyse des essais de longue durée.

Quand on applique des doses croissantes d'engrais sur un sol, deux résultats importants se dégagent dans une grande majorité d'essais. Ils concernent :

la dose d'engrais à appliquer en fonction du niveau de teneur du sol: en sol « pauvre », on peut obtenir un bon rendement en ajustant la dose, par contre on pourra limiter les quantités apportées en sol « riche ».

la teneur d'un sol qui ne s'exprime pas de la même manière en fonction de l'exigence de la culture. La même teneur d'un sol peut s'avérer insuffisante pour une culture et satisfaisante ou excédentaire pour une autre.

I.2. Une méthode développée autour de quatre critères.

Les quatre critères de base sont donc l'exigence des cultures, la teneur du sol, le devenir des résidus du précédent et le passé récent de fertilisation.

L'exigence des cultures.

Il s'agit, en priorité, de privilégier la réaction de la plante aux apports de fertilisants. La longueur du cycle ou les besoins journaliers et totaux conditionnent aussi l'exigence des cultures.

Les teneurs dans le sol.

L'analyse de terre est un indicateur de la quantité extractible dite assimilable dans le cas du phosphore.

Devenir des résidus du précédent.

Les résidus de récolte sont des restitutions non obligatoires, généralement les parties aériennes des cultures récoltées en grains ou racines. La restitution des éléments contenus dans ces résidus, lorsqu'ils sont enfouis, représente qualitativement un apport d'engrais soluble eau (COMIFER, 1995).

Passé récent de fertilisation.

Il s'agit de prendre en compte l'évolution des états chimiques des éléments minéraux apportés au sol lors des campagnes précédentes vers des formes moins assimilables par les cultures.

I. L'azote :

La plupart des systèmes de cultures non légumineuses exigent l'apport d'azote, particulièrement les variétés récentes à haut rendement.

Pour toutes les autres plantes, la nutrition azotée se fait quasi exclusivement à partir des nitrates présents dans la solution du sol.

I.1. Rôle physiologique de l'azote :

L'azote est l'élément nutritif le plus déficient dans les systèmes de productions agricoles à travers son rôle dans :

1. La synthèse de la matière vivante à partir de la matière minérale.

2. Pour SOLTNER (2003), l'azote est un constituant essentiel du cytoplasme car il favorise :

* La synthèse des glucides grâce à l'augmentation du nombre de

chloroplastes.

* La constitution des réserves azotées dans les graines.

* La multiplication cellulaire donc la croissance des tissus.

* La multiplication des chloroplastes, puisque la chlorophylle est substance azoté d'où la couleur vert foncée des plantes après un apport d'azote.

* C'est un facteur de rendement, et parfois de qualité, puisque il augmente la teneur en protéines des céréales.

L'azote est donc nécessaire à tous les stades de la plante: jeune, croissance, reproduction et mise en réserve.

I.2. L'azote dans le blé :

L'action de l'azote sur les céréales dépend surtout de l'époque de son apport. En effet, tous les chercheurs dont REMY et VIAUX (1980) qui se sont préoccupés des apports azotés admettent que pour avoir de bons résultats, il est nécessaire que l'azote soit disponible en quantité suffisante sous forme assimilable au début montaison.

Lors du gonflement floraison, la matière végétale augmente rapidement et par conséquent les

besoins en azote du blé deviennent importants (GRIGNAC, 1984). Un manque en azote à cette période se traduit par une floraison précoce qui peut répercuter sur les rendements.

Pendant la maturation, l'azote minéral du sol en quantité insuffisante ne peut pas couvrir les besoins du blé (MASLE, et MEYNARD, 1981).

Globalement l'absorption d'azote suit le développement du blé et ceci durant les quatre phases :

1. Herbacée jusqu'à la montaison avec une absorption de l'ordre de 4,5 Kg d'azote/quintal.

2. Elongation avec une activité intense de croissance, cette phase se termine à la floraison.

3. Fructification où l'absorption se ralentit et où les phénomènes de translocation deviennent importants.

4. Maturation avec la sénescence des tissus suivie d'une perte d'eau, de matière sèche et même d'azote.

I.3. Formes d'azote absorbé par les plantes :

Dans les sols agricoles, l'azote se trouve à une proportion de 95 % sous forme organique. L'azote sous forme minérale, forme essentiellement assimilable par les plantes, ne représente que 100 à 200 Kg par hectare dans les régions tempérées.

Les plantes absorbent les formes ioniques solubles dans la solution du sol seulement qui se trouvent sous formes :

1. Nitrate (NO3 -) constituant la forme préférentielle d'absorption de l'azote par les cultures.

2. Ammonium (NH4 +):une grande partie de l'ammonium dans le sol est convertie en nitrate par les microorganismes du sol et d'autres parties sont absorbées directement par les racines (SOLTNER, 2003).

I.4. Sources d'azote :

Les sources d'azote pour les cultures peuvent être :

1. La matière organique du sol par minéralisation.

2. Les amendements organiques : fumier, compost et autres déchets; sous produits agroalimentaires,...etc.

3. L'azote de légumineuses (luzerne, fève) et autres espèces fixatrices de l'azote moléculaire.

4. Les engrais verts, spécialement des légumineuses.

5. Les engrais minéraux (SOLTNER, 2003).

I.5. Conséquences d'excès et de carence en azote :

Un apport adéquat d'azote stimule une activité photosynthétique élevée, une croissance végétative vigoureuse et une coloration verte foncée des feuilles. Bien que rarement toxique, l'excès d'azote peut :

1. Retarder la phase maturité ;

2. Entraîner des problèmes de verse ;

Les symptômes de carence des plantes en azote peuvent être :

1. Rabougrissement de la plante entraînant un retard de croissance,

2. Diminution du nombre des talles,

3. Coloration verte pâle des feuilles due à la perturbation de la synthèse chlorophyllienne,

4. Jaunissement prématuré,

5. Baisse de rendement (SOLTNER, 2003).

Chapitre I : Présentation de la région d'étude:

I .1.Situation géographiques :

El-Goléa dite actuellement El-Menia, s'étend sur une superficie de 49 000Km2. C'est une oasis rattachée à la wilaya de Ghardaïa, se trouvant à mi - chemin sur l'axe routier "Alger - Tamanrasset". Elle est composée de deux communes El-Menia et Hassi Gara. Elle occupe un couloir entre la falaise (Battent) et les dunes de l'erg occidental, couloir qui correspondrait au prolongement de l'oued - Seggeur provenant de l'Atlas saharien.

L'oasis est établie sur une mince couche alluviale repassant sur les terrains du crétacé inferieur et dispose des ressources hydriques relativement importantes (BELERAGUEB, 1996).

I .2. Cordonnées géographiques :

Il se trouve dans une altitude de 397 m avec une longitude de 2°87" Est et une latitude de 30°57" Nord (figure 3).

I .3. Limites géographiques :

El-Goléa se trouve presque dans le centre d'Algérie, au Nord sebkha de m'Zab, au sud plateau de Tademaït, a l'Est Hamada de Ouargla et a l'Ouest l'erg-occidental.

Echelle 1/80.000

Figure 4. Position géographique d'El-Goléa (Encarta 2004 « modifier »)

I.4. Facteurs naturels :

I. 4.1. Relief

L'allure générale des terrains est caractérisée par une faible pente du Nord (amont) vers le Sud (aval) (BELERAGUEB, 1996).

I. 4. 2. Données climatiques

La région saharienne se caractérise par un climat de type aride avec de fortes amplitudes entre le jour et la nuit et entre l'été et l'hiver. L'oasis d'El-Goléa est définie comme zone désertique où l'évaporation potentielle excède toujours la précipitation ; elle est caractérisée par son "hiver" rigoureux et froid et son "été" sec et chaud (BELERAGUEB, 1996). Les données climatiques sont synthétisées dans le tableau 04.

Température.

Les températures sont très élevées pouvant dépasser les 40°C. L'aridité est accentuée par des vents de sable parfois violents.

L'analyse des données pris à la station météo d'El-Menia montrent que le mois le plus froids est décembre avec une température moyenne de l'ordre de 11.25°C, et le mois le plus chaud est juillet avec 62.25°C.

La présence des gelées peut être observée, parfois, en décembre et janvier.

Précipitations.

Les précipitations sont rares est irrégulières. La moyenne annuelle sur 10 ans (1996- 2006) est de 62.77 mm (tableau 4).

Les vents.

Il est à noter que dans nos régions sahariennes, les vents sont inévitable, le vent Nord- Est le plus dominant, il intervient habituellement au mois de février et se poursuit jusqu'à la fin Avril. Ainsi le sirocco provoqué par le vent Sud-est survient en été et ces vents Nord- Est et Sud - Ouest posent particulièrement des problèmes.

Humidité relative de l'air.

Dans le Sahara, la moyenne des humidités est rarement supérieur à 65% et peut descendre au dessous de 30%. Sur un intervalle de dix années, la moyenne des humidités la plus élevée est enregistrée au mois de janvier avec 49.6% et la plus faible au mois de aout avec un taux de 2.3% (tableau 4).

L'évaporation.

L'évapotranspiration est en fonction d'autres éléments climatiques (T°, insolation,

vitesse du vent) et compte tenu de la pluviométrie et l'humidité de l'air très basse.

L'évapotranspiration ne peut être que forte. Elle est de l'ordre 198 mm/an (BELERAGUEB, 1996).

Insolation.

Il ressort de ce tableau que la région d'El-Menia est caractérisée par une forte insolation,

le minimum est enregistré au mois de novembre avec 187 heures et le maximum au mois juin avec 277.5 heurs (tableau 4).

Tableau 4. Données climatiques de la région d'El-Goléa (1996 - 2006)

Mois

T
Min
(°C)

T
Max
(°C)

T
Moy
(°C)

Précipitation
(mm)

Humidité
(%)

Vitesse
du vent
(m/s)

Insolation
(H)

ETP
(mm)

J

4,96

6,74

18,65

8,96

49,6

4,4

208,4

80,8

F

7,73

8,6

21,92

0,74

7,7

3,65

197,9

109,6

M

11

14,5

28,6

12,57

9,7

4,1

262

162,7

A

17,4

23,4

61,8

13,45

6

4,45

222,9

206,2

M

22,3

33

47,34

2,74

3,37

4,73

270,8

250,5

J

21,2

25,8

31,12

0,5

3,55

3,68

277,5

281,5

JL

23

28,9

62,25

0,28

3,18

3,6

262,7

314,6

A

24,22

30,3

34,7

0,96

2,3

3,74

245

326,6

S

18,33

24,9

29,55

2,8

3,2

4,1

234

256,8

O

14,5

19,5

23,7

8,46

3,95

3,34

228,6

179,3

N

6

12,5

15,72

9,76

5

5,13

187

97,1

D

2,18

6,9

11,25

1,55

5,87

2,66

214

111,3

Moyenne
annuelle

16,18

17,6

32,3

62,77*

8,61

3,96

2810,8*

2377*

(*) : Cumul. Source : O.N.M d'El-Goléa(2007)

Données climatiques de la campagne 2008-2009.

Le tableau 5, montre que la température maximale est de l'ordre de 23,8° C, et la température minimale est de l'ordre de 3° C enregistrée au mois de Janvier.

L'humidité relative la plus élevée au mois de Janvier (64,5%) par contre la plus faible est enregistrée au mois d'Avril.

Tableau 5. Données climatiques de la région d'El-Goléa (2008-2009) (O.N.M d'El-Goléa, 2009)

Mois

T Max (°C)

Température

T Min T Moy

(°C) (°C)

Humidité(%)

Pluviométrie
(mm)

Vitesse du vent
(Km/h)

Déc.

17.7

3

10

63.1

1.53

10

Jan.

17.7

4.8

10

64.5

64.27

15.2

Fév.

19.8

5.4

12.8

47.3

0

13.5

Mars.

23.8

9.7

17.2

44

9.15

14.4

Avril.

27.1

10.8

19.7

30.5

0

12

I.5. Les données hydrogéologiques :

Les caractéristiques du climat montrent que les précipitations sont très faibles pour provoquer l'écoulement ; l'oasis doit son eau des nappes souterraines à travers des puits et des forages (BELERAGUEB, 1996).

I.5.1. Le continental intercalaire ou nappe albienne :

Elle est très importante et qualifiée de grand appareil hydraulique du Sahara (SAVORAIN,

1947).

Ascendant et jaillissant suivant les points d'eau de l'oasis, les eaux des forages correspondent à cette nappe profonde BAHMANI (1987).

I.5.2. Nappe phréatique :

C'est une nappe superficielle, se trouvant dans les formations du quaternaire ; circule dans les sables et alluviens de (l'oued Seggeur) dans la vallée au sont implantées les palmeraies d'ElMenia. La nappe bénéficie surtout des infiltrations provenant de la nappe albienne, soit des eaux de ruissellement (BELERAGUEB, 1996).

Selon BAHMANI (1987) la nappe est à 1,40 m de l'oasis, elle monte progressivement vers le sud à des profondeurs inferieurs à 1 m.

I.6. Les données édaphiques :

I .6.1. So! des régions sahariennes

Les sols peuvent être classés grossièrement en trois groupes :

Les sols désertiques (regs) : sols sablonneux et graveleux.

Les sols limono-argileux : terrasses des vallées,...

Les sols salés (halomorphe), sebkha,...

Généralement les sols sahariens ont une texture sablo limoneuse avec une faible teneur en phosphore, azote et oligo-éléments. Les sols sont aussi caractérisée par un pH élevé qui réduit la disponibilité des oligo-éléments et un taux de calcaire total élevé ayant un effet négatif sur l'assimilation du phosphore, potassium et l'azote par la plante au niveau du sol. On note aussi une faible teneur en matière organique d'où une faible capacité d'échange cationique

(<5 méq/100g du sol) (BELERAGUEB, 1996). I. 6.2. So! de !a région d'E!-Go!éa

Selon BELERAGUEB (1996) ; En dehors de la palmeraie, sur les plateaux, l'érosion éolienne a décapé les éléments fins, ne laissant en surface que les éléments grossiers (reg). Au niveau de la pleine alluviale (palmeraie), les apports sont assez homogènes et caractérisés par une granulométrique assez grossière : sable fins, sable fins légèrement limoneux. En profondeur la variabilité est plus grande, on observe des niveaux granilo-caillouteux et des niveaux argileux.

Chapitre II : Protocole expérimental

II.1. Choix du site expérimental.

L'essai au champ a été mené sous pivot à la ferme de production << HADJADJ Mahmoud >> pendant la campagne agricole 2008/2009. Cette ferme situe à 20 Km du Nord de la ville d'El-Goléa. Elle a été crée au 1990 et couvre une superficie de 750 ha.

Notre étude a été menée dans le pivot 07.

Nous avons choisi ce site à partir des expérimentations précédentes qui ont été fait dans ce champ expérimental.

II.2. Matériel d'étude. II.2.1. Matériel végétal

La variété utilisée est le blé dur Triticum durum var. Carioca R2 d'origine française.

C'est une variété très précoce caractérisée par un tallage faible mais très belle finition avec toujours un très beau et gros grain (S.D.F, 1999) (Annexe 1).

II.3. Méthode expérimentale : II.3.1. Protocole expérimental : II.3.1.1. L'objectif de l'essai :

A partir du dispositif expérimental sur céréale à échelle réelle, nous allons juger l'efficience d'application de deux types d'engrais phosphatés en relation avec le comportement et le rendement de la culture et son influence sur la nutrition azotée.

II.3.1.2. Dispositif expérimental :

Le dispositif expérimental adopté est un dispositif de type blocs aléatoires complets, comportant 06 répétitions. L'essai présente 24 parcelles élémentaires pour chaque type d'engrais soit le Fosfactyl et le Simple super phosphate (SSP) espacées de 1m Chaque parcelle élémentaire mesure 50 m de long et 15 m de large soit une superficie de 750m2 (figure 5).

Le facteur étudié représenté par les quatre doses du phosphore qui sont les suivantes : D1 =30 U/ha ; D2 = 60U/ha ; D3 = 90 U/ha ; D4 = 120 U/ha.

Deuxième partie Matériels &Méthodes

D1

D2

D3

D4

D3

D4

D2

D1

D2

D1

D4

D3

D4

D3

D1

D2

D2

D1

D4

D3

D3

D4

50m

D2

D1

15m

1m

Bloc n° 6

Bloc n° 5

Bloc n° 4

Bloc n° 3

Bloc n° 2

Bloc n° 1

Figure 5. Schéma du dispositif expérimental

II.3.2. Conditions de déroulement de l'essai :

II.3.2.1. Précédent cultural :

Notre site expérimental a eu comme précédent cultural l'orge.

II.3.2.2. Pré irrigation :

Le pré irrigation a débuté le 19/12/2008 et a duré cinq jours dans le but d'assurer une bonne compaction du sol qui facilite le travail des équipements lors du semis et favoriser la germination des repousses de la culture précédente (Orge) et les graines de mauvaises herbes.

I.3.2.3. Travail du sol :

Le travail du sol a été effectué le 30/12/2008. Il a consisté premièrement en deux passages d'un cultivateur à dents ensuite le passage du semoir combiné, ce dernier comprend un cover crop, une herse, un rouleau et un épandeur d'engrais. Ces travaux permettent de préparer le lit de semence, d'ameublir le sol en profondeur, d'éliminer les repousses du précédent cultural, de faciliter le lessivage des sels et d'incorporer la fumure de fond.

II.3.2.4. Semis :

Le semis est réalisé le 31/12/2008 à l'aide d'un semoir combiné. L'écartement entre les lignes est de 13 cm pour une dose de semis de l'ordre de 2 quintaux par hectare.

II.3.2.5. Fertilisation :

La fertilisation consiste à apporter des éléments minéraux, afin de satisfaire les besoins de la culture et qui doit être raisonnée (PREVOST, 1999).

L'épandage des engrais a été effectué au semis à l'aide d'un semoir combiné.

a). Formes d'engrais utilisés :

Engrais phosphatés.

Pour notre expérimentation, deux engrais phosphatés sont testés :

- Le Fosfactyl

C'est l'engrais des céréales pour terres calcaires. C'est un engrais soufré à triple effet

Solubilisant, protecteur et stimulant. Dans le cadre de notre essai le Fosfactyl utilisé dose 22% de P2O5 (3 - 22 - 0) avec 18% SO3.

- Le simple super phosphate (SSP)

Le superphosphate est un engrais minéral phosphaté obtenu par attaque chimique d'un phosphate naturel par un acide, acide sulfurique, ou acide phosphorique.

Il constitue une bonne source de phosphore avec une solubilité dans l'eau variant entre 85% et 90%. Pour notre expérimentation le SSP utilisé dose 16% de P2O5 (0 - 16 - 0).

Engrais azoté : UAN 32%.

Engrais liquide constitué d'un mélange de nitrate d'ammonium (NH4 NO3), l'Urée (H2N-CO-NH2) et l'eau. Cet engrais a été apporté sur plusieurs fractions au cours des stades de développement de blé, avec une dose totale de 158 kg/ha N (tableau 8).

La fertilisation foliaire.

Safe - N.

Engrais azoté foliaire qui dose 28% N, pulvérisé par le biais de la ferti- irrigation sur deux fractions de 2,5 L/ha (tableau 8).


· Compound pholate.

Engrais de correction de carence représente un, mélange d'oligoéléments (2,4 % Cu, 1,6% Fe, 6% Mn et 3% Zn) , la dose appliquée est de 5 kg /ha sur deux fractions (tableau 8).

II.3.2.6. Désherbage :

Plusieurs études ont été faites sur la sensibilité du blé aux mauvaises herbes et la forte nuisibilité des adventices. Le recours au désherbage chimique devient une nécessité. Deux types des désherbants chimiques ont été appliqués dans notre parcelle expérimentale.

Round up :

Herbicide foliaire, total, ayant une action systémique. Il été appliqué sur la parcelle expérimentale le 29/12/09.

Hussard of :

Herbicide foliaire sélectif à double action des blés durs et blés tendres. Il a été appliqué sur la parcelle le 23/02/09, avec une dose de 1,2L /ha.

Les mauvaises herbes identifiées sont présentées (Annexe n°03).

Tableau 6. Doses et dates d'apport d'azote et le Compound pholate

Date d'apport

UAN

Safe-N

Compound pholate

02/02/2009

-

-

2,5 kg/ha

05/02/2009

12 kg/ha N

-

-

07/02/2009

21kg/ha N

-

-

18/02/2009

-

-

2,5 kg/ha

21/02/2009

-

2,5 L/ha

-

27/02/2009

21kg/ha N

-

-

08/03/2009

14 kg/ha N

-

-

14/03/2009

-

2,5 L/ha

-

17/03/2009

27 kg/ha N

-

-

24/03/2009

-

-

-

29/03/2009

27 kg/ha N

-

-

09/04/2009

27 kg/ha N

-

-

22/04/2009

21kg/ha N

-

-

28/04/2009

12 kg/ha N

-

-

Somme

182 kg/ha N

5 L/ha

5 kg /ha

II.3.2.7. La récolte :

L'arrêt d'irrigation a eu lieu le 23/05/09. La récolté manuelle des plantes entières (tige + épi) a eu lieu le 10/06/09.

II.3.2. Méthodes et dates de pré!èvements :

II.3.2.1. Le so! :

Les échantillons du sol sont prélevés le 29/12/09 par une tarière classique, le prélèvement est réalisé aux endroits différents avec une profondeur variable soit 7 échantillons. Ensuite les échantillons du sol sont mélangés pour constituer un échantillon moyen représentant la parcelle.

II.3.2.2. Le végéta! :

Pour chaque parcelle élémentaire, nous avons procédé au prélèvement des échantillons de plantes, le prélèvement est réalisé aux principaux stades phrénologiques du blé soit au fin tallage (épi 1 Cm), floraison et maturité à fin de doser l'azote total.

II.3.3. Paramètres étudiés :

Pour chaque traitement nous avons délimité des placettes de deux mètres linéaires au nombre de six (pour chaque parcelle), sur lesquelles sont effectuées l'ensemble des mesures. Le contrôle en cours de végétation a porté sur les composantes du rendement à savoir, le nombre de pieds par mètre carré, le nombre d'épis/m2, le nombre de grains/épi, le poids de 1000 grains et le rendement en grains.

II. 3.3.1. Paramètres de rendement.

a) Densité à !a !evée.

Le comptage systémique des plantes du blé a été effectué le 22/02/09 (stade fin tallage) au niveau des parcelles élémentaires (placettes) déterminées préalablement par le protocole expérimental

b) Le nombre d'épis au m2.

D'après BELAID (1986), le rendement de peuplement épi est influencé par la dose et date de semis, le poids de 1000 grains, la qualité de la semence, les caractéristiques du lit de semences et les conditions climatiques avant et après semis.

Le comptage du nombre d'épis/m2 est réalisé au stade floraison de la culture (le 18/04/09).

c) Le nombre de grain/épi.

C'est une caractéristique variétale qui est très influencée par le nombre d'épis/m2, COUVREUR (1981).

d) Le poids de 1000 grains.

Le poids de 1000 grains est la dernière composante du rendement à matérialiser, c'est aussi la dernière variable à influencer significative sur le rendement.

II.3.3.2. Evolution de la production de la matière sèche.

Les échantillons du blé prélevés, sont pesés après leur passage à l'étuve à 80°C pendant 48 heures pour déterminer l'évolution de la production en matière sèche (g/m2) au cours du cycle de la culture (fin tallage, floraison, maturité).

II.3.3.3. La nutrition azotée du végétal.

Pour déterminer l'efficience de la fertilisation phosphatée sur la nutrition azotée de la culture. Pour cela nous avons suivi au stade floraison :

Dosage de l'azote dans le végétal ;
Exportation d'azote par le végétal.

II.3.4. Méthodes d'analyse :

Nous présentons dans ce volet le principe de chaque analyse physico-chimique réalisé. II.3.4.1. Analyse au niveau du sol :

a) Analyse granulométrique : Méthode de tamisage pour déterminer les proportions physiques de trois particules primaires du sol (sable grossière, sable fin, et limon+ argile).

b) Mesure du pH : C'est un facteur qui influe directement sur l'absorption des éléments nutritifs. Elle s'effectue a l'aide d'un pH mètre à électrodes et réalisée sur une suspension du sol dans l'eau distillée selon un rapport de 1/5.

c) Mesure de la conductivité électrique : La conductivité électrique c'est une moyenne d'apprécier la teneur globale en sels dans la solution du sol. elle a été déterminée par le conductimètre sur une suspension avec un rapport de sol/eau de 1/5 à une température de 25°C.

d) Dosage du calcaire : Dans notre essai il est dosé par la méthode volumétrique utilisant le calcimètre de BERNARD.

e) Dosage du calcaire actif : la méthode utilisée est de DROUINEAU- GALET cette méthode ne convient qu'aux sols contenant moins de 2% de MO. Pour le dosage de calcaire actif, on utilise la propriété du calcaire de se combiner aux oxalates pour donner de l'oxalate de calcium insoluble. L'excès de solution d'oxalate est ensuite dosé par une solution de permanganate de potassium en milieu sulfurique.

f) Dosage de l'azote total : La technique adoptée est la méthode Kjeldahl. Cette méthode consiste à attaquer le sol avec l'acide sulfurique pour transformer l'azote organique en sulfate d'ammonium.

g) La matière organique du sol : Le dosage de la matière sèche se fait par la méthode ANNE, elle consiste à prendre l'échantillon du sol 1g de terre fine et ajoute 10ml de solution aqueuse de bichromate de potassium (KCr2O7) à 8% et 15ml de l'acide sulfurique (H2SO4) concentré après 30mn, ensuite on ajoute 150ml d'eau distillée et quelques gouttes de dephynillamine et titré par une solution de sulfate de fer (FeSO4) et comparer la couleur ( passe de bleu foncé au bleu vert) de solution avec le témoin (sans sol).

h) Dosage du phosphore assimilable : Il est déterminé par la méthode Olsen recommandée pour les sols calcaires, neutres ou basiques. Le bicarbonate de sodium utilisé pour extraire le phosphore disponible dans le sol.

II.3.4.2. Analyse au niveau de la plante (dosage de l'azote) :

L'azote de la plante a été déterminé par la méthode de Kjeldahl. Cette méthode consiste à attaquer la poudre végétale (2g) par l'acide sulfurique concentré (20ml) en présence des catalyseurs (CuSO4 + K2SO4 et le Sélénium) et porter à l'ébullition pour transformer l'azote organique en sulfate d'ammonium (NH+ 4)2SO42- .

Pour la distillation, On prend 20ml de distillat et en présence de soude on fait la distillation.

Troisième partie Résultats et Discussion

Le suivi pendant la compagne agricole 2008-2009 du protocole expérimental sur le développement d'une culture de blé dur dans des conditions agro-écologiques sahariennes et selon les pratiques culturales propres à l'exploitation agricole a donné lieu aux résultats qui sont ordonnés et analysés au niveau des différents chapitres qui suivent.

Sol du site expérimental :

Les résultats analytiques présentés dans le tableau 6, montrent que le sol est caractérisé par une texture sableuse, un pH basique. La salinité du sol est faible (CE= 0.171dS/m), un taux de matière organique très faible. Avec la présence du calcaire actif (6.886%o). Le rapport calcaire actif

/calcaire total dépasse le 1/4 peut être y'aura des conséquences difficiles pour l'assimilation de phosphore par la plante.

Tableau 7. Caractéristiques physico-chimiques du sol étudié

Analyses

Caractéristiques

Valeurs

Physiques

Sable grossier (%)

55,9

Sable fin (%)

37,4

Argile + Limon (%)

6,8

Chimiques

pH

8,44

C.E (dS/m) à 25°C

0,171

Matière Organique (%)

0,106

Carbone Organique (%)

0,0615

Calcaire total (%)

8,93

Calcaire actif (%o)

6,886

Rapport (Calcaire Actif/ Calcaire Total)

0,771

Azote Total (%)

0,0875

Phosphore Assimilable (ppm)

2,261

L'eau d'irrigation:

L'eau d'irrigation est pompée à partir de la nappe albienne qui se trouve à une profondeur de 200 m (BELERAGUEB, 1996).

Selon le diagramme de classification des eaux d'irrigation (DURAND, 1983), l'eau utilisée appartient à la classe C2S1 qui présente les caractéristiques suivantes, une qualité moyenne à bonne, dont le risque de salinité est faible même pour la sodicité (tableau 8). Cette eau doit être utilisée avec précaution dans les sols lourds mal drainés et pour les plantes sensibles (arbres fruitiers).

Tableau 8. Caractéristiques de l'eau d'irrigation

Paramètres

pH

CE

(dS/
m)

à
25°C

Eléments en (Mèq/l)

SAR

Rsec
(g/l)

à
105°C

Ca2+

Mg2+

k+

Na+

Cl-

SO42-

CO3-

HCO3-

Eau
d'irrigation

7,8

0,38

0,77

10,5

0,34

1,50

2,5

25,6

00

15,3

0,63

0,4

Chapitre I : Effet de la fertilisation phosphatée sur les composantes du rendement :

La production d'une plante est influencée par un certain nombre de facteurs et conditions liés au milieu et à la plante elle-même que l'agriculture peut améliorer.

Les facteurs du rendement représentent tous les éléments qui entrent dans la constitution de la plante : eau, carbone, éléments minéraux et énergie. Plus leur quantité est élevée, plus le rendement augmente (PREVOST, 1999).

Selon MEY NARD et al (1994) l'analyse des composantes du rendement des céréales est aujourd'hui un outil pour porter un diagnostic sur le système de cultures en vu de leur amélioration.

Les tableaux de l'analyse de variance des composantes du rendement et rendement grains sont portés dans l'annexe 3.

I.1. Densité de peuplement.

Fosfactyl.

Les résultats obtenus sont consignés dans le tableau 9 et la figure 6.

Tableau 9. Influence des différentes doses de phosphore sur la densité de peuplement (Fosfactyl)

Doses Dose 1 Dose 2 Dose 3 Dose 4 C.V% Moy G Signification

statistique

Moyennes 271,92 242,31 225 287,18 16.50 256,6 S

D'après les résultats d'analyse de la variance, on constate que le facteur dose du phosphore influence d'une façon significative le nombre des pieds par mètre carrée. On note que la valeur la plus élevée du nombre de pieds par mètre carrée est enregistrée au niveau de la dose 4 (120 unité P2O5/ha) avec 287 pieds/m2.

Le simple super phosphate (SSP).

Les résultats obtenus sont consignés dans le tableau 10 et la figure 7.

Tableau 10. Influence des différentes doses de phosphore sur la densité de peuplement (SSP)

Doses Dose 1 Dose 2 Dose 3 Dose 4 C.V% Moy G Signification

statistique

Moyennes 263,46 271,15 270 276,28 23.77 270,22 N.S

L'analyse de la variance ne montre aucune différence significative entre les traitements étudiés. Cependant le nombre de pieds/m2 passe de 270 pieds/m2 pour le niveau de dose 90 unités de P2O5 à 276 pieds/m2 pour la dose 120 unités de P2O5.

Plusieurs travaux (BUKMAN, 1999; BELAID, 1996), ont montré que la densité de la culture est fonction de nombre de grains semés et de la survie des plantes.

BELAID (1996), ajoute que le PMG, la qualité de la semence, les caractéristiques de lit de semence et les conditions climatiques avant et après semis, sont tous des facteurs qui influent le peuplement d'une culture.

Ces valeurs obtenues pourraient s'expliquer par la date tardive de comptage (stade fin tallage).

Doses de phosphore (kg/ha)

Figure 6. Effet de la fertilisation phosphatée sur le nombre de
pieds/m2(Fosfactyle)

Pieds/m2

287.18

300

250

200

150

100

50

0

D1 D2 D3 D4

271.92

242.31

225

Doses de phosphore (kg/ha)

Figure 7. Effet de la fertilisation phosphatée sur le nombre de pieds/m2
(SSP)

Pieds/m2

D1 D2 D3 D4

250

200

150

100

50

0

263.46 271.15 270 276.28

I.2. Nombre d'épis au m2 :

Le nombre d'épis/m2 est une composante essentielle dans la formation du rendement final puisqu'il détermine le nombre de grain/m2.

Le nombre d'épis/unité de surface est fonction de deux composantes qui sont le peuplement pied et le coefficient de tallage (GRIGNAC, 1977).

Fosfactyl.

Les résultats du nombre d'épis par m2 sont présentés dans le tableau 11 et la figure 7.

Tableau 11. Influence des différentes doses de phosphore sur le nombre d'épis par m2 (Fosfactyl)

Doses Dose 1 Dose 2 Dose 3 Dose 4 C.V% Moy G Signification

statistique

Moyennes 350 482,69 505,13 450,64 12,17 447,11 S

L'analyse de la variance a révélé un effet significatif entre les traitements étudiés.

Par ailleurs, le meilleur nombre d'épis par m2 est enregistré avec D3 (90 unités P2O5/ha) avec 505épis/m2. Ce dernier présente une augmentation de 30,71% par rapport D1 (30 unités P2O5/ha).

Le simple super phosphate (SSP).

Les résultats du nombre d'épis par m2 sont présentés dans le tableau 12 et la figure 7.

Tableau 12. Influence des différentes doses de phosphore sur le nombre d'épis par m2 (SSP)

Doses Dose 1 Dose 2 Dose 3 Dose 4 C.V% Moy G Signification

statistique

Moyennes 344,79 366,45 425,32 437,82 17,56 393,59 S

Troisième partie Résultats et Discussion

L'analyse de la variance montre que l'effet de facteur dose du phosphore sur le nombre d'épis par mètre carré est significatif.

D'après les résultats du tableau 12, on remarque que le nombre d'épis par mètre a tendance à augmenter suivant la succession D1, D2, D3, D4. Le nombre d'épis par mètre carré le plus élevé est obtenu par la dose D4 avec 437 épis/m2 soit une augmentation de 21.24% par rapport D1.

450

366.45

344.79

400

350

Nombre d'epis/m2

300

250

200

150

100

50

0

Doses de phosphore (kg/ha)

Figure 8. Effet de la fertilisation phosphatée sur le nombre
d'épis/m2 (Fosfactyl)

Nombre d'epis 1m2

D1 D2 D3 D4

550

500

450

350

400

350

300

250

200

150

100

50

0

505.13

482.69 450.64

425.32 437.82

D1 D2 D3 D4

Doses de phosphore (kg/ha)

Figure 9. Effet de la fertilisation phosphatée sur le nombre d'épis
/m2 (SSP)

Troisième partie Résultats et Discussion

Des corrélations significatives sont enregistrées entre les doses de phosphore et le nombre d'épi/m2 (r = 0.95) (figure 10). Ceci confirme les résultats obtenus par (DEHBI., 1997).

D'après GERVY (1970), le phosphore favorise la fécondation des plantes en permettant une meilleure épiaison. BELAID (1986) ajoute que le rendement de peuplement épis est influencé par la dose et date de semis, le poids de 1000 grains, la qualité de la semence, les caractéristiques du lit de semence et les conditions climatiques avant est après semis.

500

Nombre d'epis au m2

450

400

350

300

250

200

150

100

y = 71.34ln(x) + 94.27
R2 = 0.907

50

0

0 30 60 90 120 150

Doses de P (kg/ha)

Figure 10. Influence des doses de P sur le nombre d'épis/m2 (SSP)

I.3. Nombre de grains par épi :

Cette caractéristique variétale agit directement sur le nombre de grains/m2. Ce dernier étant fortement lié au rendement grain.

LEGRET (1985) suggère que la composante la plus importante du rendement soit le nombre de grain/épi et plus précisément le nombre de grain / épillet.

ROMER (1985) a montré que l'application précoce du phosphore augmente le nombre d'épillets/épi, le nombre de grain/épi et la matière sèche du blé.

Fosfactyl.

Les résultats du nombre de grains/ épi sont présentés dans le tableau 13 et la figure 11.

Tableau 13. Influence des différentes doses de phosphore sur le nombre de grains /épi (Fosfactyl)

Doses Dose 1 Dose 2 Dose 3 Dose 4 C.V% Moy G Signification

statistique

Moyennes 34,75 35 36,3 37,28 7,11 35,83 N.S

Les résultats d'analyse de la variance révèlent une différence non significative du nombre de grains /épi entre les différentes doses de phosphore (Fosfactyl). Cependant le nombre passe de 34,75 grains/épi obtenu au niveau de la dose 1 (30 unités P2O5 /ha) à 37,28 grains/épi obtenu avec la dose 4 (120 unités P2O5/ha). La moyenne générale est de 35.83 grains/épi.

La valeur la plus élevée est obtenue au niveau de la dose D4 (120 unités P2O5/ha) avec 37.28 grains/épi, et la plus faible valeur est enregistrée au niveau de la dose D1 avec (30 unités P2O5 /ha) avec 34.75 grains/épi.

Le simple super phosphate (SSP).

Les résultats du nombre de grains /épi sont présentés dans le tableau 14 et la figure 12.

Tableau 14. Influence des différentes doses de phosphore sur le nombre de grains/ épi (SSP)

Doses Dose 1 Dose 2 Dose 3 Dose 4 C.V% Moy

G

Signification statistique

Moyennes 33,71 35,36 38,71 33,83 8,37 35,4 H.S

Pour ce type d'engrais phosphaté (SSP), Les résultats d'analyse de la variance montrent une différence hautement significative du nombre de grains/ épi entre les traitements étudiées. La moyenne générale est de 35,40 grains/épi.

On note que la valeur la plus élevée est enregistrée au niveau de la dose 3 (90 unités P2O5/ha) avec 38.72 grains/épi ; et la valeur la plus faible est marquée au niveau de la dose 1 avec 33,72 grains /épi.

La meilleure moyenne générale de deux types d'engrais phosphaté est obtenue au niveau de l'engrais phosphaté Fosfactyl avec 35,83 grains /épi.

Le nombre de grains/ épi est influencé par le nombre d'épis/m2, par les caractéristiques variétales, par la disponibilité en eau et par la nutrition azotée et phospho-potassique (BELAID, 1996).

D1 D2 D3 D4

Grains/ epi

40

35

30

25

20

15

10

0

5

35 37.28

34.75 36.3

Doses de phosphore (kg/ha)

Figure 11. Effet de la fertilisation phosphatée sur le nombre de
grains/épi (Fosfactyl)

38.71

D1 D2 D3 D4

Grains/ epi

40

35

30

25

20

15

10

0

5

33.71

35.36

33.83

Doses de phosphore (kg/ha)

Figure 12. Effet de la fertilisation phosphatée sur le nombre de
grains/épi (SSP)

I.4. Le poids de 1000 grains :

Les poids de 1000 grains est la dernière composantes du rendement, c'est aussi la dernière variable déterminante du rendement.

Selon LOUE (1984), le poids de 1000 grains est un paramètre influencé par les conditions de nutrition minérale surtout phospho-potassique. Cependant les conditions climatiques influent également sur ce paramètre (GRIGNAC, 1981).

Fosfactyl.

Les résultats du poids de 1000 grains sont présentés dans le tableau 15 et la figure 13.

Tableau 15. Influence des différentes doses de phosphore sur le poids de 1000 grains (Fosfactyl)

Doses Dose 1 Dose 2 Dose 3 Dose 4 C.V% Moy G Signification

statistique

Moyennes 56,66 59,49 61,85 67.45 8,89 59,33 H.S

L'analyse de la variance montre que l'effet du facteur dose du phosphore sur le poids de 1000 grains est hautement significatif pour les traitements étudiés (tableau 14). Où il augmente à mesure qu'augmentent les doses de phosphore.

Une liaison significative est enregistrée entre les deux composantes PMG de (SSP) et le rendement en grain (r = 0,78) (figure 15), ce ci confirme les résultats obtenus par BLANCHET (1964) et COUVREUR (1981).

56.66 59.49 61.85 67.45

D1 D2 D3 D4

40

35

PMG (g)

30

25

20

15

10

5

0

Doses de phosphore (kg/ha)

Figure 13. Effet de la fertilisation phosphatée sur le PMG (g)
(Fosfactyl)

57.43 56.62 59.32 64

D1 D2 D3 D4

40

35

30

25

PMG (g)

20

15

10

5

0

Doses de phosphore (kg/ha)

Figure 14. Effet de la fertilisation phosphatée sur le PMG (g)
(SSP)

Le simple super phosphate (SSP).

Les résultats du poids de 1000 grains sont présentés dans le tableau 16 et la figure 14.

Tableau 16. Influence des différentes doses de phosphore sur le poids de 1000 grains (SSP)

Doses Dose 1 Dose 2 Dose 3 Dose 4 C.V% Moy G Signification

statistique

Moyennes 57,43 56,62 59,32 64,00 8,4 59,34 S

Pour ce type d'engrais phosphaté (SSP), les résultats d'analyse de la variance montrent que l'effet du phosphore est aussi significatif sur le poids de 1000 grains.

La moyenne générale est de 59.34g.

La valeur la plus élevée est obtenue au niveau de la dose 4 (120 unités P2O5/ha) avec 64g.

D'après les résultats du PMG des deux types d'engrais étudiés, la moyenne générale la plus haute est enregistrée au niveau de l'engrais Fosfactyl avec 60.11g.

BELAID (1987) et HAFSI (1990), Suggèrent que L'utilisation du phosphore limite la chute du poids de 1000 grains.

Selon SOLTNER (1990), le poids de 1000 grains varie avec la durée de la phase floraisonmaturité. C'est la quantité d'eau prélevée pendant cette phase qui détermine le poids de 1000 grains, il est aussi fonction des conditions de nutrition minérale (LOUE, 1982).

BELAID (1987) ajoute qu'une élévation du nombre de grains entraine une chute du poids de 1000 grains. Les résultats obtenus confirment cette constatation au niveau 90 unités de P2O5/ha qui présentait le nombre de grains /épi le plus élevé mais le poids de 1000 grains est faible par rapport à la dose 120 unités de P2O5/ha.

y = 211.0ln(x) - 770.4
R2 = 0.609

 

140

 

RDT grain (qx/ha)

120

 

100

 

80

 

60

 

40

 
 

20

0

 

56 58 60 62 64 66 68 70

PMG (g)

Figure 15. Liaison entre ROT grain et PMG (Fosfactyl)

I.5. Le rendement en grain :

Le rendement théorique est le produit des trois paramètres : nombre d'épi/m2, nombre de grains/épi et le poids de 1000 grains.

Fosfactyl.

Les résultats obtenus sont consignés dans le tableau 17 et illustrés par la figure 16.

Tableau 17. Influence des différentes doses de phosphore sur le rendement en grain (q/ha) (Fosfactyl)

Doses Dose 1 Dose 2 Dose 3 Dose 4 C.V% Moy G Signification

statistique

Moyennes 69,04 99,86 112,85 109,36 26,42 97,77 H.S

Les résultats d'analyse de la variance montrent que l'effet du phosphore (Fosfactyl) est hautement significatif sur le rendement en grain (Annexe 4).

Par ailleurs, le meilleur rendement en grain est enregistré avec la dose 3 (90 unités P2O5/ha) avec 112,85 q/ha, soit une augmentation par rapport aux doses D1, D2 et D4 respectivement 38,82%, 11,51% et 3.09%.

Le simple super phosphate (SSP).

Les résultats sont présentés dans le tableau 17 et illustrés par la figure 17.

Tableau 18. Influence des différentes doses de phosphore sur le rendement en grains (q/ha) (SSP)

Doses Dose 1 Dose 2 Dose 3 Dose 4 C.V% Moy G Signification

statistique

Moyennes 66,66 73,07 97,82 95,04 24,74 83,14 H.S

Pour ce type d'engrais phosphaté (SSP), les résultats d'analyse de la variance montrent que l'effet du phosphore sur le rendement en grain est hautement significatif. D'après les résultats du tableau 18, on remarque le rendement en grain le plus élevé est obtenu par la dose D3 avec 97,82 q/ha soit une augmentation par rapport D1, D2 et D4 avec respectivement 31,85%, 25,3% et 2,84%.

112.85 109.36

RDT (qx/ha)

120

40

80

0

69.04

99.86

D1 D2 D3 D4

Doses de P (kg/ha)

Figure 16. Influence des doses de P2O5 sur le rendement grain
(qx /ha) (Fosfactyl)

97.82 95.04

120

80

40

0

RDT (qx/ha)

D1 D2 D3 D4

66.66

73.07

Doses de P (kg/ha)

Figure 17. Influence des doses de P2O5 sur le rendement grain
(q /ha) (SSP)

Troisième partie Résultats et Discussion

La droite de régression (figure 18) montre une liaison significative entre le rendement grains et les doses de Fosfactyl (r = 0,94). Des résultats similaires sont obtenus par DERAOUI (2004).

Il existe des interactions entre les engrais azotés et phosphatés, qui font augmenter le rendement et améliorer la solubilité et l'absorption du phosphore (HAFSI, 1990).

Les travaux de (BELAID, 1987 ; HAFSI, 1990 ; HALILAT, 1993 et AISSA, 2001) ont montré qu'il existe une synergie entre les éléments nutritifs N.P.K.

Conclusion :

A travers les résultats obtenus concernant le rendement en grain avec les deux types d'engrais phosphatés on constate que la meilleure valeur du rendement en grain est enregistrée avec l'engrais Fosfactyl au niveau de la dose D3 avec 112,85 q/ha. Ceci explique que la réponse à l'apport du phosphore est positive du fait que l'action du phosphore sur le rendement en grain est nette car il a amélioré d'une façon significative le rendement.

 

140
120

 
 
 

RDT Grain (qx/ha)

 

100

 

80

 

60

 

40

 

y = 31.41ln(x) - 34.02
R2 = 0.898

20

0

0 30 60 90 120 150

Doses de P (kg/ha)

Figure 18. Influence des doses de P sur le RDT grain (qx/ha)
(Fosfactyl)

I.6. Le rendement machine :

Fosfactyl.

Tableau 19. Influence des différentes doses de phosphore (Fosfactyl) sur le rendement machine (q/ha)

Dose de P
(U/ha)

D1

D2

D3

D4

RDT (qx/ha)

34,15

43,5

44,8

45,4

SSP.

Tableau 20. Influence des différentes doses de phosphore (SSP) sur le rendement machine (q/ha)

Dose de P
(U/ha)

D1

D2

D3

D4

RDT (qx/ha)

43,1

41,5

42,8

44

D'après les deux tableaux au-dessus, on constate que le rendement machine à tendance d'augmenter suivant les doses croissantes de phosphore pour les deux types d'engrais phosphatés utilisés.

Le meilleur rendement est obtenu au niveau de la dose D4 (120 unités P2O5/ha) de Fosfactyl avec 45.4 qx/ha. Par contre le plus faible rendement est enregistré au niveau de la dose D1 de même type d'engrais avec 34.15 qx/ha donc soit une régression de 24.8%.

Mais le rendement machine (réel) reste toujours inférieur à celle du rendement biologique ceci peut être expliqué par :

L'existence de certaine hétérogénéité dans les parcelles expérimentales;

Les coupures de l'électricité qui peut entrave le développement de la culture; Les grains de mauvaises herbes qui peuvent faussent les résultats du rendement; Les accidents physiologiques tels que la verse.

Chapitre II : Effet de la fertilisation phosphatée sur la production de la matière sèche :

La matière sèche est l'un des indicateurs révélateurs des conditions de capture des éléments nutritifs du milieu (THEVENET, 1993).

La matière sèche du blé est influencée par un certains nombre de facteurs dont les conditions climatiques, la fertilité potentielle du sol, la dose de semis (densité du peuplement) et la variété. Pour un bon résultat, il est nécessaire de fournir au sol des éléments fertilisants au fur et à mesure des besoins de la culture et en particulier les dates d'intervention.

Dans le but de connaitre l'efficience de l'engrais phosphaté apporté. Pour cela nous avons déterminé la production de la matière sèche qui est exprimée en (g/m2) à différents stade de développement de la culture (fin tallage, floraison et maturité).

Les tableaux de l'analyse de variance de la production de matière sèche sont illustrés dans l'annexe 4.

II.1. Stade fin tallage :

Les résultats obtenus sont consignés dans le tableau 21.

Tableau 21. Influence des différentes doses de phosphore sur la production de matière sèche (g/m2)

Doses

Dose 1

Dose 2

Dose 3

Dose 4

C.V%

Moy G

Signification statistique

Fosfactyl

252,12

372,74

363,08

318,01

22,31

326,48

H.S

SSP

240,27

259,55

360,00

368,80

25,83

307,15

H.S

L'analyse de la variance (annexe 5) montre des différences hautement significatives de l'effet du phosphore sur la production de la matière sèche au stade fin tallage pour les deux types d'engrais phosphatés.

D'après ça on constate que, la production de la matière sèche est influencée favorablement par la fertilisation minérale.

II.2. Stade floraison :

Les résultats obtenus sont consignés dans le tableau 22.

Tableau 22. Influence des différentes doses de phosphore sur la production de matière sèche (g/m2)

Doses

Dose 1

Dose 2

Dose 3

Dose 4

C.V%

Moy G

Signification statistique

Fosfactyl

748,27

1053,42

1111,23

1150,64

21,17

1015 ,89

H.S

SSP

842,18

1034,08

1043,21

1076,67

13,33

999,03

H.S

D'après les résultats du tableau 22. On remarque que le phosphore exerce un effet hautement significatif sur la production de matière sèche pour les deux types d'engrais apportés. La production de matière sèche a tendance à augmenter suivant la succession D1, D2, D3 et D4. La production de matière sèche la plus élevée est obtenue par la dose D4 du Fosfactyl avec 1150,64 g/m2 soit une augmentation par rapport aux doses D1, D2 et D3 de même type d'engrais avec respectivement 39,96 %, 8,44 % et 3,42 %.

II.3. Stade maturité :

Tableau 23. Influence des différentes doses de phosphore sur la production de matière sèche (g/m2)

Doses

Dose 1

Dose 2

Dose 3

Dose 4

C.V%

Moy G

Signification statistique

Fosfactyl

1201.58

1390.06

1712.24

1718.78

34,26

1505,66

N.S

SSP

1173.42

1209.55

1258.18

1577.14

29,76

1304,57

N.S

L'analyse de la variance ne montre aucune différence significative entre les traitements étudiés. Malgré que la biomasse passe de 1201,58 g/ m2 obtenue avec D1 (Fosfactyl) à 1718,78 g/m2 obtenue avec D4.

Troisième partie Résultats et Discussion

THELIER-HUCHE et al (1996) indique qu'il existe une interaction entre l'azote et le phosphore ; des apports importants d'azote ne sont pleinement valorisées que s'il y'a apport de phosphore.

Les doses de phosphore agissent sur la composante du rendement par augmentation ou diminution du nombre de talles par conséquente sur le poids de la matière sèche produite (GERVY, 1970).

MEKLICHE (1983) considère que la plante forme 3/4 de la matière sèche entre le tallage et la floraison.

La croissance est modérée jusqu'au stade début montaison avec un taux de croissance moyen de l'ordre de 8% Puis s'active jusqu'au l'épiaison et atteint une valeur moyenne six fois importante (44%), cette croissance arrive à son maximum à la floraison avec un taux moyen allant de 95% à 98% puis ralentie jusqu'à la maturité (DEHBI, 1997).

Conclusion :

A travers les résultats obtenus concernant l'évolution de la matière sèche au cours du cycle, on peut dire que la biomasse produite à tendance à augmenter suivant les stades de développement du blé (figure 19et 20). Les meilleurs résultats sont obtenus par le Fosfactyl avec 326,48 g/m2 au stade fin tallage, 1015,89 g/m2 au stade floraison et 1505,66 g/m2 à maturité.

1800

Fin-Tallage Floraison Maturation

Stades de développement

Figure 20. Évolution de la matière sèche par stades (SSP)

M.S produite (g/m2)

1600

1400

1200

1000

400

800

600

200

0

D1

D2

D3

D4

2000

 
 
 

1800

 
 

1600

 
 
 
 

D1

1400

 
 

1200

 

D2

1000

 

D3

800

 
 
 
 

D4

600

 
 

400

 
 

200

 
 
 
 
 

0

 

Fin-Tallage Floraison Maturation

 

Stades de développement

 

Figure 19. Évolution de la matière sèche par stades (Fosfactyl)

 

Chapitre III : La nutrition azotée de la plante :

L'azote est considéré comme le pivot de toute production végétale en particulier les cultures céréalières.

La fertilisation azotée doit satisfaire quatre objectifs principaux à savoir la productivité, la qualité du produit, le respect de l'environnement et surtout la rentabilité avec des économies à la clé.

Selon THEVENET (1993), les exportations sont appréciées à l'aide des teneurs des organes exportés de la parcelle (grain, plante entière....).

Pour connaitre l'influence d'engrais phosphaté apporté sur la nutrition azotée du blé, nous avons déterminé la teneur en azote de la partie aérienne de la culture au stade floraison car ce stade est importante dans la croissance du blé.

Les tableaux de l'analyse de variance de ce chapitre sont portés dans l'annexe 5. III.1. Teneur en azote du végétal

Fosfactyl

Les résultats obtenus sont consigné dans le tableau 24.

Tableau 24. Influence des différentes doses de phosphore sur la teneur en azote du blé (% MS)

Doses Dose 1 Dose 2 Dose 3 Dose 4 C.V% Moy G Signification

statistique

Moyennes 0,855 0,877 0,862 0,95 8,47 0,88 H.S

Les résultats obtenus par l'analyse de la variance montrent que le phosphore apporté (Fosfactyl) a influencé de façon hautement significative la nutrition azotée de la culture avec un coefficient de variation égale 8,47%.

L'apport du phosphore a amélioré la nutrition azotée du blé. La teneur la plus élevée est obtenue au niveau 120 unités de phosphore avec 0,94% cette teneur dépasse la dose 1(30unités de P2O5 /ha) de 6,35% (tableau 21).

Les résultats obtenus sont consigné dans le tableau 25.

Tableau 25. Influence des différentes doses de phosphate sur la teneur en azote du blé (% MS)

Doses Dose 1 Dose 2 Dose 3 Dose 4 C.V% Moy G Signification

statistique

Moyennes 0,833 0,822 0,857 0,942 8,71 0,86 S

Pour le SSP, les résultats d'analyse de variance montrent une différence significative entre les traitements étudiés. Avec un coefficient de variation de 8,71%. La moyenne générale pour les traitements étudiés est 0,86%.

La teneur en azote de la plante est influencée significativement par la fertilisation phosphatée. Par ailleurs, on retrouve la teneur en N la plus élevée dans les parcelles ayant reçues 120 unités de P2O5.

Selon BAEYENS (1967), une plante jeune est plus riche en azote qu'une plante vieille qu'elle est riche en hydrate de C.

Conclusion :

A travers les résultats obtenus concernant la teneur en azote du végétal avec les deux types d'engrais phosphatés, on constate que la meilleure teneur est enregistrée avec l'engrais Fosfactyl au niveau de la dose D4 avec 0,95%. Ceci explique que le phosphore est influé favorablement la nutrition minérale de culture plus spécialement la nutrition azotée.

Troisième partie Résultats et Discussion

III.2. Appréciation et cinétique d'exportation de l'azote dans la plante Fosfactyl

Les résultats relatifs au prélèvement quantitatif de l'azote au stade floraison sont consignés dans le tableau 26 et la figure 21.

Tableau 26. Influence des différentes doses de phosphore sur l'exportation en azote du blé (kg/ha)

Doses Dose 1 Dose 2 Dose 3 Dose 4 C.V% Moy G Signification

statistique

Moyennes 63,97 92,28 95,78 109,25 24,29 90,32 H.S

Les exportations évoluent avec les doses croissantes du phosphore (figure 17). Elles passent de
63,79 kg de P2O5 /ha pour la dose 1, à 109,25 kg de P2O5 /ha pour le niveau 120 unités (tableau 23).

L'analyse de variance indique un effet hautement significatif du phosphore sur l'exportation en azote de la culture. D'après les résultats du tableau 23, on remarque que les exportations à tendance à augmenter suivant la succession D1, D2, D3, D4.

SSP

Les résultats obtenus sont consigné dans le tableau 24 et la figure 21.

Tableau 27. Influence des différentes doses de phosphate sur l'exportation en azote du blé (kg/ha)

Doses Dose 1 Dose 2 Dose 3 Dose 4 C.V% Moy G Signification

statistique

Moyennes 70,15 85 89,15 101,42 24,29 86,43 H.S

Les exportations évoluent avec les doses croissantes du phosphore (figure 17). Elles passent de 70,15 kg de P2O5 /ha pour la dose 1, à 101,42 kg de P2O5 /ha pour le niveau 120 unités (tableau 27). L'analyse de variance indique un effet hautement significatif du phosphore sur l'exportation en azote de la culture.

Troisième partie Résultats et Discussion

D'après les résultats du tableau 27, on remarque que les exportations à tendance à augmenter suivant la succession D1, D2, D3, D4.

Conclusion :

En fonction des ces résultats, nous notons un prélèvement cinétique de l'azote confirme aux données bibliographiques ; à partir de floraison, les besoins en azote de la plante deviennent très importants et c'est aussi durant cette phase que l'activité de la croissance devient très intense et que se détermine le nombre d'épi, le nombre de grain par épi et le poids maximum du grain. A ce moment, le blé peut absorber jusqu'à 03 kg/ha/jour ce qui est confirmé par les concentrations qui dépassent 0,80% dans la plante. Le prélèvement de l'azote du sol par la plante est lié significativement avec la biomasse produite.

Les prélèvements d'azote obtenus (tableau 26 et 27) indiquent théoriquement une bonne efficience de l'engrais utilisé. A la récolte, plus de 2/3 de l'azote total de la culture se retrouve dans les grains, les feuilles et les tiges commençaient à perdue l'azote à l'épiaison et ce poursuivait jusqu'au stade début maturité où la grande partie de l'azote absorbé s'accumule dans le grain.

Fosfactyl SSP

120

Azote exporte (kg/ha)

100

80

40

60

20

0

30 60 90 120

Doses de P (kg/ha)

Figure 21. Influence des doses de P sur les exportations
d'azote (kg/ha) de la culture (Stade Floraison)

Troisième partie Résultats et Discussion

Conclusion Générale

Conclusion générale

A lumière de la fertilisation minérale qui est considérée comme l'une des solutions d'enrichissement du réservoir nutritif de la plante, pour objectif d'arriver à un rendement acceptable quantitativement et qualitativement pour cela, il est nécessaire de raisonner les apports des engrais minéraux pour l'amélioration de production.

Dans le cadre du développement de la céréaliculture dans les régions sahariennes et contrairement aux régions du nord du pays, le pédo - climat constitue le problème essentiel dans le cadre de la conduite des cultures et des céréales particulièrement.

Les recherches s'orientent de ce fait vers la matérialisation de nouvelle variété de blé dur en réponse à la fertilisation phosphatée et l'amélioration des propriétés physico - chimiques des sols sahariens qui sont caractérisés par une faible fertilité.

L'étude expérimentale réalisée au cours de l'année 2008-2009 au niveau de la ferme HADJADJ Mahmoud (région d'El-Goléa Wilaya de Ghardaïa). Nous a permis de juger et déterminer l'efficacité de la fertilisation phosphatée sur le comportement et la productivité d'une variété de blé dur (Triticum durum L. Var. CARIOCA » à partir des quatre doses de deux types d'engrais phosphatés soit le Fosfactyl (3%-22%) et le Simple super phosphate (0%-16%).

A partir des résultats obtenus durant le développement du blé, nous tirons les conclusions suivantes :

D'une manière générale, la culture du blé a réagi favorablement à un apport de phosphore par l'amélioration de comportement.

L'appréciation de l'efficacité des traitements à été réalisée à travers les mesures sur le poids de la matière sèche produite au cours du cycle de blé, il en ressort :

Des différences hautement significatives observées dans les deux stades (fin tallage et floraison) de culture sous l'effet des doses de Fosfactyl et SSP avec respectivement d'augmentation 20,71% et 34,85% de D1 par rapport D4 ceci au stade fin tallage et au stade floraison avec respectivement d'augmentation 34,96% et 21,78% de D1 par rapport D4. Par contre il enregistré un effet non significatif au stade maturité de la culture.

Conclusion Générale

L'appréciation de l'efficacité des différents types d'engrais phosphatés a été réalisée sur les principales composantes du rendement au cours du cycle du blé, il en ressort :

Le nombre de pieds/m2 varié d'une façon significative sous l'effet de Fosfactyl avec un accroissement de 5,31% de D4 (120unités de phosphore) par rapport à D1 (30 unités de phosphore). Par contre il est le SSP a marqué un effet non significatif.

Le nombre d'épis/m2 est influencé significativement sous l'action de deux type d'engrais utilisés le Fosfactyl et le SSP avec respectivement un taux d'accroissement de 24,55% et 29,47% de D4 par rapport à D1.

Le nombre de grain/épi varié d'une façon hautement significative sous l'action de l'SSP avec un augmentation de 0,35% de D4 par rapport à D1. Mais le Fosfactyl n'a exercé aucun effet significatif sur ce paramètre.

Les deux types d'engrais ont influencé significativement sur le poids de 1000 grains du blé avec un taux d'accroissement de D4 par rapport à D1 avec 16% pour le Fosfactyl et 10,26% pour le SSP.

Les études statistiques montrent que le Rendement grain est influencé significativement avec les doses de Fosfactyl avec une augmentation de 36,87% de dose 120 unités par rapport à la dose 30 unités de P2O5. La même constatation a été marquée pour le SSP avec un gain de 29,86%.

Les résultats obtenus concernant la teneur en azote du végétal montrent que le phosphore exerce un effet significatif sur la nutrition azotée de la plante, par conséquent la teneur en azote passe pour le Fosfactyl de 0,85% obtenu avec la dose 30 unités de P2O5 à 0,95% obtenu avec la dose 120 unités de P2O5 soit une augmentation de 10%. La même chose pour le SSP avec une augmentation de 11,57%.

Les exportations d'azote pour les deux types d'engrais évoluent avec les doses croissantes de phosphore. Ils à tendance à augmenter suivant la succession D1, D2, D3, D4.

Conclusion Générale

Dans notre expérimentation, le rendement machine est toujours inférieur à celle du biologique car il est influencé par des plusieurs facteurs qui nous avons les cités au dessus.

Dans ces conditions pédoclimatiques, on peut dire que nous n'avons pas attente la productivité optimale de la variété utilisée qui peut donner des rendements très supérieurs à nos résultats.

L'engrais Fosfactyl qui a donné les meilleurs résultats du rendement quelque soit le rendement biologique où bien le rendement réel. Mais de points de vue économiques il coûte plus chère que le Simple super phosphate. C'est pour cela il n'est pas toujours aisément accessible aux agriculteurs.

Au terme de cette étude menée sur une seule compagne (2008-2009), il ressort que l'efficacité de la fertilisation phosphatée est liée à plusieurs facteurs :

· Conditions de semis (profondeur de semis, dose de semis) ;

· Conditions d'humidité du sol ;

· Arrêt raisonné de l'irrigation ;

· Fertilisation azotée et potassique adéquate ;

· Maitrise de désherbage.

Des progrès significatifs sont encore possibles en matière d'amélioration de la productivité par la mise en place de stratégie de fertilisation à partir de données d'essais expérimentaux de longue durée, qui sont considérés comme bases de raisonnement et ont pour objectif de garantir une alimentation minérale phosphatée non limitant de la production des grandes cultures tout en évitant la sur fertilisation et en préservant la fertilité du sol à moyen terme.

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Annexe 1.

Tableau 1. Les caractéristiques agronomiques de la variété CARIOCA (S.D.F, 1999)

Hiver ou printemps :

 
 

Hiver

 

Caractéristiques agronomiques

Alternativité :

 
 

Printemps

Précocité épiaison :

 
 

très précoce

Précocité maturité :

 
 

très précoce

Hauteur :

 
 

Moyenne

Résistance verse :

 
 

peu sensible

Poids mille grains:

 
 

Élevé (60g)

 

Maladies et accidents

Fusariose nivale :

 
 

assez sensible

Fusariose roseum :

 
 

assez sensible

Oïdium :

 
 

assez sensible

Piétin verse :

 
 

assez sensible

Rouille brune :

 
 

peu sensible à assez résistant

Rouille jaune :

 
 

peu sensible à assez résistant

 
 

Critères qualité

Mitadinage :

 
 

Assez sensible

Moucheture :

 
 

Peu sensible

Annexe 2.

Tableau 1. Inventaire de mauvaises herbes rencontrées

Famille

Espèce

Groupe

Fabaceae

- Melilotus infesta

Dicotylédones

Poaceae

- Avena satina
- Bromus sp

Monocotylédones
Monocotylédones

Malvaceae

- Malva aegyptiaca L

Monocotylédones

Annexe 3.

Tableau 1. Influence des différentes doses de phosphore sur la densité de peuplement (Fosfactyl)

Analysis of Variance

Source Type III SS Df Mean Sq. Cv% F Prob.

Model 14236,391 3 4745,464 16,50 3,510 0,034

Error 27040,434 20 1352,022

Total 41276,824 23

Tableau 2. Influence des différentes doses de phosphore sur la densité de peuplement (SSP)

Analysis of Variance

Source Type III SS Df Mean Sq. Cv% F Prob.

Model 500,074 3 166,691 23,77 0,034 0,991

Error 98737,179 20 4936,859

Total 99237,253 23

Tableau 3. Influence des différentes doses de phosphore sur le nombre d'épis par m2 (Fosfactyl)

Analysis of Variance

Source Type III SS Df Mean Sq. Cv% F Prob.

Model 84450,197 3 28150,066 12,17 3,198 0,046

Error 176060,158 20 8803,008

Total 260510,355 23

Tableau 4. Influence des différentes doses de phosphore sur le nombre d'épis par m2 (SSP)

Analysis of Variance

Source Type III SS Df Mean Sq. Cv% F Prob.

Model 36485,149 3 12161,716 17,56 3,309 0,041

Error 73498,439 20 3674,922

Total 109983,588 23

Tableau 5. Influence des différentes doses de phosphore sur le nombre de grains /épi(Fosfactyl)

Analysis of Variance

Source Type III SS Df Mean Sq. Cv% F Prob.

Model 598,508 3 199,503 7,11 9,309 0,000

Error 428,616 20 21,431

Total 1027,124 23

Tableau 6. Influence des différentes doses de phosphore sur le nombre de grains/ épi(SSP)

Analysis of Variance

Source Type III SS Df Mean Sq. Cv% F Prob.

Model 465,211 3 155,070 8,37 2,505 0,088

Error 1237,970 20 61,898

Total 1703,181 23

Tableau 7. Influence des différentes doses de phosphore sur le poids de 1000 grains (Fosfactyl)

Analysis of Variance

Source Type III SS Df Mean Sq. Cv% F Prob.

Model 68,102 3 22,701 8,89 19,815 0,000

Error 22,912 20 1,146

Total 91,014 23

Tableau 8. Influence des différentes doses de phosphore sur le poids de 1000 grains (SSP)

Analysis of Variance

Source Type III SS Df Mean Sq. Cv% F Prob.

Model 114,688 3 38,229 8,4 16,661 0,000

Error 45,890 20 2,294

Total 160,578 23

Tableau 9. Influence des différentes doses de phosphore sur le rendement en grain (q/ha) (Fosfactyl)

Analysis of Variance

Source Type III SS Df Mean Sq. Cv% F Prob.

Model 8014,935 3 2671,645 26,42 13,326 0,000

Error 4009,571 20 200,479

Total 12024,506 23

Tableau 10. Influence des différentes doses de phosphore sur le rendement en grains (q/ha) (SSP)

Analysis of Variance

Source Type III SS Df Mean Sq. Cv% F Prob.

Model 5279,159 3 1759,720 24,74 6,595 0,003

Error 5336,590 20 266,829

Total 10615,749 23

Annexe 4.

Tableau 1. Influence des différentes doses de phosphore sur la production de matière sèche (g/m2) (stade fin tallage) (Fosfactyl)

Analysis of Variance

Source Type III SS Df Mean Sq. Cv% F Prob.

Model 54483,917 3 18161,306 22,31 5,373 0,007

Error 67598,033 20 3379,902

Total 122081,950 23

Tableau 2. Influence des différentes doses de phosphore sur la production de matière sèche (g/m2) (stade fin tallage) (SSP)

Analysis of Variance

Source Type III SS Df Mean Sq. Cv% F Prob.

Model 79993,698 3 26664,566 25,83 8,231 0,001

Error 64789,719 20 3239,486

Total 144783,418 23

Tableau 3. Influence des différentes doses de phosphore sur la production de matière sèche (g/m2) (stade floraison) (Fosfactyl)

Analysis of Variance

Source Type III SS Df Mean Sq. Cv% F Prob.

Model 590769,635 3 196923,212 21,17 8,898 0,001

Error 442628,944 20 22131,447

Total 1033398,579 23

Tableau 4. Influence des différentes doses de phosphore sur la production de matière sèche (g/m2) (stade floraison) (SSP)

Analysis of Variance

Source Type III SS Df Mean Sq. Cv% F Prob.

Model 194680,545 3 64893,515 13,33 6,483 0,003

Error 200186,574 20 10009,329

Total 394867,119 23

Tableau 5. Influence des différentes doses de phosphore sur la production de matière sèche (g/m2) (stade maturité) (Fosfactyl)

Analysis of Variance

Source Type III SS Df Mean Sq. Cv% F Prob.

Model 1163534,541 3 387844,847 34,26 1,564 0,229

Error 4959860,892 20 247993,045

Total 6123395,433 23

Tableau 6. Influence des différentes doses de phosphore sur la production de matière sèche (g/m2) (stade maturité) (SSP)

Analysis of Variance

Source Type III SS Df Mean Sq. Cv% F Prob.

Model 616067,608 3 205355,869 29,76 1,440 0,261

Error 2852498,675 20 142624,934

Total 3468566,282 23

Annexe 5.

Tableau 1. Influence des différentes doses de phosphore sur la teneur en azote du blé (% MS) (Fosfactyl)

Analysis of Variance

Source Type III SS Df Mean Sq. Cv% F Prob.

Model 0,056 3 0,019 8,47 5,367 0,007

Error 0,069 20 0,003

Total 0,125 23

Tableau 2. Influence des différentes doses de phosphore sur la teneur en azote du blé (% MS) (SSP)

Analysis of Variance

Source Type III SS Df Mean Sq. Cv% F Prob.

Model 0,053 3 0,018 8,71 4,566 0,014

Error 0,077 20 0,004

Total 0,130 23

Tableau 3. Influence des différentes doses de phosphore sur l'exportation en azote du blé (kg/ha) (Fosfactyl)

Analysis of Variance

Source Type III SS Df Mean Sq. Cv% F Prob.

Model 605751,229 3 201917,076 24,29 8,470 0,001

Error 476792,178 20 23839,609

Total 1082543,407 23

Tableau 4. Influence des différentes doses de phosphate sur l'exportation en azote du blé (kg/ha) (SSP)

Analysis of Variance

Source Type III SS Df Mean Sq. Cv% F Prob.

Model 211006,269 3 70335,423 16,24 5,908 0,005

Error 238089,341 20 11904,467

Total 449095,611 23