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Effet de la fertilisation phosphatée sur la nutrition azotée et la productivité d'une culture de blé dur (triticum durum l. var. carioca) (dans la région d'El-Goléa-Ghardaia)

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par Adil MIHOUB
Université de KASDI-MERBAH Ouargla (Algérie) - Ingénieur en sciences agronomiques 2008
Dans la categorie: Sciences
  

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I.3.2. Effet de la température et l'humidité :

D'après GILLES (1969), une basse température réduit la mobilité de l'acide phosphorique échangeable du sol. Ce qui entrave l'alimentation phosphatée des plantes.

Selon CAMBELL (1994), une certaine humidité est toujours nécessaire pour l'absorption des ions phosphatés par les plantes car la dessiccation diminue la solubilité des phosphates.

I.3.3. Le calcaire : I.3.3.1. Calcaire total.

La présence de calcaire confère au sol des caractéristiques spécifiques en termes de comportement physique et chimique et influe sur son activité biologique. Son absence totale a pour conséquence une acidification progressive, plus ou moins rapide suivant le contexte pédoclimatique

La connaissance du calcaire total est indispensable pour : - caractériser le sol ;

- évaluer l'activité biologique du sol ;

- évaluer le pouvoir fixateur du Phosphore et le risque de blocage des oligo-éléments.

I.3.3.2. Calcaire actif.

Le calcaire actif est la fraction du calcaire total susceptible de se dissoudre facilement et rapidement dans la solution du sol.

A faible concentration, DUTHIL (1973) souligne que le calcaire joue un rôle protecteur vis-à-vis des ions phosphoriques contre leur adsorption énergétique par le fer et l'aluminium libres. A des concentrations élevées, il y a formation de phosphates calciques de moins en moins solubles qui peuvent évoluer vers une forme insoluble ou apatitique.

Ainsi le rapport calcaire actif / calcaire total s'il est supérieur à 1/4 y'aura des répercutions négatifs sir la nutrition phosphatée de la plante.

I.3.4. Le pouvoir fixateur et la texture du sol :

Selon GACHON (1969), le pouvoir fixateur est l'énergie avec la quelle les constituants du sol fixent les ions phosphoriques. Cette énergie est en fonction de la quantité et de la nature des argiles.

SOINS et al (1999) considère que le pouvoir fixatrice du sol est proportionnel au :

Taux de matière organique ;

Taux d'argile ;

Taux de calcaire et le pH.

Plus le pouvoir fixateur est élevé et moins le sol est riche en phosphore assimilable, plus il faudrait majorer la dose de phosphore à apporter en fertilisation (SOINS et al, 1999).

La teneur en phosphore d'un sol croit avec la finesse de la texture, l'argile en contient plus que le sable (BAEYENS, 1967).

I.3.5. La matière organique :

La matière organique constitue une source appréciable d'ions phosphoriques pour la plante.

D'après DUTIL (1976) et TRIBOI (1988), elle représente une réserve non négligeable de phosphates adsorbés sur les sites humiques vis-à-vis des quelles, elles ont un effet protecteur.

I.3.6. Influence des sels solubles :

D'après GACHON (1969), en milieu salin un apport phosphaté est susceptible d'augmenter le rendement ; ceci est du à une interaction positive entre le phosphore et les sels lorsque la concentration est modérée.

II.4. Les pertes du phosphore :

Selon BUCKMAN (1990), l'érosion est la principale cause des pertes en phosphate. L'horizon superficiel (la couche labourée) étant riche en phosphates, des pertes importantes ont lieu lorsque l'érosion est forte.

En sols sableux, les phosphates ne sont pas toujours bien retenus. Lorsque de fortes pluies suivent des apports élevés d'engrais phosphatés, le phosphore migre en profondeur (BUCKMAN, 1990).

Introduction :

La fertilisation minérale est l'un des facteurs susceptibles d'affecter les cultures de céréale.

L'objectif de la fertilisation est de satisfaire les besoins des plantes en complétant l'offre du sol en éléments minéraux dans des conditions économiquement rentables et respectueuses de l'environnement (LLORENS, 2001).

En effet le recours à la fertilisation permet d'obtenir le meilleur rendement possible compte tenu des autres facteurs qui y concourent comme la qualité du sol, le climat, l'apport en eau, le potentiel génétique de la culture, ainsi que les moyens d'exploitation, et ce, à moindre coût. En outre, particulièrement en agriculture durable s'y ajoute l'objectif de préservation de la qualité de l'environnement.

Les besoins de la plante évoluent au cours de son développement. Aux stades où ils sont nécessaires, les éléments minéraux doivent être prélevés par la plante dans le sol. Ils doivent être disponibles en quantités suffisantes et sous forme assimilable.

D'après PREVOST (1999), la fertilisation doit tenir compte :

du rythme d'absorption des éléments ; durant le cycle de culture par exemple : - le phosphore est important dans la formation des grains ;

- l'azote est l'élément essentiel de la croissance ;

- le potassium améliore la qualité de floraison et de fructification.

de la capacité d'échange du sol :

Si le sol retient énergétiquement les ions grâce à un bon pouvoir absorbant, il est possible d'envisager la mise en réserve des éléments nutritifs.

Dans le cas contraire, l'apport d'éléments minéraux doit être fractionné le plus possible en fonction des besoins de la plante.

de la dynamique des éléments nutritifs :

Les éléments bien retenus (phosphore et potassium) par le complexe argilo-humique peuvent être stockées dans le sol ; en revanche, l'azote nécessite un apport régulier du fait que l'ion nitrate NO3- n'est pas retenu par le complexe.

I. Raisonnement de la fertilisation phosphatée :

Raisonner la fertilisation, c'est-à-dire proposer un ensemble de règles agronomiques, qui permettent d'éclairer le choix de l'agriculteur en matière de phosphore en vue d'atteindre les objectifs de production qu'il s'est fixé, et ceci dans le cadre de son système de culture, des potentialités de son climat, et de ses contraintes, y compris le souci de la protection de son milieu écologique (IGNAZI, 1993).

D'après LLORENS (2001), la fertilisation se base sur deux critères de raisonnement :

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