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Problématique de l'eau et de l'assainissement en milieu scolaire en République du Bénin: cas de la ville de Porto Novo


par Vinassého Olivier AZONNAKPO
Université d'Abomey-Calavi - DESS en décentralisation et gestion des eaux 2007
Dans la categorie: Géographie
   
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REPUBLIQUE DU BENIN (RB)

MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE
SCIENTIFIQUE (MESRS)

UNIVERSITE D'ABOMEY-CALAVI (UAC)
THE ABDUS SALAM INTERNATIONAL CENTRE FOR THEORETICAL PHYSICS (ICTP)

INSTITUT DE MATHEMATIQUES ET DE SCIENCES PHYSIQUES (IMSP)
PORTO-NOVO

FACULTES UNIVERSITAIRES NOTRE DAME DE LA PAIX DE NAMUR (FUNDP)
BELGIQUE

MEMOIRE POUR L'OBTENTION DU DIPLOME D'ETUDES SUPERIEURES SPECIALISEES
(DESS)

OPTION: Décentralisation et Gestion des Eaux (DGE)

Thème

Problématique de l'eau et de l'assainissement

en milieu scolaire en République du Bénin:

Cas de la ville de Porto-Novo.

Présenté soutenu par : MAITRES DE MEMOIRE :

Olivier Vinassého AZONNAKPO -Taofiki AMINOU,

Maître Géographe Physicien Dr. En Chimie,

Technicien supérieur en hydraulique Maître de Conférences

Technicien du Génie Rural FAST/UAC

-Bernard CAPO CHICHI Département de Chimie, FAST/UAC

Membres du Jury

Président: Dr. Taofiki AMINOU Maître de Conférence

Membres: -Dr. Etienne SAGBO Maître-Assistant

-Jean Malomon YADOULETON Ir. Directeur de CREPA-BENIN

Mention: Très-Bien

Soutenu le 12 Septembre 2007

DEDICACE

A l'Eternel des armées, Dieu! Tu as pourvu à tout point de vue pour la concrétisation de ce travail. Tu es toujours fidèle dans tes promesses, mon âme te bénis et te rend infiniment grâce. A toi seul l'honneur, la louange et la gloire aux siècles des siècles, amen.

A mon feu père Dawé G. AZONNAKPO en reconnaissance de tous les efforts consentis pour mon éducation. Tu n'es plus hélas, mais tes oeuvres demeurent. Que Dieu soit loué.

A ma mère Agbalè KANFON pour la confiance que tu as placée en moi en consacrant une grande partie de tes revenus pour mes études. Maman, que Dieu te bénisse.

A mes frères Kouwami AZONNAKPO et Sotondji WEDJANGNON pour le sens de la fraternité que vous m'avez toujours enseigné et pour vos soutiens indéfectibles à mon égard dans mes études. Que Dieu vous le rende au centuple.

A Monsieur Pamphile C. TOBADA Dr. Ph.D Professeur au Département de Production Animale de l'EPAC/UAC, et à toute votre famille, pour vos conseils et vos soutiens (spirituel, moral et matériel) dans toutes les situations. Que Dieu vous comble de sa bénédiction.

A ma fiancée Anne-Marie TOBADA pour l'amour que tu as toujours manifesté, ton audace dans les moments difficiles et tes soutiens (spirituel, moral et matériel). Reçois ce travail comme le fruit de tes sacrifices.

A tous mes frères et soeurs Modeste, Raphaël, Augustin, Mariuse, Benoît, Maurice, Essè, etc pour vos soutiens indéfectibles à mon égard dans mes études.

REMERCIEMENTS

Qu'il nous soit permis de présenter, au terme de ce travail, nos sentiments sincères et profonds de reconnaissance à tous les professeurs de l'Institut des Mathématiques et des Sciences Physiques (IMSP) et de la Faculté Universitaire Notre-Dame de la Paix (FUNDP) de Belgique. Au cours de nos études, vous nous avez donné sans relâche avec clarté et précision, des connaissances et des conseils qui sont gravés dans notre mémoire.

Nos profondes gratitudes vont spécialement:

A Monsieur Taofiki AMINOU Maître de Conférence, enseignant chercheur à la Faculté des Sciences et Techniques (FAST)/UAC; malgré vos multiples occupations, vous avez accepté de diriger nos recherches de fin de formation;

A Monsieur Bernard CAPO-CHICHI Enseignant à l'IMSP/UAC; malgré vos multiples occupations, vous avez accepté nous accompagner tout au long de la formation;

A Monsieur Jean-Pierre EZIN Professeur Titulaire, enseignant chercheur, Directeur de l'Institut de Mathématiques et des Sciences Physiques (IMSP)/UAC; malgré vos multiples occupations, vous avez toujours une entière attention à notre formation;

A Monsieur Michel BOKO Professeur Titulaire, enseignant chercheur, Secrétaire Permanent du Conseil Scientifique, Directeur de l'école doctorale à la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines (FLASH)/UAC; malgré vos multiples occupations, vous avez contribué à notre formation;

A Monsieur Aboubacar MARCOS Maître Assistant, enseignant-chercheur à l'IMSP/UAC; malgré vos multiples occupations, vous avez accepté nous accompagner tout au long de la formation;

A Monsieur Patrick Aléodjrodo EDORH Maître de Conférence, enseignant chercheur à la Faculté des Sciences et Techniques (FAST) /UAC ; malgré vos multiples occupations, vous avez contribué à nos recherches de fin de formation;

A tous les cadres et agents de la Direction Générale de l'Hydraulique et ceux des Services de l'Hydraulique du Plateau et de l'Ouémé en particulier, pour vos conseils et votre collaboration;

A Monsieur Euloge AGBOSSOU Enseignant-Chercheur, Vice-Doyen de la Faculté des Sciences Agronomiques de l'UAC; pour vos conseils et soutiens de tout genre;

A Monsieur Bernard AHAMIDE Enseignant-Chercheur à la Faculté des Sciences Agronomiques de l'UAC; pour vos conseils et soutiens de tout genre;

A Monsieur Matthieu HOUNSOU Doctorant, à la Faculté des Sciences Agronomiques de l'UAC; pour vos conseils;

A Madame Yvette DEGUENON épouse EDORH pour nous avoir aidé en mettant à notre disposition une documentation pour la réalisation de ce mémoire;

A Messieurs Gervais KPOTOUNOU, Alfred KPOMALEGNI, et à toutes leurs familles pour vos soutiens au cours de la collecte des données;

A tous les camarades étudiants de l'IMSP et en particulier ceux de la promotion 2006-2007 pour votre collaboration;

A tout le personnel des autres services et institutions sollicités et visités;

A mes soeurs et frères de la chorale polyphonique de l'U.R.H.C qui ont su garder les liens de fraternité, d'entraide, nous ne saurions vous remercier; que Dieu vous comble de sa bénédiction;

A Messieurs Frédéric ENONHEDO et Maurice Adjimon AVOCE pour nous avoir aidé au cours de la rédaction et de la saisie du document;

A tous ceux qui de près ou de loin ont apporté leur pierre à l'édifice pour la réalisation finale et effective de ce travail et qui n'ont pas pu être identifiés et cités, nous exprimons nos sincères et profonds remerciements;

Enfin, aux membres de jury, nous adressons nos remerciements pour l'insigne honneur que vous nous faites en acceptant de contribuer à l'amélioration de ce travail.

RESUME

La présente étude a permis d'évaluer les interactions possibles entre l'eau consommée, l'environnement et la santé en milieu scolaire dans la ville de Porto-Novo.

Des enquêtes de terrain sont réalisées auprès des différents acteurs de l'école à savoir: les élèves, les enseignants, les vendeuses, les agents de santé et les autorités administratives, au total cent cinquante (150) personnes.

L'importance de l'eau a été reconnue par toutes les personnes interrogées.

A cent pour cent (100%) des élèves interrogés ont déclaré utiliser l'eau des vendeuses pour la consommation, 60% n'ont aucune idée de la qualité de l'eau qu'ils boivent, 36% estiment que le contenant de stockage de l'eau par les vendeuses est sale, 48% des élèves notent une insalubrité notoire sur les lieux de vente des nourritures, 76% reconnaissent avoir été malades au moins une fois dans l'année et 46% déclarent avoir souffert de diarrhées et de vomissement.

Les autorités administratives y compris enseignants et agents de santé à: 56% reconnaissent l'existence d'un point d'eau dans les établissements, 78% reconnaissent que les élèves vont boire l'eau auprès des vendeuses de nourriture de l'établissement, 68% dénoncent l'insalubrité dans les établissements.

Quant aux vendeuses, 46% ne protègent pas le contenant de transport d'eau, 84% utilisent le même bol pour servir l'eau à tous, 66% reconnaissent l'insalubrité remarquée sur les lieux de restauration des élèves.

Des analyses physico-chimiques réalisées à l'IMSP et les analyses bactériologiques réalisées au laboratoire de la DHAB à Akpakpa (Cotonou) ont permis d'apprécier la qualité de l'eau servie à l'école.

L'interprétation des résultats des analyses physico-chimiques révèle que toutes ces eaux sont douces avec un faible taux de chlore libre résiduel. Tous ces échantillons renferment des nitrates à des concentrations assez variables; trois (3) ont une forte concentration en nitrate cela renseigne déjà sur une contamination fécale.

Les résultats des analyses bactériologiques montrent que toutes ces eaux sont contaminées par des germes banals et des germes pathogènes surtout les E. Coli responsable de contamination fécale fraîche ou récente.

Ces micro-organismes retrouvés dans l'eau de consommation, l'insalubrité et le manque d'hygiène dans les établissements scolaires sont autant de paramètres responsables des maladies telles que le paludisme, les diarrhées, etc enregistrées par les centres de santé de la ville de Porto-Novo. Il est impérieux que des mesures (l'éducation, l'hygiène, promotion des latrines, utilisation des poubelles, traitement des ordures, etc) soient prises pour la protection de l'eau, l'assainissement et l'hygiène en milieu scolaire pour préserver la santé des usagers de l'école.

Mots clés: eau de consommation, germes pathogènes, assainissement, hygiène, milieu scolaire, maladie.

ABSTRACT

The aim of the present study was to evaluate the possible interaction between the drinking water, the environment and the health in school environment in the Porto-Novo town.

We survey school users such as the students, the teachers, the food sellers, the health personal and the school administrative authorities. One hundred fifty persons were interrogated and were from three categories (students, sellers and school administration authorities including the teachers and the health personal).

The importance of water is admitted by all interrogated persons.

All the students interrogated use water of the sellers for drinking, 60% had not idea about the quality of water they drink, 36% think that the containers of water is dirty, 48% of students observe that the kit-case is dirty, 76% were ill once a year and 46% suffer from the diarrhoea and the vomit.

Fifty six per cent of the administrative authorities including teachers and the health staff confirmed the presence of a water tap in the schools, 78% of them recognize that student drink food sellers' water in their schools, 68% denounce the unsanitary in schools. As for sellers 46% don't protect water container, 84% use the same bowl to serve water to many students, 66% recognized the unsanitary of students' restoration areas.

The physicochemical analysis made at IMSP and bacteriological analysis achieved in DHAB laboratory at Akpakpa (Cotonou) permitted to appreciate the quality of water served at school.

The results of physicochemical analysis interpretation reveal that all water samples are soft water with a small quantity of free residual chlorine; all these samples contain nitrates with variable concentrations.

High concentration of nitrate determined in of three samples gives information about faecal contamination.

The results of bacteriological analysis show that water samples are contaminated with common germs and pathological germs mainly E. Coli responsible for fresh faecal contamination.

These micro-organisms found in drinkable water have shown and lack of hygiene in school environment which are factors responsible for diseases as malaria, diarrhoea, registered by health centres of Porto-Novo town.

It is important measures to take to protect water, sanitation and hygiene in school area to preserve the health of school users.

Key words: Drinking water, pathogenic germs, diseases, sanitation, hygiene, school environment.

TABLE DES MATIERES

DEDICACE

2

REMERCIEMENTS

3

RESUME

5

ASBSTRACT

6

TABLE DES MATIERES

7

ACRONYMES ET ABREVIATIONS

9

INTRODUCTION

11

1.1 FACTEURS PHYSIQUES

18

1.1.1 Contexte géographique

18

1.1.2 Climat

21

1.1.3 Hydrographie

22

1.1.4 Géologie

23

1.14.1 Contexte géomorphologique

23

1.1.4.2 Aspects géologiques

23

1.1.5 Hydrogéologie

25

1.1.6 Etat de l'environnement

26

1.2 FACTEURS HUMAINS

27

1.2.1 Démographie

27

1.2.2 Organisation administrative, sociale et groupes ethniques

28

1.2.3 Activités économiques

29

1.3 SITUATION DE L'APPROVISIONNEMENT EN EAU DE LA POPULATION

31

1.3.1 Estimation des besoins en eau de la population

31

1.3.2 Sources d'approvisionnement en eau de la population

32

1.3.3 Situation de l'approvisionnement en eau dans les écoles

33

1.4. SITUATION DE L'ASSAINISSEMENT, DES EAUX USEES ET DES DECHETS URBAINS

34

1.5 PRESENTATION DU MILIEU SCOLAIRE A PORTO NOVO

37

1.6 ANALYSE DU CONTEXTE SANITAIRE

37

CHAPITRE 2: CONTEXTE ET PROBLEMES DE L'EAU ET DE L'ASSAINISSEMENT

ERREUR !

SIGNET NON DEFINI.

 

2.1 DEFINITION DE QUELQUES CONCEPTS ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.

2.2 EAU, ASSAINISSEMENT ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.

2.2.1 Eau Erreur ! Signet non défini.

2.2.2 Assainissement Erreur ! Signet non défini.

2.3 PRESENTATION DES MICRO-ORGANISMES PATHOGENES ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.

2.3.1- Les bactéries pathogènes Erreur ! Signet non défini.

2.3.2- Les protozoaires Erreur ! Signet non défini.

2.3.3 Les Virus Erreur ! Signet non défini.

2.4 LES FACTEURS DE PROLIFERATION DES MICRO-ORGANISMES PATHOGENES ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.

2.4.1 Les solutés et l'activité de l'eau Erreur ! Signet non défini.

2.4.2 La température Erreur ! Signet non défini.

2.4.3 Le pH Erreur ! Signet non défini.

2.4.4 La concentration en oxygène Erreur ! Signet non défini.

2.4.5 Le milieu nutritif Erreur ! Signet non défini.

2.5 LES PRINCIPALES MALADIES D'ORIGINE HYDRIQUE ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.

2.6 LES RISQUES SANITAIRES LIÉS À LA QUALITÉ DE L'EAU DE BOISSON, À L'INSALUBRITÉ ET AU MANQUE `HYGIÈNE. ERREUR ! SIGNET NON DEFINI. 2.7 COMPÉTENCES ET POLITIQUES EN MATIÈRES D'EAU, DE L'ENVIRONNEMENT ET DE SANTÉERREUR ! SIGNET NON DEFINI.

2.7.1 Compétences de l'Etat en matières d'eau, de l'environnement et de santé Erreur ! Signet non défini.

2.7.2 Compétences des communes en matières d'eau, de l'environnement et de santé Erreur ! Signet non

défini.

2.7.3 Politiques nationales en matières d'eau, de l'environnement et de santé Erreur ! Signet non défini.

2.7.4 Politique sectorielle en matières d'eau, de l'environnement et de santé Erreur ! Signet non défini.

CHAPITRE 3: MATERIELS ET METHODES ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.

3.1 MATÉRIELS ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.

3.1.1 Fiche d'enquête et le guide d'entretien Erreur ! Signet non défini.

3.1.2 Eau Erreur ! Signet non défini.

3.1.3 Appareils Erreur ! Signet non défini.

3.1.4 Matériel des prélèvements Erreur ! Signet non défini.

3.2 MÉTHODOLOGIE ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.

3.2.1 Choix des sites des prélèvements et des enquêtes de terrain Erreur ! Signet non défini.

3.2.2 Enquête de terrain Erreur ! Signet non défini.

3.2.3 Observations directes Erreur ! Signet non défini.

3.2.4 Analyses des échantillons d'eau Erreur ! Signet non défini.

3.3 DIFFICULTES ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.

CHAPITRE 4: RESULTATS ET DISCUSSIONS ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.

4.1 PRÉSENTATION DES RÉSULTATS DES ENQUÊTES DE TERRAIN ET DISCUSSION ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.

4.1.1 Résultats d'analyse d'opinion Erreur ! Signet non défini.

4.1.2 Enquêtes sur les sources d'approvisionnement en eau pour la cantine Erreur ! Signet non défini.

4.1.3 Enquêtes sur l'eau de boisson dans les établissements Erreur ! Signet non défini.

4.1.4 Enquête sur le matériel de transport et de stockage de l'eau Erreur ! Signet non défini.

4.1.5 Enquêtes sur les vendeuses et leur formation sur l'hygiène Erreur ! Signet non défini.

4.1.6 Enquête sur la gestion des eaux usées et déchets en milieu scolaire Erreur ! Signet non défini.

4.2 RÉSULTATS ET INTERPRÉTATION DES ANALYSES PHYSICO-CHIMIQUES ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.

4.3- RÉSULTATS ET INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS D'ANALYSES BACTÉRIOLOGIQUES ERREUR ! SIGNET NON

DEFINI.

PROPOSITIONS ET RECOMMANDATIONS ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.

5. 1 EDUCATION SANITAIRE ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.

5.2 PROPOSITIONS PRATIQUES ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.

5.3 APPEL GENERAL AUX DIFFERENTS ACTEURS ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.

CONCLUSION ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.

BIBLIOGRAPHIE ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.

LISTE DES TABLEAUX ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.

LISTE DES FIGURES ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.

LISTE DES PHOTOS ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.

ANNEXES ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.

ACRONYMES ET ABREVIATIONS

Sigles Définition

A.B.E : Agence Béninoise pour l'Environnement

C.E.G : Collège d'Enseignement Général

Ce.R.P.A : Centre Régional pour Promotion Agricole

C.S : Circonscription Scolaire

D.G.Eau : Direction Générale de l'Eau

D.D.S.P. : Direction Départementale de la Santé Publique

D.H. : Direction de l'Hydraulique

D.H.A.B : Direction de l'Hygiène et de l'Assainissement de Base

D.S.R.P. II : Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté 2ème phase

E.D.S. II : Enquête Démographique et de Santé 2ème phase

E.N.G.R.E.F. : Ecole Nationale du Génie Rural et des Eaux et des Forêts

E.N.S. : Ecole Normale Supérieure

E.P.A.C. : Ecole Polytechnique d'Abomey-Calavi

E.P.P. : Ecole Primaire Publique

E.R.E. : Education Relative à l'Environnement

F.A.O. : Food and Agriculture Organization

FA.S.T. : Faculté des Sciences et Techniques

F.R.E.S.H. : Focusing Resources for an Effective School Health

F.U.N.D.P. : Faculté Université Notre Dame de la Paix

I.G.N. : Institut Géographique National

I.M.S.P. : Institut de Mathématiques et de Sciences Physiques

I.N.S.A.E. : Institut National de la Statistique et de l'Analyse Economique

I.R.C. : Centre International de l'Eau et l'Assainissement

I.R.D. : Institut de Recherche pour le Développement (ex-ORSTOM)

Km : kilomètre

Km2 : kilomètre Carré

L : litre

M.E.H.U. : Ministère de l'Environnement de l'Habitat et de l'Urbanisme

M.E.P.N. : Ministère de l'Environnement et de la Protection de la Nature

M.E.S.R.S. : Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

M.I.S.A.T. : Ministère de l'Intérieur de la Sécurité et de l'Administration

Territoriale

M.M.E.E. : Ministère des Mines, de l'Energie et de l'Eau

M.M.E.H. : Ministère des Mines, de l'Energie et de l'Hydraulique

M.S. P : Ministère de la Santé Publique

M.S.P.C.L. : Ministère de Sécurité Publique et des Collectivités Locales

O.I.E. : Office internationale de l'eau.

O.M.S. : Organisation Mondiale de la Santé

O.N.G. : Organisation Non Gouvernementale

O.N.U. : Organisation des Nations Unies

O.R.S.T.O.M. : Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer

°C. : Degré Celsius

°f . : Degré français

P.A.D.E.A.R. : Projet d'Appui au Développement du secteur de l'alimentation Eau

potable et de l'Assainissement en milieu Rural

P.D.C. : Plan de Développement Communal

P.E.E.S.I. : Programme d'Etudes et d'Enquête sur le Secteur Informel

P.E.D. : Pays En Développement

P.E.V. : Programme Elargi de Vaccination

p.H : Potentiel d'hydrogène

P.N.H.A.B. : Politique Nationale d'Hygiène et d'Assainissement du Bénin

P.N.L.P. : Programme National de Lutte contre le Paludisme

P.P.D.I. : Plan Pluriannuel de Développement et d'Investissement

R.G.P.H. : Recensement Général de la Population et de l'Habitat

S.N.I.G.S / ZS -PAS : Système National d'Information et de Gestion Sanitaire de la Zone Sanitaire Porto-Novo_Aguégués_Sèmè-podji

S.B.E.E. Société Béninoise d'Energie Electrique (ex Société Béninoise

d'Electricité et d'Eau)

S.O.N.E.B. : Société Nationale des Eaux du Bénin

S.D.U. : Schéma Directeur d'Urbanisme

S.E.M.T. : Santé de l'Environnement en Milieu de Travail

U.N.E.S.C.O. : Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et

la Culture

U.N.I.C.E.F. : United Nations International Children's Emergency Fund

U.A.C : Université d'Abomey-Calavi

W.C. : Water Closet

INTRODUCTION

Plus d'une décennie après la conférence des Nations Unies sur le développement durable tenue à Rio de Janéiro (Brésil) en 1992, le monde s'efforce toujours d'atteindre les ambitieux objectifs qui y ont été fixés.

La <<décennie de l'eau, source de vie >> dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) a été lancée le 21 avril 2005 à New York par l'ex-secrétaire général des Nations Unies, Kofi Anan. La <<décennie>> appelle à s'engager à réduire de moitié, d'ici à 2015, le nombre de ceux qui n'ont pas accès à l'eau salubre ou à l'assainissement de base.

Actuellement, plus d'un milliard de personnes doivent parcourir une distance importante pour aller chercher de l'eau salubre, et près de la moitié de la population de la planète ne dispose pas d'un assainissement de base. Ceci a pour conséquence directe le décès quotidien de quatre mille (4000) enfants lié à des maladies d'origine hydrique1. Des milliers d'enfants meurent ainsi chaque jour de maladies diarrhéiques et autres, transmises par l'eau ou causées par un manque d'assainissement et d'hygiène. Bien plus nombreux encore sont ceux qui souffrent de maladies ou sont affaiblis.

C'est pour cela que les investissements visant à créer un cadre de vie sain aux populations doivent s'inscrire dans une approche méthodologique qui garantisse la création d'infrastructures, la réhabilitation de celles existantes en vue de leur pérennisation. Malheureusement ce n'est pas toujours le cas dans la plupart des pays en développement, dont le Bénin.

Dans notre pays des efforts sont faits, mais ils restent insuffisants par rapport à la situation actuelle. Il est vrai qu'au Bénin la vulgarisation du document de stratégie de réduction de la pauvreté 2ème phase (DSRP II) initié par l'Agence Béninoise pour l'Environnement (ABE) est un exemple d'initiative mais cela doit être renforcé, amélioré et soutenu par les politiques, et notamment pour améliorer la situation en milieu scolaire.

1 UNICEF, 2005

L'école à elle seule ne peut pas garantir la santé de l'élève, mais n'a pas le droit certainement de l'empirer. Or cela peut arriver si l'eau offerte à l'école est contaminée, si les installations sanitaires ou le défaut d'installations sanitaires contribuent à la propagation des parasites.

Ainsi l'approvisionnement en eau potable, les installations sanitaires adéquates et les conditions d'alimentation des élèves à l'école constituent les éléments de base pour la création d'un environnement scolaire sain et adapté aux besoins de l'enfant.

C'est pour comprendre le fondement des problèmes liés à l'approvisionnement en eau potable des établissements scolaires, à l'alimentation de l'élève et à l'assainissement en milieu scolaire que nous avons choisi de consacrer ce travail à la Problématique de l'eau et de l'assainissement en milieu scolaire en République du Bénin: cas de la ville de Porto Novo.

Le premier chapitre de ce travail est consacré aux caractères généraux du cadre d'étude; le deuxième a abordé le contexte et la problématique de l'eau et de l'assainissement. Le troisième chapitre décrit la démarche méthodologique adoptée et le quatrième chapitre a abordé les résultats, discussion et recommandations.

PROBLEMATIQUE

Vue de l'espace, la terre apparaît comme une planète «bleue» parce que la plus grande partie de sa surface est recouverte d'eau. Mais seul 2,5% de cette eau est douce dont la plus grande partie se trouve gelée et inaccessible dans les calottes glacières et au Groenland, laissant moins de 1% d'eau douce disponible dans les lacs, les rivières et le sous-sol. Environ un tiers seulement des eaux douces potentielles du monde peut être utilisé pour les besoins de l'homme2

Le besoin en eau est la chose la mieux partagée dans le monde. On peut rester plusieurs jours sans manger, mais on ne peut rester plus de trois jours sans boire. Nous pouvons varier les aliments que nous mangeons et même refuser de manger tel ou tel aliment; mais nous ne pouvons pas refuser de boire de l'eau car on ne peut se passer d'elle. En moyenne, chaque personne doit pouvoir disposer d'un minimum de 50 litres, l'idéal étant de 100 litres, d'eau potable par jour, pour boire, cuisiner et pour son hygiène personnelle. L'eau est indispensable à l'organisme humain, elle représente 85% de la masse du cerveau, 73% de celle du foie, 86% du coeur et 83% pour le sang ainsi que les reins3. Elle constitue donc l'élément fondamental qui lie tous les organes du corps humain. La consommation d'une eau de mauvaise qualité portera atteinte à ces organes, voire donnera un coup fatal à l'organisme tout entier. Donc notre santé dépend dans une large mesure de la qualité de l'eau que nous consommons. Après de nombreux travaux de recherches menés sur les maladies d'origine hydrique, Louis PASTEUR déclara: «80 à 90% des maladies dont nous souffrons sont liées à l'eau que nous buvons». L'eau au lieu d'être source de vie peut devenir vecteur de transmission de maladies mortelles, elle est donc mi-ange, mi-démon. La qualité de l'eau de boisson doit préoccuper tout le monde.

Les actions sur l'eau, l'hygiène et l'assainissement sont donc avant tout des actions de prévention, au même titre que d'autres activités préventives comme par

2IRC/OMS, 2002. 3ASSOUMA, 2005

exemple la vaccination. Le travail des spécialistes de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement, n'est pas seulement un travail technique, puisqu'il vise à prévenir les maladies liées à un environnement malsain. L'assainissement d'un site participe à l'amélioration de l'état de santé des populations et permet donc aux équipes médicales de soigner dans les meilleures conditions possibles.

Cette analyse est partagée par le feu Dr. LEE Jong-wook, ex-Directeur Général de l'OMS lors du lancement de la décennie internationale d'action «l'eau, source de vie» (2005-2015) «L'eau et l'assainissement sont indispensables à la santé publique. Je dis souvent qu'ils en constituent la base, car lorsqu'on aura garanti à tout un chacun, quelles que soient ses conditions de vie, l'accès à une eau salubre et à un assainissement correct, la lutte contre un grand nombre de maladies aura fait un bond énorme»4.

Si la qualité de l'eau est au centre des préoccupations des pays industrialisés, pour de nombreux pays en voie de développement, la question y est bien plus aiguë, l'eau y étant un vecteur de maladies graves voire mortelles. Selon l'OMS, en 2002 1,1 milliards de personnes ne disposaient pas d'un service approprié d'approvisionnement en eau; 2,6 milliards de personnes n'avaient pas accès à des moyens appropriés d'assainissement, et environ 1,8 million de personnes, dont 90% d'enfants de moins de cinq ans, meurent chaque année des suites de maladies diarrhéiques.

De plus chaque année 500 millions de personnes souffrent d'une maladie transmise par l'eau. Plus de 13 millions de gens meurent chaque année de pathologies liées aux eaux impropres. Toutes les 8 secondes, un enfant meurt d'une maladie transmise par l'eau. En fait, la première cause de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans provient des maladies infectieuses transmises par l'eau. Donc, l'eau impropre à la consommation tue plus de personnes que toutes les autres formes de violence5.

4 OMS, 2003citation de l'ex-DG LEE Jong-wook

5 VERMEYLEN, 2007

L'amélioration des conditions de vie et d'hygiène que permet l'assainissement est déjà une première réponse à la lutte contre la prolifération des vecteurs de maladies.

Dans les villes béninoises en général et à Porto-Novo en particulier, la couverture en eau potable n'est pas totale. L'accès à l'eau potable continue de poser problème dans beaucoup de quartiers. Cette inégalité dans la qualité des services d'approvisionnement en eau créée un marché pour les vendeuses d'eau et encouragent l'utilisation de sources d'eau et de puits locaux non potables dans les bidonvilles. Le manque d'eau de bonne qualité dans un environnement encore insalubre représente un risque pour la santé des populations et des élèves en particulier. Cette situation peut amener les vendeuses de nos établissements scolaires à offrir de l'eau non potable aux élèves, les exposant ainsi à la diarrhée, à la dysenterie, au choléra, à la typhoïde, etc. De plus, les systèmes de transport et de stockage de l'eau utilisée par les vendeuses ne garantissent pas toujours une bonne qualité de l'eau. Ces eaux de puits ou de robinet contenues dans des récipients plastics, des bassines, ou des sachets qui sont mal entretenus et remplis dans un milieu peu hygiénique (l'état de salubrité de la cantine, habillement des vendeuses, eau non couverte, etc) sont polluées ou contaminées et exposent les consommateurs aux risques de maladies.

La population en majorité, constituée de la couche enfantine et juvénile qui sont plus vulnérables aux maladies, doivent bénéficier d'une attention particulière car le milieu scolaire est un lieu public et les élèves représentent l'avenir de la nation.

JUSTIFICATION DU THEME

L'eau et assainissement sont devenus une préoccupation majeure à l'échelle planétaire. Depuis la conférence de Rio de Janéiro de 1992, les réflexions sur l'environnement sont devenues une préoccupation et s'inscrivent désormais dans le processus général de développement des nations. Au Bénin, le document de stratégie de réduction de la pauvreté initié par l'Agence Béninoise pour l'Environnement témoigne de la place accordée à ce problème.

«La mise en valeur efficace des ressources naturelles est reconnue comme une composante clé d'un développement durable sur le plan environnemental. Une mauvaise gestion des ressources peut devenir un frein au développement socioéconomique»6. Les investissements qui visent à assurer une meilleure alimentation en eau et un cadre sain aux populations doivent s'inscrire dans une approche qui garantisse la santé des populations et la pérennité des infrastructures. Mais ceci n'est pas toujours le cas dans les pays en développement et moins encore au niveau des établissements d'enseignement qui sont des lieux d'apprentissage pour la vie.

La lutte contre la pauvreté passe par l'accès à une eau propre tant pour les adultes, que pour les élèves et écoliers.

Au Bénin la question est préoccupante. C'est pour quoi notre étude a retenu des établissements d'enseignement, des écoles primaires et secondaires comme terrain de recherche.

Aussi il n'est plus à démontrer que c'est la couche juvénile qui est la plus vulnérable aux maladies, les statistiques de l'OMS le montrent. Il est dès lors évident que cette couche est la mieux indiquée pour véhiculer le message du changement de comportement.

Porto-Novo, capitale du Bénin et qui devrait être la vitrine du pays, n'a guère un aspect attrayant. Il suffit de circuler dans certains quartiers de Porto-Novo pour se rendre compte de l'insalubrité notoire. Beaucoup de quartiers ne bénéficient pas encore d'eau potable. Dans les établissements scolaires, il suffit d'une simple observation pour constater les conditions assez désastreuses dans lesquelles les enfants s'alimentent.

L'environnement dans lequel les élèves s'alimentent peut les exposer à des risques assez graves.

OBJECTIFS DE RECHERCHE

L'objectif principal de cette recherche est d'étudier les problèmes liés à l'approvisionnement en eau et à l'assainissement du milieu scolaire. Spécifiquement l'étude permettra de:

6 commission européenne, 1999

- Apprécier la situation actuelle de l'approvisionnement en eau et de l'assainissement en milieu scolaire;

- déterminer la qualité des eaux consommées dans le milieu scolaire;

- identifier les pratiques et autres sources de nuisance de l'environnement et des

eaux de boisson des usagers de l'école afin d'éveiller la conscience de ceux-

ci sur les maladies hydriques, sur les méfaits du manque d'assainissement et

d'hygiène;

- faire des propositions pour l'amélioration de la santé en milieu scolaire. HYPOTHESES DE RECHERCHE

Les hypothèses de travail s'articulent autour des principaux points ci-après:

- l'alimentation en eau et l'assainissement demeurent un problème dans les milieux scolaires;

- le mauvais comportement lié à l'alimentation en eau et à l'assainissement est responsable des risques de maladies;

- l'ignorance des méfaits des maladies hydriques est à la base des négligences notées par rapport à la protection de l'environnement;

- les techniques de prélèvement d'eau et d'assainissement utilisées dans les établissements posent problèmes.

CHAPITRE 1: GENERALITES

1.1 Facteurs physiques

1.1.1 Contexte géographique

Le Bénin est un pays côtier, ouvert sur le Golfe de Guinée par une étroite façade de 125 km, il est situé entre les méridiens 0°40'et 3°50' Est et s'étire sur 750 km du Sud au Nord entre les parallèles 6°10' et 12°30' Nord. Sa superficie est de 114 763 km2 (figure n°1). De forme allongée en latitude, ce pays qui, tel un doigt pointé vers le coeur de l'Afrique Occidentale, est situé entièrement dans la zone intertropicale entre l'équateur et le tropique du cancer au Sud du Sahara. Il est bordé à l'Ouest par le Togo, au Nord-Est par le Burkina Faso, au Nord par le fleuve Niger qui le sépare de la République du Niger, à l'Est par le Nigeria et au sud par l'Océan Atlantique. Le point le plus haut (641 m) se situe dans le massif de l'Atacora dans le Nord-Ouest du pays. La capitale du Bénin est Porto Novo.

Située au sud du Bénin à 30 km de Cotonou principale ville du pays, Porto-Novo est localisé entre 6°30 de latitude nord et 3°30 de longitude Est. Elle est limitée au Nord par la Commune d'Avrankou, au Nord-Ouest par la commune d'Akpro-Missérété, au Sud par la Commune de Sèmè-kpodji, à l'Est par la Commune d'Adjarra et à l'Ouest par la Communes des Aguégués (figure n°2).

La superficie de la Commune est de 110 km2 environs7.

Depuis la mutation politique amorcée en 1990 et la mise en place des institutions démocratiques, la ville de Porto-Novo devient une commune à statut particulier. Elle compte cinq (5) arrondissements subdivisés en quatre vingt six (86) quartiers de ville.

7PDC, 2005

Figure n°1: Carte du Bénin: situation de la ville de Porto-Novo Source: IGN, 2005.

Positionnement des établissements cibles

Figure n°2: La ville de Porto-Novo avec positionnement des sites d'études Source: IGN, 2005.

1.1.2 Climat

Deux types de climat sont représentés au Bénin: subéquatorial à quatre saisons (deux saisons pluvieuses et deux saisons sèches) dans le sud, soudanien à deux saisons (une pluvieuse et une sèche) dans le nord. La zone centrale du pays connaît un climat de transition qui s'apparente à un climat sub-soudanien.

Porto-Novo, par sa situation géographique, bénéficie d'un climat subéquatorial. Un climat chaud et humide caractérisé par la mousson qui souffle d'avril à novembre et l'harmattan qui souffle de décembre à mars8.

On enregistre des températures chaudes et humides avec des moyennes mensuelles de 32° en mars et avril et de 23,1° en août et décembre (PDC, 2005).

Une forte pluviométrie: la moyenne annuelle des précipitations oscille entre 1.100 mm et 1.200 mm atteignant ainsi le niveau le plus élevé de tout le pays. Deux saisons des pluies et deux saisons sèches se partagent l'année climatique (PDC, 2005) et varie d'une année à une autre (figure n°4). La quantité des précipitations est répartie sur toute l'année suivant les saisons: une grande saison de pluie de mars à juillet et une petite saison de pluie de septembre à octobre. Ces deux saisons de pluie alternent avec deux saisons sèches: une petite de juillet à septembre, et une grande de novembre à mars contre le montre la figure ci-dessous.

Variation de la pluviométrie mensuelle à Porto-Novo

Hauteur de pluie
en mm

300 250 200 150 100 50

0

 

hauteur de pluie en mm

J F M A M J J A SON D

Mois

Source: CeRPA Ouémé-Plateau, 2007.

Figure n°3: Variation pluviométrique mensuelle à Porto-Novo en 2005

8 ADAM, 1993

Variation des hauteurs de pluie entre 1970 et 2001 à Porto-
Novo

Hauteur de pluie en mm

1800 1600 1400 1200

 
 
 

1000

800

 

Hauteur annuelle de pluie en mm

600
400
200
0

 
 

1 3 5 7 9 11 13 15 17 19 21 23 25 27 29 31
Années (1970 à 2001)

Figure n°4: Variation pluviométrique annuelle à Porto-Novo de 1970 à 2001. Source: CeRPA Ouémé-Plateau, 2007.

Cette courbe montre la variation de la pluviométrie à Porto-Novo sur une période de 30 ans. On constate que la hauteur de pluie varie d'une année à une autre, c'est ainsi qu'à Porto-Novo la plus faible pluviométrie a été enregistrée en 1998 et la plus forte en 1988.

Ces précipitations sur la ville et celles des autres régions du pays alimentent les nappes souterraines et le réseau hydrographique de Porto-Novo. La population prélève l'eau pour les différents usages et surtout pour l'eau de boisson.

1.1.3 Hydrographie

Porto-Novo est situé en bordure d'un bras lagunaire, dénommé: lagune de Porto-Novo, qui représente le seul plan d'eau de la ville. Ce bras lagunaire longe la côte jusqu'à Lagos (Nigeria). Il appartient avec le lac Nokoué au système lagunaire oriental du sud Bénin, caractérisé par un balancement semi-saisonnier d'eau douce et d'eau saumâtre. Ce système lagunaire est alimenté par les eaux drainées par le fleuve Ouémé (510 km), le plus long fleuve du Bénin. La présence de cette lagune renforce la potentialité des ressources en eau de la ville.

1.1.4 Géologie

1.14.1 Contexte géomorphologique

Porto-Novo est situé le bassin sédimentaire côtier qui comporte un ensemble de trois plateaux appelés plateaux du sud-Bénin: le plateau de Kétou, le plateau de Sakété et le plateau d'Allada.

Au niveau de ce bassin sédimentaire côtier, on distingue les sols de plateau, les sols de bordure de plateau, les sols de la dépression de la Lama et les sols des vallées et de la zone littorale9

Le Plateau de Sakété est le plus oriental des trois plateaux au sud du bassin sédimentaire côtier et est limité par la lagune de Porto-Novo au sud, la vallée de l'Ouémé à l'ouest, la dépression de Hollidjè au nord et la frontière de Nigeria à l'est. Ce plateau de Sakété surplombe les plans d'eau lagunaires de 15 à 20 mètres. Il est découpé par des ravins creusés à la faveur de l'érosion qui draine les eaux de ruissellement et probablement celles des nappes sous-jacentes.

Ce plateau, qui s'incline légèrement du nord vers le sud, à son point le plus bas à Porto-Novo. Sur ce plateau, on relève autour de Porto-Novo la présence de dépressions fermées plus ou moins circulaires pouvant atteindre une centaine de mètres de diamètre. Ces dépressions jouent le rôle de bassin de réception pour les eaux de pluies et alimentent les nappes souterraines.

1.1.4.2 Aspects géologiques

La géologie du Bénin est dominée par des formations anciennes attribuées au précambrien et des dépôts sédimentaires d'âges compris entre le cambro-silurien et le quaternaire10.

Porto-Novo étant situé au Sud du Bénin, fait partie de la vieille surface d'aplanissement ouest-africaine constituée des formations géologiques les plus anciennes d'Afrique. Constituée à l'origine d'une épaisse série sédimentaire appelée bassin sédimentaire côtier, cette formation a subi de multiples actions géologiques (métamorphisme, érosion, dépôt et régression) ayant abouti à une grande diversité de formations géologiques.

9 VOLKOFF, 1976

10 UNICEF/PADEAR, 1997

Porto-Novo se trouve à l'extrême sud du plateau de Sakété (Figure n°5). Une étude géologique réalisée à l'Université d'Abomey-Calavi basée sur des observations, des prélèvements et analyses de sédiments au laboratoire montre que le plateau de Sakété est constitué de terre de barre dont l'épaisseur mince au nord augmente au sud du plateau dans la région de Porto-Novo où elle peut atteindre 20 mètres11.

La terre de barre est constituée de grains de sable (quartz) charriés et recouverts d'oxyde de fer noyés dans une fraction argileuse plus abondante. La morphologie des quartzs et les minéraux lourds contenus dans ce sédiment montre que le matériel provient d'un remaniement. Il s'agit d'une formation argilosableuse constituée d'argile latéritique issue du démantèlement d'un ancien sol.

Figure n°5: Carte géologique du Sud-Est du Bénin Source: ENONHEDO, 2006.

11 LANGEVIN, 2001

1.1.5 Hydrogéologie

Le potentiel en eau des cours d'eau du Bénin, non compris les eaux du fleuve Niger, est globalement estimé en moyenne à 13 milliards de mètres cubes par an.

L'utilisation actuelle de ces eaux de surface est très peu significative et ne concerne que l'alimentation en eau potable de 4 villes, l'abreuvement du bétail et l'irrigation d'environ 9000 hectares de cultures diverses.

S'agissant des eaux souterraines, il est actuellement difficile de quantifier les réserves d'eau contenues dans les nappes aquifères du Bénin compte tenu des données limitées dont on dispose. On évalue néanmoins leur capacité de recharge à environ 1,9 milliard de mètres cubes par an en moyenne

Elles sont essentiellement utilisées pour l'alimentation en eau potable des villes et des campagnes. Les prélèvements annuels sont de l'ordre de 0,03 milliard de mètres cubes par an. Ce qui représente à peine 2% de la recharge annuelle des aquifères12.

La coupe hydrogéologique synthèse du champ de captage de la SONEB montre deux niveaux d'aquifères :

- le premier est l'aquifère supérieur. Cet aquifère est à une faible profondeur (à partir de 15 m). Sous-jacent à la terre de barre, il est constitué de sable dont l'épaisseur augmente de Sud-Ouest vers le Nord-Est où il peut se présenter sous plusieurs couches épaisses.

- le second est l'aquifère inférieur. Il se développe stratigraphiquement en dessous du système précédent. Il est constitué de sable argileux renfermant par endroits des lentilles de sable gravillonnaire. Son épaisseur est de 34 mètres et est isolé de l'aquifère supérieur par une épaisse couche d'argile qui sert d'écran contre les infiltrations liquides provenant des horizons supérieurs. Il repose également sur une couche argileuse assez épaisse (sous-jacente). C'est dans cet aquifère que les forages de la SONEB captent de l'eau (voir la figure n°6 présentant le champ de

12 ORSTOM et DH, 1993

captage de Ouando). De façon générale, l'écoulement de l'eau au niveau de la nappe aquifère se fait du nord vers le sud, voire le sud-ouest.

Encadré par des cours d'eau des lacs et lagunes, le plateau de Sakété est soumis à des échanges hydrauliques entre les eaux de surface et les eaux souterraines notamment les eaux de l'aquifère supérieur.

Figure n°6: Coupe hydrogéologique synthétique du champ de captage de Ouando Porto-Novo

Source: ENONHEDO, 2006.

1.1.6 Etat de l'environnement

L'environnement de Porto-novo a été affecté par plusieurs activités et

comportements qui altèrent le milieu de vie et les ressources en eau.

La diffusion des taxis-motocycles ou zemijan dans la capitale du Bénin a été spectaculaire depuis les années 1970. De simple taxi-Kannan puis taxi-moto, le phénomène est favorisé par l'accès à un carburant bon marché exposé aux abords des rues. La plupart des vélomotoristes estiment que, pour ménager leur moteur, le pourcentage d'huile dans le mélange doit être supérieur à ce qui est prescrit par le

fabricant. Ce surdosage est l'une des causes de la pollution atmosphérique par les vélomoteurs. Depuis la dernière augmentation des prix des carburants en juin 2000, la vente de gasoil est venue s'ajouter à l'offre d'essence frelatée.

Les points de vente de ces produits pétroliers introduits illicitement du Nigeria se situent aux abords des voies routières, voire dans certaines concessions. Il s'agit d'aménagements sommaires qui sont de véritables sources de pollution de l'environnement et d'incendie.

«Si tu te soucies trop de l'environnement, tu mourras tranquillement de faim, faute de trouver de quoi manger, à moins que l'environnement lui-même ne se charge de te manger». Ainsi peut-on résumer l'idée que se font la plupart des opérateurs.

A cela viennent s'ajouter les ordures ménagères, les eaux de ruissellement, les autres nuisances et l'insalubrité en général.

1.2 Facteurs humains

1.2.1 Démographie

Le nombre de personnes dénombré en 2002 dans la ville de Porto-Novo est de 223 552 habitants dont 106 097 hommes et 117 455 femmes. La proportion du sexe féminin est de 52,54%. Cette population est jeune; les moins de dix-neuf (19) ans représentent 51,3% de la population et les personnes âgées de 70 ans et plus, 2,4%. Cette population est inégalement répartie entre les arrondissements (Tableau n°1)13

Les résultats du recensement effectué en février 1992 et publiés en août 1993 dénombrent 179 138 habitants pour la ville de Porto-Novo. Comparés aux résultats du dernier recensement de 2002, on note pour la ville de Porto-Novo un taux d'accroissement annuel de 2,3% soit en moyenne 3 584 naissances par an. En 2006, l'INSAE a déclaré une estimation de 255 878 Habitants pour la ville de Porto-Novo (Tableau n°1).

13 INSAE, 2002

Tableau n°1: Répartition par genre, par arrondissement et évolution de la opulation de Porto-Novo

Arrondissement

RGPH3, 2002

Population estimée pour 2006

Taux
d'accroissement

Masculin

Féminin

Total

Masculin

Féminin

Total

1er

15 425

18 405

33 830

17 601

21125

38 726

-0,21

2ème

21 278

23 757

45 035

24 280

27 268

51 548

2,36

3ème

15 541

16 139

31 680

17 734

18 524

36 258

0,22

4ème

27 107

30 204

57 311

30 931

34 667

65 599

2,62

5ème

26 746

28 950

55 696

30 519

33 228

63 748

5,17

Total

106 097

117 455

233 552

121 065

134 812

255 878

2,24

Source: INSAE, RGPH3, 2002.

Les jeunes et même les adultes de Porto-Novo émigrent beaucoup vers d'autres villes soit à la recherche d'emploi soit pour le développement de leurs activités commerciales.

La population de Porto-Novo croît plus rapidement que la couverture des services d'approvisionnement en eau et d'assainissement, par conséquent engendre de graves problèmes d'approvisionnement en eau et d'élimination des déchets.

Les problèmes causés par l'accroissement rapide des populations sont aggravés par le développement non planifié des zones urbaines et des systèmes vétustes et mal entretenus d'approvisionnement en eau. Cette croissance démographique non planifiée ne permet pas un positionnement adéquat des établissements d'enseignement qui par voie de conséquence ne bénéficient pas d'infrastructure d'approvisionnement d'eau et d'assainissement.

Notons que la ville de Porto-Novo, à l'instar des autres villes du pays, n'a pas de matériel nécessaire pour surveiller, contrôler et garantir la sécurité de l'eau fournie aux populations voire aux élèves.

1.2.2 Organisation administrative, sociale et groupes ethniques

Depuis la mutation politique amorcée en 1990 et la mise en place des institutions démocratiques, la ville de Porto-Novo prend un statut particulier de Municipalité. Ainsi elle est administrée par un conseil municipal dirigé par le maire.

La Commune de Porto-Novo regroupe cinq (5) arrondissements et quatre vingt six (86) quartiers de ville. Ces arrondissements sont seulement des

subdivisions du territoire de Porto-Novo mais n'ont pas de personnalité juridique ni d'autonomie financière.

Porto-Novo a enregistré 141 Organisations Non Gouvernementales (ONG) installées sur son territoire dont seulement 10% sont véritablement opérationnelles, 2 associations de développement, 1 comité de sages et notables, etc. Il a été constaté pendant cette dernière décennie le développement d'une dynamique associative qui a donné naissance à au moins 40 groupements à vocation coopérative, 172 associations de femmes, 1 fédération de 46 associations d'artisans dont 28 sont fonctionnelles, 1 association des handicapés, les syndicats de travailleurs divers, les associations des parents d'élèves dans toutes les écoles et collèges. La vie à Porto-Novo est aussi animée par les confessions religieuses et les institutions de défense des cultes et de la culture.

Au plan religieux: 45,7% de la population est catholique; 25,1% pratiquent l'islam; 6,1% pratiquent le protestantisme; les adeptes du christianisme céleste représentent 5,7%; les évangélistes 4,8% et les religions traditionnelles 5,1%.

Plusieurs groupes ethniques cohabitent à Porto-Novo: il s'agit des Goun et Fon (66%), Yoruba (25%), Adja, Mina, Wémè et Toffin (7,9%), Haoussa et Bariba, Dendi, Yom-Lokpa, Otamari et Peulh (1,1%).

1.2.3 Activités économiques

Les activités économiques sont largement dominées par les femmes qui dirigent plus de 56% des établissements recensés notamment dans le commerce. La population active est jeune et 54% des chefs d'entreprises commerciales et de services ont moins de 30 ans. Le commerce demeure l'activité principale à Porto-Novo. On distingue deux circuits d'activités économiques caractérisés par une auto-organisation et une auto-régulation dont le contrôle échappe régulièrement aux autorités locales:

1) le circuit «moderne» dans lequel on rencontre en majorité les Yoruba. Il s'est développé avec le boom pétrolier du Nigeria en 1973. La proximité géographique de ce pays et les liens ethniques favorisent des échanges plus ou

moins légaux entre les commerçants à travers d'une part le développement d'un secteur qualifié d'informel (30,6%) et d'autre part l'expansion de la zone urbaine.

2) le circuit traditionnel dont les acteurs sont essentiellement des femmes et des enfants vendeurs ambulants dispersés sur les trottoirs, les marchés et les lieux publics (les écoles, les hôpitaux, etc).

Le marché vivrier de Ouando à cinq kilomètre de centre-ville s'affirme de plus en plus comme étant le plus important pôle commercial de Porto-Novo avec un caractère régional. La population active est de 70.490 habitants répartie pour 26% dans le secteur public et 74% dans le secteur privé. Le revenu moyen mensuel des ménages en 1997 était d'environ 39.400 Fcfa. Les occupations des actifs urbains sont présentées en chiffres dans le tableau ci-dessous:

Tableau 2: Effectifs par activité et nombre d'unités par secteur.

Désignation

Effectifs

Unités/ Etablissements

Nombre

%

Nombre

%

Productions

10.367

20%

2.753

11%

Services

20.109

39%

7.946

32%

Commerces

21.525

41%

14.111

57%

Totaux

52.001

100%

24.810

100%

Source : PEESI, 1992.

D'après les données du recensement des activités économiques des villes de Cotonou et Porto-Novo réalisé dans le cadre du Programme d'Etudes et d'Enquêtes sur le Secteur Informel (PEESI), l'économie de la ville de Porto-Novo est largement dominée par le secteur informel qui regroupe à lui seul plus de 93% des activités économiques du secteur privé.

Sur les 24.810 établissements commerciaux recensés en 1992, 10.955 soit 44,2% sont des activités ambulantes et 9.249 soit 37,5% sont des activités semi sédentaires. Les activités sédentaires sont minoritaires et ne représentent que 18,5% de l'ensemble des activités de la ville.

En effet, les activités économiques dans la ville de Porto-Novo sont centrées sur trois secteurs principaux: le textile, les services divers et le commerce de détail. On ne note pas dans l'ensemble une spécialisation économique de la ville.

Pour assurer un rayonnement économique de la ville, des axes stratégiques ont été proposés notamment dans le plan pluriannuel de développement et d'investissement (PPDI, 1997) disponible à la mairie de Porto-Novo.

Porto-Novo est la métropole des grands commerçants béninois aux chiffres d'affaires relativement importants. On note ces dernières années, le développement progressif d'entreprises industrielles de taille moyenne dans la ville, surtout dans le domaine de la transformation agro-alimentaire.

Les autres activités économiques regroupent entre autre la pêche, l'artisanat, le transport, etc.

La mise en oeuvre de toutes ces activités nécessite une disponibilité en eau suffisante et de qualité.

La municipalité de Porto-Novo dispose encore de potentialités qu'il faudra revaloriser ou développer. Les plus en vue sont:

V' Tourisme potentiellement existant mais pas du tout développé

V' Porto-Novo comme centre international d'affaire

V' Porto-Novo, vivier des opérateurs économiques béninois

V' Porto-Novo comme ville d'histoire et de culture

V' Porto-Novo comme capitale du Bénin avec des accords de souveraineté 1.3 Situation de l'approvisionnement en eau de la population

1.3.1 Estimation des besoins en eau de la population

Les besoins de la population en eau sont de plusieurs ordres: les usages artisanaux, industriels, domestiques, etc. Concernant les usages artisanaux et industriels, ils sont relatifs aux restaurants, hôtels, aux petites industries manufacturières, aux imprimeries, etc. Les usages domestiques sont ceux relatifs aux ménages. Ils correspondent donc aux quantités d'eau indispensables à l'ensemble de la population pour les différents usages à domicile.

La consommation domestique d'eau potable est la seule utilisation pour laquelle l'on peut établir un seuil minimum pratique. «Pour rester en bonne santé,

l'être humain a besoin d'environ 100 litres d'eau par jour pour boire, cuisiner et se laver».14

Le seuil tolérable pour la consommation d'eau par jour et par personne est estimé par la Banque Mondiale à 100 litres15.

La consommation réelle individuelle par jour est souvent en deçà de cette estimation dans les pays du tiers monde en général et à Porto-Novo en particulier. Elle évolue de 35 litres à 100 litres selon le revenu et le mode de vie de la population16:

20 à 35 litres pour l'hygiène corporelle

10 à 15 litres pour la lessive

5 à 10 litres pour la vaisselle

2 à 5 litres pour la boisson

Selon quelques cas, 15 à 25 litres sont utilisés pour la chasse d'eau (WC). Toutes les maisons ne disposent pas de chasse d'eau.

Nous allons toutefois nous baser sur le seuil tolérable de 100 litres/jour/personne pour évaluer la quantité minimale requise pour satisfaire les besoins en eau de la population.

La population de Porto-Novo est estimée à 255 878 habitants17.

Le besoin journalier de la population est donc:

255 878 pers x 100l/j/pers = 2,56 104 m3/ jour soit 9,34 106m3/an.

1.3.2 Sources d'approvisionnement en eau de la population

La population s'alimente en eau à partir de plusieurs sources suivant le niveau de vie.

Les puits sont généralement utilisés dans beaucoup de ménages pour des besoins divers. Dans les ménages modestes, les puits servent à tous les besoins par contre dans d'autres ménages l'eau de puits est utilisée pour tous les usages autres que l'eau de boisson.

14 S.E.M.T, 2003

15 SAVINA et coll., 1994

16 DEGNIDE, 2004

17 INSAE, 2006; estimation de la population dans le rapport de l'INSAE.

La société nationale des eaux du Bénin (SONEB) créée en 2003 après la séparation des deux filières eau et énergie regroupées initialement sous la société béninoise d'électricité et d'eau (SBEE) assure la distribution de l'eau dans les agglomérations depuis l'installation de ladite société à porto novo en 1975. Cependant une grande partie de la population n'a pas accès à l'eau de robinet à cause du coût des branchements d'eau, car une proportion importante de cette population vit au-dessous du seuil de pauvreté. Le niveau de vie de la population «un béninois sur trois vit avec moins d'un dollar par jour selon la Banque Mondiale»18.

Les populations des quartiers périphériques de Porto-Novo s'alimentent en eau à partir des forages réalisés par la Direction Générale de l'Eau à travers les bailleurs de fonds.

L'eau de pluie est également utilisée en appoint pour divers usages domestiques. Cette source d'approvisionnement compte tenu de son caractère saisonnier n'est plus une assurance pour les populations néanmoins quelques ménages disposent des infrastructures de récupération et de stockage de l'eau de pluie.

Tableau n°3: Approvisionnement en eau de la population

Population de

Porto-Novo

(2002)

Valeur guide de la consommation (L/J/Personne)

Estimation du Besoin en eau (m3/an)

Apport de la SONEB

(m3/an)

Autres sources (m3/an)

Besoins non couverts

223 552

100

8,04 106

2,588

5,64 106

237412

 
 

100%

30%

70%

 

Source: SBEE rapport activités 2003

1.3.3 Situation de l'approvisionnement en eau dans les écoles

Les enquêtes ont révélé que 67% d'écoles et 72% de collèges disposent d'un

compteur d'eau de la SONEB. Il est malheureusement remarqué que cette eau est souvent destinée à des utilisateurs privilégiés (les autorités de l'établissement) sous prétexte du gaspillage par les élèves. Il n'est pas aussi rare de constater des robinets fermés et abandonnés ou des robinets secs, défaut de distribution d'eau.

18 ADAM, 1993

La plus grande partie des eaux utilisées dans les établissements proviennent des vendeuses.

Il faut signaler aussi que des eaux proviennent des habitations qui se retrouvent aux alentours desdits établissements dont l'origine est souvent douteuse.

- Estimation des besoins en eau des élèves et autorités administratives

Dans l'hypothèse d'un volume minimum de trois (3) litres pour la boisson et l'hygiène par jour et par personne, le besoin en eau sera de trois cents (300) litres pour cent (100) personnes. Mais la réalité révèle que chaque vendeuse arrive avec environ dix (10) à quinze (15) litres d'eau, ce qui est très insuffisant face au besoin des usagers de l'école. Ceci a favorisé le commerce de l'eau en sachets mais également des conditions défavorables d'hygiène.

1.4. Situation de l'assainissement, des eaux usées et des déchets urbains

L'assainissement du cadre de vie est une chose essentielle à un épanouissement. L'environnement physique dans lequel vivent les habitants de Porto-Novo présente un faible potentiel attractif caractérisé par toutes les formes de pollution, l'insalubrité, l'occupation anarchique des voies et espaces publiques par des vendeurs d'essence frelatée ou autres, la divagation des animaux, érosion et absence d'entretien des voies et des habitats.

La pollution de l'air par les gaz d'échappement, les nombreux dépôts de ciment, les eaux stagnantes et la morgue dont les rejets se font directement dans la nature.

La pollution sonore par les nombreuses buvettes et points de vente des cassettes, les cérémonies, les machines diverses et autres.

La pollution du sol et des eaux à cause des déversements du carburant et les sachets plastiques.

La pollution visuelle qui se matérialise par la présence des eaux souillées stagnantes et verdâtres, étincelles des soudures, dépôts sauvages. Les déchets commerciaux sont entassés ou éliminés aux abords des maisons.

L'occupation anarchique des voies et espaces publics est surtout causée par les artisans, les taxis moto et les commerçants informels qui y installent

anarchiquement des ateliers, des étalages ou des panneaux publicitaires. Il faut également mentionner une pratique récurrente qui consiste à la construction des maisons dans les bas-fonds et sur les exutoires naturels qui sont pourtant reconnus comme des zones publiques interdites pour ériger des habitations et ce selon la réglementation.

L'insalubrité trouve une place importante dans le cadre de vie de Porto-Novo et prend des proportions inquiétantes. Les localités les plus insalubres de Porto-Novo sont identifiées dans les arrondissements 1 (vieux Porto-Novo) et 3 et dans les quartiers comme Zèbou, Djassin tokpa, Foun-Foun Tokpa, Ouando et Maria Tokpa. A ces endroits, l'insalubrité a atteint son seuil de tolérance avec des dépôts d'ordures et des tas d'immondice qui dégagent en permanence des odeurs nuisibles à la santé de la population résidante.

Photo1: Caniveau à ciel ouvert à Foun-foun Photo2: Ordures au sein des habitations à Ouando

Source: cliché AZONNAKPO, 2007 Source: cliché AZONNAKPO, 2007

La ville de Porto-Novo est essentiellement confrontée aux problèmes de gestion des ordures ménagères et d'évacuation des eaux pluviales. La gestion des déchets solides urbains constitue un problème à toutes les autorités à tous les niveaux. La ville court le risque d'une catastrophe écologique si des mesures hardies ne sont pas prises pour maîtriser la filière. Les ordures ménagères bouchent les exutoires et les dépressions. Aujourd'hui des inondations sont vécues dans des quartiers où le phénomène n'avait jamais été enregistré auparavant: C'est le cas de Tokpota et de Dowa.

A ce jour des efforts sont faits par la mairie et le résultat présente toujours une visibilité faible.

Aussi, il existe un plan Directeur d'Urbanisme élaboré en mars 2001 et ayant pour horizon l'an 2009 mais qui ne répond pas aux enjeux actuels.

L'absence de latrines dans les écoles publiques, les institutions et parfois dans les maisons crée les conditions de défécation sur les tas d'immondices ou sur des places ou voies publiques.

Photo3: Le bac à ordure déposé à Houinmè Ganto.

Source: PDC 2005

Aujourd'hui la ville dispose pour l'évacuation des eaux pluviales de 60.000 mètres linéaires de caniveaux latéraux, 25.000 mètres linéaires de collecteurs et un bassin de retenu d'eau à houinmè château19.

Au nombre des contraintes majeures à l'assainissement de la ville de Porto-Novo, on retrouve:

+ L'inopérationnalité d'un Schéma Directeur d'Urbanisme (SDU)

+ La faiblesse des réseaux et des équipements de collecte et de transport des déchets.

+ La prolifération des décharges et dépotoirs sauvages

+ L'obstruction des exutoires naturels

+ L'absence des réseaux de drainage ou l'obstruction de réseaux existants. Dans les établissements scolaires la situation est critique; les latrines sont mal entretenues. Les ordures sont regroupées un peu partout sans l'identification

19 PDC, 2005

d'un réel dépotoir. Il faut remarquer que certains établissements manquent d'ouvrages adéquats d'aisance (WC). Les établissements qui disposent de latrines ne prévoient pas les installations nécessaires pour le lavage des mains après les toilettes.

1.5 Présentation du milieu scolaire à Porto novo

La ville dispose d'environ 41 écoles primaires et de 14 collèges d'enseignement secondaire en 200, tous publics. Le nombre des écoles primaires auraient subi un accroissement pour atteindre 63 en 2007.

L'enseignement maternel et primaire est assuré par des écoles publiques et un nombre important d'établissements privés. Selon la CS d'Attakè, il y a 41 écoles pour un effectif de 7.469 écoliers dont 4022 garçons et 3447 filles sur son territoire en 2003.

L'enseignement secondaire est assuré par deux (2) lycées que sont les Lycées Toffa 1er et Béhanzin et une douzaine de collèges publics. L'effectif moyen d'élèves formés chaque année est évalué à 20.044 élèves. Un effectif de 775 enseignants en 2002 assure la formation des élèves.

1.6 Analyse du contexte sanitaire

La détérioration de la qualité de l'eau est la conséquence de la présence des contaminants biologiques et/ou chimiques. L'effet des contaminants biologiques habituels (bactéries, virus, parasites) sur les populations est relativement bien connu grâce à des données cliniques et épidémiologiques accumulées sur quelques années.

Les investigations sur le terrain concernent les données liées aux pathologies relatives à l'eau de boisson déclarées dans les centres de santé publique et/ou communautaire de la ville de Porto-Novo pendant les quatre dernières années. Il faut signaler que les statistiques collectées dans quelques centres de santé scolaires ne sont pas exploitables à cause de leur manque de cohérence. Les données utilisées dans cette étude sont prises au niveau de la zone sanitaire Porto-NovoAguégué-Sèmè Podji de la DDSP Ouémé/Plateau.

Tableau n°4: Cas de maladies dans les centres de santé de Porto-Novo de 2003 à 2005.

Maladies

Données (nombre de cas de maladies)

Total

Pourcentage (%)

0-11 mois

1-4 ans

5-14 ans

15 ans et

plus

Méningite

26

4

16

4

50

0,09%

Choléra

0

2

6

43

51

0,09%

Diarrhée

4986

4309

1791

5757

16843

29,03%

Affections gastrointestinales

4080

5415

7557

23871

40923

70,52%

Shigellose

25

35

6

95

161

0,28%

Total

9117

9765

9376

29770

58028

100,00%

Source: SNIGS, le 23/04/2007

17%

16%

Répartition par tranche d'âge des maladies liées à l'eau
enregistrées dans la Commune de Poro-Novo de 2003 à 2005

16%

51%

0-11 mois

1-4 ans

5-14 ans

15 ans et plus

Figure n°7: graphique montrant la répartition des maladies par tranche d'âge en 2005 Source des données: SNIGS, le 23/04/2007

 

12%

 
 

Maladies liées à l'eau

Autres maladies

 
 
 
 
 

47%

 
 
 
 
 
 

41%

 
 

Maladies indéterminées

 
 

Figure n°8: Répartition des maladies selon les causes de consultation en 2005 Tableau n°5: Synthèse des maladies liées à l'eau en 2006 dans la ville de Porto-Novo

 

Désignation

Paramètres

Total

Pourcentage

0-11 mois

1-4
ans

5-14 ans

15 ans et plus

1

Méningite

8

1

0

0

9

0,013%

2

Choléra

0

0

1

1

2

0,003%

3

Diarrhée fébrile

498

668

313

1075

2554

3,677%

4

Autres diarrhées

511

586

366

1181

2644

3,806%

5

Autres affections gastro-entérites

820

1197

2164

6661

10842

15,609%

6

Paludisme simple

5778

11152

8755

23166

48851

70,328%

7

paludisme grave

368

1121

1062

2009

4560

6,565%

 

Total

7983

14725

12661

34093

69462

100,000%

Source: SNIGS, le 23/04/2007

Synthèse des maladies dans la commune de Porto-

Novo en 2006

44%

20%

Maladies liées à l'eau Les autres maladies Maladies indéterminées

36%

Figure n°9: Répartition des maladies selon les causes de consultation en 2006

50%

Répartition par tranche d'âge des maladies liées à l'eau
enregistrées dans la Commune de Porto-Novo en 2006

11%

18%

21%

0-11 mois

1-4 ans

5-14 ans

15 ans et plus

Figure n°10: graphique de répartition des maladies par tranche d'âge en 2006 Source des données: SNIGS, le 23/04/2007.

L'analyse des deux (2) tableaux 4 et 5 permet de constater un pourcentage très élevé pour les cas de paludismes, suivi des affections gastro-entérites et des diarrhées. Le paludisme est une maladie liée à l'eau stagnante et mal propre dont l'agent vecteur se développe dans les lieux humides accompagnés d'insalubrité (autour des flaques d'eau, des bas-fonds, etc). Ce pourcentage est la conséquence des conditions très insalubres dans lesquelles vivent les populations de certaines

zones de Porto-Novo en particulier et celles des villes du Bénin en général. Les affections gastro-entérites et les diarrhées résultent généralement par la consommation d'eau souillée surtout par les germes fécaux.

La lecture des figures 8 et 9 permet d'affirmer que la proportion des maladies d'origine hydrique et des maladies liées à l'eau très importante dans la ville de Porto-Novo. Ceci suppose qu'une bonne politique d'alimentation en eau et de gestion des eaux usées et déchets va diminuer d'environ 50% les taux de morbidité.

L'observation des figures 7 et 10 montre un fort taux de morbidité chez les personnes âgées de 5 ans et plus, environ 68%. Ce sont ces tranches d'âge qui fréquentent les établissements scolaires et par conséquent les lieux de restauration communautaires.

Par ailleurs, les tranches d'âge de 0 à 4 ans présentent un taux inquiétant qui serait la conséquence d'une mauvaise hygiène et de la consommation d'eau souillée dans les maisons.

CHAPITRE 2: CONTEXTE ET PROBLEMES DE L'EAU ET DE L'ASSAINISSEMENT

2.1 Définition de quelques concepts

Assainissement: Ensemble des techniques permettant la collecte et l'épuration d'effluents domestiques, urbains ou industriels présentant une pollution microbienne et/ou chimique (François Ramade, 1998).

C'est aussi la collecte et le traitement (épuration) des eaux usées avant leur rejet dans les rivières ou dans le sol. Il vise à transformer les matières composant les eaux usées afin qu'elles ne perturbent pas les équilibres naturels et la santé humaine lors du rejet des eaux20.

Affection: Processus morbide envisagé dans ses manifestations actuelles abstraction faite de ses causes.

Bactériose: maladie causée par une bactérie21.

Eau de pluie: encore dénommée eau météorite. C'est l'eau d'une pluie qui n'a pas encore touché le sol ou une surface réceptrice. Une fois qu'elle touche une surface les réceptionnant, elle devient de l'eau pluviale ( fr.wikipedia.org/wiki/eaupluviale).

Eau pluviale: Les eaux pluviales sont constituées des eaux de pluies proprement dit mais également des eaux provenant de la fonte de la neige, de la grêle ou de la glace tombant ou se formant naturellement sur une propriété ou des eaux d'infiltration22.

Environnement: Ensemble perçu comme entité, dans un espace et en un temps donné, des facteurs physiques, chimiques, biologiques ou sociaux susceptibles d'avoir un effet direct ou indirect, immédiat ou à terme, sur l'espèce humaine et ses activités, et sur les espèces animales et végétales23.

20 CENECO, 1995

21 T. Duriez, 2002

22 www.carteleau.org

23 C. DUVAL et R. DUVAL, 1977

C'est aussi le milieu au sein duquel nous formons des éléments complexes (biotope). L'environnement joue un rôle actif dans le développement et la transmission des maladies.

Excrétas: ensemble des urines et des matières fécales. C'est ensemble des déchets de la nutrition rejetés hors de l'organisme (fèces, urine, sueur)24.

Hygiène: Ensemble des principes et des méthodes destinées à préserver et améliorer la santé, moyens curatifs mis à part. C'est également l'ensemble des mesures de salubrité qui ont pour objet de créer les conditions d'environnement les plus favorables à la santé. C'est aussi ces mesures de combattre les nuisances (corporelles ou autres) et qui par suite, joue un rôle important dans la prévention des maladies.

Insalubrité: Le mot insalubrité est formé à partir de plusieurs éléments

latins:

- Le préfixe privatif de sens «in»

- L'adjectif «salubris» qui signifie «sain» qui lui-même du nom «salus». Le salut, la bonne santé.

- Le suffixe «itas, atis» qui sert à former des noms devient «ite» en français.

Ainsi donc étymologiquement, l'insalubrité signifie «état nuisible à la santé». On désigne par insalubrité l'état de ce qui est insalubre, c'est-à-dire malsain, nuisible à la santé.

Maladies hydriques: est une maladie ou un trouble important causé chez l'homme ou l'animal par l'ingestion (eau de boisson) et/ou le contact avec une eau insalubre (baignade, etc). L'eau intervient comme véhicule d'agents pathogènes (très liés aux conditions d'assainissement) tel que le choléra, le typhus ou dysenterie bactérienne25.

Maladies à support hydrique: sont causées par des organismes aquatiques qui passent une partie de leur cycle de vie dans l'eau et une autre en tant que parasites. Quelques maladies de ce genre sont le ver de guinée (dracunculose), la schistosomiase (bilharziose), etc.

24 T. Duriez, 2002

25 PROTOS, 2006

Maladies liées à l'eau: des maladies qui se répandent par des animaux, souvent des insectes, vivant dans l'eau ou à proximité de l'eau, telles que la malaria, la fièvre jaune (moustiques), la maladie du sommeil (mouche tsé-tsé)26, etc.

Maladies des «mains sales»: choléra, hépatite A, salmonelloses et shigelloses ont toutes en commun de s'attraper par voie orale, soit par l'eau ou par des aliments contaminés, soit en portant les mains à la bouche après avoir touché un objet contaminé (LAMOTTE, 2006).

Milieu de vie: Milieu physique environnant une personne dans le déroulement de sa vie quotidienne. Chacun possède un cadre ou un milieu de vie différent, qu'il façonne de surcroît avec ses propres schémas de perception (CENECO, 1995).

Milieu scolaire: Cadre physique et humain, environnement dans lequel se déroule la vie de la communauté scolaire. C'est l'ensemble formé par le milieu physique et le milieu humain dans une inter-relation.

Morbidité: état de maladie; somme des maladies qui ont frappé un individu ou un groupe d'individus dans un temps donné27.

Mortalité: rapport entre le nombre de décès et la population pendant un temps déterminé28.

Nuisance: C'est un gène subi par un individu, et causée par l'état de son environnement. Ce gène est subi par l'homme sans que son milieu ait été nécessairement transformé29.

Santé: Selon l'OMS, la santé c'est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité. Cet état est basé sur le fonctionnement normal des organes et une compréhension des pratiques de vie saine en ajoutant l'harmonie physique et psychique du milieu.

26 PROTOS, 2006

27 T. Duriez, 2002

28 T. Duriez, 2002

29 CENECO, 1995

Santé publique: C'est la science et l'art de prévenir les maladies, de prolonger la vie et d'améliorer la santé, l'efficacité de l'individu par des efforts concertés de la communauté. Ces efforts portent sur l'éducation (hygiène personnelle), l'assainissement du milieu, l'organisation des soins pour le traitement et le diagnostic précoce des maladies, le développement du dispositif social permettant à chacun d'avoir un niveau de vie pouvant assurer la conservation de la santé.

Pollution: C'est une transformation d'un milieu sans que l'être vivant (l'homme) ne soit forcément atteint30.

Vecteur: hôte transmettant une infection après évolution, dans son organisme, du germe qui la produit31.

2.2 Eau, assainissement

2.2.1 Eau

Au commencement était l'eau, la genèse l'affirme et la science le confirme: la vie vue sur terre a commencé dans l'eau, matrice universelle32.

Une eau contaminée ou manquante peut provoquer une déficience dans chacun de ces principaux usages et provoquer des catastrophes sanitaires ou des problèmes dans l'environnement.

La figure n°11 illustre la majorité des usages de l'eau parmi lesquels on trouve l'alimentation, l'hygiène générale et les soins du corps, l'organisation de le propreté et de la sécurité des villes ou encore les usages décoratifs ou sportifs indispensables à notre bien être mental. Se sentir bien dans un espace de vie, avoir accès à la propreté et consommer des éléments sains permet de garantir une vie meilleure.

30 CENECO, 1995

31 T. Duriez, 2002

32 R. CANS, 1994

Production énergétique

Agro-alimentaire
et eau de boisson

Irrigation

Hygiène générale

Conditionnement de l'air

H2O

Loisirs

Sécurité incendie

Usages hospitaliers et thermalisme

Figure n°11: Les principaux usages de l'eau. Source: ENGREF, 1999.

Il faut reconnaître que c'est seulement au début des années 1960 que l'humanité a su développer des techniques d'épuration dont le seul objectif est de protéger la santé humaine en éliminant de l'eau les microorganismes et les déchets organiques ou minéraux qui y sont déversés. La figure n°12 résume grossièrement les tendances évolutives des préoccupations sanitaires liées à l'eau.

1960 Bactériologie

1970 Métaux lourds

1980 Sous produits de la chloration, pesticides

1990 Pathogènes émergents, protozoaires, plomb et réseaux, assainissement

2 000 Manque d'eau, effets estrogènes, boues, baignades ?

Figure n°12: Schéma simplifié de l'évolution des prises de conscience des problèmes sanitaires liés à l'eau.

L'importance de l'eau n'est donc plus à démontrer. Les médecins le constatent: la mauvaise qualité de l'eau est à l'origine des multiples maladies qui accablent surtout le tiers monde. Il s'agit notamment: du trachome, de la

bilharziose, du choléra, de la fièvre typhoïde sans oublier l'onchocercose et surtout le paludisme qui prolifèrent dans les zones humides tropicales33.

L'altération des eaux de boisson est un véritable problème de santé publique.

Dans les années 1990, des efforts concertés dans le monde entier ont permis à un milliard de personnes d'accéder à une eau salubre. Malgré cela, autant de personnes (1,1 million) doivent encore utiliser des sources d'eau non salubres. Les taux de distribution d'eau potable le plus bas se trouvent en Afrique subsaharienne (58%) et dans le pacifique (52%), mais c'est l'Asie qui a le plus faible taux de couverture, moins de 50%34. Et il faut noter les disparités à l'intérieur des continents voire des pays et même des quartiers de villes et campagnes.

2.2.2 Assainissement

L'assainissement est important pour éliminer les facteurs de propagation de maladies: l'évacuation des excrétas; les eaux usées domestiques provenant des toilettes, de la cuisine et de la lessive; l'élimination des ordures ménagères; et les vecteurs transmetteurs de maladies; comme les moustiques pour la malaria ou la fièvre jaune.

L'assainissement est un enjeu majeur pour la préservation de la santé humaine et de l'environnement. C'est également un élément essentiel à la dignité humaine. Les eaux croupissantes sont à l'origine de nombreuses épidémies, dans les quartiers urbains défavorisés notamment. Les maladies liées à l'eau et à l'insalubrité sont les principales causes de mortalité des enfants de moins de cinq (5) ans. Et rejeter des eaux usées dans le milieu naturel sans traitement préalable a des conséquences désastreuses pour l'environnement comme pour la santé humaine. Cet enjeu est beaucoup moins médiatisé que celui de l'accès à l'eau potable ou l'inondation en temps de pluie. Il y a actuellement deux fois plus de personnes sans accès à l'assainissement dans le monde, soit 2,4 milliards soit deux (2) habitants sur cinq (5) de notre planète35.

33 R. CANS, 1994

34 UNICEF/OMS, 2002

35 Anne De BORTOLI, 2007

Les problèmes environnementaux constituent des préoccupations majeures qu'ont exprimées, le Ministre béninois de l'environnement et de la protection de la nature (MEPN) à travers son plan stratégique 2002-2006 et le Ministre béninois de la santé à travers son document sur la politique nationale d'hygiène et d'assainissement du Bénin (PNHAB). Ces documents font ressortir quelques secteurs de problèmes environnementaux qui se rapportent aux six (6) secteurs énumérés par l'OMS. Il s'agit de:

1) l'insalubrité de l'eau à l'usage domestique (40% des ménages consomment l'eau non potable)36;

2) l'insalubrité et incommodité de l'habitat avec une mauvaise gestion des excrétas et des eaux;

3) les maladies à transmission vectorielle (paludisme et autres);

4) la pollution de l'air au sein des habitations (charbon de bois, etc.) et la pollution atmosphérique urbaine, de même que la désertification;

5) les traumatismes non intentionnels (les accidents de circulation, etc);

6) les risques chimiques (l'automédication, polluants présents dans l'environnement: insecticides, matières organiques persistants, hydrocarbures, etc).

Il faut noter également les nuisances environnementales engendrées par les eaux stagnantes et des ordures dans les établissements d'enseignements et qui sont de potentielles sources d'intoxication et de maladies. Certaines de ces maladies sont les conséquences de la présence des excrétas et des eaux polluées.

2.3 Présentation des micro-organismes pathogènes

Les micro-organismes pathogènes sont des êtres vivants dont le parasitisme est la caractéristique commune et qui sont capables de proliférer dans un organisme supérieur (en particulier humain) en provocant, chez ce dernier, des troubles de santé plus ou moins grave: l'eau n'est pour eux qu'un moyen de transport et un vecteur de contamination. Présents dans tous les milieux sous des formes très variées, les micro-organismes pathogènes sont plus répandus sous nos climats

36 EDS2, 2001,

chauds parce que la majorité d'entre eux sont mésophiles c'est-à-dire qu'ils préfèrent une température moyenne comprise entre 20 et 40°C. Leur survie est limitée dans l'eau mais avec une durée variable suivant les organismes: les formes sporulées ou enkystées sont les plus résistantes; certains virus ou bactéries peuvent être hébergés par des réservoirs à parasites; certains vers présentent des formes larvaires qui se développent dans un ou plusieurs hôtes intermédiaires vivant en milieu aquatique (mollusque, crustacé ou poisson). Ils entrent dans l'organisme par le biais d'une eau souillée par des déchets (liquides ou solides) d'origine animale ou végétale. Ils jouent un rôle important dans le recyclage de la matière organique, dans l'équilibre des plantes et des animaux et dans certaines productions alimentaires et industrielles.

Les micro-organismes pathogènes rencontrés dans les eaux à potabiliser peuvent être de nature très différente. Leur identification et leur élimination font appel à des techniques variées. Leur classification permet d'identifier les souches pathogènes des souches non pathogènes. Les critères de classification les plus importants sont:

- le type de paroi;

- la forme de la bactérie;

- le type de métabolisme énergétique;

- le comportement en relation avec l'oxygène;

- la possibilité de produire des spores.

Le risque d'infection des populations par ces bactéries et autres germes pathogènes dépend de la virulence des germes et de l'immunité des hôtes. Les personnes sensibles sont surtout les personnes âgées, les enfants, les immunodéprimés; or la population de Porto-Novo est très jeune (les moins de 15 ans représentent 46,8 %)37, donc une population assez réceptive.

2.3.1- Les bactéries pathogènes

Le caractère pathogène est propre à certains types de bactéries; toutefois, il existe des germes, habituellement dénués de virulence, qui peuvent manifester une

37 INSAE, 2002

certaine pathogénicité quand les conditions du milieu leur sont favorables ou qu'ils pénètrent, par accident, dans une voie inhabituelle (cas par exemple de colibacilles dans le sang). La majorité de ces bactéries sont pathogènes facultatives et peuvent se développer dans la nature sur les dépotoirs d'ordure ou chez des sujets malades. Certaines sont dites pathogènes obligatoires dès lors qu'elles sont incapables de se multiplier hors d'un foyer infectieux et leur présence signale la maladie. Parmi les principales bactéries pathogènes émises vers le milieu récepteur par les porteurs sains ou malades et pouvant être transmises par voie hydrique à des individus on immunisés, on trouve:

Tableau n°6: Les bactéries pathogènes

Agent pathogène

Maladies transmises

Importance sanitaire

Dose infectante

realtive en ucf

Voie

principale de

transmission

Salmonella typhi

Fièvre typhoïde

Grande

Modérée: 103

Orale

Salmonella spp

Gastro-entérite

Grande

Elevée:105 à 107

Orale

Campylobacter
coli et C. jejuni

Gastro-entérite

Grande

Modérée: moins

de 500

Orale

Shigella spp

Gastro-entérite, Dysenterie bacillaire

Grande

Modérée: 102

Orale

Escherichia coli

O157 H7

Gastro-entérite

Grande

Faible: 100

Orale

Vibrio cholerae

choléra

Grande

Elevée:106

Orale

Vibrio spp

Gastro-entérite

Grande

Elevée: plus de

106

Orale

Yersinia enterocolitica

Diarrhée sanguinolente

Grande

Elevée: 106

Orale

Aeromonas spp

 

Modérée

Elevée: 108

Orale Contact

cutané

Legionella spp

 

Modérée

Grande

Inhalation

Mycobacterium atypique

 

Population à

risques

Population à

risques

Contact cutané Inhalation

Pseudomonas aeruginosa

Septicémie Gastro-entérite

Modérée

Elevée

Ingestion contact cutané

ucf =1 bactérie

Source: VERMEYLEN (A), 2007

- Salmonella thyphi et Salmonella spp

Les salmonella possèdent les caractères de définition des entérobactéries :

bacilles droits à Gram négatif, souvent mobile et à ciliature péritriche, se développent sur milieux ordinaires, aéro-anaérobies, fermentant le glucose en produisant souvent du gaz, réduisant les nitrates en nitrites, et donnant un test des

oxydases négatifs. La plupart des Salmonella sont prototrophes (n'ont aucune exigence en facteur de croissance) à l'exception de sérotypes très adaptés à un hôte particulier (Typhi, Paratyphi, etc.) et qui sont auxotrophes pour un ou plusieurs facteurs de croissance.

Les salmonella sont des bactéries en forme de bâtonnet qui ne produisent pas de spores. Elles sont nuisibles pour l'humain et pour certains animaux, dont les rongeurs, les oiseaux et les animaux domestiques38.

- Campylobacter coli et Campylobacter jejuni

Campylobacter (C, jejuni, C. coli) qui, après avoir surtout été considéré en pathogène animale, représente de nos jours une cause d'entérité humaine aussi importante que les salmonelles ou E, coli O157: H7. Le genre Campylobacter appartient à la famille des Campylobacteraceae. Cette famille comprend des bactéries incurvées, spiralées ou en forme de S de taille 0,2-0,9 um d'épaisseur et 0,5 à 5 um de long, Gram négatif qui peuvent donner des formes coccoïdes dans les cultures anciennes. Elles sont mobiles par un flagelle polaire unique et non engainé. Elles sont micro-aérophiles, chimio-organotrophes, utilisant les acides aminés et les acides organiques comme source de carbone mais jamais le sucre.

- Helicobacter pylori: Il est responsable des gastro-entérites graves aboutissant aux ulcères et aux cancers du tube digestif. Il est de la famille des spirillacées39.

- Shigella spp

Le genre Shigella appartient à la famille des Enterobacteriaceae, responsables des affections gastro-intestinales. Ces bactéries furent décrites pour la première fois par Chantemesse et Widal en 1888 qui les isolèrent à partir des selles d'un malade atteint de dysenterie bacillaire40. Ce sont des bacilles Gram négatif, aéro-anaérobies facultatifs, fermentant le glucose, réduisant les nitrates en nitrites. Les Shigella sont des bactéries non mobiles qui ne forment pas de spores. Il en

38 VERMEYLEN (A), 2007

39 Degrémont, 2005

40 AVRIL, 1988

existe quatre sous-groupes ou espèces : S. dysenteriae, S. flexneri, S. boydii et S. sonnei41.

- Escherichia coli 0157: H7

L'espèce Escherichia coli, du genre Escherichia appartient à la famille des Enterobacteriaceae. Les Escherichia coli sont pour la plupart du temps inoffensives. Même si ce groupe de bactéries joue un rôle utile dans l'organisme en diminuant les bactéries nuisibles et en synthétisant des vitamines, certaines souches sont pathogènes. Par ailleurs, on a Escherichia coli entérohémorragique (O157: H7) en forme de bâtonnet, mobile qui est très sensible à la chaleur.

- Vibrio cholerae et Vibrio spp

Le vibrion cholérique (Vibrio cholerae ou V. comma), découvert par Koch, appartient à la famille des Vibrionaceae42. Il se présente sous la forme de petits bâtonnets arqués flagellés et mobiles et constitue un groupe bactérien composé de bacilles à Gram négatif non sporulés, droits ou incurvés, de 0,5 à 0,8 um de diamètre et de 1,4 à 2,6 um de longueur. Toutes les espèces du genre Vibrio sont mobiles au moyen d'une ciliature polaire (en milieu liquide) ou mixte, polairepéritriche (sur milieux solides) ; des formes immobiles peuvent cependant être observées43. Ce sont pour la plupart des aéro-anaérobies facultatifs, utilisant les glucides par voie fermentative. Les épidémies de choléra sont encore relativement fréquentes et une désinfection insuffisante de l'eau potable en est l'une des principales causes dans les pays du tiers-monde.

- Yersinia enterocolitica

A côté des pathogènes notoires dont les effets cliniques ont été bien étudiés, le Yersinia enterocolitica est l'un des germes opportunistes qui peuvent présenter une virulence notamment vis-à-vis d'organismes immunodéprimés (Degrémont, 2005). Le genre Yersinia appartient à la famille des Enterobacteriaceae et représente un taxon très homogène44. Yersinia enterocolitica est un bacille à Gram négatif. La croissance de ces bactéries sur les milieux de culture incubés à 36°C est

41 AUBR, 2005

42 Degrémont, 2005

43 HANSEN et coll., 1979

44 BERCOVIER et coll., 1984

généralement faible. Elles sont biochimiquement plus actives à 25°C ou 30°C qu'à 37°C, ce qui rend leur identification souvent difficile au laboratoire puisque la plupart des incubations sont réalisées à 35-37°C. Aussi, ces germes, contrairement aux pathogènes cités précédemment, présentent l'inconvénient d'être adaptés au milieu hydrique. Ils sont capables de se multiplier à des températures voisines de 0°C et en présence d'un substrat organique dilué, par conséquent dans des conditions proches de celles que l'on rencontre dans un réseau de distribution45.

- Aeromonas spp

Comme le germe précédemment cité Aeromonas spp est également un germe opportuniste46. Le genre Aeromonas était inclus dans la famille des Vibrionaceae. C'était un des trois genres (avec Vibrio et Plesiomonas) de ce groupe connu comme pathogène pour l'homme. Ces trois genres sont catalases et oxydases positifs, anaérobies facultatifs, utilisent le D-glucose comme seule source de carbone et d'énergie, et sont mobiles grâce à un flagelle polaire. Des études taxonomiques récentes suggèrent qu'un reclassement d'Aeromonas au sein d'une nouvelle famille pourrait être proposé. Une première étude des séquences de l'ARN 5S a montré que la profondeur phylogénétique de ce genre est suffisante pour le transférer dans une nouvelle famille, les Aeromonadaceae47. Cette étude a été confortée par celle des séquences de l'ARN 16S, montrant que le genre Aeromonas diffère suffisamment des autres membres de la sous-classe pour justifier son transfert des Vibrionaceae dans une nouvelle famille impliquée dans les infections humaines : les Aeromonadaceae48. Ce germe présente l'inconvénient d'être adapté au milieu hydrique. Il est également capable de se multiplier à des températures voisines de 0°C et en présence d'un substrat organique dilué, par conséquent dans des conditions proches de celles pouvant être réunies dans un réseau de distribution49.

45 Degrémont, 2005

46 Degrémont, 2005

47 COLWELL et coll., 1986

48 MARTINEZ-MURCIA et coll., 1992

49 Degrémont, 2005

- Legionella spp

La principale espèce est Legionella pneumphila. Les légionelles ont étérévélées en tant que pathogènes humains en 1976, suite à une épidémie dans un

hôtel en Amérique lors d'un congrès50. Elles appartiennent à la famille des legionellaceae. Ce sont des bacilles à Gram négatif, aérobies, non sporulés, non acido-résistants, non capsulés, de 0,3 à 0,9 um de large sur 2 à 20 um de long. Ils sont généralement mobiles au moyen d'un, de deux ou de plusieurs flagelles polaires ou sub-polaires, droits ou incurvés. Ils sont des oxydases négatifs ou faiblement positifs, nitrates réductases et uréases négatifs. La plupart des espèces liquéfient la gélatine. Ils sont chimio-organotrophes et utilisent les aminoacides comme source d'énergie et de carbone51. Ces germes sont susceptibles de se multiplier dans les eaux chaudes (installations de climatisation, installations d'eau chaudes sanitaires) et leur contamination se fait généralement dans les salles climatisées, au cours des bains, les douches, etc).

- Pseudomonas aeruginosa ou bacile pyocyanique

Ce germe est fréquent dans les eaux d'égouts et les milieux humides insalubres, de même que Pseudomonas fluorescens, il provoque des diarrhées52. Le genre Pseudomonas regroupe des bacilles à Gram négatif, aérobies stricts, généralement mobiles grâce à des flagelles en position polaire. Il est le genre type de la famille des Pseudomonadaceae.

Pseudomonas aeruginosa est une tige à gram négatif mesurant 0,5 à 0,8 um sur 1,5 à 3 um.

La bactérie est omniprésente dans le sol et l'eau, et sur des surfaces en contact avec le sol ou l'eau. Son métabolisme n'est que respiratoire et jamais fermentatif, mais il se développera en l'absence de O2 si le NO3 est disponible comme accepteur respiratoire d'électrons.

50 Degrémont, 2005

51 VERMEYLEN (A), 2007

52 Degrémont, 2005

En nature, il pourrait être trouvé dans un biofilm, attaché à une certaine surface ou substrat, ou sous une forme planctonique, comme organisme unicellulaire, nageant activement au moyen de son flagellum53.

2.3.2- Les protozoaires

Ce sont des organismes les plus simples unicellulaires qui comportent de

nombreuses formes parasites. Il s'agit des organismes biologiques pathogènes dont la présence dans l'eau de consommation constitue des risques majeurs de détérioration de la santé54. Le système de classification proposé dans le Tableau n°9 ne peut être considéré comme universel, il existe des variantes.

Tableau n°7: les protozoaires d'origine hydrique

Agent pathogène

Maladies transmises

Importance sanitaire

Dose infectante realtive en ucf

Voie principale

de transmission

Giardia lambia

Diarrhée aiguë

Grande

Faible: 1 à 10

Orale

Cryptosporidium paryum

Diarrhée

Grande

Faible: 5 à 10

Orale

Entamoeba historityca

Dysenterie

Grande

Faible: 10 à 100

Orale

Acanthamoeba spp

Méningo- encéphalite

Modérée

inconnue

Contact cutané

Inhalation

Naegleria fowleri

Méningo- encéphalite

Modérée

Faible

Contact cutané

Balantidium

Balantidiase

Modérée

Faible: 25 à 100

Orale

Source: VERMEYLEN (A), 2007 ucf =1 bactérie

2.3.3 Les Virus

Les virus sont des agents pathogènes extrêmement petits, visibles seulement

au microscope électronique et qui ne peuvent se multiplier qu'à l'intérieur d'une cellule vivante. Lorsqu'une telle cellule a été attaquée par un virus, elle se transforme bientôt dans sa totalité en un amas granuleux de nouveaux virus prêts à infecter de nouvelles cellules. Les virus ci-dessous cités (tableau n°8) peuvent se retrouver dans l'eau.

- les calicivirus qui renferment en particulier le virus Norwalk (gastro-entérites) et le virus de l'hépatite E particulièrement dangereux pour les femmes enceintes. La contamination se fait par ingestion d'eau souillée, baignade ou consommation de coquillages.

53 VERMEYLEN A, 2007

54 Degrémont, 2005

- Rotavirus, identifiés dans de nombreux cas de gastro-entérites. L'origine de sa contamination vient souvent des eaux de surface.

- Entérovirus: ils font partie du groupe des picornavirus qui présentent au total plusieurs dizaines de types différents;

. les Coxasackie A et B, provoquent des méningites lymphocytaires, des affections respiratoires; ce sont aussi des agents de gastro-entérites infantiles.

. les virus de la poliomyélite qui attaque les centres nerveux (paralysie, méningite lymphocytaire).

. les virus ECHO (Enteric Cytopathogenic Human Orphan Virus), causant des maladies intestinales (diarrhée des enfants) et des méningite lymphocytaires réversibles).

- Virus de l'hépatite A, c'est l'agent de l'une des plus anciennes maladies hydriques et l'une des plus fréquentes. Ce virus est résistant au chlore55.

- Norovirus; sont maintenant reconnus dans les pays industrialisés comme des agents majeurs de gastro-entérite aiguë sporadique et épidémique dans toutes les tranches d'âge, à l'origine d'une morbidité et de dépenses importantes. Leur prévalence dans les pays en voie de développement reste à déterminer56.

- Sapovirus; contrairement aux norovirus, les sapovirus sont responsables d'infection principalement chez les nouveau-nés et les jeunes enfants57.

- Astrovirus; Virus non enveloppé de aille : 28 à 30 nm. Il est de la famille des Astroviridae avec un seul genre astrovirus et huit (8) sérotypes humains dont un sérotype dominant. Son incubation dure 24 à 36 heures, il provoque une symptomatologie de gastro-entérite virale classique avec diarrhée modérée, vomissements, douleurs abdominales et fièvre. Astrovirus a été observé au microscope électronique en coloration négative par le Professeur Albert Bosch, Département de Microbiologie, Université de Barcelone, Espagne en 1975.

La guérison doit se passer dans les 4 jours suivant le début des symptômes. Pas de traitement spécifique, mais traitement symptomatique.

55 Degrémont, 2005

56 POTHIER, 2002

57 POTHIER, 2002

Il n'y a pas de vaccination, seule la prévention : mesures d'hygiène. La désinfection de l'eau de boisson est plus difficile. Les astrovirus sont relativement résistants à la désinfection58.

Tableau n°8: les Virus entéropathogènes responsables des gastro-entérites

Agent pathogène

Maladies transmises

Importance sanitaire

Dose infectante realtive en ucf

Voie principale de transmission

Calicivirushumains: Norovirus

Gastro-entérite aiguë

Grande

Faible

Orale

Saprovirus

Gastro-entérite

Modérée

Faible

Orale

Astrovirus

Gastro-entérite

Grande

Faible

Orale

Rotavirus

Gastro-entérite

Grande

Faible: 10 à 100 particules

Orale

Adénovirus entériques 40, 41

Infection respiratoire Conjonctivite

Modérée

Faible

Orale

Source: VERMEYLEN (A), 2007 ucf =1 bactérie

Tableau n°9: les virus pathogènes d'origine entérique non entéropathogènes

Agent pathogène

Maladies transmises

Importance sanitaire

Dose infectante relative en
ucf

Voie

principale de

transmission

Entérovirus:

- Poliovirus

- Virus coxsackie A - Virus coxsackie B - Echovirus

- Entérovirus 68 à 71

Poliomyélite Infection respiratoire, méningite Myocardite, pleurodynie Méningite, infection respiratoire Méningite, encéphalite,

conjonctivite

Grande

Faible: 1 à 72

Orale

Virus de l'hépatite A et E

Hépatite infectieuse

Grande

Faible

Orale

Source : VERMEYLEN (A), 2007 ucf =1 bactérie

Le rôle de l'eau dans la transmission de certaines maladies virales est trop controversé. Les cas où l'on a attribué une origine hydrique à des épidémies virales, l'eau a toujours subi une contamination massive par les eaux d'égout ou stagnantes. On connaît encore mal les doses minimales infectantes. Si les virus sont présents dans l'eau, ils se trouvent généralement à faible quantité.

Les virus entérites pathogènes ont fait l'objet d'une démarche d'évaluation de risques pour estimer les risques d'infection de maladies et de mortalité pour des

58

personnes consommant une eau de boisson contenant différentes concentrations de virus entérites, concentrations réellement observées lors des campagnes de mesure59.

2.4 Les facteurs de prolifération des micro-organismes pathogènes

La survie de toute espèce dépend de l'eau, de la nourriture, d'un environnement où la sécurité et le confort physique que lui offre le climat relativement stable qui ne subit pas de variation brusque avec le temps.

La croissance de tout organisme est considérablement influencée par la nature de l'environnement. Les paramètres favorisant la suivie ou la reproduction des micro-organismes sont nombreux. On peut retenir entre autres les solutés et l'activité de l'eau, la température, le pH, la concentration en oxygène et le milieu nutritif.

2.4.1 Les solutés et l'activité de l'eau

Les micro-organismes peuvent être influencés par des modifications de la concentration osmotique de leur environnement parce qu'ils en sont séparés par une membrane plasmique perméable sélective. La plupart des bactéries ont une membrane cellulaire rigide qui maintient la forme et l'intégrité de la cellule60.

2.4.2 La température

Les micro-organismes, comme tous les êtres vivants, sont profondément affectés par la température de leur environnement. Ce paramètre physique influence la multiplication microbienne ainsi que le métabolisme. Selon la température optimale de développement, les micro-organismes sont classés en trois catégories61:

- les germes mésophiles qui préfèrent une température moyenne comprise entre 20 et 40°C;

- les germes psychrophiles dont la température optimale de croissance est située entre 0 et 15°C;

- les thermophiles qui se multiplient préférentiellement entre 45 et 85°C.

59 GERBA, 1988

60 ENONHEDO, 2006

61 LECLERC et coll., 1989

Toutefois nous notons dans certains cas des chevauchements. Ainsi certains mésophiles peuvent être des thermophiles facultatifs et inversement.

Il convient de signaler que la majorité des bactéries pathogènes sont des mésophiles62.

2.4.3 Le pH

Les micro-organismes se multiplient dans une gamme étendue de pH.

Cependant chaque espèce à un pH optimum de croissance. Les bactéries se multiplient en milieu neutre ou légèrement alcalin (7<pH<7,5). Pour survivre, ils doivent s'adapter aux modifications de pH de l'environnement. Escherichia coli par exemple se multiplie à partir de pH égal à 4,4 jusqu'à un pH égal à 8 (FABER et coll., 1961).

2.4.4 La concentration en oxygène

La présence ou non de l'oxygène est déterminante dans la croissance des

micro-organismes. On distingue les bactéries aérobies strictes qui nécessitent l'oxygène libre pour leur développement, celles qui sont anaérobies facultatives et celles qui sont anaérobies strictes (RODIER, 1975).

2.4.5 Le milieu nutritif

Outre les facteurs ci-dessus, les micro-organismes se multiplient à partir des

aliments ou nutriments qui sont dans leur environnement. Parmi ces besoins, on peut citer : l'eau, le carbone, l'azote et certains minéraux. Néanmoins il existe des constituants spécifiques ou métabolites indispensables à la vie cellulaire mais qui varient d'un groupe (ou d'une espèce) de microorganismes à l'autre63.

2.5 Les principales maladies d'origine hydrique

La mauvaise qualité bactériologique de l'eau est naguère une cause fréquente d'apparition de maladies infectieuses et participe à la propagation d'épidémies (typhoïde, choléra, etc.) que l'on sait bien maîtriser aujourd'hui grâce à la vaccination, à l'amélioration des conditions d'assainissement, de l'hygiène et des techniques de traitement des eaux dans les pays développés.

62 LECLERC et coll., 1989

63 BONTOUX, 1993

Dans les villes des pays du sud en général et à Porto-Novo en particulier où les conditions d'assainissement et d'hygiène ne sont pas encore les meilleures, la population est exposée aux maladies causées par les microorganismes cités cidessus. Beaucoup de maladies sont directement liées aux mauvais comportements d'hygiène et aux conditions environnementales64.

Les eaux stagnantes concentrent de grandes quantités de pathogènes tels les virus, les bactéries, les protozoaires et les oeufs helminthes qui causent la prolifération de divers maux. Nous allons détailler quelques unes des nombreuses maladies liées à l'eau de boisson.

* La salmoneiose

Les salmonelloses sont essentiellement dues à Samonella typhimurium. Elles comprennent la fièvre typhoïde et les salmonelloses non typhiques (ou non typhoïdiques). Dans les Pays en Voie de Développement (PED), l'incidence élevée est liée aux mauvaises conditions d'hygiène et aux risques de transmission fécale. L'homme acquiert les bactéries de l'eau ou d'aliments contaminés.

* La fièvre typhoïde (du grec typhodes, fumée) est causée par Salmonella typhi ou bacille d'Eberth. La période d'incubation est de 10 à 14 jours après l'entrée de la bactérie dans l'intestin grêle. Les bactéries colonisent l'intestin grêle, pénètrent dans l'épithélium et se répandent dans le tissu lymphoïde, le sang, le foie et la vésicule biliaire. Les symptômes comprennent de la fièvre, des céphalées, des douleurs abdominales, de l'anorexie et des malaises durant plusieurs semaines. Les bactéries continuent à se multiplier dans la vésicule biliaire et atteignent l'intestin par le canal biliaire.

Pour les salmonelloses non typhiques, le temps d'incubation est seulement de 8 à 48 heures. Les bactéries se multiplient et envahissent la muqueuse intestinale où elles produisent une entérotoxine et une cytotoxine qui détruisent les cellules épithéliales. Douleurs abdominales, crampes, diarrhées et fièvre sont les symptômes fréquents et remarquables qui durent habituellement de 2 à 5 jours mais peuvent se prolonger pendant plusieurs semaines.

64 FAO/OMS, 1990; FAO, 1992

La plupart des patients adultes guérissent, mais la perte de liquide peut causer des problèmes pour les enfants et les personnes âgées.

Dans les pays en développement, la fièvre typhoïde est endémique et pose un problème majeur de santé publique avec 20 000 000 de cas et 600 000 décès par

an65.

* La shigellose

La shigellose ou dysenterie bacillaire est une maladie du péril fécal. Elle est fréquente en zones tropicales, en particulier pendant la période la plus chaude et la période la plus humide de l'année (AUBR, 2005). La shigellose pose un important problème de santé publique dans de nombreux pays en développement, en particulier du fait de la multirésistance croissante des shigelles aux antibiotiques.

La contamination est féco-orale, directe par contact inter-humain avec des malades, ou indirecte par ingestion d'eau ou d'aliments contaminés par des Shigella (FRESNEL et coll., 1994). La cible principale est l'enfant de moins de 5 ans, le vieillard et la femme enceinte. La dose minimale infectante est très faible, de l'ordre de 10 à 100 bactéries (groupe de travail scientifique de l'OMS, 1980).

* La dysenterie bacilaire est une diarrhée qui résulte d'une réaction inflammatoire aiguë du tractus intestinal due à quatre espèces du genre Shigella. Les shigella sont des bactéries strictement humaines douées de pouvoirs invasif et destructif pour la muqueuse colique, déclenchant des entérocolites inflammatoires fébriles, pouvant évoluer jusqu'à un syndrome dysentériforme (GRENIER, 1985). La bactérie induit sa propre phagocytose par les cellules mucosales puis détruit la membrane du phagosome. Après multiplication intracytoplasmique, les shigelles vont envahir les cellules voisines. Elles produisent des exo- et des endotoxines mais ne se répandent généralement pas plus loin que l'épithélium du colon. Les symptômes sont des selles liquides contenant du sang, du mucus et du pus ; dans les cas graves, le colon peut être ulcéré (PRESCOTT et coll., 2003).

L'incubation dure 1 à 3 jours et les bactéries sont excrétées pendant une période de 1 à 2 semaines. Chez les adultes, la maladie dure en moyenne 4 à 7 jours et guérit spontanément, mais elle peut être fatale chez les bébés et les jeunes

65 OMS, 1992

enfants. Dans le monde, on évalue à quelques 600 000 les décès causés annuellement par cette dysenterie. En Afrique subsaharienne, une première vague de flambée à Shigella dysenteriae a touché l'Afrique des Grands Lacs en 1993- 1994 (OMS, 2000).

Signalons que les conditions de survenue d'épidémies de shigellose sont le surpeuplement, les mauvaises conditions d'assainissement, le manque d'hygiène et l'insalubrité de l'eau.

* Le choléra

Le choléra est dû à la bactérie Gram-négative Vibrio cholerae. La période d'incubation est de 24 à 72 heures après infection de l'hôte.

Le choléra est une diarrhée «toxique» due à l'élaboration par le vibrion d'une toxine, la choléragène, qui inverse le flux hydrosodé au niveau de l'épithélium de l'intestin grêle par activation d'une enzyme, l'adénylcyclase. Cette inversion entraîne la production dans la lumière intestinale d'un liquide très abondant isotonique au plasma, particulièrement riche en potassium et en bicarbonates. La conséquence de cette diarrhée hydroélectrolytique massive est une déshydratation aiguë avec hypokaliémie et acidose (AUBR, 2005). Le malade souffre d'une dépression massive de liquides et d'électrolytes associée à des crampes musculaires abdominales, des vomissements, de la fièvre et des diarrhées liquides. La diarrhée est parfois si importante qu'une personne peut perdre de 10 à 15 litres de liquide durant l'infection. La mort résulte d'une concentration élevée des protéines sanguines causée par un taux réduit de liquide circulant, menant à un choc circulatoire et un collapsus subit66. Le taux de mortalité en absence de traitement est souvent supérieur à 50%; avec traitement et soins palliatifs, ce taux est inférieur à 1% (AUBR, 2005). Signalons qu'il n'y a pas d'immunité naturelle, ni de production d'anticorps contre la toxine.

Des flambées de choléra peuvent se produire sporadiquement dans toute partie du monde où les approvisionnements en eau, l'assainissement, et les pratiques d'hygiène laissent à désirer.

66 PRESCOTT et coll., 2003

En 2000, des cas de choléra et des décès imputables à la maladie ont été officiellement notifiés à l'OMS par 27 pays d'Afrique, 9 pays d'Amérique latine, 13 pays d'Asie, 2 pays d'Europe et 4 pays d'Océanie.

En 2002, à Cotonou au Bénin, 3788 cas ont été enregistrés officiellement par la Direction Départementale de la Santé Publique du Littoral (MSP, 2002).

En 2003, 45 pays ont déclaré à l'OMS un total de 111 575 cas et 1 984 décès (1,69%). Le nombre total de cas déclarés en Afrique a été de 108 067, soit 96% du total mondial.

Actuellement, presque tous les Pays En Développement (PED) sont aux prises avec une flambée de choléra ou sous la menace d'une épidémie de choléra. Au Bénin, on a signalé une épidémie de choléra en 2005 (S.N.I.G.S., 2006).

* Les giardiases dont les parasites responsables sont le Giardia lambia, Giardia intestinalis. Ces protozoaires parasites se développent dans le tractus intestinal.

* Les amibiases qui sont dues au protozoaire Entamoeba histolytica qui se retrouvent généralement chez les hommes et mêmes chez les animaux.

* Les ascaridioses sont des parasitoses intestinales, très courantes dus à Ascaris Lumbricoides qui provoque des troubles intestinaux souvent importants.

* La polyomyélite causée par les poliovirus est une maladie qui attaque les nerfs et cause la paralysie des membres surtout chez les sujets jeunes. Elle est transmise par l'ingestion de l'eau souillée.

* La dracunculose ou ver de Guinée ou Filariose de Médine est une affection parasitaire due à un petit crustacé du nom de cyclops (ver rond) dont le nom latin est dracunculus medinensis que l'on ingère en buvant de l'eau contaminée67.

* le paludisme vient en tête de la pathologie mondiale. C'est un des sérieux problèmes de santé en Afrique au sud du Sahara.

Cette maladie est provoquée par le plasmodium dont il existe quatre (4) espèces, le plasmodium falciparum étant le plus redoutable (ENGREF, 1999).

67 OMS, 2006

Plusieurs autres maladies liées restent à être énumérées, la liste n'est pas exhaustives; cependant les voies de transmissions se ressemblent et sont décrites

sur la figure n°13.

Mains

Mouches

Aliments

Agriculture, Aquaculture

Eaux de surface et eaux usées

Réserves d'eau

Transmission à l'homme

Agents pathogènes

Présents dans les
excrétas

Eaux souterraines et eaux de surface

Déchets solides (incontrôlés/déchargés)

Loisirs (p,ex, natation)

sol

Figure n°13: Voies de transmission des maladies hydrofécales Source: Franceys, 1995

2.6 Les risques sanitaires liés à la qualité de l'eau de boisson, à l'insalubrité et au manque `hygiène.

En toxicologie, les risques ont plusieurs aspects: risque aigu provoquant un trouble immédiat, risque chronique survenu après une longue période de contact régulier avec le toxique et la génotoxicité liée aux substances mutagènes et/ou cancérigènes.

Le risque est une notion relative pour laquelle il est nécessaire de prendre en compte:

* les caractéristiques de l'individu, état sanitaire, intégrité physique, état d'immunité;

* le toxique ou le micro-organisme: pathogénicité, type d'action toxique, cofacteurs;

* la nature du contact: ingestion, contact cutané, concentration, dose, durée d'exposition.

C'est la combinaison de tous ces éléments qui peut provoquer l'apparition d'un symptôme ou d'une épidémie.

Toute dégradation de l'environnement interfère avec la santé, notamment en contaminant la chaîne alimentaire.

Toujours en dehors d'un contexte accidentel majeur, le risque le plus aigu pour la santé humaine est certainement le risque microbiologique. C'est indiscutablement le risque majeur pour tous les pays du monde et toutes les populations.

L'étude des microbes est une science universelle mais le degré de pollution varie dans l'espace et ceci suivant les conditions de vie de chaque pays.

Des millions d'enfants meurent de dysenterie, de poliomyélite, de choléra dans les pays en voie de développement ou une distribution assainie et, au moins, une simple chloration au point d'usage permettrait de diminuer les risques.

Ce traitement pourtant techniquement simple est déjà si complexe lorsque les ressources nécessaires manquent.

Les micro-organismes en cause sont les bactéries, des virus, des

protozoaires ainsi que des microalgues. Les eaux souterraines sont généralement moins contaminées que les eaux de surface mais beaucoup d'eaux souterraines sont influencées par les contaminations de surface. Parmi les bactéries, les plus classiques sont le vibrio cholerae (choléra), salmonella et shigella (typhoïdes, shigelloses) mais aussi des bactéries que l'on peut qualifier d'opportunistes comme Legionella (Légionllose ou maladie du Légionnaire) ou Mycobacterium (tuberculoses diverses).

Bactéries

Protozoaires

Risques microbiologiques

Microalgues

Virus

Figure n°14: Micro-organismes responsables des risques microbiologiques

Les risques sanitaires répertoriés dans le monde concernent également la présence des micropolluants dans les sources, la génération de sous-produits au cours des traitements de potabilisation ou encore les relargages des composés par les matériaux dans les réseaux de distribution.

2.7 Compétences et politiques en matières d'eau, de l'environnement et de santé

2.7.1 Compétences de l'Etat en matières d'eau, de l'environnement et de santé

L'Etat béninois s'est fixé à travers des textes réglementaires et stratégiques des priorités visant à soutenir et à améliorer la santé et l'environnement de la population à travers des compétences propres et des compétences partagées. L'Etat béninois est compétent pour définir la politique nationale et sectorielle dans les domaines d'eau, d'assainissement et de santé.

- La loi 87-015 du 21 septembre 1987 portant Code de l'Hygiène Publique réglemente l'hygiène des lieux publics, de l'habitat et des établissements de restauration, des marchés, l'usage de l'eau, l'assainissement du milieu en général et le contrôle phytosanitaire. Son décret d'application n'a été adopté qu'en 1999 (M.S.P., 1987).

- La loi 87-016 du 21 septembre 1987 portant code de l'eau réglemente surtout l'utilisation de l'eau. Pour faciliter sa mise en oeuvre, elle suggère la création d'un Comité National de l'Eau et de l'Assainissement et définit clairement ses responsabilités.

- Le décret N° 2001-94 du 20 février fixant les normes de qualité de l'eau potable.

L'article 11 fixe les normes de qualité microbiologique d'une eau destinée à la consommation humaine.

- Le décret N° 2001-109 du 04 avril 2001 fixant les normes de qualité des eaux résiduaires. L'article 18 préconise que les eaux usées domestiques ne peuvent être déversées dans le milieu naturel qu'après un traitement approprié. L'article 19 recommande le raccordement, de toute habitation en zone urbaine, à un système d'assainissement. L'article 23 fixe globalement les critères de qualité que doivent satisfaire les eaux rejetées.

- Le décret N° 97-624 du 31 décembre 1997 portant structure, composition et fonctionnement de la police sanitaire.

- La loi 98-030 du 12 Février 1999 portant loi-cadre sur l'environnement

- Le décret N° 2001-096 du 04 avril 2001 portant structure, organisation et fonctionnement de la police environnementale.

- L'arrêté interministériel N°096/MISAT/MEHU/MS/DC/DE/DATC/DHAB du 04 avril 1995 portant réglementation des activités de collecte, d'évacuation, de traitement et d'élimination des matières de vidange en République du Bénin,

- L'arrêté interministériel N°069/ MISAT/MEHU/MS/DC/DE/DATC/DHAB du 26 juillet 1995 portant réglementation des activités de collecte, d'évacuation, de traitement et d'élimination des déchets solides en République du Bénin.

Il y a lieu de rappeler que la constitution du 11 décembre 1990 de la République du Bénin en son article 27 stipule que toute personne a droit à un environnement sain.

Ces lois et décrets sont mis en application par les institutions nationales telles que: le Ministère de l'Environnement et de la Protection de la Nature (MEPN), le Ministère de la Santé (MS), le Ministère de la Sécurité Publique et des Collectivités Locales (MSPCL), le Ministère des Mines, de l'Energie et de l'Eau (MMEE). Ce dernier joue un rôle central dans le secteur de l'eau à travers la Direction de Générale de l'Eau et sa tutelle exercée sur la Société Nationale des Eaux du Bénin (SONEB). Il a en charge la politique nationale de l'eau.

2.7.2 Compétences des communes en matières d'eau, de l'environnement et de santé

Les lois qui régissent la décentralisation au Bénin confèrent aux communes certaines compétences propres soit partagées.

La loi n°97-029 du 15 janvier 1999 sur la décentralisation portant organisation des communes en République du Bénin dans sa section 3, mentionne ce qui suit au niveau des articles 93, 94, 95, 96:

- Article 93

La commune a la charge de la fourniture et de la distribution de l'eau potable; de la collecte et du traitement des déchets solides autres que les sachets industriels. Elle doit collecter et traiter les déchets liquides; assurer l'évacuation des eaux usées et des eaux pluviales; créer des ouvrages d'aménagement des bas-fonds et de protection contre les inondations puis délimiter des zones interdites à l'urbanisation dans les périmètres réputés dangereux pour des raisons naturelles ou industrielles et enfin créer et entretenir la gestion des cimetières et des services funéraires.

- Article 94

La commune a la charge de la création, de l'entretien des plantations des espaces verts et de tout aménagement public visant à l'amélioration du cadre de vie. Elle veille à la protection des ressources naturelles, notamment des forêts, des sols, de la faune, des ressources hydrauliques, des nappes phréatiques et contribue à leur meilleure utilisation. Elle est consultée sur tout aménagement relatif aux sites miniers se trouvant sur son territoire.

- Article 95

La commune veille à la préservation des conditions d'hygiène et de salubrité publique notamment en matière:

+ de prospection et de distribution de l'eau potable;

+ de périmètre de sécurité sanitaire autour des sites de captage, forage et puits; + d'assainissement privé des eaux usées;

+ de lutte contre les vecteurs de maladies transmissibles;

+ d'hygiène des aliments et des lieux et des établissements accueillant du public; des déchets industriels.

La commune élabore la réglementation concernant l'assainissement individuel (latrines, fosses septiques, puisards) et initie toutes mesures de nature à en favoriser la promotion.

- Article 96

La commune donne son avis chaque fois qu'il est envisagé la création sur son territoire de tout projet susceptible de porter atteinte à l'environnement.

Elle prend en considération la protection des terres agricoles, des pâturages, des espaces verts, de la nappe phréatique, des plans et cours d'eau de surface dans l'implantation des différentes réalisations à caractère public ou privé.

2.7.3 Politiques nationales en matières d'eau, de l'environnement et de santé

L'Etat béninois, pour mieux exercer ses compétences s'est doté des programmes et stratégies afin garantir la santé des population et de protéger l'environnement. A tire d'exemple on peut citer:

- les documents de la Politique Nationale d'Hygiène et d'Assainissement de Base (PNHAB).

- les textes de lois sur la protection de l'environnement;

- les programmes d'Education Relative à l'Environnement (ERE); - le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP);

- le Programme Elargi de Vaccination (PEV);

- la stratégie nationale de lutte contre la pollution atmosphérique.

Plusieurs conventions relatives à l'environnement ont été ratifiées et mises en application dans le pays.

La mise en oeuvre des programmes et l'application des textes réglementaires constituent un véritable handicap ce qui engendre beaucoup d'incohérences et des conflits d'attribution qui ne garantisse une meilleure gestion des ressources.

2.7.4 Politique sectorielle en matières d'eau, de l'environnement et de santé

2.7.4.1 Politique sectorielle en matières d'eau

La politique nationale en matière d'eau repose sur la satisfaction durable des besoins en eau en quantité et en qualité de la population avec l'amélioration des conditions de vie de l'ensemble de la population. C'est dans ce cadre que s'inscrivent les mesures du nouveau code de l'eau (non encore adopté), de la stratégie nationale d'approvisionnement en eau potable et de l'assainissement et la loi N°87-015 du 21 Septembre 1987 portant Code de l'Hygiène Publique. Ce code définit les critères d'hygiène et d'approvisionnement en eau des lieux publics de rassemblement de masses comme les établissements de formation et d'enseignement.

La mise en oeuvre de cette politique nécessite l'élaboration des programmes. A titre d'exemple, on peut citer le Programme d'Assistance au Développement du secteur de l'alimentation en Eau potable et de l'Assainissement en milieu Rural ; le Programme Eau Potable, etc.

Il faut signaler que avec la décentralisation l'Etat a transféré ses compétences de maître d'ouvrage du service public de l'eau et de l'assainissement aux communes, cependant l'Etat a conservé ses compétences en matière de réalisation des tranches départementales c'est-à-dire des projets à caractère régional ou départemental et national.

L'élaboration et la mise en oeuvre de cette politique nationale sectorielle sont assurées par la Direction Générale de l'Eau, qui coordonne et contrôle la conformité des actions à la lumière des textes réglementaires.

2.7.4.2 Politique sectorielle en matières de l'environnement

La ratification de la convention internationale issue de la conférence de Rio de Janéiro en 1992 sur l'Agenda 21, l'adoption des travaux de la conférence de Kyoto en 1997 montrent que ces instruments font partie du droit positif béninois et le Bénin a l'obligation de les mettre en oeuvre.

La politique de l'environnement au Bénin est sous-tendue par certains principes:

- équité et égalité entre tous;

- implication, responsabilisation et participation de tous les acteurs;

- prévention et précaution;

- internalisation des coûts de l'environnement et application du principe du «pollueur-payeur».

L'objectif général de cette politique vise à assurer la sécurité alimentaire et améliorer le cadre de vie des populations, à développer des capacités nationales (individuelles et collectives) de prises en charge des activités de protection de l'environnement et à contribuer activement aux efforts sous-régionaux, régionaux et internationaux en matière de sauvegarde, de la restauration et de la gestion de l'environnement.

2.7.4.3 Politique sectorielle en matières de santé

La politique nationale de santé et de population se repose sur plusieurs textes fondamentaux:

- la constitution du 11 décembre 1990 qui garantit le droit à la protection sanitaire et sociale pour tout citoyen conformément aux principes de la convention sur les droits de l'enfant;

- les soins de santé primaires adoptés à Al Mata en 1978;

- l'initiative de Bamako;

- la stratégie africaine de développement sanitaire.

L'objectif principal est d'assurer une bonne santé de la population, une couverture sanitaire adéquate et une recherche de performances des systèmes de santé.

La Direction Nationale de la protection Sanitaire a pour rôle de définir la politique nationale en matière de santé publique, d'hygiène publique et de salubrité et d'assurer la coordination et le contrôle des intervenants du secteur.

2.7.4.4 Politiques de santé et environnement a l'école

La conférence mondiale sur l'éducation tenue à Dakar en Avril 2000 a accordé une importance capitale à la santé à l'école autour du concept FRESH (Focusing Resources for an Effective School Health). Cette initiative assez louable a été soutenue par l'UNICEF, l'OMS, l'UNESCO.

Les conclusions de cette conférence recommande aux autorités de chaque en charge de l'éducation d'insérer dans les programmes le volet de l'eau et d'assainissement à l'école comme l'un des éléments d'amélioration de la qualité de l'environnement scolaire.

L'objectif principal des recommandations est d'améliorer la qualité de l'apprentissage et du rendement des élèves par l'acquisition des comportements sains en matière de santé, d'hygiène, de nutrition, d'éducation à la vie familiale.

Au Bénin, des efforts sont entrain d'être faits:

- des fiches pédagogiques relatives à l'environnement ont été élaborées par l'Institut National pour la Formation et la Recherche en Education avec la collaboration de l'Agence Béninoise pour l'Environnement (ABE);

- des programmes et des modules de formation ont été élaborés dans le cadre du projet BEN/96/P01 en vue d'un changement de comportement en milieu scolaire en matière d'environnement;

- la dotation de certains établissements d'ouvrages d'assainissement par

l'Etat.

Malgré ces efforts, beaucoup reste à faire lorsqu'on sait que c'est seulement quelques établissements qui ont bénéficié de ces actions de l'Etat et que les conditions d'application sont peu favorables, il n'est pas étonnant que les résultats ne soient pas meilleurs.

La Direction de la promotion de l'enfant et de la famille élabore la politique nationale en matière de promotion de l'enfant et du bien être familial ainsi que la coordination et le contrôle de la mise en oeuvre de ladite politique.

CHAPITRE 3: MATERIELS ET METHODES

Pour atteindre les objectifs poursuivis dans la présente étude, la démarche méthodologique adoptée est analytique. Elle est soutenue par des analyses des échantillons d'eau pour déterminer la qualité de l'eau consommée en milieu scolaire. Plusieurs techniques sont utilisées: la collecte de données à travers les fiches d'enquête et le guide d'entretien, l'observation directe et les analyses d'échantillons d'eau.

3.1 Matériels

3.1.1 Fiche d'enquête et le guide d'entretien

La fiche d'enquête utilisée est conçue de manière synthétique avec des

questions à choix multiple. Ceci dans le souci de ne pas fatiguer les personnes interrogées et aussi pour permettre un dénombrement rapide et une analyse claire des résultats.

Le guide d'entretien est orienté suivant les catégories de personnes interviewées: les élèves, les autorités administratives et les infirmiers.

La carte de situation de Porto-Novo a permis de situer les écoles visitées.

3.1.2 Eau

L'eau analysée est prélevée auprès des vendeuses qui vendent dans les

établissements, dans les salles de classes et autres endroits où sont déposés les récipients contenant l'eau. C'est une étude prospective et analytique qui porte sur la qualité microbiologique de l'eau de boisson servie aux élèves et écoliers et sur l'environnement de travail.

3.1.3 Appareils

Un appareil photo numérique est utilisé pour la prise des vues en vue de

mieux caractériser l'état de l'environnement de vie.

D'autres matériels comme le pH-mètre, un multimètre de marque Hach, un micro-ordinateur et des logiciels pour le traitement des données recueillies.

3.1.4 Matériel des prélèvements

Le prélèvement d'un échantillon d'eau en vue d'analyses physico-chimiques et bactériologiques est une opération délicate à laquelle le plus grand soin est apporté. Il conditionne les résultats analytiques et, par voie de conséquence, l'interprétation qui sera donnée. L'échantillon est homogène et représentatif, et les conditions de conservation ne doit pas modifier l'ensemble de l'eau prélevée au niveau de chaque site, de même ne doit pas voir ses caractéristiques physicochimiques (pH, conductivité, température, etc.) se modifier notablement avant l'analyse.

Il faut signaler que dans le souci de rester dans le délai pour éviter le vieillissement des échantillons nous n'avons pas pu effectuer les prélèvements dans le dixième établissement c'est-à-dire à l'école primaire publique de AKRON située dans le premier arrondissement.

3.1.4.1 Matériels des prélèvements destinés aux analyses physico-chimiques

Des flacons en plastique non stériles sont utilisés pour les prélèvements destinés aux analyses physico-chimiques. Un grand soin a été pris pour ces flacons, car leur réemploi peut poser des problèmes de contamination si le nettoyage n'est pas suffisamment fait avant l'échantillonnage.

Chaque prélèvement est effectué de manière à éviter le dégazage de l'échantillon. Pour ce faire, chaque flacon est rempli délicatement à ras tout en réduisant au maximum les effets de turbulence.

3.1.4.2 Matériels des prélèvements destinés aux analyses bactériologiques

Pour les échantillons destinés aux analyses bactériologiques, des flacons en verre brun qui sont stérilisés puis protégés avec du papier aluminium sont utilisés. Les flacons ne sont pas remplis à ras. Une fois remplis, les flacons sont nettoyés, étiquetés et placés dans une glacière pour les analyses au laboratoire.

Les analyses bactériologiques ont débuté le même jour.

3.2 Méthodologie

3.2.1 Choix des sites des prélèvements et des enquêtes de terrain

Les sites sont retenus de façon à permettre une couverture assez représentative suivant le nombre d'arrondissements à Porto-Novo. Les critères de situation géographique et d'effectif des établissements ont aussi guidé les choix.

L'idéal serait aussi de comparer la qualité de l'eau à la source d'approvisionnement et celle consommée par les élèves et écoliers, en vue de situer si possible les sources probables de contamination. Cela nécessiterait beaucoup de moyens, c'est pour cela nous avons retenu de faire 40 prélèvements à raison de quatre par site.

3.2.2 Enquête de terrain

L'enquête d'opinions s'est déroulée dans les dix établissements ciblés. Un collège et une école primaire par arrondissement choisis selon les critères ci-dessus énumérés (questionnaires et guide d'entretien en annexe). Compte tenu des contraintes financières et du temps alloué à ce travail, quinze personnes (15) ont été interrogées par établissement comprenant cinq (5) élèves, cinq (5) vendeuses et cinq (5) membres de l'administration et de l'infirmerie (pour les établissements qui disposent d'une infirmerie). Soit un total de cent cinquante (150) personnes interrogées. Au cours de l'enquête, les informations sont recueillies auprès des vendeuses, élèves et autorités sur les différentes sources d'approvisionnement de l'eau de boisson, le matériel de transport et de stockage, l'entretien de ces matériels, le lieu de rejet des eaux usées et sur l'assainissement du cadre de travail. L'enquête s'est déroulée dans les mois de Février-Mars 2007.

Des entretiens directifs et semi directifs ont été réalisés auprès des deux circonscriptions scolaires de Porto-Novo, des Directions Départementales de l'enseignement primaire et secondaire, de la Santé, de la zone sanitaire I (PortoNovo_Aguégués_Sèmè-Podji), de l'hygiène et de l'assainissement de base de l'Ouémé et du Plateau afin de mieux cerner les données et informations obtenues.

- Groupes cibles

La cible principale de l'étude est la communauté scolaire qui est constituée des écoliers, élèves, des enseignants, des autorités administratives, des vendeuses de nourriture et des agents de santé au besoin. Vu le caractère complexe et sensible du cadre d'étude, tous les acteurs sont considérés avec la même importance dans cette étude.

- Echantillonnage

L'échantillon est constitué avec les différentes composantes de la population cible. L'échantillon utilisé est aléatoire (probabiliste simple c'est-à-dire tirage élémentaire) ou raisonné (non probabiliste), ceci suivant les groupes rencontrés.

- Autorités administratives

Les autorités sont les premiers responsables de l'organisation de leurs établissements. Elles gèrent au quotidien l'établissement et assurent son bon fonctionnement. Elles veillent entre autre sur l'éducation, la santé des écoliers, élèves et autres usagers à travers l'alimentation en eau et de nourriture, de l'assainissement dans l'établissement.

- Les enseignants

Ils sont les principaux acteurs de l'éducation et la formation des écoliers et élèves. Ils sont les premiers dont la vie peut influencer les écoliers et élèves, donc mieux indiqués pour provoquer un changement de comportement.

- Les écoliers et élèves

Ils constituent un élément important au sein de la communauté scolaire. Ils sont les plus concernés par l'étude d'autant plus qu'il s'agit surtout de leur santé et de leur développement par conséquence celui du Bénin.

- Les vendeuses

Elles constituent également un maillon important dans l'étude à réaliser car étant des prestataires de service privilégiés en matière de nourriture à la communauté scolaire. Elles participent inconsciemment également à l'insalubrité de l'établissement.

Tableau n°10: Récapitulatif de la population enquêtée

Désignation

Taille

Echantillons

Mode du choix

Prévu

Réalisé

Pourcentage de réalisation

Autorités de admin., d'infirmerie et enseignants

333

50

50

100%

Exhaustif

Elèves

14261

50

50

100%

Aléatoire

Vendeuses

302

50

50

100%

Aléatoire

Total

14896

150

150

100%

 

Source: Enquête de terrain

Il faut signaler que les enquêtes n'ont pas pu être effectuées comme prévu mais certains enquêtés ont préférés avoir le questionnaire et remplir eux-mêmes parce que n'ayant pas le temps matériel pour répondre sur le champ.

- Analyse de la collecte des données

Pour mieux cerner les problèmes d'eau et de l'insalubrité dans les établissements, il est impérieux de mener des études pouvant vérifier les hypothèses de recherche. Aussi, il est important de préciser la nature des données, les sources, les techniques et les outils utilisés. Les données sont d'ordre qualitatif (celles relatives à l'appréciation des enquêtés) et quantitatif (celles relatives aux données chiffrées).

En dehors de l'enquête proprement dite sur le terrain, plusieurs ouvrages généraux et spécifiques qui traitent des aspects du thème de recherche ont été consultés.

Concernant les techniques et outils utilisés pour la collecte de données, un guide d'entretien et des fiches de questions ont été élaborés et utilisés en vue de mieux comprendre la problématique que pose le sujet, objet d'étude.

Les enquêtes se sont déroulées dans l'enceinte desdits établissements et la plupart des enquêtés sont choisis de façon aléatoire.

3.2.3 Observations directes

Les visites sont faites dans lesdits établissements notamment vers les cantines, les lieux de dépôts des ordures, des latrines, dans les salles de classes avec des

prises de vues (photos) stratégiques. Les établissements sont parcourus avec une attention toute particulière pour mieux s'informer sur les réalités que vivent les usagers du milieu scolaire.

3.2.4 Analyses des échantillons d'eau

Le thème d'étude porte sur la problématique de l'eau et de l'assainissement en milieux scolaires dans la ville de Porto-Novo. L'étude de la qualité microbiologique de l'eau de boisson servie aux élèves et écoliers est nécessaire pour faire un lien entre l'environnement de travail et la santé. Cependant en dehors des analyses bactériologiques quelques paramètres physico-chimiques sont déterminés (la couleur, le TDS (Total dissolved solids ou matières dissoutes totales), la conductivité, le pH, la dureté, etc) afin de mieux caractériser les eaux. De plus, ces paramètres physico-chimiques influencent pour la plupart les microorganismes présents dans les eaux.

Cependant selon le décret n°2001-094 du 20 février 2001, fixant les normes de qualité de l'eau potable en République du Bénin, une eau destinée à la consommation humaine est conforme aux normes de qualité microbiologique (Tableau n°13) et physico-chimiques (Tableau n°14) présentées ci-après :

Tableau n°11: Les paramètres microbiologiques de l'eau potable en République du Bénin

Paramètres

Unités

Normes

Eau non
désinfectée

Eau
désinfectée

Algues, champignons, protozoaires, etc

Nombre/ml

0

0

Germes banals ou autochtones

Nombre/ml

50

20

Schigella

Nombre/100ml

0

0

Streptocoques fécaux

Nombre/100ml

0

0

Salmonella

Nombre/100ml

0

0

Clostridium perfringens

Nombre/20ml

2

0

Staphylocoques

Nombre/100ml

0

0

Escherichia coli

Nombre/100ml

0

0

Coliformes totaux

Nombre/100ml

0

0

Vibrions cholériques

Nombre/100ml

0

0

Tableau n°12: Les paramètres physico-chimiques de l'eau potable en République du Bénin

Paramètres

Unité

Concentration maximale
admise (CMA)

Arsenic

mg/l

0,05

Fluorures

mg/l

1,5

Nitrates

mg/l

45

Nitrites

mg/l

3,2

Plomb

mg/l

0,05

3.2.4.1- Paramètres physico-chimiques

Parmi ces paramètres, on distingue, d'une part, ceux qui permettent une estimation du type d'eau et de son aspect (les paramètres globaux), et, d'autre part, ceux qui ont des incidences en fonction des différents risques (les paramètres chimiques). L'aspect visuel joue un rôle très important dans l'appréciation de l'eau. Certains paramètres qui devraient être mesurés in situ n'ont pu être mesurés en raison de la non disponibilité du matériel. Néanmoins ces paramètres ont été mesurés au laboratoire de l'eau de l'Institut de Mathématiques et Sciences Physiques (IMSP) à Porto-Novo.

- La couleur: elle est appréciée visuellement et permet d'estimer la présence de certains éléments, notamment le fer, les matières organiques, l'argiles, etc. Dans certains cas, ces informations sont confirmées par l'observation faite sur la turbidité. Ce paramètre est lié à la turbidité et à la transparence de l'eau.

- Température: ce paramètre caractérise la qualité de l'eau et constitue un facteur déterminant dans la vie des êtres vivants. Sous les climats chauds, le niveau élevé de la température favorise la prolifération des microorganismes (EDORH, 2006).

Elle est mesurée avec un thermomètre à mercure qu'on plonge dans l'eau.

- Odeur: elle est évaluée de manière directe. Une estimation de la qualité globale de l'eau peut être obtenue par l'odeur de l'eau. La détermination de l'odeur

permet rapidement d'estimer des risques de contamination, notamment les odeurs de septique, oeuf pourri, etc.

- Titre hydrotimétrique ou dureté totale: la dureté totale d'une eau est sa teneur en calcium et en magnésium. Une eau dure ne mousse pas avec le savon et permet le dépôt de sels insolubles et incrustants. Elle s'exprime en degré français (°f). La détermination de la dureté est basée sur la propriété du sel disodique de l'acide éthylène diamine tétra acétique (EDTA).

On prélève 100 ml d'eau de chaque échantillon dans un bêcher auquel on ajoute 10 ml de la solution tampon (MET) et une pincée de Noir Eriochrome T (NET) puis on note la coloration. On procède ensuite au dosage avec l'EDTA jusqu'au virage de la solution et on note le volume de l'EDTA versé.

- TDS (Total dissolved solids ou matières dissoutes totales): ce sont les sels inorganiques et les petites quantités de matières organiques qui sont dissous dans l'eau. Leurs principaux constituants sont habituellement les cations (calcium, magnésium, sodium et potassium) et les anions (carbonate, bicarbonate, chlorure, sulfate et les nitrate surtout quand il s'agit des eaux souterraines.

Il est mesuré à l'aide d'un multimètre ou conductimètre à sonde (marque Hach). On prélève 10 ml de l'échantillon dans une cellule qu'on introduit dans le multimètre qui affichage à l'écran les valeurs après sélection de l'option TDS.

- Conductivité: ce paramètre conservatif présente un intérêt pour déterminer des échanges entre masses d'eau, des dilutions ou des concentrations liées à des confinements. C'est un processus du transfert d'électricité dans l'eau, mesuré en usiemens/cm.

On prélève 10 ml de l'échantillon dans une cellule qu'on introduit dans le conductimètre qui affichage à l'écran les valeurs après sélection de l'option conductivité.

- pH: le pH ou potentiel Hydrogène de l'eau mesure sa concentration en ion H+. Il permet d'avoir une idée une globale de la physico-chimie de l'eau. Il traduit son caractère acide ou basique (RODIER, 1975). Le pH de l'eau influe sur la vie

des bactéries (acidophiles, neutrophiles et basophiles). L'eau potable doit avoir un pH compris entre 6,5 et 8,5 (normes OMS).

Deux méthodes sont utilisées pour mesurer le pH: la méthode colorimétrique à l'aide des tigettes est utilisée pour déterminer le pH afin de comparer les valeurs trouvées avec celles affichées par le multimètre à sonde.

- nitrates: les nitrates constituent le stade final de l'oxydation de l'azote. D'un point de vue de santé publique, le principal danger des nitrates résulte de leur transformation en nitrites (dans l'appareil digestif) qui sont à l'origine de la méthémoglobinémie chez les enfants. Les populations les plus sensibles sont les femmes enceintes et les nourrissons de moins de six mois.

Les nitrates sont mesurés à l'aide du spectrophotomètre DR/2400. On prélève 10 ml de l'échantillon dans deux cellules. On introduit dans l'une des cellules le réactif Nitrate Reagent (Nitraver 5). Après cinq (05) minutes de repos, on place les cellules dans le spectrophotomètre. La cellule contenant le témoin d'abord ensuite la cellule contenant la solution. Le spectrophotomètre affiche les valeurs à l'écran.

- nitrites: la présence de ces éléments chimiques dans les eaux témoigne soit d'un mauvais fonctionnement de la station de traitement, soit d'une dégradation de l'eau en cours de distribution ou lors de la conservation.

Les nitrites sont mesurés à l'aide du spectrophotomètre DR/2400. On prélève 10 ml de l'échantillon dans deux cellules. On introduit dans l'une des cellules le réactif Nitrite Reagent (Nitraver 3). Après vingt (20) minutes de repos, on place les cellules dans le spectrophotomètre. La cellule contenant le témoin d'abord ensuite la cellule contenant la solution. Le spectrophotomètre affiche les valeurs à l'écran.

- chlore: le chlore ou certains de ses composés sont largement utilisés pour la désinfection des eaux potables. Le maintien d'une teneur résiduelle de 0,2 milligrammes par litre permet de limiter le développement des bactéries dans le réseau de distribution. De trop fortes teneurs peuvent engendrer des goûts et des odeurs.

Le chlore est mesuré à l'aide du spectrophotomètre DR/2400. On prélève 10 ml de l'échantillon dans deux cellules. On introduit dans l'une des cellules le réactif chlorine Reagent. La lecture se fait après (03) minutes de repos on place les cellules dans le spectrophotomètre. La cellule contenant le témoin d'abord ensuite la cellule contenant la solution. Le spectrophotomètre affiche les valeurs à l'écran.

- Oxygène dissous: la solubilité de l'oxygène dans l'eau est liée à plusieurs facteurs, en particulier: la température, la pression atmosphérique et la salinité. L'oxygène dissous est aussi fonction de l'origine de l'eau, les eaux superficielles en contiennent des quantités relativement importantes alors que les eaux souterraines n'en contiennent que quelques milligrammes. L'oxygène dissous est influencé par la présence de végétaux, les matières organiques, des organismes et des germes aérobies, etc.

L'oxygène dissous se mesure au multimètre à sonde, après sélection de l'option DO.

3.2.4.2 Paramètres bactériologiques

Il est théoriquement, techniquement et financièrement impossible de contrôler dans l'eau de boisson tous les microorganismes pathogènes susceptibles d'engendrer des maladies d'origine hydrique. Néanmoins le dénombrement de quelques bactéries permet de suivre l'évolution de la qualité microbiologique d'une eau.

L'essentiel des analyses bactériologiques consistera en une recherche présomptive de Coliformes totaux sur le bouillon Mac-Conkey et un dénombrement des colonies par millilitre après 24 et 48 heures d'incubation à l'étuve à 37°C en milieu «Gélose nutritive». Six milieux de cultures seront utilisés pour la recherche des germes indicateurs de pollution fécale. Ce sont les milieux Eosine Bleu de Méthylène (EMB), Slanetz, Chapmann, Trypcase Sulfite Néomycine (TSN), Gélose SS, Gélose d'Endo.

Les analyses bactériologiques sont réalisées au Laboratoire de la Direction de l'Hygiène et de l'Assainissement de Base (DHAB) à Akpakpa (Cotonou).

Procédure générale de recherche des germes dans l'eau

La procédure suivie pour les analyses bactériologiques suit la logique de l'algorithme représentée par la figure ci-dessous. Cette procédure comporte plusieurs étapes à savoir:

a)- Etape 1: Dans un premier temps, l'analyste recherche la présence de germes banals ou autochtones dans l'eau. A ce niveau deux cas de figures sont possibles: la recherche est négative c'est-à-dire qu'aucun germe n'a été décelé dans l'eau analysée. Cette eau est alors déclarée `' très saine ou très pure» et les analyses sont limitées à cette étape. Dans le cas où la recherche est positive, cela traduit la présence d'au moins un germe dans l'eau. Les analyses doivent être poursuivies avec la recherche présomptive des Coliformes.

b)- Etape 2: La recherche présomptive s'effectue sur le bouillon Mac-Conkey ou Tergitol au TTC. La présence des Coliformes se traduit par la fermentation de lactose avec production de gaz. Si les résultats sont négatifs, cela signifie absence des Coliformes et il existe deux possibilités: les eaux traitées contenant 20 germes/ml au maximum et celles non traitées renfermant moins de 50 germes/ml sont déclarées saines tandis que les eaux traitées et les eaux non traitées ayant respectivement plus de 20 germes et 50 germes par millilitre sont déclarées suspectes et nécessitent un renforcement de traitement avant d'être consommées. Dans le cas où les analyses se révèlent positive c'est-à-dire fermentation de lactose et production du gaz, alors l'eau est soit fortement suspecte soit souillée. Les analyses sont approfondies avec l'identification des Coliformes et autres indicateurs de pollution fécale.

c)- Etape 3: La recherche des Coliformes fécaux, notamment Escherichia coli se fait sur le milieu gélose Eosine Bleu de Méthylène (EMB). Si elle se révèle négative, alors la fermentation du lactose a été produite, soit par Aeromonas, soit par les Coliformes telluriques ou aquatiques. L'eau est alors reconnue définitivement suspecte. Toutefois, pour les eaux de surface désinfectées, il est nécessaire de rechercher les entérocoques, en l'occurrence, les Streptocoques fécaux qui sont plus résistants aux désinfectants classiques que les E. coli. Si la

recherche des E. coli est positive, c'est donc la preuve d'une contamination fécale, l'eau est alors qualifiée de `'fortement polluée». En outre, pour mieux caractériser cette pollution fécale, les recherches peuvent déboucher sur celle des Clostridium perfringens afin de déterminer la nature de la contamination (ancienne ou récente).

d)- Etape 4: Les recherches continuent pour la détermination d'autres agents pathogènes tels que Salmonella, Shigella, Staphylocoques et Pseudomonas. Généralement, ces identifications s'effectuent en cas d'épidémie ou au cours des travaux de recherche sur des échantillons peu connus.

Recherche des germes

Escherichia coli:

La gélose Eosine Bleu de Méthylène (EMB) permet l'isolement des entérobactéries GRAM négatif, les autres germes étant inhibés par les colorants. Ce milieu permet de distinguer les colonies d'entérobactéries pathogènes, des colonies fermentant le lactose, le saccharose, ou les deux. Sur ce milieu les colonies de Salmonella et de Shigella apparaissent incolores ou légèrement teintées et transparentes, celles d'Escherichia coli sont bleu foncé et présentent un reflet métallique lorsqu'on les examine en lumière réfléchie. Les autres coliformes donnent de grosses colonies convexes muqueuses et brunâtres. Le dénombrement de ces colonies se fait après 48 heures d'incubation à une température de 44°C.

Les streptocoques fécaux:

La gélose de Slanetz permet d'isoler et de dénombrer les streptocoques fécaux. La lecture se fait après 48 heures d'incubation à la température de 37°C; les colonies apparaissent rouges, violettes ou roses sur la boîte.

Clostridium perfringens:

La gélose de TSN permet l'identification et le dénombrement de C. perfringens. La lecture se fait après 48 heures d'incubation à la température de 46°C.

Les Staphylocoques fécaux:

Le milieu de Chapman est utilisé pour l'isolement et la numération des Staphylocoques. Le pouvoir inhibiteur du chlorure de sodium permet d'ensemencer

abondamment les boîtes qui sont maintenues, en général, pendant 36 heures à l'étuve. Après ce délai, les colonies de Staphylocoques présumés non pathogènes apparaissent petites et entourées d'une zone rouge ou pourpre. Les colonies de Staphylocoques fermentant le mannitol sont entourées d'une zone jaune. Il faudra faire une recherche de coagulasse sur ce type de colonies.

Les Coliformes:

La gélose d'Endo est utilisée pour mettre en évidence les Coliformes dans l'eau. Les colonies de Coliformes lactose sont plus roses, les colonies des autres entérobactéries (comprenant les Salmonella et les Shigella) sont incolores.

La gélose SS est aussi utilisée pour identifier les Coliformes ; les colonies qui le fermentent tels que les Coliformes lactose sont roses ou rouges, ceux qui ne le fermentent pas sont incolores.

Shigella:

La gélose SS (Salmonella-Shigella) et la gélose Drigalski sont utilisées pour mettre en évidence les Shigella. La lecture se fait après 24 heures d'incubation à la température de 37°C. En utilisant la gélose SS ; les colonies sont translucides, incolores et ont 1 à 2 mm de diamètre. Avec la gélose Drigalski ; les colonies de 2 à 3 mm de diamètre sont bleu-vert.

Pseudomonas aeruginosa:

L'isolement de P. aeruginosa peut être effectué en utilisant des milieux sélectifs contenant des produits antiseptiques comme un ammonium quaternaire (cétrimide) additionné ou non d'un antibiotique type acide nalidixique : gélose sélective de Difco, Pseudogel agar de BBL, Pyocyanosel de bioMérieux, gélose sélective pour pyocyanique de Diagnostics Pasteur. Une incubation à 41°C permettra une culture sélective de P. aeruginosa contrairement à la plupart des autres Pseudomonas qui ne se développent pas à cette température. Les colonies sont plus petites rugueuses et présentent un aspect « rough » à centre convexe.

Vibrions cholériques:

La gélose TCBS (Thiosulfate de sodium-Citrate de sodium-bile de boeufsaccharose) est utilisée pour l'isolement et la numération des Vibrions. Après

Non

incubation de 18 à 24 heures à 36°C, les colonies ont un diamètre de 2 à 3 mm et sont soit jaunes, suite à l'acidification par utilisation du saccharose, soit vertes (saccharose non utilisé).

1

 

Présence de germes banals

 
 

(Gélose ordinaire)

Oui

Recherche présomptive de coliformes

2

Mac-conkey ou Tergitol au TTC

Négative

 

Positive

Recherche des coliformes fécaux (Escherichia coli)

3

Négative

 

Positive

 
 
 
 
 
 

Recherche d'Aéromonas,
coliformes telluriques ou aquatiques

 

Streptocoques fécaux

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Négative

 

Positive

 

Clostridium sulfito-réducteur

 
 
 
 
 
 

Identification des germes

 
 
 
 
 
 

4

 
 
 
 
 
 
 
 

Salmonella

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Shigella

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Figure n°15: Algorithme de recherche des germes dans les eaux de
puits

(Source : laboratoire central de la SONEB)

 
 
 
 
 
 

Staphylocoques

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Pseudomonas

 
 
 
 
 
 

86

 
 
 
 

3.3 Difficultés

Plusieurs difficultés sont rencontrées pour conduire à bien l'étude. Les enquêtes de terrain pour la collecte des données ont été difficiles notamment à cause de l'absence de volonté de collaboration de certaines personnes. Ce constat est fait surtout avec certaines autorités administratives et vendeuses de nourriture.

Par ailleurs, des refus délibérés de certains enquêtés de donner les informations ce qui a obligé parfois à changer d'interviewés.

Concernant les prélèvements d'échantillons d'eau, le réel problème était les distances très importantes entre les différents sites sans oublier que le laboratoire d'analyse se trouve à Cotonou.

Compte tenu de la particularité des acteurs, trois formes de questionnaires ont été administrées: les écoliers et élèves; les autorités, enseignants et infirmier de l'établissement enfin les vendeuses de nourriture de l'établissement.

CHAPITRE 4: RESULTATS ET DISCUSSIONS

4.1 Présentation des résultats des enquêtes de terrain et discussion

Avant d'amorcer cette présentation des résultats et discussion, il semble utile de rappeler que la question générale posée au début de cette recherche est la suivante: Y a-t-il une relation entre l'eau consommée, l'environnement et les problèmes de santé en milieu scolaire dans la ville de Porto-novo?

Ainsi, le but est d'examiner les problèmes relevant des interactions entre les différentes variables associées aux usages de l'eau, à l'état de l'environnement dans le milieu scolaire.

Le dépouillement des informations recueillies au cours de l'enquête permet d'obtenir les résultats suivants:

L'importance de l'eau et de l'assainissement a été reconnue par toutes les personnes interrogées. Les membres de l'administration estiment que les maladies, surtout celles liées à l'eau de boisson et à l'insalubrité, peuvent être évitées par la consommation d'une eau potable et d'un environnement sain. Les élèves et écoliers et les vendeuses déclarent que l'homme ne peut pas boire une eau de mauvaise qualité. Toutes ces déclarations sont accompagnées des témoignages édifiants selon lesquels la consommation de l'eau souillée, entraîne des maladies voire la mort. Pour d'autres élèves et écoliers et mêmes les vendeuses, l'eau non traitée contient des microbes. En d'autres termes l'homme doit boire de l'eau traitée et bien protégée pour éviter de tomber malade. Cependant ces beaux discours ne se remarquent pas dans le comportement de ceux là qui les tiennent.

4.1.1 Résultats d'analyse d'opinion

La taille de l'échantillon est de 50 par catégories d'enquêtés. Tableau n°13: Résultat d'opinion des élèves

Désignations

Variables

Nombre

Proportions

1

Disponibilité d'un point d'eau dans l'établissement

Oui

36

72%

Non

14

28%

2

Eau de boisson utilisée après le repas

Eau de cantine

50

100%

Eau de robinet

0

0%

Autres

0

0%

3

Nombre de bols utilisés pour boire l'eau

1

42

84%

>1

8

16%

4

Qualité de l'eau de boisson servie à la cantine

potable

20

40%

Aucune idée

30

60%

5

L'état du contenant de stockage de l'eau

Propre

32

64%

Sale

18

36%

6

Insalubrité à la cantine

Oui

24

48%

Non

26

52%

7

Inondation de l'établissement par les eaux de ruissellement

Oui

9

18%

Non

41

82%

8

Existence de poubelles à ordures

Oui

14

28%

Non

36

72%

9

Nombre de poubelles à ordures

1 à 5

50

100%

> 5

0

0%

10

Journée de salubrité de l'établissement

Existe

0

0%

N'existe pas

50

100%

11

Malade au cours de l'année ou pendant les vacances

Oui

38

76%

Non

12

24%

12

Les maladies signalées

Paludisme

21

42%

Diarrhée

11

22%

Vomissement

12

24%

Autres

6

12%

13

Suggestion pour l'amélioration de l'assainissement

Education

25

50%

Achats de poubelles

13

26%

Nettoyage régulier

12

24%

14

Suggestion pour l'alimentation en eau

Robinet sécurisé

18

36%

Plastique d'eau

23

46%

Tout ce qui est bon

9

18%

15

Suggestion pour l'hygiène

Se laver les mains

22

44%

Laver ses vêtements

12

24%

Punition

16

32%

Source: Résultat d'enquête de la présente étude

Les enquêtes révèlent que tous les établissements ne disposent pas d'un point d'eau. Au cours des interviews il est noté que les établissements qui disposent d'un abonnement Soneb ne laissent pas le robinet à la portée des enfants.

La totalité des 50 (cinquante) élèves interrogés ont reconnu qu'ils se servent de l'eau de cantine après le repas et que dans la plupart du temps c'est le même bol qui est utilisé par tout le monde y compris même des professeurs ou instituteurs.

Concernant la qualité de l'eau servie à la cantine, la majorité des élèves estiment qu'ils n'ont aucune idée car les microbes étant invisibles à l'oeil nu, il leur est difficile d'apprécier cependant ils reconnaissent que certaines vendeuses font l'effort de nettoyer les matériels de stockage de l'eau avec de l'éponge et du savon.

Aussi la majorité des élèves pensent que la cantine ou lieu de restauration est toujours propre sauf qu'aux alentours il y a parfois des tas d'ordure non brûlés.

La quasi-totalité des élèves dénoncent l'absence ou l'insuffisance de poubelles comme facteur favorisant l'insalubrité dans l'établissement. Ils réclament qu'un bon traitement des ordures soit fait pour éviter la dispersion des tas d'ordures.

Les élèves estiment dans l'ensemble l'inexistence d'une journée officielle de salubrité de l'établissement, seulement ils font des nettoyages circonstanciels pour les grands évènements (visite d'une autorité, journée culturelle, etc).

La majeure partie des élèves interrogés ont reconnu avoir été malade une fois au moins dans l'année et les maladies couramment rencontrées sont le paludisme les diarrhées et le vomissement. Au niveau des autres maladies on peut noter les maladies sexuellement transmissibles, les maux des yeux, etc.

Les élèves, dans leur majorité, estiment qu'il faut une formation sur l'hygiène, l'assainissement afin de les amener à un changement de comportement. Car selon eux c'est un manque de sensibilisation qui occasionne cet état de chose.

Ils souhaitent également avoir à leur disposition des plastiques d'eau potable ce qui leur éviterait de boire de l'eau non potable après le repas sans oublier des récipients d'eau pour leur permettre de se laver les mains après les toilettes et du savon.

Tableau n°14: Résultat d'opinion des autorités

Désignations

Variables

Nombre

Proportions

1

Titre/fonction

Autorité administrative (directeur, censeur, etc)

14

28%

Enseignant

33

66%

Infirmier

3

6%

2

Disponibilité d'un point d'eau dans l'établissement

Oui

28

56%

Non

22

44%

3

L'eau de boisson des élèves

Eau de cantine

39

78%

Robinet

6

12%

Aucune idée

5

10%

4

Nombre de bol pour servir de l'eau aux élèves

1

29

58%

>1

0

0%

Aucune idée

21

42%

5

Source de l'eau utilisée par les vendeuses à la cantine

Robinet

6

12%

Puits

5

10%

Autres

39

78%

6

Contrôle de l'eau servie aux élèves

Oui

0

0%

Non

50

100%

7

L'état de l'établissement

Propre

16

32%

Insalubre

34

68%

8

Auteurs de l'insalubrité

Les élèves

22

44%

Les vendeuses

13

26%

Tout le monde

15

30%

9

Inondation de l'établissement en période de pluie

Oui

13

26%

Non

37

74%

10

Suggestion pour l'amélioration de l'alimentation en eau

Robinet sécurisé

24

48%

Plastiques

26

52%

11

Suggestion pour l'assainissement

Nettoyage

20*

 

Sensibiliser

35*

 

Punition

25*

 

12

Suggestion pour l'hygiène

Eau à côté des latrines

25*

 

Contrôle sanitaire

37*

 

Sensibiliser

15*

 

Source: Résultat d'enquête de la présente étude

* La proportion de ces éléments n'a pas été déterminée parce qu'au cours du dépouillement il est remarqué que beaucoup d'enquêtés ont fait des proportions similaires.

On remarque un petit nombre d'infirmiers, ce qui traduit la faible proportion d'infirmier rencontré. Selon les informations reçues, certains établissements disposent d'infirmier à plein temps, d'autres n'en disposent pas ou reçoivent des visites périodiques d'agent de santé.

Concernant l'existence d'un point d'eau ou non dans l'établissement, cela a suscité beaucoup de controverses. Pour certains le point d'eau existe et est fonctionnel, d'autres disposent de point d'eau fonctionnel non utilisé, d'autres encore ont un point d'eau non fonctionnel et la dernière catégorie ne dispose pas de point d'eau. C'est le cas par exemple de l'Ecole Primaire Publique de DJEGAN KPEVI dans laquelle on consomme pourtant de l'eau.

La plupart des autorités administratives rencontrées estime que les élèves boivent de l'eau à la cantine (lieu de restauration) auprès des vendeuses et ceci généralement avec un bol unique posé sur le couvercle du contenant de l'eau. Cependant, la majorité de ces autorités n'ont jamais cherché à savoir véritablement la nature de l'eau servie à la cantine (lieu de restauration) car se fiant à la bonne foi des vendeuses.

Aucun contrôle de la qualité de l'eau ne se fait concrètement.

Les autorités reconnaissent dans leur majorité l'état d'insalubrité remarquable de leurs établissements, et imputent le tort aux élèves qui posent des actes d'incivisme en jetant dans la cour de l'établissement des ordures.

Les agents de santé rencontrés ont déclaré n'ayant pas encore les moyens pour contrôler pour faire l'eau de boisson. Ils reconnaissent cependant que cela fait partie de leurs attributions en collaboration avec le service d'hygiène et d'assainissement de base.

Au niveau des suggestions, les infirmiers ont promis refaire des propositions aux autorités administratives des établissements pour des mesures à prendre.

Du côté des enseignants, ils pensent sensibiliser les élèves de commun accord avec l'administration pour les problèmes d'eau potable, d'insalubrité et d'hygiène.

Pour les autorités, les initiatives existent et des réflexions sont en cours et on attend l'appui financier de l'Etat.

Tableau n°15: Résultat d'opinion des vendeuses

Désignations

Variables

Nombre

Proportions

1

Niveau d'instruction

Primaire

8

16%

secondaire

5

10%

Non scolarisé

37

74%

2

Peut-on consommer une eau non potable?

Oui

11

22%

Non

39

78%

3

Comment savez-vous que l'eau servie aux élèves est potable?

Vient du robinet

29

58%

Claire

13

26%

Aucune idée

8

16%

4

La source d'approvisionnement en eau est- elle dans l'établissement ?

Oui

11

22%

Non

39

78%

5

La distance de la source d'eau de la cantine

Moins de 5 m

0

0%

5 à < 20 m

0

0%

20 à < 50 m

12

24%

50 et plus

38

76%

6

La protection du contenant de transport de l'eau

Oui

27

54%

Non

23

46%

7

La protection du contenant de stockage de l'eau

Oui

43

86%

Non

07

14%

8

Un même bol est utilisé pour prélever l'eau par tous les élèves

Oui

42

84%

Non

08

16%

9

Entretien du contenant de stockage de l'eau

Rinçage/lavage à l`eau

14

28%

Lavage à éponge savonnée

36

72%

lavage eau de javel

0

0%

10

Les ordures autour de la cantine ou lieu de restauration

Oui

33

66%

Non

17

34%

11

Participation à l'installation d'une structure de conseil et de sensibilisation sur la qualité de l'eau et de l'hygiène

Oui

36

72%

Non

14

28%

12

Suggestion pour l'amélioration de la situation

Sensibilisation

26*

 

Associer les vendeuses

25*

 

Concertation

32*

 

Source: Résultat d'enquête de la présente étude

* La proportion de ces nombres n'a pas été déterminée parce qu'au cours du dépouillement il est remarqué que beaucoup d'enquêtées ont fait des proportions similaires.

Les enquêtées sont pour la plupart non scolarisées. Cinq (5) enquêtées ont un niveau secondaire dont (3) ont des restaurants en ville.

La plupart des autres vendeuses affirment avoir d'autres activités génératrices de revenus.

Les vendeuses dans leur majorité, ont reconnu avoir toujours apporté de l'eau de la maison ou dans le pire des cas des maisons voisines de l'établissement. Elles déclarent avoir toujours gardé fermé le contenant de stockage, cependant bon nombre ne trouve pas d'inconvénient à laisser ouvert le matériel de transport de l'eau.

Le seul bol sert à tout le monde pratiquement et l'exception est faite seulement aux professeurs à qui un bol supplémentaire peut être réservé. Le lavage du matériel se fait à l'éponge et de l'eau savonnée.

Concernant la propreté de la cantine, les vendeuses reconnaissant qu'il y a des ordures dans les environs de la cantine, et qu'elles feront l'effort de les brûler prochainement.

Elles souhaitent l'installation d'une cellule qui veillera sur les problèmes de l'alimentation en eau, de l'insalubrité, dans l'établissement et de l'hygiène tant des élèves que des vendeuses comme solution aux problèmes de l'approvisionnement en eau et de l'assainissement.

Quelques photos prises lors de nos enquêtes montrent la situation dans certains établissements, l'environnement de restauration des élèves.

Photo 4: présentation de la cour du CEG Djègan Kpèvi.

Photo 5: présentation de la cantine du CEG de Agbokou.

4.1.2 Enquêtes sur les sources d'approvisionnement en eau pour la cantine Tableau n°16: sources d'approvisionnement d'eau à la cantine selon les élèves.

Source

Effectifs

Pourcentage (%)

Robinet / Soneb

13

26

Puits

5

10

Forage (DGEau)

0

0

Autres

32

64

Total

50

100

Sources d'approvisionnement d'eau à la
cantine selon les élèves

Effectifs

35 30 25 20 15

 
 
 
 
 
 

Effectifs

 

10 5 0

 

robinet Puits Forage Autres

DGEau

Sources

Figure n°16: Graphique des sources d'approvisionnement en eau des vendeuses

Ici il faut noter que la source «autres» désigne les imprécisions sur la source ou lorsque l'élève ou l'écolier n'a pas cherché à savoir l'origine de l'eau qu'il consomme. Donc la plupart des élèves n'ont pas une idée de l'origine des eaux servies à la cantine. Ils estiment que comme ces vendeuses sont autorisées par les autorités de l'établissement, elles doivent apporter de l'eau potable à la cantine.

Tableau n°17: Source d'approvisionnement des vendeuses selon les autorités

Sources

Effectifs

Pourcentage

Eau de robinet

6

12%

Eau de puits

5

10%

Forage de la DGEau

0

0%

Autres

39

78%

Total

50

100%

Autres

Forage
de la
DGEau

Sources d'approvisionnement en eau des
vendeuses à la cantine selon les
autorités

40

35

30

25

20

15

10

5

0

Eau de robinet

Eau de
puits

Sources

Effectifs

Effectifs

Figure n°17: Graphique des sources d'approvisionnement en eau des vendeuses

La plupart des enquêtés ne savent pas véritablement l'origine des eaux servies à la cantine. Seulement certaines autorités ont demandé aux vendeuses d'acheter l'eau dans l'établissement, ce que celles-ci ne font pas sous le prétexte que l'eau de l'école est trop chère.

Tableau n°18: Origine de l'eau servie aux élèves selon les vendeuses

Sources

Eau de Robinet

Eau de Puits

Eau de forage

Eau de pluie

Effectifs

37

11

2

0

Pourcentage

74%

22%

4%

0%

Origine de l'eau servie aux élèves selon
les vendeuses

Effectifs

40 35 30 25 20 15

 
 
 
 
 

Effectifs

 
 
 
 

10 5 0

 
 

Eau de Eau de Eau de Eau de robinet puits forage pluie

Sources déclarées

Figure n°18: Graphique des sources d'approvisionnement en eau des vendeuses

Les vendeuses ont affirmé avoir acheté l'eau de la Soneb auprès des abonnés privés. Sur le nombre de vendeuses interrogées, 22% ont reconnu avoir toujours utilisés l'eau de puits qu'elles même consomment à la maison.

Une brève comparaison de ces trois graphiques (figure n°17, 18, 19) permet de conclure que ni les élèves, ni les autorités ne savent l'origine réelle de l'eau apportée à la cantine par les vendeuses des établissements de formation. Celles-ci déclarent avoir toujours apporté de l'eau de robinet de la Soneb, à défaut de preuves tangibles, on se fie à leur bonne foi.

4.1.3 Enquêtes sur l'eau de boisson dans les établissements
Tableau n°19: L'eau consommée par les élèves selon les autorités

Sources

Effectifs

Pourcentage

Eau de robinet

6

12%

Eau de cantine

39

78%

Aucune idée

5

10%

Total

50

100%

Origine de l'eau de consommation
des élèves selon les autorités

Effectifs

40 35 30 25 20 15

 
 
 
 
 
 

Effectifs

 

10 5 0

 

Eau de Eau de Eau de Aucune robinet cantine forage idée

DGEau

Sources

Figure n°19: Graphique des sources de l'eau de consommation des élèves.

Ce graphique montre que la majorité des élèves prennent de l'eau de boisson à la cantine. Certaines autorités estiment cependant que l'eau de consommation des élèves est l'eau de robinet car c'est l'ordre qui leur a été donné.

Tableau n°20: L'eau consommée par des autorités selon elles-mêmes.

Sources

Effectifs

Pourcentage

Eau de robinet

27

54%

Eau de la cantine

23

46%

Autres

-

0%

Total

50

100%

Effectifs

Origine de l'eau de consommation
des autorités

30

25

20

15

10

0

5

Eau de
robinet

Eau de la
cantine

Sources

Autres

Effectifs

Figure n°20: Graphique des sources de l'eau consommée par les autorités.

Parmi les enquêtés, certains reconnaissent avoir toujours demandé aux élèves de leur prendre de l'eau à la cantine.

4.1.4 Enquête sur le matériel de transport et de stockage de l'eau Tableau 21: Nature du matériel de transport de l'eau

Matériels

Effectifs

Proportions

Plastiques

28

56%

Récipients (genre bassine)

6

12%

Seau

9

18%

Bidons

7

14%

Autres récipients

0

0%

Total

50

100%

Effectifs

25

20

30

15

10

5

0

Plastiques Récipients Seau Bidons Autres

Contenant de transport

Nature du matériel de transport de l'eau

Effectifs

Figure n°21: Graphique des matériels de transport utilisés par les vendeuses. Tableau n°22: Matériel de stockage de l'eau à la cantine (lieu de restauration).

Matériels

Effectifs

Proportions

Plastiques (seaux)

27

54%

Jarres

6

12%

Bidons

11

22%

Autres récipients

6

12%

Total

50

100%

Nature du matériel de stockage de l'eau à la cantine

Plastiques Jarres Bidons Autres

récipients

Contenant de stockage

30
25
20
Effectifs 15
10
5
0

Effectifs

Figure n°22: Graphique des matériels de stockage utilisés par les vendeuses

Les seaux plastics sont beaucoup utilisés pour transporter l'eau dans les établissements et constituent en même temps le matériel de stockage.

Tableau n°23: Fréquence de nettoyage du matériel de stockage

Fréquence

Tous les jours

Tous les 2 jours

Une fois par semaine

Une fois par mois

Effectifs

40

8

2

0

Pourcentage

80%

16%

4%

0%

Fréquence de nettoyage du matériel de stockage

Tous les Tous les 2 Une fois par Une fois par

jours jours semaine mois

Fréquence

40
35
30
25
Effectifs 20
15
10
5
0

Effectifs

Figure n°23: Graphique montrant la fréquence d'entretien des contenants de stockage

Le matériel de stockage est lavé généralement tous les jours, sauf les cas exceptionnels des jarres ou des bidons où la quantité d'eau beaucoup plus importante et il faudra attendre qu'ils soient vides.

4.1.5 Enquêtes sur les vendeuses et leur formation sur l'hygiène Tableau n°24: Répartition des vendeuses en fonction de l'âge et de l'ancienneté

Ages (ans)

< 25

 

25 à 35

> 35

Ancienneté (ans)

< 2

2-5

6-10

>10

<

2

2-5

6-10

<10

< 2

2-5

6-10

> 10

Effectifs

4

2

0

0

2

 

7

2

2

3

8

9

11

Source: Enquête sur les vendeuses, 2007

D'après le tableau, la plupart des vendeuses sont âgées de plus de 25 ans et cela dépend de leur ancienneté.

Tableau n°25: Formation des vendeuses sur l'hygiène.

Désignation

Oui

Non

Effectifs

11

39

Pourcentage

22%

78%

Effectifs

40

35

30

25

20

Nombre de vendeuses ayant reçu une formation sanitaire

15

10

5

0

reçu N'a pas reçu

Désignation

Effectifs

Figure n°24: Graphique montrant le taux de formation sanitaire

Les enquêtées disent dans leur majorité n'avoir jamais reçu une formation sur l'hygiène. Quelques unes des vendeuses ont témoigné des conseils que l'infirmier leur donne par moment. Il faut signaler que sur les dix (10) établissements parcourus, on a dénombré que trois (03) infirmiers sédentaires.

4.1.6 Enquête sur la gestion des eaux usées et déchets en milieu scolaire Tableau n°26: Lieux de rejet des eaux usées et déchets

Désignation

Cour de l'école

Voie publique

Caniveaux

Autres

Effectifs

31

13

3

3

Pourcentage

62%

26%

6%

6%

Lieux de rejets des eaux usées et déchets

35
30
25

20

Effectifs

15

10 5 0

 
 

Cour Voie Caniveaux Autres

Lieux de rejets

Effectifs

Figure n°25: Graphique montrant les lieux de rejet des eaux usées et déchets.

La cour de l'établissement sert pour beaucoup de vendeuses de réceptacle des eaux usées et ordures. Pour certaines, ce sont les voies parce que en latérite. Malheureusement ces comportements ne semblent indisposer personne, puisque le climat aidant ces eaux sont rapidement évaporées et les déchets vidés partiellement ou totalement de leurs eaux.

Il est observé au cours des enquêtes de terrain qu'il y a une mauvaise disposition des nourritures par les vendeuses dans un environnement très peu hygiénique (déchets par ici, des mouches qui posent sur des aliments par là, etc). Tous les établissements ne disposent pas de hangars pour abriter les vendeuses, et ces dernières s'installent le long de la clôture de l'établissement lorsqu'il y en a. Pour les établissements sans clôture elles s'installent devant l'établissement sous un arbre sans aucun contrôle de l'administration scolaire. Au niveau des établissements qui disposent de hangars pour les vendeuses certaines préfèrent se mettre hors des hangars, qui sont d'ailleurs trop restreints, pour vendre leurs nourritures et évoquent les raisons d'étroitesse des hangars.

Le non balayage à temps des salles de classes, le défaut de nettoyage des mobiliers (tables, bancs, etc) et le non arrosage des salles de classes avant le balayage occasionnent le soulèvement de poussière, source de maladies.

Il est remarqué également que les matériels de transport et de stockage sont laissés par terre sans soins particuliers, et même les nourritures disposées sur des tables sont sans soins.

Il faut signaler que les tenues recommandées pour les vendeuses dans certains établissements ne sont pas portées par la plupart des vendeuses rencontrées sous prétexte que celles-ci se salissent vite.

4.2 Résultats et interprétation des analyses physico-chimiques

Il n'existe pas de règles absolues concernant la qualité physico-chimique d'une eau de consommation, on se limite aux valeurs indicatives des normes. Certains éléments toxiques du fait de leur présence, font interdire l'emploi d'une eau. D'autres peuvent à la rigueur être tolérés si leur concentration n'excède pas certaine limite recommandée.

Tableau 27: Résultats des analyses physico-chimiques.

Désignation

Echantillons

1

2

3

4

5

6

7

8

9

Lieu de prélèvement

EPP Akonagboe

CEG Ouando

CEG Djassin

EPP Djassin

CEG
DKP

EPP DKP

Lycée Toffa

CEG Agbokou

EPP Gbèzounkpa

Date et heure de prélèvement

26/02/ 07 à 8h27

26/02/ 07 à 8h53

26/02/ 07 à 9h44

26/02/07 à 10h09

26/02/ 07 à

10h36

26/02/

07 à 10h57

26/02/ 07 à

11h32

26/02/ 07 à 11h57

26/02/ 07 à 12h25

Matériel de stockage

Plastique couvert

Récipient ouvert

Récipient ouvert

Plastique ouvert

Plastique couvert

Plasique couvet

Plastique couvert

Plastique ouvert

Récipient couvert

Source

Soneb

Puits

Soneb

Soneb

Soneb

Puits

Soneb

Soneb

Soneb

Température de l'eau (°C)

31,5°

32,3°

32,5°

32,5°

32,4°

32,2°

30,1°

32°

32,2°

pH

6,4

5,3

6,2

6,3

6,3

6,1

6,6

6,5

6,4

Dureté (°f)

4

2

2

2

2

6

2

4

2

Conductivité us/cm

77,8

208

68,5

77,00

69,8

407

69,2

70,00

67,9

TDS (mg/l)

32,5

98,6

32

32

32,9

196,4

32,4

32,3

31,9

Oxygène dissous (mg/l)

0,50

0,59

0,67

0,58

0,58

1,04

0,71

0,53

0,59

Nitrate (mg/l)

2,7

1

3,7

2,1

6,6

42

3,5

7,3

2,8

Nitrite (mg/l)

0,02

0,018

0,011

0,021

0,010

0,014

0,027

0,018

0,017

Salinité

-0,1

-0,1

-0,1

-0,1

-0,1

0,01

0,01

0,00

0,01

Chlore libre (mg/l)

0,03

0,06

0,02

0,03

0,08

0,03

0,08

0,03

0,04

Tableau n°27: Résultats des analyses physico-chimiques (suite et fin).

Désignation

Echantillons

10

11

12

13

14

15

16

Lieu de prélèvement

CEG Ouando

CEG Djassin

CEG DKP

EPP DKP

Lycée Toffa

CEG Gbokou

EPP Gbèzounkpa

Date et heure de prélèvement

26/02/ 07 à 8h27

26/02/ 07 à 8h53

26/02/ 07 à 9h44

26/02/ 07 à 10h09

26/02/ 07 à 10h36

26/02/ 07 à 10h57

26/02/ 07 à 11h32

Matériel de stockage

Plastique couvert

Récipient ouvert

Récipient couvert

Plastique ouvert

Plastique couvert

Plasique ouvet

Plastique ouvert

Source

Soneb

Soneb

Soneb

Soneb

Puits

Puits

Puits

Température (°C)

31,4°

32,1°

32,0°

32,2°

32,5°

32,2°

30,4°

pH

4,9

5,00

5,2

5,4

6

6

5,7

Dureté (°f)

2,8

4

4,6

6,8

6,2

6,4

2

Conductivité (us/cm)

67,4

65,3

60,1

71

61,4

60,0

60,2

TDS (mg/l)

28,3

28,6

28,5

30,4

28,9

33,4

28,4

Oxygène dissous (mg/l)

0,57

0,58

0,59

0,58

0,75

0,55

0,60

Nitrate (mg/l)

3,2

3

2,8

3,1

44

34

37

Nitrite (mg/l)

0,014

0,011

0,009

0,027

0,015

0,018

0,011

Salinité (%o)

-0,01

-0,1

-0,1

-0,1

0,1

0,1

0,1

Chlore libre (mg/l)

0,03

0,02

0,03

0,07

0,01

0,01

0,02

Source: Présente étude DKP: Djègan Kpèvi

La température de l'eau: elle varie de 30,1°C à 32,5°C. Ces valeurs traduisent la température du milieu ambiant. Puisque Porto-Novo étant situé dans le Sud Bénin jouit d'un climat chaud et humide qui se caractérise par ces valeurs pendant la grande saison sèche qui démarre au mois de novembre pour prendre fin au mi-mars or la plupart des prélèvements ont eu lieu en février, un des mois chauds.

pH: Les potentiels d'hydrogène obtenus se situent entre 4,9 et 6,6. Une brève comparaison avec les normes de qualité de l'eau potable en République du Bénin selon le décret n°2001-094 du 20 février 2001, fixant le pH entre 6,5 et 8,5 permet

de dire que ces eaux ne respectent pas lesdites normes de qualité et sont légèrement acides.

La stabilité du pH est conditionnée de manière déterminante par la concentration de l'eau en bicarbonate de calcium.

Dureté: les valeurs varient entre 2°f à 6,8°f. Selon la classification usuelle lorsque la dureté est comprise entre 0 et 15°f, l'eau est déclarée douce. Ces résultats ne sont qu'une confirmation des valeurs obtenues au niveau du pH. Il est admis que la dureté idéale est comprise entre 15 et 25 degrés français. Cependant la dureté ne fait pas l'objet d'une norme mais elle peut influencer le goût.

Conductivité: les valeurs sont comprises entre 60,0 et 407 à une température variable entre 27 et 31,5°C. Les plus fortes valeurs sont obtenues au niveau des eaux déclarées par les vendeuses comme étant des eaux de puits. La plupart de ces eaux ont une faible conductivité, donc susceptibles d'être corrosives. La conductivité d'une eau indique son caractère minéralisé. Les eaux pauvres en ions (les sels) présentent une conductivité très faible alors que l'eau de mer, fortement ionisée par exemple, a une conductivité très élevée. La conductivité de l'eau est exprimée en uS/cm (micro-siemens par centimètre). L'eau douce, tout comme l'eau d'un bassin, devrait avoir une conductivité comprise entre 300 et 1 200 uS/cm. Si une eau présente une conductivité inférieure à 300, on peut en déduire qu'elle est pauvre en ions et que, par exemple, la moindre modification du milieu ambiant entraînera une variation brutale de la valeur du pH. Une eau dont la conductivité est supérieure à 1 200 uS/cm ne peut plus être considérée comme une eau douce.

Les valeurs obtenues pour le pH, la dureté et la conductivité permettent de dire que la plupart de ces eaux sont susceptibles d'être corrosives.

TDS (Total dissolved solids ou matières dissoutes totales): Les valeurs trouvées se situent entre 27,4 mg/l et 196,4 mg/l. Les plus grandes valeurs sont trouvées au niveau des eaux de puits (98,6 mg/l et 196,4 mg/l. Cela montre que les eaux des puits contiennent plus de matières dissoutes que l'eau de la SONEB et cela se justifie d'autant plus que l'eau de la SONEB a été traitée.

Nitrates: la teneur en nitrates des eaux analysées varie entre 1 et 44 mg/L. La valeur maximale permise au Bénin pour l'eau de consommation humaine par le décret n°2001-094 du 20 février 2001 est de 45 mg/L. Ces valeurs trouvées sont inférieures à la limite; donc les eaux analysées sont dans les normes en ce qui concerne leur teneur en nitrates.

Ces résultats renseignent sur une contamination d'origine fécale. Les valeurs élevées (34; 37 et 44 mg/L) sont celles de deux échantillons provenant des puits sont fortement menacées.

Les puits artisanaux à Porto-Novo sont généralement de faible profondeur par rapport aux puits modernes. Or le risque de pollution de l'eau est d'autant plus grand lorsque le puits est peu profond.

Nitrites: les valeurs mesurées se situent entre 0,009 et 0, 027 milligramme par litre. La norme béninoise (décret n°2001-094 du 20 février 2001) recommande une teneur maximale de 3,2 milligramme par litre. Ces eaux sont alors conformes à cette norme, cependant il faut signaler que la présence de nitrites dans l'eau de consommation ne donne pas une assurance pour la qualité bactériologique.

Chlore: les valeurs trouvées se situent entre 0,01 et 0,08 milligramme par litre. Cette teneur en chlore libre résiduel est insuffisant et ne permet pas de garantir la sécurité du consommateur. La norme béninoise (décret n°2001-094 du 20 février 2001) prévoit un minimum de 0,1 milligramme par litre au robinet de l'abonné, donc ces eaux ne sont pas conformes selon cette norme.

Oxygène dissous: les valeurs mesurées se situent entre 0,50 et 1,04 milligrammes par litre. Les normes européennes (les normes au Bénin étant muettes sur l'oxygène dissous) recommandent par exemple 5 milligrammes par litres comme concentration limite minimale. Ces valeurs sont largement en dessous de cette recommandation.

La couleur et l'odeur ont été simplement appréciées; ces échantillons sont inodores et incolores. Il faut signaler cependant que la clarté n'est pas identique au niveau de tous les échantillons et ceci est en rapport avec la source de l'échantillon.

Il est remarqué que toutes les eaux prélevées sont très douces et il est possible qu'elles soient contaminées par les matières d'origine fécale. Les résultats des analyses bactériologiques peuvent nous éclairer.

4.3- Résultats et interprétation des résultats d'analyses bactériologiques

L'analyse bactériologique d'une eau permet de rechercher les bactéries pathogènes, d'évaluer les risques de contamination par les bactéries pathogènes et de contrôler l'efficacité des traitements des eaux.

Tableau n°28 : Résultats des analyses bactériologiques

Paramètres

Références des prélèvements

Désignations

Unité

normes

CMA

EPP
Akonagboe
(plastiques
couverte)

CEG Ouando
(récipeint
ouvert)

CEG Ouando*
(Plastique
couvert)

CEG Djassin
(récipient
ouvert)

Source déclarée
de l'échantillon

-

-

-

Soneb

Puits

Soneb

Soneb

Nature de
l'échantillon

-

-

-

eau de
consommation

eau de
consommation

eau de
consommation

eau de
consommation

Date et heure de
prélèvement

-

-

-

26/02/ 07 à
8h27

26/02/07 à
8h53

26/02/07 à 8h53

26/02/07 à 9h44

Date et heure
d'arrivée au
laboratoire

-

-

-

26/02/07 à
14h03

26/02/07 à
14h03

26/02/07 à
14h03

26/02/07 à
14h03

Dénombrements

des germes

banals/ml en
24h/48h à 37°C

UFC/ml

20

50

1900

TNC

TNC

3900

Recherche
présomptive des
coliformes/100ml

Positive ou
Négative

Négative

Négative

Positive

Positive

Positive

Positive

Recherche
présomptive des
coliformes
fécaux/100ml

Positive ou
Négative

Négative

Négative

Positive

Positive

Positive

Positive

Dénombrements
des Escherichia
coli
après 24h à
37°C

UFC/100ml

0

0

43

275

01

258

Dénombrements
des Escherichia
coli
après 48h à
44°C

UFC/100ml

0

0

moins de 01
microorganisme

16

moins de 01
microorganisme

moins de 01
microorganisme

Recherche
présomptive des
streptocoques
fécaux/100ml

Positive ou
Négative

Négative

Négative

Positive

Positive

Positive

Positive

Date du début
des analyses

-

-

-

26/02/07

26/02/07

26/02/07

26/02/07

Date de fin des
analyses

-

-

-

28/02/07

28/02/07

28/02/07

28/02/07

Conclusion

-

Eau
saine

Eau
saine

Eau souillée

Eau souillée

Eau souillée

Eau souillée

CMA: Concentration Maximale Admise NPP: Nombre Plus Probable

TNC: Trop nombreux pour être compté

Paramètres

Références des prélèvements

Désignations

Unité

normes

CMA

CEG Djassin*
(Plastique
ouvert)

EPP Djassin A
et B (Plastique
ouvert)

CEG DKP
(plastique
couvert)

CEG DKP*
(Plastique
couvert)

Source déclarée
de l'échantillon

-

-

-

Soneb

Puits

Soneb

Soneb

Nature de
l'échantillon

-

-

-

eau de
consommation

eau de
consommation

eau de
consommation

eau de
consommation

Date et heure de
prélèvement

-

-

-

26/02/07 à 9h44

26/02/07 à
10h09

26/02/07 à
10h36

26/02/07 à
10h36

Date et heure
d'arrivée au
laboratoire

-

-

-

26/02/07 à
14h03

26/02/07 à
14h03

26/02/07 à
14h03

26/02/07 à
14h03

Dénombrements

des germes

banals/ml en
24h/48h à 37°C

UFC/ml

20

50

TNC

19400

28000

TNC

Recherche
présomptive des
coliformes/100ml

Positive ou
Négative

Négative

Négative

négative

Positive

Positive

Positive

Recherche
présomptive des
coliformes
fécaux/100ml

Positive ou
Négative

Négative

Négative

négative

Positive

Positive

Positive

Dénombrements
des Escherichia
coli
après 24h à
37°C

UFC/100ml

0

0

moins de 01
microorganisme

17

nombreux

très nombreux

Dénombrements
des Escherichia
coli
après 48h à
44°C

UFC/100ml

0

0

moins de 01
microorganisme

moins de 01
microorganisme

24

nombreux

Recherche
présomptive des
streptocoques
fécaux/100ml

Positive ou
Négative

Négative

Négative

Positive

Positive

Positive

Positive

Date du début
des analyses

-

-

-

26/02/07

26/02/07

26/02/07

26/02/07

Date de fin des
analyses

-

-

-

28/02/07

28/02/07

28/02/07

28/02/07

Conclusion

-

Eau
saine

Eau
saine

Eau souillée

Eau souillée

Eau souillée

Eau souillée

CMA: Concentration Maximale Admise NPP: Nombre Plus Probable

TNC: Trop nombreux pour être compté

Paramètres

Références des prélèvements

Désignations

Unité

normes

CMA

EPP DKP A et
B (Plastique
couvert)

EPP DKP* A et
B (Plastique
ouvert)

Lycée Toffa
(plastique
couvert)

Lycée Toffa*
(Plastique
couvert)

Source déclarée
de l'échantillon

-

-

-

Soneb

Soneb

Soneb

Soneb

Nature de
l'échantillon

-

-

-

eau de
consommation

eau de
consommation

eau de
consommation

eau de
consommation

Date et heure de
prélèvement

-

-

-

26/02/07 à
10h57

26/02/07 à
10h57

26/02/07 à
11h32

26/02/07 à
11h32

Date et heure
d'arrivée au
laboratoire

-

-

-

26/02/07 à
14h03

26/02/07 à
14h03

26/02/07 à
14h03

26/02/07 à
14h03

Dénombrements

des germes

banals/ml en
24h/48h à 37°C

UFC/ml

20

50

22200

TNC

TNC

TNC

Recherche
présomptive des
coliformes/100ml

Positive ou
Négative

Négative

Négative

Positive

Positive

Négative

Positive

Recherche
présomptive des
coliformes
fécaux/100ml

Positive ou
Négative

Négative

Négative

Positive

Positive

Négative

Positive

Dénombrements
des Escherichia
coli
après 24h à
37°C

UFC/100ml

0

0

01

01

moins de 01
microorganisme

01

Dénombrements
des Escherichia
coli
après 48h à
44°C

UFC/100ml

0

0

moins de 01
microorganisme

moins de 01
microorganisme

moins de 01
microorganisme

moins de 01
microorganisme

Recherche
présomptive des
streptocoques
fécaux/100ml

Positive ou
Négative

Négative

Négative

Positive

Positive

Positive

Positive

Date du début
des analyses

-

-

-

26/02/07

26/02/07

26/02/07

26/02/07

Date de fin des
analyses

-

-

-

28/02/07

28/02/07

28/02/07

28/02/07

Conclusion

-

Eau
saine

Eau
saine

Eau souillée

Eau souillée

Eau souillée

Eau souillée

CMA: Concentration Maximale Admise NPP: Nombre Plus Probable

TNC: Trop nombreux pour être compté

Tableau n°28: Résultats des analyses bactériologiques (suite et fin)

Paramètres

Références des prélèvements

Désignations

Unité

NPP

CMA

CEG Gbokou
(Plastique
ouvert)

CEG
Gbokou*
(Plastique
ouvert)

EPP
Gbèzounkpa
A et B
(récipient
couvert)

EPP
Gbèzounkpa*
A et B
(Plastique
ouvert)

Source déclarée de
l'échantillon

-

-

-

Soneb

Puits

Puits

Puits

Nature de
l'échantillon

-

-

-

eau de
consommation

eau de
consommation

eau de
consommation

eau de
consommation

Date et heure de
prélèvement

-

-

-

26/02/07 à
12h00

26/02/07 à
12h00

26/02/07 à
12h25

03/07/06 à
12h25

Date et heure
d'arrivée au
laboratoire

-

-

-

26/02/07 à
14h03

26/02/07 à
14h03

26/02/07 à
14h03

26/02/07 à
14h03

Dénombrements
des germes
banals/ml en
24h/48h à 37°C

UFC/ml

20

50

TNC

TNC

TNC

TNC

Recherche
présomptive des
coliformes/100ml

Positive ou
Négative

Négative

Négative

Positive

Positive

Positive

Positive

Recherche
présomptive des
coliformes
fécaux/100ml

Positive ou
Négative

Négative

Négative

Positive

Positive

Positive

Positive

Dénombrements
des Escherichia
coli
après 24h à
37°C

UFC/100ml

0

0

123

124

40

141

Dénombrements
des Escherichia
coli
après 48h à
44°C

UFC/100ml

0

0

moins de 01
microorganisme

03

moins de 01
microorganisme

01

Recherche
présomptive des
streptocoques
fécaux/100ml

Positive ou
Négative

Négative

Négative

Positive

Positive

Positive

Positive

Date du début
des analyses

-

-

-

26/02/07

26/02/07

26/02/07

26/02/07

Date de fin des
analyses

-

-

-

28/02/07

28/02/07

28/02/07

28/02/07

Conclusion

-

Eau
saine

Eau
saine

Eau
souillée

Eau
souillée

Eau
souillée

Eau
souillée

CMA: Concentration Maximale Admise NPP: Nombre Plus Probable

TNC: Trop nombreux pour être compté

Source: Présente étude

D'après la méthodologie adoptée pour les analyses bactériologiques, à l'étape n°1 on recherche la présence des germes banals dans toutes les eaux. A l'étape n°2 on recherche la présence des germes indicateurs de pollution fécale.

Selon le décret n°2001-094 du 20 février 2001 qui fixe les normes de qualitéd'eau potable au Bénin, ces germes sont limités à vingt (20) pour les eaux

désinfectées et à cinquante (50) pour les eaux non désinfectées. Ici les eaux de la Soneb sont traitées et les eaux des puits non traitées.

Les résultats suivants présentent les résultats des deux premières étapes: - Eau désinfectée

Tableau n°29: Analyse statistique des 1ère et 2ème étapes de l'algorithme (eau désinfectée)

Germes banals et Coliformes

< 20 ufc

absence coliformes

et de

< 20 ufc

présence coliformes

et de

> 20 ufc

absence coliformes

et de

> 20 ufc

présence coliformes

et de

Nombre d'échantillons

0

 

0

 

2

 

9

 

Pourcentage (%)

0

 

0

 

18,18

 

81,81

 

Source: Présente étude - Eau non désinfectée

Tableau n°30: Analyse statistique des 1ère et 2ème étapes de l'algorithme (eau non désinfectée)

Germes banals et Coliformes

< 20 ufc

absence coliformes

et de

< 20 ufc

présence coliformes

et de

> 20 ufc

absence coliformes

et de

> 20 ufc

présence coliformes

et de

Nombre d'échantillons

0

 

0

 

0

 

5

 

Pourcentage (%)

0

 

0

 

0

 

100

 

Source: Présente étude

De ces tableaux, il ressort que toutes les eaux prélevées sont polluées par de forts taux de germes banals. Quatorze (14) sur seize (16) contiennent en plus des germes totaux et les deux (2) autres contiennent moins d'un microorganisme c'està-dire de coliformes totaux.

L'étape n°3 de l'algorithme qui est celle relative à la recherche de Escherichia coli, des Streptocoques fécaux et des Clostridium perfungens s'est limitée aux Escherichia coli et aux steptocoques fécaux.

La principale bactérie coliforme spécifiquement d'origine fécale est Escherichia coli (E. coli) qui apparaît toujours en quantités importantes dans les déjections animales et humaines et ne se trouve qu'exceptionnellement dans les sols et les eaux qui n'ont pas été l'objet d'une pollution fécale (POLETON, J. L. et ZYSMAN, K., 1993).

Selon le décret n° 2001-094 du 20 février 2001 qui fixe les normes de qualité microbiologique des eaux de consommation au Bénin, les eaux désinfectées ou non ne doivent pas contenir des colonies d'Escherichia coli ni la présence de streptocoques fécaux.

Tableau n°31: Analyse statistique de la 3ème étape de l'algorithme

Colonies

Escherichia coli

Streptocoques fécaux

Nombre d'échantillons

Présence

Absence

Présence

Absence

8

8

16

0

Pourcentage (%)

50

50

100

100

D'après ce tableau 50% des eaux sont contaminées par les germes d'Escherichia coli.

Les échantillons n°3' et 7' ne sont pas potables du fait de la présence en taux élevé de germes banals malgré l'absence des coliformes totaux et coliformes fécaux. Cet état de chose témoigne des conditions non hygiéniques dans lesquelles ces eaux sont utilisées.

Sur les quatorze (14) autres échantillons, 08 comportent non seulement des coliformes totaux mais aussi des coliformes fécaux en occurrence l'Escherichia coli et parfois à un taux très élevé pour être compté. Aussi la présence des streptocoques fécaux associée à celle des coliformes fécaux informe sur l'origine fécale de la pollution de ces eaux.

En conséquence, aucune des eaux n'est conforme à la norme de potabilité des eaux de consommation en vigueur au Bénin.

Ces résultats confirment l'analyse du contexte sanitaire de la ville en général mais aussi des établissements de formation, hauts lieux du savoir. Les comportements peu hygiéniques, le non lavage des mains après le passage aux toilettes, l'insalubrité sont autant des paramètres à considérer. Cependant même si l'eau n'est pas souillée à la source, elle l'est lors du transport, du stockage et surtout lorsque les écoliers ou élèves plongent les bols dans l'eau de boisson sans les soins d'hygiène appropriés.

Les étapes suivantes sont laissées parce que l'objectif de l'étude n'étant pas l'identification des germes responsables de la pollution mais c'est tout simplement d'évaluer la qualité de l'eau de boisson servie dans les établissements de formation.

Ces analyses témoignent des mauvaises conditions dans lesquelles les enfants s'alimentent dans les établissements de formation de la ville de Porto-Novo, objet de cette étude. Les conditions douteuses dans lesquelles les matériels de transport et de stockage sont entretenus, l'état d'insalubrité de certains établissements, le manque d'hygiène autour des toilettes, le mode de prélèvement de l'eau par les écoliers, les élèves et autres usagers (usage du bol unique) sont autant de mauvais comportements auxquels il faudra trouver des solutions.

Par ailleurs, le laboratoire de la station Soneb de zone de Ouando n'a pas pu mettre à notre disposition les résultats de ces analyses ce qui n'a pas favorisé une comparaison desdits résultats avec les résultats des échantillons de l'étude. Ce n'est pas seulement le traitement qui garantit la potabilité d'une eau, il faut avoir les résultats des analyses pour conclure que l'eau est potable.

PROPOSITIONS ET RECOMMANDATIONS

La santé au sein de la population en général et celle des usagers de l'école est mise en rude épreuve à cause de la consommation d'eau souillée et/ou de l'insalubrité ambiante. Le droit à disposer d'une eau de qualité et d'un environnement sain est l'un des droits essentiels de l'homme et de la société. L'eau potable réduit de 20% l'émergence des diarrhées, se laver systématiquement les mains à l'eau et au savon réduit de 30% les cas de diarrhée et lorsque l'approvisionnement en eau est associé à des conditions d'assainissements correctes, cette proportion diminue de 60 à 80% (PROTOS, 2006).

Les maladies peuvent être évitées si les uns et les autres prennent conscience de la situation pour un réel changement de comportement.

Ainsi si chaque acteur (gouvernement, municipalité, les autorités scolaires, les agents sanitaires, les parents d'élèves, etc) du milieu scolaire arrive à jouer convenablement le rôle qui est le sien, les risques de maladies seront minimisés. A cet effet, les propositions et suggestions suivantes sont faites à l'endroit des différents acteurs pour l'amélioration de la santé en milieu scolaire.

5. 1 IECC (Information, Education, Communication pour le Changement de comportement)

+ Intégration dans les programmes d'études les notions environnementales

L'introduction des notions environnementales (protection de la nature, protection des ressources en eau, assainissement de son cadre de vie, hygiène, etc) dans les programmes scolaires a plusieurs aspects positifs:

- introduction chez les écoliers et élèves de bons réflexes (par exemple le lavage des mains après les toilettes);

- influence des écoliers et élèves sur les comportements des parents dans les familles;

- initiation des écoliers et élèves à la prise de responsabilité (par la création de club citoyen pour la protection de l'environnement);

- meilleur entretien des installations d'eau et d'assainissement;

- goût pour l'environnement salubre;

+ Sensibiliser les acteurs pour une gestion concertée de l'eau et de l'assainissement en milieu scolaire.

+ Les autorités et enseignants, être des modèles.

+ Promouvoir les actions préventives dans les habitudes des scolaires à travers des stratégies telles que le lavage des mains avant et après les toilettes, avant et après les repas, nécessité de boire de l'eau potable, etc.

+ Soutenir les professionnels et les spécialistes de la santé pour l'éducation sanitaire.


·
· Etc.

5.2 Propositions pratiques


·
· Le lavage des mains

Le lave main: C'est un réservoir d'eau qui permet le lavage des mains après utilisation des latrines, donc après contact avec les selles. Il est installé à côté des latrines à des positions convenables. Il doit être aussi installé auprès des cantines scolaires pour le lavage avant et après les repas. Il se compose des éléments suivants:

- un fût d'eau en tôle bac galva ou alu-zinc;

- un robinet de puisage;

- un socle en maçonnerie.

Le fût: sert à stocker l'eau pour se laver les mains. Sa capacité est variable, avec des formes variables. Sa réalisation est artisanale et ne nécessite pas une haute technologie. Le couvercle se compose d'une partie immobile solidaire au fût et une autre libre qu'on ouvre et qui est munie d'un système de fermeture.

Le fût est muni d'un robinet de puisage qui permet de puiser l'eau. Le robinet de puisage est fixé au fût avec un débit réduit sensiblement pour éviter le gaspillage d'eau. Il est noyé en partie dans la maçonnerie ou le bois.

Le socle servant de support peut être en maçonnerie ou du bois avec le soin nécessaire.

A tout ce dispositif s'ajoute le savon (détergent liquide) pour l'efficacité du lavage.

+ Système de stockage d'eau

La mise en place d'un système de stockage de l'eau dans un contenant soit en maçonnerie ou en plastique dont la capacité va varier suivant la taille de chaque établissement surtout pour les établissements qui n'ont pas facilement accès à l'eau potable. La qualité de cette eau stockée est suivie régulièrement suivant les formes d'analyses (physico-chimique, bactériologique, biologique) et ceci de manière périodique.

+ Promouvoir la désinfection de l'eau et l'assainissement de l'eau

"Mieux vaut prévenir que guérir". La priorité est souvent donnée aux actes de soins et aux thérapeutiques pour lutter contre les gastro-entérites (soluté de réhydratation orale, perfusions, antibiotiques...). L'eau est systématiquement contaminée par des bactéries d'origine fécale, pendant son transport et son stockage. Sa désinfection est donc une étape obligatoire. Elle peut se conduire par des méthodes physiques ou chimiques afin de débarrasser les micro-organismes pathogènes présents dans l'eau de boisson. Par exemple, la chloration de l'eau: c'est une méthode facile son action stérilisante est durable avec un effet rémanent; l'iode: deux gouttes de teinture d'iode à 2% suffisent pour désinfecter un litre d'eau ou quatre gouttes pour les eaux trop polluées en 30 minutes, il est moins efficace que le chlore; d'autres méthodes telles que la désinfection par rayons ultraviolets qui s'applique en général à toutes les eaux contaminées par des proliférations bactériennes ou virales (COLORIO, 2000), l'ozonation ou la filtration membranaire sont assez coûteuses avec une technologie complexe pour être gérée dans les écoles.

+ Gestion des déchets

L'augmentation de la production des déchets est un véritable problème pour notre pays, pour la ville de Porto-Novo et pour les établissements scolaires.

La résolution significative de la question des déchets passe par une démarche volontariste et cohérente de prévention des déchets, tant qualitative que quantitative, dans tous les domaines d'activités. «L'avenir du déchet, c'est sa

disparition». Cela implique un changement de comportement des producteurs de déchets en s'appuyant sur le principe «pollueur-payeur» avec une responsabilisation des producteurs et des distributeurs.

· le triage des déchets

La méthode de triage des déchets consiste à les séparer en des catégories uniformes: les plastiques, les bouteilles, les cannettes, les papiers, les cartons, etc. De manière artisanale, on va utiliser les paniers de formes circulaires à déposer à des endroits convenables pour permettre au élèves et écoliers de déposer leurs déchets. Les catégories suivantes peuvent être considérées: PMC (Plastiques, Métaux, Cartons), Papiers, etc.

Ceci a un triple avantage en ce sens qu'il permet d'assainir le cadre scolaire, de faciliter le traitement en vue de la valorisation des déchets et enfin d'éduquer les enfants pour un changement de comportement véritable dans le pays. Les matériaux locaux peuvent être utilisés (paniers par exemple).

· les déchets triés pourraient être enlevés par des organisations non gouvernementales (ONG) impliquées dans la collecte et le traitement de déchets.

· le compostage sans enfouissement

C'est une technique qui consiste à mettre les déchets qu'ils soient végétaux, ménagers, en tas. Après trois mois on note une décomposition en donnant de matière organique utilisable pour les cultures (agriculture, maraîchage, etc). Technologie appropriée aux établissements qui ont des activités de production agricole ou ayant des riverains menant des activités agricoles.

5.3 Appel général aux différents acteurs

Il est souvent dit que la maison n'est belle que lorsque chacun assure sa part de labeur. Ainsi les problèmes d'eau et d'assainissement ne vont trouver de pleines solutions que lorsque chaque acteur y joue sa partition; c'est pour cela que nous lançons des appels à tous les acteurs pour l'amélioration de la santé de la population en général et du milieu scolaire en particulier.

+ A l'endroit de l'Etat

Etant le garant d'un bien être social de la population, l'Etat a le devoir d'élaborer des stratégies pour assurer l'épanouissement collectif de toute la société dans une équité. A cet effet, il a le devoir de:

- définir une politique d'approvisionnement en eau et d'assainissement des établissements scolaires;

- élaborer un mécanisme de suivi et de contrôle de la mise en application de cette politique;

- élaborer des solutions qui accompagnent les réglementations, les textes de lois;

- adapter les textes aux contextes actuels;

- reformuler clairement les missions et attributions des structures chargées des questions d'eau, d'assainissement et d'hygiène;

- construire les infrastructures d'eau et d'assainissement dans les établissements scolaires et universitaires;

- intégrer dans la construction des infrastructures scolaires (les bâtiments), les ouvrages d'assainissement et d'eau;

- élaborer une stratégie efficace d'extension et de densification des réseaux de distribution d'eau;

- exiger à la Soneb une approche de remplacement des conduites vétustes et de
réhabilitation suivi d'équipement du laboratoire de la station de Ouando;

- instaurer l'analyse régulière au robinet du consommateur;

- élaborer et exécuter des plans d'action nationaux sur la gestion des déchets solides et des déchets hospitaliers, renforcer les ressources humaines et les capacités institutionnelles du pays en matière d'évaluation des risques et de gestion des risques sanitaires liés à l'environnement;

- créer des mécanismes intersectoriels de coordination ou renforcer les mécanismes existants afin d'élaborer des solutions aux problèmes sanitaires liés à l'environnement;

- partager avec d'autres pays les leçons de l'expérience et les pratiques ayant

donné des résultats acceptables, harmoniser les politiques et les démarches

de l'hygiène du milieu en participant à des initiatives internationales;

- trouver un mécanisme d'application des différents textes de lois (la loi 87-

015 du 21 Septembre 1987 portant Code de l'Hygiène publique, la loi 87-

016 du 21 Septembre 1987 portant Code de l'eau, etc);

- etc.

+ A l'endroit de la Commune de Porto-Novo

Selon les loi de décentralisation a en charge la fourniture et distribution de l'eau potable sur son territoire, assurer l'éducation primaire et secondaire dans sa commune, pour cela nous demandons à la commune de:

- définir des stratégies d'alimentation en eau et d'assainissement des établissements scolaires;

- élaborer un plan d'aménagement des rues et voies d'accès;

- concevoir un plan d'assainissement adapté aux réalités de la Commune; - élaborer un mode de gestion rationnelle de l'eau et des déchets;

- créer un cadre de concertation de tous les acteurs de développement;

- faciliter la tâche aux professionnels de santé et d'éducation pour une meilleure éducation sanitaire;

- organiser des concours pour récompenser les établissements les plus propres;
- créer un comité de suivi et contrôle du respect de tous les textes

réglementaires en général et ceux relatifs à l'environnement, à l'hygiène et à

l'eau;

- utiliser les radios de proximité pour sensibiliser les populations;

- etc.

+ A l'endroit des autorités des établissements (y compris les enseignants)

Etant les responsables des établissements, les autorités ont un rôle prépondérant à jouer dans la gestion efficace et efficiente des établissements. A ce titre ils doivent:

- définir le système d'approvisionnement en eau approprié à chaque établissement scolaire;

- élaborer des mesures d'assainissement efficaces et adaptées;

- sensibiliser les écoliers, élèves et les enseignants sur la problématique de l'eau et de l'assainissement;

- former et suivre les vendeuses des cantines pour le respect des règles d'hygiène.

+ A l'endroit des vendeuses des cantines

L'eau peut être potable à la source et devient altérée au cours du processus de transport et de stockage avant de se retrouver dans le bol du consommateur. Les soins à prendre au cours du transport et du stockage de l'eau et des aliments sont d'une extrême importance pour préserver leur qualité. A cet effet, il est recommander aux vendeuses de:

- veiller à l'entretien régulier des contenants de transport et de stockage de l'eau qui doit être munis de couvercles appropriés;

- disposer de bols de prélèvement d'eau bien protégés;

- utiliser selon les recommandations des services de santé et d'hygiène les méthodes de désinfection pour préserver la qualité de l'eau.

+ A l'endroit des services sanitaires et d'hygiène

Il est recommandé d'assurer la formation des vendeuses et des élèves/écoliers sur les notions élémentaires de santé publique, d'hygiène et d'assainissement:

- impliquer les professionnels des différents domaines pour la qualité des formations;

- procéder à des contrôles réguliers et inopinés dans les établissements scolaires;

- utiliser des approches de sensibilisation adaptées par exemple la méthode PHAST (Participatory Hygiene And Sanitation Transfer) qui est l'une des méthodes les plus fréquemment utilisées pour changer progressivement la

situation, en tenant compte du contexte, de la problématique, et de la dynamique propres à la population considérée;

- etc.

+ A l'endroit des parents d'élèves

Les parents d'élèves doivent veiller sur la santé de leurs enfants en aidant les établissements à régler les problèmes récurrents. Ils doivent:

- contrôler au besoin la qualité de l'eau;

- suivre les vendeuses dans leurs prestations;

- procéder à un suivi des enseignants dans l'éducation donnée aux élèves. + A l'endroit des élèves

Les écoliers et les élèves, étant la cible première de cette étude, ont la lourde responsabilité de s'approprier des enseignements qui leur sont dispensés pour leur bien être social. Il importe pour cela:

- la prise de conscience pour le respect de la chose publique (les

infrastructures d'eau, d'assainissement, etc);

- la mise en application des règles élémentaires d'hygiène pour leur santé; - la prise de responsabilité en tant que des acteurs du changement de

comportement pour l'amélioration du bien être social (création des clubs ou

mouvements citoyens);

- etc.

CONCLUSION

L'accès à l'eau potable ne constitue pas une garantie que celle-ci est consommée comme eau potable.

L'eau, source de vie, constitue également l'habitat pour certains microorganismes et leurs cycles de vie

Dans les villes tropicales, l'eau, dont la qualité est parfois remarquable au centre de distribution, peut subir des contaminations au cours de son transport et de son stockage. Ces altérations qui apparaissent sont les causes de nombreuses affections.

Il ne suffit pas d'avoir des ressources en eau, en quantité suffisante, il faut également que la qualité de cette eau soit satisfaisante pour les différents usages domestiques.

Dans la plupart des pays en voie de développement, on ne rêve que de multiplier les quantités d'eau à fournir aux populations sans pour autant se préoccuper de la qualité de l'eau. Pourtant dans ces pays, on ne meurt guère de soif. En revanche des millions d'adultes et d'enfants meurent chaque année en raison de la détérioration de la qualité de l'eau et de l'environnement: entre 3 millions directement et 20 millions de façon indirecte, par an. Ces chiffres vont en progression avec le développement de la population mondiale.

Un meilleur accès à l'eau propre et à des installations sanitaires dans un environnement sain est une condition indispensable à la diminution de différentes maladies, condition indissociable d'une amélioration générale de la santé.

Les résultats des analyses physico-chimiques et bactériologiques obtenus au cours de la présente étude ont révélé le degré de pollution et la présence de germes pathogènes d'origine fécale dans la quasi-totalité des échantillons prélevés. Les facteurs qui expliquent cette pollution bactériologique des eaux sont liés à l'environnement (insalubrité, topographie du site), à l'inexistence ou l'état dégradé des lieux d'aisance, insuffisance d'eau, manque d'organisation, à l'absence quasitotale d'un système de gestion des eaux usées et des déchets, mais aussi et surtout aux comportements des usagers des établissements scolaires. Ce qui est sans doute l'une des causes de la recrudescence des maladies comme le paludisme, les gastro-

entérites et les diarrhées assez courantes traitées dans les centres de santé de la commune de Porto-Novo, voire dans tout le pays.

Par ailleurs, le problème d'eau et d'assainissement n'est pas spécifique aux milieux scolaires de la commune de Porto-Novo, ni au Bénin.

«La fréquence et l'intensité de la contamination de l'eau varient dans le temps et en fonction de la géographie» (Haas et Gerba, 1988).

Seule l'éducation sanitaire et la considération de l'hygiène dans son ensemble sont des éléments essentiels dans la réussite des programmes de développement.

Il est donc souhaitable que dans les programmes de réalisation des infrastructures scolaires (bâtiments) la commune intègre les installations d'assainissement et d'accès à l'eau de qualité car l'eau et l'assainissement constituent deux composantes clé du développement durable qui participent activement à la réduction de la pauvreté par voie de conséquence la réduction de la morbidité et de la mortalité.

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91- Article thématique : L'eau, la santé et les droits de l'homme

Liste des tableaux

N°1: Répartition par genre, par arrondissement de l'évolution de la population de Porto-Novo.

N°2: Effectifs des activités et nombre d'unités par secteur.

N°3: Approvisionnement en eau de la population.

N°4: Cas de maladies dans les centres de santé de Porto-Novo de 2003 à 2005.

N°5: Synthèse des maladies liées à l'eau 2006 dans la ville de Porto-Novo.

N°6: Les bactéries pathogènes.

N°7: Les protozoaires d'origine hydrique.

N°8: Les virus entéro-pathogènes responsables des gastro-entérites.

N°9: Les virus pathogènes d'origine entérique non entéropathogènes.

N°10: Récapitulatif de la population enquêtée.

N°11: Les paramètres microbiologiques de l'eau potables en République du Bénin.

N°12: Les paramètres physico-chimiques de l'eau potables en République du Bénin.

N°13: Résultats d'opinion des élèves.

N°14: Résultats d'opinion des autorités.

N°15: Résultats d'opinion des vendeuses.

N°16: Sources d'approvisionnement d'eau à la cantine selon les élèves.

N°17: Sources d'approvisionnement des vendeuses selon les autorités.

N°18: Origine de l'eau servie aux élèves selon les autorités.

N°19: L'eau de consommation des élèves selon les autorités.

N°20: L'eau de consommation des autorités.

N°21: Nature du matériel de transport de l'eau.

N°22: Matériel de stockage de l'eau à la cantine.

N°23: Fréquence de nettoyage du matériel de stockage.

N°24: Répartition des vendeuses en fonction de l'âge et de l'ancienneté.

N°25: Formation des vendeuses sur l'hygiène.

N°26: Lieux de rejet des eaux usées et déchets.

N°27: Résultats des analyses physico-chimiques.

N°28: Résultats des analyses bactériologiques.

N°29: Analyse statistique des 1ère et 2ème étapes de l'algorithme (eau désinfectée).

N°30: Analyse statistique des 1ère et 2ème étapes de l'algorithme (eau non désinfectée).

N°31: Analyse statistique de la 3ème étape de l'algorithme.

Liste des figures

N°1: Carte du Bénin, situation de la ville de Porto-Novo.

N°2: La ville de Porto-Novo avec le positionnement des sites d'études.

N°3: Variation pluviométrique mensuelle à Porto-Novo en 2005.

N°4: Variation pluviométrique annuelle à Porto-Novo entre 1970 à 2001.

N°5: Carte géologique du Sud-Est du Bénin.

N°6: Coupe hydrogéologique synthétique du champ de captage de Ouando.

N°7: Graphique montrant la répartition des maladies par tranche d'âge en 2005.

N°8: Répartition des maladies selon les causes de consultation en 2005.

N°9: Répartition des maladies selon les causes de consultation en 2006.

N°10: Graphique montrant la répartition des maladies par tranche d'âge en 2006.

N°11: Les principaux usages de l'eau.

N°12: Schéma de l'évolution des prises de conscience des problèmes de santé liés à l'eau.

N°13: Voie de transmission des maladies hydro fécales.

N°14: Micro-organismes responsables des risques sanitaires microbiologiques.

N°15: Algorithme de recherche des germes

N°16: Graphique des sources d'approvisionnement en eau des vendeuses selon les élèves.

N°17: Graphique des sources d'approvisionnement en eau des vendeuses selon les autorités.

N°18: Graphique des sources d'approvisionnement en eau des vendeuses selon elles-mêmes.

N°19: Graphique des sources d'eau de consommation des élèves.

N°20: Graphique des sources d'eau de consommation des autorités.

N°21: Graphique de la nature du matériel de transport utilisé par les vendeuses.

N°22: Graphique de la nature du matériel de stockage utilisé par les vendeuses.

N°23: Graphique montrant la fréquence d'entretien des contenants de stockage.

N°24: Graphique montrant le taux de formation sanitaire.

N°25: Graphique montrant les lieux de rejet des eaux usées et déchets.

Liste des photos

N°1: Caniveau à ciel ouvert à Foun-foun.

N°2: Ordures au sein des habitations à Ouando.

N°3: Le bac à ordures déposés à Houinmè Ganto.

N°4: Présentation de la cour du CEG de Djègan-Kpèvi.

N°5: Présentation de la cantine du CEG Agbokou.

N°6: Modèle de présentation de lavabo à usage communautaire.

N°7: Modèle de présentation d'un petit réservoir d'eau potable à usage communautaire.

ANNEXES

FICHE D'ENQUETE

N°1: Questions à l'endroit des élèves

Fiche N°

Nom et prénom de l'enquêteur :

Date de l'enquête : / 03 / 2007

Lieu de l'enquête :

Arrondissement de . Quartier

Bonjour M. Mme. Mlle, je vous de m'accorder quelques minutes de votre précieux temps pour m'entretenir avec vous.

Nom et prénom de l'interviewé : ..

1)

a) Votre établissement dispose-t-il de point d'eau ? Oui Non
b) Pourrez-vous nous parler brièvement de l'importance de l'eau et de l'assainissement ?

2) Vous vous servez de quelle eau comme eau de boisson:

- eau de cantine ? - robinet ou Soneb ? - Autres ?

3)

Vous vous servez d'un seul bol pour boire l'eau ? Oui Non

4)

Selon vous, l'eau servie, est-elle potable ? Oui Non

5)

Le matériel est -il propre ? Oui Non

6) Avez-vous une idée de l'origine de l'eau servie à la cantine ? - Robinet - puits - Forage DGEau - Autres

7)

Les alentours de la cantine sont-ils propres ? Oui Non

8) Pendant la période de pluies, votre établissement est-il inondé ? Oui Non

9)

Si oui, amusez-vous dans cette eau ? Oui Non

10)

Utilisez-vous cette eau pour vous laver les mains ou pieds ? Oui Non

11) Etes-vous tombé malade une fois au cours de l'année ou pendant les congés ? Oui Non

12)

Si oui de quelles maladies s'agit-il ? ,

13) Participez-vous au nettoyage de votre classe ou de votre cour ? Oui Non

14)

Avez-vous des poubelles ? Oui Non

15) Si oui combien ?

16)

Avez-vous des journées de salubrité ? Oui Non

17) Votre proposition pour l'alimentation en eau de boisson

18) Votre proposition pour l'assainissement de votre établissement

N°2: Questions à l'endroit des membres de l'administration de l'établissement et de l'infirmier

Fiche N°

Nom et prénom de l'enquêteur :

Date de l'enquête : / 03 / 2007

Lieu de l'enquête :

Arrondissement de . Quartier

Bonjour M. Mme, je vous de m'accorder quelques minutes de votre précieux temps pour m'entretenir avec vous.

Nom et prénom de l'interviewé : ..

1) Votre titre/fonction:

2) a) Avez-vous un point d'eau dans votre établissement ? Oui Non

b) Pourrez-vous nous parler brièvement de l'importance de l'eau et de l'assainissement ?

3) Les élèves s'abreuvent-ils à partir de l'eau:

- de la Soneb/robinet ? - de la cantine ?

- Aucune idée?

4) Vous vous servez de quelle eau comme eau de boisson: -Soneb/robinet ? - Cantine ?

- Autre ?

5) Tout le monde se sert d'un seul bol ? Oui Non

6) Si non combien de bols il y a t il ? ,

7) Avez-vous cherché à connaître les sources d'approvisionnement des vendeuses ?

a)

Oui Non

b) Si oui lesquelles ?

8) Avez-vous faire un contrôle sur l'eau servie aux élèves ? Oui Non

9) Selon vous l'établissement est-il salubre ? Oui Non

10) Si non qui le salit: élèves vendeuses enseignants tous les usagers

11) L'établissement est-il souvent inondé ? Oui Non

12) Si oui, quelles sont les mesures prises pour remédier à la situation ?

13) Pensez-vous qu'on peut mieux maîtriser l'alimentation en eau dans votre établissement ?

a)

Oui Non

b) Que proposez-vous ?

14) Avez-vous des propositions pour assainir votre établissement ? Oui Non

N°3: A l'endroit des vendeuses et assimilées

Fiche N°

Nom et prénom de l'enquêteur :

Date de l'enquête : / 03 / 2007

Lieu de l'enquête :

Arrondissement de . Quartier

Bonjour Madame, je vous prie de m'accorder quelques minutes de votre précieux temps pour m'entretenir avec vous.

. Nom et prénom de l'interviewé : ..

. Age : Moins de 15 ans ; 15 à 25 ans ; 26 à 35 ans ; Plus de 35 ans

. Activité menée : Ménagère ; Vendeuse d'eau ; Autres (précisez)

 

;

. Niveau d'instruction : Primaire ; Secondaire ; Universitaire

Non scolarisé

. Ancienneté dans l'activité : Moins de 2 ans ; 2 à 5 ans ; 6 à 10 ans ; Plus de 10 ans

1- Que représente pour vous : (i) l'eau en général et (ii) l'eau de boisson en particulier Eau source de vie ; Autres (précisez)

2- Selon vous, l'homme peut-il consommer une eau de mauvaise qualité ?

Oui ; Non

3-

Contrôlez-vous l'eau de boisson servie aux élèves ? Oui ; Non

4- Comment savez-vous que l'eau servie aux élèves est potable ?

5-

La source d'approvisionnement en eau de boisson est-elle dans l'établissement ? Oui ; Non

6- Quelle eau servez-vous aux élèves ?

SONEB ; Puits traditionnel ; Forage ; Eau de pluie

7- Informations sur le point d'eau :

a) A quelle distance se trouve la latrine la plus proche du point d'eau :

b) A quelle distance se trouve le tas d'ordure le plus proche du point d'eau :

8- Qui entretient et maintient les sources et les installations de prise d'eau?

Soi-même ; Elèves ; Autorités de l'école ; Autorités locales ;

Privé ; Personne (pas d'entretien)

9- A quelle distance se trouve la source d'eau de la cantine?

a)

Moins de 5 m 5-10 m ; 10-20 m ; 20-50 m ; plus de 50 m

b)

;

Existe-t-il des dépôts d'ordures non loin de la cantine ? Oui Non
10- a) Quel moyen vous utilisez pour transporter l'eau?

Plastique ; Récipient ; Seau ; Bidon ; Jarre

Autres (précisez) .

b) Le moyen de transport d'eau est-il couvert? Oui ; Non

11- a) Dans quel contenant stockez-vous l'eau d'abreuvement (eau de boisson)? Plastique ; Récipient ; Seau ; Bassine ;

Tonneau métallique ; Jarre ; Autres (précisez)

b)

L e contenant de stockage est-il couvert ? Oui ; Non

c) Existe-t-il un bol fixe pour prélever l'eau ? Oui ; Non

12- Entretien du matériel de stockage de l'eau de boisson

a) Quelle est la fréquence de nettoyage du matériel de stockage ?

Tous les jours ; Tous les 2 jours

Une fois par mois ; Autres (précisez)

; Une fois par semaine ;

b) Comment nettoyez-vous le matériel de stockage ?

Rinçage uniquement à l'eau ; Lavage à l'eau uniquement ;

Lavage à l'eau + éponge+ savon ; Rinçage à l'eau de javel ;

Autres (précisez) .

c) Où rejetez-vous les eaux usées et les déchets ?

13-

Recevez-vous des informations sur le plan sanitaire (hygiène, ...) ? Oui ; Non

14- Etes-vous prêt à participer à l'installation d'une structure de conseil pour contrôler et améliorer la qualité de l'eau de boisson ?

Oui ; Non

Propositions:

GUIDE D'ENTRETIEN

A- Avec les élèves

1- Quelle(s) est (sont) la (es) source(s) d'eau dont dispose l'établissement ?

2- A quelle source s'abreuvent les élèves ?

3- Y-a-t-il un bol pour se servir l'eau d'abreuvement ?

4- Après avoir mangé, quelle eau buvez-vous ?

5- L'eau d'abreuvement est-elle potable ?

6- Le matériel de stockage est-il propre ?

7- Avez-vous une idée de la source de l'eau servie à la cantine ?

8- Est-ce-que l'entourage de la source est dans de bonnes conditions sanitaires ?

B- Membre de l'administration

1- Quelle(s) est (sont) la (es) source(s) d'eau dont dispose votre établissement ?

2- A quelle source les élèves s'abreuvent-ils?

3- Y-a-t-il un bol pour se servir d'eau d'abreuvement ?

4- Donnez-vous l'autorisation aux vendeuses de s'approvisionner en eau à la source d'eau de l'établissement ?

5- Entretenez-vous les sources d'eau ?

6- Avez-vous cherché à connaître la source d'eau des vendeuses ?

7- Avez-vous fait un contrôle de la qualité de l'eau d'abreuvement des élèves par les services sanitaires ou d'hygiène ?

C- Personnel de l'infirmerie de l'école

1- Quels sont les cas de maladies hydriques que vous enregistrez dans votre infirmerie ?

2- Quelles sont les statistiques sanitaires des maladies liées à l'eau au cours des trois dernières années ?

3- Avez-vous cherché à analyser l'eau d'abreuvement des élèves au sein de l'école ?

4- Comment peut-on localiser la contamination de l'eau ?

5- Aviez-vous eu des entretiens avec les autorités pour en discuter ?

6- Quelles sont les mesures à prendre pour éradiquer ces maladies du milieu éducatif ?

Photo 6: Modèle de lavabo utilisable dans les lieux de restauration

Photo 7: Modèle de réservoir d'eau potable à usage communautaire