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Le transport et la commercialisation du sable dans la préfecture du Golfe

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par Yobé WORDJO
Université de Lomé  - Maà®trise es lettres et sciences humaines 2008
  

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IV/ LE CADRE ECONOMIQUE

1 - Les bases de l'économie de la Préfecture du Golfe

L'économie de la Préfecture du Golfe repose sur l'agriculture (le maraîchage), sur la pêche (lagunaire et maritime) et sur la concentration des services administratifs sans oublier la présence d'un aéroport international de classe A (synonyme d'atout pour le tourisme) et d'un port franc en eau profonde.

2 - La situation économique globale du TOGO

L'analyse du rythme de croissance de l'économie togolaise au cours des dix dernières années n'est compréhensible qu'en fonction de la forte crise socio-politique traversée par le pays de 1991 à 1993.

Un assainissement macro-économique avait été enregistré au cours de la seconde moitié des années 1980 grâce à la mise en oeuvre, à partir de 1983, du premier Programme d'Ajustement Structurel (P.A.S.), vaste ensemble de réformes économiques associées à un début de désengagement de l'Etat des secteurs productifs. Mais cet assainissement fut interrompu par la crise socio-politique qui a profondément affecté l'activité économique du pays.

On voit ainsi le PIB réel évoluer de manière erratique au début des années 90 (une baisse de 3,8 % entre 1991 et 1992, puis de 16,6 % en 1992 et 1993, notamment en raison

d'une grève générale de sept mois), mais en fait sur l'ensemble de la décennie, le pays n'a pas pu retrouver un contexte de stabilité favorable à la croissance.

En dépit de l'impulsion donnée par la dévaluation du F CFA en 1994, le niveau de PIB réel de 1989 (279,5 milliards de F CFA en 2000) n'a été rattrapé qu'en 1996 (PIB de 849,1 millions de F CFA). Après avoir atteint le taux de croissance moyen de 6,6 % sur la période 1994-1997, l'économie togolaise est demeurée fragile et vulnérable avec une totale stagnation du PIB, en termes réels, entre 1997 et 2000. (Le système éducatif togolais, 2004).

Cette très faible croissance du PIB a par ailleurs correspondu à une forte stagnation de l'emploi dans le secteur moderne de l'économie, public aussi bien que privé, comme en attestent les données du tableau N°6.

La conséquence de cette croissance erratique de l'activité économique en termes réels entre 1991 et 2000 fut que la progression annuelle du PIB sur la décennie ne dépasse pas 1,5 %. Si l'on rapporte le PIB à la population, on constate qu'en termes réels, le PIB par habitant est passé de 214 400 F CFA (de 2000) en 1991 à 192 600 F CFA de l'an 2000 à cette même date. Cette décroissance du PIB par tête (diminution globale moyenne de 1,2 % par an entre 1991 et 2000) tient bien entendu au fait que le rythme de croissance de la population a été plus élevé que celui du Produit Intérieur Brut (PIB)

Au total, même en faisant des réserves sur la fiabilité des données démographiques (il est en fait possible que l'accroissement démographique réel ait été encore plus marqué), on peut estimer que cette diminution du PIB par habitant sur la période étudiée est le signe d'un environnement a priori peu favorable à la mobilisation d'un plus grand volume de ressources publiques pour la fonction de l'Etat5.

5 Rapport sur le système éducatif togolais, Banque Mondiale, 2004.

TABLEAU N° 6 : Evolution de l'emploi dans le secteur moderne de l'économie.

Années

1991

1992

1993

1994

1995

1996

1997

1998

1999

Salariés du secteur public

33

631

34

341

34

130

34

736

34

467

33

855

32

931

29

753

32 093

Effectif du personnel
fonctionnaire

22

687

23

297

23

519

23

850

23

978

23

620

23

056

22

573

22 850

Effectif du personnel non
fonctionnaire

10

944

11

044

10

611

10

886

10

489

10

235

9

875

7

180

9 243

Salariés des secteurs para-public
et privé

47

894

49

736

49

237

45

580

43

019

39

260

47

274

45

295

48 577

Total du secteur de l'emploie
moderne

81

525

84

077

83

367

80

316

77

486

73

115

80

205

75

048

80 670

Source : Banque Mondiale, «le système éducatif togolais», 2004.

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"Là où il n'y a pas d'espoir, nous devons l'inventer"   Albert Camus