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Le transport et la commercialisation du sable dans la préfecture du Golfe

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par Yobé WORDJO
Université de Lomé  - Maà®trise es lettres et sciences humaines 2008
  

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D / Hypothèses de travail

- Le prix d'un camion de sable est fonction de la distance et de l'accessibilité de la zone de construction.

- L'exploitation et la commercialisation du sable ne sont soumises à aucune restriction de la part de l'Etat.

- Le réseau routier défectueux et insuffisant ne permet pas un meilleur convoiement du sable.

- Le désengagement de l'Etat dans l'exploitation du sable de mer confiée à UTRANSAM3 permet un meilleur suivi des activités sur le littoral par ce dernier.

E / La revue de la littérature

De tout temps considéré comme moteur de toute intégration socio-économique, le domaine des transports n'est pas un terrain nouveau pour la recherche. Nombreux sont les ouvrages aussi riches et diversifiés selon les approches qui ont abordé le sujet des transports. En vue de mieux nous fixer dans nos recherches, nous nous sommes donc inspirés de ce qui a été déjà fait dans le domaine.

Ainsi WOLKOWITSCH M. (1982), qualifie les transports d'« activité

fondamentale » pour la survie des individus et des Etats car, ils permettent d'assurer le déplacement des personnes et l'acheminement des biens. Il relève en outre avec pertinence le rôle primordial des transports dans l'implantation des industries et la migration des biens de consommation tant en milieu rural qu'urbain.

3 La zone d'influence de ce syndicat se limite uniquement au littoral. Il n'intervient pas dans l'exploitation des carrières de la périphérie.

Pour RITTER J. (1971), les transports en plus d'être un fait géographique puisqu'ils impliquent la notion d'espace (préoccupation première du géographe) sont avant tout un fait économique. Il affirme à cet effet que : << les transports constituent un élément géographique de première importance qui concrétise l'emprise de l'homme et des systèmes économiques sur l'espace ». S'inscrivant dans cette même logique, BOURRIERES P. (1964) précise que les transports sont indispensables et présents même dans le domaine de l'informatique. Il affirme à cet effet que : << il n'est pas jusqu'au commerce le plus abstrait et le plus moderne tel que celui pratiqué dans les bourses de finances où la marchandise n'est pas directement en cause, qui ne suppose au moins un transport d'information ».

HAMBIKE K.K. (1999), a montré dans son mémoire l'importance des transports dans toutes les activités économiques notamment celles de la Brasserie du Bénin (B.B.). Celle-ci a mis en place un circuit de distribution très performant qui lui permet de répondre aux besoins sans cesse croissants dans presque toutes les localités de la Région des Savanes. Il estime en fait dans le même ouvrage à la page 57 que << si la bonne organisation de l'offre du transport de bières et boissons gazeuses a pu permettre une fluidité dans la distribution et une desserte de la ville de Dapaong et l'ensemble de la région, il demeure qu'elle est très loin de se soustraire au poids du mauvais état des rues qui freine, un tant soit peu, son bon déroulement ».

ASSOTI K. (2000), a pour sa part montré dans son mémoire : << Transport et commercialisation du charbon de bois dans la Préfecture du Golfe : cas du canton d'Agoényivé », comment le manque et le mauvais état des quelques routes de desserte influencent négativement l'acheminement du charbon de bois des zones de carbonisation (brousses) aux points de stockage (Blitta par exemple) où attendent déjà les acheteurs venus des villes. Il fait aussi cas de la concurrence qui existe entre la route et le rail, laquelle concurrence est en faveur de la route. S'inscrivant dans la même logique, AGBERE S. (2006) fait cas dans son mémoire du bien fondé du bitumage de la route Sokodé-Kabolé qui a facilité

ainsi le transport et la commercialisation du charbon produit à Bago, Koussountou et Tchamba. Il affirme de ce fait à la page 87 que << De nos jours avec le bitumage du tronçon Sokodé - Kabolé, les transporteurs de Kabolé et Koussountou passent par Tchamba - ville pour joindre la route nationale N° 1 à partir de Sokodé ». Cette présente étude se propose de montrer à cet effet que les routes de desserte sont indispensables au transport et à la distribution du sable dans la Préfecture du Golfe surtout que la périurbanisation a pris des proportions considérables, il y a de cela plus de trois décennies.

TAPIA C. dans << Les délocalisations internationales » explique clairement que la distance n'est plus un obstacle dans le transport des marchandises et elle n'influence plus pour autant la fixation des prix. Il affirme à cet effet qu'<< actuellement, une tonne de céréales traverse l'Atlantique pour le même prix qu'une course de taxi à Paris entre la gare Montparnasse et la gare de Lyon. Un magnétoscope fabriqué en Asie est transporté en France par bateau pour la somme de 40 francs, soit 2 % de la valeur d'un bas de gamme ». En rapport avec notre thème, il est à noter que malgré le mauvais état des routes de desserte dont la plupart sont créées à l'issue de plusieurs passages de véhicules dont les pneus laissent des traces qui finalement deviennent des pistes automobiles, la distance n'est plus un obstacle au convoiement du sable à l'échelle de la Préfecture du Golfe ; certes les prix sont fixés en fonction de cette dernière. Cette situation facilite à cet effet la réalisation des projets de construction de la population dont l'un des soucis majeur est de disposer d'un << chez » (de MARGUERAT Y., 1993).

Aussi DA SILVA C.M. (1981), déplore dans son mémoire << Problèmes posés par la production et la distribution du ciment au Bénin » le manque d'infrastructures routières et ferroviaires dans l'acheminement du ciment au Bénin. Il met en relief les difficultés de mobilité des personnes et des biens dans certaines régions surtout du Nord. Cette situation est la conséquence d'une absence de réseau de communication devant faciliter les déplacements des personnes.

SONOKPON K. N'Vènofon (2003) montre dans son mémoire comment le relief d'Atakpamé a influencé le déplacement des personnes, notamment des taxi-moto. S'inscrivant dans la même logique, notre étude se propose donc de voir si le relief est obstacle au convoiement du sable.

Enfin TCHAMBA T.T. (2006) dans son mémoire : « Le marché informel de sable et de gravier dans la Région Maritime et son impact : cas de la Préfecture du Golfe » évoque les difficultés de transport auxquels font face les transporteurs. Cette situation étant la conséquence du mauvais état des routes de desserte dans la Région Maritime exception faite de la Préfecture du Golfe. La principale conséquence est la valeur élevée du coût d'entretien évalué à 8 000 F CFA par semaine et une réduction de la durée de vie des engins. Il faut noter qu'à une échelle plus réduite qu'est la Préfecture du Golfe, l'exploitation et le convoiement du sable cachent de nombreuses difficultés surtout face à cette périurbanisation rapide.

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