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ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE INSTITUT
SUPERIEUR PEDAGOGIQUE DE BUKAVU ISP / BUKAVU
B.P. 854 Bukavu
SECTION D'HOTELLERIE, ACCUEIL ET TOURISME DEPARTEMENT
D'ACCUEIL ET TOURISME
L'AGROTOURISME : UNE OPPORTUNITE POUR
LE DEVELOPPEMENT SOCIO-ECONOMIQUE DU TERRITOIRE DEKABARE
Par IRENGE NTIBONERA Rodrigue
Travail présenté et défendu en vue de
l'obtention du Diplôme de licencié en Pédagogie
Appliquée
Option : Accueil et Tourisme
Directeur : Professeur USUNGO ULUNGU-K.Jacques
Encadreur : Assistant BAGULA KARUMBAJanvier
Année académique 2018 - 2019
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I
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IRENGE NTIBONERA Rodrigue SCIENCES ET TECHNIQUES
TOURISTIQUES ET HOTELIERES ACCUEIL ET TOURISME DEUXIEME ANNEE DE
LICENCE
THEME : « L'AGROTOURISME : UNE OPPORTUNITE DE
DEVELOPPEMENT POUR SOCIO-ECONOMIQUE DU TERRITOIRE DE KABARE
»
DIRECTEUR : Professeur jacques USUNGO
PLAN GNEAL DE CRHE
CO-DIRECTEUR : Chef de Travaux Janvier KARUMBA Tél :
+243 999 121 223
E-mail : rodriguentibo20@
gmail.com
PLAN PROVISOIRE DE
RECHERCHE
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Partie Première : Cadre conceptuel de la
filière touristique
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I
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II

Chapitre Quatrième : Diagnostic stratégique et
enjeux de l'agrotourisme dans le territoire de KABARE
Chapitre Cinquième : Réalisation d'un
éventuel projet agrotouristique
II
Chapitre Premier : Généralités sur
l'agrotourisme
Chapitre Deuxième : Situation actuelle : KABARE,
agriculture locale
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Chapitre Troisième : L'agrotourisme à Kabare une
pratique émergente pour le
territoire
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III
III
COMMENTAIRE
Ce travail, en plus de l'introduction et de la conclusion,
nous allons l'organiser en deux grandes parties, chacune divisée en
différents chapitres. Un plan a été choisi afin de
faciliter la lecture tout en garantissant la logique et l'enchaînement
des chapitres.
La première partie visera à présenter le
cadre conceptuel de la filière touristique. Elle sera divisée en
trois chapitres. Nous partirons d'une approche générale de
l'agrotourisme afin de mieux cerner son fonctionnement et ses
caractéristiques, pour nous concentrer progressivement sur notre milieu
d'étude, ainsi que sur l'émergence de ce milieu via les pratiques
agrotouristiques à KABARE. Le premier chapitre, de type introductif,
exposera d'une part, une approche historique d'agrotourisme afin de comprendre
les éléments de son évolution ainsi que les facteurs qui
l'influencent et d'autre part, une approche économique se concentrant
sur la présentation des différentes offres agrotouristiques. Ce
premier chapitre nous amènera à aborder la principale raison pour
laquelle nous voulons intégrer KABARE dans l'agrotourisme. Nous trouvons
une réponse dans le deuxième chapitre qui se concentre sur les
produits agricoles du territoire de KABARE. Un descriptif se basant sur sa
situation actuelle nous conduit à étudier quels changements
organisationnels ils occasionnent dans les entreprises touristiques. C'est le
troisième chapitre qui nous permettra d'identifier les différents
peuvent contribuer à l'émergence de KABARE.
La seconde partie, organisée en deux chapitres,
présentera les résultats empiriques et théoriques. Le
quatrième chapitre se donnera pour objet de faire le diagnostic
stratégique et de définir les enjeux de l'agrotourisme dans le
territoire de KABARE, la réalisation d'un projet d'agrotouristique fera
objet du dernier chapitre.
IV
IV
EPIGRAPHE
« On ne voulait pas de factice, de
scénarisé. Au Barn, on retrouve un environnement
naturel, on vit au milieu des chevaux, on mange dehors, on va à la
pêche et on fait la cueillette. »
Antoine Ricardou, 2018
V
V
IN MEMORIUM
A mon feu père NTIBONERA BISIKANGWA Odemar dont le
recensement céleste nous a fait précocement ôter la
bienveillance. Je te dédie mes panégyriques posthumes et
d'éloges de ta sollicitude.
Tu as su insuffler un esprit qui vivifie et vitalise
en ta famille un savoir être en sus d'un savoir-faire qui
illumine un sens aigu de mieux faire. Saches que la mort, cette
fatalité, compagne de dernière heure, voyage sans
passeport est aussi vie dans l'au-delà. J'en suis fort
aise.
Père, acceptes cette oeuvre, fruit d'une
indubitable maturité mais surtout l'aboutissement
héroïque fournie pernicieusement après un dur
labeur.
Acceptes, outre-tombe, ce travail pour mémoire.
VI
VI
DEDICACE
A ma mère SIKUJUWA CIRIMWAMI Ghislaine et à ma
soeur Lavie Loraine, sans l'aide de qui cette oeuvre ne serait qu'un simple
balbutiement. Votre accompagnement substantiel est sans pareil et seul Dieu, du
haut du trône sublime de sa gloire, pourra vous rétribuer à
juste titre.
A toutes et à tous engagés dans le
développement touristique.
VII
VII
REMERCIEMENTS
Ce travail de deuxième cycle en Accueil et Tourisme,
sans prétention encyclopédique, serait resté un voeu pieu
n'eut été l'appui de l'Eternel, Dieu, Miséricordieux et
Etre-source.
« A tout seigneur, tout honneur » dit-on. Nous
adressons nos sincères remerciements aux autorités
académiques de l'Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu
pour leur formation de qualité.
Une mention spéciale de profonde gratitude est ici
adressée au Professeur Jacques Usungo et à l'Assistant Janvier
Bagula qui, nonobstant leurs agendas surchargés, ont volontiers
accepté de nous accompagner et d'encadrer cette recherche.
Fière chandelle à Bonny KAFUNDWE, à
Ariane SIFA MINANI et à la Révérende Soeur Catherine
KAVUGHO SAFI pour leurs efforts consentis.
Nous ne pouvons pas rester sans remercier avec un grand accent
Nicodème NTAKOBAJIRA, Jacques CIZENGO, Joyeux BAHIDIKA, Claudine BADOSA,
Marie-Gorette KIBIBI, Soeur Devota KALERHE, Raïssa CIGOMBA, Robert BIHIGI,
Théophile BYADUNIA, Bonheur, Odette, Tafa, Destin, Gustave, Murielle,
Diane BINJA, Emmanuela BUTU, Judith MIRINDI, Oscar MIRINDI, Lablonde KABUTELE,
Fiston BITULO, Alain MUSHAGALUSA, Paulin MUNYAHU, Yvette NTIBONERA, Claudine
MUSIMBI, Corneille.
Nous aurions dû citer toutes celles et tous ceux qui
nous sont chers et qui méritent certes une palme dorée en guise
d'ultime reconnaissance mais le souci de synthèse nous
désoblige.
VIII
VIII
SIGLES ET ABREVIATIONS
AAP : Agence d'Achat des Performances
AT : Accueil et Tourisme
CAID : Cellule d'Analyses des Indicateurs de
Développement
CAPSA : Centre d'Adaptation et de Production de Semences
Améliorées
CEPGL : Communauté Economique de Pays de Grands Lacs
CRSN : Centre de Recherche en Sciences Naturelles
DIVITOUR : Division Provinciale du Tourisme
FFOM : Force Faiblesse Opportunité et Menace
GLP : Great Lake Plantation
HGR : Hôpital Général de
Référence
ICCN : Institut Congolais pour la Conservation de la Nature
IITA : Institut International de l'Agriculture Tropicale ;
INERA : Institut National pour l'Etude et la Recherche
Agronomiques
ISP : Institut Supérieur Pédagogique
ISEAV : Institut Supérieur d'Etude Agronomique et
Vétérinaire
ISTD : Institut Supérieur de Technique de
Développement
ISTM : Institut Supérieur de Technique
Médicale
NTIC : Nouvelles Technologies de l'Information et de la
Communication
PNKB : Parc National de Kahuzi-Biega
UNESCO : Organisation des Nations Unies pour
l'Éducation, la Science et la Culture
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1
INTRODUCTION GENERALE
1. CHOIX ET INTERET DU SUJET
Le choix de ce sujet nous a été inspiré
par la réalisation d'un travail pratique dans le cours d'Urbanisme et
aménagement du territoire, dans lequel nous avions eu l'occasion de
parler de problèmes de l'aménagement du territoire de KABARE. Les
activités économiques de celui-ci basées essentiellement
sur les activités agricoles nous ont poussésles aborder dans le
domaine du tourisme. Voulant étudier ce phénomène
basé essentiellement sur l'agriculture et le tourisme, nous comptons
saisir l'opportunité que nous offre ce présent mémoire
pour identifier et analyser les activités agrotouristiques qui peuvent
contribuer au développement du territoire de KABARE.
Ainsi donc, ce modeste travail s'avère-t-il un
instrument qui permettra de renforcer, de développer davantage la notion
de l'agriculture et de l'orienter dans le tourisme en vue non seulement de
conserver les cultures mais surtout attirer les nouveaux touristes (visiteurs
potentiels) pour la rentabilité du territoire de KABARE.
Socialement parlant, ce travail sera considéré
comme une lampe pouvant éclairer les activités de la
communauté locale car les activités agrotouristiques auront un
impact positif non seulement sur le développement du territoire de
KABARE mais aussi sur le développement de la communauté locale en
ce sens que les recettes enregistrées par une immense réservation
permettront de financer les différentes activités agricoles de
cette communauté locale.
Ce travail sera également un outil de
référence pour la communauté scientifique, en ce sens
qu'il sera de temps en temps consulté par les futurs chercheurs dans le
but d'avoir des informations sur l'agrotourisme en général et sur
les activités agrotouristiques qui contribueraient au
développement du territoire de KABARE en particulier.
2. ETAT DE LA QUESTION
Plusieurs études ont déjà
été menées sur le territoire de KABAREmais aucune
recherche d'envergure n'a jamais eu lieu dans le cadre de l'agritourisme. Cela
étant, nous nous sommes inspirés de quelques travaux qui ont
été réalisés par les prédécesseurs
dans les Universités
2
2
européennes et américaines qui avaient
mené telle ou telle autre recherche dans le cadre de l'agritourisme. Ces
différentes figures emblématiques qui ont apporté une
modeste contribution dans le domaine d'agritourisme sont ci-dessous
énumérées tout en respectant les idées respectives
de leurs contributions :
Faucher Audrey (1998), Valorisation de
l'agrotourisme en région : Une stratégie pour un
développement durable. L'exemple des Cantons-de-l'Est.
Mémoire inédit, Université de Sherbrooke,
Département de géographie et télédétection,
Faculté des lettres et sciences humaines, 165 p.
Dans son travail, il souligne que l'agrotourisme peut
répondre à plusieurs attentes, mais l'aspect économique
nedoit pas être la principale raison justifiant ce développement,
l'aspect social étant tout autant, sinon plus important.Le
développement doit essentiellement passer et provenir des régions
mêmes puisquel'agrotourisme vise à valoriser le milieu rural.
Toutefois, des outils doivent être développés et mis en
place afin d'aider les intervenants dans leurs démarches. Que ce soit
par l'embauched'agents attitrés directement au développement de
ce secteur d'activité, que par l'élaboration destratégie
de développement et de plans d'action adaptés à la
région et à leur situation ou par lacréation de centres
d'aide, une aide externe devra venir tôt ou tard.
Dans cet ordre d'idées, en termes d'études
spécifiques aux régions, dont les Cantons-de-l'Est, ilfaudrait
procéder à un sondage complet des retombées
économiques des activités etévénements à
caractère agrotouristique ainsi qu'à un sondage traitant de la
satisfaction de laclientèle. Également, suite à l'adoption
d'une planification stratégique de développementrégional,
il faudrait réaliser des plans d'actions adaptés à la
stratégie ainsi qu'un plan decommunication approprié. Enfin, il
faudra prévoir des moyens d'évaluation efficaces tant
desactivités que de la satisfaction de la clientèle.
Par ailleurs il faudra, dans un court délai, commencer
à structurer le développement del'agrotourisme à
l'échelle du Québec. Cela permettra d'unir les efforts
promotionnels etcontribuera à doter le Québec d'une « image
» agrotouristique.
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Lise CHEVALLIER(2009), Importance
socio-économique de l'agritourisme et des circuits courts en
région Midi-Pyrénées,Mémoire inédit,
Université Lumière-Lyon II, Faculté de Géographie,
Histoire, Histoire de l'art et Tourisme, 135p.
Dans son travail, il souligne que la diversification agricole,
encore méconnue aujourd'hui, répond aux attentes
sociétales et suscite ainsi un intérêt grandissant
auprès des pouvoirs publics. La Chambre Régionale d'Agriculture,
commanditaire de l'étude, souhaite améliorer sa connaissance sur
deux activités en particulier, à savoir la vente en circuits
courts et l'agritourisme, afin d'adapter son accompagnement auprès des
structures engagées. Les résultats présentés dans
ce travail sont issus d'entretiens réalisés avec les
différents partenaires régionaux ainsi que des rencontres sur le
terrain auprès d'une partie des agriculteurs impliqués dans ces
activités. Après avoir dressé un profil des exploitations
diversifiées, le poids socio-économique de la vente en circuits
courts et de l'agritourisme est évalué. Pour finir, des leviers
d'actions sont proposés pour le soutien et le développement de
ces activités. Dans son travail, elle a encore mis l'accent sur la
méthode FFOM en présentant, d'une manière
détaillée, d'une part les forces et les faiblesses d'une
entreprise agrotouristique et d'autre part les opportunités et les
menaces qui peuvent être liées aux activités
agrotouristiques de l'environnement.
Sophie THOMAS (2009), L'agritourisme :
une opportunité de développement pour un territoire ? Le cas du
territoire Valence Drôme Ardèche Centre, Mémoire
inédit, Université Lumière-Lyon II, Faculté de
Géographie, Histoire, Histoire de l'art et Tourisme, 178p.
Dans ce travail, l'auteur a voulu montrer que le territoire
VALDAC n'a pas d'identité et répond à une logique de
projets. Mais, lesdifférents espaces qu'il concentre sont
complémentaires. Des liens étroits existent entrel'urbain, le
périurbain et le rural de moyenne montagne que ce soit pour le travail,
le logementet les loisirs. Même si Valence et son agglomération
représentent plus de la moitié de sapopulation, le territoire
VALDAC est à dominante rurale. L'agriculture y est encore
bienprésente et propose des produits de qualité. A cause des
difficultés économiques, certainsagriculteurs diversifient leurs
activités vers le tourisme.
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L'auteur souligne que le territoire VALDAC compte 101
exploitations agritouristiques, réparties de
manièrehétérogène. La partie ardéchoise
semble plus propice au développement de l'agritourismenotamment la
vallée du Doux qui a un fort potentiel de développement avec le
redémarragedu train touristique du Mastrou en 2011. Diverses prestations
agritouristiques s'offrent auxtouristes que ce soit l'hébergement, la
restauration et/ou les loisirs. Les agriculteurs proposentdavantage de visites
alors que la tendance du département de l'Ardèche se centre
surl'hébergement à 80 %. L'offre agritouristique en VALDAC doit
se démarquer des autresprestations que proposent l'Ardèche
Méridionale afin d'attirer une clientèle en toute
saison.L'agritourisme a une image positive dans notre société.
Authenticité, terroir etpatrimoine séduisent en effet les
touristes. Aussi, les exploitants agricoles doivent mettre enoeuvre des
stratégies pour diversifier l'offre et être attentifs aux attentes
de la clientèle. Toutefois, l'auteur souligne qu'il ne faut pas
négliger la demande de proximité, la population locale et les
résidentssecondaires. La famille est aussi une clientèle à
rechercher puisque les enfants aiment engénéral les animaux de la
ferme. Pour eux, c'est un moyen ludique d'apprendre pendant sesvacances.
Face à la crise agricole, l'agritourisme apparaît
comme une réelle opportunité dedéveloppement pour les
exploitations en perte de vitesse. Il peut être incitatif pour la
reprised'exploitations dont les propriétaires vieillissants sont en
quête de repreneurs. Cette forme detourisme peut maintenir des couples
à la ferme et éviter les emplois d'appoint à
l'extérieur del'exploitation. Il permet aussi de rompre la monotonie du
quotidien par des contactsrelationnels avec la clientèle, de s'ouvrir au
monde extérieur par le biais d'Internet et des'adapter en permanence
à l'évolution de son activité principale. Autant de
challenges que denouveaux exploitants volontaires doivent pouvoir relever.
Eu égard à ces différents travaux
susdits, notre travail met un accent beaucoup plus particulier sur un des
territoires ruraux de la province du Sud-Kivu à l'occurrence le
territoire de KABARE car l'agriculture constitue l'activité principale
de la population de ce territoire dans sa partie Nord et le tourisme est en
plein essor via le Parc National de Kahuzi-Biega qui offre à ses clients
une multitude d'attraits caractérisés principalement par la
visite de Gorilles des plaines orientales qui est une espèce
endémique de la République Démocratique du Congo. Vu
l'importance accordée à ces deux types d'activités, il
nous paraît important de trouver l'élément
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5
commun de ces activités et l'entreprendre sous diverses
formes dans notre territoire dans le souci d'apporter notre contribution
à son développement.
3. PROBLEMATIQUE
Pour DONALD LONG, (2004 :5) :« La
problématique de recherche est souvent perçue et enseignée
comme une démarche systématique qui, une fois suivie,
débouche inévitablement sur la formulation d'hypothèses
appropriées, pertinentes et logiques ».
Et pour l'équipe d'auteures et d'auteurs dirigée
par Benoît GAUTHIER (1986 :6) parlent ainsi de la problématique de
recherche : « Par l'expression problématique de la recherche,
on réfère généralement à l'ensemble des
éléments formant problème, à la structure
d'informations dont la mise en relation engendre chez un chercheur un
écart se traduisant par un effet de surprise ou de questionnement assez
stimulant pour le motiver à faire une recherche ».
Quant à André LAMOUREUX (1995) cité par
DONALD LONG (2004 :7), il nous livre sa pensée sur le sujet dans son
livre intitulé, Recherche et méthodologie en sciences
humaines : « La construction de la problématique consiste
à traduire une idée de recherche d'abord vague (et abstraite) en
une question précise (et concrète) à vérifier dans
la réalité. C'est par un travail de raisonnement logique et
rigoureux que le chercheur effectue ce rétrécissement progressif
du champ de sa recherche ».
De tout ce qui précède, nous pouvons
définir la problématique comme étant un ensemble des
questions que se pose le chercheur dans sa quête sur un sujet
donné.
Au monde, l'espace rural est caractérisé par la
diversité de paysages - notamment façonnés par l'homme et
par l'activité agricole -, par la présence d'espaces naturels
préservés, de forêts mais aussi par de patrimoine culturel,
architectural et gastronomique riche, par des traditions et par les populations
qui y vivent.
Actuellement, la société est prête au
tourisme vert pour valoriser les espaces ruraux contribuant ainsi à la
multiplication des activités récréatives. Parmi celles-ci,
l'agrotourisme est identifié comme spécifique aux espaces ruraux,
en particulier ceux de ressources naturelles.Ainsi
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l'agrotourisme est devenu un objet de recherche pertinent pour
examiner l'originalité des modalités de développement de
territoires ruraux.
L'agriculture se présente de façon
particulière dans la filière touristique. En effet,
l'agrotourisme ne relève pas d'une seule et unique filière
économique mais s'inscrit dans au moins deux : l'agricole et le
touristique. Cette double inscription soulève des questions dans la
mesure où il peut s'agir des différentes formes. Le tourisme est
une activité qui s'appuie essentiellement sur la valorisation d'une
ressource territoriale qu'elle soit naturelle, artificielle ou culturelle.
L'agrotourisme use de même ressort, il est la concrétisation
à un moment donné d'un ensemble de motivations liées
à la conduite de l'activité principale que la visite.
Toutefois, le développement de l'agrotourisme sous
d'autres cieux, s'est depuis étendu à d'autres types
d'entreprises agricoles et il connaît un certain essor depuis les cinq
dernières années. Pour plusieurs types d'entreprises agricoles,
dont la mise en marché collective est inexistante ou en
développement, l'accueil de touristes ou d'excursionnistes dans leur
entreprise constitue un mode de mise en marché privilégié.
Tout en offrant leurs produits agricoles, les producteurs ouvrent ses portes
afin que la clientèle puisse se familiariser avec les étapes de
la production et de la transformation de leurs produits. La qualité de
l'accueil et de la prise en charge du visiteur durant son passage dans
l'entreprise agricole est ce qui distingue une entreprise agrotouristique d'une
exploitation agricole n'offrant que la vente de ses produits ou de l'auto
cueillette de fruits et de légumes.
Bien implanté dans les pays développés,
l'agrotourisme permet généralement à des touristes de
séjourner dans des fermes, participer aux activités agricoles et
interagir avec les communautés locales. Cette forme de tourisme se
développe maintenant dans d'autres pays d'Afrique ; comme en Afrique du
Sud où elle est en plein essor. Les vacances à la ferme et les
visites des vignobles constituent parmi d'autres activités, un moyen
précieux pour des agriculteurs sud-africains de générer
des revenus dans un contexte agricole et économique difficile.
L'agrotourisme est désormais le secteur qui connaît la plus forte
croissance de toute l'industrie écotouristique.
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Au Sud-Kivu, précisément dans le territoire de
KABARE, alors que l'agriculture reste le principal moyen de subsistance pour la
majorité de la population, sa contribution à la valeur
économique ajoutée a décliné ces dix
dernières années. En revanche, le secteur du tourisme, qui a
enregistré une forte croissance surtout dans la partie Nord du
territoire, est la force vive de nombreuses économies pour les
communautés riveraines du Parc National de Kahuzi-Biega.
Néanmoins, dans l'ensemble du territoire, le tourisme
stimule la demande dans le secteur agricole local, favorisant ainsi une
alimentation saine et nutritive tout en célébrant la cuisine et
la culture traditionnelle. Les tendances mondiales qu'il s'agisse de changement
climatique ou d'économie verte, de nutrition, de santé et de
conservation du patrimoine, favorisent toutes la croissance de l'agrotourisme.
Les études de marché actuelles indiquent que les touristes
préfèrent de plus en plus des produits et expériences
authentiques en matière de nourriture, de culture et de patrimoine
locaux.
C'est dans ce contexte que nous voulons lancer l'initiative
pour encourager et développer l'agritourisme dans le territoire de
KABARE d'où notre thématique principale : « l'agrotourisme :
une opportunité pour le développement du territoire de KABARE
».
De notre question principale, y a-t-il possibilité de
valoriser les produits agricoles locaux et l'agritourisme à KABARE ?,
proviendra quatre questions qui nous serviront de poteaux indicateurs tout au
long de ce modeste travail. Elles sont ci-dessous
énumérées :
V' Les cultures du territoire de KABARE peuvent-elles
servir de moyen autour duquel on peut monter un produit touristique ?
V' Quels sont les clients potentiels des produits
agrotouristiques du territoire de KABARE ?
V' Comment l'agritourisme est-elle une
opportunité pour le développement socioéconomique du
territoire de KABARE ?
V' Quel moyen peut-on mettre en oeuvre pour promouvoir
l'agritourisme dans ce territoire ?
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8
4. HYPOTHESES
Pour Raymond TREMBLAY et al (2006 :1) ; dans son article
« Savoir plus : outils et méthodes de travail intellectuel
» :« Une hypothèse est la réponse
présumée à la question qui oriente une recherche. C'est
une supposition qui est faite en réponse à une question de
recherche ».
Et DONALD LONG (2004 :7) de renchérir en ces termes
:« Une hypothèse comporte quatre caractéristiques
particulières : une énoncé, une prédiction, un
outil de vérification et une réponse à une question. Une
hypothèse est une énoncé parce qu'elle affirme une
idée. Elle est une prédiction parce qu'elle prévoit des
résultats à la suite d'une expérience. Elle est un outil
de vérification parce qu'elle établit des relations entre des
concepts qui demanderont d'être mesurés et évalués.
Enfin l'hypothèse est formulée en guise de réponse
à la question de recherche ».
En somme, une hypothèse est une proposition de
réponse aux questions qu'on se pose à propos de l'objet de
recherche, formulée en des termes tels que l'observation et l'analyse
puissent fournir une réponse.
Compte tenu des faits décrits, nos hypothèses
s'articulent sur quatre réponses provisoires ci-après :
V' Les cultures du territoire de KABARE pourraient servir de
moyen autour duquel on pourrait monter un produit touristique qui motiverait
les déplacements des touristes ;
V' Les clients potentiels seraient les touristes qui
achèteraient les permis de visites pour se rendre au Parc National de
Kahuzi-Biega car il semblerait que ces derniers pourraient se rendre d ans la
chefferie de KABARE, dans le cadre du tourisme culturel avant d'aller à
TSHIVANGA ;
V' L'agritourisme serait une opportunité de
développement en ce sens qu'il pourrait générer des
revenus insoupçonnés susceptibles de renflouer le budget du
territoire, accroître le revenu des citoyens et promouvoir le
développement communautaire tout en finançant les
activités agricoles de paysans ;
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V' La promotion de l'agritourisme dans ce territoire serait
liée au développement d'une série de stratégies
innovantes à définir.
5. OBJET DU TRAVAIL
Pour bien mener notre investigation, nous nous sommes
assignés les objectifs généraux ainsi que
spécifiques.
Globalement parlant, la présente étude vise
à développer des connaissances liées à la vente de
produits agricoles sur une exploitation agrotouristique et son impact sur
l'émergence du territoire de KABARE, à élaborer des
stratégies pour promouvoir les produits agricoles de ce territoire
à l'aide des pratiques touristiques, à en attirer ceux qui n'ont
pas encore visité ledit territoire.
De cet objet découle les objectifs ci-dessous
énumérés :
V' Identifier les produits agricoles locaux du territoire de
KABARE ;
V' Identifier les potentiels agrotouristiques de ce territoire
;
V' Evaluer le potentiel de développement de cette
activité et ses retombées économiques; V' Réaliser
un projet agrotouristique.
6. DELIMITATION DU SUJET
Spatialement parlant, notre étude porte sur le
territoire de KABARE dans sa partie Nord où l'activité agricole
s'est fait remarquer. Toutefois, pour l'explication de certains faits
importants, nous serons obligés, quand le besoin se présentera,
de parler aussi de la partie sud du territoire de KABARE
Au niveau chronologique, notre étude s'étend sur
une période qui va de 2015 à 2018, période pendant
laquelle nous avons suivi un documentaire sur le fonctionnement et les
caractéristiques de l'agrotourisme au Québec et avons
entamé nos investigations sur la question en territoire de Kabare.
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7. METHODOLOGIE DE RECHERCHE
La méthodologie des sciences est un sujet très
important dans la mesure où il est très difficile de
maîtriser notre monde sans d'abord savoir comment la science nous aide
à prendre connaissance de lui. La connaissance parfaite de ce terme nous
permettra de bien mener notre travail au bon port. Cela étant, il nous
paraît important de signaler que plusieurs auteurs ont apporté un
éclaircissement en donnant chacun une définition au terme «
méthodologie » en de termes presque semblables
malgré les différentes écoles qui les
caractérisent.
Pour M.-A. TREMBLAY (1968:92), « La
méthodologie scientifique définit les exigences théoriques
et opératoires de l'observation. Elle énonce à la fois les
principes à respecter dans la préparation du travail et la
collecte des faits. Elle est une véritable logique opératoire en
ce sens qu'elle précise les différentes étapes du
processus de recherche, c'est-à-dire l'ensemble des étapes
à franchir et des procédés à utiliser pour obtenir
une connaissance scientifique. La méthodologie confère donc aux
résultats un fondement légitime parce qu'ils découlent de
principes et de procédés rationnels. Chaque science de l'homme
possède sa propre méthodologie qui s'inspire, bien entendu, de la
méthodologie scientifique générale ».
Quant à Maurice ANGERS (1992 : 353) de renchérir
en ces termes :« La méthodologie est un ensemble des
méthodes et des techniques qui orientent l'élaboration d'une
recherche et qui guident la démarche scientifique »
Et R. QUIVY et L. VAN CAMPENHOUDT (1988 :4) souligne ce qui
suit :« Il importe avant tout que le chercheur soit capable de
concevoir et de mettre en oeuvre un dispositif d'élucidation du
réel, c'est-à-dire, dans son sens le plus large, une
méthode de travail. Celle-ci ne se présentera jamais comme une
simple addition de techniques qu'il s'agirait d'appliquer telles quelles mais
bien comme une démarche globale de l'esprit qui demande à
être réinventée pour chaque travail ».
En définitive, le terme méthodologie peut
désigner l'ensemble des méthodes, des techniques et des approches
utilisées soit pour rassembler les données, soit pour les
analyser, soit encore pour traiter les résultats des investigations.
11
11
On comprendra ainsi aisément que la méthodologie
de la recherche s'avère incontournable pour celui qui entend s'initier
à une science, car elle renvoie à la connaissance des
règles, étapes et procédures auxquelles les scientifiques
recourent pour faire de la science et expliquer notre univers d'une
manière scientifique.
Selon R. PINTO et M. GRAWITZ (2001 :351) : « Une
méthode est l'ensemble des opérations intellectuelles par
lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités
qu'elle poursuit, les démontre et les vérifie ».
Dans le cadre de notre recherche pour la récolte des
informations ou données fiables en vue de la réalisation de ce
travail, il nous semble utile de nous appuyer à la méthode
analytique. Cette méthode trouvera son opérationnalité
dans plusieurs postulats notamment la description, la critique et tant d'autres
qui justifient toute analyse et la rendent conclusive. Elle nous
permettrad'analyser,à l'aide de la méthode FFOM, les
activités agricoles tout en les assimilant aux activités
touristiques dans l'unique but de mieux faire connaître et valoriser le
monde rural.
Parlant des techniques, Madeleine GRAWITZ (2001:353) : «
Les techniques ne sont que des outils mis à la disposition de la
recherche et organisées par la méthode dans ce but. Elles sont
limitées en nombres et communes à la plupart de sciences
».
Tout au long de notre recherche, trois techniques seront
prises en compte : la technique d'enquête par questionnaire, la technique
d'observation participante et la technique documentaire.
? L'enquête par questionnaire
Cette technique nous permettra de recueillir les
données en posant certaines questions auxquelles nos
enquêtés répondront librement.
? La technique d'observation
Elle nous permettra de collecter les données
nécessaires à partir d'une présence sur le terrain pendant
laquelle nous serons en train de sélectionner les différentes
plantes qui peuvent faire objet de notre étude agrotouristique.
12
12
? La technique documentaire
A partir de cette technique, nous aurons à rassembler
et à consulter les documents écrits que nous aurions
trouvé dans des bibliothèques et les dépôts
d'archives de la place. Il s'agit notamment des documents d'archives, des
archives, des ouvrages, des travaux de fin de cycle et des mémoires,
mais aussi des notes de cours qui nous aideront à mieux cerner notre
travail.
8. DIFFICULTES RENCONTREES
Tout travail scientifique expose le chercheur à des
contraintes ou obstacles vis-à-vis de ses investigations. La
réalisation de ce travail s'est heurtée à de multiples
difficultés qui se résument comme suit :
? Les difficultés financières ne sont pas
à négliger car il nous arrivait quelque fois de stopper les
recherches faute de moyens matériels et financiers ;
? La réticence de certains enquêtés
à pouvoir nous fournir des informations relatives à notre
étude. Cette difficulté a été contournée par
le recours aux enquêtés de bonne foi ;
? L'accès aux données voulues constitue
l'épineux problème auquel nous avons eu à faire face. Pour
le contourner, nous avions payé le frais de recherche au GLP de MBAYU
équivalent à 10$ USD ;
? La maladie.
Tout ceci a été une grande barrière
à l'avancement de notre travail. Mais, les faits ci-haut
énumérés ne nous ont pas empêchés de
poursuivre notre étude et de l'amener à terme faisant usage de
nos capacités et de nos relations particulières pour
accéder à certaines données auprès de nos
enquêtés.
9. SUBDIVISION DU TRAVAIL
Ce travail, en plus de l'introduction et de la conclusion,
s'articule autour de deux grandes parties, chacune étant
subdivisée en différents chapitres.
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13
La première partie vise à présenter le
cadre conceptuel de la filière touristique. Elle sera divisée en
trois chapitres. Nous partirons d'une approche générale de
l'agrotourisme afin demieux cerner son fonctionnement et ses
caractéristiques, pour nous concentrer progressivement sur notre milieu
d'étude, ainsi que sur l'émergence de ce milieu via les pratiques
agrotouristiques. Le premier chapitre de type introductif, exposera d'une part,
une approche historique de l'agrotourisme afin de comprendreles
éléments de son évolution ainsi que les facteurs qui
l'influencent et d'autre part, une approche économique se concentrant
sur la présentation des différentes offres agrotouristiques.
Cepremier chapitre nous amènera à aborder la principale raison
pour laquelle nous voulons intégrer KABARE dans l'agrotourisme. Nous
trouvons une réponse dans le deuxième chapitre qui se concentre
sur les produits agricoles du territoire de KABARE. Il s'agit d'un descriptif
qui se base sur sa situation actuelleet qui nous conduit à
étudier les changements organisationnels introduits dansles entreprises
touristiques. C'est le troisième chapitre qui nous permettra
d'identifier les différentes cultures qui peuvent contribuer à
l'émergence de KABARE.
La seconde partie, organisée en deux chapitres. Le
quatrième établira un diagnostic stratégique et
définira les enjeux de l'agrotourisme dans le territoire de KABARE.
Enfin, la réalisation d'un projet d'agrotouristique fera objet du
dernier chapitre.
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15
CHAPITRE PREMIER : GENERALITES SUR L'AGROTOURISME
Etant le premier chapitre de la première partie de
notre travail, ce chapitre mettra un accent particulier sur l'agritourisme tout
en se focalisant sur les différents points qui seront
développés dans les lignes suivantes, car celui-ci donnera aux
lecteurs l'envie de poursuivre la lecture de ce travail tout en enrichissant
leurs connaissances à l'aide des éléments clés que
renferme ce travail notamment, l'historique de l'agritourisme, son
évolution à travers le monde, les différents auteurs qui
ont apporté telle ou telle autre contribution quant à la
définition de ce terme pour ne dire que cela. Ce chapitre fera aussi un
survol du mode de fonctionnement de l'agritourisme, de son offre ainsi que des
caractéristiques de l'offre agritouristique.
1. DEFINITIONS DE L'AGROTOURISME
Partout l'on connait l'indéniable apport du touriste en
milieu rural et l'on tente de l'attirer et de le retenir en territoire rural
afin de générer des retombées économiques dans les
régions trop souvent désertes.
Une première tentative de définition de
l'agritourisme présente le concept comme étant le tourisme qui
amène la personne, la famille ou le groupe à se déplacer
pour visiter et découvrir le milieu agricole et qui, par des
activités et des services organisés, permettrait de mettre en
valeur le territoire agricole, ses habitants, leurs produits, leur mode de vie
et leurs valeurs tout en créant un contact étroit entre les
visiteurs et les visités » (Laurent BOURDEAU, 2002).
Activité économique en plein essor,
l'agrotourisme est souvent confondu avec la pratique du tourisme en milieu
rural (BOURDEAU, 2002). L'agrotourisme (ou l'agritourisme) peut
représenter pour la profession agricole une source de diversification
des revenus alors qu'il représente pour le touriste une occasion de
rencontrer directement le producteur dans son milieu. Cependant, on
connaît encore peu de chose sur cette activité économique
et touristique.
L'agritourisme a été défini par plusieurs
auteurs mais nous retiendrons dans les lignes suivantes les différentes
définitions qui ont plus traits à notre thématique de
recherche.
La définition proposée par le Small Farm Center
en 1979 (de l'Université de Californie) obtient l'assentiment de la
majorité des intervenants américains : « L'agrotourisme
réfère à
16
16
l'acte de visiter une ferme « en opération
» ou n'importe quelle entreprise agricole, horticole ou agroalimentaire
dans un but éducatif, de divertissement ou pour participer de
façon active aux activités de l'entreprise » (BOURDEAU
2002).
Aux États-Unis l'agrotourisme est défini de
façon très large et essentiellement du point de vue de la
demande, ou selon l'intention d'achat du visiteur. La définition ne fixe
aucune balise liée à la portion du revenu de l'entreprise
directement issue des activités agrotouristiques par rapport au revenu
total de l'entreprise. Ellen RILLA, directrice du Small Farm Center,
mentionne d'ailleurs qu'il s'agit d'un choix
délibéré ; l'organisation souhaite ainsi
avoir davantage de latitude pour jeter les bases du secteur agrotouristique.
Par ailleurs, la présence du qualificatif « en opération
» pour qualifier la ferme agrotouristique tend à exclure les
exploitations qui ne retirent pas d'abord et avant tout un revenu de leurs
opérations agricoles.
Le Groupe de concertation sur l'agrotourisme au Québec
définit l'agrotourisme comme :
« ...une activité touristique
complémentaire à l'agriculture ayant lieu sur une exploitation
agricole. Il met en relation des producteurs agricoles avec des touristes ou
des excursionnistes, permettant ainsi à ces derniers de découvrir
le milieu agricole, l'agriculture et sa production à travers l'accueil
et l'information que leur réserve leur hôte : (...) Il convient de
souligner que ce sont les services d'accueil et de diffusion d'informations
à caractère agricole qui en spécifient l'aspect
agrotouristique » (BOURDEAU 2002).
Cette définition représente la conclusion
consensuelle résultant des discussions tenues par les différents
partenaires québécois impliqués dans le Groupe de
concertation sur l'agrotourisme au Québec. Elle s'attache ainsi à
distinguer l'agrotourisme du tourisme rural et de la vente directe des produits
agricoles au public. Elle vise également à cerner l'agrotourisme
au plan réglementaire, et ce, afin d'assurer le développement et
la promotion des entreprises agrotouristiques en zone agricole. Soulignons que
la définition se positionne clairement dans la perspective du producteur
agricole.
L'agrotourisme peut ainsi être défini comme :
« Une expérience touristique réalisée dans le
milieu agricole. Cette expérience repose sur la relation entre une
organisation agricole, les services qui accompagnent le produit agricole et le
touriste (excursionniste). La demande pour ce type de services est
conçue dans une perspective d'agrément » (BOURDEAU
2002).
17
17
L'expérience touristique comporte la notion de
déplacement temporaire du touriste vers le lieu agricole. Pour que cette
expérience soit agrotouristique, le touriste doit donc se
déplacer sur les lieux agricoles. À ce titre, un marché
urbain vendant des produits régionaux n'est pas une activité
agrotouristique. Le milieu agricole englobe l'ensemble des lieux qui sont
attachés à la production et à l'interprétation du
monde agricole. Le milieu agricole comprend donc, outre la ferme, le
musée, la foire, le festival agricole, le lieu de transformation
agroalimentaire, etc.
L'agrotourisme nécessite la participation de
l'organisation agricole, que ce soit par la présence du producteur (de
sa famille ou de ses employés), ou d'autres entreprises (associations,
musées, coopératives, etc.) oeuvrant dans le domaine agricole. Il
implique également que le producteur ou l'organisation agricole
fournisse plus qu'un produit agricole. La distinction entre le produit agricole
ou agroalimentaire et le produit agrotouristique peut en effet se
caractériser par le fait que le « produit » - dans son aspect
utilitaire - n'est pas l'unique élément recherché lors de
la pratique de l'agrotourisme. C'est l'ensemble de l'expérience
vécue à travers l'offre du service (qui intègre alors tant
le produit agricole que les informations et l'animation) qui lui donne sa
caractéristique agrotouristique.
Cette dimension « service » du « produit
agrotouristique » permet partiellement de distinguer les activités
strictement offertes aux touristes, de celles offertes également aux
résidents locaux. En effet, les services que représentent
l'hébergement, l'accueil, la restauration et les activités de
loisirs sont le plus souvent réservés aux touristes, tandis que
la seule vente de produits agroalimentaires s'adresse
généralement aux résidents.
Finalement, on peut distinguer le type de demande (locale ou
touristique) pour les produits agricoles par le fait que la demande locale est
généralement une demande « utilitaire » (visant
à satisfaire les besoins utilitaires de base). La demande touristique
pour sa part se caractérise par la dimension d'agrément (le
touriste ne va pas simplement acheter des produits de nécessité
chez le producteur, il va y découvrir les produits du terroir et les
produits régionaux, y pratiquer des loisirs, échanger avec les
producteurs, acquérir des connaissances à propos des
caractéristiques régionales, baigner dans une atmosphère
bucolique, etc.). La notion d'agrément comprend à ce titre, non
seulement les activités de divertissement, mais également les
activités éducatives et culturelle s qui sont
réalisées dans un but non utilitaire.
18
18
De notre part, tout en nous focalisant sur toutes les
définitions précédentes tirées de Bourdeau, nous
disons que l'agrotourisme est une activité touristique qui est
complémentaire à l'agriculture et qui a lieu dans une
exploitation agricole. Il met en relation les productrices et les producteurs
agricoles avec les touristes ou les excursionnistes et permet à ces
derniers de découvrir le milieu agricole, l'agriculture et sa production
à la faveur de l'accueil et de l'information que leur réserve
leurs hôtes.
2. AUX ORIGINES DE L'AGROTOURISME
Le XIXème siècle a amené avec
lui un lot de changements quant à la répartition
démographique et socio-économique. Suite à
l'industrialisation et à l'urbanisation, les campagnes se sont
progressivement dépeuplés au profit des villes qui
représenteraient la nouvelle voie de l'avenir et qui devraient offrir
davantage d'opportunités de travail (Laurent BOURDEAU, 2001).
Que ce soit pour des aspirations économiques,
sociopolitiques ou culturelles, le contexte général actuel pousse
de nombreuses personnes à s'intéresser d'avantages à
l'environnement, au plein air et à la ruralité. A cet
égard, plusieurs intervenants touristiques ont cherché à
profiter de cette tendance et à se positionner en inventant de nouveaux
modes d'évasion d'où découleront de nouveaux vocables,
ainsi, des termes tels : Ecotourisme, Tourisme vert, Tourisme rural,
Agritourisme, Envirotourisme, etc. sont nés. (Laurent BOURDEAU,
2001).
3. EXPERIENCES DE L'AGROTOURISME DANS LE
MONDE
Afin de bien situer le positionnement actuel du territoire de
KABARE en matière d'agrotourisme et de se doter d'une vision d'ensemble
des offres qui sont mises en avant dans ce domaine, il importe d'examiner de
plus près l'évolution des produits offerts à
l'extérieur.
Effectuons un bref survol sur la forme que prend
l'agrotourisme ailleurs dans le monde en mettant un accent beaucoup plus
particulier aux pays européens à l'occurrence la Belgique, la
France et l'Espagne ; aux pays américains en considérant l'Etat
fédéré du Vermont aux Etats-Unis comme pays type ; aux
pays africains, cas de l'Afrique du Sud, de la Tanzanie et enfin, nous
parlerons de l'agrotourisme en République Démocratique du Congo,
pour nous plonger progressivement au Sud-Kivu précisément, dans
le territoire de KABARE.
19
19
3.1. En Europe
3.1.1. La Belgique
L'émergence de l'agritourisme en Belgique s'annonce au
début des années soixante-dix. Certaines études affirment
que cette activité développait une forme davantage
structurée dans ce pays. En 1973, l'alliance agricole belge faisait la
promotion du tourisme à la ferme et au cours des années
suivantes, les régions vivaient la mise en place de sérieux
programmes.
En 1978, va naître un organisme national
dénommé « FETOURAG » (Fédération de
Tourisme Agricole), qui veillera à la représentation et
l'organisation d'un tourisme de qualité en vue de valoriser les
potentialités paysannes de tout ordre (touristique, architectural,
culturel et humain).
Dans son encouragement au développement de cette forme
de tourisme, la Belgique a mis sur pied des systèmes d'aides
financières : primes à l'investissement, primes en capital et
subventions particulières, (FETOURAG, 2016).
3.1.2. L'Espagne
En Espagne, une forte demande touristique dans l'espace rural
provient principalement de la classe moyenne. En effet, dès 1967,
l'Espagne a encouragé le développement de l'agritourisme
grâce à des aides financières destinées à
subventionner l'implantation des structures et l'aménagement des
circuits.
Par ailleurs, les Ministères de l'Agriculture et du
Tourisme ont collaboré à la publication d'un guide touristique
dans le cadre d'un programme médiatique spécifiquement
intitulé : « Programme de vacances dans les exploitations
agricoles ».
Pilar GALINDEZ CABRADOR, Sociologue de l'Institut Espagnol de
Tourisme, soutient que « le tourisme rural se présente sous une
diversité de formes qui dépendent principalement du type
d'hébergement que choisi le touriste éventuel, dans cette
optique, « l'agritourisme serait donc celui qui utilise le logement
offert dans des fermes ou des exploitations agricoles ».
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20
Selon la même spécialiste « ... on
constante en Europe la présence de deux modes principaux
d'hébergement en milieu agricole : l'hébergement dans la maison
du fermier et l'hébergement dans une demeure secondaire de la ferme
» (Pilar GALINDEZ, 2017).
En Espagne, on semble donc estimer que le tourisme du milieu
agricole, l'agritourisme, doit reposer sur des entreprises flexibles
différentes des structures plus rigides correspondant à
l'hôtellerie commerciale de masse. La principale mission de
l'agritourisme dans ce pays est de contribuer à ce que l'agriculture
n'abandonne pas la campagne et que les producteurs agricoles s'enrichissent de
nouveaux contacts humains.
3.1.3. LaFrance
Selon les références consultées sur
Google portant sur l'agritourisme dans le ce pays, la France est sans doute le
pays où la littérature est la plus abondante en matière
d'organisation du tourisme rural en général et de l'agritourisme
en particulier. Plusieurs intervenants y ont longuement réfléchi
et pose de nombreux gestes notamment en matière d'organisation et de
mise en place des sites des vacances rurales.
Ainsi, en matière d'hébergement, on constante
que dès novembre 1948, le label « gîtes de France
» était créé. En 1952, cet important
réseau comprenait 3 914 gîtes et hôtels qui
représentaient un total de 69 919 chambres. Toujours dans le même
ordre d'idées, c'est en 1954 que se développe le réseau
« gîtes ruraux de France » puis en 1959 celui des
« Villages-Vacances-Familles ». Enfin, c'est en 1970 que
naît un Organisme National qui vise la concertation et la coordination
des partenaires du tourisme rural, soit le tourisme en espace rural.
En France, plusieurs intervenants considèrent que le
tourisme rural est une activité qui offre une débouchée
aux produits du territoire. Il permet en effet, de commercialiser une partie
importante de la production locale. Dans ce sens, certaines régions se
sont dotées de point de vente collective de produits des fermes.
3.2. En Amérique du Nord, le Vermont aux
Etats-Unis
Bien que beaucoup plus récente, l'expérience
nord-américaine en matière d'agritourisme mérite
d'être examinée.
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21
Le 14emeEtat de l'Union Américaine, vivant
essentiellement de l'agriculture, de l'élevage et du tourisme, le
Vermont, s'agite de créativité et de dynamisme dans le domaine du
tourisme rural et celui de l'agritouristique. Sur un territoire fortement
agricole, les intervenants de la région s'accordent sur
l'intérêt de toute mise en valeur du potentiel de leur
économie. Dans ce contexte, le Vermont a développé au fil
des ans un réseau regroupant des gîtes et des fermes à
visiter. Ce circuit des fermes accueille les visiteurs et leurs offre le
gîte et le petit déjeuner.
Après un premier séminaire d'introduction en
mars 1936, le Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation du Vermont
a organisé en mai 1996, un deuxième portant sur le marketing
agrotouristique. On y a abordé l'élaboration du plan marketing
ainsi que la publicité afin d'initier les entrepreneurs agricoles
à développer une brochure ou un communiqué de presse. La
notion de mise en marche de produits agricoles s'avère donc central dans
la vision des intervenants Agrotouristiques du Vermont.
Il est à constater également que les
Américains exploitent diverses avenues de mise en marche certainement
intéressantes. Ainsi, plusieurs actions explorées par ces
derniers tournent autour du développement du concept d'emballage
promotionnel ; une formule qui accompagne le produit d'une fiche qui devient un
outil de promotion.
Cette option découle du constat que la mise en marche
des produits agricoles sur les lieux de production attire notamment beaucoup
d'excursionnistes et permet aux producteurs de diversifier leurs revenus et
ainsi de continuer à offrir d'autres activités touristiques. Ces
occasions deviennent ainsi des facteurs de renforcement des productions
régionales.
Par ailleurs, plusieurs intervenants américains
soulèvent le fait que les festivals puissent devenir les leviers
économiques importants tant pour le produit d'une région que pour
son positionnement touristique. Dans bien des cas, ces événements
attirent une clientèle touristique régionale et nationale voire
internationale, qui contribue de façon importante, en l'espace de
quelques jours, à accélérer le rythme de l'économie
régionale, (source : Google consulté le 07 juillet 2018).
22
22
3.3. En Afrique
3.3.1. La Tanzanie
Dans ce pays, l'agritourisme attire les touristes
européens et asiatiques.
Pour ce faire, la Tanzanie poursuit les efforts visant
à renforcer sa compétitivité touristique en Afrique. Son
secteur du tourisme a subi un léger choc en 2017 en raison de la baisse
des revenus de l'hôtellerie, mais il compte bien augmenter de nouveau ses
revenus. L'agritourisme a la capacité de développer le secteur
agricole ainsi que de promouvoir le secteur du tourisme.
Pour ce pays, le tourisme en milieu agricole est le prochain
programme prioritaire dans le calendrier du pays afin d'attirer des recettes
supplémentaires. Cette opportunité permettrait, selon le
Gouvernement, d'éradiquer le taux élevé de pauvreté
dans les zones rurales et de changer le statut social et économique des
agriculteurs.
Le quartier MONGALA, au Nord de la Tanzanie, où se
déroule la plus grande partie de la culture de l'oignon, est un lieu
stratégique pour les touristes, car il se trouve dans les escarpements
d'Eyasi, en bordure du lac Eyasi. La nouvelle forme Geopark Tourism cherche
à augmenter le nombre de touristes visitant le pays avec la Chine
considérée comme un marché émergent pour le secteur
du Tourisme en Tanzanie. Avec de recettes accrues, la Tanzanie peut continuer
à renforcer son statut économique, créer des
opportunités d'emploi pour la population et développer le secteur
des entreprises (Ali ATTAR, 2018).
3.3.2. La Tunisie
La Tunisie est l'un des plus gros producteurs d'huile d'olive
au monde. Un tiers de terres tunisiennes sont recouvertes d'oliviers et cette
agriculture s'oriente de plus en plus vers une production haut de gamme. A
partir de cette richesse, les Tunisiens voudraient faire naître une
nouvelle forme de tourisme, comme il existe un tourisme viticole.
« Inspirés par la popularité de
l'agritourisme en Europe et de routes d'huile d'olive en Italie, en Espagne et
en Croatie, les producteurs explorent maintenant la manière d'appliquer
ce modèle en Tunisie », écrit le Magazine
spécialisé Olive Oil Times. En développant
23
23
l'agritourisme, la Tunisie, dont le littoral est
déjà pourvu d'une très importante industrie touristique
estivale, a lancé une seconde saison, plus hivernale notamment pendant
la récolte des olives qui commence en automne. Des régions
délaissées par les visiteurs internationaux ont ainsi
profité des retombées économiques de cette nouvelle forme
touristique.
La Tunisie abrite en effet une vaste campagne dominée
par la culture de l'olivier. Certains affirment même que le plus vieil
olivier du monde serait tunisien et serait âgé de 2 500 ans.
L'olive est présente en Tunisie depuis la nuit des temps. On peut en
voir des preuves au Musée du Bardo.
En effet, pour attirer les touristes, les zones de production
d'huile d'olive se sont dotées d'infrastructures, cela va des routes aux
capacités d'hébergement, aux organisations de visites, ... Le
tourisme oléicole constitue, pour ce pays, une opportunité
importante pour diversifier l'offre touristique de la Tunisie tout en apportant
un développement durable aux communautés rurales.
Pour ce faire, le Gouvernement tunisien est conscient de ce
potentiel. Le ministre de l'agriculture et celui du tourisme ont signé
le 23 juillet 2018, un accord de partenariat entre les deux départements
visant à développer l'agritourisme. De cela, la Tunisie a bien
valorisé ses quelque 82 millions d'oliviers. Alors qu'il y a encore
quelques années, l'essentiel de la production était
exporté en vrac, aujourd'hui la production monte en gamme et des huiles
d'olives tunisiennes sont distinguées dans le concours
internationaux.
Certains de ces producteurs de qualité, souvent bio,
accueillent des visiteurs. Ils ont mis en place des salles de
dégustations et des visites guidées ainsi que de cours
animés par des experts.
3.4. En République Démocratique du Congo
3.4.1. Au Sud-Kivu
En République Démocratique du Congo,
précisément dans sa partie Est, dans la province du Sud-Kivu
où la majorité de la population vit de l'agriculture, les
activités touristiques sont presque inexistantes. Signalons par ailleurs
que plusieurs traits localisables en ce qui concerne le tourisme
constitueraient une opportunité qui contribuerait au
développement de cette province à
24
24
condition que le Gouvernement Provincial s'y implique comme il
a été le cas pour d'autres provinces dans ces pays
étrangers. L'existence des Ministères de l'Agriculture et du
Tourisme devrait contribuer à la promotion de pratiques agrotouristiques
dans ses diverses formes et seule la coopération pourrait être
l'unique moyen et stratégie pour y parvenir.
3.4.2. Dans le territoire de KABARE
Dans ce territoire, les activités touristiques sont
quasi inexistantes alors que ce territoire nous offre des espaces propices
à cette fin. Sa population vivant en majorité des
activités agricoles, ses produits locaux sont acheminés vers les
centres urbains et périurbains pour la vente afin de permettre aux
agriculteurs de faire face à leurs besoins primaires.
Signalons par ailleurs qu'en matière de tourisme
pratiqué en milieu rural, quelques mouvements ont été
enregistrés au mois de novembre 2018 en matière d'agritourisme au
niveau de la chefferie de KABARE dans le groupement de CIRHUNGA, d'autres ont
été observées au niveau de Great Lake Plantation à
MBAYU dans le groupement de BUGORHE où les touristes ont voulu
s'imprégner du mode de production et de la transformation de thé
voire même la dégustation de ce produit.
La visite aux Gorilles dans le PNKB, constituant le principal
attrait touristique de ce territoire, toutes ces activités susdites ont
été considérées par les tenants de ces sites de
simples visites. En revanche, ce travail serait pour nous une lampe qui pourra
éclairer nos différents sentiers et voies dans le domaine
agricole et/ou touristique pour trouver un élément commun qui
nous permettra non seulement de promouvoir les activités agricoles et
touristiques en accordant des subventions aux agriculteurs, mais aussi et
surtout une opportunité pour promouvoir et développer notre
territoire.
Avec ses différentes stations bien
spécialisées en agriculture, comme l'Institut National pour
l'Etudes et la Recherche Agronomique de Mulungu (INERA/Mulungu), la
Coordination Régionale de l'IITA, le Centre de Recherche en Sciences
Naturelles de LWIRO, la Ferme de MULUMEMUNENE pour ne citer que cela, le
territoire de KABARE pourrait générer de ressources touristiques
susceptibles de renflouer la caisse de l'Etat en terme de devises, les
Ministères de l'Agriculture et du tourisme pourraient combiner leurs
efforts dans l'unique soucis de promouvoir le tourisme dans le territoire tout
entier.
25
25
4. BUT ET ROLES DE L'AGRITOURISME
Dans les régions offrant un potentiel touristique et
une spécificité agricole, l'agritourisme vise le double objectif
de diversifier l'offre touristique, d'une part, et de promouvoir le milieu
agricole, de l'autre.
L'agrotourisme peut jouer un rôle sur plusieurs plans :
> Sur le plan économique
V' Diversifier les revenus agricoles ;
V' Contribuer à la rentabilité des entreprises
;
V' Faciliter la mise en marché de certains produits et
services agricoles ou
alimentaires ;
V' Soutenir le développement et diversifier
l'économie des régions, des localités et
des communautés rurales.
> Sur le plan touristique
V' Proposer une expérience touristique nouvelle et
diversifiée ;
V' Favoriser la découverte du milieu rural et des
produits régionaux ;
V' Mettre en valeur les paysages ruraux.
> Sur le plan social et sur le plan
éducatif
V' Sensibiliser le public aux réalités de
l'agriculture ;
V' Fournir de l'information sur les productions et les pratiques
agricoles ;
V' Offrir des occasions de dialogue entre les producteurs et les
citoyens ;
V' Favoriser une meilleure compréhension de l'usage du
territoire agricole ;
> Au regard du secteur agricole
V' Accroître la contribution de l'agriculture à
l'économie locale et régionale ;
V' Valoriser la profession agricole.
5. DISTINCTION ENTRE TOURISME RURAL ET
AGRITOURISME
Écotourisme, tourisme vert, tourisme du pays, tourisme
d'aventure, tourisme rural, agrotourisme... les vocables se multiplient au
gré de nouvelles orientations conférées aux
activités touristiques. On s'entend néanmoins de plus en plus sur
la distinction à apporter à chacun de ces termes, essentiellement
en regard de leur lieu d'appartenance. La littérature permet
26
26
de constater que la notion de tourisme rural est beaucoup plus
englobant que la notion d'agrotourisme.
Pour FIQUET (1992) cité par Laurent BOURDEAU, le
tourisme rural est ainsi défini comme : « Toutes les formes de
tourisme en espace rural, qu'il s'agisse de tourisme à la ferme, de
petite hôtellerie familiale ou de réalisations associatives ou
municipales ; il évoque à la fois un tourisme d'activités,
de plein air et un tourisme de découverte des milieux naturels, des
cultures locales, de la gastronomie... »
Quant à Laurent BOURDEAU (2001 : 3), de
renchérir en ces termes :« Le tourisme rural est la pratique de
toutes les formes touristiques en milieu rural ».
Et pour la Commission Canadienne du Tourisme citée par
Laurent BOURDEAU (2001 : 17), le tourisme rural comprend : « Toute
activité axée sur les destinations à la campagne
(c.-à-d. fermes, fermes d'élevage, superficies, réserves
naturelles et petites villes ou villages) et qui englobe tous les aspects des
caractéristiques locales et uniquement propres aux régions
rurales afin d'attirer les vacanciers. »
Enfin pour Small Farm Center, le tourisme rural est :«
Une Expérience récréative impliquant la visite d'un
environnement rural dans le but de participer à des activités,
des événements ou de voir des attraits qui ne se retrouvent pas
en milieux urbains ; ces activités ne sont pas nécessairement de
nature agricole ».
Ajoutons par ailleurs que les termes tourisme à la
ferme et agrotourisme : « ... se rapportent à des
activités spécifiquement rattachées au contexte agricole,
alors que le tourisme rural est moins étroit dans son lieu de
déroulement : sentiers de randonnée, parcs naturels, centres
d'interprétation, festivals, artisanat et musées locaux.
»
Finalement, le tourisme rural, outre l'agrotourisme :
« ... inclut un large spectre d'activités qui n'ont en commun
que le lieu où elles se déroulent, soit le milieu rural. De son
côté, l'agrotourisme n'est restreint qu'à la sphère
de l'agriculture : la ferme est son lieu de production, et ses acteurs, les
productrices et producteurs agricoles »
Retenons donc que la distinction entre le tourisme rural et
l'agrotourisme est maintenant largement reconnue. L'expression « tourisme
rural » représente une ombrelle pour les multiples
27
27
formes de tourisme qui se déroulent dans le domaine
rural et dont l'agrotourisme est une des constituantes.
6. DU PRODUIT AGRICOLE AU PRODUIT
AGRITOURISTIQUE
La question est maintenant de déterminer à
partir de quel moment un produit agricole ou agroalimentaire devient un produit
agrotouristique. Nous avons à cet égard mentionné
l'étude de DONNE (1999) qui y apporte un éclairage fort
intéressant. L'auteur s'est notamment attardé à
l'extension d'une entreprise agricole à une organisation
agrotouristique, et aux formes d'activités touristiques compatibles avec
l'assise agricole.
Ainsi, selon Donne (1999), une activité touristique est
agrotouristique si elle respecte les conditions suivantes :
V' L'hébergement se limite au gîte
touristique, seule catégorie qui mentionne une dépendance
familiale ;
V' La restauration se limite au service de type
familial et gastronomique permettant de mettre en valeur les produits de la
ferme ;
V' L'attraction se limite à une animation
touristique avec une thématique agricole à connotation
pédagogique ou culturelle (telle que la visite de ferme) et pouvant
être approfondie par un centre d'interprétation ou un musée
;
V' Le commerce et les services se limitent à
la vente à la ferme des produits de la ferme.
Concernant le dernier point, DONNE (1999 : 22) précise
que : « Le chiffre d'affaires issu de la vente à la ferme peut
être considéré comme un résultat agricole ou
touristique. Pour relever le problème, nous poserons que la vente
à la ferme permet d'obtenir un chiffre d'affaires agricole tout en
représentant une activité touristique gratuite
(possibilité, pour les touristes, d'entrer sur la ferme, d'obtenir des
explications gratuitement) ».
Dans le même sens, Ohe YASUO (2001) cité par
Laurent BOURDEAU, constate l'émergence d'un nouveau type de bien
agricole avec la venue de l'agrotourisme. En effet, il considère qu'un
même bien agricole, par exemple un panier de légumes, revêt
deux dimensions selon qu'il emprunte un canal traditionnel de mise en
marché (l'épicerie) ou qu'il est vendu directement à la
ferme. Ainsi, pour Ohe YASUO (2001), le transfert du bien dans un cas, et de
28
28
l'acheteur (le touriste) dans l'autre, permet de distinguer un
produit agroalimentaire d'un produit agrotouristique. De plus, le bien
agrotouristique, plus qu'un simple produit physique, est
considéré par l'auteur comme un service.
En résumé, Ohe YASUO (2001) différencie
un bien agricole d'un bien agrotouristique en se basant sur les critères
de localisation des marchés et de transport (déplacement de la
clientèle par opposition au déplacement du bien), de type de
marché (de niche par opposition au marché de masse), de type de
demande (d'agréments ou de découverte de produits locaux par
opposition aux besoins alimentaires de base) et de type de bien (produit
incluant les services ou produit seulement).
7. OFFRE AGROTOURISTIQUE
Pour Laurent BOURDEAU (2002 : 2) : « L'offre
agritouristique paraît osciller entre une conception large aux contours
très flous, qui englobe toute activité touristique qui se
déroule à la ferme et une définition plus restrictive qui
ne retient que quelques produits labellisés dans le cadre d'une charte
nationale. »
Pour être reconnue comme une offre agrotouristique, la
prestation doit :
V' Etre produite par un entrepreneur ayant le statut
légal de producteur agricole ;
V' Mettre en valeur la production agricole et ses
produits dérivés ;
V' Intégrer des pratiques d'animation et
d'accueil ;
V' Partager, dans l'harmonie et le respect, le
territoire rural avec les autres activités
agricoles et rurales ;
V' Promouvoir une pratique agrotouristique authentique
;
V' S'intégrer au mode de distribution
touristique.
L'offre agrotouristique compte un certain nombre de
catégories de produits et de services
:
V' Visite et animation à la ferme ; V'
Hébergement ;
29
29
V' Restauration mettant en valeur, en premier lieu, les
produits de la ferme et, de façon complémentaire, les produits
agroalimentaires régionaux, de sorte que ces deux sources de produits
participent principalement à la composition du menu ;
V' Promotion et vente de produits agroalimentaires. Il
convient de souligner que ce sont les
services d'accueil et de diffusion d'information à
caractère agricole qui caractérisent l'aspect
agrotouristique.
Ci-dessous regroupées les différentes offres selon
leurs thématiques respectives :
? Produits valorisant l'agriculture :
V' Visites pédagogiques ;
V' Fermes découvertes ;
V' Fermes équestres ;
V' Les différentes cultures du territoire.
? Produits valorisant la production fermière
:
V' Transformation et vente directe ;
V' Goûter à la ferme
? Produits valorisant le patrimoine :
V' Cuisine locale ;
V' Chants et danses folkloriques ;
V' Artisanat local ;
V' Ferme musée.
Les initiatives doivent s'adapter au type de territoire, aux
motivations, aux productions agricoles
et aux moyens financiers du producteur agritouristique.
Toute offre agrotouristique devrait rencontrer les conditions
suivantes :
V' Provenir d'un producteur agricole reconnu en vertu de la Loi
sur les producteurs
agricoles ;
V' Mettre en valeur la production agricole et ses
dérivés ;
V' Miser sur la qualité de la prestation du service et de
l'accueil ;
V' S'appuyer sur les compétences particulières
appropriées à l'industrie touristique ;
V' Adopter une formule d'animation et d'accueil où la
dimension « communication » doit
être exploitée avec « savoir-faire » et
avec le « goût » de transmettre son expérience ;
30
30
V' Coexister dans le respect et l'harmonie avec les
activités agricoles et rurales qui se déroulent sur le territoire
;
V' Déployer une stratégie de marketing
axée sur un agrotourisme authentique qui propose une expérience
unique comportant une haute valeur émotionnelle et sensorielle ;
V' S'intégrer à l'offre touristique par
l'entremise de routes et de circuits, de forfaits et de partenariats
d'affaires.
8. CARACTERISTIQUES D'AGRITOURISME
Les termes d'une définition raisonnable de l'agritourisme
pourraient être les suivants :
V' L'agritourisme s'exprime dans le milieu rural ;
V' L'offre agritouristique met en valeur l'originalité du
milieu ;
V' Les activités, les produits et les services
agrotouristiques sont offerts par des organismes
représentatifs du milieu rural ;
V' Un produit dit agrotouristique doit être complet
c'est-à-dire comprendre des activités,
l'hébergement et la restauration.
V' L'agrotourisme doit être complémentaire d'une
agriculture dynamique, saine, vivante et
rentable.
V' L'agrotourisme est un élément de l'offre
touristique régionale dont les retombées doivent
profiter pour la plus grande part aux régions et à
leurs communautés rurales.
V' L'agrotourisme est un secteur en plein essor dont il faut
encourager, soutenir et faciliter
le développement.
V' L'agrotourisme doit tenir compte des réalités du
tourisme et doit relever peu à peu ses
standards de qualité.
V' L'agrotourisme doit tenir compte des réalités de
la réglementation, de la production et de
la mise en marché collective des produits agricoles et
alimentaires.
V' L'agrotourisme doit se développer dans le contexte
d'une cohabitation harmonieuse avec les activités agricoles et rurales
sur le territoire.
31
31
CONCLUSION PARTIELLE
L'agrotourisme est la forme de tourisme entreprise dans les
pays, régions et provinces dont la majorité de la population vit
des activités agricoles dans le but de promouvoir non seulement le
domaine de l'agriculture mais aussi celui du tourisme avec le souci majeur de
permettre aux agriculteurs d'intensifier leurs modes de productions pour le
bien-être de la population locale. Signalons par ailleurs que plusieurs
auteurs ont proposé telle ou telle autre définition au mot
agritourisme. Dans le chapitre suivant, il sera question de faire une
présentation succincte de notre milieu d'étude mais aussi un bref
survol fera objet du second point que comportera celui-ci.
32
32
CHAPITRE DEUXIEME : PRESENTATION DU TERRITOIRE DE
KABARE,
La connaissance du milieu d'étude est la condition sine
qua non pour rendre une recherche effective. Cela étant, dans ce
chapitre, nous comptons présenter en quelques lignes claires et
significatives, les différents éléments qui nous
intéresse pour orienter notre sujet dans ce territoire. Les
éléments que vous trouverez dans ce chapitre ont
été tiré dans un document publié en 2017 par le
CAÏD - Cellule d'Analyse des Indicateurs de Développement - portant
sur le territoire de KABARE.
1. DONNEES GEOGRAPHIQUES ET CULTURELLES
1.1. Carte administrative

33
33
1.2. Données géographiques
Le territoire de Kabare est l'un des huit territoires de la
Province du Sud-Kivu. Il est situé dans la partie montagneuse de la
Province. Le territoire de Kabare fut créé officiellement en 1923
et englobait à l'époque les chefferies indigènes de la
tribu « Shi » comprenant les Chefferies de Kabare, Nindja, Buloho,
Kalonge, Burhinyi, Kaziba, Luhwinja, Ngweshe ainsi qu'une partie du nord
habitée par une poignée des pygmées.
Plus tard, ce vaste territoire sera morcelé en deux
territoires et s'est vu soustrait d'autres chefferies pour aboutir à sa
forme actuelle. Le premier acte de sa scission fut signé par
l'assemblée provinciale du Kivu par l'Edit N° 04 du 10 octobre
1961, relatif à la scission des territoires de Kabare et de Walungu.
L'effectivité de ladite scission sera consacrée par l'ordonnance
présidentielle n° 67-221 du 03 mai 1967. Le territoire de Kabare
tel que consacré par cette ordonnance comprend deux chefferies, à
savoir : la chefferie de Kabare (avec 14 groupements) et la chefferie de Nindja
(avec 3 groupements).
Le territoire de Kabare est limité au Nord par le
territoire de Kalehe par la rivière Nyabarongo. Au Sud, par le
Territoire de Walungu à travers la rivière Kazinzi d'une part
(Sud-Ouest) et la rivière Lubimbe d'autre part (Sud-Est). A l'Est par la
ville de Bukavu, le lac Kivu d'un côté (Nord-Est) et le Rwanda par
la rivière Ruzizi d'autre côté. A l'Ouest par le Territoire
de Shabunda par la rivière Lugulu.
Le territoire de Kabare est situé entre 2°30'
latitude Sud et 28°30'longitude Est. Son altitude varie entre 1460 et 3000
m au sommet de hautes montagnes (l'altitude à MulumeMunene, la plus
haute atteint 3000m et la plus basse atteint 1420m). L'altitude moyenne est de
2225 m (CAID, 2017).
1.3.Climat
Dans la basse altitude, il y a un climat chaud
tempéré par le lac Kivu et la rivière Ruzizi. Dans la
haute altitude vers l'ouest, il y a un climat froid d'altitude. Deux saisons
dominent ce territoire, la saison sèche et la saison des pluies. Les
pluies débutent dans la première quinzaine du mois de septembre
et se terminent au plus tard fin juin. Les trois mois de saison sèche se
caractérisent par un temps brumeux accompagnés des brouillards.
La température annuelle
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34
moyenne est de 22.6°C (CAID, 2017). 1.4.
Hydrographie
Mise à part la présence du lac Kivu qui longe
les cotes de cinq groupements de Kabare Nord (Bushumba, Luhihi, Lugendo,
Ishungu, Irhambi) et la rivière Ruzizi qui longe les cotes de deux
groupements (Mudusa et Mumosho), il existe plusieurs rivières. Certaines
de ces rivières sont entre autre : Nyawarongo à Irhambi Katana,
Badibanga à Bugorhe, Mpungwe à Mudaka, Mpombe et Murhundu
à Bushwira, Kanzinzi à Bugobe, Lubimbe, Kanoso, Lujimbi,
Ndorhole, Chanzuka, Nyakagera à Luhago, Kanoso, Lwenda, Muhimbirhi,
Lugulu à Irhegabarhonyi. Notons qu'il existe aussi plusieurs ruisseaux
(CAID, 2017).
1.5. Végétation
En dehors des différents marais qu'on trouve dans le
territoire de Kabare, la majeure partie de Kabare est une savane avec une
végétation naturelle composée des graminées
sauvages. Dans les plateaux de Mulumemunene, à l'ouest on trouve la
forêt de bambous, un peu des essences forestières et des arbustes
et herbes de la forêt primaire. Dans les vallées
marécageuses ont trouvé du carex, du papyrus et des roseaux. On
trouve aussi quelques galeries forestières au bord du lac Kivu et de
quelques rivières (CAID, 2017).
1.6.Sol
Le sol de Kabare est argileux de couleur jaune, rouge et
boueuse pendant la saison de pluie (CAID, 2017).
1.7.Particularités et richesses du
territoire
Du point de vue physique, le territoire de Kabare est à
la fois voisin proche d'un pays (le Rwanda), d'une ville (Bukavu) et de trois
territoires (Kalehe, Walungu et Shabunda).
Du point de vue infrastructure, le territoire de Kabare a des
spécificités qui lui confèrent une place
stratégique :Sa position géographique lui donne l'avantage
d'être accessible via trois routes nationales. Il s'agit de la RN2
(tronçon Kazingo-Kabamba), la RN3 (tronçon Miti-Tshivanga) et la
RN5 (tronçon Kasihe-Mumosho). En outre, le territoire de Kabare est
doté d'un aéroport (Aéroport de Kavumu) qui lui permet
d'être en contact avec plusieurs villes du pays
35
35
(CAID, 2017).
Du point de vue énergétique, il existe la
centrale hydroélectrique Ruzizi 2 dans le groupement de Mumosho. Ce
barrage est une copropriété du Rwanda, du Burundi et de la RD
Congo dans le cadre de la Communauté des pays des Grands Lacs (CEPGL).
Le territoire de Kabare abrite aussi l'usine de la REGIDESO de Murhundu. C'est
cette usine qui permet d'alimenter toute la ville de Bukavu en eau potable
(CAID, 2017).
Dans le domaine scientifique, le territoire de Kabare est
doté de deux centres de recherche nationaux, à savoir :
l'Institut National pour l'Etude et la Recherche Agricole (INERA-MULUNGU) et le
Centre de Recherche en Sciences Naturelles (CRSN -LWIRO). A ces deux centres
nationaux, il faut ajouter l'Institut International de l'Agriculture Tropicale
(IITA) à Kalambo. Ce dernier abrite un bâtiment de sciences, un
laboratoire biotechnique, un centre d'exhibition, un centre de fabrication des
équipements destinés au centre de transformation du manioc et de
nutrition. Ce centre vise la recherche des solutions rationnelles et efficaces
face aux nombreux défis auxquels les agriculteurs sont confrontés
en Afrique subsaharienne notamment dans la culture du manioc, des ignames, des
bananes et du soja (CAID, 2017).
En ce qui concerne le sous-sol, il faut dire qu'il est
constitué des pierres à moellon et des pierres plates à
Mangozo dans le groupement de Bugorhe,en chefferie de Kabare qui servent
à la construction. Dans la chefferie de Nindja, on trouve la
carrière de Lukoma où est extrait le coltan et la
cassitérite dans les groupements de Irhegabaronyi et de Luhago. Il y
aurait aussi la présence de l'or dans le sous-sol vers la partie Nord du
territoire mais jusqu'à ce jour aucune prospection réelle n'a
encore été faite pour certifier officiellement l'existence de ces
minerais (CAID, 2017).
1.8. Données culturelles
La population habitant le territoire de Kabare est
composée majoritairement de la tribu Shipour les deux chefferies, une
minorité de la tribu de Batembo dans la chefferie de Nindja et une
poignée de pygmées au Nord de la chefferie de Kabare dans les
groupements de Mudaka, Miti, Bugorhe et Irhambi (CAID, 2017).
Les principaux clans qu'on y rencontre sont les Banyamocha
constitués des princes et des
36
36
dirigeants. Les autres clans sont entre autres les Balinja, les
Banyintu, les Basheke, les Bashaza,
etc.
Le pouvoir traditionnel est détenu par le «
Mwami ». Le patriarcat est le système de
parenté sur toute l'étendue du territoire. Pour qu'il y ait
mariage entre un garçon et une fille, la famille du garçon doit
donner la dot à la famille de la fille. La dot se discute toujours en
termes de vache mais il arrive des fois qu'elle soit convertie en monnaie
fiduciaire (en dollar américain le plus souvent) et cela, après
accord avec la famille de la jeune épouse (CAID, 2017).
Presque tous les habitants pratiquent l'agriculture et
l'élevage. Quant à la pêche, elle est pratiquée
surtout par les habitants de 5 groupements dont les cotes sont longées
par le lac Kivu.
Les langues parlées dans ce territoire sont le mashi,
le swahili et leKitembo. Le mashi est parlé par les Shi et par une
poignée de pygmées habitant le territoire. Le Kitembo est
parlé par une minorité de la population, celle de la tribu de
Batembo venue du territoire voisin de Kalehe. Quant à la langue Swahili,
elle est parlée par presque toute la population entière (CAID,
2017).
2. ACTIVITES ECONOMIQUES
Les principales activités économiques sont
l'agriculture, l'élevage de boeufs, porcs, chèvres, volailles et
abeilles ; le petit et le grand commerce ; la pêche et l'exploitation des
pierres de construction et des minerais.
2.1. L'agriculture et l'élevage
Ce sont les activités les plus repandues sur toute
l'étendue du territoire. L'agriculture est non seulement vivrière
mais aussi industrielle. Dans tout le territoire, on compte environ 101
plantations et 82 marais où sont cultivées différentes
cultures. Plus ou moins 60 marais sur les 82 existants sont drainés et
exploités. Environ 28 ont chacun la superficie moyenne de 5 à 15
hectares. Cependant, les maraîchers se butent aux difficultés
d'approvisionnement en semence améliorées, pourtant à
l'époque coloniale, le territoire de Kabare avait six CM ou Centres de
Multiplication, dénommés techniquement CAPSA ou Centres
d'adaptation et de production des semences améliorées dont
chacune des superficies variaient entre 5 et 10 hectares. Il faut noter que
l'un de ces centres précisément le CM Lwami qui fonctionne encore
avait accueilli durant la
37
37
campagne agricole A de 2013 les semences de haricot Bio
fortifiant du gouvernement central et 3 ha étaient emblavés. Les
autres problèmes auxquels font face les maraichers en particulier et
tous les agriculteurs en général c'est le manque de
débouchés pour les récoltes, le manque des produits
phytosanitaires et les matériels aratoires/drainage (CAID, 2017).
Quant à l'élevage, il est pratiqué dans
différents coins du territoire. Notons, cependant, que sur les 52
pâturages communautaires qui existaient dans le temps, la plupart sont
déjà spoliés et transformés en champs et parcelles
résidentielles. Les quelques pâturages naturels qui restent sont
situés dans les montagnes pastorales dénommées Lulamboluli
et Kajeje en groupement de Bushwira et Mudaka et c'est là où se
pratiquent encore l'élevage extensif des bovins, caprins et ovins.
Toutefois, on peut compter 34 fermes dans le territoire de Kabare dans le Bloc
Kalubwe-extension MulumeMunene et chefferie de Nindja (CAID, 2017).
2.2. Le commerce
Pour ce qui est du petit et grand commerce, il s'agit
principalement de la vente en gros et en détails des produits agricoles,
des produits manufacturés (le lait en poudre, le sucre, savons, eau
minérale, etc.), de la vente des médicaments (pharmacie), des
matériaux de construction (quincaillerie) et des produits de la Bralima
ainsi que d'autres boissons. Le commerce est surtout développé
dans la partie nord (Mudaka, Miti, Kavumu et Katana) mais également vers
le Sud (Mumosho et Nyatende) (CAID, 2017).
2.3. La pêche
Elle n'est pas très développée mais se
déroule dans certains groupements dont les cotes sont longées par
le lac Kivu et la rivière Ruzizi (CAID, 2017).
2.4. L'exploitation des pierres et des
minerais
Elle est concentrée dans le groupement de Bugorhe
à Mangonzo où sont extraites les pierres à moellon et des
pierres plates.
Notons également que d'autres activités occupent
une bonne partie de la population. Il s'agit du secteur d'Hôtellerie, de
restaurant, de menuiserie, de scierie et bûcheron, briqueterie, etc
(CAID, 2017).
38
38
2.5. Principaux opérateurs économiques et
centres de négoce importants
Il s'agit du Centre de négoce de Mudaka et du Centre de
négoce de Miti. Les principaux opérateurs économiques sont
:Great Lake Plantations Sprl, Muka Kivu Fruits Ets et Plantation Kakondo.
Ces opérateurs économiques s'adonnent à
l'agriculture et l'élevage, au petit commerce, dans la constitution des
dépôts des produits agricoles, à la vente des
matériaux de construction et à l'activité de bar et
restaurant (CAID, 2017).
2.6.Les PME/PMI
Elles détiennent généralement des fermes
et des plantations locales, des dépôts relais Bralima et autres
boissons, des dépôts des produits agricoles tels que le manioc,
l'huile de palme, etc., des dépôts de ciment, de matériaux
de construction (quincaillerie), des menuiseries, des tanneries, des scieries,
des salons de coiffures et des ateliers de couture (CAID, 2017).
Signalons que les activités liées aux fermes et
aux plantations sont les plus nombreuses. On peut citer par exemple la ferme
MUDUMBI à KAVUMU, la Plantation KANONZI, la plantation KIDUMBI de KASAZA
à Mudaka, etc. Pour les dépôts relais, on peut citer TEMS
et BABA AFRICA tous à MUDAKA. Les activités liées à
la tannerie permettent la fabrication de ceintures, des sacs, etc. (CAID,
2017).
2.7. Les grandes entreprises locales
Pour le service de l'économie de Kabare, les grandes
entreprises locales sont: la Cimenterie de KATANA, la Minérale HONGO,
l'usine de thé MBAYO, l'usine de thé KAKONDO, l'usine à
Chaux ZIRANGA, l'usine à Chaux MUDOGO, la Savonnerie FOMULAC, la
Briqueterie CHIZENGA et la Briqueterie de Kabamba (CAID, 2017).
Ces entreprises peuvent être considérées
comme les plus grandes du territoire. Malheureusement, il n'y a pas de
données disponibles en rapport avec la production, le nombre
d'employés pour chacune de ces unités de production. Il faut
noter également que certaines de ces entreprises ne fonctionnent plus
parce que tombées en faillite ou sont en manque des fonds
39
39
d'investissement. C'est le cas de la savonnerie FOMULAC et des
briqueteries (CAÏD, 2017).
2.8. Les principaux produits du territoire 2.8.1.
Produits Agricoles
On cultive le haricot, le manioc, la banane (à table et
à bière), le maïs et la patate douce. Pour le Haricot et la
patate douce, la production est souvent destinée à la
consommation locale pour une partie et la vente pour une autre partie. Le
maïs et le manioc servent pour la consommation locale une fois
transformés. Pour la banane, il y a deux sortes ; la banane à
table et la banane à bière. Comme les noms l'indiquent, la
première catégorie est souvent consommée comme fruit et la
seconde catégorie est souvent utilisée dans la fabrication de la
bière locale (CAÏD, 2017).
2.8.2. Produits Non Agricoles
C'est la viande, le lait, le miel, le poisson et les
champignons.Les produits alimentaires les plus consommés dans le
territoire mais non agricoles sont ceux cités ci-haut.
2.9. Sources d'énergie
Les principales sources d'énergies sont le bois de
chauffage et la braise, le pétrole, l'électricité, les
groupes électrogènes et les panneaux solaires.
A Kabare, c'est plus le bois de chauffage et les braises qui
sont utilisés comme source d'énergie. Principalement pour la
cuisson des aliments mais également dans la fabrication de certains
produits tels que les briques, le savon, etc. une bonne partie de la population
utilise également le pétrole surtout pour l'éclairage. Une
minorité de la population a accès au courant électrique.
En cas de disponibilité d'électricité, certaines
activités seraient envisageables telles que les moulins et les
minoteries pour le manioc et le maïs, développement des usines de
transformation de certains produits agricoles industriel comme le thé et
le café, développement des activités liées à
la technologie telles que le secrétariat public, cyber café, la
ventes des outils informatiques, etc.
Pour pallier le manque de cette énergie, certains
ménages, bureaux quelques institutions font recours aux groupes
électrogènes et aux panneaux solaires. Les hôpitaux
réhabilités par
40
40
exemple utilisent l'énergie solaire surtout pour
l'éclairage (CAID, 2017). 3. SITUATION SANITAIRE
3.1. Les structures hospitalières
On trouve en territoire de Kabare, 10 hôpitaux et 62
centres de santé. Le territoire de Kabare a 4 Zones de Santé
(Zone de Santé Kabare, Zone de Santé Nyantende, Zone de
Santé Miti-Murhesa et Zone de Santé Katana) avec 10
hôpitaux, 62 Centre de Santé, 45 médecins et 417
infirmiers,(CAID, 2017).
3.1.1. La Zone de Santé de KABARE
Elle dispose d'un seul hôpital, l'HGR de Mukongola.
L'HGR a une capacité d'accueil de plus ou moins 130 lits avec un taux
d'occupation d'environ 40 à 50%. La Zone de Santé compte
également 16 centres de santé. La distance moyenne entre ces
infrastructures et les domiciles des patients est d'environ 5km. Le personnel
soignant de la zone de santé est composé de 8 médecins et
68 infirmiers. L'Hôpital Général de Référence
de Mukongola est vieux et nécessite une réhabilitation. Rappelons
qu'il a été construit vers les années 1950 avant
l'indépendance.
Deux sur les 16 centres de santé sont en bon
état, 3 sont à réhabiliter et le reste est à
construire. Dans cette zone, il y a un problème de disponibilité
des médicaments. Le taux de disponibilité de médicament
variait entre 60 et 70% en 2014. Mais depuis la cessation du partenariat entre
la Zone et l'IRC qui oeuvrait dans ce domaine, le taux de disponibilité
a sensiblement baissé.
Toutefois, c'est par l'autofinancement que l'HGR et les Centre
de Santé parviennent à s'approvisionner pour certains
médicaments. Les médicaments tel que le paracétamol sont
dans l'ensemble accessibles à la population car avec 500fc, c'est facile
de se procurer 40 comprimés. C'est plutôt l'hospitalisation qui
est couteuse par rapport au pouvoir d'achat de la population (CAID, 2017).
41
41
3.1.2. La Zone de Santé de Nyantende
Elle a deux hôpitaux et 10 centres de santé. La
distance entre ces infrastructures et le domicile des patients est d'environ 4
km. L'HGR est en bon état sauf qu'il faut construire des couloirs pour
relier les différents services.
Pour les centres de santé, ils sont en bon état
sauf quatre Centre de Santé en mauvais état. Il s'agit du Centre
de Santé de Chiragabwa qui est locataire dans un bâtiment en
planche délabré, le Centre de Santé d'Ihemba
fissuré, le Centre de Santé de Buhozi qui est trop petit et le
Centre de Santé de Mudusa qui est inachevé.
La Zone de Santé de Nyantende a une capacité
d'accueil de 150 lits dont 124 lits montés. Les services qui sont
organisés sont bons en général et les médicaments
essentiels génériques sont disponibles pour l'HGR. Pour les
Centre de Santé, les médicaments sont aussi disponibles mais les
Centre de Santé éprouvent un sérieux problème pour
recycler les stocks, ce qui occasionne la rupture de stock des temps en temps.
Le ravitaillement des médicaments se fait par autofinancement. Le cout
de soin n'est pas très élevé car le cout forfaitaire
(comprenant la consultation, les médicaments et le contrôle) est
élevé à 2500fc pour un adulte et à 1000fc pour un
enfant. Cependant, c'est l'hospitalisation qui est trop chère par
rapport au pouvoir d'achat de la population. Le personnel soignant est
composé de 8 médecins et 54 infirmiers qui traitent des cas de
maladie à caractère général et
réfèrent les soins spécifiques à l'hôpital
provincial, (CAID, 2017).
3.1.3. La Zone de Santé de
Miti-Murhesa
Cette zone de santé compte 5 hôpitaux dont l'HGR
à Murhesa avec 100 lits montés, un centre hospitalier à
KAVUMU avec 102 lits, une Polyclinique appelée Musamariya avec 15 lits,
un hôpital pédiatrique à Lwiro avec 27 lits ; ce qui donne
un total de 244 lits dans toute la zone de santé. La Zone de
Santé compte également 18 centres de santé. La distance
moyenne entre ces structures et le domicile des malades est de 5km. Les
services offerts sont bons en général (la dernière
évaluation de la qualité faite par AAP dans la Zone de
Santé donnait une moyenne de 70% pour les structures sanitaires de la
zone de santé).
42
42
Cependant, signalons que le centre hospitalier de Kavumu et la
Polyclinique ne parviennent plus à contenir tous les malades venant pour
l'hospitalisation. Pour l'Hôpital Général de
Référence et l'Hôpital pédiatrique, les taux
d'occupation sont respectivement de 70% et 40%. L'état des
infrastructures est tel que 5 structures (Centre de Santé) sont non
adéquates et donc à construire (construits en bois), 13 CS sont
construit en dur mais pas dans la norme et ça demande une forte
réhabilitation, le Centre Hospitalier nécessite également
une grande réhabilitation. Le taux de disponibilité est tel que
sur 100 jours successifs, il s'observe 40 jours de rupture de médicament
; d'où le taux moyen de 60%. Signalons, toutefois, que le ravitaillement
se fait généralement par autofinancement pour les structures
privées et pour les structures publiques c'est aussi l'autofinancement
et l'IHP qui intervient dans le ravitaillement. Disons que le coût en
général pour toutes ces structures est assez élevé
par rapport au pouvoir d'achat de la population. Le personnel soignant est
composé de 20 médecins et 173 infirmiers, (CAÏD, 2017).
3.1.4. La Zone de Santé de Katana
Celle-ci compte deux hôpitaux et 18 centres de
santé. La distance moyenne entre ces structures et les domiciles des
patients est de 5km. Trois structures sanitaires sont en mauvais états
dont deux centres de santé et l'HGR de Katana. Ce dernier est en
très mauvais état, déjà vétuste car
construit en 1930, il a subi des fissures lors du dernier tremblement de terre
et nécessite la reconstruction. Cet état a réduit
sensiblement la capacité d'accueil de cette structure qui jadis
était de 720 lits avec la clinique. Actuellement, la clinique ne
fonctionnant plus (transformée en maison de passage), cette
capacité est réduite à 300 lits avec 254 lits
montés y compris le bloc maternité.
Le centre hospitalier quant à lui a une capacité
de 50 lits. Le personnel soignant pour ces structures est composé de 9
médecins et 122 infirmiers. Il faut noter qu'il n'existe pas de
médecins pour les soins spécifiques. Les coûts sont chers
par rapport au pouvoir d'achat de la population car le forfait
d'hospitalisation pour le cas de paludisme est de 30000fc. Toutefois, les
calmants sont plus accessibles car avec 100fc on peut se procurer 10
comprimés. Le gros du lot des médicaments est ravitaillé
grâce aux fonds propres des structures sanitaires. Cependant, il y a
certaines organisations qui interviennent dans l'approvisionnement des
médicaments. Il s'agit par exemple de l'AAP (l'Agence d'Achat des
Performances), (CAÏD, 2017).
43
43
3.2. Maladies les plus récurrentes
Il s'agit du paludisme (malaria), des infections respiratoires
(pneumonie), des diarrhées, des gastrites et des infections sexuellement
transmissibles.
Ces maladies sont celles qui atteignent le plus souvent la
population habitant le territoire de Kabare. Par ailleurs, soulignons que les
maladies qui tuent de plus sont l'anémie, le VIH-Sida, la
méningite et le diabète. Ajoutons à la liste les
épidémies de choléra et du paludisme mais également
la malnutrition, (CAID, 2017).
4. EDUCATION
4.1. Enseignement primaire et secondaire
En territoire de Kabare, il existe 482 écoles primaires
et 248 écoles secondaires. Le territoire de Kabare a deux sous divisions
: la sous division de Kabare I dont le bureau est situé au centre du
territoire et Kabare II dont le Bureau est situé à LWIRO vers le
Nord, (CAID, 2017).
Pour la Sous division KABARE I, nous avons la situation
suivante : 214 écoles primaires et 89 écoles secondaires. Au
total 89582 élèves fréquentent ces écoles dont
72682 (dont 35105 filles) à l'école primaire et 16900 (dont 7453
filles) à l'école secondaire.
Pour la sous division KABARE II, on peut compter 268
écoles primaires et 159 écoles secondaires. A l'école
primaire, il y a au total 76061 élèves dont 36698 ; soit 48.2%
des filles. Pour l'école secondaire c'est 29310 élèves
dont 12545 filles ; soit 42.8%. On dénombre également 2003
enseignants au primaire dont 698 femmes, soit 34.8% de l'effectif total. On
dénombre aussi 1367 enseignants au secondaire dont 325 femmes, soit
seulement 23.7% des femmes sur l'effectif total.
En comparant les deux sous-divisions sur le taux de
réussite au test d'étude de fin d'étude primaire, on
remarque que la Sous-division KABARE 1 a un taux de réussite
relativement élevé (89.8%) par rapport à la sous-division
de KABARE II (88%), (CAID, 2017).
4.2. Enseignement supérieur et
universitaire
Dans le territoire de Kabare, on trouve une Université et
trois Instituts supérieurs :
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? L'Institut Supérieur de Techniques de
Développement de Mulungu (ISTD-MULUNGU)
Cet institut a deux filières : Gestion et
administration des projets et Gestion de l'environnement. Le corps enseignant
est composé de la manière suivante : 4 Professeurs ; 38
Assistants ; 7 chefs de travaux ; 4 chargés de pratique
professionnel.
? L'Institut Supérieur de Techniques Médicales
de Kabare (ISTM KABARE). Il est implanté dans la localité
appelé CIRENDO. Trois filières sont organisées dans cette
institution. Il s'agit de : Les Sciences infirmières avec deux
orientations (Hospitalisation et Accouchement) ; La Santé Publique avec
comme orientation la Gestion des Infrastructures de santé ; La Nutrition
et Diététique.
Le corps enseignant est composé comme suit : 5
Professeurs dont 2 à temps plein et 3 à temps partiel ; 6 Chefs
de travaux ; 15 Assistants.
Pour cette année académique 2018-2019, cet
institut supérieur a en son sein 112 étudiants dont 58 filles.
Ils travaillent dans 5 salles dont deux appartiennent à l'HGR de
Mukongola. Signalons que les 3 salles ont été construites
grâce au fond du gouvernement central. Sur fond propre de l'institution,
il a été construit 10 bureaux et une salle des professeurs,
(CAID, 2017).
? L'Institut Supérieur d'Etude Agronomique et
Vétérinaire de Mushweshwe (ISEAV)
Cet Institut organise deux filières : l'Agronomie
générale et la science vétérinaire. Le personnel
enseignant est composé comme suit : 6 Professeurs dont 2 propres
à l'institution ; 12 Chefs de Travaux ; 49 Assistants. L'institut a
aussi deux CPP (Chargé de la Pratique Professionnelle).
? L'Université du Cinquantenaire. Elle est
implantée à Lwiro et organise 4 filières que voici :
Ingénieur avec 4 départements : le génie civil, le
génie informatique, la métallurgie et mine et le pétrole
et gaz ; Sciences de l'environnement avec comme département
l'environnement ; Médecin vétérinaire ; Ecole de
criminologie avec 3 départements : Sécurité
intérieure, Criminologie économique et environnementale et Paix
et gestion de conflit.
Le corps enseignant est composé comme suit : 34
Professeurs dont 9 permanents ; 6
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Chefs de travaux ; 30 Assistants. Signalons également
que de tous les départements cités ci-haut, seuls certains
départements fonctionnent normalement. Il y a donc des
départements qui n'ont aucun étudiant jusqu'à ce jour.
A ces quatre institutions présentées, ajoutons
également le campus de l'Université Catholique de Bukavu au site
de Kalambo où certaines promotions fonctionnent. Pour cette année
académique, l'UCB organise à ce site les séances
d'enseignement pour les promotions de deuxième et troisième
graduat, première et deuxième licence des facultés
d'économie et gestion, droit, agronomie et informatique. Aucune
promotion de premier graduat n'étudie sur ce site (les enseignements
pour ces promotions de premières années s'organisent à
Bukavu) et les bureaux centraux de l'Université se trouvent
également à Bukavu ; et c'est là où toutes les
inscriptions des étudiants se font, (CAID, 2017).
5. RESEAUX DE TELECOMMUNICATION
La couverture par les réseaux airtel, orange et
vodacom est permanente dans la plupart des milieux du territoire sauf vers la
chefferie de Nindja où pour avoir le signal de fois il faut escalader
des grandes montagnes ou se positionner à des lieux de haute altitude.
La qualité du réseau est généralement bonne pour
Airtel et Vodacom. Pour Tigo/Orange, le signal n'est pas du tout bon
partout.
Pour la connexion internet, elle est assez bonne surtout pour
la génération mobile 2G ; pour la connexion troisième
génération (3G), de fois le signal n'est pas bon. Le produit tel
que la vente des cartes de recharge (y compris le flash) est disponible presque
dans chaque coin de vente (marchés). Seuls sont disponibles à
certains endroits (grands marchés surtout), les produits tels que le
service de transfert d'argent et la vente des sims blanches, (CAID, 2017).
6. SITUATION SECURITAIRE
La situation sécuritaire est généralement
calme dans tout le territoire. Toutefois, quelques points
d'insécurités sont à signaler :
A Nindja, par exemple, précisément dans le
groupement d'Iregabarhonyi, il y a la présence d'un groupe armé
connu sous le nom de RAIYA MUTOMBOKI qui occupe des sites miniers et des zones
proches à ces derniers.
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Il faut signaler aussi les cas de vol et pillage de certains
lieux stratégiques tels que les hôpitaux et centre de
santé. Environ 5 installations sanitaires étaient victimes de cas
de vol nocturne par des hommes en arme l'année passée. Plusieurs
cas de vol et d'assassinats dans des ménages sont à signaler
également, surtout vers la partie Nord du Territoire (Miti, Kavumu et
Katana), (CAID, 2017).
7. OPPORTUNITES DE DEVELOPPEMENT
Les secteurs clés porteurs d'opportunité de
développement dans le territoire de Kabare sont l'agriculture et
l'élevage, le transport, le tourisme et l'immobilier.
7.1. L'agriculture et l'élevage
Dans le domaine de l'agriculture, il est à noter
l'existence des plantations et des marais, des espaces propices où
plusieurs cultures peuvent être plantées. Seulement, il faut
signaler que la plupart des espaces appartient déjà aux
privés d'où il faut une parfaite collaboration avec les
privés pour relancer ce secteur.
Dans le domaine de l'élevage, la trentaine des fermes
qui existent peuvent faciliter l'éclosion des activités
d'élevage dans cette contré. La réhabilitation des
pâturages qui existaient dans le temps peuvent aussi contribuer à
cette éclosion. Il est important de mentionner qu'il existe un projet
pour relancer la laiterie du Bushi qui jadis permettait la production du lait
pour toute la région. Disons que cette unité de production
pourrait relancer non seulement l'économie du territoire et de la
province mais aussi de toute la République si on tenait compte des
différents dérivés qu'offre le lait et que
jusque-là la région ne cesse d'importer dans des zones voisines,
(CAID, 2017).
7.2. Le transport
Dans le domaine du transport, il s'agirait de la modernisation
de l'aéroport de Kavumu. Pour voyager à l'Est de la
République (les entrées et les sorties), des milliers de
personnes empruntent les moyens de transport des pays voisins ; ce qui
occasionne des manques à gagner énormes pour le pays. La
réhabilitation et la modernisation de cet aéroport serait donc un
investissement rentable pour le territoire, pour la province et pour le pays,
(CAID, 2017).
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7.3. Le tourisme
Avec le Parc National de Kahuzi-Biega (PNKB) seulement, le
territoire de Kabare peut développer le tourisme. Mais il n'y a pas que
ce parc, plusieurs autres sites (chutes d'eau et les sites touristiques)
peuvent contribuer au développement de ce secteur dans ce territoire si
jamais les installations (y compris les routes) étaient
réhabilitées, modernisées et bien entretenues. (CAÏD,
2017).
7.4.L'immobilier
Le secteur immobilier fait allusion à la
disponibilité des certains matériaux tels que les moellons, les
briques, le ciment, la chaux, etc. Un investisseur qui choisirait ce secteur
n'éprouverait pas sans doute de difficultés pour acheter ces
matières qui disons-le sont indispensables pour toute construction.
Ajoutons à ces quatre secteurs, le secteur minier
(coltan et cassitérite vers la Chefferie de Nindja) qui pourrait
relancer l'économie du territoire de Kabare une fois l'exploitation
industrielle amorcée, (CAÏD, 2017).
8. PRODUITS AGRICOLES LOCAUX
Pour chaque produit nous essayerons de donner son origine aussi
bien que son écologie. 8.1. Le Haricot
(Phaseolusvulgaris)
Le haricot vert ou haricot commun, en Anglais : commonbean,
french bean est de la famille des Fabaceae. Originaire d'Amérique
centrale et du Sud, le haricot a été domestiqué au
Mexique, au Pérou et en Colombie, puis introduit en Europe par
Christophe Colomb. Ïl est cultivé dans les pays
tempérés, tropicaux et subtropicaux pour l'alimentation humaine.
Les jeunes gousses sont mangées vertes entières (haricots verts)
; les feuilles peuvent être consommées comme épinards et
les graines séchées constituent un aliment très important.
La tige est utilisée comme fourrage.
Le haricot est une plante grimpante ou buissonnante, annuelle,
légèrement pubescente. Les formes volubiles mesurent de 2
à 3 m de hauteur alors que les formes naines atteignent 20 à 60
cm. Les tiges sont angulaires ou cylindriques et les feuilles,
trifoliées et habituellement
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ovales, mesurent entre 7,5 et 14 cm de long sur 5,5 à
10 cm de large et sont alternées. Le pétiole peut mesurer
jusqu'à 15 cm. La racine pivotante est bien développée et
complétée par des racines adventives latérales. Les
inflorescences, axillaires ou terminales, sont blanches, roses ou pourpres. La
gousse mesure 20 cm de long, est étroite et souvent courbe. Verte
lorsqu'elle est immature, elle devient ensuite jaune, rougeâtre ou
pourpre. Les graines varient par leur poids (0,15 à 0,6 g), leur couleur
(dominantes noir, marron, violet, rouge ou blanc) et leur forme
(réniforme, cylindrique ou ovoïde). La jeune plante a une
germination épigée. Deux feuilles simples et opposées
sortent d'abord, puis des feuilles alternes et trifoliées.
La récolte des haricots verts s'effectue avant que les
gousses ne soient complètement mûres. La récolte commence
sept à huit semaines après le semis, pour les cultivars
précoces. Les gousses sont ramassées tous les trois ou quatre
jours. Le nombre de récolte est supérieur pour des
variétés grimpantes. Les haricots verts fraîchement
cueillis sont sensibles à la dessiccation et aux moisissures. La
production de haricots verts en Afrique est majoritairement
expédiée vers l'Europe. Pour l'expédition, on utilise des
emballages en polyéthylène aéré qui permettent de
maintenir une humidité relative de 95 à 100 %. Le stockage a lieu
entre 5 et 8°C. L'utilisation d'avions frigorifiques constitue un des
facteurs limitant le commerce de cette culture quand les transports
aériens sont saturés. Si la production est trop
éloignée des marchés et des aéroports, la
transformation en conserve est conseillée.
Les haricots secs sont récoltés dès que
la majorité de gousses sont mûres et ont changé de couleur.
Certains cultivars ont les gousses qui éclatent. Habituellement, les
plantes entières sont arrachées au moment de la récolte
puis les graines sont séparées des parties
végétatives par battage. Cette culture concerne la grande
majorité du territoire de KABARE car elle est pratiquée dans
presque toutes les parties de ce territoire mais la plus grande production est
observée dans sa partie Nord riche en terre volcanique.
8.2. Le Manioc
(Manihotesculenta)
Le manioc (ou cassave : Antilles, Guyane), en anglais :
cassava (ou tapioca), appartient à la famille des Euphorbiaceae et au
genre Manihot. Il est cultivé pour ses racines qui tubérisent au
cours d'un cycle de six à plus de trente-six mois selon les
variétés et le milieu. Il est produit en majorité par des
petites unités de production avec de faibles moyens techniques, surtout
pour
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l'alimentation humaine. La totalité de la plante est
parfois utilisée : le bois comme combustible, les feuilles et les
épluchures pour l'alimentation animale. Dans certaines régions
(Afrique, Amérique latine), les extrémités avec les jeunes
feuilles sont cueillies en cours de végétation pour être
consommées.
Le manioc est une espèce tropicale originaire
d'Amérique. Il a son centre principal de diversification au
Brésil. L'origine de l'espèce cultivée M. Esculenta
proviendrait soit d'hybridations successives entre plusieurs
espèces sauvages, soit de deux sous-espèces :
Manihotesculentasubsp. Flabellifolia et M. esculentasubsp. Peruviana.
Il reste probable que d'autres espèces telles que Manihotglaziovii
aient participé à la constitution génétique de
l'espèce cultivée.
Sa diffusion à partir du continent américain
s'est faite en Afrique dès le XVIème siècle.
Puis elle a gagné l'Asie et enfin l'Australie à la fin du XIXe
siècle. L'Afrique peut être considérée comme un
centre secondaire de diversification, aidé par l'introduction de M.
glaziovii. L'exploitation de M. glaziovii a été
tentée au début du XXe siècle pour produire du latex.
Grâce à sa bonne résistance aux stress biotiques et
climatiques, il a servi à l'amélioration variétale du
manioc (croisements interspécifiques).
Le manioc est une plante arbustive pérenne de un
à quatre mètres de hauteur. Une ou plusieurs tiges principales se
développent simultanément sur la bouture. Il est cultivé
dans toute la zone intertropicale avec des régimes
pluviométriques à une ou deux saisons des pluies et des
pluviosités annuelles variant de 600 mm à plus de 4 000 mm. La
température minimale est de 12°C, le taux maximum de croissance se
situe entre 25 et 29°C. Seule la partie Nord de ce territoire est bel et
bien placée pour cette catégorie de culture car elle demande une
terre beaucoup plus fertile pour atteindre un bon rendement. Au Sud, cette
culture ne produit presque pas ; c'est le cas d'un village connu sous le nom de
Cidjo précisément à KALAMBO où pour avoir un bon
rendement il faut 2 à 3 ans.
8.3. La Patate douce
(Ipomoeabatatas)
En anglais sweetpotato, la patate douce est de la famille des
Convolvulaceae. C'est une plante vivace, cultivée pour ses tubercules,
de forme et de couleur variables. On en trouve ainsi à
50
50
chair blanche, jaune, rouge ou pourpre. Ils contiennent, en
plus de l'amidon, des dextrines, des sucres et du bêtacarotène
(responsable d'une coloration jaune orangé), en quantité variable
selon les variétés. Les feuilles peuvent être plus ou moins
découpées, sur des tiges rampantes de 50 cm à plus de 3 m
de long.
Comme tous les tubercules, la patate douce peut être
cuisinée de différentes manières. Elle est parfois
utilisée pour produire de la farine ou de l'amidon, au Japon et en
Corée en particulier, pour une transformation industrielle et pour la
fabrication de chips. Les feuilles peuvent être consommées en
épinards (brèdes) ou données comme fourrage au
bétail.
La patate douce était cultivée en
Amérique tropicale avant l'arrivée des Européens, ainsi
qu'en Polynésie et en Nouvelle Zélande, ce qui indiquerait des
liaisons très anciennes entre l'Amérique et la Polynésie.
De nombreuses espèces d'Ipomoea sauvages et cultivées
existent dans les régions tropicales, dont Ipomeaaquatica
(kangkong ou liseron d'eau), très consommée en Asie du
sud-est.
La plante supporte mal les basses températures en
dessous de 10°C. La végétation démarre à
partir de 15°C et la croissance du feuillage est maximale entre 21 et
28°C. La tubérisation est plus rapide en jours de onze heures ;
elle est inhibée en jours supérieurs à quatorze heures, ce
qui explique que la culture est cantonnée entre l'équateur et le
40e parallèle. La floraison est rare en jours de plus de treize heures,
elle survient en jours de onze à douze heures. La patate douce peut
être plantée en altitude (jusqu'à 1 200 m) à des
latitudes proches de l'équateur ; les cycles végétatifs
sont alors plus longs (jusqu'à six mois). Les besoins en eau sont de 600
mm par cycle ; une pluviosité annuelle de 750 à 1000mm est
optimale.
Les rendements varient fortement selon les cultivars, les
conditions climatiques locales et les techniques culturales. La FAO indique des
rendements moyens allant de 5 à 13 t/ha chez les principaux pays
producteurs tropicaux ; Israël, qui pratique une cul- ture très
intensive, obtient 40 t/ha en moyenne. Les rendements obtenus en station
expérimentale sont de 45 t/ha aux Etats-Unis, de 70 t/ha à
Taïwan et de 88 t/ha à Tahiti.
La température optimale de conservation est de
13-14°C (à 85-90 % d'humidité relative), avec un risque de
détérioration au-dessous de 10°C. Auparavant, il est
conseillé de les stocker à 27-29°C dans un local bien
ventilé pendant quatre à sept jours pour la cicatrisation des
blessures,
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à 85-90 % d'humidité relative. La durée
maximale de conservation des tubercules stockés dans ces conditions est
en moyenne d'un mois. Les manipulations à la récolte doivent
être très précautionneuses afin de ne pas blesser les
tubercules, ce qui entraînerait l'installation de pourritures. La
durée de conservation des tubercules en terre est de six mois, mais les
risques de détériorations diverses sont importants.
Cultivée toujours au Nord du territoire à cause de la bonne
qualité de terre.
8.4.La Pomme de Terre
(Solanumtuberosum)
Dénommée en anglaispotato, la pomme de terre est
une plante de la famille des Solanaceae. Elle est cultivée pour ses
tubercules, riches en amidon. Ceux-ci sont consommés de
différentes manières et subissent parfois des transformations
artisanales ou industrielles. On en tire de l'amidon, de la fécule, de
l'alcool. Différents sous-produits peuvent être utilisés :
pulpe, peau...
Originaire d'Amérique du Sud, elle a été
introduite en Europe au XVIe siècle, puis en Asie. Elle est actuellement
cultivée partout dans le monde, essentiellement en zone
tempérée. Sous les tropiques, elle est cultivée en
altitude car elle demande des températures inférieures à
24°C le jour et 16°C la nuit pour tubériser.
C'est une plante herbacée, pérenne grâce
à ses stolons qui donnent naissance à des tubercules à
leur extrémité ; après dépérissement de la
partie aérienne, les tubercules donnent naissance à de nouvelles
tiges. Les tubercules, ovoïdes, pèsent de 50 à 500 g. La
couleur de la peau change (jaune, rose, violette) selon la
variété.
L'optimum de végétation se situe entre 12°
et 18°C. La plante résiste bien au froid et ne subit de graves
dégâts qu'au-dessous de 4°C. Une pluviométrie de 500
à 750 mm, régulièrement répartie, est
nécessaire pendant le cycle de culture ; la pomme de terre tolère
très mal une sécheresse de courte durée,
particulièrement pendant les neuf dernières semaines de culture.
Un apport d'eau irrégulier entraîne une baisse de la production de
tubercules, ainsi que leur déformation.
Le zéro de végétation est à
4°C : les tubercules n'évoluent pas si on les conserve à
cette température. Au-dessous, ils se détériorent.
À 4°C, l'amidon se transforme en sucres solubles ; il
52
52
faut garder quelques jours à 8-10°C les tubercules
stockés longtemps à 4°C si l'on veut obtenir la
transformation inverse. La germination des tubercules se produit vers
12-13°C, début de la phase d'incubation ; celle-ci est
favorisée par l'obscurité. L'exposition à la
lumière déclenche un processus de verdissement des tubercules
(avec production de toxines). Les tubercules peuvent être
conservés à 20°C en clayettes dans un endroit sec et
ventilé, à l'abri de la lumière. Seuls des plants sains
doivent être stockés. La conservation est possible plusieurs mois
dans ces conditions dans des locaux sains. Cultivée toujours au Nord du
territoire à cause de la bonne qualité de terre mais aussi au Sud
vers MulumeMunene.
8.5.Le Bananier
Du Genre Musa, la banane plantain, en anglais banana,
plantain, cooking banana, appartient à lamille des Musaceae.
Le bananier est avant tout une plante alimentaire
cultivée pour son fruit consommable frais (bananes dessert) ou cuit
(plantains et autres bananes à cuire), qui constitue une source
importante d'hydrates de carbone. La banane est un fruit hautement
énergétique.
Plus rarement, on consomme la pulpe séchée et
réduite en farine ou fermentée comme boisson (bière de
banane). Les fruits verts et les gaines foliaires servent parfois pour
l'alimentation du bétail. Les feuilles et les longues fibres des gaines
foliaires sont utilisées pour l'emballage et la fabrication d'objets
artisanaux.
Les variétés actuelles proviennent des bananiers
sauvages à graines présents en Asie du Sud-Est (de l'Inde
à l'ouest aux Philippines à l'est, de la Malaisie au nord
à l'Australie au sud), où se situent la plus grande
diversité ainsi que le centre primaire de diversification du genre. Les
variétés se sont répandues dans toutes les zones
intertropicales humides et chaudes, des plaines jusqu'à 2 000 m
d'altitude, débordant parfois dans certaines zones subtropicales. Des
centres de diversification secondaire existent en Afrique de l'Ouest et
centrale (bananiers plantains) et sur les hauts plateaux d'Afrique de l'Est
(bananes à cuire et à bière).
Les bananiers sont des plantes herbacées. La taille du
pseudo tronc varie de 1,50 à 8m de hauteur selon les espèces et
les variétés. D'une souche souterraine vivace, globuleuse (0,30
à 0,60 m de diamètre) appelée aussi rhizome ou bulbe,
naissent d'abord de longues feuilles de
53
53
dimensions croissantes.
Le bananier est une plante exigeante en eau, sensible aux
basses températures et aux vents. Les sols doivent être sains,
aérés et riches en azote et potasse. Le sol doit être
suffisamment pourvu en eau, les racines n'absorbant aisément que le
tiers de la tranche dite habituellement utile. En climat chaud et humide, on
considère généralement que les besoins sont couverts avec
125 à 150 mm par mois.
L'optimum est voisin de 28°C (température
interne). Au-delà de 35-40°C des anomalies surviennent. En dessous
de 24°C, la vitesse de croissance baisse pratiquement de façon
linéaire avec la température jusqu'à 15-16°C. Elle
s'annule complètement vers 10-11°C. Les feuilles jaunissent
à des températures de 4 à 6°C, certains cultivars
résistant un peu mieux que d'autres. La souche ne meurt que par gel.
Sous les 12°C, les bananes sont déformées et se
nécrosent. Les fruits subissent aussi des dommages dans le
péricarpe, qui présente des tirets noirs en coupe longitudinale
(frisure, ou pigmentation). Les échanges gazeux sont ralentis et la
maturation est difficile. Le phénomène se produit au champ, mais
aussi en cours de transport. Nous signalons par ailleurs l'absence de bananier
dans la partie Sud du territoire causée par la mosaïque qui avait
rasé presque tous les villages situant au Sud du territoire.
8.6.Le Maïs (Zeamays)
En anglais maize (GB) ou corn (USA), le maïs est de la
famille des Poaceae et de la tribu des Andropogoneae. Les utilisations du
maïs varient beaucoup selon le niveau économique des pays. Dans
ceux à faible revenu, le maïs est surtout réservé
à la consommation humaine directe, sous forme d'épis immatures,
de farine ou de semoule. En revanche, dans les pays développés,
il constitue une matière première pour l'alimentation du
bétail, l'industrie de la semoule et celle de l'amidon. Cette
dernière est en pleine expansion en Europe et aux Etats-Unis
(près de 20 % des utilisations domestiques). Ses débouchés
sont très diversifiés : produits alimentaires (isoglucose,
pectines), chimiques (biocarburants, plastiques), pharmaceutiques, textiles,
papetiers. Les germes de maïs donnent de l'huile qui sert pour
l'alimentation humaine, pour la fabrication de margarines, de savons, de
vernis, de textiles artificiels, etc. Enfin, on peut cultiver le maïs
comme fourrage vert ou pour faire de l'ensilage pour les bovins.
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Le maïs est la seule plante cultivée d'importance
dont l'ancêtre sauvage ne soit pas connu avec certitude. Cultivé
depuis des millénaires en Amérique centrale, il aurait
été domestiqué dans la région centrale du Mexique.
La culture du maïs s'est ensuite propagée sur l'ensemble du
continent américain, des Andes, au Canada, puis, à partir du XVIe
siècle, sur tous les continents, en zone tropicale comme en zone
tempérée. Il serait arrivé en Afrique au XVIIe
siècle.
Le maïs est une plante monoïque et porte deux types
d'inflorescence : les fleurs mâles, groupées sur la panicule
terminale ramifiée, et les fleurs femelles, associées sur un ou
quelques épis insérés à l'aisselle des feuilles.
En zone tropicale, le maïs est cultivé dans des
conditions écologiques ou socio-économiques très
diversifiées. Son utilisation alimentaire traditionnelle exige que le
produit corresponde aux préparations culinaires et aux goûts des
différents consommateurs. Pour répondre à cette
diversité de situation, il est nécessaire de disposer d'une gamme
de variétés. Celles-ci doivent être adaptées aux
différents niveaux d'intensification pratiqués : culture
extensive destinée à l'autoconsommation, culture intensive
commerciale, culture semi-intensive. Elles doivent être capables de
produire dans des milieux très variables. Elles doivent, enfin,
être appréciées des utilisateurs : le type et la couleur du
grain, les qualités de mouture et de conservation sont des
critères essentiels.
Chez le maïs, les différentes phases du
développement de la plante, correspondant aux différentes
composantes qui conditionnent le rendement final, se succèdent au long
de la vie de la plante. Chacune d'entre elles peut, sous l'effet d'un stress,
contribuer à diminuer le rendement potentiel. Le rendement réel
est donc le résultat d'une série de soustractions à partir
du rendement potentiel.
Les maïs actuellement cultivés en milieu tropical
sont pour la plupart issus de populations bien adaptées aux conditions
locales. Ils sont assez résistants aux maladies. Dans cette territoire,
cette culture concerne la grande majorité du territoire de KABARE car
elle est pratiquée dans presque toutes les parties de cette territoire
mais la plus grande production est observée dans sa partie Nord riche en
terre volcanique.
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8.7. Le Théier
(Cameliasinensis)
De la famille des Theaceae, le théier, tea en anglais,
est décrit en 1712 par KAEMPFER comme une plante stimulante dont on
utilise les feuilles pour préparer des infusions. L'action stimulante
est due à un alcaloïde, la caféine, chimiquement identique
à celle extraite du café. Il a été recensé
82 espèces du genre Camelia mais seul le théier a une
importance économique. Le théier est une plante diploïde (2n
= 30) mais on trouve des polyploïdes spontanés. Occasionnellement,
on peut broyer les graines du théier pour en extraire 30 à 45 %
d'huile destinée à la savonnerie. Les tourteaux contiennent de la
saponine, molécule toxique.
Le Théier est originaire des régions
montagneuses d'Asie du Sud-Est. La zone de culture du théier est
extrêmement vaste pour une plante d'origine tropicale : elle
s'étend des zones équatoriales chaudes et humides aux zones
tempérées froides (latitude 43° Nord en Géorgie et
27° Sud en Argentine).
La croissance du théier est périodique, sans
relation apparente avec le climat dans les conditions normales de culture : une
phase de croissance végétative (flushingperiod) est suivie d'une
phase de dormance (bandjiperiod) pendant laquelle le bourgeon prépare la
poussée suivante. Le bandji est un petit bourgeon qui apparaît
lorsque la dernière feuille d'une pousse a atteint sa taille maximum. Au
cours de la phase de croissance qui dure cinquante à quatre-vingts
jours, le bour- geon grossit, forme deux bractées sessiles puis une
première préfeuille anormale (fishleaf), suivie d'une seconde
(janam) et ensuite deux ou trois feuilles normales et un pekoe formé
d'une série de feuilles enroulées sur elles-mêmes (faux
bourgeon terminal). La période de grossissement représente 51 %
de la phase de croissance, la formation de la préfeuille 30 % et la
poussée des feuilles 19 % du temps total. La gestion de la cueillette
doit prendre en compte la physiologie de la croissance, de façon
à ce que les périodes de dormance ne perturbent pas la
récolte.
La culture du théier se répartit entre les
grandes exploitations industrielles de 500 ha ou plus et les petites
exploitations familiales. Etant donné qu'il faut 500 à 700
journées de travail par hectare, les petites exploitations ne peuvent
pas excéder 0,20 à 0,25 ha.
Hormis le cas où la production est traitée de
façon artisanale, l'usinage du thé est fait dans de petites
unités traitant au moins la production de 100 à 200 ha. Ceci
suppose un
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56
regroupement des exploitations dans un rayon d'une dizaine de
kilomètres car les feuilles doivent être traitées au plus
tard six heures après la récolte. Compte tenu des besoins en
main-d'oeuvre, il est probable que la production familiale va se
développer.
Les meilleurs rendements sont obtenus avec des densités
de plantation comprises entre 10 000 et 15 000 arbustes/ha selon les zones
écologiques. Le rendement est fortement lié à la taille,
à la fertilisation et au système de cueillette.
Dans le territoire de KABARE, cette culture est plus
développée dans la partie Nord précisément aux
environs du Parc National de Kahuzi-Biega à MADAGA et à MBAYU
signalons par ailleurs qu'une usine de thé est installée dans ce
milieu pour la transformation de cette production.
CONCLUSION PARTIELLE
Tout en évitant de généralisations
abusives, dans ce chapitre il a été question présenter
d'une manière succincte notre milieu d'étude car il est dit que
la production d'un travail scientifique dépend aussi de la connaissance
pure et parfaite du milieu dans lequel la recherche a été
menée. Cela étant, en second lieu un bref survol a
été effectué sur les différents produits agricoles
locaux de celui-ci car ceux-ci constituent l'ossature de notre travail mais
surtout dans le domaine touristique.
Dans le chapitre suivant, il sera question d'identifier parmi
les produits susdits ceux qui peuvent être considérés comme
touristiques dans le but non seulement de promouvoir l'agrotourisme dans notre
territoire mais aussi de contribuer à son développement
socio-économique.
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CHAPITRE TROISIEME :
L'AGROTOURISME A KABARE UNE PRATIQUE EMERGENTE POUR LE
TERRITOIRE
Dans le présent chapitre, il sera question de choisir
parmi toutes les cultures cultivées dans le territoire de KABARE, celles
qui peuvent être promues pour être transformées en produits
touristiques utiles pour attirer la curiosité de visiteurs dans le but
de contribuer au développement socio-économique de ce
territoire.
Ce chapitre mettra un accent beaucoup plus particulier
à deux cultures vivrières à l'occurrence la banane et le
haricot et une culture de plantation à savoir le thé. L'aspect
touristique sera abordé pour chaque culture pour ne pas nous
écarter du thème général et répondre aux
objectifs du travail.
1. LES CULTURES VIVRIERES 1.1. La Banane
La banane est une plante présente dans tout le
territoire de Kabare et qui a une très grande valeur culturelle que vous
trouverez dans les lignes suivantes.
1.1.1. Importance à Kabare
La culture du bananier rêve dans le territoire de Kabare
un caractère important aussi bien au niveau alimentaire,
économique, socioculturel, cultural et environnemental dans la
région.
Au niveau alimentaire, la banane, ancrée dans la
société de l'Est de la RDC depuis des générations,
est un aliment de base pour toute la population du territoire de KABARE. C'est
une banque alimentaire, un aliment énergétique. La banane est
riche en vitamines A, B1, B2, B6, C et E, et en sels minéraux Ca, Fe,
Mg, P et K. Son faible taux en protéines fait qu'elle nécessite
un accompagnement avec les aliments riches en protéine comme le haricot,
le petit pois ou le poisson, la viande, etc.
Au niveau économique, la banane constitue une banque
agricole par excellence pour les paysans. En effet, elle assure durant toute
l'année plus de 60% de revenus des ménages.
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Au niveau socioculturel, Au Sud Kivu la banane est souvent
utilisée pour la production de la boisson KASIKSI. Ce vin de banane
établit et consolide les liens sociaux. Il a le pouvoir rassembler et de
communion entre les gens étant donné son omniprésence dans
toutes les cérémonies.
Au niveau cultural, la banane constitue le centre de
gravité des systèmes agraires. Le système bananier abrite
en association plusieurs cultures vivrières (haricot, maïs, soja,
courge, manioc), industrielles (exemple le caféier) et agro
forestières. La production de la banane est assurée pendant toute
l'année grâce à la position privilégiée et a
l'écologie.
Les organes du bananier constituent une source importante de
matière organique. La bananeraie restitue au sol des
éléments nutritifs exportés lors de sa croissance. Ses
feuilles sont utilisées comme paillage avec effets positifs sur la
fertilité du sol. Le bananier lutte contre l'érosion du sol en
freinant le ruissellement et amortit les rayons solaires évitant, ainsi,
l'évaporation des éléments minéraux volatils.
Ses sous-produits sont utilisés pour faciliter la mise
en place des pépinières et pour la plantation des certaines
cultures comme le caféier. Le système cultural traditionnel du
bananier est cependant inefficient (les moyens mis à la disposition de
la culture donnent des résultats faibles exprimés par un
rendement inférieur comparativement à la moyenne mondiale ou
même africaine) et inefficace (la production actuelle du bananier ne
parvient pas à résoudre le problème épineux de la
disponibilité alimentaire, une des composantes de la
sécurité alimentaire). Cette situation est aggravée par la
présence du BXW dans le territoire de KABARE.
Au niveau environnemental, la bananeraie constitue un des
écosystèmes de première importance attirant et abritant de
nombreux êtres de toute nature tant pathogènes que non nuisibles
vivant dans sa partie aérienne et souterraine.
La disparition de la bananeraie liée au BXW constitue
une catastrophe humanitaire et écologique sans précédent
étant donné que la présence des bananiers dans le
territoire de KABARE atténue tant soit peu l'effet néfaste de la
déforestation, par sa contribution à la sauvegarde de
l'environnement.
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On reconnait un vieux sage et respectueux par la
présence de la bananeraie autour de sa maison. La banane intervient dans
toutes les cérémonies organisées car elle est
utilisée comme accompagnement, comme fruit mais aussi comme boisson
après avoir été transformée en vin par la technique
de brassage.
Signalons qu'il existe un repas de base que nous qualifierons
de repas coutumier à base de la banane à bière
condensé avec le haricot, ce repas est connu traditionnellement sous le
nom de KIFUKAMA, qui est une des gastronomies Kabaroises.
La banane via la boisson KASIKSI constitue un
élément de réconciliation mais aussi de
bénédiction, dans le premier cas, après une
mésentente ou une dispute entre deux ou plusieurs personnes ou en cas de
problèmes en famille, les concernés se réunissent avec de
membres qui peuvent les écouter pour arriver à trancher les
problèmes existants et ceux dernier demandent aux personnes
concernées de partager un verre de KASIKSI en termes de
réconciliation ; dans le second cas, nos grands-parents utilisaient et
utilisent la boisson KASIKSI pour bénir leurs enfants mais aussi leurs
petits fils en leurs donnant ce qu'on appelle « BWANGA ».
1.1.2. Commercialisation
Dans le territoire de KABARE, la banane est
commercialisée sous diverses formes. Elle peut être vendue en gros
ou en détaille et le prix est en fonction de milieux de production selon
que la banane est produite ou non. C'est de cela que vous vous trouverez que
dans quelques parties du territoire la banane coûte cher comme vers
KABARE nord où se trouve le bureau de la chefferie où la
présence de banane est presque inexistante.
Dans les grands différents marchés dudit
territoire disons que la banane est moins chère par rapport au prix de
la banane en ville. Après une étude menée dans le village
de Mosho, groupement de Bushwira, le prix de la banane est quitté de
3500 francs congolais le régime à 7000 franc congolais soit le
double. Le prix de la banane varie aussi en fonction de la
catégorisation de banane, selon qu'il s'agit de la banane verte, de la
banane à bière et de la banane dessert. Disons que la banane
verte n'est plus commercialisée dans ce territoire.
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1.1.3. Promotion
Pour promouvoir la production et la commercialisation de
banane et ainsi contribuer à l'émergence du territoire, il nous
parait important de sensibiliser la population de ce territoire sur
l'importance socio-économique de la banane.
Cela étant, nous comptons saisir la balle au bon pour
sensibiliser ladite population sur l'aménagement des espaces qui peuvent
accueillir les nouvelles semences de banane car la plus grande partie du
territoire est presque vide à cause de la maladie qui avait
attaqué nos bananeraies.
1.1.4. Aspect touristique
Sur le plan touristique, il faut dire que la banane constitue
un produit touristique du territoire de KABARE en ce sens qu'elle est
utilisée pour répondre à plusieurs besoins dans ce
territoire. Rappelons par ailleurs que dans le marché classique, ce sont
les vendeurs qui se déplacent avec de bananes qui doivent être
commercialisées, essayant d'apporter un sens touristique à cet
effet, les producteurs réaliseront toutes les activités d'achat
dans leurs champs car ce sont les touristes qui doivent se déplacer pour
profiter de prestations de ces producteurs. Cela nous pousse à
répondre à une question principale celle de savoir comment
pouvons-nous transformer la banane en produit touristique ?
Répondre à cette question sera pour nous une
opportunité qui nous aide à un certain moment de contribuer au
lancement des activités agrotouristiques dans ce territoire ; cela
étant essayons de voir quels sont les aspects que nous pouvons
retrancher ou ajouter à la banane pour qu'elle soit un produit
touristique de qualité et attrayant.
Se basant sur le niveau alimentaire, il a été
dit que la banane est beaucoup plus utilisée dans ce territoire, comme
dans les autres pays qui se sont déjà développés
à cause de la production de la bière, essayons de montrer aux
visiteurs les techniques que nous utilisons pour transformer la banane à
bière en KASIKSI et que les visiteurs arrivent à déguster
notre bière avant la fin de sa visite, parlons de la valeur culturelles
de cette bière dans notre milieu, la gastronomie du terroir est aussi
fondée sur la banane car plusieurs repas tiennent compte de la
banane.
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1.2.Le haricot
Dans le territoire de KABARE les haricots sont produits deux
fois par an dans toute l'étendue du territoire.
1.2.1. Importance
La culture du haricot revêt dans le territoire de Kabare
un caractère important aussi bien sur le niveau alimentaire,
économique et socioculturel.
Au niveau alimentaire, le haricot est un aliment de base pour
toute la population du territoire de KABARE, cultivé pour plusieurs
raisons dans ledit territoire, il peut être consommé comme
légume ses feuilles et les tous petits jeunes haricots
communément connus sous le nom de haricots verts ou MIKENJA mais aussi
les haricots peuvent aussi être consommés une foi à
maturité accompagné d'autres repas tels que les bananes, les
patates douces, les pommes de terre, le riz. Disons par ailleurs que la plus
importante gastronomie du terroir résulte de la combinaison de la banane
à bière et des haricots.
Au niveau économique, les haricots constituent une
banque agricole par excellence pour les paysans. En effet, elle assure durant
toute l'année plus de 80% de revenus des ménages. Les paysans
cultivent des hectares des haricots qui sont destinés à la vente
en trois phases ainsi permettant à ceux-ci de couvrir leurs besoins. La
première phase de vente concerne les feuilles des haricots qui sont
vendues à un prix aussi bien considérable pour permettre les
paysans à désherber son champs, la deuxième phase consiste
à la vente des haricots verts à quelques mois prêts avant
la récolte finale des haricots mais cette vente à un impact
beaucoup plus négatifs car les paysans risquera de ne plus rien
récolter à la fin si elle a vendu une grande quantité de
ses haricots verts, quant à la dernière phase elle est celle de
la vente des haricots secs permettant ainsi aux paysans de satisfaire ses
différents besoins.
Au niveau cultural, le haricot a une racine principale non
dominante qui est très rapidement complétée de racines
latérales. Les racines peuvent atteindre un mètre de profondeur
si le sol s'y prête. Elles sont le siège du
phénomène de « nodulation ». Les nodules étant
des excroissances provoquées par l'infestation par des bactéries
du genre Rhizobium. Ces bactéries vivent en symbiose avec la plante.
Elles reçoivent par la sève des hydrates de carbone et
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62
fournissent de l'ammonium synthétisé à
partir de l'azote atmosphérique. Les conditions optimales pour le
développement des nodosités ont une température de
25°C à 30°C et un pH de 6 à 7. La quantité
d'azote fixée peut atteindre 200Kg à l'hectare (Anonyme,
2016).
En RDC, le haricot est une légumineuse plastique dont
la productivité dépend en général de certaines
conditions édapho-climatiques du milieu et du respect de certaines
techniques culturales. Il faut cependant considérer l'altitude de 1000
à 2300m comme étant favorable surtout pour l'Est du pays ou la
productivité est la plus importante. La productivité aux basses
altitudes, notamment au Bas Congo se fait durant les périodes plus
fraiches de la saison sèche dans les bas-fonds. Au Sud Kivu, c'est une
culture qui est cultivée sur un sol meuble, riche et profond avec un pH
d'au moins 5,5.
Au niveau socioculturel, dans le territoire de KABARE, les
haricots sont souvent utilisés pour l'alimentation de la population.
Comme le vin de banane, les haricots établissent aussi et consolident
les liens sociaux. Ils ont le pouvoir de rassembler et de communion entre les
gens étant donné son omniprésence dans toutes les
cérémonies.
Les haricots interviennent dans toutes les
cérémonies organisées car ils sont utilisés le plus
souvent comme légumes. Signalons qu'il existe un repas de base que je
qualifierai de repas coutumier à base de la banane à bière
condensé avec le haricot, ce repas est connu traditionnellement sous le
nom de KIFUKAMA, qui est une des gastronomies du terroir. En cas, de
réconciliation, les différentes parties sont appelées
à partager un repas à base des haricots sans huile. En outre, le
haricot est utilisé dans les diverses cérémonies
d'héritage.
1.2.2. Commercialisation
Dans le territoire de KABARE, les haricots sont
commercialisés sous diverses formes. Ils peuvent être vendus en
gros ou en détaille et le prix est en fonction de la
saisonnalité. Cela étant, signalons que les producteurs pour
vendre leurs productions ils doivent se rendre au marché pour trouver un
grand nombre de acheteurs qui viennent le plus souvent du milieu urbain ou
effectuer des échanges inter producteurs de biens que nous pouvons
qualifier de « troc ».
Pendant les deux saisons de production les haricots coutent
extrêmement moins cher et une mesure value à 1500 francs congolais
alors qu'après une longue période de production une
63
63
mesure peut couter 2000 francs congolais. La commercialisation
des haricots comme elle a été soulignée dans les lignes
précédentes comprend trois phases, la première phase de
vente concerne les feuilles des haricots qui sont vendues à un prix
aussi bien considérable pour permettre les paysans à
désherber son champs, la deuxième phase consiste à la
vente des haricots verts à quelques mois prêts avant la
récolte finale des haricots mais cette vente à un impact beaucoup
plus négatifs car les paysans risquera de ne rien récolter
à la fin si elle a vendu une grande quantité de ses haricots
verts, quant à la dernière phase elle est celle de la vente des
haricots secs permettant ainsi aux paysans de satisfaire ses différents
besoins.
1.2.3. Promotion
Dans le but de promouvoir cette culture dans ledit territoire,
il nous faudra aménager une grande surface pour cette fin et que les
agriculteurs développent de stratégies fécondatrices en se
sensibilisant sur les biens fondées de cette culture pour le
développement socio-économique du territoire. Les
autorités du territoire doivent aussi s'y mettre en aménageant
beaucoup plus d'espaces pourra accueillir ladite culture pour de fins
touristiques.
1.2.4. Aspect touristique
De sa valeur culturelle, les haricots jouent un rôle
plus important dans l'alimentation de la population dudit territoire. Ils
joueront aussi un rôle considérable dans des activités
touristiques car les touristes assisteront au mode de production, de
transformation mais aussi de conservation des haricots. On leur parlera de la
gastronomie du terroir qui a comme produit de base les haricots. Une
dégustation sera faite à la fin de chaque visite.
2. LES CULTURES DE PLANTATION
Plusieurs cultures de plantations sont cultivées dans
le territoire de KABARE, mais tout au long de notre réflexion nous
essayerons de parler en long et en large du thé, car cette culture
attire beaucoup plus de touristes dans ledit territoire.
2.1. Le thé
Il existe deux variétés principales de
thé: Camellia sinensisvar. sinensisou Théier de
Chine, cultivé essentiellement en Chine et au Japon pour la production
de thé vert. La deuxième
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variété est Camellia sinensisvar.
assamicaou Théier d'Assam, cultivé et utilisé
essentiellement pour la production de thé noir en Inde, à Ceylan
(ou Sri Lanka), en Indonésie et en Afrique. Signalons par ailleurs que
c'est cette deuxième catégorie qui est cultivée à
MBAYU précisément dans le territoire de KABARE.
2.1.1. Conditions de culture
Pour assurer l'épanouissement optimal du
thé, il faut veiller à le cultiver sur un sol acide dont
le pH peut varier de 4,5 à 7,1. De plus, le thé exige un sol
meuble, plus ou moins riche en sable, potassium et acide phosphorique. Par
contre, la présence de calcaire et celle d'argile sont
défavorables à la pousse du thé. Le drainage du sol et la
couche humifère doivent être suffisants. Chaque nouvelle
plantation doit être défrichée et labourée deux fois
avant de pouvoir y installer les théiers. La sélection des
plantes de théier est très importante pour garantir une
homogénéité de la qualité et de la production : on
utilisera des semences ou des boutures de théiers
sélectionnés.
Dans la première méthode la culture
débute dans un germoir, puis continue en pépinière pendant
10 à 24 mois.Pour la deuxième méthode les plantes les plus
adaptées au bouturage sont sélectionnées selon plusieurs
critères. Après recueil des boutures, celles-ci sont
plantées dans un substrat spécifique pendant quelque temps, avant
une culture en pépinière de 12 à 18 mois.
A la fin de la période de culture en
pépinière les plantes sont introduites dans les « jardins
», de préférence avant la saison des pluies, pour favoriser
une meilleure implantation des racines.
D'autres conditions de culture sont également
importantes :
V' La température: elle doit être
située dans un intervalle allant de 10 à 30 degrés Celsius
(°C), la moyenne optimale étant en général de 19
°C. Le théier meurt si les températures descendent
en-dessous de - 5°C ;
V' La météorologie: une qualité
optimale de thé est obtenue si les journées sont
ensoleillées de 5 heures en moyenne, et les nuits fraîches. Le
stress ainsi généré emprisonnerait la chlorophylle au sein
des chloroplastes de la feuille, conférant un arôme plus intense
au futur infusé. De fréquentes précipitations nocturnes,
supérieures à 1500 mm par an ou 200 mm par mois, sont propices
à cet arbre hydrophile ;
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65
? Les régions: on retrouve les cultures de thé
dans les régions tropicales et subtropicales autorisant les conditions
de température précédemment citées. Les latitudes
rassemblant un maximum de ces conditions climatiques sont situées entre
43° nord et 27° sud. Une altitude de 1000 à 1500 mètres
est optimale pour la culture des théiers.
Les plantations de thé, dont chacune porte un nom
différent, sont appelées « gardens », «
jardins » en anglais. Ainsi les thés les plus réputés
sont vendus sous le nom propre de leur « jardin » d'origine. La
taille des « jardins » peut varier de quelques hectares à plus
de mille hectares. Leur organisation se fait en terrasses, parfaitement
géométriques, le long des flancs de montagnes. Chaque terrasse
est disposée de façon horizontale, à hauteur des mains en
formant ainsi des « tables de cueillette », et subdivisée en
zones de cueillettes appelées « jardins ».
Ces tables sont obtenues par une taille des théiers,
leur donnant une forme évasée vers le haut s'étendant en
plateau horizontal : le nombre de tailles augmente les ramifications et donc le
nombre de jeunes pousses.
Les théiers, sensibles aux vents, à la pluie et
au soleil sont souvent protégés par de grands arbres au milieu
des « jardins », tels ceux de la famille des Fabaceae, dont les
racines sont capables de fixer, au niveau du sol, l'azote précieux pour
le bon développement des théiers
2.1.2. Technique de la cueillette
Avant de pouvoir cueillir les premières feuilles de
thé, il est nécessaire de maintenir l'arbre, par la culture,
à une hauteur généralement de 1,2 mètres (m), mais
pouvant varier de 1 à 3 m.Cette taille est également
effectuée dans un but d'empêcher la floraison et d'augmenter le
nombre de bourgeons. La première taille est désignée comme
« taille profonde », réduisant le théier à 50
cm. Puis elle est pratiquée régulièrement ce qui permet au
théier d'atteindre sa maturité au bout de 5 ans.
La première cueillette a lieu sur un théier
âgé de 3 à 5 ans. Généralement cette
tâche est réservée aux femmes, la récolte manuelle
assurant une qualité supérieure au thé. Certains pays
comme le Japon, l'Inde ou la Corée ont mécanisé la
technique en plaine.
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Les feuilles de thé doivent être
récoltées les unes après les autres, et non pas par
poignées ; on récolte uniquement le bourgeon terminal non
épanoui, et les premières jeunes feuilles souples, juste
au-dessus du rétrécissement pétiolaire. Ce dernier
détail confère une qualité supérieure au
thé. Il faut également noter que les pousses du printemps,
très petites, demandent une grande dextérité pour leur
cueillette et nécessitent un volume important pour arriver à la
quantité de thé souhaitée.
Pour assurer une cueillette précise, les femmes pincent
les feuilles entre l'index et le pouce, les lançant ensuite dans la
hotte portée sur leur dos.En fonction de la vitesse de renouvellement du
théier, on peut effectuer trois récoltes par an d'une
durée de 4 à 14 jours, appelées round, «
tournée » en anglais.
Il est nécessaire de savoir, que 30 kg de feuilles
fraîches sont nécessaires à la production de 7 kg de
thé, et que 1200 jeunes pousses sont nécessaires à la
manufacture d'un kilo de thé.
? La cueillette « impériale » ou
P+1. On prélève le bourgeon terminal à peine
déployé, ainsi que la première feuille qui suit. La
qualité est excellente. C'était le thé que les Empereurs
de Chine buvaient exclusivement.
? La cueillette fine ou P+2. Lors de la
récolte considérée aujourd'hui comme donnant un thé
de qualité supérieure, on prélève le bourgeon
terminal non épanoui, et les 2 premières feuilles.On appelle ce
thé « pekoe » ou « flowerypekoe » ; « pekoe
», le bourgeon terminal, dérive du chinois « pak ho »,
signifiant « cheveux », en raison du duvet blanc à la surface
des bourgeons et des jeunes feuilles.
? La cueillette « grossière » ou
P+3. Il s'agit de thé de qualité nettement
inférieure, composé de la première pousse et des trois
feuilles suivantes.
2.1.3. Procédé d'obtention du thé
noir
Une anecdote raconte la découverte du thé noir
par les Européens : en effet, l'humidité du bateau transportant
les caisses de thé vert aurait provoqué le développement
de « moisissures ». Le thé ainsi noirci plaisait
particulièrement aux Occidentaux.
Les procédés traditionnels chinois d'obtention
du thé furent modernisés avec l'arrivée des
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67
Anglais, à l'origine du déplacement des
plantations vers l'Inde. Les six étapes initiales furent
perfectionnées et raccourcies en cinq étapes: on parle du
procédé « orthodoxe ». L'élément crucial
dans l'obtention du thé est le démarrage rapide de la
première étape, le flétrissage, assurant l'absence d'un
début de fermentation. Pour cela, des « factories », les
maisons servant à la préparation du thé, sont
installées à côté des plantations.
? Le flétrissage ou séchage
Les feuilles fraîchement cueillies sont
étalées sur des plateaux, des toiles, ou des treillis
métalliques en couches de 15 cm. Un dispositif de ventilation aspire
l'air à travers les feuilles, les privant d'un certain taux
d'humidité. Ces appareils sont appelés « flétrissoirs
», fonctionnant à une température de 26°C. D'autres
enceintes sont constituées de plateaux séparés de 20 cm,
sur lesquels on étale les feuilles de thé, en faisant circuler
l'air produit par un système de ventilation. La durée du
flétrissage dépend des variétés du thé,
s'étendant de 6 à 24 heures et conférant à
l'infusé un arôme plus ou moins mordant en fonction du taux
d'humidité résiduelle.
? Le roulage
Une déshydratation adéquate est
nécessaire pour effectuer un roulage efficace, en trois à cinq
étapes d'une dizaine de minutes. Ainsi le roulage s'effectue pendant 30
à 40 minutes, pouvant être répété plusieurs
fois dans le but d'augmenter la quantité d'huiles essentielles pour
accentuer la force du thé. L'opération a lieu dans des cuves
cylindriques : lors du roulage les cellules végétales sont
brisées, libérant des huiles essentielles ainsi que des
enzymes.
Le nombre d'étapes du roulage dépend de
l'altitude des plantations :Les feuilles issues de basses altitudes subissent
un roulage léger ou light rollingen cinq étapes: des
feuilles peu brisées, libérant peu de sucs en sont issues. Les
bourgeons ne sont que peu oxydés.
Par contre, les feuilles issues d'altitudes plus
élevées subissent un roulage plus fort ou hard rolling.
L'opération se déroule en trois étapes, de façon
à ne pas trop endommager lesfeuilles: elles libèrent une plus
grande quantité de sucs, colorant les bourgeons en jaune
paroxydation.
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D'autres thés nécessitent d'abord un roulage
léger, puis fort. Ces variétés sont
caractérisées par un arôme intense et des feuilles
entières.
Pour contrecarrer une fermentation trop rapide et pour
séparer les fragments de feuilles brisées et les débris
végétaux grossiers, une étape de tamisage ou dhool
sépare chaque étape du roulage.
? La fermentation
Cette étape consiste à étaler les
feuilles issues du roulage en couches de 5 à 7 cm dans une pièce
à hygrométrie de 95 à 98 %, à température de
27°C, à hygiène et à ventilation très
surveillées. La durée de la fermentation est tout aussi
importante : elle s'échelonne entre 1 et 4 heures. Ainsi la fermentation
est presque absente pour le thé vert, moyenne pour le thé Oolong,
et la plus longue pour le thé noir.
En effet, un thé amer témoigne d'une
fermentation trop courte, tandis qu'un thé trop fermenté perdra
son pouvoir à cause de l'oxydation excessive des polyphénols.Le
respect rigoureux de ces conditions idéales est nécessaire
à l'action des enzymes libérées par le roulage. Parmi ces
enzymes, comme on verra plus tard, le polyphénol oxydase est la plus
important. Elle est responsable de la transformation d'une quantité plus
ou moins importante (allant jusqu'à 50%), en fonction du temps de
fermentation, de polyphénols en théaflavines,
théarubigènes et théasinensines.
? La dessiccation
La dessiccation est l'étape la plus délicate de
la préparation du thé. Son but est de stopper la fermentation,
qui trop longue, pourrait anéantir la qualité du produit. Le
thé sortant de l'enceinte de fermentation est transféré
sur le tapis roulant d'un dessiccateur produisant un courant d'air très
sec et chaud de 85 à 90°C. Le taux résiduel
d'humidité est de l'ordre de 2 à 3%. Le procédé
doit être rapide, mais une dessiccation trop rapide peut rendre la
feuille cassante et évaporer le meilleur de l'arôme. Inversement,
une dessiccation trop lente ne pourrait pas stopper la fermentation, le but du
procédé étant l'inactivation des enzymes responsables de
celle-ci.
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69
? Le tamisage et l'emballage
Le triage des feuilles sèches se fait à l'aide
de tamis vibrants ou de souffleries d'air, pour les séparer en fonction
de leur taille. Un rouleau de bakélite retient les fibres superflues par
son pouvoir électrostatique. Cette étape doit se dérouler
très rapidement pour éviter un noircissement ou greying
des feuilles. Pour les thés de haute qualité, le tamisage est
réalisé manuellement.
Les feuilles sont emballées après un stockage
éventuel du thé dans des silos à l'abri de
l'humidité. Des caisses en bois d'un volume de 40 kg doublées de
feuilles d'aluminium, pour protéger le thé de l'humidité
externe et éviter qu'il ne s'imprègne d'odeurs externes, servent
d'emballage. Généralement on appose une feuille de riz entre le
thé et l'aluminium.
Les sacs en papier, destinés à recevoir de plus
petites quantités de thé, sont eux aussi doublés
d'aluminium.
Pour la plupart des thés, on mélange les
feuilles de plusieurs jours pour obtenir des lots homogènes, car il est
impossible d'obtenir un thé de qualité identique deux jours de
suite. Par contre, les thés de très haute qualité sont
emballés jour après jour, afin qu'ils soient les plus purs
possibles.
2.1.4. Commercialisation
Après la cueillette le thé subit une
transformation qui respecte des étapes bien connu avant d'être
acheminé au marché. Cela étant ils sont beaucoup plus
commercialisé en dehors de la ville de Bukavu mais on peut aussi avoir
quelques points de vente à l'occurrence de sites touristiques pour
attirer bon nombres de clients parmi ces points nous pouvons citer le PNKB et
CRSN LWIRO voire la Chefferie de KABARE. Un sachet de thé coute 5$
USD.
2.1.5. Promotion
Toute promotion est le fruit d'une communication, et cette
dernière passe par la sensibilisation de la couche concernée sur
les avantages du produit que l'on veut promouvoir. Cela étant, la
promotion du thé doit être effective à travers des
différentes activités qui peuvent être organisées
par Great Lake Plantation en faveur de la population environnante de cette
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70
plantation ainsi que les différents médias
à travers de communiqué et des affiches. Cette même
sensibilisation pourrait inciter les clients à acheter le thé
transformé localement dans notre territoire au lieu de faire recours au
thé exporté. Cette promotion passera également par
l'organisation d'une journée porte ouverte à MBAYU.
2.1.6. Aspect touristique
Après une longue période d'étude ne
dépassant pas une année et après l'échange avec le
personnel de GLP, il nous a été dit que le thé de MBAYU
fait l'un de produits touristiques du territoire de KABARE et consommé
différemment de produits touristiques du PNKB et de CRSN LWIRO pour
plusieurs raisons. Juste à l'entrée de l'usine de thé, la
verdure nous accueille avec toute une beauté jamais vu ailleurs
seulement à KABARE, cette usine donne une opportunité à
ses touristes d'assister à la cueillette, à la transformation et
arrivent à la dégustation du thé produit après
toutes les phases de transformation. Une randonnée pédestre est
aussi impeccable.
Culturellement parlant, le thé n'a pas une grande
valeur dans notre culture car seuls nos aïeux l'avaient utilisé
comme médicament.
CONCLUSION PARTIELLE
Disons de tout ce qui précède que le choix de
différentes cultures citées précédemment ne
résulte pas du hasard mais beaucoup plus de notre échange avec
l'Ir Henri UGHENTO UKANI de l'INERA-Mulungu. Par ailleurs plusieurs cultures
peuvent faire objet d'une activité touristique dans le territoire de
KABARE car l'agriculture constitue et restera la principale source de revenu de
sa population et ne cesse jour et nuit à penser à des
stratégies beaucoup plus fécondes pour le développement
socio-économique de leur milieu.
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Partie Deuxième :
Cadre empirique de
l'étude
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CHAPITRE QUATRIEME :
DAIGNOSTIC STRATEGIQUE ET ENJEUX DE
L'AGRITOURISME
DANS LE TERRITOIRE DE KABARE
Ce chapitre fera un bref diagnostic sur la phase embryonnaire
de l'agritourisme dans le territoire de KABARE suivi d'une analyse de la
recherche. Cette analyse permettra de développer de stratégies
qui permettront d'entreprendre les activités agrotouristiques dans ledit
territoire. Comme il est bien souligné dans les lignes suivantes, ce
chapitre ne comprendra que trois points.
1. LE DIAGNOSTIC DE L'AGROTOURISME DANS CE
TERRITOIRE
Dans un premier temps, une des prémisses à
l'élaboration d'une stratégie de développement qui soit
adaptée au territoire est certainement de bien connaître ce
dernier. Une bonne identification des forces et des faiblesses de
l'agrotourisme de celui-ci ainsi que des menaces et des opportunités de
développement qui le guettent faciliteront la construction d'une
dynamique de développement durable. Cette connaissance permettra aussi,
éventuellement, de mieux évaluer les effets de la démarche
de développement.
1.1. Les forces
V' Le territoire de KABARE est touristique et
renferme les sites les plus visités de la Province en
général ;
V' Le positionnement géographique et sa
proximité de la ville de Bukavu ;
V' La spécificité culturelle : ce
territoire jouit d'une histoire particulière par rapport au reste de la
Province. Cette histoire est reflétée par ses gens, mais aussi
par son patrimoine bâti ;
V' La géographie particulière du milieu
fait en sorte que les routes de campagnes présentent des panoramas
exceptionnels et plusieurs fermes sont situées en bordure de routes
touristiques et champêtres ;
V' Le territoire jouit d'une très bonne
réputation gastronomique par son KIFUKAMA ;
V' Une bonne diversité agricole (produits
maraîchers, viandes, produits laitiers, fruits et légumes) ;
V' Plusieurs produits agroalimentaires sont
déjà reconnus à l'extérieur du territoire.
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1.2.Les faiblesses
V' La méconnaissance de l'offre et de sa qualité
;
V' La formation ;
V' Les producteurs agricoles n'ont, pour la plupart, pas
toutes les connaissances requises
pour faire de leurs exploitations des entreprises touristiques
accueil, ventes, mise en
marché, marketing, etc. ;
V' La promotion ;
V' Le positionnement touristique de la région met peu
l'emphase sur l'agrotourisme (ce qui
est de moins en moins le cas).
V' Les hommes forts ne sont pas toujours prêts à
investir l'argent nécessaire à la promotion,
ils ne sont pas convaincus de son importance ;
V' L'organisation ;
V' L'agriculture n'est pas rentable dans toutes les parties du
territoire.
1.3.Les Menaces au développement
V' Le non existence d'un service se chargeant du tourisme au
niveau du territoire ;
V' Le manque de ressources financières et humaines ;
V' Les intervenants sont nombreux et différents ;
V' La concurrence ;
V' La conciliation entre les activités agricole et
touristique ;
V' Présenter uniquement une image folklorique,
c'est-à-dire présenter le milieu rural au
temps passé uniquement ;
V' Vouloir isoler le produit agrotouristique du reste de
l'orne touristique du territoire.
1.4.Les Opportunités au
développement
V' Les tendances sociales ;
V' Le « retour à la terre », aux valeurs de
base, aux valeurs familiales ;
V' L'agrotourisme correspond aux nouvelles attentes des
touristes ;
V' La démassification du tourisme ;
V' La demande grandissante pour le tourisme culturel ;
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V' Le développement ;
V' L'augmentation des touristes étrangers ;
V' La saisonnalité ;
V' L'éventuel développement des
Économusées dans le territoire ;
V' La spécificité du patrimoine ;
V' L'aide financière des organismes
régionaux et gouvernementaux ;
V' L'agrotourisme permet d'établir des liens
entre les mondes ruraux et urbains.
2. L'ANALYSE DE LA RECHERCHE
Sur la base des éléments d'informations qui ont
été rassemblés, il s'agit maintenant de mener une analyse
mettant en lumière les principales dynamiques à l'oeuvre sur le
territoire. La phase d'analyse permet d'inventorier ce qu'il faudrait faire et
ce qu'il est envisageable de faire. Les éléments apportés
dans cette phase serviront ultérieurement à déterminer la
stratégie
2.1. Un cadre conceptuel pour l'agrotourisme
L'engouement pour l'agrotourisme n'est pas récent. Bien
que ce « phénomène » ait alimenté études
et travaux de recherche depuis le début des années 1970 en
Occident, ce n'est que depuis quelques années qu'on se penche
sérieusement sur ses possibilités de développement. Les
éléments de réponse se trouvent fort probablement dans les
sphères de la société. À l'époque,
construction et développement était, sans l'ombre d'un doute,
synonyme de prospérité économique.
Les vrais adeptes traversaient cette époque en
préconisant la paix, l'amour libre et la vie en communauté. Cette
vie en communauté avait pour vision la « Liberté », la
liberté qui passait évidemment par un rejet de cette
société de consommation. Pour les tenants de cette philosophie il
apparaissait clairement qu'un retour aux sources s'imposait.
Le climat de liberté et de retour à la terre qui
régnait à cette époque est probablement en partie
responsable de l'intérêt à développer l'agrotourisme
tandis que l'engouement pour les « grandes activités » de la
ville constitue la raison de ce désintérêt. Deux poids deux
mesures, où le plus fort, le plus convaincu ou le plus dominant allait
l'emporter.
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En connaissant les prémisses de l'agritourisme, il
devient plus aisé d'en faire une analyse et d'élaborer les
stratégies ou les plans qui favoriseront un développement
judicieux et harmonieux de l'agrotourisme.
L'agrotourisme peut jouer un rôle de «
référence » pour la société à
l'approche du nouveau millénaire, mais ce ne sera pas automatique. Pour
y parvenir, 1'agrotourisme devra utiliser toutes ses ressources de façon
judicieuse et raisonnée. Ces différentes variables et
composantes, déjà longuement énumérées et
expliquées, devront être consciemment sélectionnées
puis imbriquées. Pour atteindre ses objectifs, l'agrotourisme ne doit
pas être considéré comme un simple produit puisqu'il peut
représenter beaucoup plus. Il possède les potentiels de
développement nécessaire à une réussite
commerciale, mais surtout les opportunités en faveur de sa mise en
valeur sont nombreuses. Dans le temps, le développement de
l'agrotourisme arrive à point. L'agrotourisme doit, pour pouvoir
dépasser le cadre de « produit », développer ses
composantes, mais surtout s'adjoindre à d'autres
phénomènes ou produits. C'est ce forfait touristique qui
contribuera à doter l'agrotourisme de base solide et ainsi éviter
que l'agrotourisme n'ait été qu'une mode passagère, un
engouement de quelques années et ne devienne «
dépassé ». L'intérêt résidera uniquement
dans ce besoin de connaître nos racines, de se savoir encore en vie et
maître de notre destin, mais également de redonner à notre
chez-soi, en l'occurrence le territoire de KABARE, tous ses droits et le
respect qu'il mérite. A peine ! S'il y a lieu, il y a peu de chance que
la destruction de la vie provienne d'un autre Hiroshima, mais plutôt des
réactions de la Terre face aux mauvais traitements subis.
Deux variables sont donc très importantes nos «
racines » (l'histoire) et la Terre (l'environnement). En
se profilant dans le créneau nature, culture et éducation,
l'agrotourisme aura toutes les chances d'atteindre le stade de
développement souhaité.
Historiquement parlant, disons que le territoire de
KABARE a la chance de posséder une histoire particulière en
étant la principale région d'accueil des visiteurs touristiques
à travers le Parc National de Kahuzi-Biega ainsi que d'autres sites
touristiques qu'il renferme. Cette particularité se reflète
évidemment dans ses gens, mais surtout dans sa culture et son patrimoine
bâti. Le patrimoine religieux à titre d'exemple LUKANANDA, MWANDA,
... et industriel, citons Great Lake Plantation à MBAYU, présente
d'intéressants sites à valoriser. D'un point de vue
architectural, plusieurs de ces bâtiments sont de très grande
valeur et d'un point de vue
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éducatif et sentimental, ils sont l'explication de
l'histoire et du développement de la région. La connaissance du
passé permet et, tout compte fait, est nécessaire pour se
préparer à 1'avenir. La préservation de ses legs du
patrimoine constitue une valeur importante et primordiale pour le
développement du tourisme en ce milieu rural. « L'heure est venue
de renouer avec l'authenticité. C'est bien sur une question
d'identité, mais c'est aussi une question économique. ... De
plus, la protection et la rénovation de ce qui reste du patrimoine
bâti seraient l'occasion de protéger des savoir-faire artisanaux
susceptibles d'aboutir à un réel développement durable. Il
est impératif que la question du patrimoine structure et organise la
vision du développement des communautés rurales. » (PROULX,
1997, p.13).
Du point de vue environnemental ou écologique,
l'agrotourisme peut, et doit, être développé dans un esprit
de développement durable. L'idéologie de l'écotourisme
s'apparente bien à celle que doit préconiser l'agrotourisme.
Depuis un moment déjà les citadins sont confrontés
à la pollution qui n'affecte plus uniquement l'air, l'eau et le sol,
mais aussi sa quiétude. La pollution urbaine est désormais une
pollution visuelle et sonore. Cette pollution se manifeste également
dans certains centres de villégiatures. Pour les urbains, le monde rural
apparaît bien souvent comme le dernier lieu de préservation de
l'environnement. Le développement de l'agrotourisme doit se faire en
tenant compte de toutes les composantes en place, à savoir : la nature
(faune et flore), l'humain (sa personne, sa vie, son travail) et le patrimoine
bâti.
La beauté des paysages tient une place
prépondérante en agrotourisme. Les paysages du territoire de
KABARE qui sont à la fois spectaculaires et simples constitueront un
appui solide au développement de l'agrotourisme. Les hauts sommets, les
lacs majestueux, mais aussi une clôture de bois rongée par le
temps sont autant d'éléments faisant partis du paysage du
territoire à valoriser pour et par l'agrotourisme.
Idéalement, c'est la contribution de tous ces
éléments, vivants ou non, qui créé la beauté
et l'unicité de ces paysages.« ...les paysages présentent un
double avantage. Ils peuvent attirer des personnes intéressées
à vivre dans un cadre agréable et esthétique et, bien
sûr, contribuer à maintenir en place les populations locales. Ils
peuvent aussi être un facteur de développement local en stimulant
le tourisme. » (UMRCQ, 1995, p.28).
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2.2.La place de quelques composantes en agrotourisme
2.2.1. L'hébergement et l'agrotourisme
S'il est un secteur où l'on doit « trancher »
c'est bien celui de l'hébergement. Certains diront que les gîtes
et les auberges ne constituent pas une offre agrotouristique, que seuls les
gîtes à la ferme doivent être considérés.
C'est en partie vrai ! Mais qu'en est-il de ces gîtes à la ferme ?
Sont-ils suffisamment nombreux pour répondre à une
éventuelle demande en ce sens et devraient-ils être assez nombreux
pour y répondre ?
En répondant par la négative, il faut alors
s'assurer, par d'autres moyens, d'avoir une offre d'hébergement
adéquate sans quoi l'offre agrotouristique ne saurait être
complète. Les gîtes, auberges et maisons de campagne peuvent
constituer cet hébergement adéquat. Ils sont
généralement situés dans un cadre enchanteur, leur offre
est personnalisée, l'accueil y est chaleureux et ils offrent un contact
avec les propriétaires. En fait, les gîtes et auberges
présentent ces mêmes critères qui sont la raison
d'être de l'agrotourisme. Ces formes d'hébergement sont non
seulement un excellent support à l'offre agrotouristique, mais ils sont
essentiels dans le développement de cette offre auprès des
touristes et comme produit d'appel. Les gîtes et auberges permettront de
développer les circuits et les forfaits nécessaires au roulement
des activités. Tel est le cas d'autant de GuestsHouses retrouvés
dans la partie Nord du territoire de KABARE, pour ne citer que le guest house
MULUNGU à INERA, le guest house LWIRO au CRSN, le BUNGALO au PNKB,
...
3. LES EVENEMENTS SPECIAUX ET L'AGROTOURISME
Certaines réserves peuvent être apportées
ici aussi quant à l'inclusion et à l'exclusion de ces
activités au sein de l'agrotourisme. Effectivement,
généralement, la plupart de ces événements
n'offrent pas de contact avec les producteurs. Trop souvent les produits sont
présentés dans un but de vente. Il n'est pas rare d'entendre les
organisateurs de certains événements culturels et sportifs
proclament les augmentations majeures d'achalandage. Un bémol doit
être apporté ici lorsque ces événements offrent des
spectacles mettant en vedette les grandes vedettes de la chanson ou de
l'humour. Un sérieux questionnement doit se faire à savoir est-ce
le produit valorisé (Kasiksi, Banane mûre, patate, Haricot ou
autre) ou bien ces vedettes qui attirent les foules.
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Bien sûr, pour l'événement cela
génère des revenus importants suffisants à prouver la
pertinence du projet auprès des décideurs et des bailleurs de
fonds. De plus, l'argent généré par ces spectacles est
bien souvent nécessaire pour assurer la tenue de ces
événements. Toutefois, le produit initial peut se trouver «
noyé » dans tant d'éclats. Dans un cadre agrotouristique,
ces événements sont à revoir, à repenser et
à rejeter, si nécessaire, pour ne pas nuire aux efforts de
commercialisation globale. Dans l'ensemble, exclure ces
événements comme partie intégrante de l'offre
agrotouristique serait une erreur car il constitue, d'abord et avant tout, une
activité promotionnelle d'un produit, du territoire ou tout simplement
de l'agrotourisme. La stratégie de développement.
3.1. La stratégie de développement de
l'agrotourisme à KABARE
L'idée générale découlant de la
stratégie est très souple. Plusieurs auteurs ont tenté de
la définir et de comprendre ce processus. Dans le contexte qui nous
intéresse, une approche, celle de MINTZBERG 1991, se rapproche du but
visé ici. Selon lui l'idée de la stratégie recouvre de
multiples réalités dont trois sont importantes.
Ainsi, la stratégie est une position, un plan et une
perspective.
La stratégie est en fait une théorie de
l'action. Elle doit donc recouvrir tous les aspects de la réalité
et de ce qui l'influence. Cinq aspects fondamentaux de la stratégie
peuvent être distingués.
La stratégie peut être :
V' Une manifestation de la volonté des dirigeants
;
V' L'expression d'une communauté de personnes
;
V' Un filon conducteur ;
V' La construction d'un avantage concurrentiel ;
V' La gestion de la relation
entreprise/environnement.
Dans le cadre actuel, c'est le concept de filon conducteur qui
nous guidera. En définissant ainsi la stratégie, cela nous
amène à la voir comme une rationalisation de l'action. La
stratégie devient alors un regard, une formalisation et une
conceptualisation.
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79
3.2. La conception de la stratégie
L'analyse stratégique est souvent guidée par une
finalité globale, qui peut être un énoncé de mission
ou une déclaration générale et durable qui définit
l'organisation et sa raison d'être. ... Elle commence par une analyse qui
vise à la compréhension de la dynamique de l'environnement et se
poursuit par la recherche et la mise en évidence des capacités de
l'organisation qui peuvent être à la source de ses avantages
concurrentiels.
Le modèle de stratégie retenu ici repose sur
quatre points : l'environnement, l'organisation, les dirigeants et la
communauté. Cette stratégie vise ultimement à doter
l'organisation d'un outil de référence (le filon conducteur) et
d'un avantage concurrentiel. L'environnement fait référence
à tout ce qui aura une influence sur l'organisation. Simplement
pourrait-on rappeler que la compréhension de l'environnement permettra
d'anticiper les opportunités et les menaces qui se présenteront
et ainsi être en mesure de les considérer dans le choix de la
stratégie. L'organisation fait référence aux
capacités internes c'est-à-dire aux forces et faiblesses de
l'organisation. Chacun de ces éléments peut être force ou
faiblesse ; ici tout est relatif à la situation de la concurrence.
Ce modèle prend également en
considération les valeurs des dirigeants de l'entreprise. Une
stratégie qui serait en conflit avec leurs valeurs ne serait pas viable.
Selon le modèle, pour maximiser les chances de réussite, il faut
prendre en considération non seulement les valeurs des dirigeants, mais
aussi leurs caractéristiques démographiques et psychologiques.
Dans le présent contexte, la situation est légèrement
différente. D'une part l'organisation n'est pas une entreprise et
d'autre part les dirigeants en agrotourisme sont, à l'heure actuelle,
des représentants oeuvrant dans le domaine touristiques ou
bioalimentaire. Ceux-ci jouent un rôle primordial dans l'organisation,
leurs opinions, plutôt que leurs valeurs, sont de premières
importances et doivent donc être considérées. La
communauté aussi joue un rôle de premier plan dans le
développement de l'agrotourisme et les relations entretenues avec la
communauté sont donc primordiales. En conséquence, la prise de
décision et la conception de la stratégie ne peuvent pas ignorer
les valeurs et le mode de vie de la communauté dans laquelle elle
baigne.
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3.3.Quelques données de la
stratégie
Les orientations stratégiques concernant le
développement de l'agrotourisme s'appuient essentiellement sur
l'environnement et sur l'analyse interne. Ces orientations constituent une
stratégie globale au développement de l'agrotourisme dans le
territoire de KABARE. Il va de soi que ces orientations ne pourront être
viables sans la participation effective de tous les groupes
concernés.
3.3.1. La vision
L'agrotourisme dans le territoire de KABARE est voué
à un développement intéressant et prometteur. Tel
qu'élaboré dans le cadre conceptuel, par ses composantes
l'agrotourisme agira en réponse directe aux innovations grandioses
à prévoir dans la prochaine décennie. L'agrotourisme via
ses fermes offrira un cadre de référence aux visiteurs,
l'agrotourisme apparaîtra comme une manifestation tangible de
l'existence. L'agrotourisme cherchera à rendre la nature â
l'humain et à l'aider dans la compréhension de ses origines. De
façon plus concrète, l'agrotourisme sera développé
en fonction de son milieu rural, certes, mais également en laissant une
large place aux variables nature et culture. L'agrotourisme apparaîtra
alors comme une réalisation concrète et réussi du
développement durable.
3.3.2. Les objectifs
La stratégie repose sur trois grands objectifs :
développer, structurer et promouvoir. Globalement, la stratégie
vise à :
V' Valoriser le territoire de KABARE à des fins
touristiques ;
V' Orienter les décisions futures concernant le
développement de l'agrotourisme ;
V' Favoriser la concertation des intervenants ;
V' Créer une « vision commune » ;
V' Intégrer l'agrotourisme dans le
développement touristique du territoire de façon à ce
qu'il
en devienne une composante majeure.
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3.3.3. Les marchés cibles > Le
marché individuel
V' Les jeunes familles pourraient être
intéressées par l'agrotourisme parce qu'elles sont en quête
d'activités familiales et instructives, mais aussi parce que plusieurs
ne connaissent pas le milieu rural ;
V' Les urbains (couples, amis, famille) parce qu'ils veulent
« sortir de la ville » et sont en quête d'espace et de
quiétude ;
V' Les pré-retraités et retraités qui ont
déjà eu des « liens » avec le milieu rural, donc qui
ont une certaine connaissance, et qui veulent soit renouer avec le
passé, soit connaître les nouvelles méthodes.
> Le marché de groupe
Le groupe scolaire (primaire, secondaire, supérieur et
universitaire) en provenance de la ville de Bukavu ainsi que d'autres villes
voisines parce que les jeunes ont peu de connaissances du monde rural. Par
ailleurs, suite à ces activités scolaires qui contribuent
à la promotion aussi du tourisme scolaire dans la ville de Bukavu, les
enfants font de très bons représentants auprès de leurs
parents en les incitants à répéter l'activité en
famille cette fois-ci.
3.4. La stratégie
La stratégie développée ici est la
résultante de travaux de recherche, de résultats de sondage et de
nombreux échanges avec différents intervenants et producteurs
intéressés par l'agrotourisme, qui nous parviennent d'autant de
façons qu'elles aident à former l'esprit. Avant d'aborder la
stratégie de développement spécifique au territoire de
KABARE, les recherches ont permis d'élaborer un modèle de
développement global qu'il serait pertinent d'illustrer ici.
Concrètement, la stratégie s'oriente vers quatre volets :
V' Organisation / Structure ;
V' Produit / Offre ;
V' Formation ; V' Promotion.
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3.4.1. Mettre en valeur le territoire à des fins
agrotouristiques
Bien au-delà de l'offre ayant directement trait au
milieu rural, le potentiel agrotouristique du territoire repose sur son capital
humain et nature et la qualité de ses paysages et de son patrimoine.
C'est sur ces aspects que la valorisation peut intervenir le plus directement
en concourant à l'image de la zone et à la
notoriété de la destination.
? Approfondir la connaissance du potentiel naturel et culturel
pour pouvoir en faire un élément principal de l'offre.
? Réaliser des études d'inventaires des
potentiels naturels et culturels ;
? Réaliser une étude portant sur l'histoire
spécifique des différents groupements du territoire afin d'en
faire ressortir les particularités le cas échéant.
? Promouvoir une politique de conservation dans le but de
garantir la pérennité du potentiel et, par le fait même,
son attractivité.
Cette stratégie consiste à protéger les
zones identifiées en utilisant la réglementation disponible (au
besoin créer la législation nécessaire à l'atteinte
des objectifs).
? Sensibiliser la population à la valeur, à la
protection et à la valorisation des ressources naturelles et culturelles
du territoire.
? Poursuivre l'instauration de programmes de sensibilisation
et d'éducation au patrimoine et à l'environnement. Par exemple,
développer une politique rurale d'un environnement de qualité.
Cette politique se pencherait sur l'architecture des bâtiments
(construction, rénovation), l'aménagement paysager,
l'aménagement des champs. La politique développerait les aspects
de conservation, d'histoire et d'authenticité ;
? Appuyer les associations locales de sauvegarde du patrimoine
et de l'environnement ;
? Appuyer les municipalités et les inciter à
encourager leurs citoyens à embellir leur environnement. Les
résidents développeront un sentiment de fierté et
d'appartenance à leur municipalité et cela incitera les visiteurs
à venir découvrir ces municipalités.
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3.4.2. Développer et consolider l'offre
agrotouristique du territoire
L'offre de « produits » agrotouristiques du
territoire constitue le coeur, la raison d'être du développement
de l'agrotourisme. C'est la phase concrète. L'offre peut se distinguer
en deux parties les produits tels que les fermes, les centres
d'interprétation ou les événements spéciaux et les
éléments du support que sont l'hébergement et la
restauration. Le territoire de KABARE doit poursuivre le développement
de son offre agrotouristique sur trois facettes qualité,
originalité et tradition.
Le territoire doit se distinguer en développant des
activités attrayantes et éducatives. L'hébergement et la
restauration sont des éléments de support de premier ordre en
tourisme. Par surcroit, l'offre devra être en quantité suffisante,
mais surtout, de qualité. L'offre devra être cohérente avec
l'image d'authenticité, de simplicité, d'hospitalité qui
doit caractériser 1'agrotourisme.
? Développer l'offre en fonction de tous les produits
préétablis et en symbiose avec le potentiel nature/culture,
l'image touristique du territoire et l'image de l`agrotourisme
désirée.
? Poursuivre et appuyer le développement de nouveaux
produits ou de produits dont l'offre actuelle est insuffisante.
? Identifier de nouveaux créneaux et réaliser
les études nécessaires au besoin. ? Etablir un plan en fonction
de la saisonnalité car certains produits susdits sont
saisonniers. Etablir un plan des activités sur une base
annuelle et faire la
promotion en ce sens.
? Miser sur le développement de la production
bioalimentaire pour le tourisme.
? Identifier les secteurs agroalimentaires qui ne sont pas
développés et qui présentent un potentiel
intéressant pour l'agrotourisme. Par exemple, les fromageries à
MULUME MUNENE.
? Développer et valoriser les sites de visites
éducatives agrotouristiques. Par exemple, les bananiers, les fermes de
Haricot, les plantations de Thé à MBAYU, etc.
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? Développer et valoriser les sites permettant les
achats à la ferme. Par exemple en développant un programme qui
appuierait les producteurs intéressés ainsi qu'en produisant une
brochure avec les coordonnées des sites.
? Miser sur la restauration. Inciter les restaurateurs
à offrir une cuisine traditionnelle, à utiliser les produits
spécifiques au territoire et à l'indiquer sur les menus par
exemple, les haricots sans huile, le KIFUKAMA, la pâte de bananes
mélangées au Manioc, Bananes vertes Kabaroise, etc.
? Développer des vitrines de produits régionaux
attrayantes pour les visiteurs. Par exemple, établir un réseau de
distribution des produits régionaux. Dans un premier temps les
échanges pourront être faits entre les producteurs de la
région en offrant des produits de la région. Le principal
objectif d'un tel réseau est de multiplier les points de vente et, par
le fait même, augmenter les possibilités de vente. Ce
réseau constituerait en quelque sorte des vitrines de produits
régionaux qui seraient réparties sur l'ensemble du territoire.
Ces vitrines créeront une synergie entre les producteurs ; augmenteront
les possibilités de ventes ; seront un outil de promotion pour les
produits transformés ; permettront un contact supplémentaire
entre les producteurs, mais aussi entre la clientèle ; provoqueront des
déplacements entre les entreprises. Dans un deuxième temps, il
faudrait encourager les échanges inter groupement en créant un
réseau de distribution territorial. Plusieurs groupements du territoire
de KABARE ont des produits bioalimentaires qui leurs sont propres. Les
rassembler sous une même vitrine permettrait de faire connaître ces
produits à un plus grand nombre de gens possibles et ainsi multiplier
les occasions d'affaires. Ces vitrines permettront également aux
visiteurs de connaître un peu plus notre KABARE. Pour la mise en place
d'une telle formule, on favorisera les produits inexistants dans un groupement.
Par contre, des produits plus courants tels que les bananes, les haricots et le
thé auraient difficilement accès à ce programme. La
vitrine provinciale prend toute son importance ici, puisque pour pouvoir
dépasser ces frontières, les producteurs devront
différencier leur offre. La recherche et le développement de
nouveaux produits tiennent certainement une place très importante dans
le développement, mais surtout pour la croissance de
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85
l'agrotourisme. Les touristes auraient ainsi la
possibilité de pouvoir identifier dès leur arrivée les
produits territoriaux et de ce fait inclure ces visites à leur
programme.
? Structurer le partenariat (maillage) entre les entreprises et
les intervenants impliqués.
· Participer à la conception et à la mise en
oeuvre de circuits agrotouristiques.
· Mettre sur pied un organisme responsable de ce
maillage. La structure officielle actuelle, le conseil agrotouristique de la
chefferie de KABARE, devrait être l'organisme responsable de ce
maillage.
· Développer des activités favorisant les
échanges entre les intervenants (agents et producteurs). Visites des
entreprises, journée de formation, colloque.
? Miser sur le potentiel nature et culture.
· Créer et aménager des itinéraires
de découverte. Ces itinéraires pourraient être
développés soit par thématique ou par groupement et
identifiés par une signalisation adéquate et, au besoin par du
matériel didactique. Ces itinéraires pourraient être
conçus pour la marche à pied, le vélo ou la voiture. Par
exemple, pour les groupes d'élèves du secondaire, un circuit
pourrait être développé, sur un groupement défini,
comprenant différents éléments : élevage,
production et transformation. L'accent pourrait être mis sur les volets
culturels, historiques, économiques et écologiques.
· Valoriser des bâtiments ayant une importance
significative pour le milieu rural. Par exemple les belles maisons pourraient
être incluses dans des circuits agrotouristiques. Il faudrait
également produire de l'information concernant leur histoire et leurs
caractéristiques.
· Appuyer les programmes de valorisation de sites
patrimoniaux assurant la notoriété du territoire. Par exemple,
affilier les programmes de développement du patrimoine et de
1`agrotourisme.
· Valoriser le patrimoine vivant tel que les
savoir-faire, les légendes et contes d'ici. Via le réseau
déjà existant des économusées et/ou par un
programme territorial complémentaire. Par exemple, le territoire
pourrait avoir les économusées du vin communément
appelé KASIKSI et peut- être même du lait. Les contes et
légendes
86
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pourraient être simplement valorisés au moyen
des brochures touristiques actuelles. Un document plus « officiel »
pourrait aussi être édité.
? Développer l'offre d'hébergement en milieu
rural, que ce soit des gîtes à la ferme, gîtes du passant,
auberges du passant ou autres, en fonction de l'image souhaitée, de
l'authenticité et de la qualité.
· Privilégier les actions de restauration et
d'amélioration de l'habitat plutôt que de construction et de
rénovation anarchique.
· Appuyer les démarches des organismes de
sauvegarde du patrimoine et les actions dans le but d'adopter des
règlements plus sévères concernant les constructions.
· Mettre en oeuvre une assistance professionnelle pour
l'architecture, le paysagement et la décoration afin d'aider les
entrepreneurs dans leurs démarches.
· Inciter les propriétaires à
établir auprès de sa clientèle des « liens »
avec les autres activités touristiques du territoire. Par exemple, en
mettant à la disposition des visiteurs toute la documentation
nécessaire sur le territoire.
? Développer des outils pour aider les entrepreneurs dans
leurs relations avec la clientèle.
· Développer des programmes de formation sur le
service à la clientèle, l'histoire et la géographie du
milieu rural, etc.
· Encourager les entrepreneurs à créer des
listes de clients. Non seulement pour les solliciter, mais pour les remercier,
leurs envoyer des voeux, etc.
? Miser sur l'utilisation des productions locales et inciter
à servir une cuisine représentative de notre terroir.
· Etablir une coopération entre les producteurs
et les restaurateurs. Organiser des activités d'échanges, de
dégustations des produits. Ce pourrait être une foire ou un salon
réservé uniquement aux intervenants.
· Identifier les origines de la cuisine du territoire,
ses plats typiques, ses produits oubliés, etc.
3.4.3. Adopter une stratégie de communication
ayant pour but la reconnaissance de
l'agrotourisme
La promotion apparaît comme un aboutissement au
développement touristique ; c'est le moyen par lequel le territoire se
fera connaître. Les choix de destinations offerts étant nombreux,
il est primordial de se distinguer et de capter l'attention des visiteurs. La
promotion devra être
87
87
faite en fonction de l'image préconisée,
qualité et authenticité tout en étant original.
Idéalement, il faudrait voir à ce que la promotion atteigne tous
les sens.
> Organiser la promotion autour d'une image commune de
l'agrotourisme du territoire.
· Etablir la promotion selon les marchés-cibles
précédemment identifiés.
· Développer les communications autour de
l'atmosphère dégagée par l'agrotourisme. Le regroupement
des entreprises agrotouristiques devra se donner une image, une couleur, se
créer une dynamique. D'une part cette marque de commerce distinguera les
entreprises agrotouristiques du territoire de KABARE des entreprises des autres
régions et d'autre part, elle les distinguera des autres entreprises
touristiques du territoire en faisant attention, toutefois, de ne pas les
isoler. Cette marque de commerce pourrait se manifester par :
V' La signalisation (panneau de bois sculpté arborant
le logo) ;
V' Une inscription (genre qualité). Egalement le logo du
regroupement pourrait se retrouver sur les étiquettes des produits
vendus.
> Développer des activités promotionnelles
agrotouristiques
· Favoriser la création de marchés publics
pour faire connaître les productions locales.
· Appuyer le développement de marchés
locaux, de type foire ponctuelle à grand déploiement, pour
attirer des résidents et des visiteurs, particulièrement des
excursionnistes.
· Créer des journées « portes
ouvertes » où des circuits spéciaux seraient pré
établis.
> Faire de la population locale des ambassadeurs du tourisme
dans le territoire.
· Développer une promotion spéciale pour
les populations locales dans le but de leur faire connaître l'offre
agrotouristique du territoire. Par exemple, une journée spéciale
où les résidents d'un secteur déterminé auraient
droit à un cadeau spécial. L'important est de les convaincre de
l'intérêt à porter à ces activités.
> Développer la conscience d'acheter Kabarois en
alimentation.
· Valoriser les produits du territoire et les identifier
comme tels.
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88
· Etablir une coopération entre certaines
promotions de la province et les promotions d'achats locaux. La promotion
pourrait très bien se faire avec des produits n'ayant rien à voir
avec 1'agrotourisme. Par exemple, identifier les moteurs de
développement économique du territoire et s'y affilier.
· Etablir une coopération entre les organismes
privés ou publics et le secteur agroalimentaire. Ce pourrait être,
par exemple, d'établir une coopération avec les institutions
d'enseignement afin d'amasser des sous pour les activités
estudiantines.
3.4.4. Développer une offre agrotouristique de
qualité
Les consommateurs sont de plus en plus exigeants dans leurs
choix de produits tandis que l'offre est grandissante. La combinaison de ces
deux facteurs entraîne une demande pour des produits de qualité.
Les consommateurs consomment moins, mais mieux. La clef du succès
réside, en partie, dans un développement de qualité.
? Préconiser le développement de l'agrotourisme de
qualité
· Développer des outils de mesure de
qualité des entreprises. Par exemple une grille d'évaluation.
· Développer des programmes de formations
traitant de toutes les facettes du service à la clientèle.
? Développer les outils nécessaires à la
reconnaissance de la qualité des aliments du terroir. Appuyer la
création d'appellation
? Développer la qualité de l'accueil.
· Sensibiliser toute la population à l'importance
d'un accueil chaleureux en tout temps.
· Développer un réseau de signalisation
claire.
· Développer des outils d'information complets. ?
Favoriser un environnement de qualité.
· Miser sur les aménagements paysagers.
· Contrer toutes les formes de pollution. ?
Vérifier le degré de satisfaction de la clientèle.
89
89
· Développer des outils de mesure de
satisfaction. Etablir une grille d'évaluation ou faire une
enquête.
3.4.5. Développer des moyens favorisant un
développement viable et durable de l`agrotourisme
Cette dernière orientation apparaît comme
l'ultime moyen pour atteindre le niveau de développement
souhaité. La mise en oeuvre des précédentes orientations
dans des délais respectables ne pourra se concrétiser qu'en
mettant de l'avant celle qui suit.
? Doter le territoire d'une structure permanente de
développement et de promotion de l'agrotourisme.
· Agir à partir du conseil déjà
existant ou créer une autre entité : association, corporation,
etc.
· Doter cette structure d'une charte.
· Mandater une personne-ressource pour assurer la
coordination, la mise en oeuvre et la promotion des projets.
? Adopter une stratégie de développement claire en
regard du développement de l'agrotourisme dans le territoire.
· Etablir les objectifs prioritaires et les moyens pour les
atteindre.
· Adopter les plans nécessaires découlant de
la stratégie.
? Améliorer le soutien nécessaire aux intervenants
(agents de développement et producteurs).
· Développer des moyens de communication sur une
base à déterminer en fonction des besoins. Par exemple, un
journal mensuel qui serait distribué aux intervenants du territoire.
· Offrir les expertises nécessaires au
développement et à la poursuite des activités. Par
exemple, plan d'affaires, décoration, etc.
· Offrir les formations nécessaires à
l'obtention d'un agrotourisme de qualité.
· Faciliter l'accès aux différents
programmes d'aide disponibles. Par exemple, le financement, l'embauche de
main-d'oeuvre, la promotion, etc.
90
90
CONCLUSION PARTIELLE
De tout ce qui précède, disons que le territoire
de KABARE renferme des atouts qui peuvent nous permettre d'y entreprendre des
activités agrotouristiques. Cependant, il présente aussi des
éléments nuisibles qui peuvent enfreindre la
matérialisation de ces activités.
Après nos analyses, il nous a été
important de développer un certain nombre de stratégies qui
permettront de surmonter ces éléments négatifs dits
nuisibles à l'opportunité du développement des
activités agrotouristiques pour ainsi contribuer à
l'émergence du territoire de KABARE sur le plan purement
agritouristique.
Dans le suivant et dernier chapitre, nous proposerons un
projet agrotouristique qui nous permettra d'éclairer voire renforcer nos
initiatives de rendre le territoire de KABARE un milieu agrotouristique.
91
91
CHAPITRE CINQUIEME :
REALISATION D'UN EVENTUEL PROJET
AGROTOURISTIQUE
Ce chapitre s'articule sur deux sections : d'une part la
notion sur le projet touristique et d'autre part l'identification du projet
agrotouristique dans le territoire de KABARE. Dans la première section,
il sera question de définir le projet touristique, de donner son but et
ses différents objectifs mais aussi de donner ses différentes
étapes. La seconde section quant à elle, portera sur le projet
agrotouristique proprement-dit.
1. LE PROJET TOURISTIQUE 1.1.
Définition
Un projet touristique est qualifié par la mise en
oeuvre d'une idée relative à un équipement qui doit
s'intégrer dans le développement économique d'une
collectivité. Il doit faire l'objet d'études marketing, de
réflexions sur sa viabilité, sa rentabilité, son
organisation et donc sur son financement.
1.2. Buts
En ce qui concerne le projet de développement
touristique, les buts communs poursuivis
sont:
- Accroissement de la qualité et de quantité des
biens et services à offrir aux touristes ;
- Augmentation des nombres des touristes ;
- Diversité des activités à proposer aux
touristes ;
- Amélioration de leur accueil et du confort de leur
hébergement.
1.3. Objectifs
Pour un entrepreneur privé, un projet touristique est
conçu en vue de maximiser son profit et d'oeuvrer dans le secteur du
tourisme. Pour l'Etat et la collectivité, les objectifs s'expriment en
termes d'emplois à créer, de la répartition des salaires,
des revenus fiscaux et d'équilibre entre le secteur de
développement régional.
92
92
1.4. Etapes d'un projet touristique
La conception d'un projet s'articule autour de trois
étapes clés à savoir :
1.4.1. Phase d'opportunité
C'est une phase essentielle qui conditionne la viabilité
du projet. Il s'agit en effet
d'identifier le problème à résoudre, donc
parfaitement en accord avec le client, qu'il soit interne
ou externe ainsi qu'avec les principales parties prenantes.
Durant cette phase, on cherche à :
> Connaître les marchés : les clients ;
> Positionner son produit ;
> Rechercher un site ;
> Connaître les labels ;
> Connaître les règles fiscales ;
> Confirmer adéquation Territoire / Projet.
1.4.2. Phase de faisabilité
Cette phase consiste à définir dans le
détail ce qui doit être fait, comment et avec quels
moyens. Elle planifie dans le temps les étapes et la
mobilisation de ressources. Elle vise à :
> Analyser les marchés : politique marketing ;
> Vérifier les règles d'urbanisme ;
> Effectuer les formalités de création de
société ;
> Élaborer un business plan / plan de financement ;
> Préparer le dossier subvention
1.4.3. Phase de lancement
C'est la phase de l'exécution du projet. Elle comprend les
étapes ci-dessous :
> Étudier la clientèle ;
> Référencer son produit ; > Analyser la
rentabilité.
93
93
2. IDENTIFICATION DU PROJET
Le projet vise à créer une offre touristique
innovante et durable qui s'appuie sur l'agriculture afin de valoriser le
patrimoine naturel du territoire de KABARE.
2.1. Objectifs du projet
? Elaborer et tester une sélection de produits
d'agritourisme innovants et réplicables ; ? Valider les produits
sélectionnés ;
? Promouvoir l'image de la destination « KABARE » en
valorisant les produits agricoles du territoire ;
? Faire de l'agritourisme une opportunité de
sensibilisation et d'implication de la clientèle
touristique sur le fonctionnement des milieux naturels et du
territoire en particulier.
2.2. But du projet
Il s'agit de promouvoir le tourisme dans le territoire de
KABARE en vue d'améliorer les conditions de vie socio-économiques
de la population dudit territoire.
2.3. Bénéficiaires
Les bénéficiaires de ce projet sont
principalement les agriculteurs locaux, la population de KABARE et toute
personne qui désire se déplacer pour son agrément, de sa
résidence habituelle vers le territoire de KABARE qui est sa
destination.
2.4. Localisation et durée de projet
Le projet en cours sera installé dans le territoire de
KABARE, précisément dans la partie Sud et Nord. La chefferie
mettra en son sein une équipe qui fera le suivi de toutes les
activités touristiques et disponibilisera un local pour cette fin.
Etant donné l'ampleur des activités de notre
projet, celui-ci couvrira une durée de 1 an renouvelable, allant du 10
septembre 2019 au 10 septembre 2020.
Ce projet s'intègre dans l'agriculture pour plusieurs
raisons parmi lesquelles nous pouvons citer :
94
94
> L'agriculture est la principale activité dans le
territoire de KABARE ;
> Les valeurs culturelles de produits agricoles du terroir
;
> Valorisation de l'agriculture ;
> Il a été initié par les
bénéficiaires qui ont voulu s'imprégner du mode de vie de
la
population de KABARE.
2.5. Mission
La principale mission est de développer le secteur du
tourisme dans le territoire de KABARE par le biais de l'agriculture.
2.6. Cadre juridique de projet
Ce projet de développement du secteur du tourisme est
de nature politique, sociale et économique. Un projet concerté
car son soutien proviendra du gouvernement par le biais de l'autorisation de
lancement des activités, en collaboration avec les organisations
internationales et entreprises touristiques urbaines pour sa
réussite.
2.7. Stratégie globale du projet
Pour une meilleure atteinte des objectifs de ce projet, il
faudra d'abord compter sur la bonne volonté de la population
bénéficiaire et sa participation à presque toutes les
phases du projet les concernant enfin d'aboutir à une solution
favorable.
Pour réaliser cette stratégie globale et assurer
un bon déroulement des activités, nous prévoyons les
stratégies secondaires suivantes :
> Autorisation de lancement ;
> La sensibilisation et la conscientisation de la population
concernée ;
> Acquisition d'un bâtiment ;
> Acquisition des meubles ;
> Acquisition des véhicules ;
> Acquisition des ordinateurs ;
> Recrutement du personnel qualifié pour ce projet ;
> Disponibilité des matériels de toute sorte
nécessaires pour la réalisation de ce projet ;
95
95
> Formation du personnel ;
> Suivi et évaluation du projet.
3. ETUDE DE FAISABILITE ET DE PERTINENCE DE PROJET 3.1.
Acceptabilité du projet
Ce projet pourra être accepté par la population
concernée et les autorités locales pour les raisons suivantes
:
> L'Etat appuie toutes les initiatives vivantes pour
contribuer à la promotion du tourisme ; > La réussite de ce
projet aura un impact positif sur le social et sur l'économie ainsi que
le développement du secteur du tourisme dans ce territoire.
3.2. Conditions de réalisation du
projet
> Une meilleure sensibilisation et l'intégration de
la population du territoire de KABARE dans la réalisation et la
réussite de ce projet ;
> Soutien de l'Etat, car c'est bien lui qui
réglemente les activités dans tous les secteurs
économiques, le tourisme ne présentant pas d'excuse ;
> Implication des partenaires qui, de leur
côté, apportent une contribution importante dans la
réussite de ce projet. D'ailleurs, ils joueront le rôle de
conseillers.
3.3. Réalisme du projet et
participation
Notre projet sera réaliste car il aura contribué
à la promotion du tourisme ainsi qu'à la facilitation de
réservation de toute activité de nature touristique.
La participation de bénéficiaires à la
conception et au démarrage des activités est un préalable
pour avoir les meilleurs résultats.
3.4. Planification des activités
3.4.1. La sensibilisation et la
conscientisation
Parmi les différentes composantes du tourisme, les
infrastructures de communication et d'information sont très importantes
pour le développement d'un tourisme durable. Pendant cette
96
96
phase, on devra arriver à contacter toutes les couches
bénéficiaires ainsi que d'autres acteurs qui interviennent dans
le secteur de l'agriculture et dans le secteur du tourisme. Pour y arriver, des
rencontres et réunions seront prévues dans les différents
villages pour ladite fin. Cette activité sera réalisée
pendant le premier mois du projet c'est-à-dire du 10 septembre au 10
octobre 2019.
3.4.2. Acquisition du bâtiment
Le tourisme implique le déplacement de la personne de
sa résidence habituelle pour un lieu de séjour. A cette phase,
les rencontres et échanges avec les propriétaires des
hôtels, centres d'accueil présents dans le territoire seront
prévus pour la demande et l'acquisition du bâtiment. Cette
activité sera réalisée pendant le premier et
deuxième mois du projet, du 10 septembre au 10 novembre 2019. Signalons
par ailleurs que le Guest House de MULUNGU pourra jouer un rôle capital
pour l'accueil et la réception de nos clients potentiels.
3.4.3. Acquisition des Meubles
En quittant leurs résidences habituelles, les clients
ne peuvent pas se déplacer avec les ustensiles et autres choses pour la
cuisine. Ils doivent être nourris par la population d'accueil en
dégustant à la gastronomie du terroir. En ce qui concerne cette
phase, il sera question de nous procurer les tables et les chaises, voire des
fauteuils qui seront installés dans la salle de réception pour
les clients en suivant les normes d'emplacement recommandées. Cette
activité sera réalisée pendant le deuxième mois.
3.4.4. Acquisition de véhicules
Le tourisme n'est pas une offre d'exportation car les
touristes doivent se déplacer en utilisant un moyen usuel et
approprié pour atteindre leur lieu de séjour. Tout projet ayant
trait au tourisme est conditionné par la disponibilité de
véhicules pouvant assurer le déplacement des visiteurs. Pour
cela, cette phase est très primordiale. Elle peut être
réalisée pendant le troisième et le sixième mois du
projet, c'est-à-dire du 10 décembre au 10 mars 2020.
3.4.5. Acquisition des ordinateurs
Seules la communication et l'information permettent de vendre
l'image d'une destination à travers plusieurs canaux parmi lesquels
l'internet, les journaux, les bulletins d'information, les
97
97
affiches, les dépliants, etc. Les NTIC nous exigent
l'automatisation de l'information car elles sont rapides et moins
coûteuses. Pour ce faire, les ordinateurs de bureau sont importants pour
cette fin et la connexion internet de haut début. Cette activité
se réalisera pendant le cinquième mois. C'est-à-dire du 10
janvier au 10 février 2020.
3.4.6. Recrutement du personnel qualifie pour ce
projet
De tout ce qui précède, il y a lieu de retenir
que le tourisme crée trois types d'emploi à savoir : l'emploi
direct, l'emploi indirect et l'emploi induit. Toute activité touristique
ou non exige le recours à une main-d'oeuvre qualifiée et
suffisante pour atteindre les objectifs préalablement établis.
Ici, on précise les besoins, les connaissances et
pratiques recherchées pour la mise en oeuvre du projet. Ce sont des
compétences à exploiter et à valoriser. Cette
activité sera réalisée pendant le quatrième mois,
c'est-à-dire du 10 décembre au 10 janvier 2019
3.4.7. Acquisition et disponibilités de
matériels
Il s'agit de procéder à trouver les
matériels qui concourent à la réalisation d'une
activité agrotouristique. Ces matériels sont : lunettes jumelles,
Jackets, pantalons imperméables et bottines. Sa durée est d'un
mois, c'est-à-dire du 10 mars au 10 avril 2019.
2.4.8. Formation du personnel
Pour que le personnel ait le même niveau, une formation
de mise à niveau doit être entreprise un mois avant le lancement
officiel des activités et dans tous les services. La durée de
cette formation est de 1 mois c'est-à-dire du 10 juillet au 10 aout
2019.
2.4.9. Suivi et évaluation du projet
Le suivi des activités du projet sera permanent afin de
valoriser la bonne continuité du projet. Enfin, l'évaluation pour
voir comment s'exécute les travaux et comment s'y prend les
bénéficiaires. Le suivi se fera chaque jour et
l'évaluation se fera chaque après un trimestre durant notre
projet.


|
Activités ponctuelles
Activités périodiques
Activités continues
|
|
3. CHRONOGRAMME DES ACTIVITES
|
ANNEES/MOIS ACTIVITES
|
2019
|
2020
|
|
SEPT
|
OCT
|
NOV
|
DEC
|
JAN
|
FEV
|
MAR
|
AVR
|
MAI
|
JUN
|
JUI
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AOUT
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Sensibilisation
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Acquisition du bâtiment
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Acquisition des meubles
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Acquisition des véhicules
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Acquisition des ordinateurs
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Recrutement du Personnel
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Disponibilité des matériels
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Formation du Personnel
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Suivi
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Evaluation
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|
|
II

Désignation Quantité Prix unitaire en $
Prix total en $
Photocopieuse/Imprimante
Boite de stylo 04 05 20
Registre
Rame à papier pelure 05 05 25
Logiciel GALILEO
Routeur 02 500 1 000
Ordinateur de Bureau
Ordinateur portable 02 400 800
Classeurs
Sceau et tampon 02 15 30
04 350 1 400
03 250 750
04 03 12
03 03 09
01 1 000 1 000
II
4. BUDGETISATION DU PROJET
|
4.1.Matériel roulant
|
|
Désignation
|
Quantité
|
Prix unitaire en $
|
Prix total en $
|
|
Véhicules
|
02
|
6 000
|
12 000
|
|
Total
|
02
|
6000
|
12 000
|
4.2.Immobiliers

Désignation Quantité Prix unitaire en $
Prix total en $
Bâtiments
Total 02 10 000 20 000
02 10 000 20 000
4.3.Matériels et fournitures de
bureaux

02 600 1 200
04 150 600
6 846
III
4.4.Mobiliers
Désignation Quantité Prix unitaire en $
Prix total en $
Etagères 06 150 900
Tables
Chaises roulantes 06 150 900
Chaises
Tables-armoires de bureau
Total 4 500
60 15 900
6 250 1 500
15 20 300
4.5.Salaire personnel permanent et temporaire
Désignation Quantité Durée Salaire
Total en $
Evaluateur
Journalier
Coordinateur
Chef de projet 01 12 mois 250 3 000
Caissier
Chauffeurs 03 12 mois 100 3 600
Secrétaire 01 12 mois 150 1 800
Sensibilisateur 06 12 mois 100 7 200
01 12 mois 400 4 800
02 3 mois 200 1 200
01 12 mois 120 1 440
12 12 mois 50 7 200
Connexion internet
Lunettes jumelles
Total
III
iv
02 12 mois 50 1 200
Total 31 440

Sentinelles
iv
Le coût total du projet est de 74. 786$
USD
CONCLUSION PARTIELLE
L'aménagement du secteur agricole contribue ipso facto
au développement de l'agritourisme dans le territoire de KABARE car vu
les objectifs du projet, ils dépendent de la volonté du
producteur. Ce point ne sera pas de mise sur l'investissement dans cette partie
car il pourrait faire l'objet d'un autre sujet de recherche. Par ailleurs, ce
projet pourrait, d'une manière ou d'une autre, contribuer au
développement socio-économique du territoire de KABARE.
V
V
CONCLUSION GENERALE
Le présent travail a porté sur «
L'agrotourisme : une opportunité pour le développement
socio-économique du territoire de Kabare ». Un accent
particulier a été naturellement mis sur le territoire de KABARE,
notre milieu d'étude dans le souci d'identifier les produits agricoles
qui peuvent nous servir de produits touristiques et pouvoir développer
des stratégies fécondes pour y entreprendre les activités
agrotouristiques.
Notre problématique de recherche s'est fondée sur
les questions suivantes :
s" Les cultures du territoire de KABARE peuvent-elles servir
de moyen autour duquel on peut monter un produit touristique ?
s" Quels sont les clients potentiels des produits
agrotouristiques du territoire de KABARE ?
s" Comment l'agritourisme est-elle une opportunité pour
le développement socioéconomique du territoire de KABARE ?
s" Quel moyen peut-on mettre en oeuvre pour promouvoir
l'agritourisme dans ce territoire ?
Les faits décrits dans les deux parties que comporte
cette étude ont confirmé notre questionnement à priori qui
était sous-tendu par 4 hypothèses :
s" Les cultures du territoire de KABARE pourraient servir de
moyen autour duquel on pourrait monter un produit touristique qui motiverait
les déplacements des touristes ;
s" Les clients potentiels seraient les touristes qui
achèteraient les permis de visites pour se rendre au Parc National de
Kahuzi-Biega car il semblerait que ces derniers pourraient se rendre dans la
chefferie de KABARE, dans le cadre du tourisme culturel avant d'aller à
TSHIVANGA ;
s" L'agritourisme serait une opportunité de
développement en ce sens qu'il pourrait générer des
revenus insoupçonnés susceptibles de renflouer le budget du
territoire, accroître le revenu des citoyens et promouvoir le
développement communautaire tout en finançant les
activités agricoles de paysans ;
s" La promotion de l'agritourisme dans ce territoire serait
liée au développement d'une série de stratégies
innovantes à définir.
vi
vi
Ainsi, les données qui ont servi à la
vérification de ces hypothèses ont été
récoltées par le biais de techniques susceptibles d'aider
à lui conférer un sceau de scientificité. Il s'agit de
techniques d'enquête par questionnaire, d'observation et de
documentation. La méthode analytique en a constitué le fil
conducteur.
En plus de l'introduction et de la conclusion, notre travail
est subdivisé en deux parties comportant chacune différents
chapitres. La première partie portant sur le cadre conceptuel de la
filière agrotouristique comporte 3 chapitres : le premier met l'accent
sur l'agritourisme, le deuxième insiste sur la situation actuelle de
l'agriculture locale et le troisième met en exergue les deux cultures
vivrières importantes dans le territoire de Kabare à savoir la
banane et le haricot, ainsi qu'une culture de plantation à savoir le
thé. La seconde partie présente le cadre empirique de
l'étude. Elle comprend 2 chapitres : le premier établit un
diagnostic stratégique et présente les enjeux de l'agritourisme
dans le territoire de KABARE et le dernier expose d'une manière
succincte un éventuel projet agrotouristique dans cette entité
administrative.
Les résultats de nos investigations sont ainsi
listés :
? Quelques cultures de ce territoire parmi lesquelles les
haricots, la banane, le thé, la patate douce, le thé et la pomme
de terre serviront de moyens autour desquels nous pouvons monter un produit
touristique qui motivera les déplacements des touristes;
? Les clients potentiels sont toute personne voulant visiter
le territoire pour des fins agrotouristiques ;
? Les activités agrotouristiques permettront de
renflouer les caisses du territoire, d'accroître le revenu du citoyen et
de promouvoir le développement communautaire tout en finançant
les activités agricoles des paysans ;
? Plusieurs stratégies basées sur
l'organisation, le produit, la formation et le personnel doivent être
développées pour entreprendre les activités
agrotouristiques. Parmi ces stratégies, on peut citer :
V' La promotion d'une politique de conservation dans le but de
garantir la pérennité du potentiel ;
V' La sensibilisation de la population à la valeur,
à la protection et à la
valorisation des ressources naturelles et culturelles du
territoire ;
V' Le développement et la valorisation des sites de
visites éducatives agrotouristiques ;
VII
VII
V' La dotation au territoire d'une structure permanente de
développement et de promotion de l'agrotourisme ;
V' Le développement de la qualité de l'accueil.
Conscient des limites de nos analyses et de nos assertions,
nous tenons à remercier du fond du coeur tous ceux qui prendront la
peine de soumettre la présente dissertation à l'épreuve de
leurs jugements et de leurs critères par des analyses plus approfondies
pour un réajustement ultérieur approprié.
VIII
VIII
ANNEXES
ix
ix
GUIDE D'ENTRETIEN
|
Ci-dessous énumérées les différentes
questions qui nous ont permis de récolter les données
auprès de nos enquêtés :
|
1. Que savez-vous du tourisme agricole ?
2. Le territoire de KABARE est-il mieux placer pour les
activités liées au tourisme agricole ?
3. Y a-t-il possibilité de d'entreprendre ses
activités dans le territoire de Kabare ?
4. Quels sont les potentialités pour cette forme de
tourisme ?
5. Quels sont les clients ?
6. Quelles sont les stratégies pouvons-nous mettre en
oeuvre pour entreprendre cette forme à Kabare ?
7. Quels sont les produits agricoles à promouvoir pour
cette fin ?
8. Cette forme de tourisme peut-elle contribuer au
développement socio-économique du territoire de KABARE ?
9. Avez-vous déjà enregistré quelques cas
pour cette forme de tourisme ?
10. Souhaiterez-vous collaborer avec les agences de voyages -
les guides - pour entreprendre ces activités ?

X
LISTE DES PERSONNES
Ce tableau reprend les noms de personnes respectivement leurs
adresses, fonction ainsi que le lieu d'interview avec qui nous nous sommes
entretenus tout au long de notre recherche.
|
Noms
|
Adresse
|
Fonction
|
Lieu d'interview
|
|
Benoit BASHIZI
|
Kadutu
|
Ingénieur agronome de l'IITA
|
IITA Kalambo
|
|
Charles BYAMUNGU
|
Kavumo
|
Secrétaire du GLP de MBAYU
|
MBAYU
|
|
Christian IRAGI
|
KAGABI
|
Secrétaire de a chefferie de KABARE
|
Chefferie de
KABARE
|
|
Henri UGHENTO
|
INERA Mulungu
|
Ingénieur agronome
|
INERA Mulungu
|
X
XI
XI
SOURCES CONSULTEES
I. Les documents d'archives
1. ICCN (2010), Plan Général de Gestion
2009-2019, Sud-Kivu/RDC, Bukavu.
2. ICCN (2012), stratégie nationale de conservation
de la biodiversité dans les aires protégées de la
République Démocratique du Congo, Kinshasa.
3. ICCN (2013), Plan d'Aménagement et de Gestion
2009-2018 : version révisée 2013, Sud-Kivu/RDC, Bukavu.
4. CAID (2017), territoire de Kabare, Kinshasa.
5. ICCN (2013), Stratégie du tourisme du PNKB
2011-2016, Bukavu.
6. PNKB,Les rapports annuels du PNKB de 2012 à
2016.
II. Ouvrages
1. BEAUCHESNE, Z. et al. (2006), Agrotourisme : Diagnostic,
Plan de développement et de commercialisation, Québec.
2. BERTHELOOT, J. (2003), Projet de développement de
l'agrotourisme dans la vallée de l'Eyrieux, Paris.
3. DEPELTEAU, F. (2011), La démarche d'une recherche
en sciences humaines : De la question de départ à la
communication des résultats, De Boeck, Québec.
4. DONALD LONG, (2004), Définir une
problématique de recherche, N.-B, Canada.
5. DONALD LONG, (2004), Introduction à la
recherche, N.-B., Canada.
6. GRAWITZ, M. (2001), Méthodes des sciences
sociales, DALLOZ, Paris.
7. LADEUIX, C. (200), D-TROIS-PIERRES : une ferme
agrotouristique d'insertion socioprofessionnelle, Crises.
8. MESPLIER et BLOC-DURAFFOUR, P. (2000), Le tourisme dans
le monde, Bréal, Rome.
9. STEINGRUBER, E. (2006), Y a-t-il la possibilité de
valoriser les produits locaux et l'agrotourisme à Crans-Montana
?, Zollikofen.
10. THIBOUTOT, M. (2001), Problématique de
développement de l'agrotourisme au regard de l'aménagement et de
la protection du territoire agricole, Québec.
11. TREMBLAY M.-A., (1968), Initiation à la recherche
en sciences humaines, Montréal.
XII
XII
12. TREMBLAY, R. et PERRIER, Y. (2006), Savoir plus :
Outils et méthodes de travail intellectuel,
ChenelièreInc...
III. Mémoire et rapport de stage
1. DONNE, D. (1999), Etude pour le développement
d'un site d'appel agrotouristique sur les propriétés de
l'Université Laval, à Sainte-Croix (Québec),
Mémoire de fin d'études Master Développement Rural et
Projet, Institut Agronomique Méditerranéen de Montpellier.
2. CHEVALLIER, L. (2009), Importance
socio-économique de l'agritourisme et des circuits courts en
région Midi-Pyrénées, Mémoire inédit,
Université Lumière-Lyon II, Faculté de Géographie,
Histoire, Histoire de l'art et Tourisme.
3. FAUCHER, A. (1998), Valorisation de l'agrotourisme en
région : Une stratégie pour un développement durable.
L'exemple des Cantons-de-l'Est. Mémoire inédit,
Université de Sherbrooke, Département de géographie et
télédétection, Faculté des lettres et sciences
humaines.
4. THOMAS, S. (2009), L'agritourisme : une
opportunité de développement pour un territoire ? Le cas du
territoire Valence Drôme Ardèche Centre, Mémoire
inédit, Université Lumière-Lyon II, Faculté de
Géographie, Histoire, Histoire de l'art et Tourisme.
5. NTIBONERA,R. (2016), Rapport de stage effectué
au PNKB, inédit, ISP/Bukavu.
IV. Notes de cours
1. BIREMBANO, B. (2018), Urbanisme et aménagement
du territoire et des espaces, cours inédit, deuxième
année de licence, Accueil et Tourisme, ISP/Bukavu.
2. KISEMA, NG. (2018), Question Spéciales de
Tourisme, cours inédit, première année de licence,
Accueil et Tourisme, ISP/Bukavu.
3. OMBENI, K. (2018), Méthodologie de Recherche
Scientifique, cours inédit, première année de
licence, Accueil et Tourisme, ISP/Bukavu.
4. RAMAZANI, J.P. (2015), Théories du
tourisme, cours inédit, première année de graduat,
Accueil et Tourisme, ISP/ Bukavu.
V. Ressource documentaire en ligne
Internet,
www.google.com, consulté le
samedi 11 juin et le mercredi 07 juillet 2018.

xÎÎÎ
TABLE DES MATIERES
EPIGRAPHE I
IN MEMORIUM V
DEDICACE VI
REMERCIEMENTS VII
INTRODUCTION GENERALE 1
CHAPITRE PREMIER : GENERALITES SUR L'AGROTOURISME
15
CHAPITRE DEUXIEME : 32
SIGLES ET ABREVIATIONS VIII
2. ETAT DE LA QUESTION 1
3. PROBLEMATIQUE 5
4. HYPOTHESES 8
2. AUX ORIGINES DE L'AGROTOURISME 18
4. EXPERIENCES DE L'AGROTOURISME DANS LE MONDE
18
6. BUT ET ROLES DE L'AGRITOURISME 25
8. OBJET DU TRAVAIL 9
10. DELIMITATION DU SUJET 9
12. METHODOLOGIE DE RECHERCHE 10
14. DIFFICULTES RENCONTREES 12
16. SUBDIVISION DU TRAVAIL 12
5. DISTINCTION ENTRE TOURISME RURAL ET AGRITOURISME
25
6. DU PRODUIT AGRICOLE AU PRODUIT AGRITOURISTIQUE
27
7. OFFRE AGROTOURISTIQUE 28
8. CARACTERISTIQUES D'AGRITOURISME 30
CONCLUSION PARTIELLE 31
1. CHOIX ET INTERET DU SUJET 1
1. DEFINITIONS DE L'AGROTOURISME 15
3.1. En Europe 19
3.2. En Amérique du Nord, le Vermont aux
Etats-Unis 20
3.3. En Afrique 22
> L'enquête par questionnaire 11
> La technique d'observation 11
> La technique documentaire 12
xÎÎÎ

xiv
PRESENTATION DU TERRITOIRE DE KABARE, 32
1. DONNEES GEOGRAPHIQUES ET CULTURELLES 32
2.5. Principaux opérateurs économiques et
centres de négoce importants 38
3. SITUATION SANITAIRE 40
5. EDUCATION 43
6. SITUATION SECURITAIRE 45
8. OPPORTUNITES DE DEVELOPPEMENT 46
10. PRODUITS AGRICOLES LOCAUX 47
8.1. Le Haricot
(Phaseolusvulgaris) 47
8.2. Le Manioc
(Manihotesculenta) 48
8.3. La Patate douce
(Ipomoeabatatas) 49
8.4. La Pomme de Terre
(Solanumtuberosum) 51
8.5. Le Bananier 52
8.6. Le Maïs (Zeamays)
53
8.7. Le Théier
(Cameliasinensis) 55
CONCLUSION PARTIELLE 56
CHAPITRE TROISIEME : 57
L'AGROTOURISME A KABARE UNE PRATIQUE EMERGENTE POUR LE
TERRITOIRE
57
1. LES CULTURES VIVRIERES 57
1.1. La Banane 57
1.2. Le haricot 61
3. LES CULTURES DE PLANTATION 63
2.1. Le thé 63
2.1.1. Conditions de culture 64
2.1.2. Technique de la cueillette 65
2.1.3. Procédé d'obtention du thé
noir 66
CONCLUSION PARTIELLE 70
CHAPITRE QUATRIEME : 72
DAIGNOSTIC STRATEGIQUE ET ENJEUX DE L'AGRITOURISME DANS
LE
TERRITOIRE DE KABARE 72
1. LE DIAGNOSTIC DE L'AGROTOURISME DANS CE TERRITOIRE
72
1.1. Les forces 72
1.2. Les faiblesses 73
1.3. Les Menaces au développement 73
xiv

xv
1.4. Les Opportunités au
développement 73
2. L'ANALYSE DE LA RECHERCHE 74
2.1. Un cadre conceptuel pour l'agrotourisme
74
2.2. La place de quelques composantes en
agrotourisme 77
3.1. La stratégie de développement de
l'agrotourisme à KABARE 78
CONCLUSION PARTIELLE 90
CHAPITRE CINQUIEME : 91
REALISATION D'UN EVENTUEL PROJET AGROTOURISTIQUE
91
1. LE PROJET TOURISTIQUE 91
1.1. Définition 91
1.2. Buts 91
1.3. Objectifs 91
1.4. Etapes d'un projet touristique 92
3. IDENTIFICATION DU PROJET 93
2.1. Objectifs du projet 93
2.2. But du projet 93
2.3. Bénéficiaires 93
2.4. Localisation et durée de projet
93
2.5. Mission 94
2.6. Cadre juridique de projet 94
2.7. Stratégie globale du projet 94
5. ETUDE DE FAISABILITE ET DE PERTINENCE DE
PROJET 95
3.1. Acceptabilité du projet 95
3.2. Conditions de réalisation du projet
95
3.3. Réalisme du projet et participation
95
3.4. Planification des activités 95
3. CHRONOGRAMME DES ACTIVITES i
4. BUDGETISATION DU PROJET ii
4.1. Matériel roulant ii
4.2. Immobiliers ii
4.3. Matériels et fournitures de bureaux
ii
4.4. Mobiliers iii
4.5. Salaire personnel permanent et temporaire
iii
CONCLUSION PARTIELLE iv
xv

xvi
CONCLUSION GENERALE v
SOURCES CONSULTEES x
xvi
Commentaire [IN1]:
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