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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
UNIVERSITÉ DE KINDU
ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE
BP:122
FACULTÉ DE MÉDECINE
DÉPARTEMENT DE PÉDIATRIE
PROFIL CLINIQUE, BIOLOGIQUE ET THÉRAPEUTIQUE DES
INFECTIONS NÉONATALES AU CENTRE HOSPITALIER LUMBULUMBU DU 01 JANVIER AU
31 DÉCEMBRE 2025
Par
ZAKUANI GERARD
Directeur : Dr SHINDANO
MWAMBAEtienne
Professeur Ordinaire
Encadreur : Dr LUFIMBO KATAWANDJA
Antoine
Chef de Travaux
ANNÉE ACADÉMIQUE 2025-2026
EPIGRAPHE
ETERNEL, écoute ma prière,prête
l'oreille à mes supplications !
Ecoute-moi dans ta fidélité, dans la justice
!
N'entre pas en jugement avec ton serviteur !
Car aucun vivant n'est juste devant toi !
PSAUME 143, 1-2
Tous mes ennemis seront honteux et fort troublés ;ils
s'en retourneront, ils seront confus en un moment !
PSAUME 6:9-10
IN MEMORIAM
« Le souvenir des justes est en
bénédiction. »
Proverbes 10:7
C'est avec une profonde émotion et un respect infini
que je dédie cette page à la mémoire de ceux qui nous ont
quittés et dont l'amour, les conseils, les prières et les
sacrifices continuent d'éclairer notre chemin.
À la mémoire de :
Mon très cher père Zakuani Gabriel
Mes très chers frères : Zakuani Mussa et Zakuani
Jean-Pierre
Que leur souvenir demeure à jamais gravé dans
nos coeurs.
Bien qu'absents physiquement, ils restent présents dans
nos pensées, dans nos valeurs et dans chacune de nos
réalisations. Leur passage sur cette terre a laissé des
empreintes indélébiles qui continueront d'inspirer notre vie et
nos actions.
Puisse le Seigneur leur accorder le repos éternel et
les accueillir dans Sa gloire infinie.
« Je suis la résurrection et la vie. Celui qui
croit en moi vivra, quand même il serait mort. » Jean 11:25
Que leurs âmes reposent en paix
Amen.
DEDICACE
Toute ma gratitude à l'endroit du Seigneur Dieu tout
puissant, Dieu de l'univers et de la terre, Dieu de toutes les créatures
du monde, lui qui a toujours été à mes côtés,
lui qui ne m'a jamais abandonné dans le bonheur que dans les
difficultés.
A toi ma mère NYOTA LUZINGA pour tant de privation et
d'abnégation. C'est toi la génératrice de mon existence,
source de ma vie terrestre.
Tu ne reculais devant aucun sacrifice lorsqu'il s'agissait de
ma formation.
Goûtes ce jour les fruits de ta semence, car nous dit la
Bible « celui qui élève bien son fils en tirera satisfaction
parmi ses connaissances, il sera fier de lui »
ZAKUANI
GERARD
REMERCIEMENTS
Nous exprimons nos remerciements les plus sincères au
Professeur Ordinaire Dr Étienne ShindanoMwamba et au Chef de Travaux Dr
Antoine LufimboKatawandja, respectivement Directeur et Encadrant de ce travail
de fin d'études. Leur engagement sans réserve et leur
accompagnement constant ont permis la réalisation de ce mémoire.
Nous leur sommes profondément reconnaissants d'avoir accepté de
diriger ce travail avec dévouement. Que Dieu les bénisse.
Nos sincères remerciements s'adressent également
à toutes les autorités académiques de l'Université
de Kindu (UNIKI) ainsi que celles du Centre Hospitalier Lumbulumbu, sans
oublier les enseignants qui, par leur compétence et leur
dévouement, contribuent à la formation des futurs cadres du pays.
Nous exprimons aussi notre profonde gratitude à nos
parents, Zakuani Gabriel et NyotaLuzinga, pour le soutien moral et physique
qu'ils nous ont apporté, et grâce auquel nous avons pu mener
à terme ce travail de fin d'étude.
Mes sincères remerciements vont à ma très
chère épouse, Noëlla NdelongoKibundila.
Nous adressons également nos remerciements à nos
grands frères, soeurs et petit frère, notamment Zakuani Mathias,
ZakuaniMasigi, ZakuaniSakina, Zakuani Moza, Omega et Baraka.
Nos sincères remerciements vont à ma très
chère épouse, Noëlla NdelongoKibundila.
Nous exprimons aussi notre gratitude aux familles Kasangala,
KashambalaMuyombo Foudre, KapondaZobela, Jérôme , Kanefu S. ,
ainsi qu'à leurs enfants Bahati, Mundu, Sifa, Ange, Atiya, Fatuma,
Théo, Moïse, Nyota, Luc et Amina.
Nous exprimons nos sincères gratitudes à nos
amis : ZACHARIE AMISI, KIBONDO TAMBWE, TCHUMA NDJIADAKO, YANDJO LUKUMBU,
ESPOIR NGAMA, OLIVIER DIEUDONNE, PAUL KAYUMBA, USSENI LOKIS, VAMBA OMENYA, SEFU
SAIDI.
En fin nous exprimons notre gratitude à toutes les
personnes qui, de près ou de loin ont contribué à la
réalisation de ce travail par leurs aides, leurs conseils ou leurs
soutiens.
Que Dieu les bénisse. »
ZAKUANI GERARD
RÉSUMÉ
Introduction : Les infections
néonatales constituent une cause majeure de morbidité et de
mortalité chez les nouveau-nés, particulièrement dans les
pays à ressources limitées. Leur diagnostic reste difficile en
raison de manifestations cliniques peu spécifiques et d'un accès
limité aux examens biologiques.
Objectif : Étudier les aspects
cliniques, biologiques et thérapeutiques des infections
néonatales au Centre Hospitalier Lumbulumbu (CHLL) de Kindu.
Méthodes : Une étude
descriptive transversale à visée analytique et à collecte
rétrospective a été réalisée du 1er janvier
au 31 décembre 2025. Tous les nouveau-nés âgés de 0
à 28 jours hospitalisés pour infection néonatale
bactérienne et disposant d'un dossier exploitable ont été
inclus. Les données ont été analysées à
l'aide des logiciels Excel et SPSS.
Résultats : Parmi 289
nouveau-nés hospitalisés, 33 présentaient une infection
néonatale, soit une fréquence de 11,4 %. Le sexe féminin
était prédominant. Les principaux signes cliniques
observés étaient le refus de téter (60,6 %), la
fièvre (42,4 %) et la détresse respiratoire (12,1 %). Les
anomalies biologiques les plus fréquentes étaient
l'hyperleucocytose avec neutrophilie (30,3 %) et l'élévation de
la procalcitonine (21,2 %). Les antécédents infectieux maternels
étaient significativement associés à la survenue de
l'infection néonatale (p < 0,001). L'association
Cefotaxime-Gentamycine constituait le protocole thérapeutique le plus
utilisé. L'évolution était favorable dans 84,8 % des cas,
tandis que la mortalité était de 15,2 %.
Conclusion : Les infections néonatales
demeurent fréquentes au CHLL et représentent un problème
important de santé publique. Le renforcement du suivi prénatal,
du diagnostic précoce et de la prise en charge adaptée des
nouveau-nés infectés est indispensable pour réduire la
mortalité néonatale.
Mots clés : profil, infections néonatales,
Kindu
ABSTRACT
Background: Neonatal infections remain a
major cause of neonatalmorbidity and mortality, particularly in low-resource
settings.
Objective: To study the clinical, biological
and therapeutic aspects of neonatal infections atLumbulumbu Hospital Center
(CHLL), Kindu.
Methods: A descriptive cross-sectional study
with retrospective data collection was conductedfromJanuary to December 2025.
Neonatesaged 0-28 dayshospitalized for neonatalbacterial infection were
included. Data were analyzedusing Excel and SPSS.
Results: Among 289 hospitalizedneonates, 33
hadneonatal infections, giving a prevalence of 11.4%. Poor feeding (60.6%),
fever (42.4%) and respiratorydistress (12.1%) were the mostcommonclinical
manifestations. Hyperleukocytosis with neutrophilia (30.3%) and
elevatedprocalcitonin (21.2%) were the main biologicalabnormalities.
Maternalinfectioushistory was significantly associated with neonatal infection
(p < 0.001). Cefotaxime-Gentamicin was the
mostfrequentlyusedantibioticregimen. A favorable outcome was observedin 84.8%
of cases, while mortalityreached 15.2%.
Conclusion: Neonatal infections remain a
significant public healthproblemat CHLL. Strengtheningprenatal care,
earlydiagnosis and appropriate management is essential to
reduceneonatalmortality.
Keywords: profile, neonatal infections,
Kindu
LISTE DES SIGLES ET ABRÉVIATIONS
ACOG: American College of Obstetricians and
Gynecologists
AG: Administrateur Gestionnaire
CA: Circonférence Abdominale
CDC: Centers for Disease Control and Prevention
CHLL: Centre Hospitalier Lumbulumbu
CPN: Consultation Prénatale
CRP: C-Réactive Protéine
DMI: Dossier Médical Informatisé
ECBU: Examen Cytobactériologique des Urines
EG: État Général
GBS: Group B Streptococcus
HAS Haute Autorité de Santé
HMA: Histoire de la Maladie Actuelle
INN: Infection Néonatale
INNB: Infection Néonatale Bactérienne
ISSI: Institut Supérieur des Sciences
Infirmières
Kg: Kilogramme
mg: Milligramme
mg/L: Milligramme par litre
ml: Millilitre
NFS: Numération Formule Sanguine
NN: Nouveau-né
OMS: Organisation Mondiale de la Santé
OR: Odds Ratio
PCT: Procalcitonine
RR: Risque Relatif
RDC: République Démocratique du Congo
RPM: Rupture Prématurée des Membranes
SPSS: Statistical Package for the Social Sciences
UNIKI: Université de Kindu
UNIKIN: Université de Kinshasa
UNICEF: Fonds des Nations Unies pour l'Enfance
VIP: Very Important Person (pavillon de grand confort)
%: Pourcentage
<: Inférieur à
>: Supérieur à
=: Inférieur ou égal à
=: Supérieur ou égal à
#177;: Plus ou moins
p: Probabilité statistique
n: Effectif
N: Effectif total
H12: Douzième heure de vie
J0: Jour de naissance
J28: Vingt-huitième jour de vie
LISTE DES TABLEAUX
- Tableau I : Schéma des
antibiotiques.......................................................................................15
- Tableau II Fréquence
globale....................................................................................................28
- Tableau III Répartition selon la voie
d'accouchement...........................................................29
- Tableau IV Répartition selon les
antécédents maternels infectieux
..................................30
- Tableau V Répartition selon la RPM
........................................................................................30
- Tableau VI Répartition selon les manifestations
cliniques ...................................................31
- Tableau VII Manifestations Cliniques
.......................................................................................31
- Tableau VIII Examens paracliniques
réalisés...........................................................................32
- Tableau IX Type
d'antibiotiques................................................................................................33
- Tableau X Répartition sexe x modalité de
sortie.....................................................................34
- Tableau XI Commune de provenance x modalité de
sortie...................................................34
- Tableau XII Antécédents infectieux maternels x
infection néonatale bactérienne............35
- Tableau XIII Manifestation clinique x modalité de sortie
......................................................35
- Tableau XIV Examen biologique x modalité de
sortie............................................................35
LISTE DE FIGURES
Figure n°01 physiopathologie de l'infection
néonatale
bactérienne...............................................13
Figure n° 02 Répartition selon le
sexe...................................................................................................28
Figure n°03 Répartition selon la
provenance........................................................................................29
Figure n° 04 Répartition selon les
modalités de
sorties......................................................................33
Figure n° 05 Autorisation de
recherche..............................................................................................501. INTRODUCTION GÉNÉRALE
1.1 Contexte
Les infections néonatales (INN) sont définies
comme des altérations de l'organisme secondaires à l'invasion
d'un agent pathogène nocif (bactérie, virus ou parasite) qui peut
affecter le nouveau-né avant, pendant ou après la naissance [1].
Sur le plan biologique, les examens de confirmation tels que
l'hémoculture, la CRP ou la numération formule sanguine ne sont
pas toujours disponibles ou accessibles, ce qui conduit à une prise en
charge essentiellement probabiliste. Cette situation peut favoriser soit un
retard thérapeutique, soit une antibiothérapie
inappropriée, contribuant à l'augmentation de la mortalité
et de la résistance bactérienne [2].
À l'échelle mondiale, l'incidence des infections
néonatales est estimée entre 5 et 10 cas pour 1000 naissances
vivantes, tandis qu'elles représentent environ 30 % des causes de
décès néonatals, ce qui en fait l'une des principales
causes de mortalité évitable chez le nouveau-né.[3].
L'Asie détient le plus grand nombre absolu de
décès néonatals au monde [4] : en Inde, les infections
néonatales représentent environ 22 % des décès
néonatals, particulièrement dans les États à forte
densité rurale malgré le IndiaNewborn Action Plan [5] ; au
Pakistan, le taux de mortalité néonatale reste
élevé (44/1 000), avec les infections précoces comme cause
majeure, dues à des accouchements non médicalisés et
à l'absence de prophylaxie intrapartum [6] ; au Bangladesh, bien que la
mortalité néonatale globale ait diminué, les infections
restent responsables de 18 % des décès néonatals, surtout
dans les zones rurales à faible couverture sanitaire [7].
Aux États-Unis, l'incidence des infections
néonatales précoces a chuté à 0,25/1 000 naissances
grâce au dépistage systématique du Streptococcus
agalactiae (GBS) et à l'antibioprophylaxie intrapartum [8].
Au Canada, les résultats comparables, mortalité
néonatale inférieure à 4/1 000, avec un système de
surveillance efficace [9].
Au Brésil, les infections néonatales
représentent environ 15 % des décès néonatals, avec
des variations régionales importantes ; dans le Nord et le Nordeste, les
taux dépassent souvent 20 % en raison de l'insuffisance
d'infrastructures et d'accès limité aux soins intensifs [10].
En France, les infections néonatales
représentent moins de 10 % des décès néonatals,
grâce à la standardisation du dépistage du GBS et
l'accès universel aux soins intensifs néonatals [11]. Au
Royaume-Uni, la mortalité néonatale par infection est <12 %,
avec amélioration constante des protocoles de soins périnatals
[10].
En Allemagne, les décès néonatals
liés aux infections sont <5 %, reflet de systèmes de
santé avancés [11].
En Europe, selon le rapport périnatal européen,
la mortalité néonatale liée aux infections reste
relativement faible dans plusieurs pays tels que la France, le Royaume-Uni et
l'Allemagne, en raison de l'amélioration des soins périnatals et
de la surveillance épidémiologique [11].
Au Nigeria, les infections néonatales
représentent 25-35 % des décès néonatals,
liées à des accouchements non médicalisés et
à un manque d'unités de soins intensifs [12].
En Éthiopie, malgré les programmes
communautaires, 28-30 % des décès néonatals sont
liés aux infections [12].
Au Kenya, la progression dans la réduction des
infections précoces, mais les infections tardives hospitalières
persistent chez les prématurés [12].
En Afrique subsaharienne, les infections néonatales
constituent l'une des principales causes de mortalité néonatale.
Elles représenteraient environ 25 à 35 % des décès
néonatals selon plusieurs analyses régionales menées dans
différents pays tels que le Nigeria, l'Éthiopie et le Kenya
[12].
En République Démocratique du Congo (RDC), les
infections néonatales représentent 27-33 % des
décès néonatals et les principales causes incluent le
retard de consultation, les limitations diagnostiques, l'absence de suivi
périnatal complet et l'antibiothérapie empirique prolongée
[13].
Une étude hospitalière réalisée
à Kindu dans la Province du Maniema du 1er janvier 2017 au 31
décembre 2018, révèle que les infections néonatales
représentaient 82 % des cas de morbidité néonatale
hospitalière alors que le taux de létalité (TL)
liée à l'infection néonatale était estimé
à 12,3% [14].
Dans une méta-analyse, on a noté qu'au
Nord-Kivu, le pourcentage de nouveau-nés décédés
dans les 24 heures et nés de femmes ayant subi une césarienne
dans quatre hôpitaux de Goma était de 0,4 % (IC à 95 % 0,1
%-1,4 %, n = 3/676) et de 1,2 % (IC à 95 % 0,2 %-4,6 %, n = 2/173) des
bébés nés de femmes avant une chirurgie de fistule dans un
hôpital de Goma sont décédés en moins d'une semaine
après la naissance. Au Maniema, 15,0 % (IC à 95 % : 13,0 %-17,1
%, n = 184/1 230) des nourrissons à haut risque admis en unité
néonatale sont décédés. A Bukavu, au Sud-Kivu, 43,3
% (IC à 95 % : 26,0 %-62,3 %, n = 13/30) des nourrissons
âgés de 1 à 30 jours admis en urgence chirurgicale sont
décédés [15].
À Lubumbashi, la septicémie néonatale
constitue une cause majeure de morbidité et de mortalité chez les
nouveau-nés hospitalisés. Les études locales montrent
qu'elle représente environ 27 à 28 % des admissions en
néonatologie, avec une létalité
élevée. Les principaux facteurs de risque
identifiés sont la prématurité,
lefaible poids de naissance, larupture
prématurée des membranes, lesinfections
maternelles et les conditions d'hygiène
insuffisantes lors de l'accouchement. Sur le plan clinique, les
nourrissons présentent le plus souvent une
fièvre, une détresse
respiratoire, une léthargie et des
troubles de la succion. Le diagnostic reste difficile en
raison du manque de spécificité des marqueurs biologiques, ce qui
retarde la prise en charge.L'antibiothérapie empirique
est le traitement de première intention, mais l'utilisation
systématique de l'antibiogrammeest jugée
indispensable pour adapter les soins et réduire la mortalité. En
résumé, la septicémie néonatale à Lubumbashi
demeure un problème de santé publique majeur, nécessitant
des stratégies renforcées de prévention, de diagnostic
précoce et de prise en charge adaptée [16].
1.1.1 1.2 Problématique
Les infections bactériennes néonatales posent un
réel problème de santé publique en raison de leur
fréquence élevée, de leur gravité et de leur
diagnostic souvent difficile. Les manifestations cliniques sont
généralement peu spécifiques (refus de téter,
hypothermie, détresse respiratoire, léthargie), rendant le
diagnostic clinique précoce complexe [2].
Les infections néonatales précoces sont
dominées par trois agents bactériens principaux. Le
streptocoque du groupe B (SGB) appelé streptococcus
agalactiae est responsable d'environ 40 à 50 % des
cas dans les pays industrialisés, constituant la
première cause de septicémie et de méningite
néonatales. L'Escherichia
colireprésente la deuxième cause, impliqué
dans 20 à 30 % des cas, avec une fréquence plus
élevée chez les prématurés et les
nouveau-nés de faible poids de naissance. Enfin, Listeria
monocytogenes, bien que moins fréquente, est
retrouvée dans environ 5 à 10 % des cas selon
les séries, mais reste redoutable par la gravité des infections
qu'elle entraîne. Ces données épidémiologiques
mettent en évidence l'importance du dépistage et de la
prévention ciblée pour réduire la mortalité
néonatale liée à ces agents pathogènes. (simonsen
KA et al. ; Cohen R, et al.) [17,18]
La prévention des infections néonatales
liées au streptocoque du groupe B (SGB) repose sur des stratégies
de dépistage et de prophylaxie intrapartum. Aux États-Unis, les
recommandations du Centre pour le contrôle et la prévention des
maladies (CDC) et de l'American College of Obstetricians and Gynecologists
(ACOG) préconisent un dépistage systématique entre
35 et 37 semaines d'aménorrhée par
prélèvement vaginal et rectal, suivi d'une antibiothérapie
intrapartum en cas de colonisation maternelle afin de réduire le risque
d'infection néonatale précoce (CDC et ACOG.)[19]
En revanche, en France, la Haute Autorité de
Santé (HAS) recommande une approche basée sur les
facteurs de risque obstétricaux (fièvre
maternelle, rupture prolongée des membranes, antécédent
d'enfant infecté par SGB, bactériurie à SGB pendant la
grossesse), sans dépistage universel. Ces divergences illustrent
l'absence de consensus international, mais soulignent l'importance d'adapter
les stratégies de prévention au contexte local. Dans une ville
comme Kindu, où le dépistage systématique du SGB n'est pas
pratiqué, cette lacune constitue une faiblesse majeure dans la lutte
contre les infections néonatales (HAS).[20]
Dans la ville de Kindu, l'absence de dépistage
systématique du streptocoque du groupe B chez les femmes enceintes,
associée à la non-prise en charge des infections
urogénitales au troisième trimestre et aux accouchements hors
milieu hospitalier ou dans des structures inadaptées, contribue à
la persistance élevée des infections néonatales.
C'est dans cette optique nous avons entrepris cette
étude au sein du Centre Hospitalier Lumbulumbu (CHLL), structure
sanitaire urbaine de référence secondaire, pour se faire une
idée sur l'ampleur des infections bactériennes au sein de
l'unité de néonatologie du CHLL et ainsi mettre
ultérieurement en place des stratégies adaptées de
prévention et de prise en charge pour réduire cette
morbidité et mortalité néonatales.
1.1.2 1.3 Question de la recherche
Quels sont les aspects cliniques, biologiques et
thérapeutiques des infections néonatales observées au
Centre Hospitalier Lumbulumbu ?
1.1.3 1.4 Objectifs de l'étude
1.4.1 Objectif général
Étudier les aspects cliniques, biologiques et
thérapeutiques des infections néonatales au CHLL de Kindu afin de
contribuer à l'amélioration du diagnostic précoce et de la
prise en charge des nouveau-nés infectés.
1.4.2 Objectifs spécifiques
Déterminer la
prévalence intrahospitalière de l'infection
néonatale bactérienne
au Centre Hospitalier Lumbulumbu
durant l'année 2025
Décrire les manifestations cliniques
des infections néonatales observées au CHLL de Kindu entre 2020
et 2025.
Analyserles examens biologiques
réalisés dans le diagnostic des infections néonatales et
évaluer leur contribution à la confirmation du diagnostic.
Évaluerles stratégies
thérapeutiques mises en oeuvre dans la prise en charge des infections
néonatales et apprécier leur efficacité clinique.
1.1.4 1.5 Intérêt du travail
Le présent travail revêt un intérêt
multiple. Sur le plan scientifique, il contribue à l'enrichissement des
données locales relatives aux infections néonatales dans la
province du Maniema, où les études demeurent rares. Sur le plan
pratique, les résultats attendus pourraient améliorer la
qualité de la prise en charge des nouveau-nés admis pour
infection néonatale au CHLL, en fournissant des données
actualisées susceptibles d'orienter les décisions cliniques. Du
point de vue de la santé publique, cette étude participe aux
efforts de réduction de la morbidité et de la mortalité
néonatales par une meilleure compréhension de l'ampleur et des
caractéristiques du problème dans notre milieu. Enfin, sur le
plan académique, elle constitue une base documentaire pouvant servir de
référence aux étudiants et chercheurs en sciences
médicales et ouvrir la voie à des investigations
ultérieures.
1.6 Méthodologie sommaire
La présente étude
est une recherche descriptive rétrospective. Elle a été
réalisée au Centre Hospitalier Lumbulumbu (CHLL) de Kindu et a
porté sur les nouveau-nés âgés de 0 à 28
jours hospitalisés durant la période allant du 1er janvier au 31
décembre 2025.
Les données ont été recueillies à
partir du dossier médical informatisé répondant aux
critères d'inclusion. Un échantillonnage exhaustif a
été utilisé, consistant à retenir tous les cas
d'infections néonatales enregistrés durant la période
d'étude.
Les variables étudiées concernaient les
caractéristiques sociodémographiques, les
antécédents maternels, les manifestations cliniques, les examens
biologiques, les modalités thérapeutiques ainsi que
l'évolution clinique des nouveau-nés. Les données
collectées ont été saisies dans Microsoft Excel puis
analysées à l'aide du logiciel SPSS. Les résultats ont
été présentés sous forme de tableaux et de
graphiques. Les considérations éthiques relatives à la
confidentialité et à l'anonymat des patients ont
été respectées.
1.1.5 1.7 Subdivision du travail
Outre l'introduction générale et la conclusion
générale, le présent travail est subdivisé en
quatre chapitres.
Le premier chapitre est consacré aux
généralités et à la revue de la littérature
sur les infections néonatales. Il présente les concepts
fondamentaux, l'épidémiologie, les facteurs de risque, les
manifestations cliniques, les méthodes diagnostiques, les
modalités thérapeutiques ainsi que les stratégies de
prévention décrites dans la littérature scientifique.
Le deuxième chapitre porte sur le cadre
méthodologique de l'étude. Il décrit le milieu
d'étude, le type et la période de l'étude, la population
concernée, les critères de sélection, les techniques de
collecte des données, les variables étudiées ainsi que les
méthodes d'analyse statistique utilisées.
Le troisième chapitre est consacré à la
présentation et à l'interprétation des résultats.
Les données recueillies y sont exposées sous forme de tableaux et
de graphiques accompagnés de commentaires descriptifs.
Le quatrième chapitre est réservé
à la discussion des résultats. Les principaux résultats de
l'étude y sont analysés et comparés à ceux
rapportés dans la littérature nationale et internationale. Ce
chapitre met également en évidence les forces et les limites de
l'étude.
CHAPITRE I : ASPECTS
THÉORIQUES
I.1. Définition des concepts
I.1.1. Profil clinique
Le profil clinique désigne l'ensemble des
manifestations observées chez un patient au cours d'une maladie. Il
comprend les symptômes rapportés, les signes physiques
constatés lors de l'examen clinique ainsi que les éléments
permettant d'orienter le diagnostic. Dans le cadre des infections
néonatales, le profil clinique regroupe notamment la fièvre,
l'hypothermie, le refus de téter, la détresse respiratoire, la
léthargie et les convulsions [21].
I.1.2. Profil biologique
Le profil biologique correspond à l'ensemble des
résultats des examens complémentaires réalisés au
laboratoire afin de confirmer ou d'orienter le diagnostic d'une maladie. Dans
les infections néonatales, il comprend principalement la
numération formule sanguine (NFS), la protéine C-réactive
(CRP), la procalcitonine (PCT), l'hémoculture et d'autres examens
microbiologiques [8].
I.1.3. Profil thérapeutique
Le profil thérapeutique désigne l'ensemble des
moyens utilisés pour traiter une affection donnée. Il englobe les
traitements médicamenteux, les mesures de soutien et les interventions
médicales mises en oeuvre pour améliorer l'état de
santé du patient. Dans les infections néonatales, il repose
essentiellement sur l'antibiothérapie probabiliste ou adaptée aux
résultats bactériologiques, associée à des mesures
de soutien telles que l'oxygénothérapie, la réhydratation
et le maintien de l'équilibre hydro-électrolytique [8,17].
I.1.4. Infection néonatale
L'infection néonatale est définie comme toute
infection survenant chez un nouveau-né au cours des vingt-huit (28)
premiers jours de vie. Elle peut être d'origine bactérienne,
virale, fongique ou parasitaire. Les infections bactériennes
représentent les formes les plus fréquentes et les plus graves en
raison de leur forte contribution à la morbidité et à la
mortalité néonatales [1,8].
I.1.5. Nouveau-né
Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), le
nouveau-né est un enfant âgé de zéro (0) à
vingt-huit (28) jours après la naissance. Cette période,
appelée période néonatale, constitue une phase critique
d'adaptation à la vie extra-utérine et expose l'enfant à
un risque accru d'infections et d'autres complications périnatales
[1].
I.2. Généralités sur les
infections néonatales bactériennes
1.1.6 I.2.1 introduction
Les infections néonatales constituent l'une des
principales causes de morbidité et de mortalité au cours de la
période néonatale. Elles regroupent l'ensemble des infections
survenant chez le nouveau-né entre la naissance et le 28? jour de vie
[1].
Elles peuvent être d'origine bactérienne, virale,
fongique ou parasitaire, bien que les infections bactériennes soient les
plus fréquentes et les plus graves [16].
Le nouveau-né présente une susceptibilité
particulière aux infections en raison de l'immaturité de son
système immunitaire, de la faiblesse de ses barrières
cutanéo-muqueuses et de l'exposition à plusieurs facteurs de
risque maternels et environnementaux [17].
I.2.2 Définition
L'infection néonatale bactérienne est
définie comme toute atteinte infectieuse causée par une
bactérie et survenant chez un enfant âgé de 0 à 28
jours, se manifestant par des signes cliniques, biologiques ou microbiologiques
compatibles avec un processus infectieux [1,18].
1.1.7 I.3. Classification des infections néonatales
bactériennes
I.3.1. Selon l'âge de survenue
a) Infection néonatale
précoce
Elle survient avant 72 heures de vie. Elle est
généralement liée à une transmission
materno-foetale transplacentaire ou lors du passage dans la filière
génitale au moment de l'accouchement [16,17].
b) Infection néonatale tardive
Elle apparaît après 72 heures jusqu'au 28? jour
de vie. Elle est souvent d'origine nosocomiale ou communautaire [17].
I.3.2. Définitions classiques
Infection néonatale précoce :
infection survenant avant 72 heures de vie.
Infection néonatale tardive :
infection apparaissant après 72 heures jusqu'au 28e jour.
Infection possible : suspicion basée
uniquement sur des signes cliniques non spécifiques (fièvre,
détresse respiratoire, léthargie, difficultés
d'alimentation), sans confirmation biologique ni radiologique.
Infection probable : présence de
signes cliniques évocateurs associés à des anomalies
biologiques (par exemple : élévation de la CRP, leucocytose ou
leucopénie), mais sans preuve microbiologique directe.
Infection certaine : diagnostic posé
sur la base de critères cliniques et biologiques concordants, avec un
faisceau d'arguments suffisamment fort pour justifier un traitement, même
en l'absence d'isolement du germe.
Infection confirmée : mise en
évidence du germe responsable par un examen microbiologique (culture
positive du sang, du liquide céphalorachidien ou d'un autre site
stérile), associée aux signes cliniques compatibles.[20].
1.1.8 I.4. Épidémiologie
À l'échelle mondiale, les infections
néonatales représentent environ 30 % des décès
néonatals, après la prématurité et l'asphyxie
néonatale [3].
Elles constituent ainsi une cause majeure de mortalité
évitable.
L'Afrique subsaharienne supporte une part importante de cette
charge en raison de la faiblesse des systèmes de santé, du retard
diagnostique et de l'accès limité aux soins
spécialisés [12].
En République Démocratique du Congo, les
infections néonatales figurent parmi les premières causes
d'hospitalisation et de décès néonatal [2].
1.1.9 I.5. Facteurs de risque
I.5.1. Facteurs maternels
Les principaux facteurs maternels retrouvés dans la
littérature sont :
1. Infection urinaire pendant la grossesse ;
2. Fièvre intrapartum ;
3. Rupture prolongée des membranes ;
4. Chorioamniotite ;
5. Absence ou insuffisance de consultations prénatales
;
6. Accouchement non assisté [16,22].
I.5.2. Facteurs néonataux
1. Prématurité ;
2. Faible poids de naissance ;
3. Souffrance foetale ;
4. Réanimation néonatale ;
5. Hospitalisation prolongée [22,16].
I.5.3. Facteurs environnementaux
1. Mauvaises conditions d'hygiène ;
2. Surpopulation hospitalière ;
3. Non-respect des mesures d'asepsie ;
4. Matériel contaminé [16,22].
1.1.10 I.6. Principaux germes
responsables
Les agents pathogènes varient selon le contexte
géographique et l'âge de survenue.
Infections précoces
Les principaux germes sont :
1. Streptococcus agalactiae (streptocoque du groupe B) ;
2. Escherichia coli ;
3. Listeria monocytogenes [17,18].
Infections tardives
Les germes fréquemment retrouvés sont
:
1. Staphylococcus aureus ;
2. Klebsiellapneumoniae ;
3. Pseudomonas aeruginosa ;
4. Enterobacterspp. [16,22].
1.1.11 I.7. Physiopathologie
Le nouveau-né possède une immunité
immature caractérisée par une réponse humorale et
cellulaire insuffisante, une activité réduite du
complément et une fonction phagocytaire incomplète [3,16].
La contamination peut survenir :
Ø Par voie systémique ou
hématogène transplacentaire : cette voie de contamination
est initiée par une bactériémie ou virémie
maternelle. C'est la voie de contamination du listeria
monocytogenes.
Ø La voie ascendante Elle est la principale
voie de contamination des infections néonatales. Celle-ci est
due à une colonisation du liquide
amniotique (LA) par un germe pathogène
(principalement S. agalactiae ou E. coli) avec ou sans rupture
prématurée de la poche des eaux (RPDE).
Ø Lors de l'accouchement : lors de l'accouchement
le nouveau-né peut se contaminer par ingestion, inhalation
et/ou atteinte cutanéomuqueuse lors du passage par les voies
génitales
Ø Après la naissance par contact direct ou
gestes invasifs : après la naissance, le
nouveau-né peut être contaminé par
ingestion de lait maternel infecté,
mais cela reste rare. L'autre risque
de contamination post-natale reste l'infection nosocomiale
exogène ou endogène, ayant lieu dans les 48 h après
la délivrance lors d'infections
bactériennes [16].
Les bactéries franchissent les barrières
naturelles (peau, muqueuses, membranes) et se multiplient dans l'organisme. Le
système immunitaire du nouveau-né est incomplet (faible
activité des neutrophiles, déficit en anticorps maternels,
complément peu efficace), ce qui favorise la dissémination. Une
réponse inflammatoire s'en suit consistant en une
activation des cytokines (IL-6, TNF-á) entraînant fièvre,
troubles métaboliques, détresse respiratoire ou
hémodynamique.
Cette activation cytokinique est à la base des
manifestations cliniques dont les plus fréquentes sont
le refus de téter, la fièvre, la détresse respiratoire,
les convulsions, pouvant évoluer vers un sepsis sévère ou
un choc septique.
Le Refus de téter résulte de
l'altération de l'état général et de la
perturbation métabolique. L'inflammation systémique
entraîne une léthargie et une faiblesse musculaire, ce qui
réduit le réflexe de succion.
La fièvre est due à la libération de
cytokines pyrogènes (IL-1, IL-6, TNF-á) qui agissent sur
l'hypothalamus pour élever la température corporelle. C'est un
signe classique de la réponse inflammatoire.
Lesconvulsions surviennent par atteinte du système
nerveux central (méningite, septicémie), désordres
métaboliques (hypoglycémie, hypocalcémie) ou toxines
bactériennes. Elles traduisent une souffrance cérébrale
aiguë.
La détresse respiratoire est
liée à l'inflammation pulmonaire, à la septicémie
avec troubles hémodynamiques, ou à une atteinte directe du
parenchyme pulmonaire (pneumonie). Elle se manifeste par polypnée,
tirage, cyanose.
La léthargieest la conséquence
de la réponse inflammatoire systémique et du choc septique. Le
cerveau est affecté par l'hypoxie, les troubles métaboliques et
la libération de médiateurs inflammatoires, entraînant une
baisse de vigilance et d'activité.
Figure n°01 ; physiopathologie de l'infection
néonatale bactérienne
1.1.12 I.8. Manifestations cliniques
Les signes cliniques sont souvent peu spécifiques, ce
qui rend le diagnostic difficile [16].
Signes généraux
Ø Fièvre ou hypothermie ;
Ø Refus de téter ;
Ø Léthargie ;
Ø Mauvaise succion ;
Ø Irritabilité.
Ø Signes respiratoires
Ø Détresse respiratoire ;
Ø Tachypnée ;
Ø Tirage ;
Ø Apnées.
Signes neurologiques
Ø Hypotonie ;
Ø Convulsions ;
Ø Troubles de conscience.
Signes digestifs
Ø Vomissements ;
Ø Distension abdominale ;
Ø Intolérance alimentaire [16].
1.1.13 I.9. Diagnostic
I.9.1. Diagnostic clinique
Tout nouveau-né présentant des signes
évocateurs doit être considéré comme suspect
d'infection néonatale [2].
I.9.2. Diagnostic biologique
Les examens utiles comprennent :
Ø Numération formule sanguine (NFS) ;
Ø CRP ;
Ø Procalcitonine ; [23].
I.9.3. Diagnostic microbiologique
Ø Hémoculture ;
Ø Ponction lombaire ;
Ø ECBU ;
Ø Prélèvements locaux [16,23].
1.1.14 I.10. Prise
en charge thérapeutique
Le traitement doit être instauré rapidement
après les prélèvements bactériologiques [16].
Antibiothérapie probabiliste
Tableau I : schémas les plus utilisés associent
:
|
Germes bactériens
|
Antibiothérapies recommandées
|
Posologies
|
Durée du traitement
|
|
Streptococcus du groupe B
|
Ampicilline + Gentamicine
|
Ampicilline 100-200 mg/kg/j ; Gentamicine 4-5 mg/kg/j
|
7-10 jours (septicémie) ;
14-21 jours (méningite)
|
|
Escherichia coli
|
Cefotaxime ou Ampicilline + Gentamicine
|
Cefotaxime 100-150 mg/kg/j
|
10-14 jours
|
|
Klebsiellapneumonia
|
Ceftriaxone ou Méropénem
|
Ceftriaxone 50-100 mg/kg/j
|
10-14 jours
|
|
Staphylococcus aureus
|
Cloxacilline + Gentamicine
|
Cloxacilline 100-200 mg/kg/j
|
10-21 jours
|
|
Listeria monocytogenes
|
Ampicilline + Gentamicine
|
Ampicilline 200-300 mg/kg/j
|
14-21 jours
|
|
Pseudomonas aeruginosa
|
Ceftazidime + Gentamicine
|
Ceftazidime 100-150 mg/kg/j
|
10-14 jours
|
Traitements associés
1. Oxygénothérapie : si
détresse respiratoire
2. Perfusion glucosée : correction
hydro-électrolytique
3. Phenobarbital : 20 mg/kg si convulsions
4. Paracetamol : 10-15 mg/kg si
fièvre
5. Schéma empirique standard
Ampicilline + Gentamicine pendant 7 à 10 jours,
à adapter après l'hémoculture.Ampicilline + Gentamicine ;
[16,18].
1.1.15 I.11.
Évolution et complications
En l'absence d'un traitement précoce, les complications
peuvent être graves :
Ø Septicémie ;
Ø Méningite ;
Ø Choc septique ;
Ø Insuffisance respiratoire ;
Ø Défaillance multiviscérale ;
Ø Décès [16,22].
1.1.16 I.12.
Prévention
La prévention repose sur :
Ø Pendant la grossesse
Ø Consultations prénatales
régulières ;
Ø Traitement des infections maternelles ;
Ø Dépistage du streptocoque B selon les
recommandations nationales [19].
Ø Pendant l'accouchement
Ø Respect de l'asepsie ;
Ø Antibioprophylaxie intrapartum si indication [22].
Ø Après la naissance
Ø Hygiène des mains ;
Ø Allaitement maternel ;
Ø Surveillance néonatale [16].
I.13. Situation en République
Démocratique du Congo
En RDC, les infections néonatales demeurent
fréquentes et sont favorisées par :
accouchements hors structures de santé ;
insuffisance du plateau technique ;
Ø retard de consultation ;
Ø automédication ;
Ø pauvreté ;
Ø insuffisance des soins intensifs néonataux
[2].
1.3 REVUE DE LA
LITTÉRATURE SELON LES VARIABLES DE L'ÉTUDE
1.3.1 Fréquence des
infections néonatales
Les infections néonatales
demeurent l'une des principales causes de morbidité et de
mortalité néonatales dans le monde, particulièrement dans
les pays à faibles revenus. Selon l'OMS, elle représentent
environ 30 % des décès néonatals dans certaines
régions d'Afrique subsaharienne [3].
En Afrique subsaharienne,
plusieurs études ont rapporté des fréquences variables.
À Kinshasa (RDC), Bompangue et al. ont retrouvé une
fréquence hospitalière proche de 10 % chez les nouveau-nés
hospitalisés [24].
Au Cameroun, Chiabi et al. ont
observé une fréquence de 12,3 % [25], tandis qu'au
Sénégal, Thiongane et al. ont rapporté des
fréquences variant entre 8 % et 15 % selon les structures sanitaires
[26].
1.3.2 Variables
sociodémographiques
1.3.2.1 Sexe
Plusieurs études ont
rapporté une prédominance masculine des infections
néonatales. En Inde, Shah et al. ont observé que 62 % des cas
concernaient des garçons [27]. Au Nigeria, Omoregie et al. ont
retrouvé une proportion de 58 % de nouveau-nés de sexe masculin
parmi les cas de sepsis néonatal [28].
À l'inverse, certaines
études africaines n'ont retrouvé aucune association significative
entre le sexe et l'évolution clinique des infections néonatales
[29].
1.3.2.2
Provenance
La provenance géographique
influence souvent la fréquence des admissions néonatales.
À Lubumbashi, Luboya et al. ont montré que plus de 60 % des
nouveau-nés hospitalisés provenaient des quartiers proches des
structures de santé [30].
1.3.3 Variables cliniques
maternelles
1.3.3.1 Rupture
prolongée des membranes
La rupture prolongée des
membranes constitue un facteur de risque majeur d'infection néonatale.
Shane et al. ont montré qu'une rupture supérieure à 18
heures multiplie significativement le risque de transmission bactérienne
materno-foetale [22].
Au Sénégal,
Thiongane et al. ont retrouvé ce facteur chez 18 % des mères des
nouveau-nés atteints d'infection néonatale [26]. À
Kinshasa, Bompangue et al. ont également mis en évidence une
association significative entre rupture prolongée des membranes et
sepsis néonatal [24].
1.1.17 1.3.3.2 Voie d'accouchement
La
voie d'accouchement influence également le risque infectieux
néonatal. Au Cameroun, Chiabi et al. ont rapporté que la
majorité des nouveau-nés infectés étaient issus
d'accouchements par voie basse [25].
Toutefois, Schrag et al. ont montré que les
accouchements dystociques associés à une rupture prolongée
des membranes augmentent davantage le risque infectieux [8].
1.1.18 1.3.4 Variables cliniques néonatales
1.1.19 1.3.4.1 Manifestations cliniques
Les
manifestations cliniques des infections néonatales sont souvent peu
spécifiques. Selon l'OMS, les signes les plus fréquemment
observés sont le refus de téter, la fièvre, l'hypothermie,
la détresse respiratoire et la léthargie [3].
Okomo
et al. ont rapporté que le refus de téter était
observé chez plus de 50 % des nouveau-nés atteints de sepsis
néonatal [12]. En Éthiopie, Gebremedhin et al. ont
identifié la détresse respiratoire et la léthargie comme
les manifestations les plus fréquentes [31].
Au
Kenya, Mwaniki et al. ont montré que la détresse respiratoire
était associée à une augmentation significative de la
mortalité néonatale [32].
1.1.20 1.3.5 Variables biologiques
1.1.21 1.3.5.1 Numération formule sanguine (NFS)
La NFS
constitue un examen de première intention dans le diagnostic des
infections néonatales. Simonsen et al. ont montré que
l'hyperleucocytose, la neutrophilie et parfois la neutropénie sont
fréquemment observées chez les nouveau-nés infectés
[35].
1.1.22 1.3.5.2 C-réactive protéine (CRP)
Brown
et al., dans une revue systématique, ont démontré que la
CRP possède une bonne valeur diagnostique lorsqu'elle est
associée aux données cliniques et biologiques [33].
1.1.23 1.3.5.3 Procalcitonine
Pontrelli et al. ont montré que la
procalcitonine possède une meilleure sensibilité diagnostique que
la CRP durant les premières heures du sepsis néonatal [34].
1.1.24 1.3.6 Variables thérapeutiques
1.1.25 1.3.6.1 Type d'antibiotique
L'antibiothérapie probabiliste constitue la
base du traitement des infections néonatales.
Selon
Shane et al., les protocoles les plus utilisés sont l'association
Ampicilline-Gentamycine ou Céphalosporine-Gentamycine [22].
Au
Sénégal, Thiongane et al. ont observé une
prédominance des associations bêta-lactamine-aminoside [26]. Au
Cameroun, Chiabi et al. ont rapporté des résultats similaires
[25].
1.1.26 1.3.7 Variables évolutives
1.1.27 1.3.7.1 Guérison
Grâce au diagnostic précoce et à
une antibiothérapie adaptée, plusieurs études africaines
rapportent des taux de guérison variant entre 70 % et 90 % [25,26].
1.1.28 1.3.7.2 Décès
La
mortalité liée aux infections néonatales reste
élevée dans les pays à faibles revenus.
Selon
le rapport Levels and Trends in Child Mortality 2023, les infections
néonatales demeurent parmi les principales causes de décès
néonatal dans le monde [35].
Au
Nigeria, Omoregie et al. ont rapporté des taux de mortalité
compris entre 20 % et 35 % [28]. En Éthiopie, Gebremedhin et al. ont
observé une mortalité proche de 25 % [31].
En
RDC, Mwenze et al. ont rapporté une létalité de 12,3 %
chez les nouveau-nés atteints de sepsis néonatal [36].
2 CHAPITRE II :
MATÉRIELS ET MÉTHODES
2.1.1 II.1. Description du cadre
d'étude
Cette recherche a été conduite au Centre
Hospitalier Lumbulumbu (CHLL), connu localement sous le nom de
clinique MAPON, au sein du service de pédiatrie.
L'établissement est implanté sur l'Avenue Lukunda, n°84,
dans le quartier Lukunda de la commune de Mikelenge, ville de Kindu (RDC). Sa
localisation géographique est délimitée à l'est par
le fleuve Congo, à l'ouest par l'Avenue Lukunda, au nord par les
résidences universitaires de l'Université MAPON et au sud par
l'École secondaire MAPON.
Le CHLL constitue une structure hospitalière de
référence offrant divers services médicaux, notamment la
pédiatrie, la médecine interne, la chirurgie, la
gynécologie-obstétrique, les urgences et soins intensifs, ainsi
que l'imagerie et la biologie médicale. Sa capacité d'accueil est
de 58 lits, dont 14 spécifiquement dédiés au service de
pédiatrie.
II. 2 MATÉRIELS
2.1.2 II.2.1. Sources des
données, technique et déroulement
Dans cette étude rétrospective, les informations
ont été extraites du Dossier Médical
Informatisé (DMI) du Centre Hospitalier Lumbulumbu. Ce
système regroupe l'ensemble des données cliniques,
sociodémographiques et biologiques des patients suivis au service de
pédiatrie. Ont été consultés les dossiers des
enfants âgés de 0 à 10 ans hospitalisés pour
pneumonie communautaire entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025. Les
variables retenues (âge, sexe, antécédents, manifestations
cliniques, résultats biologiques et évolution) ont
été collectées de manière systématique. Un
contrôle de qualité a ensuite été
réalisé afin d'écarter les dossiers incomplets ou
présentant des incohérences.
2.1.3 II.4. Population cible
La population cible était constituée de tous les
nouveau-nés nés vivants à
la maternité de CHLL soit 289 nouveau-nés
Dénominateur
Les nouveau-nés nés à la
maternité.
Échantillons
Nouveau-nés admis pour infections néonatale
2.1.4 II.4.1. Critères de
sélection
Critères d'inclusion
Ont été inclus dans l'étude :
Ø Tous les nouveau-nés de 0 à 28 jours
;
Ø Hospitalisés au CHLL durant la période
d'étude ;
Ø Présentant un diagnostic d'infection
néonatale bactérienne peu importe le degré de
certitude;
Ø Disposant d'un dossier medical exploitable.
Critères d'exclusion
Ont été exclus de notre étude:
Nouveau-nés hospitalisés au CHLL durant la
période d'étude mais dont le diagnostic d'infection
néonatale bactérienne n'est pas documenté ou reste
incertain.
Dossiers médicaux incomplets, non exploitables ou
présentant des incohérences.
Patients transférés ou sortis précocement
sans traitement instauré au CHLL
2.1.5 3.1.7. Technique
d'échantillonnage et taille de l'échantillon
Nous avons procédé à un
échantillonnage exhaustif non probabiliste consistant à retenir
tous les cas répondant aux critères d'inclusion durant la
période d'étude.
2.1.6 3.1.8. Déroulement de
l'étude
L'étude a suivi une démarche
méthodologique bien structurée. Dans un premier temps,
l'autorisation administrative indispensable a été obtenue. Par la
suite, les dossiers des patients répondant aux critères
d'inclusion ont été sélectionnés. Les informations
ont été recueillies à l'aide d'une fiche
standardisée, puis soumises à une vérification et à
une codification minutieuse afin d'assurer leur fiabilité. Enfin, les
données validées ont été saisies et traitées
à l'aide d'outils statistiques appropriés pour l'analyse.
2.1.7 3.1.9. Technique et instruments de
collecte des données
La collecte des informations a été
réalisée de manière rétrospective à partir
du Dossier Médical Informatisé (DMI)du CHLL, qui
constitue la source principale. Les dossiers électroniques des patients
répondant aux critères d'inclusion ont été
exploités, et les données pertinentes ont été
extraites à l'aide d'une fiche standardisée conçue pour
l'étude. Cette fiche regroupait les principales variables :
- Sociodémographiques : âge,
sexe, provenance, statut familial ;
- Cliniques : symptômes, signes
physiques, diagnostic posé ;
- Biologiques: CRP, Procalcitonine,
Hémogramme, Glycémie
- Thérapeutiques : traitement
administré,
- Evolutives : évolution et
issue.
Afin d'assurer la cohérence et la qualité des
données, un contrôle systématique a été
effectué, incluant la vérification et la codification des
informations. Les outils mobilisés étaient le logiciel DMI comme
source, la fiche de collecte comme support de saisie et un guide de
codification pour uniformiser l'enregistrement des variables.
II.3. MÉTHODE
3.1. type d'études, période et technique
d'études
Il s'agit d'uneétude descriptive de type
transversal à visée analytique et à récolte
rétrospective, portant sur les cas d'infections
néonatales hospitalisées. L'étude couvre la période
allant du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2025.
2.1.8 3.2. Définition
opérationnelle
Dans cette études, a été
considéré comme infection néonatale toute infection
bactérienne survenue chez un nouveau-né avec diagnostic retenu
d'infection néonatale
3.3 Variables étudiées
Variables sociodémographiques
Ø Sexe ;
Ø Provenance.
Variables cliniques materneles
Ø Rupture des membranes ;
Ø Voie d'accouchement
Ø Antécédents maternels infectieux
Variables cliniques
Ø Manifestations cliniques
Variables biologiques
Ø NFS ;
Ø CRP ;
Ø Procalcitonine ;
Variables thérapeutiques
Ø Type d'antibiotique ;
Variables évolutives
Ø Guérison et décès
3.4. Traitement et Analyse statistique des
données
Les données ont été saisies dans
Microsoft Excel puis transférées et analysées à
l'aide du logiciel SPSS edition 25,
Les donnéesontétéregroupéesdans
les tableaux de fréquence en déterminant les proportions (
pourcentage %) selon la formule :

Les comparaisons des
donnéesontétéréalisées au moyen du test
exact de Fisher dont la formuleest la suivante :

avec un seuil de significativité fixé à p
< 0,05.
Pour certaines analyses bi variée, il a falluappliquer
le test exact de Fisher corrigé.
2.1.9 3.5. Considérations
éthiques
La confidentialité des
informations recueillies a été strictement respectée. Les
noms des patients n'ont pas été utilisés. Les
données ont été exploitées uniquement à des
fins scientifiques. L'autorisation des autorités compétentes du
CHLL a été obtenue avant la collecte des données.
3.6. Difficultés rencontrées
Forces de
l'étude
Cette étude présente plusieurs points forts :
Elle fournit des données récentes sur les
infections néonatales dans la zone de santé de Kindu où
les études restent limitées.
Elle documente simultanément les aspects cliniques,
biologiques et thérapeutiques.
L'utilisation du dossier médical informatisé a
réduit les erreurs liées à l'illisibilité des
dossiers.
Le recrutement exhaustif des cas a permis de limiter le biais
de sélection.
L'utilisation d'une régression logistique a permis
d'identifier les facteurs indépendamment associés à la
mortalité.
L'analyse de survie a apporté une meilleure
compréhension du pronostic des patients.
Limites de
l'étude
Malgré son intérêt, notre étude
présente certaines limites :
Le caractère rétrospectif de notre étude
expose à des biais d'information car certaines variables importantes
n'étaient pas systématiquement renseignées.
Les hémocultures n'étaient pas
réalisées chez tous les patients. Et dont l'identification
microbiologique des germes n'était pas fournie.
La taille relativement faible de l'échantillon (33 cas)
réduit la puissance statistique de certaines analyses.
L'étude a été menée dans un seul
centre hospitalier ne permettant pas ainsi d'extrapoler les résultats
sur l'ensemble de la province du Maniema.
La réalisation de cette étude n'a pas
été exempte de difficultés, parmi lesquelles :
Accès aux dossiers médicaux
Certains dossiers étaient incomplets ou
présentaient des informations manquantes, limitant ainsi l'exploitation
de certaines variables d'étude.
Qualité des données
biologiques
Tous les nouveau-nés n'avaient pas
bénéficié des mêmes examens biologiques (CRP,
procalcitonine), ce qui a réduit la disponibilité de certaines
informations importantes.
Insuffisance des examens microbiologiques
La réalisation de procalcitonine n'était pas
systématique en raison du coût élevé des analyses et
des contraintes techniques du laboratoire.
Contraintes liées à la collecte des
données
Difficulté liée à l'exploitation du
dossier médical informatisé, certaines informations
nécessaires à l'étude n'étaient pas
systématiquement renseignées sur la base donnée,
entraînant l'exclusion de certains dossiers ou a perte de certaines
variables d'intérêt.
Limitation financière
Les frais liés à l'impression des
questionnaires, aux déplacements, à la consultation de certains
documents scientifiques et à la reproduction du mémoire ont
constitué une contrainte importante.
Accès limité à la
littérature scientifique
Certaines publications récentes étaient
payantes, rendant difficile l'accès à certaines données
scientifiques pertinentes.
Contraintes de temps
La réalisation simultanée des activités
académiques, hospitalières et de recherche a parfois ralenti
l'avancement du travail.
Malgré ces difficultés, les données
recueillies ont permis d'atteindre les objectifs fixés et de produire
des résultats scientifiquement exploitables sur le profil clinique,
biologique et thérapeutique des infections néonatales
bactériennes au Centre Hospitalier Lumbulumbu.
Chapitre troisième : Présentation
et interprétation des résultats
2.1.10 3.1.
Fréquence globale
Tableau II: Fréquence globale
|
N
|
%
|
|
Nouveau-nés infectés
|
33
|
11,4
|
|
Nouveau-nés non infectés
|
256
|
88,6
|
|
Total
|
289
|
100
|
Il ressort de ce tableau que la fréquence globale de
l'infection néonatale était de 11,4%.
2.1.11 3.2. Variables socio-demographique
2.1.12 3.2.1.
Sexe
À la lumière de la figure ci-dessous, 57,6% des
nouveau-nés avec infection néonatale étaient de sexe
féminin, le Sex ratio M/F étant de 0,7.

Figure 2. Répartition selon le sexe
2.1.13 3.2.2. Commune de provenance
D'après la figure ci-dessous, la majorité de nos
cas (soit 75,8 % des parents) sont originaires de la commune de Kasuku.

Figure 3: répartition selon la provenance
2.1.14 3.3.
Variables cliniques maternelles
2.1.15 3.3.1. Tableau III: répartition selon la voie
d'accouchement
|
Voie d'accouchement
|
Effectif
|
Pourcentage (%)
|
|
Voie basse
|
21
|
63,6
|
|
Voie haute
|
12
|
36,4
|
|
Total
|
33
|
100
|
Le mode d'accouchement par
voiebasseconcernait 63,6 % des nouveau-nés de notreétude
3.3.2 Antecedents matérnelsinfectieux
3.3.3. Tableau IV: répartition selon la voie
d'accouchement
|
Antécédents
|
Effectif
|
Pourcentage (%)
|
|
Présents
|
13
|
39,4
|
|
Absents
|
20
|
60,6
|
|
Total
|
33
|
100
|
Comme le montre le tableau ci-haut, 60,6 % des mères de
nouveau-nés infectés présentaient des
antécédents infectieux
2.1.16 3.3.4.
Antécédents de ruptures prématurés de > 12H
3.3.5. Tableau V: répartition selon la RPM
|
Antécédent de RPM
|
Effectif
|
Pourcentage (%)
|
|
Présents
|
4
|
12,1
|
|
Absents
|
29
|
87,9
|
|
Total
|
33
|
100
|
L'analyse selon l'existence d'une RPM révèle son
absence chez la grande majorité des parturientes, soit 87,9 %.
3.4. Variables cliniques
néonatales
3.4.1. Tableau VI: répartition selon les
manifestations cliniques
|
Manifestations Cliniques
|
Effectif (n)
|
Pourcentage (%)
|
|
Détresse respitoire
|
4
|
12,1
|
|
Hypothermie
|
3
|
9,1
|
|
Refus de téter
|
20
|
60,6
|
|
Fièvre
|
14
|
42,4
|
|
Léthargie
|
2
|
6,06
|
|
Convuslisons
|
4
|
12,1
|
|
Associations multiples (refus de téter, fièvre,
léthargie)
|
5
|
15,1
|
L'analyse des manifestations cliniques révèle
que le refus de téter représentait le symptôme majeur,
observé dans 60,6 % des cas.
2.1.17 3.5.
Variables biologiques
3.5.1. Tableau VII: Examens paracliniques
réalisés
|
Examens paracliniques
|
Effectif
n=33
|
Pourcentage (%)
|
|
CRP élevée à la 12 heure
|
4
|
12,2
|
|
Leuconeutropénie
|
6
|
18,2
|
|
Hypeleucocytose avec neutrophilie absolue
|
10
|
30,3
|
|
PCT augmentée
|
7
|
21,2
|
Sur le plan biologique, l'hyperleucocytose associée
à une neutrophilie absolue concernait 30,3 % des nouveau-nés.
3.6. Variables thérapeutiques
3.6.1. Tableau VIII: type d'antibiotiques
Antibiothérapie
|
Effectif (n)
|
Pourcentage (%)
|
Arauclav
|
1
|
12,1
|
Amoxicilline
|
8
|
24,2
|
Céfotaxime
|
1
|
12,1
|
Amoxicilline +
amikacine
|
1
|
12,1
|
Amoxicilline +
gentamicine
|
12
|
36,4
|
Céfotaxime +
gentamicine
|
14
|
42,4
|
Amoxicilline +
céfotaxime + gentamicine
|
3
|
6,06
|
Sur le plan thérapeutique,
l'antibiothérapieprobabiliste par céfotaximeassociée
à la gentamicineconcernait 42,4 % de notreéchantillon.
3.7. Variables évolutives
3.7.1. Modalité de
sortie
L'évolutionclinique a été favorable pour la
grandemajorité des nouveau-nés, avec 84,8 % de cas de sortie
après guérisonselon la figure ci-dessous.

Figure 4: répartition selon les
modalités de sortie
2.2 Analyses
bivariées
2.2.1 Sexe × Modalité de
sortie
|
Sexe
|
Décédé (n)
|
Guéri (n)
|
Total (n)
|
|
Masculin
|
2
|
12
|
14
|
|
Féminin
|
3
|
16
|
19
|
|
Total
|
5
|
28
|
33
|
Valeur de p (test exact de Fisher) : 1,00
Il n'y a pas d'association significative entre le sexe du
nouveau-né et la modalité de sortie
(guéri/décès).
1.1.2. Commune de provenance ×
Modalité de sortie
|
Commune de provenance
|
Décédé (n,% )
|
Guéri (n,% )
|
Total (n,% )
|
|
Kasuku
|
4 (16,0 %)
|
21 (84,0 %)
|
25 (75,8 %)
|
|
Mikelenge
|
1 (12,5 %)
|
7 (87,5 %)
|
8 (24,2 %)
|
|
Total
|
5 (15,2 %)
|
28 (84,8 %)
|
33 (100 %)
|
Test exact de Fisher: p 1,00
Comme la p-value < 0,05,
il n'y a donc pas d'association significative entre la commune de provenance et
la modalité de sortie (guéri/décès).
2.3
Antécédents infectieux maternels x infection néonatale
bactérienne
|
Antécédents infectieux
maternels
|
Décédé (n, %)
|
Guéri (n, %)
|
Total (n, %)
|
|
Présents (13)
|
4 (30,8 %)
|
9 (69,2 %)
|
13 (39,4 %)
|
|
Absents (20)
|
1 (5,0 %)
|
19 (95,0 %)
|
20 (60,6 %)
|
|
Total (33)
|
5 (15,2 %)
|
28 (84,8 %)
|
33 (100 %)
|
p-value 0,027
L'association est statistiquement significative :
les antécédents infectieux maternels sont fortement
liés à la survenue d'une infection néonatale
1.2.1. Manifestation
clinique x modalité de sortie
|
Paramètres
|
Décès
|
Guéri
|
Total
|
OR
|
p. Fisher
|
|
Détresse respiratoire
|
+ 1(25%)
|
3(75%)
|
4
|
2,08
|
0,44
|
|
- 4(13, 8%)
|
25(86, 2%)
|
29
|
|
|
|
5(15, 1%)
|
28(84, 9%)
|
33
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Hypothermie
|
+0(0%)
|
3(100%)
|
3
|
-
|
0,1
|
|
-5(16%)
|
25(88, 3%)
|
30
|
|
|
|
5(15, 1%)
|
28(84, 9%)
|
33
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Refus de téter
|
+ 0(0%)
|
20(100%)
|
20
|
-
|
0,003
|
|
- 5(38, 4%)
|
8(61, 6%)
|
13
|
|
|
|
5(15, 1%)
|
28(84, 9%)
|
33
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Fièvre
|
+1(7, 1%)
|
13(92, 9%)
|
14
|
0,29
|
0,36
|
|
-4(21%)
|
15(79%)
|
19
|
|
|
|
5(15, 1%)
|
28(84, 9%)
|
33
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Léthargie
|
+0(0%)
|
2(100%)
|
2
|
-
|
1
|
|
-5(16, 1%)
|
26(83, 9%)
|
31
|
|
|
|
5(15, 1%)
|
28(84, 9%)
|
33
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Convulsions
|
+1(25%)
|
3(75%)
|
4
|
2,08
|
0,44
|
|
-4(13, 8%)
|
25(86, 2%)
|
29
|
|
|
|
5(14, 1%)
|
28(84, 9%)
|
33
|
|
|
Les résultats montrent que la détresse
respiratoire et les convulsionsaugmentent le risque de décès (OR
> 1), mais sans significativité statistique. Lafièvre semble
protectrice (OR < 1), tandis que l'hypothermie, le refus de téter et
la léthargie n'ont enregistré aucun décès (OR = 0).
Seul le refus detéterest significativement associé à la
mortalité (p = 0,003), ce qui en fait un facteur clinique majeur de
gravité.
1.2.1. Examens biologiques x modalité de
sortie
|
Paramètres
|
Décès
|
Guéri
|
Total
|
OR
|
P. Fisher
|
|
CRP>6mg/L
|
+1(25%)
|
3(75%)
|
4
|
2,08
|
0,44
|
|
-4(13, 8)
|
25(86, 2%)
|
29
|
|
|
|
5(15, 1%)
|
28(84, 9%)
|
33
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Leuconeutropenie
|
+1(16, 6%)
|
5(83, 4%)
|
6
|
1,15
|
1,0
|
|
-4(14, 8%)
|
23(85, 2%)
|
27
|
|
|
|
5(15, 1%)
|
28(84, 9%)
|
33
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Hyperleucocytose
Avec neutropenie
|
+2(20%)
|
8(80%)
|
10
|
1,67
|
0,58
|
|
-3(13%)
|
20(87%)
|
23
|
|
|
|
5(15, 1%)
|
28(84, 9%)
|
33
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
PCT augmenté
|
+1(14, 3%)
|
6(85, 7%)
|
7
|
0,92
|
1,0
|
|
4(15, 4%)
|
22(84, 6%)
|
26
|
|
|
|
5(15, 1%)
|
28(84, 9%)
|
33
|
|
|
L'analyse statistique des paramètres biologiques montre
que CRP > 6 mg/L, la leuconeutropénie,
l'hyperleucocytose avec neutropénieet la PCT augmentée ne
présentent pas d'association significative avec la mortalité dans
ton échantillon. Les Odds Ratios calculés sont tous
supérieurs ou proches de 1, ce qui traduit une tendance à un
risque accru de décès pour certains paramètres (notamment
CRP élevée et hyperleucocytose avec neutropénie), mais les
valeurs de p du test exact de Fisher restent largement supérieures
à 0,05, indiquant que ces résultats ne sont pas statistiquement
significatifs.
DISCUSSION
4.1. Fréquence des infections
néonatales
Dans notre étude, la fréquence des infections
néonatales bactériennes était de 11,4 %.
Cette fréquence montre que les infections néonatales
demeurent un problème majeur de santé publique dans notre
milieu.
Nos résultats sont proches de ceux rapportés
dans plusieurs études africaines. Au Cameroun, Chiabi et al. ont
retrouvé une fréquence hospitalière de 12,3
% des infections néonatales dans un hôpital de
référence à Yaoundé [25].
Au Sénégal, Thiongane et al. ont rapporté
des fréquences comprises entre 8 % et 15 %
selon les structures étudiées [24].
À l'échelle internationale, Okomo et al. ont
montré que les infections néonatales constituent l'une des
premières causes d'hospitalisation et de mortalité
néonatales en Afrique subsaharienne [12].
En revanche, aux États-Unis, Schrag et al. ont
rapporté une incidence inférieure à 1 cas pour 1 000
naissances vivantes grâce au dépistage systématique du
streptocoque du groupe B et à l'antibioprophylaxie intrapartum [37].
4.2. Données
sociodémographiques
Notre étude a retrouvé une prédominance
féminine. Toutefois, aucune association significative n'a
été observée entre le sexe et l'évolution
clinique.
Ces résultats sont comparables à ceux de Bunduki
et al. qui n'ont pas observé d'association significative entre le sexe
et le pronostic du sepsis néonatal [38].
Par contre, Bech et al. ont montré que le sexe masculin
constituait un facteur de risque significatif de sepsis néonatal en
Afrique subsaharienne [39].
4.3. Facteurs maternels
Dans notre étude, les antécédents
infectieux maternels étaient significativement associés à
la survenue de l'infection néonatale bactérienne (p <
0,001).
Ce résultat rejoint ceux rapportés par Shane et
al. [22] et Simonsen et al. [17], qui ont identifié les infections
urinaires maternelles, la fièvre intrapartum, la rupture
prolongée des membranes et l'absence de suivi prénatal comme des
facteurs majeurs de risque.
Les résultats de Bech et al. [39] ont également
montré que la rupture prématurée des membranes et la
fièvre maternelle augmentaient significativement le risque de sepsis
néonatal.
4.4. Manifestations cliniques
Le refus de téter, la fièvre et la
détresse respiratoire constituaient les principales manifestations
cliniques observées.
Ces résultats concordent avec les recommandations de
l'OMS relatives à la prise en charge intégrée des maladies
du nouveau-né [3].
Liu et al. ont montré que la détresse
respiratoire et les manifestations neurologiques constituent des facteurs de
gravité associés à une mortalité accrue [40].
4.5. Données biologiques
Les anomalies biologiques les plus fréquentes
étaient l'hyperleucocytose, la procalcitonine élevée et la
CRP positive.
Ces résultats sont conformes à ceux de Pontrelli
et al. [34] ainsi qu'à ceux de Brown et al.[33], qui ont
démontré l'intérêt de la CRP et de la procalcitonine
dans le diagnostic des infections néonatales.
4.6. Prise en charge thérapeutique
L'association Cefotaxime-Gentamycine représentait le
protocole thérapeutique le plus utilisé.
Cette stratégie est conforme aux recommandations de
l'OMS [21].ainsi qu'aux travaux de Shane et al. [22].
4.7. Évolution clinique et
mortalité
La majorité des nouveau-nés ont
présenté une évolution favorable. Toutefois, un taux de
mortalité de 15,2 % a été
observé.
Ce résultat est comparable à ceux
rapportés dans plusieurs études africaines où la
létalité varie entre 10 % et 25
% [12].
Selon l'OMS et l'UNICEF, la mortalité néonatale
liée aux infections demeure plus élevée dans les pays
à faibles ressources que dans les pays industrialisés [3,21].
L'analyse multivariée a montré que la
détresse respiratoire, les convulsions et la procalcitonine
élevée étaient des facteurs indépendants de
mortalité. Ces observations rejoignent celles de Sands et al. [34].
CONCLUSION
Les infections néonatales demeurent une importante
cause de morbidité et de mortalité au Centre Hospitalier
Lumbulumbu.
Au cours de cette étude, la fréquence
hospitalière des infections néonatales a été
estimée à 11,4 %. Les principaux signes
cliniques observés étaient le refus de téter, la
fièvre et la détresse respiratoire. Les antécédents
infectieux maternels étaient significativement associés à
la survenue de l'infection néonatale.
Sur le plan biologique, l'hyperleucocytose, la
leuconeutropénie, la CRP positive et l'élévation de la
procalcitonine ont constitué les principales anomalies observées.
La procalcitonine élevée s'est révélée
être un facteur pronostique indépendant associé à la
mortalité.
La prise en charge reposait essentiellement sur une
antibiothérapie probabiliste dominée par les associations
Cefotaxime-Gentamycine et Amoxicilline-Gentamycine.
Bien que l'évolution ait été favorable
chez la majorité des patients, le taux de létalité de
15,2 % reste préoccupant et témoigne de la
nécessité de renforcer les mesures de prévention, de
diagnostic précoce et de prise en charge des infections
néonatales dans notre milieu.prise en charge précoce et
adéquate des nouveau-nés infectés.
RECOMMANDATIONS
Ø Aux autorités sanitaires
Ø Renforcer les capacités des unités de
néonatologie.
Ø Équiper les laboratoires pour la
réalisation systématique des hémocultures.
Ø Assurer la disponibilité permanente des
antibiotiques essentiels.
Ø Mettre en place un système de surveillance des
infections néonatales.
Aux responsables du Centre Hospitalier
Lumbulumbu
Ø Renforcer les mesures d'hygiène
hospitalière.
Ø Élaborer des protocoles standardisés de
prise en charge des infections néonatales.
Ø Organiser des formations continues du personnel
soignant.
Aux prestataires de santé
Ø Identifier précocement les nouveau-nés
à risque.
Ø Améliorer le dépistage des infections
maternelles pendant la grossesse.
Ø Respecter rigoureusement les règles d'asepsie
et d'antisepsie.
Aux femmes enceintes
Ø Effectuer au moins quatre consultations
prénatales de qualité.
Ø Consulter rapidement en cas de fièvre ou
d'infection durant la grossesse.
Ø Accoucher dans une structure sanitaire
qualifiée.
Aux chercheurs
Ø Réaliser des études prospectives
multicentriques.
Ø Étudier les profils bactériologiques et
la résistance aux antibiotiques dans la province du Maniema.
Ø Évaluer l'impact du dépistage
systématique des facteurs de risque maternels sur la réduction
des infections néonatales.
RÉFÉRENCES
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ANNEXES
Annexe I : Fiche de collecte des données
FICHE DE COLLECTE DES DONNÉES
I. IDENTIFICATION DU DOSSIER
Numéro du dossier : .....................
Date d'admission : .....................
Date de sortie : .....................
Issue : ? Guérison ? Décès ?
Référé ?
Autre : .....................
II. DONNÉES
SOCIODÉMOGRAPHIQUES
Âge du nouveau-né (jours) :
.....................
Sexe : ? Masculin ? Féminin
Provenance :
? Domicile
? Maternité du CHLL
? Centre de santé
? Autre : .....................
III. DONNÉES MATERNELLES
Âge de la mère : .....................
Parité : .....................
Consultations prénatales (CPN) :
? Aucune ? 1-3 ? =4
Pathologies maternelles :
? Infection urinaire
? Fièvre pendant travail
? Autres : .....................
Rupture des membranes :
? Oui ? Non
Si oui : durée > 12h ? ? Oui ? Non
Mode d'accouchement :
? Voie basse ? Césarienne
IV. DONNÉES NÉONATALES À LA
NAISSANCE
Terme : ? Prématuré ? À terme ?
Post-terme
Poids de naissance : ..................... g
Score d'Apgar :
1 minute : .....................
5 minutes : .....................
Réanimation à la naissance : ? Oui ? Non
V. DONNÉES CLINIQUES
Présence des signes suivants :
Fièvre : ? Oui ? Non
Hypothermie : ? Oui ? Non
Détresse respiratoire : ? Oui ? Non
Refus de téter : ? Oui ? Non
Léthargie : ? Oui ? Non
Convulsions : ? Oui ? Non
Ictère : ? Oui ? Non
Autres signes : .....................
VI. DONNÉES BIOLOGIQUES
NFS réalisée : ? Oui ? Non
Résultat : .....................
CRP : ? Normale ? Élevée ? Non
réalisée
Procalcitonine (PCT) :
? Normale ? Élevée ? Non
réalisée
Hémoculture :
? Positive ? Négative ? Non réalisée
Si positive : germe isolé : .....................
VII. DIAGNOSTIC
Type d'infection :
? Infection néonatale bactérienne possible
? infection néonatale bactérienne probable
? infection néonatale bactérienne incertaine
? infection néonatale bactérienne
confirmée
Diagnostic retenu : .....................
VIII. PRISE EN CHARGE THÉRAPEUTIQUE
Antibiothérapie : ? Oui ? Non
Si oui :
Type : .....................
Durée : ..................... jours
Autres traitements :
? Oxygénothérapie
? Perfusion
? Anticonvulsivants
? Autres : .....................
IX. ÉVOLUTION
Évolution clinique :
? Favorable
? Complications
? Décès
Durée d'hospitalisation : ..................... jour
Annexe III.AUTORISATION DE RECHERCHE

ANNEXE IV : CALENDRIER DES ACTIVITÉS
Activités
Période
Élaboration du protocole
Janvier 2026
Collecte des données
Mars - Juin 2026
Analyse des données
Juin 2026
Rédaction du mémoire
Janvier -Mai 2026
Dépôt du mémoire
Juin 2026
TABLE DES MATIERES
EPIGRAPHE I
IN MEMORIAM II
DEDICACE III
REMERCIEMENTS IV
RÉSUMÉ V
ABSTRACT VI
LISTE DES SIGLES ET ABRÉVIATIONS VII
LISTE DES TABLEAUX IX
LISTE DE FIGURES X
1. INTRODUCTION GÉNÉRALE 1
1.1 Contexte 1
1.2 PROBLÉMATIQUE
3
1.3 Question de la recherche
5
1.4 Objectifs de l'étude
5
1.5 Intérêt du travail
5
1.7 Subdivision du travail
6
I.2.1 introduction
9
I.3. Classification des infections
néonatales bactériennes
9
I.4. Épidémiologie
10
I.5. Facteurs de risque
10
I.6. Principaux germes responsables
11
I.7. Physiopathologie
12
I.8. Manifestations cliniques
14
I.9. Diagnostic
15
I.10. Prise en charge thérapeutique
15
I.11. Évolution et complications
16
I.12. Prévention
17
1.3.3.2 Voie d'accouchement
20
1.3.4 Variables cliniques
néonatales
20
1.3.4.1 Manifestations
cliniques
20
1.3.5 Variables biologiques
20
1.3.5.1 Numération formule sanguine
(NFS)
20
1.3.5.2 C-réactive protéine
(CRP)
21
1.3.5.3 Procalcitonine
21
1.3.6 Variables
thérapeutiques
21
1.3.6.1 Type d'antibiotique
21
1.3.7 Variables
évolutives
21
1.3.7.1 Guérison
21
1.3.7.2 Décès
21
CHAPITRE II : MATÉRIELS ET
MÉTHODES
23
II.1. Description du cadre
d'étude
23
II.2.1. Sources des données,
technique et déroulement
23
II.4. Population cible
23
II.4.1. Critères de
sélection
24
3.1.7. Technique d'échantillonnage
et taille de l'échantillon
24
3.1.8. Déroulement de
l'étude
24
3.1.9. Technique et instruments de collecte
des données
25
3.2. Définition opérationnelle
25
3.5. Considérations éthiques
27
Forces de l'étude
27
Limites de l'étude
27
3.1. Fréquence globale
30
3.2. Variables socio-demographique
30
3.2.1. Sexe
30
3.2.2. Commune de provenance
31
3.3. Variables cliniques maternelles
31
3.3.1. Tableau III: répartition selon la
voie d'accouchement
31
3.3.4. Antécédents de ruptures
prématurés de > 12H
32
3.5. Variables biologiques
33
1.1 Analyses bivariées
35
1.1.1 Sexe × Modalité de
sortie
35
1.2 Antécédents infectieux
maternels x infection néonatale bactérienne
36
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
43
ANNEXES 47
Annexe II : Autorisation de recherche 50
ANNEXE IV : CALENDRIER DES ACTIVITÉS 51
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