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Le management des médias audio-visuels au Togo


par Junior Honlou Komlan DANKLOU
Conservatoire National des Arts et Métiers - Diplôme d'Etudes Supérieur en Technique de l'Information et de la Communication 2000
Dans la categorie: Communication et Journalisme
   
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Junior Holonou Komlan DANKLOU

LE MANAGEMENT DES MEDIAS AUDIOVISUELS

AU TOGO

?2007

TABLE DES MATIERES

Préface

Introduction

Définition du management

Influence des médias audiovisuels

La programmation

L'animateur Radio

L'animateur Télé

Le journaliste

Les règles de l'art

La Documentation dans les médias

Les techniques vocales

Le choix de la musique

Le Fund raising dans les médias

Annexe

INTRODUCTION

La Radio et la Télévision constituent un puissant et principal moyen de communication de masse. Elles constituent également un indicateur important du « levain » de la démocratie, un relais d'opinion essentiel dans l'émergence ou la déstabilisation des sociétés.

Ces outils d'information, de formation, de divertissement et de rapprochement sont l'objet de la plus grande attention des pouvoirs politique et publique. Ils sont redoutés, craints, contrôlés et surveillés.

Napoléon Bonaparte dira en 1804 que «  trois journaux hostiles sont plus à craindre que mille baïonnettes ».

Ce rôle décisif de l'audiovisuel dans la vie d'une Nation pose le problème de son management, donc de sa gestion.

Les outils de communication audiovisuelle sont en outre un vecteur primordial d'épanouissement de la société et un catalyseur du rapprochement des hommes, des peuples et des civilisations

Faras BALLE1(*) dira que ce sont les médias qui font et défont le destin des sociétés modernes.

Dans ce document, nous avons essayé de répondre à certaines préoccupations des responsables de médias qui s'inquiètent souvent de l'orientation à donner à leur programme afin de répondre à la triple préoccupation vocationnelle qui est de :

-.Informer

- Eduquer et

- divertir.

I - DEFINITION DU MANAGEMENT

Le management est la gestion d'un groupe pour la réalisation d'un objectif. On y associe facilement les notions d'autorité et d'encadrement. Un des aspects de l' est de « tirer vers le haut », « tirer le meilleur de chacun », la étant un lien entre les différents éléments du groupe.

L'étymologie de management peut se rechercher dans le mot « maneggiare » d'origine lombarde qui signifie aussi bien manoeuvrer que conduire. Ainsi, le mot management, qui pour beaucoup nous arriverait tout droit des États-unis serait en fait d'origine Latine.

A l'inverse, c'est bien l'américain T.T. Paterson qui en donne la définition qui semble la plus claire et la plus complète : « la mise en oeuvre et la coordination des fonctions et des personnes qui remplissent ces fonctions de façon à atteindre un but donné »2(*), c'est donc cette dernière définition qui cadre avec notre étude.

1.1- HISTORIQUE DU MANAGEMENT

Le management, est une discipline scientifique relativement récente. Les premières pensées administratives, dont découle le management d'aujourd'hui, ont pris naissance vers le début du XVIIIème siècle avec . On parlait alors de division du travail. Vers le milieu des années 1800, naît avec , le concept de payer pour des gestes et des capacités limitées et spécifiques. Il s'agissait alors de réduire la valeur économique du travail étant donné qu'il était divisé. On ne voulait plus payer des ouvriers pour leurs polyvalence, mais plutôt uniquement pour ce qu'ils savaient faire de mieux. Vers la fin du XIXème siècle, propose les concepts de direction scientifique basés sur une approche humaine. C'est la première fois dans l'histoire que l'on intègre l'employé comme étant un humain et non une machine. Ensuite, apporte la précision à l'administration et l'organisation bureaucratique. On parle alors d'administration moderne qui fut et est toujours aujourd'hui la base de tout manuel de gestion. Il amène les concepts de systématisation du travail du dirigeant, de la prévision jusqu'au contrôle en passant par la décision. On reconnaît alors les principes de gestion : prévoir, organiser, commander, coordonner et contrôler. Aujourd'hui, on reconnaît plutôt ces termes sous le PODC: (Planifier, Organiser, Diriger et Contrôler).

C'est au début du XXème siècle que intervient dans la définition du management. Ses idéaux des sciences de gestion apparaissent en France vers la fin des , début des . Elles regroupent notamment la gestion des ressources humaines, la stratégie d'entreprise, la finance ou le . Elles combinent des approches à la fois déductives (à partir de postulats théoriques que l'on teste, on produit des outils de gestion et on modifie la théorie) et inductives (à partir d'une observation de la réalité managériale, on tente de comprendre les dysfonctionnements d'une organisation par exemple). Elle produit donc ce que certains auteurs appellent une connaissance technoscientifique.

* Organisation du travail

L' est composée de 6 grandes composantes

4 internes et 2 externes et d'un projet entrepreneurial.

Les 2 composantes externes sont :

? les clients (ressources commerciales) et

? les fournisseurs (ressources matières premières, produits semi-finis, logiciels, conseils, ...).

Les 4 composantes internes sont :

? les (ressources humaines);

? les informations (ressources numériques);

? les machines, bâtiments, outils (ressources techniques);

? les investisseurs et (ressources financières).

Toutes ces composantes doivent trouver satisfaction dans leur association, elles doivent travailler en symbiose autour du projet entrepreneurial, et y trouver toutes un avantage conséquent. C'est une sorte de « Contrat Social » incarné par l'entreprise. Ceci est vrai à toute échelle collective, aussi bien au niveau de l'entreprise elle-même (regroupant tous les collaborateurs), que du service (regroupant certains collaborateurs) que de chaque employé. Aux niveaux internes, les composantes externes sont donc les clients internes et les fournisseurs internes (i.e.: les autres services).

Cela signifie aussi que tout le monde est sur le même bateau. Si quelqu'un fait un trou dans la coque, tout le monde écope, tout le monde trinque et éventuellement, tout le monde coule. Ca signifie aussi que lorsque quelqu'un fait mal son travail, ce sont les autres qui doivent le faire à sa place, voire qui peuvent pâtir de sa non performance (ex: information erronée annoncée à l'antenne). Et tout le monde en supporte les conséquences. L'entreprise appartient aussi bien aux actionnaires qu'aux employés même si les actionnaires en sont les propriétaires légaux. Cela implique une certaine . Pour cela, chaque profit de l'entreprise doit être partagé entre chaque composante interne :

? l'investissement financier (actionnaire),

? l'investissement humain (salarié, du PDG à l'ouvrier) et

? l'investissement matériel et logiciel (machines, systèmes d'information).

Et cela sans léser les composantes externes : satisfaire le client, ne pas décourager les fournisseurs.

Cela signifie aussi qu'il est important d'avoir des contrepouvoirs attentifs pour éviter que l'une des composantes internes, voire externes, par une vision à trop court terme, essaie de monopoliser l'attribution des profits (actionnaires rapaces, syndicalistes irresponsables ou patron égocentrique, fournisseurs spéculateurs). Le « parasitisme », c'est-à-dire le dévoiement du projet entrepreneurial collectif par l'individu, doit être jugulé.

* La stratégie

L'objectif commun, s'il n'est pas dévoyé par des intérêts individuels ou corporatistes, donne une grille de décision au cadre en fixant les priorités. Ca fait aussi appel à la de l'entreprise (par exemple : produit haut de gamme ou grande consommation) et à des valeurs (par exemple : précision ou vitesse). Ne pas oublier que l'entreprise, comme toute association, est faite par des personnes pour des personnes. Le but ultime de l'entreprise n'est pas le profit en tant que tel, mais la satisfaction de personnes (salarié, actionnaire, client et fournisseurs). En plus du bon salaire, dividende ou commission, l'entreprise et son Projet donne la satisfaction du travail bien fait, de la Réalisation personnelle, de la Reconnaissance.

Toute réalisation se heurte à toute une série de problèmes, selon la , ou « si quelque chose peut mal tourner, il tournera mal ». Les problèmes existent pour être résolus « durablement ». Mais il vaut mieux avoir à régler les problèmes liés à la performance (débauchage de ses meilleurs éléments par la concurrence par exemple) qu'à la médiocrité (perte d'un client).

* Gestion des ressources humaines

La démarche globale de management des ressources humaines recherche l'efficacité au niveau du , de la et du , de la positive et négative, de la , de la connaissance ( ), de la et du contrôle de l'avancement des tâches.

1.2- CRITERES POUR DEFINIR UN BON MANAGER

*Plan relationnel

Chaque acteur d'un groupe humain s'insère dans un projet et suppose de donner du Sens au travail et surtout de mettre les bonnes personnes à la bonne place. La façon de manager dépend beaucoup du caractère du responsable, et notamment de son savoir-faire relationnel, et de la personnalité de l'équipe. Sur le plan strictement relationnel, certains comportements contribuent à inspirer confiance et crédibilité :

? être constant : même si un chef est mauvais mais constant dans sa médiocrité, ses collaborateur sauront « le prendre » ;

? dire les choses ;

? tenir ce qui est promis (sanction comme gratification) ;

? droit à l'erreur, mais pas deux fois la même ;

? croire en ce qu'on fait ;

? être juste dans les décisions prises, en particulier vis-à-vis des collaborateurs.

L'application sur le terrain est cependant difficile. Il y aura toujours une «bonne raison » pour viser un avantage à court terme et ne pas faire les choses correctement.

*Les conseils

? La pédagogie, c'est répéter, répéter et montrer l'exemple.

Des phrases à bannir :

? Tout le monde le fait (si c'est mal, c'est pas une raison)

? On l'a toujours fait (oui mais les temps changent et il n'y a rien de plus facile à briser qu'une habitude)

? Je pensais que, je croyais que, normalement, logiquement (on sait ou on sait pas et si on sait pas on s'informe)

? J'ai pas eu le temps (j'ai pas pris le temps, ce n'est pas dans mes priorités)

? On (toujours dire Je ou Nous)

? Que ceux qui ne sont pas content s'en aillent (il n'y a que les meilleurs qui partiront, c'est l'effet ghetto)

II - L'ESPACE MEDIATIQUE DU TOGO

2.1. Les radios

Le paysage radiophonique togolais a connu une incroyable expansion, ces dernières années. Des dizaines de radio FM se sont créées à travers tout le pays. Info, sport, musique, religion ; le choix est varié et la compétition particulièrement rude.

2.1.1 Radio Lomé, radio d'État

Radio Lomé, la radio publique, créée en 1953, dispose de locaux relativement [spacieux ?]. Elle emploie environ 250 personnes, Le statut des employés de Radio Lomé constitue un vrai problème ; on y trouve une majorité de fonctionnaires, mais également des agents « temporaires », qui, fort nombreux, ont un statut très précaire . Les « temporaires » dont l'État ne fait plus grand cas - ont été recrutés en deux vagues : une première au moment de la grève générale de 1993, une seconde en 1998. Les postes ayant été désertés.3(*)

Grâce à des relais régionaux, la radio diffuse un peu partout à travers le pays. Sur Lomé et sa région, elle diffuse en FM. L'objectif d'installer des émetteurs dans toutes les préfectures du Togo semble difficilement atteignable, étant donné la faiblesse des moyens dont la radio dispose.

Au niveau international, la source d'information principale est donc l'AFP.

2.1.2 Les radios privées

Des radios privées sont apparues à Lomé à la faveur de la libéralisation du secteur au début des années quatre-vingt dix. Faute de cadre juridique, elles se sont mises à diffuser sans autorisation d'émettre. D'après les responsables de l'Organisation des radios et télévisions indépendantes (ORTI), qui rassemble les radiodiffuseurs privés, les radios n'ont cessé de réclamer une autorisation définitive d'installation, en vain. La Haute autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC) censée gérer l'attribution des fréquences était à l'époque inopérante. Une grande partie des radios privées étaient confessionnelles, pour le reste les radios diffusaient en majorité des programmes musicaux. Rares sont les programmes informatifs réalisés sur place.

Kanal FM : une radio privée commerciale à Lomé créée en août 1997, Kanal FM diffuse en ondes moyennes, mais sa particularité est qu'elle diffuse ses propres bulletins d'information, et tente de proposer des programmes à vocation

culturelle et sociale. La grille des programmes est fréquemment complétée par des informations de banques de programmes diverses (Radio Nederland, Institut Panos, Syfia) mais surtout un contrat avec La Voix de l'Amérique lui permet de diffuser les programmes de VOA gratuitement (programme musical animé en anglais de 23 heures à 5.30, mais également des programmes en français). Kanal FM diffuse aussi en langue nationale (Mina, de 10 heures à 12 heures). Pour le directeur général et fondateur de Kanal FM, Modeste Messavussu-Akue, faire vivre la radio est une gageure : les entreprises togolaises n'ont pas le réflexe de la publicité (elles ne voient pas encore l'intérêt qu'elles peuvent en tirer).

D'autre part, il n'est pas facile de varier les programmes, et d'assurer une production propre : on est vite tenté de diffuser essentiellement des programmes musicaux où les auditeurs appellent en direct, et de rediffuser les programmes d'information de source étrangère « Cette situation existe également dans d'autres secteurs de la fonction publique togolaise.

Une bonne trentaine de radios privées émettent sur le territoire (dont 13 à Lomé). Des radios internationales diffusent également (RFI depuis 1996, AFRICA N°1 depuis 1997, etc.).Pour plus d'information, cf. le tableau « Liste des radios diffusées au Togo - septembre 2000 » sur le site du réseau « Partenaires des médias africains » :

Ceci d'autant plus que dès lors que l'on touche à l'information politique, on s'expose au mécontentement du pouvoir. Quelques micro-projets ont permis la mise en place de programmes à vocation humanitaire (éducation civique à la radio ??financé par

l'Ambassade de États-Unis ; Lutte contre le Sida ??programme de la Banque mondiale, etc.).

L'exemple de Nana FM, créée le 2 novembre 1999, est une expérience unique qui connaît un grand succès: initiée par des jeunes et appuyée par quelques bonnes volontés pour constituer une SARL, la radio est réalisée au coeur du marché, où est implanté son studio mais à cause des impostures du Pouvoir elle à quitté les lieux pour s'installer dans un quartier non loin du marché.

Ses programmes, qui combinent information de proximité et musique, sont diffusés quotidiennement de 5 heures à minuit ... Elle se veut une tribune pour les femmes qui constituent, selon ses responsables, « le principal élément de développement ». Nana FM nourrit de grandes ambitions, entre autres, participer activement au processus de développement du pays en matière

sociale, économique et politique.

L'un des plus grands objectifs de Nana FM aujourd'hui, a indiqué son directeur Peter DOGBE, est d'amener ses auditeurs à prendre conscience du grand mal de la fin de ce siècle qu'est le Sida et ramener sa progression au degré zéro ».Une émission financée sur fonds propres est diffusée à cet effet tous les matins, en Mina.

2.2 La télévision

2.2.1 La TVT

Si la presse écrite et la radio souffraient d'un grave manque de moyens, que dire de la télévision, avec une chaîne nationale qui diffusait pour l'essentiel des communiqués et reportages à la gloire des hommes au pouvoir.

Inaugurée le 31 juillet 1973, la Télévision togolaise (TVT) était l'unique chaîne de télévision togolaise. Initialement, la télévision togolaise ne disposait que d'une soixantaine d'agents. Elle en compte aujourd'hui près de 300 dont une quinzaine de journalistes formés. Elle partage l'enceinte de la radio nationale, et sa situation n'est guère meilleure que cette dernière.

Les journalistes-reporters font face à un cruel manque de matériels notamment de caméras professionnelles. Ainsi, il est devenu de plus en plus fréquent pour les responsables de la TVT d'avoir recours à des caméras ordinaires et amateurs louées auprès de particuliers pour couvrir des événements. Quant au matériel existant, il est des plus vétustes, à l'instar des magnétoscopes qui, en pleine émission, avalent les bandes magnétiques trop usées. La télévision togolaise émet en moyenne pendant 50 heures par semaine en français, anglais,

éwé et kabyè, deux langues locales parlées respectivement au Sud et au Nord du pays. Depuis près de 5 ans, les images de la télévision couvrent presque toute l'étendue du territoire national,

grâce à des relais et équipes locales implantés dans les plus grandes agglomérations.

Chasse gardée du régime, la télévision togolaise a été instrumentalisée par le pouvoir qui en a fait une arme contre l'opposition : on y voyait très souvent défiler pendant de longues minutes des « citoyens » qui se livrent à l'insulte et à la diffamation systématique des leaders de l'opposition.

2.2.2 Les Télévisions privées

Contrairement à la radio, il n'existait pas de télévision privée qui produit et réalise ses propres émissions sur place. En revanche, deux entreprises servaient de relais aux chaînes de télévision étrangères notamment CNN, TV5, CFI, Canal+ Horizon, Planète, MCM Africa, RTL9, etc.

Mais depuis 2002 des chaînes de télévision ont vu le jour et fleurissent bien. Il existe aujourd'hui et officiellement 6 chaînes de télévision qui émettent comme tout organe d'information xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx à complèter.

2.3 Des professionnels des médias organisés

Le secteur des médias est relativement structuré, avec plusieurs associations professionnelles.

L'apparition de journalistes « indépendants » (non fonctionnaires) a, dans un premier temps, provoqué une bipolarisation de la profession : les journalistes du secteur privé se méfiant des journalistes du secteur public et vice-versa.

Un lieu a permis la rencontre des deux milieux, c'est la Maison du Journalisme. En effet aujourd'hui, si certains journalistes du secteur public regrettent encore que la gestion de cette structure soit confiée à l'Union des journalistes indépendants du Togo (UJIT) et disent ne pas

la fréquenter pour cette seule raison, la plupart des journalistes rencontrés disent s'y retrouver sans distinction, lors de séminaires de formation, rencontres ou tout simplement lorsqu'ils sont de passage pour se documenter.

2.3 Des associations de journalistes qui reflètent les oppositions au sein de la profession

Médias privés

Les principales associations de journalistes de la presse privée sont :

- l'Union des journalistes indépendants du Togo (UJIT) (association de journalistes de presse écrite et de radios privées)

- l'Organisation des radios et télévisions indépendantes (ORTI) (association de radiodiffuseurs).

On trouve également :

l'Association de professionnelles africaines de la communication (APAC-Togo) ;

l'Association nationale de journalistes environnementalistes (ANJE) ;

l'Association togolaise des journalistes sportifs (ATJS) ;

la Fédération togolaise des professionnels de la Communication (FTPC) ; le Réseau Média Population Plus (RMPP) ;

l'Union de Correspondants de la Presse Etrangère (UCPE), l'Union internationale des journalistes des pays de langue française (UIJPLF).4(*)

? Médias publics

Deux syndicats existent pour les médias publics :

- le Syndicat libre de la communication (SYNLICO) (politiquement proche du pouvoir) ;

- le Syndicat des agents de l'information, techniciens et journalistes de presse (SAINTJOP) (politiquement proche de l'opposition). Alors que la plupart des journalistes et techniciens des médias publics semblent facilement se reconnaître dans le SAINTJOP (plus connu du milieu jusqu'au début de la grève de 1993), le SYNLICO paraît un pur produit du pouvoir, qui rassemble ceux des journalistes recrutés dans la précipitation pour occuper les places laissées vacantes par les grévistes, suite au mot d'ordre de l'opposition le 13 novembre 1993.

2.4 La maison de la presse, un point de rencontre

Comme le présente son site Web (www.cybercom.tg/mjl/), la Maison du journalisme10 « est le fruit d'une convention signée entre l'Union des journalistes indépendants du Togo (UJIT) et la

Mission française de coopération de Lomé. Ouverte officiellement depuis juin 1996, la Maison du journalisme est une initiative de l'UJIT destinée à tous les journalistes, nationaux comme étrangers. Elle compte à ce jour une cinquantaine de journalistes membres travaillant aussi bien dans les médias privés que publics. »

Avant tout lieu d'accueil pour les journalistes (qu'ils soient de la presse privée ou de la presse d'État), la maison du journalisme est aussi un lieu de formation (formation aux métiers des médias, stages sur thèmes divers, radio / presse écrite / pratique du journalisme / déontologie, etc. ; formation à l'informatique à l'attention d'un public plus large). C'est enfin un lieu de séminaires.

Un comité de gestion, élu par l'UJIT pour un mandat de deux ans renouvelable, et composé de trois membres, est chargé de faire fonctionner la maison. Il comprend un directeur, un responsable

de l'administration et du personnel et un chargé des finances et de la comptabilité. Si elle a bénéficié, lors de sa création notamment, de divers financements en provenance de différents bailleurs de fonds (mission française de coopération, Ambassade des États-Unis, Ambassade d'Allemagne, etc.),
la Maison du journalisme fonctionne aujourd'hui sans subvention

de fonctionnement, grâce à la mise en place d'activités génératrices de revenus (location de salles et de casiers postaux, vente de formations à l'informatique, restaurant, cabine

téléphonique/fax). Ces activités ne sont malheureusement pas suffisamment développées pour un fonctionnement optimal, et la Maison rencontre de grosses difficultés financières.

2.5. Un cadre juridique des plus rigides

2.5.1 Le Code de la presse et de la communication

La presse togolaise est gérée par la loi N°98-004/PR du 11 février 1998 modifiée par la loi

N°2000-06 du 23 février 2000 portant code de la presse et de la communication. Cette dernière modification, toute récente, ne constitue pas - de très loin - une évolution positive. Bien au contraire, elle s'inscrit clairement dans le sens d'un recul pour la liberté de la presse, affirmant dans son article 108 « le ministre chargé de l'intérieur et de la sécurité peut, dans le cadre de ses pouvoirs de police, ordonner par arrêté la saisie des exemplaires de toute publication mise en vente, distribuée ou exposée au public, dont le contenu constitue un des délits prévus par les articles 86, 87, 88 et 9711 du code de la presse et de la communication ». Depuis le vote de cette nouvelle loi, on dénombre plusieurs cas de saisie de journaux (à l'imprimerie ou sur le lieu de vente des journaux), sur ordre du ministre de l'Intérieur. De telles pratiques menacent gravement la presse écrite, touchant de plein fouet un secteur à l'économie déjà fragile.

2.5.2 Un code de déontologie reconnu et revendiqué par la majorité des professionnels

Un code de déontologie a été adopté par tous les journalistes togolais en mai 2000 (officialisation le 3 mai, journée mondiale de la liberté de la presse). Il est publié dans un petit fascicule qui en affiche les signataires, de sorte que ces derniers ne peuvent prétendre en ignorer les préceptes. Son application laisse malgré tout souvent à désirer.

2.5.2 Régulation des ondes et attribution et gestion des fréquences : une réglementation en cours

Depuis quelques mois, l'État togolais a décidé de reprendre en main la régulation des ondes.

La réglementation, à un moment, s'imposait, supposée faciliter les rapports avec des partenaires étrangers. Une autorité de réglementation des postes et télécommunications a ainsi été créée en juillet 2000 qui devrait enfin jouer ce rôle.

Une redevance a été décrétée. Désormais les fréquences des radios qui ne règleront pas la redevance seront brouillées. Le montant de cette redevance a fait l'objet d'un véritable tollé : Ces articles font référence aux « Appel aux crimes et délits » et « délits contre les chefs d'État, les chefs de gouvernements, les membres de gouvernements et agents diplomatiques étrangers».

l'État réclame 1,225 M FCFA par an. Outre le fait que cette somme est astronomique et impossible à payer pour la plupart des petites radios privées qui émettent au Togo.

Pour la plupart des radiodiffuseurs, il est tout à fait compréhensible que le Togo adopte une attitude conforme aux règles mondiales. Mais l'ampleur des sommes demandées leur semble exagérée, de même qu'ils souhaitent des explications claires sur la destination et la gestion des fonds ainsi récoltés.

2.5.3 La Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC)

Une instance de régulation sans vrais moyens :

La Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a été créée par l'article 103 de la constitution de 1992. Elle est chargée de garantir et d'assurer la liberté de la presse,

le respect de la déontologie et l'égal accès des partis politiques aux médias. Dans les faits, son action depuis sa création a été quasiment nulle. La HAAC est composée de sept membres « désignés », dont trois par le président de la République et quatre par l'Assemblée nationale, avant d'être tous « nommés par décret » du Président de la République pris en Conseil des ministres. La loi organique n°96-10/PR indique en son article 14 que « les membres ainsi désignés doivent justifier chacun dans sa catégorie d'une expérience professionnelle ». Sans d'autres précisions sur ladite expérience.

La loi interdit aux membres de la HAAC, pendant qu'ils sont en fonction, tout mandat électif. Ils ne peuvent, par ailleurs, détenir d'intérêt dans une entreprise de l'audiovisuel, de l'édition, de la presse écrite, de la publicité et des télécommunications.

Face au pouvoir, l'autorité de la HAAC est d'autant plus inexistante qu'elle n'a aucun droit de regard sur la nomination des responsables des médias publics. Aussi, en matière d'égalité d'accès aux médias, assiste-t-elle impuissante à « l'instrumentalisation » de la télévision et de la radio nationales dirigées systématiquement contre l'opposition.

En réalité, les interdictions ou sanctions prévues par la loi le sont plutôt contre les médias audiovisuels que contre la presse écrite.

En cas d'infraction aux dispositions, la HAAC saisit le Procureur de la République qui, le cas échéant, fait prononcer le retrait de l'autorisation d'exploitation de l'entreprise audiovisuelle, la saisie de l'antenne ou une sanction pécuniaire, etc. Mais, les décisions de la HAAC sont susceptibles de recours en annulation devant la Chambre administrative de la Cour suprême. En tout cas, aucune de ces situations ne s'est encore produite depuis la mise en place de la HAAC.

2.5.3 L'Observatoire togolais des médias(OTM)

Une instance d'autorégulation récente

Créé le 5 novembre 1999, avec l'appui de la coopération française, l'OTM a pour objectifs principaux de : défendre la liberté de la presse ; protéger le droit du public à une information

libre, complète, honnête et exacte ; faire respecter le code de déontologie des journalistes. Il regroupe les cinq principales associations professionnelles des médias du Togo : UJIT, Maison du journalisme, ATEPP, SAINTJOP et SYNLICO.

Pour atteindre ses objectifs, l'OTM procède au dépouillement des journaux, au suivi des médias audiovisuels, et à la publication de communiqués périodiques sur l'observation de

l'éthique et de la déontologie dans les médias. Depuis sa création - certes récente - l'OTM n'a pas eu une très forte activité. Après une phase d'installation normale (choix des locaux, commande du matériel, etc.), on attend de lui qu'il fasse ses preuves.

2.5.4 Une offre en formation ponctuelle

La plupart des journalistes togolais formés l'ont été à l'étranger (CESTI de Dakar, ISTC d'Abidjan, ESSTIC de Yaoundé, écoles européennes ou russes selon les générations).

Aujourd'hui des écoles offrent des formations aux métiers des médias. L'offre en formation existante était essentiellement dispensée sous forme de séminaires de courte durée, à la maison du journalisme. Cette dernière a obtenu, en 1999, un agrément de l'État comme centre de formation et de perfectionnement à part entière. Mais étant donné la faiblesse de ses moyens, elle n'a pu jusqu'à ce jour dispenser que des formations ponctuelles (stages courts, séminaires financés au coup par coup), sans suivi réel.

2.5.5 L'État et les médias privés à couteaux tirés

Le ministère en charge des médias est le Ministère de la Communication et de la Formation Civique. Mais les médias privés ont presque plus souvent à faire au ministère de l'Intérieur, qui ordonne les saisies lorsque des articles sont jugés subversifs ou irrévérencieux envers le pouvoir.

Les évolutions législatives n'augurent rien de bon pour les médias indépendants : gestion des fréquences, loi de février 2000, redevance pour les radios.

De plus l'État s'est récemment préoccupé de réglementer la profession, en avançant un projet de convention collective. Ce texte, qui exigerait de tout journaliste qu'il soit titulaire d'un diplôme délivré par une école de journalisme, imposerait des conditions drastiques aux propriétaires de journaux. Mis en circulation à l'été 2000 de façon non officielle, ce projet de convention collective a immédiatement constitué une nouvelle préoccupation pour les journalistes du secteur privé qui y voient une nouvelle tentative du pouvoir d'imposer son contrôle sur les productions médiatiques. Les professionnels des médias ne sont-ils pas les mieux à même d'élaborer leur convention collective ?

2.6 L'aide actuelle au secteur

2.6.1. Aide publique : de vaines promesses

La constitution prévoit une aide de l'État à la presse , mais dans les faits, aucun fonds n'est jamais parvenu à la presse qu'elle soit privée ou gouvernementale.

2.6.2. La méfiance des bailleurs de fonds internationaux

Depuis les événements de la fin 1992, l'aide internationale au Togo a diminué de beaucoup. Les bailleurs restant sur place sont plutôt en retrait, et les fonds dont ils disposent, globalement faibles, vont principalement dans des projets d'appui aux droits de l'homme, à la bonne gouvernance et à l'état de droit.

La coopération française suspendue de 1993 à 1995 a repris en 1995. Suite à l'élection présidentielle de juin 1998, elle a été, conformément à la décision de l'Union Européenne, mise en veille sans instruction de nouveaux projets. Depuis l'accord cadre de Lomé intervenu en juillet 1999, la reprise de la coopération française est graduelle en fonction des progrès démocratiques constatés.

À l'Union européenne, même prudence et même retenue, mais si la coopération est officiellement suspendue depuis 1993, des projets de soutien à l'état de Droit sont envisagés. A l'approche d'élections législatives, l'Union européenne se préoccupe d'éducation civique. Les médias pourraient avoir un rôle à jouer dans ce domaine.

Les Allemands enfin ont, comme la majorité des coopérations européennes, suspendu toute coopération bilatérale en 1993. Ils appuient désormais uniquement des projets de trois types toujours à destination des populations (aucun appui à des structures d'État) : deux dans les secteurs de la santé et du développement rural, et un fonds pour les microréalisations (construction d'écoles, etc.).

Parmi les principaux bailleurs encore présents et qui ont appuyé les médias privés au Togo (ou sont susceptible de les appuyer dans un avenir pas trop lointain), on trouve l'Union européenne,

l'Unesco mais aussi l'USAID, l'Ambassade d'Allemagne, la Fondation Friedrich Ebert (depuis son bureau au Bénin voisin) et la mission française de coopération et d'action culturelle. Enfin sont également présentes la Fondation Ford, la Fondation Konrad Adenauer et la Fédération internationale des journalistes (FIJ, à travers le projet Médias pour la démocratie).

2.7. QUELS BESOINS D'APPUI ?

Nous proposons dans ce chapitre des orientations pour un appui au secteur. Il faut toutefois rappeler qu'en aucun cas, ces propositions ne peuvent être assimilées à une étude de faisabilité. Toute formulation d'un projet d'appui doit être précédée d'une étude plus en profondeur.

Le Togo souffre aujourd'hui d'une situation politique bloquée, blocages politiques qui paralysent l'économie et étouffent la société : face à cette situation, une grande partie des Togolais semblent résignés. D'autres luttent au quotidien, par l'action. C'est le cas de certains journalistes de la presse privée qui se battent pour la professionnalisation et une meilleure organisation

La société civile togolaise a besoin des médias indépendants, dans lesquels elle trouve à la fois un relais, une source d'informations alternative au discours étatique et une ouverture vers l'extérieur. A l'approche d'élections importantes le rôle des médias devient crucial. Pour toutes ces raisons, si la communauté internationale se refuse à appuyer l'État togolais, elle devrait, sans se compromettre, travailler au renforcement des médias indépendants.

Face à ces constats, deux types d'appui sont envisageables, qui visent des résultats à court terme (traitement de l'information professionnel en période électoral, respect de l'éthique et de la déontologie) et à moyen/long terme (développement et viabilité du secteur médiatique). Nous détaillons ci-dessous le premier type d'appui, qui constitue un besoin urgent, et devrait à notre sens passer par la maison du journalisme. Pour ce qui concerne l'appui à plus long terme, une étude poussée serait nécessaire à l'élaboration de propositions pour un appui structurel.

2.7.1. Les besoins d'appui prioritaires

2.7.1.1 La maison du journalisme, partenaire pour un appui immédiat au secteur

La Maison du journalisme présente tout à la fois une neutralité politique de bon aloi et une implantation reconnue. Tout en étant agréée par l'État comme centre de formation et de perfectionnement, elle est gérée par l'UJIT, et ne risque donc pas de récupération politique gouvernementale. Elle est en outre pilotée par des acteurs dynamiques et inventifs. Ce sont tous les journalistes togolais, qu'ils soient issus du secteur privé ou du secteur public qui ont besoin d'un appui. Accueillant indifféremment des professionnels du public et du privé, la Maison du journalisme est le lieu tout indiqué pour organiser les formations.

2.7.1.2 La professionnalisation

Formation aux techniques de base du journalisme

Nul besoin d'étudier en profondeur la presse togolaise (qu'elle soit publique ou privée) pour s'apercevoir que les journalistes, pour la plupart, ne maîtrisent pas les techniques de base du journalisme. C'est donc une formation aux techniques de base du journalisme (de la collecte au traitement de l'information) qui apparaît comme le besoin prioritaire d'appui au secteur.

Le marché est cependant trop réduit pour souhaiter former de nouveaux journalistes en nombre : susciter des vocations dans un marché saturé (et dont les perspectives à moyen terme ne sont pas à la croissance) serait dommageable au secteur dans son ensemble. C'est donc la formation continue qui nous semble la plus pertinente au vu du contexte. L'idéal serait de permettre aux journalistes en exercice de se former tout en continuant à exercer dans les rédactions, pour ne pas menacer la survie de leurs journaux et leur permettre de mettre en pratique les acquis de la formation

Éthique et déontologie

Éthique et déontologie constituent un domaine de formation à part entière. A fortiori dans un pays comme le Togo où la majorité des publications ont une vocation politique, donc plus susceptibles d'entorses à la déontologie et à l'éthique.

Face à cette forte politisation du secteur, il importe de responsabiliser les journalistes en leur faisant prendre conscience de leur rôle en matière éthique et déontologique. Certes des garde-fous institutionnels ont été mis en place pour veiller au respect de l'éthique et de la déontologie (on pense surtout à l'OTM, dans une moindre mesure étant donné son inactivité à la HAAC). Mais en formant les journalistes on devrait pouvoir éviter de nombreux dérapages, en amont.

2.7.1.3 Quelques pistes d'appui

Une subvention de fonctionnement

Comme nous l'avons signalé plus haut, la maison du journalisme a su mettre en place des activités génératrices de revenus, activités qui lui permettent aujourd'hui de fonctionner. Mais les ressources générées sont insuffisantes pour permettre à la structure de fonctionner de façon optimale, ou même de développer ces activités.

Il nous semble donc opportun d'apporter une subvention de fonctionnement à la maison du journalisme qui lui permettrait de développer les services existants (par exemple : hébergement

de conférences de presse et séminaires, documentation, restauration, etc.) et de mettre en place de nouveaux services.

Formation

La maison du journalisme a obtenu un agrément, mais dans l'état actuel de ses moyens, elle ne peut jouer le rôle de centre de formation permanent. Son rôle s'est jusqu'alors limité à l'hébergement de séminaires de formation ponctuels sur des thématiques diverses et variées, financés au coup par coup par différents bailleurs de fonds. La mise en place d'un véritable cursus de formation, si elle nécessite un travail de conception conséquent, ne demanderait pas de très gros moyens matériels (les locaux sont disponibles, de même qu'une bonne partie du matériel informatique). Elle viendrait opportunément répondre à un besoin des plus pressants.

2.8 Un bilan positif depuis l'arrivée du nouveau Président de la République

D'énormes progrès ont été constatés dans ce secteur depuis 2005.

Le pays compte 60 radios et 6 chaînes de télévisions privées.

La télévision publique s'est ouverte à tous les courants politiques et les journalistes jadis mis sous les verrous sans autre jugement répondent désormais devant la justice  pour publication ou diffusion de nouvelles portant atteinte à autrui avec des condamnations financière à la clé. Une dépénalisation complète des délits de presse comme cela se passe en France ou aux Etats-Unis. Le Parlement togolais a adopté en août 2004 un code de la presse qui dépénalise les délits de presse passibles de peines privatives en matière de diffamation et d'atteinte à l'honneur.

 

Il s'agit donc d'un climat apaisé permettant aux journalistes d'exercer leur métier.

 

Rapport sur l'état de la Presse au Togo (Observatoire Togolais des Médias)

 

 

Dans l'ensemble, les questions liées à la responsabilité du journaliste, à la véracité de l'information, au tribalisme sont des questions qui nous ramènent sur l'ouvrage en vue de donner un plus meilleur visage des médias togolais et même de ceux qui les animent 

 

Aux lendemains de la célébration de la liberté de la presse le 03 mai 2004, l'unité d'action a commencé par naître au sein des organisations de presse. Le point focal qui a servi de starting-block à ce début de cohésion est la réécriture du code de la presse à laquelle le gouvernement nous a associée. Il s'en suit  que par leur sens de responsabilité, les organisations de presse ont contribué largement à faire adopter par le gouvernement, le 27 août 2004 un code de la presse dépénalisé pour faciliter l'exercice de la profession de journalisme en terre togolaise.

Cette unité d'action s'est poursuivie pendant les périodes de violence pré et post électorales de l'année dernière où les organisations face aux tracasseries administratives et judiciaires, aux brusqueries policières et militaires sur les journalistes et à l'intrusion de la gente habillée dans les rédactions ont dû faire front commun pour contenir toute velléité tendant à nuire au bon fonctionnement des médias. Des communiqués conjoints ont été à cet effet signé ensemble. Sur la même lancée, les organisation sous l'égide de l'OTM ont rédigé et soumis ensemble un projet d'aide de l'Etat à la presse au gouvernement conformément à l'article 5 du code de la presse.
Il importe de souligner ici que les troubles sociopolitiques de l'année dernière ont ralenti considérablement les activités de ces organisations.
Mais à leur actif, deux rencontres internationales se sont tenues à lomé.

La première à se tenir fut les 37e assises de l'Union internationale de la Presse Francophone en novembre 2005. La seconde qui s'est déroulée en mars
2006 avait pour but d'ouvrir la presse togolaise sur l'extérieur permettant de ce fait aux organisations internationales de se mettre aux parfums des difficultés des medias togolais en vue de leur venir en aide techniquement, professionnellement et financièrement. C'est un travail de longue haleine conduit par l'Observatoire Togolais des médias avec l'appui de Media Foundation for West Africa (MFWA) qui ont identifié l'Union des journalistes Indépendants du Togo (UJIT) pour conduire la première phase d'un processus qui doit aboutir à un appui consistant à la presse togolaise.

 

Des medias publics

 

Aujourd'hui les injures et autres lynchages médiatiques ont complètement disparu des médias publics ; par contre, ils ont fait la rétention de l'information lors des violences électorales que le Togo a connues en avril 2005. Fort heureusement de nouvelles dispositions sont entrain d'être prises pour améliorer la qualité de leur prestation.
Les journalistes qui y travaillent continuent de peiner faute de matériels adéquats qui leurs assurent un travail plus performant. Si à la TVT, cameras, magnétophones, tables de montage et même la console de réalisation sont obsolètes, les nagras de Radio Lomé et de Radio Kara datent de « Mathusalem » tandis que Togopresse se débat avec des appareils photographiques, un laboratoire photo et des machines à imprimer ofsets qui ne répondent plus à l'ère du numérique. Les questions salariales ne sont pas du reste. Mal apprécié par le public, les médias publics donnent aujourd'hui les gages d'un travail sérieux par la diversité des opinions qu'ils commencent par véhiculer.

 

Des médias privés

 

Sans ambages, les medias privés au Togo sont les portes flambeaux de la liberté d'expression et de la liberté de presse dans le pays. Ils en ont encore fait la démonstration l'année dernière quant le pays était en proie à des troubles politiques. Mais sa faiblesse réside dans les entorses au code de déontologie et à l'éthique de notre profession.

Presse écrite indépendante : A plus de trois cent titres régulièrement inscrits dans les registres de la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC), seule une trentaine paraît régulièrement avec plus ou moins un traitement sélectif des informations, le non respect de l'équilibre, la diffamation et les informations non vérifiées. Il est né au sein de cette presse une autre forme de journalisme dénommé « Clé USB.com ou Cyber.com » ; ce qui veut dire que certaines publications à l'aide d'une clé USB vont de cyber en cyber racoler des informations avec lesquelles elles remplissent les colonnes de leurs journaux de la page un à la dernière sans autres formes de procès.

Néanmoins, cette presse va en s'améliorant du point de vue graphique. Il revient à ses animateurs, de se donner un peu plus de sérieux pour qu'elle se donne l'étoffe d'une presse responsable et professionnelle.

 

Radio privée indépendante

Soixante quatre sur quatre vingt seize fonctionnent sur toute l'étendue du territoire. Plus suivie par les populations, les radios privées se complaisent dans des grilles presque identiques qui enrichissent moins le débat. Certes elles abattent un travail de titan mais la qualité de son reste toujours à désirer. Les émissions qu'elles organisent sont mal structurées faute de conducteur et les journalistes animateurs souvent en deçà des sujets des émissions à cause de leur non maîtrise des sujets. Les journalistes radio togolais sont carrents en technique de l'interview ce qui fait basculer parfois les émissions débats qu'ils animent.

La radio est le média le plus capté dans les ménages et presque partout au Togo, un travail plus fignolé lui donnera plus d'audience.

Télévision indépendante : Le Togo dispose de sept chaînes de télévision privées dont six fonctionnent. Si l'on reconnaît que la gestion d'une télévision est lourde, les télévisions privées togolaises ont le mérite de servir au-delà de zéro heure pour la plupart et pour certaines 24 heures sur 24. Elles souffrent cruellement de productions qui peuvent leur servir de sources de financement si ces productions sont de qualité. Les journaux sur ces chaînes sont des copies collées du monitoring des éditions de TV5 monde et autres chaînes Européennes. La plupart du temps, les lancements  des éléments sont point pour point identiques à ceux des journalistes présentateurs de TV5. Il n'y a pas un grand effort fait à l'information nationale. Sur ces chaînes le vedettariat semble prendre le pas sur le travail professionnel. Certaines d'entre elles sont l'apanage de toute sorte d'herboristes qui y ont trouvé une vitrine pour vendre des produits de qualité douteuse qui enfin nuisent à la santé des populations selon des avis médicaux. Outre les ethnomédecins, viennent une cohorte de pasteurs dont la prestation s'apparente aux vendeurs d'illusions.

Mais depuis Octobre 2006 la HACC y à mis un point final.

Tout n'est pas négatif sur ces chaînes de télévision, il reste à surveiller les essais de voix et les essais de plateau ainsi que la diction pour voir une meilleure prestation des animateurs de ces télévisions.

 

De la sécurité

 

L'Observatoire Togolais des Médias se réjouit que depuis deux ou trois ans les geôles togolaises ne connaissent plus  de journalistes et ce depuis l'adoption du nouveau code de la presse. En revanche, des journalistes ont connu des fortunes diverses non élucidées jusqu'alors. Le cas le plus palpable est l'agression exercée sur la personne  de Jean Baptiste DZILAN alias Dimas Dzikodo du Bi hebdomadaire « Forum de la Semaine ». Le gouvernement qui a diligenté une enquête n'a pas encore fait connaître les conclusions de cette enquête.


La sécurité des journalistes et des médias n'est pas seulement physique, la santé financière de ceux-ci est tout aussi importante. Si les salaires sont un problème dans les médias publics, ils sont une avanie dans les privés faute de convention collective.

L'inexistence de véritables entreprises de presse au Togo est en partie la cause de cette insécurité financière si criarde dans les médias privés.

 

De l'Autorité de Réglementation

 

La question de redevance divise l'Autorité de Réglementation et les médias audiovisuels.

Cet organe qui d'après la loi ne devra mettre à disposition en ce qui concerne l'installation des radios diffusions et des chaînes de télévision que des fréquences que la HAAC octroie, s'est au cours de ces deux années immiscé dans les prérogatives de l'institution de régulation nationale au point de décider la fermeture des médias sonores et visuels. Il fait planer en ce moment la menace de retrait de fréquence. La pomme de discorde est le payement des redevances jugées trop élevées au regard de l'environnement économique national totalement sinistré alors que les médias audiovisuels font face à d'autres charges de fonctionnement, de personnel et d'équipement.

L'Autorité de réglementation n'ayant pas octroyé les fréquences la loi sur les Télécommunications N°98-005/PR du 11 février 1998  en son article 3 point a lui interdit le retrait conféré de droit à la HAAC. Une nette observation des lois de la République s'impose pour éviter le dualisme qui semble s'instaurer entre la HAAC et l'Autorité de Réglementation des télécommunications du Togo.

 

De La HAAC

 

Le monde médiatique togolais a salué la mise en place d'une nouvelle équipe de la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication dont les membres sont des journalistes chevronnés. De même son sens d'ouverture est apprécié du fait qu'elle se veut d'associer les organisations des médias à la prise de décision. Mais le seul hiatus demeure la publication le 10 novembre 2005 du cahier des charges qui a soulevé un tollé général.

Voici donc l'analyse juridique de cet arrêté :

Analyse de l'arrêté de la HAAC

 

La nouvelle Haute Autorité de l'Audiovisuelle et de la Communication (HAAC), nommée le 7 septembre 2005 par décret N°2005-090/PR, a rendu public le 10 novembre 2005 un arrêté N°000003/05/PR portant cahier des charges et obligations générales des sociétés de radiodiffusion sonores et de télévision privées. Cet arrêté, selon les constats faits, viole la Constitution, le code la presse et la loi organique relative à la Haute Autorité de l'Audiovisuelle et de la Communication. Il instaure, de façon pernicieuse, la censure proscrite par touts les textes de loi de la République togolaise.

 

En effet, l'arrêté de la HAAC dans sa partie titrée « Des dispositions spécifiques » contenue dans le chapitre 10 du même arrêté fait mention de ce qui suit :
Article 54 :

La société de radio ou de télévision privée communautaire ou confessionnelle s'engage à ne programmer et à ne diffuser que des émissions ayant un rapport avec l'objet de son autorisation.

Article 55 :
Aucune société de radio ou de télévision privée communautaire ou confessionnelle n'est autorisée à
-        programmer et diffuser des émissions ou des informations
politiques ;
-        donner la parole aux représentants des partis politiques durant
ou en dehors des campagnes électorales ;
-        animer des émissions interactives à caractère politique

Article 56 :

La société de radio ou de télévision privée communautaire ou confessionnelle peut produire et/ou diffuser des émissions d'instruction civique et d'éducation à la vie communautaire ou religieuse.

 

Le premier constat qui s'offre à la lecture de ces trois articles est la confusion que la HAAC a instaurée dans la classification des médias en terre togolaise. Alors qu'un média, qu'il vienne des églises ou qu'il soit de type commercial, communautaire ou privé est un média qui a tous les attributs pour fonctionner comme n'importe quel organe de communication de masse. D'ailleurs, lorsqu'on lui permet de faire de l'instruction civique, on ne peut pas lui refuser au même moment de programmer ou de diffuser des émissions à caractère politique.

 

L'essentiel, c'est que ces trois articles de l'arrêté de la HAAC sont en contradiction de  l'article 26 de la Constitution Togolaise :

« La liberté de presse est reconnue et garantie par l'Etat. Elle est protégée par la loi. Toute personne a la liberté d'exprimer et de diffuser par parole, écrit ou tous autres moyens ses opinions ou les informations qu'elle détient dans le respect des limites définies par la loi. La presse ne peut être assujettie à l'autorisation préalable, au cautionnement, à la censure ou à d'autres entraves. L'interdiction de diffusion de toute publication ne peut être prononcée qu'en vertu d'une décision de justice. » 

En dehors de cet article 26, la Constitution fait obligation à la HAAC en son article 130 alinéa premier, la mission de garantir et d'assurer la liberté et la protection de la presse et des autres moyens de communication de masse. Les mêmes attributions lui sont conférées par la loi organique N°2004-021 du 15 décembre 2004 relative à la Haute Autorité de l'Audiovisuelle et de la Communication. Cette même loi organique en son
47 dispose que le Cahier de charge est fixé par décret en conseil des ministres sur le rapport du ministre de la communication, qui définit les obligations de chacune des sociétés nationales de programme notamment celle qui sont liées à leur mission éducative culturel et social. La loi poursuit en ces termes : La Haute Autorité est saisie pour avis par le gouvernement des dispositions des Cahiers de charges. Cet avis motivé est publié au journal officiel de la République togolaise.  L'arrêté de la HAAC n'a pas suivi ce cheminement.

 

Si les organisations de la presse et l'ensemble de la presse togolaise se sont levés contre cet arrêté de la HAAC,  ils se sont appuyés sur les dispositions du code de la Presse modifié le 27 août 2004. En effet, les articles 1 ; 2 et 3 dudit code consacrent la liberté de presse, définissent les conditions dans lesquelles cette liberté est exercée et prohibent la censure sur toutes ses formes. A titre d'exemple l'article 3 du code de la presse dit clairement : « L'Etat togolais garantit à toute personne vivant  sur le territoire national le droit d'être informé, d'informer et d'accéder aux sources et aux moyens d'information dans le respect des lois relatives à la communication. L'Etat et les collectivités territoriales doivent favoriser l'exercice du droit à l'information.»


En conclusion, rien ne permet à la Haute Autorité de l'Audiovisuelle et de la Communication de restreindre le champ de la liberté de presse sous prétexte que les médias confessionnels ne doivent diffuser des versets bibliques ou coraniques. Auquel cas, ce serait une aberration de soustraire les religieux de la chose publique alors qu'ils sont des citoyens à part entière.

 

Du Gouvernement

 

Depuis 2004 le gouvernement a manifesté une réelle volonté d'améliorer la situation de la presse. Ceci s'est traduit par l'adoption du Code la presse dépénalisé et de l'ouverture au titre du budget national 2006 d'une ligne de crédit de cinquante millions de francs CFA (50.000.000 F) comme aide de l'Etat à la presse. Cette aide est jugée insuffisante et les organisations des médias continuent de discuter avec les autorités pour voir sa revue à la hausse.

Le gouvernement a également effacé une dette de près de cent million de francs CFA (100 000 000 F) au titre des redevances des médias audiovisuels des années 2001 et 2002.  Le gouvernement a également accepté d'appuyer la Maison du Journalisme avec un budget total de dix-sept millions couvrant quatre projets dont le réaménagement des locaux, l'appui aux charges de fonctionnement de la Maison, le renouvellement du parc informatique et.

 

III - Les grandes fonctions des médias audiovisuels

IV - Influence des médias audiovisuels

Nous vivons tous dans un monde médiatisé (devrions nous dire surmédiatisé). Les médias sont une aubaine et nous apportent amusement et savoir. Dans ce sens, ils sont de bonnes choses, toutefois, il existe divers effets secondaires auxquels on ne s'attend pas ou auxquels on ne pense pas toujours. Prendre conscience de ces effets secondaires est une priorité pour tous ceux qui sont versés dans l'éducation aux medias ou dans des domaines connexes. Les médias interviennent dans différents aspects de notre vie quotidienne. Ils influencent les décisions politiques et les choix du consommateur ; ils promeuvent la santé et les droits du citoyen, mais ils peuvent aussi encourager des comportements à risque ou des modes de vie malsains. L'influence des médias sur la vie de tous les jours est devenue un thème d'importance. Beaucoup d'intellectuels, mais aussi d'éducateurs et de parents se sont fait activistes et militent pour une prise de conscience et l'élaboration d'un corpus de savoir sur le problème

Dans notre société actuelle les médias sont de plus en plus présents dans notre vie. Depuis presque un siècle, la radio, puis la télévision, puis aujourd'hui l'Internet, sont venus s'ajouter à la presse écrite qui date de plus longtemps encore. Il est donc nécessaire de s'interroger sur l'influence, bonne ou mauvaise, qu'ont les médias sur nous et notre pensée.

3.1. L'information et l'ouverture des esprits

3.1.1. La diffusion de l'information

Le grand intérêt que présentent les médias, que ce soit la presse écrite, la télévision, l'Internet ou encore la radio, est d'informer rapidement et largement la plupart de la population des faits "importants" et des évènements, du pays et du monde entier. Ainsi chacun grâce à son poste de télé ou de radio, son ordinateur, dispose d'un compte rendu des derniers événements qui lui permet de se tenir au courant de la situation mondiale et nationale Cette efficacité est dûe aux nombreuses équipes de journalistes qui collectent pour le peuple les informations et qui les éditent afin de les leur transmettre

Par exemple cela peut servir à avertir une population qu'elle court un danger.

Le type de médias qui offre aux personnes des faits et informations avec une certaine objectivité sont les journaux télévisés, les radios et le journalisme d'actualité (sans opinion politique particulière).

3.1.2. L'étude d'opinions pour mieux comprendre

Outre le rôle d'information, les médias peuvent également nous aider à comprendre l'actualité en interprétant les faits. Ainsi en achetant des "journaux d'opinion" attachés à différents partis politiques nous pouvons étudier les différentes réactions face aux évènements auxquels nous sommes confrontés. Le risque ici est de s'attacher à une opinion qui nous 'dicte' ce que nous pensons.

3.1.3. La déformation, la propagande, la censure: le formatage des esprits

On se rend souvent compte que la présentation d'une même information à un grand nombre de gens a tendance à créer une sorte de pensée commune.

En effet la liberté de la presse dans les pays démocratiques conduit parfois à des dérapages et détournements d'informations, tandis que le contrôle de la presse (surtout dans les dictatures) par l'Etat provoque censure et propagande. Ainsi parfois la presse est soumise au gouvernement, mais parfois elle est contre celui-ci. Dans les pays démocratiques les médias sont appelés par certains un "quatrième pouvoir".

* Censure et propagande: les médias outils du pouvoir

La censure fait notamment partie de l'arsenal répressif des dictatures. Elle reste encore aujourd'hui présente dans de nombreux pays.

En Europe la censure est combattue depuis le XVIIème siècle.

La censure se traduit par un contrôle des informations diffusées, par les pouvoirs en place, guidant ainsi les médias vers les informations qui ne leur sont pas défavorables. Le deuxième outil utilisé par les pouvoirs, surtout en dictature, est la propagande, qui va souvent de paire avec la censure. Par ce moyen les pouvoirs font passer à l'aide des médias des informations, souvent fausses ou exagérées, qui leurs sont favorables.

Nous pouvons citer l'exemple en ex-URSS de propagande, quand les pouvoirs avaient fait croire à la population par les médias entre autres, qu'un ouvrier nommé Stackanov avait travillé dans les mines en une nuit, plus qu'un ouvrier type en une semaine. Cette information, destinée à motiver les ouvriers, émanait du gouvernement mais était présentée comme un fait exact.

Ces deux outils vont évidemment contre la liberté de la presse et ont souvent lieu dans des pays où elle n'est pas autonome. Les autres formes de "formatage" que nous allons voir émanent cette fois-ci de la responsabilité des médias eux-mêmes.

? La "Spirale du silence":

la domination de la pensée médiatisée

Les médias offrent la même information à un grand nombre de gens, et ils présentent les événements avec leur opinion des faits, Ainsi les gens n'ont accès qu'à une opinion, qu'ils croient être celle partagée par le plus grand nombre de personnes. L'effet de la « spirale du silence » est que les gens analysent continuellement les opinions traversant l'espace public afin de ne pas émettre une opinion qui les placerait en marge de la société. S'ils voient que les médias favorisent une opinion qui n'est pas la leur, ils n'oseront pas s'exprimer, croyant qu'ils sont seuls à penser cela (ce qui n'est pas forcément le cas).

Ainsi les autres opinions meurent, même si elles sont partagées par un nombre important de gens, laissant la place en se taisant à l'information médiatisée. C'est pour cela que c'est appelé la Spirale du silence.

3) Le détournement d'informations

On parle de détournement d'informations quand celles-ci sont présentées dans un contexte autre que leur contexte réel Cela peut notamment se produire dans les journaux télévisés, quand des images sont présentées avec un commentaire inapproprié (par exemple le lieu et la date des évènements cités sont erronés). Mais cela peut se produire avec d'autres supports (journal, radio).

Nous pouvons citer l'exemple de la Roumanie où, il y a quelques années, de faux charniers avaient été créés par des opposants au pouvoir, et filmés et médiatisés, mettant en cause les dirigeants, et favorisant ainsi le coup d'Etat qui suivit en attirant la sympathie du peuple sur les opposants. La supercherie n'a été découverte que plusieurs années plus tard.

3.2  Médias et démocratie

Le développement des médias peut contribuer au développement de la citoyenneté. Mais sans connaissance des procédés d'information, sans esprit critique, sans argumentation, chacun peut en être victime dans sa pratique citoyenne.

Rappeler qu'un média est tout moyen permettant l'expression et la communication de la pensée.

3.2.1Le pouvoir des médias

La grève des ZEMIDJAN de 2003 - ou tout autre événement similaire dans l'actualité - peut permettre d'expliquer les différentes phases du processus médiatique et leurs effets sur la société. L'arrêt de quelques routiers est mentionné à la radio : c'est l'information. La Radio « VICTOIRE » permet de répandre la nouvelle : c'est la propagation.

Des gros plans et quelques scènes un peu extravagantes sont montrées à la télévision : c'est l'exhibition. Des rencontres s'organisent à propos des conditions de travail : c'est la révélation et la modification des représentations. La pression monte entre les protagonistes: c'est la spectacularisation. Plus personne ne parle des barrages d'agriculteurs qui protestaient contre la PAC (Politique agricole commune) : c'est l'occultation.

3.2.2. Le développement des médias, un enjeu pour la démocratie

On explique que, jusqu'aux années 1990, la presse écrite est essentiellement un moyen d'information qui ne touche d'ailleurs qu'une partie de la société. Mais le développement de la radio, plus tard de la télévision et à présent d'Internet, fait apparaître un autre pouvoir des médias.

. La presse écrite a longtemps été le seul vecteur d'information.

Dans une démocratie pluraliste, elle permet aux différents courants d'opinion de s'exprimer. C'est d'ailleurs pour le respect du pluralisme que les pouvoirs publics doivent subventionner la presse. Il est ainsi intéressant, à propos d'un événement choisi dans l'actualité, de faire comparer divers titres de la presse écrite et de les analyser.

Mais sous un régime totalitaire ce moyen d'information peut être complètement étouffé ou détourné. On peut prendre des exemples dans l'histoire ou dans l'actualité.

. La radio a ensuite été et reste un média aux pouvoirs étendus. C'est aujourd'hui encore le moyen d'informer le plus rapidement et en tout lieu une grande partie de la population. On sait quel rôle la radio a joué dans la Seconde Guerre mondiale - l'Appel du 18 juin 1940 en est un exemple - ou lors des campagnes électorales d'avril 2005 au Togo quand les radios informaient en direct sur les événements dans la rue.

La télévision est à présent le média le plus controversé : elle peut être ou non un instrument de la démocratie.

- Dans les pays démocratiques, elle donne chaque jour au plus grand nombre des informations sur les principaux événements régionaux, nationaux et internationaux. En période électorale, elle peut être un instrument à la disposition du suffrage universel en donnant la même information à tous les citoyens, en organisant des débats. Mais elle peut avoir des effets pervers. En ne sélectionnant que les personnalités voulues, la télévision encourage la "Sectarisation " ; on peut alors craindre que convaincre, à la télévision, ce soit surtout séduire plutôt qu'argumenter. Il en est de même pour le choix des thèmes traités ; les questions centrales de la société passent à l'arrière-plan par rapport à des points chauds qui ont un côté spectaculaire.

- Dans les pays totalitaires, la liberté de la presse n'est pas respectée. Une partie seulement de l'information est véhiculée par les médias.

La télévision, notamment avec la diffusion par satellite, est un instrument de démocratisation.

Dans cette seconde moitié du XXème siècle, elle a permis aux habitants des pays de l'Est de découvrir le monde occidental et joué ainsi un rôle déterminant dans la démocratisation au Togo.

L'enjeu est bien perçu à la fin du XXème siècle par certains pays dominés par l'intégrisme religieux, qui interdisent toute réception satellitaire - c'est le cas de l'Afghanistan - ou par des régimes dictatoriaux, par exemple en Birmanie.

- Il est vrai que la télévision peut aussi être un instrument de désinformation. Il faut mettre en garde les jeunes contre parfois la fausse évidence de l'image.

La télévision fait du téléspectateur un témoin oculaire. Et un témoin oculaire ne doute plus de ce qu'il a vu ; la télévision peut donc engendrer de fausses certitudes. Or penser implique autonomie et recul critique

La télévision est le média qui permet le mieux d'expliquer aux élèves, qui en sont en général des consommateurs quotidiens, l'influence qui peut s'exercer sur la société et qui revêt des formes différentes.

3.3 La démocratisation culturelle

en est l'aspect le plus intéressant. En effet, pour les catégories défavorisées, la télévision est probablement le seul moyen d'accès à l'information et à diverses formes de culture : cinéma, documentaires, opéra, théâtre.

- Mais la télévision, jouant le rôle de passeur entre le rêve et les actes, favorise l'identification au héros en élevant les artistes au rang du mythe. Il peut être intéressant de faire travailler les élèves sur les concordances et les différences entre l'univers décrit dans un téléfilm et l'univers réel du téléspectateur, de leur faire constater la création de stéréotypes auxquels ils tentent de s'identifier, dans le milieu des artistes notamment.

- La publicité doit aussi être démystifiée. Dans une éducation du consommateur, il est important d'indiquer que l'art des publicitaires consiste en l'invention d'images et d'exposés persuasifs qui ne sont ni vrais ni faux, mais qui ont pour but de modifier l'attitude ou le comportement du destinataire de la communication. On argumente sur l'importance de la publicité dans la société de consommation

Le potentiel des médias à influer sur l'entente mutuelle et le respect parmi les différentes religions et cultures. et la lutte contre le racisme.

«La liberté d'expression et la liberté de la presse sont les fruits d'années d'âpres luttes.

Elles constituent des droits sur lesquels se fonde une démocratie qui fonctionne. À ce titre, elles ne doivent à aucun prix être mises en danger. Ces libertés permettent des idées et des discussions axées sur la controverse. La liberté d'expression doit néanmoins être exercée de manière responsable, surtout lorsque la protection

3.4 Média et la censure

Les gouvernements ont très souvent intérêt à contrôler le flot d'information et la censure officielle est un problème majeur (si le gouvernement peut parfois, et selon les principes reconnus par la loi, cacher certaines informations, la frontière entre réserve justifiée et censure n'en reste pas moins fine).

Dans nos sociétés toutefois, les grands centres de la censure sont les entreprises qui ne communiquent au grand public que les informations qu'elles jugent bon de rendre publiques. Le vacarme des scandales financiers ou écologiques est à mesurer au silence général des entreprises sur leur fonctionnement et sur les opérations qu'elles mènent au jour le jour.

La forme la plus courante de censure est l'autocensure par laquelle les journalistes décident eux-mêmes de ne pas couvrir certains sujets qui seront vus d'un mauvais oeil par des supérieurs dont le pouvoir est d'autant plus important que la précarité des journalistes se développe de façon inquiétante. La précarité dans le milieu du journalisme est devenue telle que l'autocensure est bien souvent nécessaire si l'on ne souhaite pas se voir indiquer la porte.

Le nombre de journalistes ayant dû s'abstenir de couvrir tel ou tel sujet, ou ayant dû adoucir le traitement de telle ou telle information, en raison de conflits d'intérêts au sein de leur entreprise est très important. Les annonceurs, de leur côté, ne rechignent pas à utiliser leur influence financière pour faire passer à la trappe les articles qui les dérangent. De la même façon, les grandes sociétés peuvent faire peser la menace de procès très coûteux sur les journalistes d'investigations de façon à les décourager.

Média et la concentration

Depuis la fin du monopole public de la radio en 1991, puis de la télévision en 2001, le secteur des médias a été pris d'assaut

Désormais, tout se passe comme si le secteur des médias s'intégrait progressivement dans l'ensemble plus vaste et plus complexe des industries de la communication.

Une des conséquences de ce phénomène est que les médias ayant accès aux parts d'audience les plus importantes sont très souvent détenus par des entreprises privées qui ont l'obligation légale de servir en tout premier lieu l'intérêt de leurs actionnaires. Pourtant, les objectifs d'optimiser les profits et d'effectuer un journalisme responsable et de qualité entrent souvent en conflit.

Les médias et la politique

Malgré la revendication du statut de "quatrième pouvoir", les médias suivent parfois de très (trop) près la ligne officielle, soit parce que les sources officielles sont les seules disponibles, soit parce qu'ils ne souhaitent pas se mettre à dos un pouvoir qui représente une de leur toute première source d'information.

Ainsi, le débat médiatisé se cantonne bien souvent aux points de vue relayés par les grands courants politiques. Les propriétaires et les directeurs des médias dominants partagent souvent, et plus particulièrement lorsqu'il s'agit d'entreprises privées, le parcours des élites politiques. Ils évoluent souvent dans les mêmes cercles.

Dans ce contexte, la définition de ce que les médias présentent comme "actualité" doit être jugée à l'aune de ces rapports incestueux entre les univers de la politique, des entreprises et des médias.5(*)

La publicité 

La publicité est à l'information économique au sens large ce que la propagande est à l'information politique : le journaliste moderne se doit donc de redéfinir, dans le premier cas, les règles qui garantissent à la fois la sincérité de ses articles comme il a, dans le second, à assurer l'indépendance de ses commentaires".

La grande partie des revenues des médias commerciaux provient non pas de leur public, mais des publicitaires, qui cherchent à vendre leurs produits à ce même public.

Ainsi, il est à noter que la transaction la plus importante réalisée sur le marché des médias - la seule dans le cas des télévisions et radios privés - n'est pas celle qui lie les groupes médiatiques à leur public par la vente de contenu, mais celle qui lie les groupes médiatiques aux publicitaires, par la vente de part d'audience.

Ce phénomène donne aux publicitaires une influence disproportionnée sur ce que les gens lisent et ce qu'ils voient.

De façon plus générale, les agences de publicité ont une préférence marquée pour les médias qui anesthésient chez leur public le sens critique et favorise une passivité générale, plus favorable aux ventes. En général les publicitaires sont plus intéressés par les franges les plus aisées du public et n'ont que faire des spectateurs, lecteurs et auditeurs les plus démunis.

Il devient de plus en plus difficile d'échapper à la propagande mise en place par la publicité.

Nous avons donc vu que les médias permettent d'informer rapidement et complètement, mais que parfois nous risquons de nous laisser dicter nos opinions par celles présentées. Il faut donc rester vigilant et relativiser ce qu'on découvre. Pour se protéger d'une influence involontaire des médias sur nous, il faut distinguer dans ce que l'on utilise:

IV. Normes et pratiques journalistiques

4.1. LIBERTÉ DE LA PRESSE

La liberté de la presse, constitue un des fondements de notre société. En fait, la liberté elle-même est inconcevable sans une libre circulation des idées, des opinions et de l'information. Cette notion fondamentale de l'idéal démocratique est également essentielle à la défense de la liberté individuelle. Puisque le journalisme é est devenu une composante majeure du monde de l'information, il doit jouir de cette liberté mais aussi en assumer les obligations.

Indépendants du pouvoir politique et gouvernemental pour sa gestion et sa programmation, les médias peuvent ainsi remplir le rôle qui leur est confié dans le cadre de la diffusion de l'information. La HAC délimite et protège l'intérêt public en s'assurant que les médias s'acquittent de leur mission. La relation à distance est essentielle à l'indépendance des médias, particulièrement en ce qui a trait à la pratique journalistique. Cependant, l'autonomie ne va jamais sans responsabilité.

2. RESPONSABILITÉ DES MEDIAS

La vie contemporaine est complexe et, conséquemment, le fossé ne cesse de s'élargir entre ce que nous savons et ce que nous devrions savoir pour prendre des décisions éclairées. Nous avons donc un besoin capital de moyens d'information réellement efficaces et crédibles.

La question de confiance dans les médias est cruciale. Un public de plus en plus averti compte toujours davantage sur les médias; il s'attend, en même temps, à un niveau de qualité élevé.

Pour répondre à ces attentes, les médias doivent assumer leurs responsabilités envers la société. Ces responsabilités découlent de la liberté des médias et de la protection constitutionnelle dont ils doivent jouir La Télévision et la Radio ont l'obligation de présenter une information équitable, exacte, complète et équilibrée.

Bien que les principes de bon journalisme ne diffèrent pas d'un média à l'autre, privé ou public, imprimé ou électronique, il peut y avoir des différences importantes dans leur application. Ces principes doivent imprégner la pratique quotidienne pour que soit atteint le plus haut niveau d'excellence et d'intégrité.

Les journalistes

Leur travail est de trouver des idées de reportages, d'effectuer recherches et entrevues et de présenter le tout sous une forme intéressante. Ils sont souvent spécialisés dans un domaine particulier, par exemple la politique, la culture ou la santé. Certains médias peuvent même avoir une section « Jeunesse ». Si ce n'est pas le cas, repérez qui est habituellement en charge de reportages pouvant concerner les jeunes, peut-être un journaliste qui couvre les affaires municipales, l'éducation ou les affaires sociales.

La plupart des salles de nouvelles passent à leurs journalistes des commandes de reportages qu'ils doivent réaliser, après la recherche de base nécessaire, en identifiant et contactant des sources.

Les journalistes sont également ouverts aux suggestions de reportages que peuvent leur faire lecteurs, spectateurs et autres intervenants. Comme une bonne histoire leur donne une longueur d'avance sur la concurrence, ils sont toujours intéressés par une idée nouvelle ou un angle original.

Les rédacteurs en chef

Ce sont eux qui décident en dernier lieu si un événement mérite ou non d'être couverte.

Ils supervisent les journalistes et sont responsables du contenu du journal ou de l'émission et doivent être toujours parfaitement au courant des reportages en cours et de la manière dont ils sont traités.

La plupart des stations de radio et de télévision ont des rédacteurs en chef adjoints, ou responsables de section, qui affectent les journalistes à la couverture de certains sujets de reportages et déterminent souvent l'angle à adopter ou même les personnes à interviewer.

Ce sont les rédacteurs en chef qui évaluent le résultat final et doivent donner leur approbation avant publication ou diffusion.

Quels défis doivent relever les journalistes ?

Le manque de temps est un aspect inévitable du métier de journaliste : le rythme quotidien des journaux et des bulletins de nouvelles impose des échéances serrées. Le matin, à 9 h, un reporter de radio ou de télévision peut par exemple se voir commander un reportage (ou deux), qui doit être prêt à diffuser au bulletin de 18 h.

Les reporters doivent avoir terminé interviews et rédaction dans le milieu de l'après-midi pour qu'on ait le temps de revoir, couper et monter enregistrements et images. Les heures de tombée des journaux sont un peu plus souples, étant donné que la majorité d'entre eux sont imprimés la nuit. Les journalistes ont parfois jusqu'à 23 h avant de rendre leur texte.

C'est pour cette raison que les conférences de presse bien planifiées ont généralement lieu le matin, entre 9 h et 11 h, pour laisser le temps aux journalistes d'y assister, puis d'interviewer d'autres sources avant de revenir à la salle de nouvelles pour préparer et écrire leur reportage.

Tous les reportages, bien sûr, ne sont pas réalisés en une seule journée. Certains plus approfondis, qui étudient une question sous différents angles, peuvent prendre plusieurs jours et même des semaines de recherche, d'écriture ou d'enregistrement, de révision et de production.

Les grands reportages offrent aussi aux journalistes l'occasion de prendre plus de temps pour explorer une question et en offrir une analyse plus réfléchie.

La recherche d'information

Le journaliste professionnel est accoutumé à certaines sources d'information dont il a généralement le privilège : dépêches d'agences de presse, conférences de presse, revues de presse,... Pour des raisons pratiques et budgétaires, le journaliste au Togo investit assez rarement le "terrain"

Aujourd'hui, même si ces sources n'ont pas disparu, elles sont complétées par l'immense espace d'information, en grosse majorité publiquement et gratuitement accessible, que constitue l'Internet. Actuellement, il est tout à fait possible d'écrire de nombreux articles sans quitter son écran. C'est à la fois une chance extraordinaire et un danger certain, si on ne prend pas garde à préserver un minimum de critique et de déontologie.

Sur Internet, non seulement l'information est abondante, mais elle est d'une grande fraîcheur. Les dernières statistiques sur l'âge des pages Web, comprenons ici le temps écoulé depuis leur mise en ligne, révèle un médium très dynamique. Des 1,6 milliards de pages globalement recensées, 71 % en ligne datent moins d'un an. Pratiquement tous les médias traditionnels et agences de presse ont aujourd'hui leur pendant digital, tandis que d'autres acteurs profitent de l'émergence des nouvelles technologies de communication pour s'imposer comme producteurs de contenus.

Dans sa recherche d'information, le journaliste est largement aidé par Internet : , en ligne, et en ligne, en ligne, listes de discussion,... sont autant de sources d'information à portée de la main. Sans compter le grand nombre de personnalités physiques ou morales accessibles par le réseau !

L'information est à portée de la main, certes, mais elle n'est pas toujours crédible ni bien documentée. D'où l'importance pour le journaliste, en tant que collecteur d'information, de redoubler de prudence et d'appliquer les règles traditionnelles de recoupement et de . D'où l'importance pour ce même journaliste, en tant que diffuseur d'information, d'assurer sa crédibilité par la qualité de sa documentation, de ses références et, en particulier, par une grande rigueur dans la .

Rien que la vérité ou toute la vérité ?

Le débat que le journaliste mène avec sa conscience est âpre, et multiple, d'autant plus que son métier est plus flou, et doté de moins de règles, et pourvu d'une déontologie plus flottante que beaucoup d'autres.

En apparence, l'objectif est clair, autant que le serment d'Hippocrate : dire la vérité, rien que la vérité, toute la vérité, comme le témoin devant le tribunal. Mais à ce témoin, le président du jury ne demande que la vérité qui lui a été humainement perceptible, celle qu'il a pu appréhender en un certain lieu, à une certaine heure, relativement à certaines personnes. Au journaliste est demandée une vérité plus ample, complexe, démultipliée.

En rentrant de déportation, Léon Blum, qui avait été longtemps journaliste, déclarait devant ses camarades qu'il savait désormais que la règle d'or de ce métier n'était pas « de ne dire que la vérité, ce qui est simple, mais de dire toute la vérité, ce qui est bien plus difficile ».

Mais qu'est-ce que « toute la vérité », dans la mesure d'ailleurs où il est possible de définir « rien que la vérité »?

L'interrogation du journaliste ne porte pas seulement sur la part de vérité qui lui est accessible, mais aussi sur les méthodes pour y parvenir, et sur la divulgation qui peut être faite.

Le journalisme dit « d'investigation » est à l'ordre du jour. Il est entendu aujourd'hui que tous les coups sont permis.

Le traitement par deux grands journalistes du Washington Post de l'affaire du Watergate a donné ses lettres de noblesse à un type d'enquête comparable à celle que pratiquent la police et les services spéciaux à l'encontre des terroristes ou des trafiquants de drogue.

Mais c'est la pratique de la rétention de l'information qui défie le plus rudement la conscience de l'informateur professionnel. Pour en avoir usé (et l'avoir reconnu...) à propos des guerres d'Algérie et du Vietnam, pour avoir cru pouvoir tracer une frontière entre le communicable et l'indicible, pour m'être érigé en gardien « d'intérêts supérieurs » à l'information, ceux des causes tenues pour « justes »,

Connaissant ces règles, le journaliste constatera que son problème majeur n'a pas trait à l'acquisition mais à la diffusion de sa part de vérité, dans ce rapport à établir entre ce qu'il ingurgite de la meilleure foi du monde, où abondent les scories et les faux-semblants, et ce qu'il régurgite. La frontière, entre les deux, est insaisissable, et mouvante. Le filtre, de ceci à cela, est sa conscience, seule.

Charte des devoirs professionnels des journalistes français

(juillet 1918, révisée en 1939)

Un journaliste, digne de ce nom

- prend la responsabilité de tous ses écrits, même anonymes ;

- tient la calomnie, les accusations sans preuves, l'altération des documents, la déformation des faits, le mensonge pour les plus graves fautes professionnelles ;

- ne reconnaît que la juridiction de ses pairs, souveraine en matière d'honneur professionnel ;

- n'accepte que des missions compatibles avec la dignité professionnelle ;

- s'interdit d'invoquer un titre ou une qualité imaginaires, d'user de moyens déloyaux pour obtenir une information ou surprendre la bonne foi de quiconque ;

- ne touche pas d'argent dans un service public ou une entreprise privée où sa qualité de journaliste, ses influences, ses relations seraient susceptibles d'être exploitées ;

- ne signe pas de son nom des articles de réclame commerciale ou financière ;

- ne commet aucun plagiat, cite les confrères dont il reproduit un texte quelconque ;

- ne sollicite pas la place d'un confrère, ni ne provoque son renvoi en offrant de travailler à des conditions inférieures ;

- garde le secret professionnel ;

- n'use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée ;

- revendique la liberté de publier honnêtement ses informations ;

- tient le scrupule et le souci de la justice pour des règles premières ;

- ne confond pas son rôle avec celui du policier.

IV - LES METIERS DE LA RADIO ET DE LA TELE

4.1 - Animateur de télévision

Un '''animateur de télévision''' est une personne qui présente ou commente une émission de télévision. Les commentaires peuvent être critiques, calomnieux, animés ou empreints de cordialité. Ils touchent à tous les domaines de l'activité humaine: guerre, activité économique, art, journalisme, etc.

L'animateur de télévision ou le présentateur, anime une tranche horaire, une émission, un spectacle ou un débat. Il présente des reportages, reçoit des invités, impose un style et assure le bon déroulement de son émission. Compétence : Il doit connaître ses sujets afin de poser les bonnes questions pour que l'émission soit vivante. L'esprit de repartie est très important. Ils doivent faire de l'audience.

Il y a autant de façon d'animer une émission qu'il y a de domaines d'activité humaine. Par exemple, un animateur sportif aura habituellement une voix donnant un sentiment de vitalité, alors qu'un animateur d'émission scientifique parlera de façon posée.

Certains animateurs, manquant certains traits habituellement attendus de l'auditoire, chaleur humaine, esthétique et gestuelle par exemple, compensent par des comportements uniques. Par exemple, l'animateur d'une émission à caractère scientifique pourra avoir une voix faible, mais fera preuve d'émerveillement à plusieurs reprises.

4.1.2 Comment devenir animateur de télévision ?

Les animateurs en herbe doivent évidemment travailler leur look et se créer au fil du temps une image qui leur colle à la peau. Tête haute, regard vif et allure " jeune cadre dynamique ", sont les qualités requises pour devenir une personnalité.

Il y a effectivement des impératifs auxquels on ne pourra pas échapper.

Fini le temps des jeans santiago. A présent le costume est de rigueur. Neutre ou vif, coupé, sport ou strict, chacun choisit son modèle suivant son créneau et son âge.

La coupe de cheveux est elle aussi primordiale. Vous devez avoir la nuque et les oreilles dégagées, et respecter une longueur de cheveux raisonnable

Des conseils en forme d'évidence, certes, mais utile d'être rappelés non ? Car l'apparence et le look sont des éléments essentiels pour se faire une place au soleil de la télévision. Plus vous serez sobre et plus les téléspectateurs s'identifieront à vous. Pour un futur animateur/trice télé, il est important de rester près du public, en évitant de paraître supérieur tant dans le langage que dans l'allure. Ne pas oublier que les chaînes de télé ne cherchent pas des mannequins, mais des personnes très naturelles.

La persévérance paye toujours !

Faut-il faire une école pour devenir Animateur de télévision ?

Il existe très peu d'écoles qui préparent au métier d'animateur. Seules certaines écoles de journalisme proposent une spécialisation télévisuelle. En réalité rien ne vous prédestine à devenir animateur de télévision. On le devient très souvent au hasard des rencontres. Comme on dit, il faut être au bon endroit avec les bonnes personnes au bon moment

Le meilleur moyen pour atteindre votre but, est de se présenter à chaque casting, afin de voir quelles sont les difficultés du métier. Il faut savoir que les directeurs artistiques ont, chaque fois, une idée très précise du profil de la personne qui correspond au style de l'émission en question.

ï Activité : En liaison avec le producteur, il conçoit le fil conducteur de l'émission. Il travaille sur documentation ou interviews préalables. Il imagine de nouveaux concepts, apporte de nouvelles idées. Diversifie ses interventions. Qualités : Il possède une aisance verbale et bonne connaissance du média. Il est imaginatif, dynamique, et a une facilité à s'adapter aux invités et aux sujets.

Formation : Il n'existe pas de formation spécifique au métier d'animateur de télévision. Il faut multiplier les stages pour acquérir de l'expérience. Un DEUG Arts option Médiation Culturelle et Communication (MCC) ainsi qu'un IUP Métiers de l'image et du son peuvent être utiles. Des écoles privées de communication forment également au métier d'animateur

ï Environnement : Pour les enregistrements, l'animateur peut travailler dans les studios de télévision ou dans des studios indépendants. La préparation de l'émission se fait soit de chez lui, soit dans les bureaux de la télévision.

4.1.1 Historique

Ce métier remonte à la diffusion des Jeux Olympiques d'été de 1936|Jeux Olympiques vécus dans l'Allemagne nazie. Les premières émissions étaient de nature informatives, puis vinrent les émissions culturelles, chacune demandant un talent différent.

Depuis, le métier a vécu différentes mutations au cours des décennies, s'adaptant aux circonstances du moment. Des spécialistes sont apparus suite à ces adaptations reporter à l'étranger (par exemple, l'assassinat de John F. Kennedy), correspondant de guerre (par exemple, les reportages en direct par CNN lors de la Guerre du Koweït (1990-1991)|première guerre du Golfe), [[critique d'art|critique]] (par exemple, critiques de livres par Bernard Pivot) et animateur d'émission culturelle (par exemple,

Animateur radio

« Causer dans le poste semble facile et accessible à plus d'un. C'est pourtant tout un art ».

Que fait-il ?

Derrière les vitres du studio d'enregistrement radio ou face aux caméras, l'animateur radio semble bien seul. Il doit donner l'impression que tout se passe à merveille, qu'il connaît son sujet sur le bout des ongles. Il n'est pourtant pas seulement un beau parleur. Son rôle est bien plus étendu qu'on ne pourrait le penser. Il est la pierre angulaire de l'émission. Cela demande beaucoup de travail et d'endurance. Chaque animateur radio travaille de manière très différente selon le lieu, la station ou la chaîne, sa notoriété et sa personnalité. Quelques similitudes néanmoins. Où qu'il soit, il prend part au choix ou décide lui-même des thèmes abordés dans son émission, en collaboration avec son équipe et dans la ligne de la radio pour laquelle il travaille. Il a donc son mot à dire dans les choix éditoriaux de l'émission. Son influence est plus ou moins prépondérante selon sa personnalité, sa légitimité et le type d'émission. Le cas échéant, il détermine également les intermèdes musicaux qui rythmeront son programme.

L'animateur en radio comme en télé s'imprègne des sujets qu'il traite dans l'émission, en se documentant et en rencontrant les éventuels intervenants. Il doit bien connaître et comprendre les données du problème, afin de rendre le contenu de l'émission clair et intéressant pour le plus grand nombre. Enfin, l'animateur anime le débat, en expliquant le thème abordés et ses enjeux, en relançant ses invités et les interlocuteurs, notamment les témoins anonymes participant par téléphone.

En ce qui concerne les enregistrements, il peut travailler dans les studios de la radio dans des studios indépendants. La préparation de l'émission se fait soit de chez lui, soit dans les bureaux de la station ou de la chaîne.

SES QUALITÉS
- dynamisme,
- sens de la communication,
- capacités d'adaptation.

Assis dans une sorte d'aquarium, derrière son micro, l'animateur radio relève quotidiennement le défi de divertir le grand public. Il parle, répond aux questions éventuelles des auditeurs, interviewe ses invités, lance les disques... Son temps d'intervention varie généralement entre trois et quatre heures. Le reste du temps, il prépare son émission ou travaille ailleurs.

Depuis 1991, au niveau des radios privées, la jungle s'est installée à travers les émetteurs. Comme le marché n'est pas régulé, c'est aussi la jungle en terme d'emploi pour les animateurs. Ceux-ci sont arrivés par deux filières : les radios libres et les formations. Les émetteurs de radios privées n'avaient pas de filière de formation officielle, ils ont donc formé sur le tas. On assiste néanmoins aujourd'hui à la prise de relais par des écoles.

Compétences techniques de base :

L'animateur doit :

- Recueillir ou rechercher les informations et documentations concernant les programmes et leur contenu (horaires d'intervention, informations à annoncer, contenu des spectacles ou émissions, noms des invités...)

- Préparer les interventions : textes de présentation, interviews ou commentaires.

- Procéder aux annonces ou effectuer l'animation du spectacle ou de l'émission en fonction du programme, des imprévus, des impératifs techniques de réalisation.

Compétences associées

- Posséder une expérience dans un métier de la communication.

- Posséder une expérience de la scène

Compétences liées à l'emploi

- Etre organisé et ponctuel.

- Adapter sa prestation à différents publics et à de nouveaux spectacles.

- Maintenir l'attention du public et mettre en valeur les artistes ou les produits

- Etre capable d'improviser en cas de dysfonctionnement ou d'imprévu.

- Travailler en équipe.

Formations et expérience

Il n'y a pas de conditions strictement définies pour accéder à l'emploi/métier. Une connaissance du milieu reste le meilleur atout pour y accéder. Une expérience de comédien peut faciliter l'insertion. L'accès à cet emploi/métier fait souvent intervenir les caractéristiques personnelles ou physiques des candidats. La formation s'effectue essentiellement 'sur le tas'.

Pour l'auditeur, c'est une voix. De la personne, on ignore tout. Une voix fascinante parfois, d'autant plus attirante que le corps est cachée. Les animateurs sont des conteurs, des charmeurs, mais pas seulement des beaux parleurs. Ils ont une présence. On a rendez-vous avec eux à certains moments de la journée. On croit les connaître à tant boire leur parole. Pour un peu on se croirait intime à force de s'endormir le poste collé contre l'oreille.

Le travail de l'animateur en région est beaucoup plus complexe que dans une grande station. Les équipes sont réduites

et l'animateur concentre, à lui seul, plusieurs rôles.

Tout d'abord il conçoit l'émission, en donne l'idée, le thème, le contenu. Il organise les rendez-vous avec les invités, réalise interviews, reportages et montages. Parfois, il établit même la programmation musicale. Seul l'accès à la console lui est interdit. Là, les conditions de travail sont à la limite de l'amateurisme, mais pour débuter dans le métier, c'est un formidable lieu d'expérimentation.

Il n'y a là rien d'impossible ou d'insurmontable pour ceux qui se sentent une personnalité radiophonique. Le travail et la patience sont les principaux conseils pour réussir dans ce métier qui s'apprend lentement.

4.1.2 Producteur Radio

Ce terme à la radio n'a rien à voir avec l'homme au cigare du cinéma. Le producteur en radio est celui qui amène une idée, pas l'argent ! Il travaille sur des documentaires ou des programmes élaborés. Il propose un sujet d'émission, réalise les interviews, participe au montage puis fait la présentation au moment du mixage. Il peut collaborer à différentes émissions et avoir un statut d'intermittent du spectacle.

Un peu de lecture...

- Animer une radio, Rémy Jounin et Jean-Michel Sauvage, Editions Dixit, 2002 (21 Euros)

- Guide professionnel de la radio et du son, Philippe Chapot et Maurice Chapot, Editions HF, 2003 (68,40 Euros).

- Télévision, Programmes et programmation, Laurent Fonnet, Editions Dixit, 2003 (19 Euros

V - CATEGORIES D'EMISSIONS DE TELEVISION

Il est important de connaître les différentes catégories d'émission que peuvent offrir une télévision. Nous proposons ici une catégorisation définie par le Conseil Canadien de l'Audiovisuel.

Catégorie 1

Nouvelles

Bulletins de nouvelles, manchettes, grands titres. Émissions portant sur des événements locaux, régionaux, nationaux et internationaux. De telles émissions peuvent inclure des bulletins météorologiques et de sport, des nouvelles communautaires ainsi que d'autres éléments ou segments connexes contenus dans les « Émissions de nouvelles ».

Catégorie 2

a) Analyse et interprétation

Émissions sur divers sujets qui incluent des analyses ou des discussions, par exemple, des émissions d'interview variétés ou des tribunes, des émissions d'affaires publiques ou revues, des magazines d'actualité et des documentaires

Cette catégorie exclut les émissions d'information axées principalement sur le divertissement.

b) Documentaires de longue durée

OEuvres originales, autres que de fiction, conçues principalement pour informer, mais qui peuvent aussi instruire et divertir, donnant une analyse critique approfondie d'un sujet ou d'une opinion, d'une durée minimum de 30 minutes (moins un délai raisonnable pour les messages publicitaires, le cas échéant). Ces émissions ne doivent pas être utilisées à des fins commerciales.

Catégorie 3

Reportages et actualités

Émissions mettant l'accent sur la couverture des conférences, des congrès politiques, l'ouverture et la clôture d'événements (incluant les dîners de remise de prix), des débats politiques ainsi que des émissions autres que de divertissement visant à recueillir des fonds.

Catégorie 4

Émissions religieuses

Émissions traitant de religion et d'enseignements religieux, et discussions sur la dimension spirituelle de la personne.

Catégorie 5

a) Émissions éducatives formelles et pour enfants d'âge préscolaire

Émissions offrant des renseignements détaillés sur divers sujets et que le téléspectateur utilise principalement pour acquérir des connaissances. Les émissions peuvent être liées à des programmes d'études établis. Toutes les émissions s'adressant à des préscolaires (âgés de 2 à 5 ans), sauf celles qui se composent principalement de dramatiques.

b) Émissions éducatives informelles/Récréation et loisirs

Émissions offrant des renseignements sur les activités récréatives, les passe-temps et le perfectionnement, les sports récréatifs et les activités de plein air, les voyages et les loisirs, la recherche d'emploi ainsi que les tribunes de nature informative (art de faire).

Catégorie 6

Sports

Émissions en direct ou en direct différé d'événements sportifs et de compétitions, incluant la couverture de tournois professionnels et amateurs. La catégorie inclut également des émissions passant en revue et analysant les équipes/événements de sport amateur ou professionnel de compétition (c.-à-d., émissions d'avant et d'après match, les magazines, les tribunes téléphoniques, les sports scénarisés, les émissions d'interview-variétés, etc.). Cette catégorie inclut les sous-catégories suivantes :

a) Sports professionnels

b) Sports amateurs

Les documentaires sur les questions de sport appartiennent à la catégorie 2. Les émissions de sport de loisir et de récréation appartiennent à la catégorie 5b).

Musique et divertissement

Catégorie 7

Émissions dramatiques et comiques

Productions de divertissement de fiction, incluant des dramatisations d'événements réels. Elles doivent être composées principalement (soit plus de 50 %) de prestations dramatiques. La catégorie 7 inclut les sous-catégories suivantes :

a) Séries dramatiques

b) Séries comiques (comédies de situation);

c) Émissions spéciales, mini-séries et longs métrages

d) Longs métrages diffusés

e) Émissions et films d'animation (excluent les productions infographiques sans intrigue);

f) Émissions de sketches comiques, improvisations, oeuvres non scénarisées, monologues comiques;

g) Autres dramatiques, incluant notamment les lectures, narrations, improvisations, de théâtre en direct non spécialement adaptés pour la télévision, courts métrages expérimentaux et vidéoclips, émissions d'animation continue (par ex., les spectacles de marionnettes).

Catégorie 8

a) Musique et danse

Émissions composées principalement (soit plus de 50 %) de prestations en direct ou préenregistrées de musique et/ou de danse, y compris l'opéra, l'opérette, le ballet et les comédies musicales. La partie prestation exclut les vidéoclips, les voix hors champs ou les prestations musicales utilisées en arrière-fond.

b) Vidéoclips

Films courts ou productions enregistrées sur cassettes vidéos ou extraits de concerts (clips) non spécialement produits pour l'émission dans laquelle ils sont présentés, qui contiennent généralement une pièce musicale accompagnée de matériel visuel.

c) Émissions de vidéoclips

Émissions composées principalement (soit plus de 50 %) de vidéoclips et qui dans certains cas incluent la participation d'un animateur et d'autres éléments de programmation.

Catégorie 9

Variétés

Émissions composées principalement (soit plus de 50 %) de prestations de différents genres (par ex., non exclusivement des prestations musicales ou comiques) comprenant des numéros de chant, de danse, d'acrobaties, de sketches comiques, de monologues, de magie, etc.

Catégorie 10

Jeux questionnaire

Émissions présentant des jeux d'adresse et de chance ainsi que des jeux questionnaires.

Catégorie 11

Émissions de divertissement général et d'intérêt général

Émissions portant surtout sur le monde du divertissement et les artisans de ce milieu. Ces émissions comprennent des profils d'artistes qui peuvent utiliser des séquences promotionnelles, des émissions d'interview-variétés ou d'entrevues, des émissions de remise de prix, des galas et des hommages. Elles comprennent également des magazines axés sur le divertissement, des émissions de collecte de fonds qui incluent des artistes professionnels (par ex., téléthons), les télé-témoignages, y compris des émissions de séquences en direct ou en direct différé sans sections importantes consacrées à une analyse critique ou à une interprétation, et la couverture d'événements communautaires comme les carnavals, les festivals, les défilés et les défilés de mode.

Les émissions composées principalement (soit plus de 50 %) de prestations appartiennent aux catégories 7, 8 ou 9.

Autres

Catégorie 12

Interludes

Productions de moins de cinq minutes, qui ne contiennent pas de publicités et d'autre matériel d'interludes, se composant de matériel qui peut être décrit en vertu des catégories 2 à 11.

Catégorie 13

Messages d'intérêt public

Messages de moins de cinq minutes visant à informer les téléspectateurs de préoccupations d'intérêt public, à encourager le public à appuyer de bonnes causes en l'y sensibilisant ou à promouvoir le travail d'un groupe ou d'un organisme sans but lucratif qui tente d'améliorer la qualité de vie à l'échelle locale, pour l'ensemble de la société ou à l'échelle planétaire. Ces messages incluent les tableaux d'affichage communautaires. Ils ne visent pas à vendre ou à promouvoir des biens ou des services commerciaux. Aucun paiement n'est échangé entre les télédiffuseurs et les producteurs pour leur diffusion.

Lorsque des messages d'intérêt public sont inscrits dans les registres, les heures du début et de fin doivent être inscrites, l'émission doit être classée « PSA » et deux éléments relatifs aux messages doivent être mentionnés : « l'origine » et la « catégorie » (130). Il n'est pas nécessaire d'inscrire d'autre élément.

Catégorie 14

Info publicités, vidéos/films promotionnels et corporatifs

Émissions de plus de 12 minutes qui combinent de l'information et/ou du divertissement avec la vente ou la promotion de biens ou de services et qui forment un tout insécable. Cette catégorie comprend les bandes vidéo et les films de durée variable, produits par des personnes, des groupes et des entreprises pour fins de relations publiques, de recrutement, etc.

Catégorie 15

Matériel d'intermède

Émissions ne dépassant jamais 30 minutes et qui visent à combler le temps d'antenne entre la présentation des émissions principales par les titulaires de services payants et spécialisés autorisés à distribuer du matériel d'intermède, et incluent du matériel faisant la promotion d'émissions ou de services fournis par la titulaire.

V - VOIE DANS LA PRATIQUE DES MEDIAS

La méthode est basée sur l'association de deux savoirs professionnels : le travail de la voix et les techniques des comédiens voix-off.

? La méthode des coachs vocaux

Apprentissage des techniques vocales (respiration, articulation, diction, relaxation, gestion du stress et du trac).

? La méthode des professionnels des médias et de la voix-off

Mise en situation réelle en studio (secrets et astuces des animateurs radio/télé, et des comédiens).

De nos jours, le stress et notre façon de vivre au quotidien sont tels que la plupart d'entre nous ont pris cette fâcheuse habitude de respirer uniquement avec le haut du corps.

Or, lorsque l'on est amené à utiliser professionnellement sa voix, cette respiration devient vite usante, et pour le corps et pour les cordes vocales. Il est donc important de retrouver une respiration plus centrée, naturelle, et plus calme, qui nous permettra d'utiliser notre outil vocal plus longtemps, dans des conditions optimales.

Le programme se déroule en 2 parties :

? Une partie axée sur la respiration, la gestion du stress

? Une partie axée sur la technique vocale, le placement de la voix

Objectifs
- Ecouter son corps

- Gérer son souffle, sa respiration

- Canaliser l'énergie

- Développer son oreille aux différentes musiques vocales

- Optimiser, placer sa voix

Et, bien évidemment, les exercices de respiration et de relaxation doivent être travaillés à la maison !

:

? Relaxation
exemple : l'élève est allongé sur le dos, il prend conscience de sa respiration abdominale naturelle

? Methode « felden kreiss »

Exemple : l'élève apprend à utiliser son squelette pour se détendre

? Canaliser l'énergie

Exemple : travail sur la poussée abdominale, l'élève apprend à « tenir » et « lâcher » son ventre

:

? Musique vocale

Exemple : travail sur lecture d'un texte avec un métronome

? Articulation

Exemple : l'élève doit pouvoir parler distinctement, la langue sortie !

? Placer sa voix

Exemple : travail sur voix de gorge, voix de tête, etc.

Le pouvoir de la voix pour mieux communiquer !

? Maîtrisez votre voix

? Gérez votre stress et votre trac

? Exprimez-vous avec aisance et conviction

Objectifs

- Parler avec aisance et conviction

- Gérer son stress, son trac et ses émotions

- Développer son charisme par la voix

- Avoir la répartie nécessaire à chaque situation

- Apprendre à diriger sa pensée

- Placer sa voix, apprendre à respirer, à mieux articuler

- Valoriser les mots clés de son discours

- S'inscrire dans une logique de réussite...

Prendre la parole en public avec aisance et conviction

Vaincre la peur de s'exprimer devant une assemblée, réussir ses présentations et exposés, apprendre à mener ses entretiens en s'adaptant à chaque situation et réagir avec assurance...

Gérer son trac et son stress

Travailler la confiance en soi, apprendre à se relaxer, à respirer et à bien placer sa voix.

Apprendre à se servir de ses émotions pour qu'elles ne soient plus gênantes mais productives.

Lorsqu'un comédien voix off interprète une « pub promo », il devient le vendeur d'une marque. Il doit alors poser sa voix, être tonique, sourire, et appuyer sur les mots.

Le commercial a le même objectif : vendre.

? Partie I :

Mise en condition réelle

? d'un discours commercial, avec ou sans micro

? - Lecture de textes spécifiques, discours, présentations... devant micro et/ou caméra

Partie II :

? Débriefe & Perfectionnement

? - Réécoute, diagnostic et exercices pratiques

? - Secrets et astuces de l'optimisation d'un discours commercial

? Partie I :

Exercices de respiration

Relaxation, détente, canalisation de l'énergie

- Écouter son corps

- Gérer son souffle, sa respiration

- Canaliser son énergie

? Partie II :

Exercices de Technique Vocale :

- Rythmique, articulation, placement de sa voix

- Optimiser et placer sa voix

- Acquérir une fluidité dans son discours

- Apprendre à diriger sa pensée Valoriser les mots clés

- Méthode basée sur la lecture intensive de textes publicitaires et de discours commerciaux devant micro.

- Mise en pratique des acquis

VII - LA PROGRAMMATION DANS LES MEDIAS

Aujourd'hui, nous ne pouvons plus considérer la télévision et la radio comme un art ou un simple média. Il s'agit davantage d'une entreprise de communication et de spectacle, tributaire du marché et du public. La concurrence entre les différentes chaînes généralistes, privées ou publiques, les amène à créer leur identité propre et à rationaliser leur activité :

La programmation télévisuelle prend alors tout son sens. Si, à l'origine, elle se résumait à un simple art de la rencontre entre les émissions et les publics, elle fait, à présent, partie intégrante de la stratégie des chaînes. En effet, le coeur de l'activité d'une chaîne de télévision réside dans sa capacité à sélectionner et à assembler des programmes afin de composer une grille. Sous cet angle, la programmation peut être définie comme une technique de planification : il s'agit d'ordonnancer plusieurs émissions dans un tout structuré et cohérent, plus communément appelé « antenne ». Si, à une époque, il était possible de programmer uniquement

à partir d'intuitions, c'est aujourd'hui un art subtil. Art de l'équilibre, pour ne pas dire du compromis, car il résulte à la fois des techniques de marketing - proposer au public ce qu'il désire - et de l'invention créatrice - le captiver par ce qu'il n'attend pas. La programmation télévisuelle est devenue un processus complexe qui nécessite, afin d'en comprendre les tenants et les aboutissants, de revenir sur ses origines et son mode de fonctionnement.

Pour l'entreprise de télévision, la programmation est le moyen essentiel pour rationaliser son activité. Dans le cas théorique de chaînes publiques sans ressources publicitaires, elle est le moyen d'assumer leur vocation de service public en permettant l'accès du plus large public à leurs programmes. Pour les chaînes privées commerciales, elle est le moyen de rendre les audiences isomorphes à celles visées par les annonceurs afin de justifier les tarifs des créneaux publicitaires. On peut ainsi dégager deux grandes fonctions de la programmation télévisuelle : la création de l'identité d'une chaîne et le moyen de financer son activité.

7.1. Programmation et identité des chaînes

Toute chaîne de télévision doit pouvoir en permanence justifier son existence et marquer sa différence par rapport aux chaînes concurrentes. La politique de programmation est l'instrument fondamental qui doit permettre de forger l'identité de la chaîne et de fidéliser les téléspectateurs. Le concept d'identité peut être défini dans ce contexte comme une stratégie déployée afin de permettre à chaque chaîne d'apparaître unique et différente, voire la meilleure.

Il est logique que l'âme d'une chaîne s'exprime à travers sa programmation. Cette affirmation de son identité est fondamentale pour une chaîne de télévision, car cela lui permet non seulement d'attirer un genre d'annonceurs mais également de réaliser les meilleures audiences possibles. En effet, il ne suffit pas pour une chaîne de présenter de bons produits aux téléspectateurs, encore faut-il qu'ils s'intègrent parfaitement dans le projet éditorial que constitue la grille des programmes. Cette grille, loin d'être un simple agrégat de produits autonomes, est un ensemble articulé dans lequel chacune des émissions prend sa valeur à travers les relations établies avec les autres composantes (Lochard, 1995).

Programmer revient donc à créer un produit dont la somme est supérieure aux parties qui le composent. La programmation prend alors tout son sens dans sa vision globaliste, au sens philosophique du terme. La grille doit correspondre à un concept cohérent de chaîne. C'est par la recherche et la préservation de cette cohérence que la télévision a évolué du support au média.

N'importe quel programme ne peut-être diffusé sur n'importe quelle chaîne, même en choisissant soigneusement l'horaire. Pouvons-nous imaginer un seul instant TVT, chaîne de service public, diffuser un film pornographique, même à une heure tardive ?

La recherche d'audience n'est pas alors la principale motivation, il s'agit plutôt de conforter l'image de marque de la chaîne. Les Américains ont baptisé ce mécanisme branding. Pour Abbe Raven, célèbre programmateur américain [12] , « Créer une marque de reconnaissance pour votre chaîne est déterminant dans l'environnement d'aujourd'hui et les programmes phares sont à ce titre d'une grande aide ». La programmation revient donc à un acte technique qui traduit une politique éditoriale elle-même inscrite dans un projet d'entreprise. Celui-ci peut alors varier d'une entreprise à l'autre. Nous pourrions alors penser que les chaînes de télévision publiques ou privées se caractérisent voire se différencient par leur politique de programmation. Dans les faits, on constate que les mécanismes de programmation sont communs à la plupart des chaînes, les grilles qui fixent les rendez-vous réguliers au public étant quasiment identiques. Malgré tout, les choix de programmation répondent également à des considérations diverses, variables selon les chaînes : audience, mission de service public, contraintes publicitaires, stratégies de différenciation ou d'imitation.

7.2. Programmation et annonceurs

La programmation télévisuelle poursuit également un autre but : proposer les meilleurs créneaux aux annonceurs. En effet, chaque chaîne tente d'élaborer des programmes capables de satisfaire à la fois leur clientèle et leurs prescripteurs. Il s'agit des annonceurs pour les chaînes commerciales et d'une combinaison subtile entre les annonceurs et les pouvoirs publics dans le cas des chaînes d'État.

Dans cette optique, la logique de programmation des chaînes généralistes vise à rejoindre les audiences les plus massives pour atteindre certains objectifs, ceux des annonceurs. Ainsi, l'une des cibles les plus recherchées demeure la

« Ménagère de moins de 50 ans » qui représente une minorité des téléspectateurs mais que 70 % des annonceurs veulent séduire parce qu'elle influe directement sur les achats du ménage. Il est évident que cette volonté aura des répercussions sur le choix de programmes et leur ordonnancement, ce qui permet de mieux saisir l'expression « la dictature des ménagères».

La télévision généraliste à finalité commerciale présente donc un biais dans sa programmation dite tout public puisqu'une hiérarchie s'est établie en fonction de la valeur relative de la cible.

7.3. La programmation télévisuelle : une arme stratégique dans la guerre des chaînes

La situation n'est pas vraiment différente en ce qui concerne les chaînes publiques. La publicité à la télévision publique et celle sur les chaînes privées a fait glisser leur logique de programmation vers une approche nettement commerciale des publics.

* Programmation et marketing

Si la télévision de l'offre fonctionne de haut en bas, selon un système pyramidal, la télévision de la demande s'articule sur le schéma inverse, de la base vers le haut. Il ne s'agit plus alors de seulement contenter son public, mais de l'analyser finement afin qu'il s'accroisse. La télévision étant devenue une véritable entreprise de communication tributaire du marché, il s'agit avant tout de séduire le public, de le fidéliser comme un consommateur. Il est donc nécessaire de connaître et d'analyser les comportements de l'audience. À cette fin, on passe au crible les goûts, les modes de vie et les attentes des téléspectateurs. Ceux-ci sont ensuite rassemblés selon des groupes cibles plus ou moins intéressants pour les annonceurs.

C'est à ce moment que le marketing entre en jeu.

Le marketing des programmes et de la programmation s'est très longtemps satisfait d'études de nature quantitative. L'industrie de la télévision, financée majoritairement par des ressources publicitaires, a développé un marketing réactif reposant sur un arsenal d'outils quantitatifs précis et sophistiqués qui mesurent avec précision l'audience des écrans publicitaires et des programmes. Cette estimation de la performance permet entre autres d'adopter une attitude réactive : changement de programmation, réajustement de la géométrie des grilles et des contenus.

Pour aller au-delà des indications données par les chiffres d'audience, ceux-ci sont couplés avec des analyses qualitatives afin de savoir quels genres de personnes regardent la télévision à tel moment et d'apprécier les logiques d'enchaînement des programmes et les parcours des publics. La programmation peut ainsi s'appuyer notamment sur des données d'audience et des études sociologiques, par exemple sur l'utilisation des temps de loisir, la présence des individus à leur domicile ou le temps d'écoute. La très grande majorité des études aussi bien quantitatives que qualitatives reposent sur l'exploitation du Médiamat et du système Viewtime [14] .

Parmi les méthodes qualitatives, les groupes projectifs sont privilégiés. Ces derniers permettent de connaître l'évolution des opinions et d'explorer de façon assez profonde les mécanismes de production des opinions ainsi que les attitudes et les comportements des téléspectateurs. Avant de lancer une émission, les chaînes réalisent des études de marché et des tests d'émissions.

Un échantillon de téléspectateurs visionne une émission, le but n'est pas de savoir combien de personnes ont aimé ou non le programme proposé, mais de remonter un certain nombre d'axes, de pistes pour optimiser l'émission. Plus rarement, on ajoute à cette technique de groupe des entretiens individuels.

D'une part, les professionnels préfèrent les dynamiques de groupe qui se révèlent plus riches en information, d'autre part, le délai entre le moment où la chaîne obtient le pilote et sa diffusion a tendance à se raccourcir.

Deux autres types d'études qualitatives sont également utilisés, les études sémiologiques et l'approche par sociostyles.

Les premières permettent de bien comprendre, sur le plan esthétique et sur le plan des mécanismes narratifs, la manière dont est reçu ou compris un programme. Ainsi, la sémiologie étudie, à partir du programme lui-même et de la manière dont il est réalisé, les effets de sens qu'il produit de façon implicite et explicite. Cette méthode apporte des informations précieuses sur le sens produit par les programmes et sur les manières dont ce sens est susceptible d'être décodé.

Enfin, l'approche par socio-styles dresse une typologie des publics définie à partir du regroupement de traits de caractère communs. Cela permet de tracer des profils qualitatifs d'audience très proches des modes de vie des publics et ainsi de mieux savoir quels produits leur proposer.

Les programmateurs disposent aussi d'autres sources de renseignements dont les abonnements aux organismes d'étude de l'audience.

7.4. Les règles de la programmation

Longtemps décrite comme le domaine de l'intuition, du pragmatisme et du bon sens, la programmation a ensuite été formalisée jusqu'à ce que des règles émergent (Dagnaud, 1990). Elles forment maintenant une véritable grammaire d'assemblage des programmes avec une syntaxe et un sens général. Le respect de ces règles et l'utilisation des outils mis à la disposition des programmateurs permettent la construction de la grille des programmes des chaînes de télévision, privées ou publiques.

La programmation d'une chaîne de télévision se fait par étapes. Premièrement, il faut établir les grandes lignes de la politique générale des programmes, c'est le temps des inflexions majeures de la politique des programmes.

En suite, il s'agit de traduire ces orientations dans une grille, on attribue à tel type de programmes les différentes cases horaires des jours de la semaine. La grille est normalement établie pour une saison, avec des modifications éventuelles lors des fêtes de fin d'année.

Les programmes prévus aux heures de grande écoute sont naturellement ceux qui définissent le mieux les points forts de la politique des programmes.

Enfin, il faut prévoir quelques semaines à l'avance des émissions précises qui seront diffusées dans les cases de la grille ainsi que des programmes de remplacement pour pallier les hypothétiques défaillances techniques ou humaines.

La programmation consiste à rechercher la meilleure adéquation entre des produits donnés et les disponibilités d'un public potentiel à un moment donné ce qui laisse présager un certain nombre de contraintes. En effet, le programmateur n'est pas un ordonnateur libre, livré à sa subjectivité, il doit, au contraire, démontrer son objectivité face à des réalités intangibles. En plus des contraintes communes à toute entreprise comme le budget et les ressources humaines, il rencontre des contraintes propres à la télévision, par exemple les achats et la production, en plus de la législation qui réglemente son activité.

7.5. Programmation et législation

Les chaînes doivent respecter un certain nombre d'obligations imposées par l'État par le biais de la Haute Autorité de l'Audiovisuel (HAAC).

L'activité d'une chaîne de télévision est tout d'abord régie par un cahier des charges élaboré lors de sa création. De plus, les chaînes sont contraintes de respecter ce qui est communément appelé les sept règles d'or de la programmation, autant de contraintes provenant de l'État.

Voir code de la HAAC

Quelques règles à observer :

1. Les chaînes sont soumises à un quota de 60 % de diffusion d'oeuvres françaises et européennes afin de limiter la présence de programmes nord-américains dans les grilles.

2. Les films ne peuvent être diffusés les mercredi et vendredi après 22 h 30 (sauf le ciné-club) ni le samedi en Prime Time.

3. Les différentes organisations politiques doivent être équitablement présentes à l'antenne, surtout dans les périodes électorales.

4. Les chaînes doivent signaler aux téléspectateurs les programmes qui peuvent heurter la sensibilité du jeune public.

5. Le nombre de coupures publicitaires doit être limité.

6. La publicité doit être absente lors des émissions. La marque d'un produit ne doit pas être citée ou apparaître à l'écran.

7. Les programmes des différentes chaînes doivent être connus quinze jours à l'avance.

7.6. Les contraintes fonctionnelles de la programmation

Le programmateur rencontre également de nombreuses contraintes liées au fonctionnement même de l'activité télévisuelle.

Le programmateur doit faire face à un certain nombre de contraintes financières, éditoriales, administratives, et la confection d'une grille de programmes aboutit à une solution de compromis qui doit offrir des gages d'équilibre et de cohérence

En effet, pour le téléspectateur, cette grille intervient comme une assurance de continuité qui lui propose un quadrillage du temps télévisuel articulé autour de moments forts ; les fameux carrefours de programmation qui divisent les journées en diverses périodes

Profession : programmateur

Le métier de programmateur acquiert ses lettres de noblesse durant les années 1980 avec l'arrivée des chaînes commerciales et la formalisation d'un faisceau de règles permettant aux chaînes d'atteindre leur public. Cette fonction est rapidement devenue prépondérante au sein des chaînes de télévision. Il n'existe pas de formation spécifique pour les programmateurs qui sont habituellement recrutés parmi les praticiens de la télévision, souvent qualifiés de « magistère de la culture télévisuelle » (Dagnaud, 1990). Programmer étant pratiquement toujours le fruit d'un travail collectif, il est difficile d'en attribuer le mérite à un individu ou à une fonction particulière dans l'organigramme.

La question concerne autant les directeurs généraux, les directeurs du marketing et des études, le directeur des programmes et, enfin, le directeur de la programmation qui entretiennent un dialogue permanent afin d'élaborer un projet éditorial. Celui-ci est ensuite concrétisé par les services concernés, en particulier le service de la programmation et le service du marketing et des études. Ceux-ci ont pour fonction d'organiser, d'évaluer et de réajuster la programmation à la lumière des réactions et des attentes du public.

Le programmateur participe donc à la définition de la ligne éditoriale de la chaîne, supervise la sélection des achats, oriente les investissements de production, les planifie dans le temps et peut intervenir sur tous les contenus hormis l'information. Comme stratège et tacticien dans l'ordonnancement des programmes, c'est lui qui élabore la grille des programmes. Son rôle se définit comme l'organisateur des rencontres entre des programmes et le public et s'apparente à celui d'un média-planner dans une agence de publicité, car en jouant sur des paramètres temporels, il doit veiller à assurer la meilleure adéquation entre les émissions et les cibles que sont les téléspectateurs.

Le programmateur dispose de plus en plus d'outils qui lui permettent de mieux cerner les goûts du public. Il n'ordonnance plus simplement des émissions produites par les unités de programmes de la chaîne, mais, à l'affût du public, il devient également demandeur auprès des producteurs d'émissions qui, selon lui, intéresseront les cibles privilégiées de sa chaîne. La fonction de programmateur est donc progressivement passée de celle d'un simple technicien qui agence les flux constitués indépendamment de lui, à celle de définisseur des besoins et commanditaire de contenus devant être conformes aux standards de la grille et aux objectifs d'audience.

Aujourd'hui, la programmation affirme se fonder sur une connaissance sociologique approfondie du public et de ses goûts et même pouvoir anticiper les aspirations des téléspectateurs.

D'après les programmateurs, leur expertise repose avant tout sur leur connaissance du public. Le terme « expertise » prend ici toute son importance, car ils sont convaincus d'être des experts de la société contemporaine. Ils pensent en effet que, plus que tout autre produit culturel, la télévision révélerait la nature profonde du public. Cette monomanie du public révèle le mode de pensée des programmateurs pour qui la télévision n'est plus un simple support de produits, comme elle pouvait l'être durant le monopole du service public, mais bien davantage un objet relationnel. Ainsi, la programmation tente maintenant de dépasser la notion de télévision comme support de l'information pour atteindre celle de média qui fait partie intégrante du processus de communication.

Deux autres éléments ressortent de la logique des programmateurs :

1) la télévision n'est pas destinée à remplir une mission pédagogique ;

2) sa finalité n'est pas la connaissance en soi. Bien entendu, tous s'entendent pour dire que la télévision doit ouvrir sur le monde, informer, faire réfléchir, mais sur le mode du plaisir. La télévision répondrait donc à une autre aspiration que celle du savoir, soit à celle de combler des besoins plus ludiques. Le téléspectateur attendrait avant tout du divertissement et de l'évasion et la télévision généraliste ne pourrait se soustraire à la demande du public.

Les journalistes

Leur travail est de trouver des idées de reportages, d'effectuer des recherches et entrevues et de présenter le tout sous une forme intéressante. Ils sont souvent spécialisés dans un domaine particulier, par exemple la politique, la culture ou la santé. Certains médias peuvent même avoir une section « Jeunesse ». Si ce n'est pas le cas, repérez qui est habituellement en charge de reportages pouvant concerner les jeunes, peut-être un journaliste qui couvre les affaires municipales, l'éducation ou les affaires sociales.

La plupart des salles de nouvelles passent à leurs journalistes des commandes de reportages qu'ils doivent réaliser, après la recherche de base nécessaire, en identifiant et contactant des sources.

Les journalistes sont également ouverts aux suggestions de reportages que peuvent leur faire lecteurs, spectateurs et autres intervenants. Comme une bonne histoire leur donne une longueur d'avance sur la concurrence, ils sont toujours intéressés par une idée nouvelle ou un angle original.

Les rédacteurs en chef

Ce sont eux qui décident en dernier lieu si une histoire mérite ou non d'être couverte.

Ils supervisent les journalistes et sont responsables du contenu du journal ou de l'émission et doivent être toujours parfaitement au courant des reportages en cours et de la manière dont ils sont traités.

La plupart des journaux, magazines et stations de radio et de télévision ont des rédacteurs en chef adjoints, ou responsables de section, qui affectent les journalistes à la couverture de certains sujets de reportages et déterminent souvent l'angle à adopter ou même les personnes à interviewer.

Ce sont les rédacteurs en chef qui évaluent le résultat final et doivent donner leur approbation avant publication ou diffusion.

Qu'est-ce qu'une nouvelle ?

C'est une information qui doit être à la fois d'actualité et intéressante. Une nouvelle sur l'environnement et une autre sur les Oscars peuvent mériter toutes les deux d'être rapportées, mais pour des raisons différentes.

En théorie du moins, l'objectif d'une nouvelle est d'informer. C'est le travail de tous les médias de tenir les gens au courant de ce qui se passe, sur le plan local, national et international. Dans ce sens, leur tâche est d'intérêt public.

Mais les médias sont aussi une industrie et, comme toute industrie, ils doivent faire des profits pour survivre. Leurs revenus viennent essentiellement de la publicité et, comme le public a maintenant accès à de multiples sources d'information, la concurrence est rude pour s'accaparer la plus grande part possible du marché publicitaire. C'est particulièrement vrai pour les entreprises privées, mais aussi pour les sociétés d'État (comme Radio-Canada) qui ont, elles aussi, besoin d'un maximum d'audience pour attirer les revenus publicitaires nécessaires à leur survie.

Les médias ont tous un public à satisfaire et rivalisent les uns avec les autres pour répondre à ce qu'ils pensent être le désir de leurs « clients ». Parfois, bien sûr, ce sera de bons reportages, honnêtes et basés sur les faits. Mais il arrive trop souvent qu'ils privilégient les histoires courtes et spectaculaires, les images sexy, provocantes ou choquantes : crimes, morts, désastres et tragédies, violence, confrontations et controverses, ou n'importe quoi d'autre susceptible d'attirer lecteurs ou spectateurs. À la limite (comme dans les quotidiens et certaines émissions de télévision), les « nouvelles » ne sont plus qu'une autre forme de divertissement à caractère sensationnel

Quels défis doivent relever les journalistes ?

Le manque de temps est un aspect inévitable du métier de journaliste : le rythme quotidien des journaux et des bulletins de nouvelles impose des échéances serrées. Le matin, à 9 h, un reporter de radio ou de télévision peut par exemple se voir commander un reportage (ou deux), qui doit être prêt à diffuser au bulletin de 18 h.

Les reporters doivent avoir terminé interviews et rédaction dans le milieu de l'après-midi pour qu'on ait le temps de revoir, couper et monter enregistrements et images. Les heures de tombée des journaux sont un peu plus souples, étant donné que la majorité d'entre eux sont imprimés la nuit. Les journalistes ont parfois jusqu'à 23 h avant de rendre leur texte.

C'est pour cette raison que les conférences de presse bien planifiées ont généralement lieu le matin, entre 9 h et 11 h, pour laisser le temps aux journalistes d'y assister, puis d'interviewer d'autres sources avant de revenir à la salle de nouvelles pour préparer et écrire leur reportage.

Ce type d'horaire complique la tâche des journalistes qui désirent interviewer des jeunes et faire valoir leur point de vue dans un reportage. La plupart sont à l'école durant la journée et donc inaccessibles.

Tous les reportages, bien sûr, ne sont pas réalisés en une seule journée. Certains plus approfondis, qui étudient une question sous différents angles, peuvent prendre plusieurs jours et même des semaines de recherche, d'écriture ou d'enregistrement, de révision et de production.

Les grands reportages offrent aussi aux journalistes l'occasion de prendre plus de temps pour explorer une question et en offrir une analyse plus réfléchie.

La recherche d'information

Le journaliste professionnel traditionnel est accoutumé à certaines sources d'information dont il a généralement le privilège : dépêches d'agences de presse, conférences de presse, revues de presse,... Pour des raisons pratiques et budgétaires, le journaliste au Togo investit assez rarement le "terrain"

Aujourd'hui, même si ces sources n'ont pas disparu, elles sont complétées par l'immense espace d'information, en grosse majorité publiquement et gratuitement accessible, que constitue l'Internet. Actuellement, il est tout à fait possible d'écrire de nombreux articles sans quitter son écran. C'est à la fois une chance extraordinaire et un danger certain, si on ne prend pas garde à préserver un minimum de critique et de déontologie.

Sur Internet, non seulement l'information est abondante, mais elle est d'une grande fraîcheur. Les dernières statistiques sur l'âge des pages Web, comprenons ici le temps écoulé depuis leur mise en ligne, révèle un médium très dynamique. Des 1,6 milliards de pages globalement recensées, 71 % sont en ligne depuis moins d'un an. Pratiquement tous les médias traditionnels et agences de presse ont aujourd'hui leur pendant digital, tandis que d'autres acteurs profitent de l'émergence des nouvelles technologies de communication pour s'imposer comme producteurs de contenus.

Dans sa recherche d'information, le journaliste est largement aidé par Internet : , en ligne, et en ligne, en ligne, listes de discussion,... sont autant de sources d'information à portée de la main. Sans compter le grand nombre de personnalités physiques ou morales accessibles par le réseau !

L'information est à portée de la main, certes, mais elle n'est pas toujours crédible ni bien documentée. D'où l'importance pour le journaliste, en tant que collecteur d'information, de redoubler de prudence et d'appliquer les règles traditionnelles de recoupement et de . D'où l'importance pour ce même journaliste, en tant que diffuseur d'information, d'assurer sa crédibilité par la qualité de sa documentation, de ses références et, en particulier, par une grande rigueur dans la .

2  Rien que la vérité ou toute la vérité ?

 Le débat que le journaliste mène avec sa conscience est âpre, et multiple, d'autant plus que son métier est plus flou, et doté de moins de règles, et pourvu d'une déontologie plus flottante que beaucoup d'autres.

 En apparence, l'objectif est clair, autant que le serment d'Hippocrate : dire la vérité, rien que la vérité, toute la vérité, comme le témoin devant le tribunal. Mais à ce témoin, le président du jury ne demande que la vérité qui lui a été humainement perceptible, celle qu'il a pu appréhender en un certain lieu, à une certaine heure, relativement à certaines personnes. Au journaliste est demandée une vérité plus ample, complexe, démultipliée.

En rentrant de déportation, Léon Blum, qui avait été longtemps journaliste, déclarait devant ses camarades qu'il savait désormais que la règle d'or de ce métier n'était pas « de ne dire que la vérité, ce qui est simple, mais de dire toute la vérité, ce qui est bien plus difficile ».

Mais qu'est-ce que « toute la vérité », dans la mesure d'ailleurs où il est possible de définir « rien que la vérité »?

L'interrogation du journaliste ne porte pas seulement sur la part de vérité qui lui est accessible, mais aussi sur les méthodes pour y parvenir, et sur la divulgation qui peut être faite.

Le journalisme dit « d'investigation » est à l'ordre du jour. Il est entendu aujourd'hui que tous les coups sont permis. Le traitement par deux grands journalistes du Washington Post de l'affaire du Watergate a donné ses lettres de noblesse à un type d'enquête comparable à celle que pratiquent la police et les services spéciaux à l'encontre des terroristes ou des trafiquants de drogue.

Mais c'est la pratique de la rétention de l'information qui défie le plus rudement la conscience de l'informateur professionnel. Pour en avoir usé (et l'avoir reconnu...) à propos des guerres d'Algérie et du Vietnam, pour avoir cru pouvoir tracer une frontière entre le communicable et l'indicible, pour m'être érigé en gardien « d'intérêts supérieurs » à l'information, ceux des causes tenues pour « justes »,

Connaissant ces règles, le journaliste constatera que son problème majeur n'a pas trait à l'acquisition mais à la diffusion de sa part de vérité, dans ce rapport à établir entre ce qu'il ingurgite de la meilleure foi du monde, où abondent les scories et les faux-semblants, et ce qu'il régurgite. La frontière, entre les deux, est insaisissable, et mouvante. Le filtre, de ceci à cela, est sa conscience, seule.

Charte des devoirs professionnels des journalistes français

(juillet 1918, révisée en 1939)

Un journaliste, digne de ce nom

- prend la responsabilité de tous ses écrits, même anonymes ;
- tient la calomnie, les accusations sans preuves, l'altération des documents, la déformation des faits, le mensonge pour les plus graves fautes professionnelles ;
- ne reconnaît que la juridiction de ses pairs, souveraine en matière d'honneur professionnel ;
- n'accepte que des missions compatibles avec la dignité professionnelle ;
- s'interdit d'invoquer un titre ou une qualité imaginaires, d'user de moyens déloyaux pour obtenir une information ou surprendre la bonne foi de quiconque ;
- ne touche pas d'argent dans un service public ou une entreprise privée où sa qualité de journaliste, ses influences, ses relations seraient susceptibles d'être exploitées ;
- ne signe pas de son nom des articles de réclame commerciale ou financière ;
- ne commet aucun plagiat, cite les confrères dont il reproduit un texte quelconque ;
- ne sollicite pas la place d'un confrère, ni ne provoque son renvoi en offrant de travailler à des conditions inférieures ;
- garde le secret professionnel ;
- n'use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée ;
- revendique la liberté de publier honnêtement ses informations ;
- tient le scrupule et le souci de la justice pour des règles premières ;
- ne confond pas son rôle avec celui du policier.

 

Les radios du Togo

La liste de toutes les radios qui émettent sur le territoire togolais

Nana FM /Privée commerciale Créée le 2 novembre 1999 BP 6035 Lomé Grand Marché de Lomé 220 12 02 / 220 12 03 905 80 30 / / Peter Dogbé, Directeur

Tropik FM/Privée Commerciale Créée en décembre 1995 BP 2276 Lomé 145 Boulevard Jean Paul II 226 11 11 990 77 72 / Tchalao Issa, DirecteurRadio Maria[1] / Privée Confessionnelle (catholique) Créée en mars 1997 Lomé Séminaire Jean paul II Hédzranawoé 226 11 31 226 11 88 / / Père Faustin Yigbé

Radio Kara / Publique Locale 10 juil 1975 BP 21 Kara Kara 660 60 66 / 660 14 41/ 660 60 60 / Lémou K. Kalambani Directeur

Carré Jeune / Privée Educative Créée en novembre 1999 Non / Lomé 225 97 87 904 17 64 carrejeune@yahoo.fr

Foli Amagli, Directeur

Radio Christ / Privée Confessionnelle /Créée en mars 2002 BP 13853 Lomé Lomé 221 44 44 946 69 81

Luc Adjaho

Radio Delta Santé / Privée Locale Commerciale Créée en juillet 1998 Non Aného 331 05 73 904 50 73

Ampah K. Johnson, Directeur

Radio Sperenza / Privée Locale Commerciale Créée en novembre 1999 BP 22 Tabligbo Tabligho 331 03 85

Tovi Lokossou

Radio Peace FM / Privée Locale Commerciale Créée en octobre 2000 BP 638 Kpalimé 441 09 80 08 02 76 radiopeacefm@hotmail.com

Radio Rurale / Privée Communautaire / Créée en 2002 Non Notsè 226 25 59 904 94 11

Anani Messa-Gavo

Radio Excelsior / Privée Locale Commerciale Créée en mai 1998 BP 239 Atakpamé 440 10 20 901 35 44 radexcel@hotmail.com /    Elpidio Vital Olympio

Radio Méridien / Privée Locale Commerciale Créée en février 2000 BP 346 Sokode 550 06 72

Radio Bassaria / Privée Locale Commerciale Créée en juin 2000

Bassar 663 09 81 663 01 02 / Lantame Gomina

Radio La Voix de l'Oti / Privée Locale Commerciale Créée en février 2002 Non Mango 771 72 87 905 64 39 lavoixdeloti@yahoo.fr    Mahamadou N'dambara

Kanal FM

Privée Commerciale Créée en août 1997 BP 6035 Lomé Boulevard Circulaire 221 33 74 / 905 54 82/ 945 46 10

kanalfm@cafe.tg

Modeste Messavussu Akue, Directeur

Radio Nostalgie Lomé

Privée Commerciale Créée en février 1996 BP 13836 Lomé 14 avenue de la Victoire 222 25 41 222 07 76 nostalgie@nostalgie.tg

www.nostalgie.tg

Flavien Johnson, Directeur

Radio Zéphyr

Privée Commerciale Créée en février 2001 Lomé Tokoin Aéroport 226 50 36 226 06 06 zephyr@zephyr.tg

www.zephyr.tg

Augustin Sizing, Directeur

Radio Zion

Privée Confessionnelle Créée en avril 1999 Lomé 250 65 99 222 08 94 904 13 11

Me Kodjo Adanleté Adjaho, Directeur

Radio X-Solaire

Privée Commerciale Créée en janvier 2000

Lomé 222 30 48 222 31 42 xsolaire@yahoo.fr

Akue Miwonovi, Directeur

Radio Fréquence 1

Privée Commerciale Créée en 2002 Non Lomé 221 97 69 222 59 54 frequence1@yahoo.fr

Kouanvi Sodji, Directeur

Radio Lumière

Privée Locale Commerciale Créée en décembre 2001

Aného 331 06 03 946 82 56 radiolumiereaneho@yahoo.fr

Agbena Kossigan Zinsou, Directeur

Radio Horizon La Voix du Zio

privée associative communautaire Créée en mars 1998 BP 124 Tsevie Tsevie 330 43 01 / 330 01 02 / Cél : 903 09 48 philiptogbe@hotmail.com horizonvz@yahoo.fr

Philippe K. Togbe, Directeur exécutif

Radio La Voix du Plateau

Privée Locale Commerciale Créée en août 2000 BP 06 Danyi Danyi 447 50 24 09 17 44 ced@laposte.tg

Komla Adanlessossi

Sky FM Privée Locale Commerciale Créée en mars 2002 BP 243 Badou Badou 443 00 60 990 10 25

Yao Amedjenou

Radio Cosmos

Privée Locale Commerciale Créée en novembre 1999 BP 53 Sotouboua 553 01 82 553 00 93 apcdcosmos@hotmail.com

Banawaï Takouda

Radio Espoir Plus

Privée Locale Commerciale Créée en décembre 2000

Sokode

Dovi Houndole

Radio Réveil

Privée Locale Commerciale Créée en juin 2002 Non Bassar 663 01 04 904 32 48 Non Non Tchapou Agba

Radio Courtoisie

Privée Locale Commerciale Créée en juin 2000 Dapaong 770 82 22 905 05 25 courtoisiefm92@yahoo.fr Abalo Keleou

Sport FM

Privée Sportive Créée le 15 septembre 2001 BP 8675 Lomé Tokion Habitat Lomé 221 28 93 / 222 31 82 904 42 08 fenofoot@yahoo.fr

www.sportfm.com

Blaise Amédodji

Radio Avenir

Privée Commerciale Créée en mai 1998 Caisse Lomé 221 03 01

radioavenir@yahoo.fr

Kpélé-Koffi Ahoumey-Zunu, Directeur

Radio Tchaoudjo

Privée Commerciale Créée en mars 1994

Sokodé 550 03 92 946 44 14 radiotchaoudjo@yahoo.fr

Tchagnaou Kpegouni

Radio Métropolys

Privée Commerciale Créée en février 2000 Lomé 222 86 81 904 65 60

Komlan Eklou

Radio Providence

Privée Commerciale Créée en février 2002 BP 6217 Lomé Lomé 226 19 15 945 93 57

Théophile Komlan Gbeblewou, Directeur

Radio Citadelle

Privée Locale Commerciale Créée en novembre 2000 BP 06 Vogan Vo 3330097

rcv@voila.fr Jean Gbati, Directeur

Radio Planète +

Privée Locale Associative Créée en octobre 1998 BP 247 Kpalimzé Kpalimé 441 08 19 Bonaventure Moto

Radio La Voix de Haho

Privée Locale Commerciale Créée en 2001 BP 87 Notsè 442 03 21 / 906 1370

marcelfofo@yahoo.fr

Kodjo Daga

Radio Fantazia

Privée Locale Commerciale Créée en septembre 2001 Non Badou 440 14 99 440 05 91

Folly Assion

Radio Espoir 2000

Privée Locale Commerciale Créée en juin 2000 BP 01 Sotouboua 553 00 73 John Garba

Radio Kéran

Privée Locale Commerciale Créée en juin 2002 Non Kantè 667 00 71 901 68 81

Assine PoloGnanle

Radio Assafa

Privée Locale Commerciale Mars 2005 BP 632 Kara 6601699/ 9472265

Mustapha Ndjendu

Radio Venus

Privée Locale Commerciale Septembre 1999
  BP 687 Sokodé 5510182

radiovenus@epals.com

Djondja Sibabi

Radio Djabal Nour

Privée Confessionnelle Créée en novembre 1998 Non Lomé 223 33 31 904 40 38

Salé Maradi, Directeur

Radio Evangile

Privée Confessionnelle (chrétienne) Créée en avril 1995 BP 2313 Lomé Lomé 225 44 95 225 92 81 Pasteur Emmanuel Kiemtore

Radio Togo

Publique Nationale Créée en 1953 BP 434 Lomé Lomé 228 221 2492 228 221 3673 radiolome@yahoo.fr

www.radiolome.tg

Amévi Dablah, Directeur

Radio Bonne Nouvelle

Privée Commerciale Créée en juillet 2000 Lomé 222 19 24 222 17 22

Frank-Do Fiancy, Directeur

Radio Jaal Haq FM

Privée Confessionnelle Créée en février 2002 BP 478 Lomé Lomé 222 01 06

Aboudou Domingo, Directeur

Radio La Voix de Vo

Privée Locale Commerciale Créée en novembre 2000 Non Vo 333 20 00

lavoixdevo@yahoo.fr

Léon Amégnran directeur

Radio Zion

Privée Locale Commerciale Créée en juin 2000 BP 13853 Kpalimé 441 09 15

Emmanuel Kounougna

Radio la Voix de la Moisson finale

Privée Locale confessionnelle Créée en septembre 2001 BP 08 Notsè Notsè 442 03 59

Pasteur Minornutsikpor Kodjo Awity

Radio Catholique

Privée Locale Confessionnelle Créée en juillet 2001 BP 11 Badou Badou 904 14 77 440 05 91

Mawuéna Kokou Atakpa

Radio Jeunesse

Privée Locale

Créée en juin 1998 BP 826 Sokode 550 11 47

radio-jeunesse@caramail.com

Fousséni Saibou

Radio Tabala

Privée Locale Commerciale Créée en janvier 2001 BP 620 Kara 660 05 72 904 41 83 Non

tabalafm@yahoo.fr

Pérézi Kao

Pagouda Radio

Privée Locale Commerciale Créée en 2002 Non Pagouda 664 00 31

Délé Bamaze

Television

TEVEVISION TOGOLAISE (TVT)

Adresse : Lomé Tél. 22153 56/Fax 221 53 57

Statut : public

Directeur : Kouessan Yovodevi

Création : 1973

Site :

TV 2 (Télévision deuxième)

Adresse : Hotel du 2 février

Statut : indépendant

Directeur : Ouro Bang'na

Création : 2001

Programme :

Radio télévision Delta Santé (RTDS )

Adresse : Immeuble BTCI Lomé

Statut : indépendant

Directeur : Johnson Arthur

Création : 22 aout 2001

TV7

Adresse : Tokoin Hôpital Lomé

Tél./Fax 221-06-07

Statut : indépendant

Directeur : Joël SODJI

Création :

Programme :

Code de déontologie

Le droit à la libre expression, à l'information et à la critique est un droit fondamental de tout citoyen. Du droit du public à connaître les faits et les opinions résultent des devoirs et des droits des journalistes. Les associations nationales de journalistes, en créant le 05 novembre 1999, l'observatoire Togolais des Médias (OTM), ont marqué leur engagement pour une presse libre et responsable au Togo. Les membres de ces associations nationales de presse sont convaincus que leur devoir à l'égard du public prime sur toutes les responsabilités, en particulier à l'égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics. La mission qui incombe aux journalistes ne peut être assurée que sur la base du respect des règles de la profession. Par conséquent les journalistes togolais ont décidé ce jour, d'élaborer un code de déontologie et de le faire respecter par tous les média. Tous les journalistes et techniciens de la communication, souscrivent à la présente obligation et s'engagent à l'observer, rigoureusement, dans l'exercice de leurs fonctions.

I-Des devoirs. Les devoirs essentiels du journaliste togolais, dans la recherche, la collecte, le traitement, l'impression et la diffusion de l'information sont :

Article 1-De la responsabilité. Le journaliste assume la responsabilité de ses écrits. Il publie uniquement les informations dont la source, la véracité et l'exactitude, sont établis. Le moindre doute l'oblige à s'abstenir ou à émettre des réserves selon les formes professionnelles requises. Le traitement des information susceptibles de mettre en péril la société, requiert du journaliste, une grande rigueur professionnelle et au besoin une certaine circonspection.

Article 2- De la liberté d'informer. Le journaliste défend la liberté de presse et d'expression conformément à la constitution togolaise comme étant un droit inaliénable du peuple.

Article 3- Du respect de la vérité. Le droit du public à des informations exactes, quelles que soient les conséquences est sacré. La calomnie, les accusations sans preuves, l'altération de documents, la déformation des faits, les mensonges, sont des fautes professionnelles graves pour un journaliste.

Article 4- Du respect dû à la vie privée d'autrui. Le journaliste respecte le droit de l'individu à la vie privée et à la dignité. La publication des informations touchant à la vie privée d'autrui, ne peut se justifier que par l'intérêt du public. Il s'interdit la calomnie, la diffamation, l'injure et les accusations sans fondement

. Article 5- Du droit de réponse. Les informations inexactes ou fausses doivent être spontanément rectifiées. Des personnes injustement mises en cause, ont droit à la réparation par le droit de réponse. Le droit de réponse est garantie aux personnes physiques et morales. Le droit de réponse ne peut s'exercer que dans l'organe qui a publié l'information contestée.

Article 6- De la dignité professionnelle. Le journaliste dans l'exercice de ses professions est tenue de refuser de l'argent ou tout autre.

Article 7- Du plagiat. Le journaliste s'interdit le plagiat. Il citera toujours les sources dont il produit un quelconque texte.

Article 8- du secret professionnel. Le journaliste doit garder le secret professionnel. Quelles que soient les menaces qui pèsent sur lui, il ne divulgue pas les sources des informations obtenues.

Article 9- Séparer les commentaires des faits. Le journaliste est libre de prendre position sur n'importe quelle question. Mais il a l'obligation de séparer le commentaire des faits pour ne pas induire le public en erreur. Dans le commentaire, le journaliste est tenu au respect d'équilibre.

Article 10- Séparer l'information de la publicité. L'information et la publicité doivent être séparées. Le journaliste ne doit pas confondre son rôle à celui du propagandiste ou du publicitaire. Par conséquent, il ne doit recevoir aucune consigne directe ou indirecte du propagandiste ni du publicitaire.

Article 11- S'interdire des méthodes déloyales. Le journaliste ne doit pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des images et des documents.

Article 12- De l'incitation à la haine raciale, éthique et religieuse. Le journaliste doit s'abstenir de publier toute information pouvant inciter à la haine tribale, raciale et religieuse. Il doit proscrire toute forme de discrimination et s'interdire de faire l'apologie du crime.

Article 13- Du refus du sensationnel. Le journaliste s'interdit des titres sensationnels sans commune mesure avec le contenu des publications. Le journaliste doit s'interdire des titres et des images choquantes.

Article 14- de l'identité de l'information. Le journaliste est responsable de ses publications, du choix des photographies, des extraits sonores, des images et de son commentaire. Il signale de façon explicite un reportage qui n'a pas pu être filmé mais qui a été reconstitué, soit scénarisé. Il signale qu'il s'agit d'images d'archives, d'un « faux direct » ou d'un direct, d'éléments d'informations ou de publicité.

Article 15- De la protection des mineurs. Le journaliste respecte et protège les droits des mineurs en s'abstenant de publier leurs images et de révéler leur nom.

Article 16- De la confraternité. Le journaliste doit rechercher et entretenir la confraternité. Il n'utilise pas les colonnes des journaux ou des antennes à des fins de règlement de compte avec des confrères. Le journaliste ne sollicite pas la place d'un confrère, ne provoque pas son licenciement en proposant de travailler à sa place à des conditions inférieures.

Article 17- De la compétence et de l'expérience. Avant d'aborder un sujet, le journaliste doit tenir compte de ses capacités. Il n'abordera un thème qu'après avoir réuni le maximum de documentation et fait des recherches et enquêtes. Le journaliste doit constamment rechercher l'excellence dans ses écrits. En conséquence, il doit constamment améliorer ses talents et ses connaissances en participant aux sessions de formation de journalistes.

Article 18- Du respect de la légalité. Tout journaliste doit se faire le devoir de respecter scrupuleusement les règles énoncées ci-dessus. Tout manquement aux dispositions du présent code de déontologie expose son auteur à des sanctions disciplinaires. Le journaliste doit accepter la juridiction de ses pairs ainsi que les décision issues des délibérations des instances d'autorégulation. Le journaliste est tenu de connaître la législation.

II Des droits

Tout journaliste, dans l'exercice de sa profession peut revendiquer les droits ci-après :

Article 19- Du libre accès aux sources d'information. Le journaliste a droit d'accès à toutes sources d'informations et le droit d'enquêter librement sur toutes les questions portant sur la vie publique. La raison d'État et les secrets des affaires publiques, ou privées, ne peuvent en ce cas, être opposés au journaliste par exception et en vertu des motifs clairement exprimés.

Article 20- Du refus de la subordination. Le journaliste a le droit de refuser toute subordination qui serait contraire à la ligne éditoriale de l'organe d'information auquel il collabore.

Article 21- Du recours à la clause de conscience. Le journaliste ne peut être contraint à accomplir un acte professionnel ou exprimer une opinion contraire à sa conviction ou à la conscience. Dans ce cas, il invoque la clause de communication avec tous les droits y afférents.

Article 22- Des changements et modifications. L'équipe de la rédaction d'un organe de presse doit être obligatoirement informée de toute décision importante de nature à effectuer durablement la vie de l'entreprise de presse.

Article 23- De la rémunération. En considération de la délicatesse de sa fonction et de ses responsabilités le journaliste a droit, non seulement aux bénéfices des conventions collectives, mais aussi à un autre contrat individuel assurant sa sécurité matérielle et morale, ainsi qu'à une rémunération correspondant au rôle qui est le sien et pour garantir son indépendance économique.

Article 24- De la sécurité du journaliste. Le journaliste muni de sa carte de presse a droit partout à la sécurité de sa personne, de son matériel de travail, à la protection légale et au respect de sa dignité.

Article 25- Dispositions finales. Les présentes dispositions servent de code de déontologie et d'éthique professionnelle aux journalistes et techniciens de la communication du Togo.

L'Observatoire Togolais des Média (O.T.M), est chargé de veiller à son application.

Administration des médias

HAUTE AUTORITE DE L'AUDIOVISUEL ET DE LA COMMUNICATION(HAAC)

BP : 4869, Lomé

Tél/Fax :

Création : juin 1996.

Composition : 9 membres dont 5 sont désignés par l'Assemblée Nationale et 4 par le Président de la République

Président : Philippe Evegnon

CODE DE LA PRESSE ET DE LA

COMMUNICATION

Titre I. de l'exercice du droit de la communication

chapitre i - de la liberté de presse

Article premier

La presse écrite et la communication audiovisuelle sont libres.

Article 2

Cette liberté s'exerce dans le respect notamment :

- de la déontologie en matière d'information et de communication ;

- de la dignité de la personne humaine ;

- de la libre entreprise ;

- du pluralisme des courants de pensée et d'opinion ;

- des impératifs de la défense nationale et de la sécurité ;

- des besoins du service public ;

- de la nécessité du développement d'une industrie de production audiovisuelle.

Article 3

L'Etat togolais garantit à toute personne vivant sur le territoire national le droit d'être informé, d'informer et d'accéder aux sources et aux moyens d'information dans le respect des lois relatives à la communication.

L'Etat et les collectivités territoriales doivent favoriser l'exercice du droit à l'information.

Article 4

L'Etat prendra toutes mesures susceptibles d'assurer à tout organe d'information, public ou privé, écrit ou audiovisuel, l'égalité et la libre concurrence afin de faciliter la mission d'intérêt général de la presse et des autres moyens de communication et d'information.

Aucune personne physique ou morale ne peut contrôler directement ou indirectement plus de 20% des titres publiés ou des stations de radio ou de télévision.

Article 5

L'Etat consent à la presse des avantages d'ordre économique et financier qui peuvent se présenter sous forme d'aides à la collecte et à la transmission des informations au moyen de tarifs préférentiels ou de détaxe en matière de téléphone, de télécopie, de courrier, de transport, de bandes, de cassettes, de compact disc et autres.

Les conditions et modalités de répartition des divers avantages et aides sont fixées par décret en conseil des ministres.

Article 6

Les entreprises de presse pouvant bénéficier des avantages d'ordre économique prévus aux articles 4 et 5 du présent code doivent remplir les conditions ci-après :

- avoir un caractère d'intérêt général quant à la diffusion de la pensée (instruction, éducation, information, distraction de public) :

- satisfaire aux dispositions du présent code notamment celles des articles 10, 13, 14, 24 et 41 ;

- paraître régulièrement ;

- ne pas consacrer plus du quart (1/4) de sa surface rédactionnelle ou du temps d'antenne à la publicité ou aux annonces.

Titre II. Du journalisme et de la déontologie DU

JOURNALISME

section i - des definitions

ARTICLE 7

On entend par presse écrite, au sens du présent code, toute publication

telle que journal écrit, magazine, cahier ou feuille d'information produite

et destinée au public.

Les publications sont nationales ou étrangères.

PARAGRAPHE I - DES PUBLICATIONS NATIONALES

ARTICLE 8

Les publications nationales sont les publications des entreprises publiques ou privées ayant leur siège au Togo.

ARTICLE 9

Toute publication nationale doit mentionner les noms et qualités de ceux

qui en ont la direction.

Le directeur de tout périodique d'information générale ou politique doit

utiliser à temps plein des journalistes détenteurs de la carte professionnelle délivrée par la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication.

Lorsque le périodique est publié par une personne morale, le directeur doit être chois, selon le cas, parmi les membres du conseil d'administration ou du comité directeur.

Le nombre de journalistes détenteurs de la carte professionnelle doit être au moins égal au tiers (1/3) de l'équipe rédactionnelle permanente employée dans chaque publication.

Pour les publications employant moins de trois (03) journalistes à plein temps dans la rédaction, l'un d'eux est obligatoirement un journaliste détenteur de la carte professionnelle.

Article 10

La majorité des propriétaires, associées, actionnaires, commanditaires, bailleurs de fonds ou autres participants à la vie financière d'une publication nationale doit être de nationalité togolaise. Sa participation doit être au moins égale à 51% du capital social.

Dans le cas des sociétés par actions, celles-ci doivent être nominatives.

Article 11

Les personnes jouissant d'une immunité à quelque titre que ce soit ne peuvent exercer les fonctions ci-après :

- directeurs et co-directeurs de publication ;

- directeurs et co-directeurs de radiodiffusion et de télévision

- adjoints aux directeurs ;

- rédacteurs en chef.

PARAGRAPHE II - DES PUBLICATIONS ETRANGERES

Article 12

Sont qualifiées de publications étrangères, les publications des entreprises de nationalité étrangère dont le siège est établi à l'étranger.

Article 13

La distribution, la mise en vente ou la circulation au Togo des publications étrangères sont libres.

Toutefois, elles peuvent faire l'objet d'une interdiction par décision de justice sur réquisition du procureur de la République lorsqu'il y a violation d'une des dispositions du présent code.

SECTION II - DE LA DECLARATION DE PARUTION DES PUBLICATIONS NATIONALES

Article 14

Toute publication nationale est soumise, aux fins de l'obtention d'un récépissé, à une déclaration faite par écrit, signée du directeur de la publication.

Le directeur d'une publication doit :

- être de nationalité togolaise ;

- jouir de ses droits civils et politiques.

Tout périodique doit faire mention de son tirage sur tous les exemplaires de chacune de ses livraisons.

Article 15

La déclaration, faite en quatre (04) exemplaires sur papier timbré, est adressée à la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication ci-après désignée la Haute Autorité.

Elle doit comporter :

- le titre, la ou les langues et la périodicité de publicité ;

- le nom et l'adresse du propriétaire ainsi que ceux du directeur de la publication ;

- le siège de l'organe ;

- la raison sociale de la personne morale.

Article 16

Le choix du titre d'un journal ou écrit périodique est libre.

Cette liberté s'exerce dans le respect notamment :

- de la dignité de la personne humaine ;

- des impératifs de la défense nationale.

Le titre ne doit pas créer de confusion avec le titre d'un journal ou écrit périodique existant.

Les titres qui ne sont pas utilisés depuis trois ans sans motifs retombent dans le domaine public

Lorsque le titre est exprimé dans une autre langue, le déclarant, au moment de la déclaration, est tenu d'en donner la traduction dans la langue officielle.

Article 17

Le directeur de la publication doit joindre à la déclaration les documents ci-après :

- une copie légalisée de son certificat de nationalité ;

- une copie légalisée de son acte de naissance ou toute pièce en tenant lieu ;

- un extrait de son casier judiciaire datant de moins de trois (03) mois ;

- la justification de l'accomplissement des formalités légales de constitution dans le cas des personnes morales.

Article 18

Après vérification du dossier de déclaration, la Haute Autorité, avant de délivrer le récépissé, s'assure que le déclarant satisfait aux dispositions de l'article 9.

Elle adresse pour information un exemplaire du dossier de déclaration aux services et institutions ci-après :

- ministère chargé de la communication ;

- ministère de l'intérieur ;

- procureur de la République près le tribunal dans le ressort duquel est fait la déclaration.

Article 19

Toute modification relative aux formalités de déclaration prévues aux articles 15, 16 et 17 sera déclarée à la Haute Autorité dans les quinze (15) jours qui suivent la modification.

SECTION III - DE L'IMPRESSION DES PUBLICATIONS NATIONALES

Article 20

L'impression d'une publication nationale est libre de toutes contraintes sous réserve des dispositions de l'article 21 du présent code.

Article 21

Toute publication nationale doit porter l'indication du nom et de l'adresse de l'imprimeur.

L'inobservation de cette prescription est punie dans les conditions définies à l'article 72 du présent code.

SECTION IV - DE LA DISTRIBUTION DE LA PRESSE

Article 22

Le distributeur d'une ou de plusieurs publications est tenu d'en faire la déclaration doit à la mairie, soit à la préfecture ou à la sous-préfecture de son domicile ou de sa résidence.

La déclaration doit comporter :

- les noms et prénoms du distributeur ;

- les date et lieu de sa naissance, sa nationalité, sa profession et son domicile.

Il sera délivré au déclarant dans un délai de huit (08) jours un récépissé à produire à tout contrôle.

Article 23

Le colporteur travaille sous la responsabilité du distributeur qui lui établit une carte professionnelle qu'il présente à toute réquisition.

SECTION V - DE L'AFFICHAGE

Article 24

Dans chaque localité ou commune, le préfet ou le maire désignera des endroits exclusivement destinés à recevoir les affiches et actes émanant de l'autorité publique.

Dans ces endroits ainsi réservés, l'apposition d'affiches particulières est interdite.

SECTION VI - DU DEPOT LEGAL

Article 25

Les imprimés et écrits de toute nature (livres, périodiques, brochures, estampes, cartes postales illustrées, affiches, cartes de géographie, bulletins, annuaires, revues ou autres), les oeuvres musicales, photographiques, phonographiques ou audiovisuelles, mis publiquement en vente, en distribution, en diffusion par tout procédé de communication et de transmission, par tout support informatique et multi-média, sont soumis à la formalité du dépôt légal.

Le sont également les oeuvres mises en location ou cédées pour la reproduction.

Article 26

Ne sont pas soumis au dépôt légal :

- les travaux d'impression dits « administratifs » tels que modèles, formules ou factures, états, actes, registres et autres ;

- les travaux d'impression dits de « ville » tels que lettres, cartes d'invitation, d'avis, d'adresse, de visite et enveloppes à en-tête ;

- les travaux d'impression dit « de commerce » tels que tarifs, instructions, éthiques, cartes d'échantillons et autres ;

- les bulletins de vote et les titres de valeur financière.

Article 27

Le dépôt légal doit être effectué par l'imprimeur, le producteur, l'éditeur ou le distributeur conformément aux dispositions des articles 31 et 32 du présent code.

Article 28

Les exemplaires déposés doivent être conformes aux exemplaires courants édités, imprimés, fabriqués, mis en vente, en location ou distribution, en vue de leur diffusion ou de leur reproduction et de nature à en permettre leur conservation.

Article 29

Tous travaux de fabrication d'oeuvres graphiques, photographiques, phonographiques ou audiovisuelles soumis à l'application des dispositions de l'article 25 du présent code, doivent être inscrits, selon le cas, soit par l'imprimeur, soit par le producteur, soit par l'éditeur, soit par le distributeur sur des registres prévus à cet effet.

Chaque inscription est affectée d'un numéro d'ordre suivant une série ininterrompue.

Article 30

Sur tous les exemplaires d'une oeuvre produite ou reproduite en République togolaise, périodique ou non, soumise au dépôt légal, doivent figurer les mentions suivantes :

1- le nom du producteur, de l'éditeur ou du directeur et le cas échéant, le siège de l'entreprise

2- l'imprimerie, sa raison sociale et son siège ;

3- la date de création ou d'édition de l'oeuvre ;

4- la mention « dépôt légal » suivie de l'indication de l'année et du trimestre au cours desquels le dépôt légal doit être effectué ;

5- le numéro d'ordre de la série des travaux de l'imprimeur et de l'éditeur.

S'agissant des photographies, mention peut être uniquement faite du nom ou de la marque de l'auteur, le cas échéant du cessionnaire de droit à la reproduction, ainsi que la mention de l'année de la création.

Les oeuvres sonores, musicales et les oeuvres photographiques peuvent porter uniquement le nom ou la marque du fabricant du support matériel de l'oeuvre, le nom de ou des auteurs, du ou des compositeurs et de l'interprète, le titre de l'oeuvre, la mention « dépôt » suivie de l'indication de l'année et du trimestre au cours desquels le dépôt légal est effectué ainsi que le numéro d'ordre de la série des travaux du fabricant.

Toutes les mentions énumérées dans les alinéas précédents du présent article doivent figurer, soit sur la page portant le titre de l'ouvrage ou des périodiques, soit sur l'une des pages suivantes, soit à la fin du texte ou sur l'une des pages suivant le texte.

Pour les oeuvres sonores, musicales et les oeuvres photographiques, les estampes, gravures, phonographes, images, cartes postales et cartes de géographies, les mentions doivent être apposées soit au recto soit au verso.

Article 31

Le dépôt légal de toute oeuvre imprimée, produite ou reproduite en République togolaise incombe, selon le cas, à l'imprimeur ou au producteur et a lieu dès l'achèvement du tirage ou de l fabrication. Le dépôt par l'imprimeur de toute oeuvre graphique non périodique doit être effectué en deux (2) exemplaires au ministère de la Communication, en deux (2) exemplaires au ministère de l'intérieur et quatre (4) exemplaires à la bibliothèque nationale.

Le dépôt de tout écrit périodique a lieu dès la fin du tirage par l'imprimeur ou le directeur de la publication en cinq (5) exemplaires au ministère de la Communication, en deux (2) exemplaires au ministère de l'intérieur, en deux (2) exemplaires à la Haute Autorité et en quatre (4) exemplaires à la bibliothèque nationale.

Quant aux oeuvres photographiques, phonographiques non musicales, périodiques ou non, leur dépôt doit être effectué par le producteur en deux (2) exemplaires au ministère de la Communication, en deux (2) exemplaires au ministère de l'intérieur et en quatre (4) exemplaires à la bibliothèque nationale.

Le dépôt d'une oeuvre imprimée produite ou reproduite à l'étranger mais éditée en République togolaise incombe à l'éditeur dans les mêmes conditions prévues aux paragraphes précédents, ou à l'imprimeur, u producteur ou u directeur de la publication.

Dans le cas des partitions ou d'oeuvres sonores musicales produites ou reproduites en République togolaise, le dépôt en quatre (4) exemplaires doit être effectué au ministère de la Communication et au ministère de l'Intérieur, et ce avant toute mise à disposition du public.

Article 32

Le dépôt de toute oeuvre imprimée ou reproduite à l'étranger, introduite en République togolaise et mise publiquement en vente, en location ou en distribution gratuite, incombe au distributeur avant toute mise à disposition du public.

Le dépôt de toute oeuvre graphique, photographique, phonographique, non musicale, périodique ou non, paraissant à l'étranger et introduite en République togolaise, doit être effectué en deux (2) exemplaires au ministère de la Communication, en un (1) exemplaire au ministère de l'Intérieur, en deux (2) exemplaires à la Haute Autorité, en deux (2) exemplaires au parquet de la République et en deux (2) exemplaires à la bibliothèque nationale.

Par ailleurs, le dépôt de tout écrit périodique édité à l'étranger et devant être mis à la disposition du public est effectué en quatre (4) exemplaires au ministère de la Communication, en deux (2) exemplaires au ministère de l'Intérieur, en deux (2) exemplaires à la Haute Autorité, en deux (2) exemplaires au parquet de la République et en deux (2) exemplaire à la bibliothèque nationale avant la mise en vente.

Lorsqu'il s'agit des publications ou des oeuvres sonores musicales, produites à l'étranger et introduite en République togolaise, le dépôt en quatre (4) exemplaires est effectué par le distributeur au ministère de la Communication.

Article 33

En cas d'inexécution totale ou d'exécution partielle des dépôts prescrits par le présent code, il pourra être procédé par le ministère de l'Intérieur au prélèvement d'office auprès du distributeur ou à l'achat dans le commerce des exemplaires non déposés de l'oeuvre et ce, aux frais de la personne physique ou morale soumise à l'obligation du dépôt légal.

Cette disposition est sans préjudice des peines prévues à l'article 72 de la présente loi.

CHAPITRE III - DE LA COMMUNICATION AUDIOVISUELLE

SECTION I - DES DEFINITIONS

Article 34

Est considérée comme communication audiovisuelle toute diffusion sur le territoire national, par un procédé de télécommunication, de signes, d'écrits, d'images ou de sons, d'information ou de message de toute nature à l'intention du public.

Article 35

Dans le cadre du présent code, le mot « communication » couvre également toute émission sur le territoire national d'images, toute publication ou diffusion d'information par satellite, câbles, réseau de transmission de données, téléphone ou par toute autre nouvelle technologie d'information ou de communication destinée au public.

SECTION II - DES CONDITIONS D'EXPLOITATION DE L'AUDIOVISUEL

Article 36

Les entreprises publiques et privées de radiodiffusion ou de télévision ont pour objectifs :

- d'informer ;

- d'éduquer ;

- de distraire ;

- de véhiculer les cultures.

Article 37

L'espace de diffusion national et le spectre radio électrique sont la propriété de l'Etat qui peut en attribuer, pour une durée déterminée, une partie pour exploitation à des personnes physiques ou morales dans les conditions prévues par la réglementation en vigueur.

Article 38

Dans toute exploitation de radio ou de télévision privée, quelle qu'en soit la forme, 51% au moins du capital social doivent être détenus par les nationaux et 80% du personnel doivent être des togolais.

Article 39

Le directeur d'une radio ou d'une télévision doit être de nationalité togolaise, être majeur et jouir de ses droits civils et politiques.

Article 40

Toute demande d'autorisation d'installation et d'exploitation de radio ou de télévision privée doit être adressée à la Haute Autorité de l'audiovisuel et de la communication aux fins d'établir le cahier des charges qui définit notamment :

- la durée et les caractéristiques du programme ;

- les zones géographiques et les catégories de services ;

- la puissance du matériel de diffusion ;

- le temps consacré à la publicité, aux émissions parrainées ainsi que les modalités de leur insertion dans les programmes ;

- les compensations financières à payer à l'administration

- la part du chiffre d'affaires à consacrer aux développements du patrimoine culturel national et à la promotion d'une industrie locale de production audiovisuelle ;

- la diffusion de programmes éducatifs et culturels ainsi que d'émissions sur la protection de l'enfance ;

- la diffusion de programmes relatifs à la protection et à la sauvegarde de l'environnement ;

- les pénalités en cas de non-respect des obligations conventionnelles.

Article 41

Les demandes d'autorisation sont accompagnées des fiches techniques et des formulaires dûment remplis dont les renseignements portent sur :

- l'objet et les caractéristiques générales du service ;

- les caractéristiques techniques d'émission ;

- la composition du capital ;

- la liste des administrateurs ;

- les comptes prévisionnels d'exploitation.

Article 42

Les stations de radiodiffusion et de télévisions privées sont tenues de diffuser un quota de productions nationales fixé par la Haute Autorité.

Article 43

Toute émission radiodiffusée ou télévisée au Togo doit être enregistrée et conservée aux archives de la station pendant au moins quatre vingt dix (90) jours. L'inobservation de cette prescription est punie conformément à l'article 72 du présent code.

CHAPITRE IV - DES RECTIFICATIONS ET DU DROIT DE REPONSE

SECTION I - DES RECTIFICATIONS

Article 44

Toute assertion ou déclaration mal transcrite ou mal reproduite dans une publication fait l'objet de rectification à la demande de l'intéressé dans les conditions prévues à l'article 45 du présent code.

Article 45

Le directeur de la publication est tenu d'insérer gratuitement dans le prochain numéro les rectifications susceptibles de rétablir la vérité des faits. L'insertion de celles-ci devra être faite à la même place et dans les mêmes caractères que l'article incriminé.

La rectification ne doit pas dépasser en espace l'article qu'elle corrige. L'adresse, les salutations, les réquisitions d'usage ne sont pas comptées dans la rectification.

SECTION II - DU DROIT DE REPONSE

Article 46

Toute personne physique ou morale ayant fiat l'objet d'une information contenant des faits erronés, des assertions ou des déclarations malveillantes de nature à causer un préjudice moral ou matériel, dispose d'un droit de réponse.

Article 47

La réponse doit être publiée dans un délai de deux jours après sa réception pour un quotidien, et dans le numéro suivant pour les autres périodiques de la presse écrite.

Article 48

Si la personne visée par l'information contestée est décédée, incapable ou empêchée par une cause légitime, la réponse peut être faite en ses lieux et place par ses ayants droit ou ses répondants.

Article 49

La publication ou la diffusion de la réponse peut être refusée si une réponse a déjà été publiée ou diffusée à la demande de l'une des personnes autorisées conformément à l'article 48 du présent code.

Article 50

En ce qui concerne la radio et la télévision, la publication ou la diffusion de la réponse doit être faite dans les quarante huit (48) heures après réception de la demande d'exercice de ce droit.

Article 51

En cas de refus ou de silence dans le délai imparti, le plaignant peut saisir la Haute Autorité qui se prononce dans un délai de quinze (15) jours à compter de sa saisine. Lorsque la demande n'est pas satisfaite par la Haute Autorité, le plaignant peut saisir le président du tribunal de première instance d'une requête. Il en est de même lorsque la décision de la Haute Autorité n'intervient pas dans un délai de quinze (15) jours à compter de sa saisine.

Article 52

La requête, pour être recevable, doit être déposée auprès du président du tribunal dans les trente (30) jours à compter de l'expiration du délai imparti à la Haute Autorité pour se prononcer.

Article 53

Le président du tribunal statuant en matière de référé, peut ordonner sous astreinte la diffusion de la réponse.

TITRE II - DU JOURNALISTE ET DE LA DEONTOLOGIE DU JOURNALISME

CHAPITRE I - DE LA QUALITE DE JOURNALISTE

Article 54

Est journaliste, toute personne qui a pour occupation principale, régulière et rétribuée, la recherche, la collecte, la sélection, l'exploitation, la publication et la présentation de l'information dans une ou plusieurs publications quotidiennes ou périodiques, dans une ou plusieurs entreprises de communication audiovisuelle, dans une ou plusieurs agences de presse ou dans un service d'information.

Article 55

Sont assimilés aux journalistes, les collaborateurs directs de la rédaction tels que les rédacteurs - traducteurs, les rédacteurs - réviseurs, les sténographes - rédacteurs, les dessinateurs à l'exclusion des agents de publicité et de tous ceux qui n'apportent, à un titre quelconque, qu'une collaboration occasionnelle.

Article 56

Le correspondant de presse, qu'il travaille sur le territoire national ou à l'étranger, est journaliste, s'il remplit les conditions définies à l'article 54 du présent code.

Article 57

Le correspondant de presse de nationalité étrangère exerçant sur le territoire national ne peut se faire délivrer une carte professionnelle de journaliste que s'il remplit les conditions relatives à l'immigration.

Article 58

Le journaliste privé est placé sous le régime du code du travail et des textes relatifs à la communication en vigueur sur le territoire national pour ce qui concerne ses droits et devoirs lorsqu'il exerce dans le cadre d'une entreprise privée.

Le journaliste, agent de l'Etat, est soumis aux dispositions applicables à la profession dans la fonction publique et aux autres textes relatifs à la communication et à la profession.

Article 59

Toute personne répondant aux conditions définies aux articles 54, 55, 56 et 57 du présent code peut se faire délivrer la carte professionnelle de journaliste.

Article 60

Les conditions de délivrance, de retrait, de renouvellement et de suspension de la carte professionnelle de journaliste ainsi que les droits et devoirs du titulaire de cette carte sont fixés par la loi.

CHAPITRE II - DE LA DEONTOLOGIE DU JOURNALISME

Article 61

Le journaliste ou le technicien de la communication doit exercer sa profession dans le respect des règles et de la déontologie du journalisme. A cet effet, il doit traiter et donner l'information dans le respect scrupuleux de l'objectivité et de l'impartialité.

Article 62

La calomnie, les accusations sans preuves, l'altération des documents, la déformation des faits, constituent des pratiques contraires à la déontologie du journalisme.

Article 63

Le journaliste ou le technicien de la communication doit exercer sa profession avec dignité, probité et honnêteté.

Sont incompatibles avec l dignité professionnelle :

- la signature d'articles de publicité rédactionnelle ;

- le plagiat ;

- la reproduction ou la citation de teste sans indication des auteurs ;

- l'acceptation de tout avantage pécuniaire indu ;

- la signature d'articles d'un autre auteur ;

Article 64

Le journaliste ou le technicien de la communication ne peut être contraint d'accepter de diffuser des informations contraires à la réalité, ou d'exprimer une opinion contre son intime conviction.

Article 65

Tout journaliste qui se trouverait en désaccord avec l'entreprise employeur peut invoquer la clause de conscience prévue à l'article 64 ci-dessus et prendre l'initiative de la rupture du contrat de travail tout en ayant droit aux indemnités dues en cas de licenciement.

La clause de conscience peut être invoquée dans les cas suivants :

- changement manifeste dans l'orientation de l'organe de communication qui crée pour la personne employée une situation de nature à porter atteinte à son honneur et à sa réputation ou, d'une manière générale, à ses intérêts moraux ;

- cession du journal ou de l'organe de communication.

Article 66

Dans l'exercice de sa profession, le journaliste doit respecter les opinions religieuses, politiques ou philosophiques des lecteurs, auditeurs et téléspectateurs ainsi que la vie privée des individus.

Il doit en outre respecter scrupuleusement le principe de la non discrimination en raison de la race, de l'ethnie, du sexe, de la religion ou de l'origine sociale.

Il doit se garder de tout atteinte à la moralité publique.

Article 67

Le journaliste ou le technicien de la communication ne peut être obligé de révéler ses sources.

Article 68

Tout employeur ou directeur d'organe de communication doit respecter la fonction première de la presse qui est d'informe. Il lui est fait obligation de respecter la rigueur dans la relation des faits et la liberté de l'information. Il ne peut contraindre un journaliste ou un technicien de la communication à exprimer une opinion ou à diffuser les informations contraires à la réalité.

Article 69

Un employeur ne peut exiger d'un journaliste un travail de publicité rédactionnelle en violation des règles de la profession.

Le refus par le journaliste ou le technicien de la communication d'exécuter un travail de publicité en violation des règles de la profession ne peut en aucun cas constituer une faute professionnelle et par conséquent ne peut entraîner de sanctions disciplinaires.

Article 70

Tout article de publicité rédactionnelle doit être précédé de la mention « publicité » ou « message ».

Article 71

Nul ne peut être empêché ou interdit d'accès aux sources d'informations sauf celles relatives à la sécurité de l'Etat, à la défense nationale, au secret professionnel et à la vie privée des individus.

TITRE III - DES DISPOSITIONS PENALES

CHAPITRE I - DES CRIMES ET DELITS EN MATIERE DE

COMMUNICATION

SECTION I - DES OMISSIONS

Article 72

Est constitutif du délit d'omission et puni d'une amende de dix mille (10.000) à cent mille (100.000) francs CFA, tout manquement aux prescriptions relatives à la déclaration, à l'impression et au dépôt légal en ce qui concerne la presse écrite, à l'enregistrement et à la conservation des émissions radiodiffusées ou télévisées. En cas de récidive, la peine maximale peut être appliquée.

SECTION II - DES DELITS EN MATIERE D'AFFICHAGE

Article 73

Toute contravention aux dispositions prévues à l'article 24 du présent code sera punie d'une amende de cinq mille (5.000) à cinquante mille (50.000) francs CFA, et en cas de récidive du double de cette peine.

Article 74

Quiconque aura enlevé, déchiré, recouvert ou altéré par un procédé quelconque, de manière à les travestir ou à les rendre illisibles, des affiches apposées sur ordre de l'administration dans les emplacements réservés à celles-ci, sera puni d'une amende de cinq mille (5.000) à cinquante mille (50.000) francs CFA.

Si le délit prévu à l'alinéa précédent a été commis par un fonctionnaire ou un agent de l'autorité publique, la peine sera d'une amende de dix mille (10.000) à cent (100.000) francs CFA.

Article 75

Toute personne isolée ou en groupe reconnu coupable d'avoir apposé des affiches ou, par quelque procédé que ce soit, effectué des inscriptions, tracé des signes ou des dessins sur un bien meuble ou immeuble des domaines de l'Etat, des établissements publics, ou un bien affecté à l'exécution d'un service public, ainsi que quiconque, sans être propriétaire, usufruitier ou locataire d'un immeuble ou sans y être autorisé par une de ces personnes, y aura apposé des affiches ou, par quelque procédé que ce soit effectué des inscriptions, tracé des signes ou dessins sera punie d'une amende de dix mille (10.000) à cent mille (100.000) francs.

SECTION III - DU REFUS D'INSERTION OU DE DIFFUSION

DU DROIT DE REPONSE

Article 76

En cas de refus d'insertion ou de diffusion de la réponse malgré l'ordonnance de référé prévue à l'article 53 du présent code, le directeur de l'organe de publication ou de diffusion en cause est passible d'une peine d'amende de cinq cent mille (500.000) à un million (1.000.000) de francs CFA.

Une suspension de parution ou d'émission de quinze (15) jours à trois (03) mois peut être prononcée contre l'organe de publication ou de diffusion en cause sans préjudice de la peine d'amende prévue à l'alinéa précédent.

Article 77

Sera considéré comme refus d'insertion et puni de la même peine, le fait de retrancher une partie de la réponse que la publication était tenue de reproduire.

Article 78

L'action pénale en insertion forcée se prescrit dans un délai de douze (12) mois.

Ce délai commence à courir à compter du jour de la parution de la publication dans laquelle la réponse aurait dû être publiée.

SECTION IV - DU NON RESPECT DE LA DÉONTOLOGIE EN MATIÈRE DE PRESSE

Article 72

Tout manquement aux règles déontologiques prescrites dans le cadre du présent code est passible d'une peine d'amende de cinquante mille (50.000) à cinq cent mille (500.000) francs CFA.

La requête est faite sur l'initiative de la partie civile ou du procureur de la République.

En cas de récidive, le maximum de la peine peut être appliqué.

Article 80

Tout propriétaire d'un organe de presse, tout directeur d'une publication ou l'un de ses collaborateurs qui reçoit ou se fait promettre une somme d'argent ou tout autre avantage aux fins de travestir la publicité en information, est passible d'une peine d'amende d'un million (1.000.000) à trois millions (3.000.000) de francs CFA.

Section v - de l'exploitation illicite des stations

de radio et de télévision

Article 81

Toute exploitation d'une station de radio et de télévision avant l'obtention de l'autorisation dans les conditions prévues à l'article 40 du présent code est passible d'une peine d'amende d'un million (1.000.000) à trois millions (3.000.000) de francs CFA.

Le maximum de la peine peut être appliqué lorsqu'il y a récidive.

Section vi - diffusion de fausses informations

Article 82

La diffusion ou la publication d'informations contraire à la réalité dans le but manifeste de manipuler les consciences ou de déformer l'information ou les faits est passible d'une peine d'amende de cinq cent mille (500.000) à un million (1.000.000) de francs CFA.

Toute reproduction, par un organe national de publication ou de diffusion d'informations contraire à la réalité, publiées ou diffusées par un organe étranger de publication ou de diffusion, est punie d'une peine d'amende de cinq cent mille (500.000) à deux millions (2.000.000) de franc CFA.

Une suspension de parution ou d'émission de quinze (15 jours à trois (03) mois peut être prononcée contre l'organe en cause sans préjudice de la peine d'amende prévue à l'alinéa précédent.

En cas de récidive, le double du maximum de la peine prévue aux alinéas 1 et 2 du présent article est appliqué.

Article 83

Le directeur de l'organe de publication ou de diffusion a l'obligation d'exiger tous les renseignements nécessaires sur les auteurs des articles publiés ou diffusés.

Toute personne convaincue d'avoir prêté, de quelque manière que ce soit, son nom au propriétaire ou au commanditaire d'une publication visée par l'article 10 du présent code sera punie de trois (03) mois à deux (02) ans d'emprisonnement et d'une amende de cent mille (100.000) à cinq cent mille (500.000) francs CFA.

Au cas où l'opération de « prête-nom » aurait été faite par une société ou une association, la responsabilité pénale prévue par le présent article s'étendra au président du conseil d'administration, au gérant ou aux dirigeants suivant le type de société ou d'association en cause.

Article 84

Pour tous les cas de violation de la législation en matière de presse et de délits de presse, notamment l'offense et l'injure, la Haute Autorité peut être saisie pour un règlement à l'amiable, à condition que les parties au différend y consentent.

La Haute Autorité devra, dans le cas prévu à l'alinéa précédent, se prononcer dans les trois (03) mois de sa saisine, sauf en cas d'exercice du droit de réponse prévu à l'article 51 du présent code.

Article 85

Quiconque, soit par des écrits, des imprimés vendus ou distribués, mis en vente ou exposés dans les réunions ou lieux publics, soit par des placards ou affiches, dessins, gravures, peintures, emblèmes exposés au regard du public, soit par tout autre moyen de communication écrite ou audiovisuelle, aura appelé soit au vol, soit au crime, soit à des destructions volontaires d'édifices, d'habitations, de magasins commerciaux, de digues, de chaussées, de ponts, de voies publiques ou privées, de véhicules et de façon générale, à la destruction de tout objet ou bien mobilier ou immobilier par substances explosives ou d'autres procédés, soit à l'un des crimes ou délits contre la sécurité intérieure ou extérieure de l'Etat, sera puni :

- de trois (03 mois à (01) an d'emprisonnement et d'une amende de cent mille (100.000) à un million (1.000.000) de francs CFA si l'appel a été suivi d'effet ;

- d'un (01) à six (06) mois d'emprisonnement et d'une amende de cent mille (100.000) à cinq cent mille (500.000) de francs CFA si l'appel n'a pas été suivi.

SECTION VII - DES APPELS AUX CRIMES ET DÉLITS

Article 86

Sera puni de trois (03) mois à un (01) an d'emprisonnement et d'une amende de cent mille (100.000) à un million (1.000.000) de francs CFA, quiconque, par l'un des moyens énoncés à l'article 85 du présent code, aura, soit appelé à la haine interraciale ou interethnique, soit appelé la population à enfreindre les lois de la République.

En cas de récidive, le double de la peine maximale peut être appliqué.

Article 87

Sera puni de trois (03) mois à un (01) an d'emprisonnement et d'une amende de cent mille (100.000) à un million (100.000) de francs CFA ou de l'une de ces deux peines, quiconque, par l'un des moyens énoncés à l'article 85, aura appelé les forces armées et les forces de l'ordre à se détourner de leurs devoirs envers la patrie.

SECTION VIII - DES DÉLITS CONTRE LES INSTITUTIONS

et les personnes

Paragraphe i - de l'offense au président de la république, aux membres de l'assemblée nationale

et du gouvernement

Article 88

Constitue un délit d'offense au président de la République, au président de l'Assemblée nationale, au président du Sénat, au Premier ministre, aux députés, aux sénateurs, aux membres du gouvernement et des institutions constitutionnelles, tout fait ou action manifesté par l'un des moyens énoncés à l'article 85 du présent code portant atteinte à l'honneur, à la dignité et à la considération de leur personne, de même qu'aux fonctions dont ils assurent la charge.

Le délit commis dans le cas prévu par cette disposition est puni d'une amende de deux millions (2.000.000) à cinq millions (5.000.000) de francs CFA.

En cas de récidive, le double de la peine prévue peut être prononcé.

Article 89

Toute allégation imputation mensongère d'un fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération des personnes ou du corps auquel le fait est imputé est une diffamation.

La publication directe, la diffusion ou la reproduction d'une allégation ou imputation qualifiée de diffamation est punie d'une amende d'un million (1.000.000) à deux millions (2.000.000) de francs CFA.

En cas de condamnation, le juge peut ordonner la destruction des exemplaires mis en vente, distribués ou exposés au regard du public. Il peut en outre ordonner la suspension de la publication ou de l'organe de communication audiovisuel pour une durée d'un (01) à trois (03) mois.

En cas de récidive, le double de la peine prévue à l'alinéa 2 du présent article peut être prononcé.

Article 90

La diffamation commise par l'un des moyens énoncés à l'article 85, envers les cours et tribunaux, les forces armées et forces de l'ordre, les corps constitués, les administrations publiques, est punie d'une amende de cent mille (100.000) à un million (1.000.000) de francs CFA.

En cas de récidive, le double de la peine prévue à l'alinéa précédent peut être appliqué.

Article 91

Est punie de la peine prévue à l'article 90 du présent code, la diffamation commise par les moyens énoncés à l'article 85, en raison de leurs fonctions ou de leur qualité, envers les ministres des cultes, les dignitaires des ordres nationaux, les fonctionnaires, les dépositaires ou agents de l'autorité publique, les citoyens chargé d'un service ou d'un mandat public, temporaire ou permanent, les jurés ou les témoins du fait de leur déposition.

Article 92

Sera punie d'une amende de cinq cent mille (500.000) à un million (1.000.000) de francs CFA, la diffamation commise à l'égard des particuliers, par l'un des moyens énoncés à l'article 85 du présent code.

Article 93

Toute expression outrageante, tout terme de mépris ou toute invective ne renfermant l'imputation d'aucun fait est une injure.

L'injure commise par l'un des moyens énoncés à l'article 85 du présent code envers les personnes ou les corps désignés à l'article 90 est punie d'une amende de cinq cent mille (500.000) à un million (1.000.000) de francs CFA.

Article 94

Les diffamations ou injures dirigées contre la mémoire des morts sont punies de la peine prévue à l'article 93 ci-dessus.

Article 95

Quiconque aura expédié une correspondance à découvert contenant une diffamation, soit envers des particuliers, soit envers les personnes ou les corps désignés aux articles 90 et 91 ci-dessus sera puni d'une amende de cinq cent mille (500.000) à un million (1.000.000) de francs CFA.

SECTION IX - DES DÉLITS CONTRE LES CHEFS D'ÉTAT,

les chefs de gouvernement, les membres de gouvernement et agents diplomatiques étrangers

Article 96

L'offense commise publiquement envers les chefs d'Etat, les chefs de gouvernement et les et les membres de gouvernements étrangers, est punie d'une amende d'un million (1.000.000) à deux millions (2.000.000) de francs CFA.

En cas de récidive, le double de la peine prévue à l'alinéa précédent peut être prononcé.

Article 97

L'outrage commis publiquement envers les chefs de mission et autre agents diplomatiques accrédités auprès du gouvernement de la République togolaise est public d'une amende de cinq cent mille (500.000) à un million (1.000.000) de franc CFA.

En cas de récidive, le double de la peine prévue à l'alinéa précédent peut être prononcé.

Article 98

La mise en vente, la distribution ou la reproduction des oeuvres interdites, la publication ou la diffusion sous un titre différent d'une oeuvre interdite, lorsqu'elles sont faites sciemment sont punies d'une amende de cinq cent mille (500.000) à un million (1.000.000) de francs CFA.

En cas de récidive, le double du maximum de l'amende prévue à l'alinéa précédent est appliqué.

SECTION X - DES ENTRAVES À LA LIBERTÉ DE LA PRESSE

et de la communication

Article 99

Constitue un délit d'entrave à la liberté de presse et de la communication, tout fait ou action de nature à empêcher l'impression ou la libre circulation de la presse ou à empêcher le journaliste d'exercer librement son activité.

Est puni d'une amende de cinq cent mille (500.000) à un million (1.000.000) de francs CFA, quiconque se rend coupable des faits et actions de cette nature.

En cas de récidive, le double de la peine prévue à l'alinéa 2 du présent article peut être prononcé.

Article 100

Lorsque l'entrave à la liberté de la presse et de la communication est exercée ave violence sur le journaliste, le technicien de la communication ou contre l'entreprise de presse, les dispositions du code pénal relatives aux violence volontaires, destructions et dégradations sont applicables.

CHAPITRE II - DES POURSUITES ET DE LA RÉPRESSION

des crimes et délits

Section i - des personnes responsables des crimes

et délits de communication

Article 101

Peuvent être poursuivis comme auteurs principaux des crimes et délits commis par voie de presse out tout autre moyen d'information et de communication :

- les directeurs et co-directeurs de publication ;

- les directeurs et co-directeurs de radiodiffusion et de télévision ;

- les adjoints aux directeurs ;

- les rédacteurs en chef.

Article 102

Lorsque les directeurs et co-directeurs de publication, de radiodiffusion et de télévision sont en cause, les acteurs des productions et des articles incriminés peuvent être poursuivis comme complices conformément à la loi.

Les éditeurs et les imprimeurs peuvent être poursuivis comme complices si l'irresponsabilité des directeurs et co-directeurs de publication est prononcée par les tribunaux, auquel cas, les poursuites sont engagées dans les trois (03) mois du délit ou au plus tard dans les trois (03) mois de la constatation judiciaire de l'irresponsabilité des directeurs et co-directeurs.

Article 103

Les propriétaires des publications écrites et des organes de communication de masse sont solidairement responsables des condamnations civiles prononcées contre leurs organes ou leurs agents.

SECTION II - DE LA COMPÉTENCE ET DE LA PROCÉDURE

Article 104

Les poursuites pour les crimes et délits commis par voie de presse ou tout autre moyen de communication ont lieu d'office à la requête du ministère public, dans les formes et délai prescrits par le présent code, sauf dans les cas ci-après :

- les poursuites pour offense ou outrage envers les chefs d'Etat étrangers, les membres d'un gouvernement étranger, les chefs de mission et les membres du cors diplomatique accrédité au Togo auront lieu sur demande des personnes offensées ou outragées. La demande est adressée au ministère des affaires étrangères et de la coopération qui transmet au ministère de la justice.

- les poursuites pour offenses ou outrage envers les membres de l'Assemblée nationale ou du Sénat auront lieu sur plainte du ou des membres de l'Assemblée nationale ou du Sénat qui s'estiment diffamer ou injuriés ;

- les poursuites pour diffamation ou injure envers les cours et tribunaux ; les forces armées, les forces de l'ordre, les corps constitués, les administrations publiques auront lieu sur plainte du ministre de tutelle ou du chef de corps ;

- les poursuites pour diffamation ou injure envers les fonctionnaires, les agents dépositaires de l'autorité publique et envers les citoyens chargés d'un service ou d'un mandat public, auront lieu, soit sur leur plainte, soit sur plainte du chef du département dont ils relèvent ;

- les poursuites pour diffamation ou injure envers les particuliers, auront lieur sur plainte de la personne diffamée ou injuriée ;

- les poursuites pour diffamation envers la mémoire des morts auront lieu sur plainte des ayants droits.

Toutefois, les poursuites pourront être exercées d'office par le ministère public lorsque la diffamation ou l'injure commise envers un groupe de personnes appartenant à une race ou à une ethnie, à une région ou à une confession déterminée, aura eu pour but d'inciter à la haine entre citoyens.

Dans le cas de poursuite pour diffamation ou injure, le désistement du plaignant met fin aux poursuites.

Dans tous les cas, si l'inculpé est domicilié au Togo, il ne pourra faire l'objet de détention préventive, sauf dans les cas prévus aux articles 85, 86 et 87 du présent code.

Article 105

Il est fait obligation au directeur de l'organe de publication ou de diffusion en cause de publier ou de faire publier à ses frais le jugement rendu.

En cas de refus de publication ou de diffusion du jugement, le plaignant peut saisir le juge des référés qui ordonnera, sous astreinte, la publication.

Article 106

Le procureur de la République peut faire procéder sur ordonnance à la saisie conservatoire des journaux ou écrits périodiques, des écrits ou imprimés, des supports sonores et audiovisuels conformément aux dispositions du présent code relatives aux crimes et aux délits.

L'ordonnance de saisie doit être motivée et notifiée au directeur de publication ou de radiodiffusion et de télévision qui peut interjeter appel.

Le président de la Haute Autorité de l'audiovisuel et de la communication et le ministre chargé de la communication sont informés de cette mesure.

L'action publique prévue par le présent code se prescrit pour un (01) an à compter du jour de la commission de l'infraction.

TITRE IV - DES DISPOSITIONS FINALES

Article 107

La présente loi abroge toutes dispositions contraires.

Article 108

La présente loi sera exécutée comme loi de l'Etat.

Fait à Lomé, le 27 Août 2005

Le Président de la République(Faure GNASSINGBE)

* 1 Faras BALLe est théoricien des médias

* 2 « Théorie du management », Gauthier-Villars. Paris, 1969.

* 3

Cf. le document « Radios diffusées au Togo - septembre 2000 » sur le site du réseau « Partenaires des médias africains » : www.gret.org/mediapartner, rubrique « État des médias ».

* 4

Source : site de la maison du journalisme (www.cybercom.tg/mjl/).

* 5

Source : Pierre Albert, La presse française, La documentation française, Paris 2004