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Département des Sciences de l'Information et de la
Communication UFR LL Phi
Prénom Nom : Kossi AMESSINOU Email :
amessinou_kossi@yahoo.fr
No étudiant : 26011881
Master 2 CGPNT
MEMOIRE
CONCEPTION D'UN CENTRE NUMERIQUE
COMMUNAUTAIRE MULTIFONCTION DANS LES COMMUNES DE NIKKI ET DE
BEMBEREKE
Master professionnel mention Sciences de l'Information
et de la Communication, spécialité « Conception et
Gestion de Projets Numériques Territoriaux » (M2-CGPNT)
Juin 2007
Directeur du mémoire : Claudio DEL DON
UPX Université Paris X
NanterreREMERCIEMENTS
C'est ici le lieu de rendre grâce à Dieu pour sa
miséricorde dans notre vie.
Que nos parents trouvent dans ce travail professionnel, le
couronnement de leurs efforts visant à nous combler de bonheur et de
joie.
Que Monsieur Michel ARNAUD, Responsable de la présente
formation, reçoive toute notre reconnaissance pour son soutien
particulier dans la concrétisation de notre projet professionnel.
Que Monsieur Charles BAKYONO, qui nous a mis en contact avec la
Coopération Suisse Bénin, accepte notre remerciement.
Nos remerciements vont également à l'endroit :
- du Responsable du Programme d'Appui à la Communication
du bureau de la
Coopération Suisse-Bénin pour avoir accepté
de nous confier cette étude ;
- des Responsables des radios de Nikki et de
Bembérékè pour avoir facilité la
réalisation
de notre mission ;
- de nos enquêtés pour s'être rendus
disponibles à nous écouter et à partager leurs attentes
avec nous.
Je n'oublie pas ma fiancée Tania GAYE, mon frère
Amévi Amessinou SOSSOU, ma soeur Martinin Afiwa SOSSOU pour les
sacrifices consentis à mes côtés durant la conduite de ma
formation. Qu'ils en soient remerciés.
TABLE DES MATIERES REMERCIEMENTS 2
TABLE DES MATIERES 3
INTRODUCTION 5
I- CADRE GENERAL DE L'ETUDE 8
1-1- Contexte de l'étude 8
1-2- Missions de l'apprenant 8
1-3- Problématique de centre numérique
dans le nord Bénin 9
1-4- Méthodologie de conduite de l'application
professionnelle 11
1-5- Méthodologie de conduite de la mission
12
1-6- Difficultés rencontrées au cours de
la mission 14
II- RESULTATS DE L'ETAT DES LIEUX 15
2-1- Présentation du milieu d'étude
15
2-1-1- Commune de Banikoara 16
2-1-2- Commune de Bembérékè
16
2-1-3- Commune de Nikki 16
2-2- Constats faits 17
2-2-1- Cas expérimental de Banikoara
17
2-2-2- Etat de la Commune de
Bembéréké en matière de communication
20
2-2-3- Etat de la Commune de Nikki en matière de
communication 22
2-3- Vue panoramique des esp aces d'accueil du projet
24
2-3-1- Vue panoramique du projet à
Bembérékè 24
2-3-2- Vue panoramique du projet à Nikki
25
III- BESOINS ET APPROCHES DE SOLUTIONS 26
3-1- Besoins et aspirations des communautés
26
3-1-1- Besoins et aspirations des communautés
à Bembérékè 26
3-1-2- Besoins et aspirations des communautés
à Nikki 28
3-2- Analyse des besoins des communautés
31
3-3- Solutions pour faire face aux besoins
37
3-4- Critères de fonctionnalité des
solutions 38
3-4-1- Personnel du centre numérique
39
3-4-2- Equipements du centre numérique
42
3-4-3- Caractéristiques techniques et coûts
des équipements 44
3-4-4- Coûts des ressources humaines et connexes
54
3-5- Organisation du centre 55
3-5-1- Fonctionnement du centre 56
3-5-2- Sécurité énergétique
57
3-6- Présentation du Site Web
Nikki-Bembérèkè 58
IV- FICHE RECAPITULATIVE DU PROJET 63
4-1- Détails du calendrier par tâches
64
4-2- Diagramme de gantt du projet 70
4-3- Ressources utilisées dans le cadre du
projet 71
4-4- Processus de décaissement des ressources
financières 72
4-5- Partenaires du projet 73
4-5-1- Partenaire technique 73
4-5-2- Partenaires financiers 73
4-6- Mécanisme de suivi évaluation
74
4-6-1- Mise en place du cadre institutionnel
74
4-6-2- Indicateurs de suivi évaluation des
activités du centre 75
V- TABLEAU SYNTHETIQUE DE L'ETUDE 76
CONCLUSION 77
ANNEXES a
ANNEXE -1- QUESTIONNAIRES ET GUIDES D'ENTRETIEN
b
ANNEXE -2- ELEMENTS DE LA LETTRE DE MISSION
o
ANNEXE -3- BIBLIOGRAPHIE p
INTRODUCTION
Les Technologies de l'Information et de la Communication (TIC)
sont désormais au coeur de la gestion du développement. Elles
bouleversent le mode de vie des populations et leur imposent un rythme de
conduite dans leur vie quotidienne. Ces populations tendent à être
dépendantes de l'innovation technologique dans le monde.
En effet, nous sommes allés de la mécanisation
des échanges à la société de la connaissance en
passant par la société industrielle et la société
de l'information. Dans cette société de la connaissance, c'est
l'accès à la toile mondiale qui garanti l'existence individuelle
et collective. L'usage de l'Internet, tend à ne plus être un luxe
comme par le passé, encore moins l'affaire des riches. Pauvre ou riche,
pour l'individu du vingt unième siècle, l'accès à
l'information est devenu un droit d'existence. Quand une cible n'a pas de
ressources pour accéder à ce droit, elle est soutenue par
certaines personnes physiques ou morales au nom de la réduction de la
fracture numérique dans le monde.
C'est dans ce cadre que le Programme d'Appui à la
Communication (PACOM) du bureau de la Coopération Suisse-Bénin a
accompagné les communautés rurales des Communes de Nikki et de
Bembéréké en mettant à leur disposition des radios
communautaires. Ces radios constituent des sources d'information dans les
langues de chacune de ces communautés. Mais à ce jour, lesdites
radios ne profitent pas encore des atouts qu'offrent l'Internet haut
débit dans l'accès et la diffusion de l'information. C'est pour
répondre à ce besoin d'information crédible, disponible en
temps réel que le PACOM a initié la conduite d'un projet de
conception de centre numérique communautaire multifonction. Ce projet
aura également l'avantage de permettre un point d'accès public
à Internet et aux autres services TIC au profit des
élèves, des enseignants, des chercheurs, des groupements et des
associations communautaires. Pour ce faire, nous avons été commis
pour conduire une étude de faisabilité qui présente
l'état des lieux et propose des approches de solutions aux besoins des
communautés de Nikki et de Bembéréké.
Notre travail de recherche s'articule autour des notions de
"TIC" et de "centre numérique". Il nous semble important d'en faire un
rappel conceptuel avant de présenter le cadre général de
l'étude, l'état des lieux, les besoins des communautés,
les approches de solutions, le mécanisme d'évaluation et la fiche
du projet.
En effet, en règle générale, "les TIC
englobent tous les instruments, méthodes et moyens, qu'ils soient
anciens ou récents, par lesquels des informations et des données
sont transmises ou communiquées d'une personne à une autre ou
d'un lieu à un autre. Parmi les TIC, on peut citer le
téléphone, la télécopie, la vidéo, la
télévision, la radio, la documentation écrite (journaux et
livres) et les modes informatisés (courrier électronique, fora de
discussion, listes de diffusion, téléconférence, CD-ROM,
etc.). Même les premières technologies destinées à
véhiculer l'information telles que le tambour devraient en principe
figurer sur la liste. Mais, lors de discussions sur les TIC, cette notion
renvoie de plus en plus à des formes et modes assistées par
ordinateur, et pourtant celles-ci ne sont apparues que récemment. On
assiste à la complexité des fonctionnalités de la nouvelle
génération de téléphones mobiles qui
intègrent des options audio, vidéo et d'impression. Dans une
certaine mesure, le concept de centre numérique fonctionne sur la base
d'une convergence opérationnelle.
Un centre numérique est une structure
intégrée d'information et de communication qui dispose d'une
combinaison de TIC, à la fois nouvelles et anciennes
(télévision, vidéo, télécopie,
téléphone, ordinateurs avec accès à Internet et
parfois des livres). Ce type de structure où plusieurs TIC
différentes sont installées et utilisées de manière
intégrée est considéré comme étant le centre
numérique moderne. Il est aussi appelé centre numérique
multifonction. Cependant, il existe quelques différences au niveau de la
forme, des installations et des services accessibles dans les centres
numériques, allant du simple centre numérique avec juste un ou
deux téléphones et sans accès à Internet, au centre
numérique équipé de plusieurs téléphones,
télécopieurs, imprimantes et ordinateurs connectés
à Internet. Les centres numériques assurent au public
l'accès à l'information et à la communication pour
parvenir au développement économique, social et culturel. C'est
aussi une passerelle d'accès aux services de
télécommunication et d'information dans le but d'atteindre un
ensemble d'objectifs liés au développement. La notion
d'accès universel, qui est basée sur l'Article 19 de la
«Déclaration universelle des droits de l'homme», a
favorisé l'extension des services d'information et de communication
à tous les individus sans discrimination. Les centres numériques
sont considérés comme de puissants instruments dans la lutte pour
l'accès à l'information, en particulier en milieu
communautaire.
La nomenclature des centres numériques est marquée
par des diversités en terme de situation géographique,
d'objectifs, etc. Les centres numériques sont également
appelés Points d'accès
publics, ou encore désignés par de nombreuses
autres appellations : télécentre, télékiosque,
téléboutique, cabine téléphonique, infocentre, club
numérique, centre d'accès multiservice, centre de technologie
communautaire ( CTC), télécentre communautaire multiservice
(TCM), centre d'accès communautaire, centre communautaire multiservice,
(CCM), centre communautaire de presse (CPC) ou centre communautaire d'apprentis
sage (CCA), centre multimédia communautaire (CMC), salle
électronique, télévillage ou cybercafé, et la
liste
1Florence ETTA et Sheila PARVYN-WAMAHIU,
TECHNOLOGIES DE L 'INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION POUR LE
DÉVELOPPEMENT EN AFRIQUE : VOLUME 2: L 'expérience des
télécentres communautaires, CODESRIA/CRDI 2005, ISBN
1-55250-007-1, 236 p.
http://www.idrc.ca/fr/ev-56545-201-1-
DO_TOPIC.html
I- CADRE GENERAL DE L'ETUDE
1-1- Contexte de l'étude
Dans le cadre de la mise en oeuvre des activités du
Programme d'Appui à la Communication (PACOM) et en vue de capitaliser
les acquis de l'atelier international sur les télécentres en
Afrique, le Bureau de Coopération de l'Ambassade de Suisse au
Bénin nous a mandaté en qualité de consultant, pour
conduire et mettre en pratique, un projet professionnel intitulé «
Conception d'un centre numérique communautaire multifonction dans les
Communes de Nikki et de Bembéréké». Cette
activité permettra de voir la faisabilité de la mise en place
d'un centre offrant des services divers dans le domaine des Technologies de
l'Information et de la Communication (TIC) à des communautés
pauvres et démunies. C'est une action qui fournira des renseignements
aux commanditaires devant décider de la fourniture de services nouveaux
pour sortir certains peuples de la pauvreté. La présente
étude est une application professionnelle de fin de formation en
Master professionnel mention Sciences de l'Information et de la
Communication, spécialité « Conception et Gestion de Proj
ets Numériques Territoriaux » (M2CGPNT).
Dans ce contexte, nous avons conduire une mission
d'observation, de collecte des besoins des populations cibles, ce qui nous
permis de proposer des solutions assorties d'évaluation indicative de
coût de réalisation.
1-2- Missions de l'apprenant
Nous nous sommes donnés pour missions de :
- faire une reconnaissance du terrain ;
- répertorier et étudier d'autres exemples de
centre numérique communautaire ;
- faire une enquête de terrain pour recueillir les besoins
et aspirations des bénéficiaires ;
- faire l'analyse des besoins des bénéficiaires
;
- identifier les fonctionnalités qui répondent aux
besoins précédemment listés, regroupés et
hiérarchisés ;
- présenter les performances qui faciliteront la
satisfaction de tous les besoins retenus ;
- proposer des solutions pour la satisfaction des besoins
analysés ;
- donner le coût approximatif de la réalisation du
centre ;
- oeuvrer à l'atteinte des objectifs de la
présente mission ;
- faire convoquer et présider toutes les séances
de travail relatives à la présente mission ; et
- rendre régulièrement compte de
l'évolution de l'application professionnelle au commanditaire et au
directeur du mémoire.
1-3- Problématique de centre numérique
dans le nord Bénin
Depuis l'entrée du Bénin dans le mouvement de la
décentralisation en 2003, il est apparu un nouvel ordre de
développement : celui conduit par les bénéficiaires. Le
développement laissé à l'initiative des communautés
bénéficiaires vise le bien être collectif et individuel de
la population. Les communautés se sont organisées pour prendre
leur destiné en main. C'est dans cette dynamique que certaines
communautés organisées en groupement, association ou organisation
non gouvernementale, sont accompagnées par des partenaires au
développement. Certaines de ces communautés ont activement
oeuvré à la mise en place de radios pour la sauvegarde de leurs
modes culturels notamment leurs langues. Ces initiatives ont fait et continuent
encore de faire la fierté de ces communautés. Ces radios
communautaires ont pour la plupart compris la nécessité de
s'ouvrir aux autres cultures, de rechercher des informations diverses à
partager à leur auditeurs, leur parler souvent de ce qui se passe
ailleurs. Ainsi, elles se sont équipées avec l'aide des
partenaires financiers en antennes parabolique et en point d'accès
Internet pour certaines. Les animateurs de ces radios ont compris aussi la
nécessité d'ouvrir leur source d'information qu'est l'Internet
aux autres membres de la communauté qui peuvent en faire usage. Cette
initiative d'ouverture des accès Internet à la communauté
a surtout marché dans la commune de Banikoara. La radio locale de cette
commune qui fait partie des rares centres communautaires à disposer d'un
accès Internet ouvert à la communauté, est aujourd'hui
admirée par beaucoup.
C'est fort de cette admiration que le Bureau de la
Coopération Suisse au Bénin s'est proposé de voir dans
quelle mesure une initiative similaire serait expérimentée au
profil des radios communautaires et des populations de ces zones de
concentrations. Mais comme il s'agit d'une expérimentation, le choix de
base a porté sur deux des communes du département du Borgou, zone
de concentration par excellence des activités opérationnelles de
la Coopération Suisse au Bénin.
En effet, la Coopération Suisse appuie la radio
communautaire de la Commune de Nikki et celle de la Commune de
Bembéréké par le biais de son Programme d'Appui à
la Communication (PACOM). Dans ces mêmes communes, des associations et
groupements villageois sont appuyés par les différents programmes
spécifiques de la Coopération Suisse. Ces communautés
organisées sont suivies techniquement et financièrement en vue de
l'amélioration des conditions de vie de la population et d'une lutte
efficace contre la pauvreté. Elles ont bénéficié de
renforcement de capacité, de sensibilisation et d'éducation au
développement communautaire. Elles ont également eu droit
à des appuis en matière d'alphabétisation, de soutien
sanitaire et financier et plusieurs autres actions. Ces actions ont
été pour la plupart médiatisées dans les langues
locales par les radios communautaires.
Les émissions radiophoniques de ces deux stations
d'information parviennent tant bien que mal à accompagner
substantiellement la lutte contre la pauvreté à Nikki et à
Bembéréké. Cela constitue la fierté aussi bien des
animateurs que des auditeurs de ces stations. Les cellules de gestion de ces
radios ne cessent de faire des progrès. Elles envisagent à
présent de diversifier leurs activités et services, de couvrir
d'autres domaines des technologies de l'information et de la communication
notamment, l'Internet et le multimédia. Elles ont l'intention de
disposer d'une source d'information multiple en faisant usage de l'outil
Internet. Elles veulent aussi mieux servir leurs clientèles en leur
offrant une couverture photo vidéo de tous leurs regroupements et de
toutes leurs actions. Dans quelles conditions seront conduites ces initiatives
? Avec quels acteurs les faire pour en tirer une efficience et une
rentabilité ? Quels outils mobiliser pour avoir un produit fini de
très bonne qualité ? Comment conserver efficacement les
données pour en faire usage par la suite ? Ce sont autant de questions
sur lesquelles les contributions des bénéficiaires sont vivement
attendues.
Dans un souci de solidarité et de partage de savoir,
elles entendent mettre leur outil Internet à la disposition de la
communauté. Pour ce faire, elles se réjouissent de la conduite de
la présente étude qui leur permettra sûrement d'être
mieux éclairées sur les choix à opérer à
court, moyen et long terme.
Notre réflexion s'inspire du postulat qu'aucune
société n'a jamais pu émerger en étant
privée de l'information nécessaire à son
développement. C'est pourquoi, notre étude se donne l'ambition
d'aborder les différentes approches nécessaires à la
viabilité et à la pérennité d'un
centre numérique ayant missions de service public en zone
rurale telle que Nikki et Bembéréké.
Aussi est-il opportun de rappeler que l'ignorance est la
première cause de pauvreté en Afrique notamment au Bénin.
Il faut aider les jeunes en leur offrant des outils qui au-delà du
loisir procurent des savoirs dans la curiosité. Les filles sont les
premières victimes des effets du nivellement scolaire par le bas. Elles
sont bien pressées d'arrêter l'école pour se trouver un
travail et un mari, surtout quand les conditions de vie et d'étude sont
des plus pénibles. La situation est beaucoup plus alarmante quand le
nombre de filles déscolarisées ou ayant abandonné
l'école est important. Le progrès de la génération
future est ainsi compromis car la vulnérabilité de la couche
féminine à l'éducation, la formation et l'apprentis sage a
un impact néfaste sur le développement communautaire. C'est
pourquoi, nous devons nous réarmer pour chercher l'équilibre
entre l'homme et la femme pour que l'égalité dans la
considération et l'éducation des deux sexes devienne une
réalité et un pouvoir du genre humain. Il faut bannir l'ignorance
par l'accès à l'information de qualité au bon moment.
A la lumière de ce qui précède,
l'objectif indirect de la « Conception d'un centre numérique
communautaire multifonction dans les communes de Nikki et de
Bembéréké » est de lutter contre la pauvreté.
Il faut faire ombrage à l'avancée de la pauvreté
humiliante dans les communautés organisées. Il faudra
éviter de répéter les erreurs du passé ; partager
le savoir et l'information afin que ce qui a été possible dans
une communauté, le soit également dans une autre. Il n'est plus
question que malgré les atouts que constituent les TIC, l'on constate
une duplication de mauvaises pratiques d'une communauté à
l'autre. Il faut surtout sensibiliser les groupements à la sauvegarde
des ressources nécessaires à l'émergence de leur
progéniture. Consommer aujourd'hui sans compromettre la survie des
générations futures. Cataloguer nos bonnes actions pour le bien
de notre descendance.
1-4- Méthodologie de conduite de l'application
professionnelle
Suite à l'avis favorable du Responsable du PACOM nous
confiant la réalisation de la présente étude, il nous a
semblé impératif de faire une mission de reconnaissance du cadre
d'étude et de collecte de données. Cet exercice a
nécessité la conduite d'une enquête pertinente sur le
terrain. Les données qui y sont recueillies, ont été
compilées et analysées. L'analyse a permis d'avoir une
synthèse des besoins des acteurs auxquels des approches de solutions ont
été
proposées. Un rapport partiel de mission a
été soumis à l'appréciation desdits acteurs de
terrain dans chacune des deux Communes. Les observations faites par ces
derniers ont permis de consolider un rapport provisoire de mission qui a
été envoyé à notre directeur de mémoire et
au responsable de la formation pour observations. Les contributions de ces
experts ont été prises en compte avant la transmission du rapport
provisoire au commanditaire de l'étude. Le commanditaire a de son
coté, soumis notre rapport à l'appréciation de ses
collaborateurs. Les observations faites par ces derniers ont suscité une
séance de travail entre un représentant de l'équipe du
PACOM et nous. Un consensus a été alors fait sur les observations
à prendre en compte dans le rapport final de mission. Ce rapport final,
imprimé et relié en deux exemplaires, a été
transmis au Secrétariat du PACOM. Ledit rapport a été
envoyé au Bureau Local de la Coopération Suisse pour accord de
financement global du projet, afin de déclencher le processus de mise en
oeuvre effective du projet suivant le chronogramme prévisionnel
indiqué plus bas.
1-5- Méthodologie de conduite de la mission
La mission a été exécutée dans
trois (3) localités à savoir, Banikoara,
Bembéréké et Nikki. Dans chacune de ces localités,
nous avons pris contact et recueilli des informations auprès des cibles
identifiées dans le cadre de la mission. A Banikoara, nous étions
en mission d'observation. Nous avons visité le centre multimédia
communautaire de la Commune de Banikoara qui est une initiative conduite par
les communautés dans le Nord Bénin. Dans cette localité,
des entretiens ont eu lieu avec les responsables du centre multimédia
communautaire placé sous la tutelle du Conseil d'Administration de la
Radio locale de la Commune d'une part et avec le comptable dudit Conseil
d'Administration d'autre part. Nous avons eu la chance de visiter toutes les
installations du Centre Multimédia Communautaire, depuis les
différentes sources énergétiques jusqu'au parc
informatique en passant par les différentes salle de services connexes
au cybercentre.
Ensuite, l'équipe de mission a mis le cap sur les deux
Communes objets de notre mission. Dans chacune d'elles, nous avons eu une
séance de travail avec le Président du Conseil d'Administration
de la radio, l'équipe de gestion et d'animation de la radio, les membres
des groupements et associations intervenant dans le développement de la
commune, une communauté d'élèves et une communauté
d'enseignants. Tous nos efforts de travail avec les responsables des autres
programmes de la Coopération Suisse ont été vains parce
que chacune
de ces entités programmes étaient en mission
dans d'autres localités. Ceux que nous avons vus, ont activement
contribué à la réussite de notre mission. Ils nous ont
fournis les informations relatives à leurs besoins et aspirations en
matière de choix de technologie pouvant améliorer leurs
conditions d'existence.
En effet, dans la commune de Bembérékè,
l'équipe de mission a eu des entretiens avec les dirigeants de la radio
communautaire. Elle a aussi administré des questionnaires aux personnels
de la radio, aux élèves et aux enseignants du CEG et aux
responsables des groupements et associations. Chaque cible a été
représentée par une dizaine de personnes. L'équipe de
mission a été épaulée par deux (2) membres du
personnel de la radio pour l'administration des questionnaires. Nous avons
rencontré le Président du Conseil d'Administration de la Radio en
son domicile pour lui présenter la mission et prendre en compte son
point de vue sur le projet. La synthèse des résultats a
été présentée au personnel de la radio
communautaire pour avis et réaction en vue d'une amélioration des
indicateurs au besoin. Ce personnel a été également soumis
à un exercice de planification des prochaines activités et
tâches ainsi que des délais devant concourir à la
réalisation effective du projet.
Dans la commune de Nikki, nous avons eu une séance de
préparation de la collecte des données de terrain avec le staff
de la radio communautaire. A cette occasion, l'esprit de rédaction du
questionnaire et sa spécificité ont été
présentés à l'auditoire. Le responsable au programme de la
radio s'est proposé d'aider l'équipe de mission à faire la
collecte de données auprès des acteurs. Puis, certains agents de
la radio ont été identifiés pour faire l'administration du
questionnaire à chaque cible préalablement définis par
l'équipe de mission. Les questionnaires renseignés ont
été centralisés. Nous avons visité les structures
susceptibles d'être intéressés par le projet, en
priorité les structures ayant actuellement accès à
Internet bas débit dans la commune de Nikki. Nous avons eu un entretien
très fructueux avec le Président du Conseil d'Administration de
la Radio dans sa plantation. Nous avons ensuite dépouillé les
questionnaires et rédigé notre rapport provisoire
spécifique à la commune de Nikki. Le débriefing des
résultats de ce rapport a été fait au Directeur de la
radio. A cette séance, les observations et suggestions du Directeur ont
été prises en compte pour rendre l'étude fidèle
à la spécificité du milieu. Le Directeur a
été aussi invité à faire avec nous la planification
opérationnelle de la suite du processus devant aboutir à la mise
à disposition du centre numérique. C'est ainsi qu'il a
été révélé qu'un projet de construction de
bâtiment devant abriter le centre numérique a été
soumis au bureau de la Coopération Suisse au Bénin
pour financement. Nous avons ensuite rassuré le
Directeur et son staff de la prise en compte effective de leurs besoins et
aspirations spécifiques dans le rapport général de notre
mission. Cette mission n'a pas été conduite sans
difficulté. L'une d'elle mérite d'être mise en exergue.
1-6- Difficultés rencontrées au cours de
la mission
Globalement, la mission a été conduite dans de
bonnes conditions. C'est seulement les conditions de déplacement et
surtout l'état de dégradation des routes empruntées qui
est à déplorer. Il y a eu des risques d'infection parce que les
membres de l'équipe de mission n'avaient pas pris les dispositions
idoines en matière de vaccination avant le voyage. L'équipe ne
pouvait non plus faire des voyages nuitamment à cause des situations de
braquage qui étaient devenues fréquentes dans la zone de travail.
De plus, l'équipe de mission n'avait pas une autonomie de
déplacement, elle dépendait en tout de la disponibilité
des véhicules de transport en commun.

2
3
Nikki
Bembéréké
1
1
2
Banikoara
3
II- RESULTATS DE L'ETAT DES LIEUX
2-1- Présentation du milieu d'étude
2-1-1- Commune de Banikoara
La commune de Banikoara est située dans le
département de l'Alibori. Elle est limitée au sud par la commune
de Gogounou, au sud ouest et à l'ouest par le département de
l'Atacora, au nord par la commune de Karimama, au nord ouest par le
Burkina-Faso et à l'est par la commune de Kandi. Elle est située
à 11,29° de latitude Nord et 2,44° de longitude Est. Au
recensement général de la population et de l'habitation de 2002,
elle a enregistré une population totale de 152.028 habitants dont 104.8
15 personnes dans les ménages agricoles. Elle compte 92 écoles
primaires, 6 collèges de premier cycle, 2 collèges de second
cycle, 6 maternités, 7 centres de santé, 5 dispensaires.
2-1-2- Commune de Bembérékè
La commune de Bembéréké est située
dans le département du Borgou. Elle est limitée au sud par la
commune de N'dali, au nord par le département de l'Alibori, à
ouest par la commune de Sinendé et à l'est par les communes de
Nikki et de Kalalé. Elle est située à plus de 200 km du
chef lieu du département (Parakou). Au recensement général
de la population et de l'habitation de 2002, elle a enregistré une
population totale de 94.580 habitants dont 77.354 personnes dans les
ménages agricoles. Elle compte 53 écoles primaires, 2
collèges de premier cycle, 2 collèges de second cycle, 3
maternités, 4 centres de santé, 3 dispensaires. Elle constitue le
siège de la zone sanitaire N'dali, Sinendé et
Bembérékè. La commune de Bembérékè a
au jour de notre enquête, un grand centre d'enseignement
général ayant un second cycle, un lycée militaire de
renommée régionale, un centre de santé de
référence, plusieurs centres de santé de premiers soins,
plusieurs structures formelles d'associations et groupements et plusieurs
petites entreprises viables.
2-1-3- Commune de Nikki
La commune de Nikki est située dans le
département du Borgou. Elle est limitée au sud par la commune de
Pèrèrè, au nord par la commune de Kalalé, à
ouest par les communes de N'dali et de Bembérékè et
à l'est par le Nigeria. La commune de Nikki est à 120 km du chef
lieu de département (Parakou) et à 20 km du Nigéria. Au
recensement général de la population et de l'habitation de 2002,
elle a enregistré une population totale de 99.25 1 habitants dont 75.498
personnes dans les ménages agricoles. Elle compte 60 écoles
primaires, 2 collèges de premier
cycle, 1 collèges de second cycle, 4 maternités,
7 centres de santé, 5 dispensaires. Elle est le noyau de la zone
sanitaire Kalalé, Nikki et Pèrèrè. Il y a une
communauté cosmopolite de nationalités diverses. Au moment de
notre enquête, la commune abrite des unités témoins et les
projets opérationnels de la coopération suisse au Bénin.
Il y a de grands centres comme un (1) hôpital de zone de
référence (kalalé, Péréré, Nikki),
une (1) centre de santé communale, plusieurs centres de santé de
premier soins, trois (3) grands collèges d'enseignement
général ayant un second cycle, une (1) usine d'égrenage,
plusieurs unités de projets divers, plusieurs groupements et
associations.
2-2- Constats faits
2-2-1- Cas expérimental de Banikoara
Le centre multimédia communautaire est une initiative
communautaire née de constats de besoins réels criards. Un centre
privé faisait la surenchère au vrai sens du mot. Il profitait de
l'enclavement du centre urbain de la commune et, au niveau de l'or blanc
béninois, les transactions nécessitaient de plus en plus
d'accès aux produits technologiques. Le Conseil d'Administration de la
Radio locale de Banikoara, s'est saisi des plaintes de la communauté et
a décidé de la diversification de ses domaines d'activité
tout en gardant son caractère d'entité sociale à but non
lucratif. C'est aussi pour le conseil d'administration de la radio, une
multiplication de leurs sources de revenues. Il a été
particulièrement constaté que les agents de la Coopération
Allemande (GTZ) faisaient plusieurs dizaines de kilomètres pour faire de
photocopies à grands frais. Les négociations ont alors
étaient menées avec les responsables de cette structure qui a
gracieusement accepté d'accompagner la radio dans son initiative de
diversification d'activités. Ils ont alors aidé la radio à
acquérir trois appareils photocopieurs pour faire des photocopies
à coûts réduits pour l'ensemble de la communauté.
Ainsi, une salle a été aménagée pour accueillir les
appareils et un personnel de deux individus a été recruté
pour servir la communauté pour le compte du conseil d'administration de
la radio. Cette activité a été couronnée de
succès au grand bonheur de tous. Le coût d'une page de photocopie
est passé de 100Fcfa à 25Fcfa dès la naissance du centre
de photocopie. Cette activité a commencé depuis 1999 avec l'appui
de la GTZ au Bénin. Le succès des activités de photocopies
a ouvert la voie à de grandes négociations. Le conseil
d'administration a ensuite identifié un besoin de connaissance en micro
informatique dans la communauté. Il a alors décidé d'y
faire face. Pour y parvenir, une autre salle a été choisie pour
abriter des séances de
formation en informatique. En la matière, la radio a
beaucoup gagné de la présence d'un volontaire de la paix qui
était en mission dans la commune. Ce dernier a été durant
longtemps, le responsable et formateur de la communauté en micro
informatique. Il a ensuite formé des formateurs pour assurer une
relève de qualité aux différentes activités du
centre de formation et de photocopie. A ce jour, les traces de ses oeuvres sont
encore pendantes au sein de la communauté. L'actuel responsable de la
salle de formation est un produit dudit volontaire américain du corps de
la paix.
La somme de ces initiatives réussies a fait
l'admiration de beaucoup de personnes et structures. La Haute Autorité
de l'Audio visuel et de la Communication (HAAC) a particulièrement
honoré le centre de la radio de Banikoara de plusieurs ordinateurs de
table. A partir de ce moment, d'autres idées ont été de
nouveau examinées au sein du conseil d'administration de la radio. Il a
été question de faire un bon usage du parc informatique du centre
de la radio pour créer un cyber communautaire. L'idée a
été approuvée à l'unanimité du conseil
d'administration qui a alors soumis un projet de mise en place de cyber
à l'UNESCO. Cette institution du système des Nations Unies ne
sait pas fait prier plus d'une fois avant de réagir favorablement. Ce
projet répond à l'accès à l'instruction par les TIC
et à la valorisation des cultures des peuples. Cette commune à
l'avantage aussi d'abriter le parc zoologique W déclaré
patrimoine mondial. En 2004, l'UNESCO a sollicité un accès
Internet haut débit en VSAT au profit de la radio locale de Banikoara
auprès de la société Borgou Net. Le coût de l'achat
des équipements a été entièrement assuré par
l'UNESCO. Les frais d'installation des équipements ont été
supportés par le conseil d'administration de la radio. De plus, le
coût récurrent d'exploitation de la connexion qui est fixé
à 900.000Fcfa l'an est à la charge de l'UNESCO durant les deux
prières années d'utilisation du produit. L'appui de l'UNESCO n'a
pas empêché le soutien budgétaire de la GTZ dans le cadre
de cette activité de cyber. L'équipement mis à la
disposition du centre de la radio qui a été dénommé
« centre multimédia communautaire », lui a permis d'envisager
le partage de sa connexion haut débit. Le conseil d'administration de la
radio a pris les contacts nécessaires avec les structures
administratives et organisationnelles implantées dans la commune. Quatre
de ces structures ont décidé de signer un contrat de fourniture
d'accès Internet avec le conseil d'administration de la radio. Ce
service est déjà en cours avec les structures telles que : la
marie, l'Union Communale des Producteurs de Coton, le Centre National de
Gestion des Ressources Forestières (CENAGREF) et le Projet Mistowa-IFDC.
Les ressources générées par les services de fourniture
d'accès Internet permettent de faire face à
l'entièreté des charges
récurrentes de la gestion du centre. Au-delà de
ce service, le centre multimédia communautaire est organisé en
trois sessions. Il y a la section photocopie, la section formation et la
section cyber. Chacune de ces sections a un responsable qui est recruté
et déclaré à la Caisse Nationale de Sécurité
Sociale. Chaque section rend compte de ses activités et recettes au
comptable du conseil d'administration de la radio locale. Les responsables de
section sont placés sous l'autorité du chef du centre
multimédia communautaire. Ces agents ont tous un statut permanent dans
la Radio locale sous l'autorité du conseil d'administration.
La salle de photocopie est équipée de trois (3)
photocopieurs, deux (2) agrafeuses géantes et un (1) appareil de
reliure. La photocopie coûte 25Fcfa la page. La reliure est
facturée en fonction du volume du document à relier. Le
coût varie de 500Fcfa à 2000Fcfa. L'agrafe n'est pas
facturée aux clients.
La salle de formation est équipée de deux (2)
tableaux noirs de format 2m x 1 ,25m et de deux (2) ordinateurs de table. Le
coût de la formation est de 30.000Fcfa pour une durée de quatre
(4) à cinq (5) mois. La formation prend en compte l'initiation à
Internet, les logiciels Word, Excel et PowerPoint.
La salle de cyber est équipée de un (1) modem,
un (1) switch, un (1) régulateur de grande capacité, un (1)
serveur, dix (10) ordinateurs de table, une (1) imprimante multifonction
faisant aussi les photocopies, les scans et les fax, deux (2) autres
imprimantes dont une en couleur, un (1) graveur externe, un (1) casque et un
(1) appareil photo numérique. Les ordinateurs du centre
multimédia communautaire (CMC) sont vétustes et méritent
d'être renouvelés. Une version piratée du logiciel
antivirus dénommé « Norton Antivirus » est
installée sur les micro-ordinateurs dudit centre multimédia. Les
équipements sont tous branchés au switch de 24 ports directement
desservis par le modem. Il convient de rappeler que le modem est
raccordé à une antenne externe VSAT de 1 ,2m de diamètre
grâce à deux câbles LMR d'une longueur de 14m chacun. Le
coût de navigation est de 500Fcfa l'heure. L'impression simple est de
100Fcfa la page. Les photos d'identité et bijou se font à
1.000Fcfa pour cinq (5) images photo. Le coût de la photo ordinaire varie
de 500Fcfa à 2.000Fcfa selon le format sollicité. Des logiciels
propriétaires sont installés sur l'ensemble des ordinateurs du
centre. Malheureusement, ces logiciels ne sont pas acquis par le centre et il
n'y a pas eu d'acquisition de licence d'exploitation desdits logiciels. Le
comble, c'est l'usage d'antivirus propriétaire sans licence
d'exploitation.
Le centre multimédia communautaire est relié
à l'énergie électrique de la Société
Béninoise d'Energie Electrique (SBEE) qui n'est disponible
généralement que de 15h00 (soir) à 7h00 (matin). Pour
avoir une autonomie énergétique, le Conseil d'Administration
s'est doté d'une source d'énergie solaire pour maintenir
connectés certains équipements de la radio et du centre
multimédia communautaire. Il s'est aussi doté d'une tête de
moulin pour avoir un complément énergétique mais cette
solution engendre d'autres difficultés de gestion. En effet, le gasoil
nécessaire pour faire tourner le moulin à plein temps n'est pas
supportable par les faibles ressources du centre multimédia
communautaire et de la radio locale. L'énergie est surtout indispensable
pour le centre multimédia communautaire qui doit fournir de
l'accès Internet à ses clients distants.
Le centre multimédia communautaire a été
victime d'une surtension qui a endommagé certains équipements et
ralenti le fonctionnement du centre durant près d'une année.
Cette situation a fait perdre la clientèle au profit d'un nouveau cyber
installé au centre ville de la commune. Ce centre dispose d'un
accès Internet assuré par Bénin Télécom sa.
Actuellement, le centre multimédia communautaire tente difficilement
à refaire son chiffre d'affaire habituel.
En somme, le centre multimédia communautaire de
Banikoara est une initiative réussie surtout par le fait qu'elle est
devenue fournisseur d'accès Internet. C'est ce service qui permet au
Conseil d'Administration de se féliciter de son initiative, autrement,
les autres services du centre multimédia communautaire ne sont pas
économiquement rentables. Le centre multimédia communautaire est
parvenu à un équilibre budgétaire grâce aux
ressources générées par son service de fourniture
d'accès Internet Wifi à des clients distants.
2-2-2- Etat de la Commune de Bembéréké
en matière de communication
La commune de Bembéréké dispose d'une
radio communautaire. Elle est couverte en matière de
télécommunication par un opérateur de
téléphonie fixe et un opérateur de
téléphonie mobile. Quelques rares initiatives privées
existent en matière de services TIC. Ces structures privées
offrent à coût onéreux, des services de photocopie, de
saisie et d'impression de texte. Il y a un centre de vidéo club pour
l'accès des jeunes aux films vidéo et à des matchs
diffusés par le canal satellite TV5. Plusieurs familles ont
connecté leur poste téléviseur à une antenne
parabolique pour accéder aux informations autres que
celles fournies par la télévision nationale. La radio
communautaire est l'une des rares structures a disposer d'une connexion
Internet fournie par l'opérateur de téléphonie fixe, la
société d'Etat, Bénin Télécom sa. Cette
connexion Internet est de type RTC, très bas débit. A ce jour,
Bénin Télécom sa a des difficultés à fournir
une connexion haut débit à la radio communautaire. Les services
de télécopie n'existent pas dans la commune encore moins un
accès public à Internet à défaut d'un point
accès Internet par foyer. Les formalités relatives à la
connexion à Internet sont gérées depuis le chef lieu de
département. La gestion des situations de coupures ou de pannes est
très pénible pour les clients.
La radio communautaire de Bembéréké est
située au coeur de la ville et à deux pas de la route inter-Etat
Bénin Niger. Elle est animée par une équipe d'agents de
niveau secondaire placé sous la responsabilité d'un cadre de
niveau supérieur. Ils font une quinzaine de personnes, globalement
initiés à la micro informatique. Ce niveau d'initiation
mérite d'être renforcé pour la plus part des agents. Ils
ont tous de la compétence en journalisme communautaire et certains
entament déjà des spécialisations. Nous avons noté
l'existence de compétences en animation, en reportage, en montage et
traitement de son, en navigation Internet, en production d'émission, en
réalisation d'émission, en photographie et en formation en
informatique. Ce sont des expertises de niveau 1 qu'il est utile voire
nécessaire, de solidifier et de confirmer au grand bonheur de la
radio.
La radio a deux antennes paraboliques pour l'accès aux
informations audiovisuelles. Elle est équipée de matériels
techniques radiophoniques. Elle dispose également d'un parc informatique
de onze (11) équipements. Nous avons enregistré la
présence de six (6) ordinateurs de table, un (1) ordinateur portable,
une (1) imprimante simple, une imprimante multifonction (fax, scan et print) et
deux (2) régulateurs. Ce parc informatique est désuet. Tous les
ordinateurs ont accès à Internet sauf un seul qui n'est pas
branché au réseau local. La connexion Internet est possible
grâce une bande passante fournissant au poste serveur, un débit de
45 kbit/s. La connexion est partagée aux postes clients par le biais
d'un Switch Ethernet de 8 ports. Le réseau local est
étoilé. Aucun des ordinateurs de la radio n'est
équipé de logiciels et applicatifs avec licence d'exploitation.
Tous les logiciels et applicatifs utilisés sont de la famille des
logiciels propriétaires nécessitant de ce fait l'achat d'une
licence d'exploitation avant leurs usages. Même les antivirus
propriétaires sont utilisés sans licence d'autorisation.
Le centre numérique est prévu pour être
installé sur le site de la radio communautaire. Ce centre est au coeur
d'un espace de deux cents mètres (200m) de rayon comportant : un
établissement d'enseignement général, une mairie, un
lycée militaire et trois bureaux d'associations.
2-2-3- Etat de la Commune de Nikki en matière de
communication
Il y a à Nikki, de petites entreprises qui fournissent
des services TIC mais à grands frais. Sans commune mesure avec le
pouvoir d'achat de la communauté. Plusieurs structures sont
connectées au réseau Internet bas débit de Bénin
Télécom sa. Elles se contentent de subir la situation parce
qu'elles n'ont pas d'autres choix. La communauté subit souvent
l'influence du développement technologique du Nigéria. Il y a
aussi à Nikki, un cybercafé privé ayant une connexion
Internet RTC de faible débit. Le coût de navigation dans ce
cybercafé est de 700Fcfa l'heure pour une connexion très lente.
De plus l'accès n'est autorisé à Internet dans ce
cybercafé que lorsqu'un quorum de clients nécessaires est
atteint. Tous les opérateurs de téléphonie mobile du
Bénin couvrent cette zone frontalière du Bénin. Il nous a
été rapporté que certains centres de réseaux de
téléphonie mobile font environ un chiffre d'affaire annuel de
2.000.000Fcfa de vente de carte de recharge. C'est sûrement dû
à l'influence des activités économique avec le
Nigéria.
Il y a aussi à Nikki, une radio communautaire au
service du développement local. Pour les acteurs de la radio, le projet
de centre numérique répond à une demande sociale accrue en
matière d'Internet pour l'accès au savoir et la lutte contre la
pauvreté. Il permettra une mise à disposition de service à
coût réduit. Le projet répond à une justice sociale.
C'est une opportunité pour les communes de Nikki, de Kalalé et de
Pérèrè. Ces communes sont privées de toutes les
possibilités qu'offrent l'Internet et les services connexes d'un centre
multimédia. Nikki est le portail de intercommunalité des trois
communes sus-citées. Les élèves de ces trois communes
prennent part à leurs examens de fin de formation dans la commune de
Nikki. Ils sont évalués avec les mêmes épreuves que
les autres élèves des grandes villes du Bénin qui
disposent de l'accès Internet à foison.
La radio communautaire est animée par une équipe
d'une vingtaine de personne. Le personnel est globalement de niveau secondaire
et placé sous la responsabilité d'un cadre supérieur,
expert du domaine. Le personnel est alphabétisé
en langue parce que 80% des émissions et services de la radio sont
fournis en langues locales. Le personnel est en quête d'une
maîtrise de l'outil ordinateur et de l'Internet. Néanmoins, il y a
au sein du personnel, quelques compétences en formation en informatique,
en photographie amateur, en traitement de son, en navigation et en recherche
sur Internet.
Une parabole installée sur le toit de la radio, permet
l'accès aux informations radiophoniques émissent par des
chaînes radios internationales. Cette antenne parabolique est
reliée à un décodeur pour la capture d'information audio.
La radio communautaire n'a pas de poste téléviseur. Son
équipement radiophonique est globalement analogique.
Le parc informatique de la radio est presque inexistant. Il
est composé de : deux (2) ordinateurs de table, deux (2) imprimantes,
deux (2) onduleurs et un (1) régulateur. Un seul ordinateur de la radio
est souvent connecté à Internet bas débit grâce
à un modem externe « nortek » connecté à la
fiche RJ1 1 de la prise téléphonique. La situation des logiciels
et applicatifs utilisés par les ordinateurs de la radio est identique
à celle observée à Bembérékè. Les
équipements sont généralement achetés sans l'appui
conseil d'un expert des TIC. Les logiciels propriétaires sont
utilisés en violation des règles du marché des logiciels
sous brevet. Ces risques ont des conséquences sur la
sécurité du système informatique de la radio. C'est une
des sources d'infections virales. Nous n'avons retrouvé aucun service de
télécopie dans la commune de Nikki. Les responsables de
structures sont contraints de commander leur photocopie au chef lieu du
département pour des questions d'économie et de qualité de
service.
Un espace est prévu pour abriter le centre
numérique sur le site de la radio communautaire. Cet espace est
situé dans une aire de rayonnement maximal de cent mètres (100m)
comportant : un collège d'enseignement général, une
mairie, un centre hospitalier, un service déconcentré de l'Etat
et un bureau d'associations.
2-3- Vue panoramique des espaces d'accueil du
projet
2-3-1- Vue panoramique du projet à
Bembérékè
|
Forces
|
Faiblesse
|
Opportunités
|
Menaces
|
|
Existence d'une autonomie
|
Faible niveau de
|
Existence d'un
|
Inexistence d'un
|
|
énergétique avec des
|
formation
|
terrain pour la
|
édifice pour abriter
|
|
sources d'énergie
|
scolaire du
|
construction de
|
le projet.
|
|
diversifiées.
|
personnel.
|
l'édifice du projet.
|
|
|
Personnel initié à la micro
|
|
|
Eventualité de
|
|
informatique et à l'usage
|
Inexistence de
|
Adhésion et
|
l'extension des
|
|
d'Internet.
|
compétences
|
soutien de la
|
services de l'unique
|
|
Personnel initié aux
|
confirmées dans
|
Coopération
|
opérateur GSM vers
|
|
techniques de reportage.
|
le domaine des
|
Suisse au projet.
|
la fourniture d'accès
|
|
Existence de compétence en photographie et traitement
d'image.
|
TIC.
|
|
à Internet.
|
|
Existence de bonne pratique en matière gestion de bien
communautaire.
|
|
|
|
|
Existence d'un engouement du conseil d'administration de la
radio pour le projet
|
|
|
|
|
Existence d'une autonomie financière au niveau de la
radio.
|
|
|
|
|
Le bon positionnement géographique du site de la
radio.
|
|
|
|
2-3-2- Vue panoramique du projet à Nikki
|
Forces
|
Faiblesse
|
Opportunités
|
Menaces
|
|
L'absence de services TIC
|
Faible niveau de
|
Les services TIC
|
Inexistence
|
|
de qualité au profit de la
|
formation du
|
existant au profit de la
|
d'un édifice
|
|
communauté.
|
personnel dans le
|
communauté sont très
|
pour abriter le
|
|
domaine d'où
|
chers et dépassent le
|
centre
|
|
Le centre est rattaché à la
|
recours à des
|
pouvoir d'achat des
|
numérique.
|
|
radio qui est un outil de
|
compétences
|
populations.
|
|
|
publicité.
La bonne relation de travail et de partenariat qui existe
entre la radio et les états voisins du Nigeria
Nikki est un carrefour de trois communes et site très
proches du Nigeria.
|
extérieures.
|
L'existence de structures
administratives et
productives ayant un fort besoin d'Internet.
La communauté est
disposée à faire face
aux charges contre
parties liées à la
construction et l'équipement du centre
numérique.
|
|
III- BESOINS ET APPROCHES DE SOLUTIONS
3-1- Besoins et aspirations des communautés
3-1-1- Besoins et aspirations des communautés
à Bembérékè
Nous avons conduit notre enquête auprès des
cibles telles que les élèves, les enseignants, les animateurs des
groupements et associations divers et le personnel de la radio communautaire.
Quarante (40) questionnaires ont été administrés dans la
Commune, soit dix (10) questionnaires par cibles.
Au terme de notre collecte et après le
dépouillement des questionnaires, les constats suivants ont
été faits :
Caractéristiques des
enquêtés
1

100
40
20
80
60
0
Ratio démographique
nom bre d'enquêtés de sexe masculin
nom bre d'enquêtés de sexe féminin
Les moins de 25 ans

Ce graphe fait état de ce que la plupart des
enquêtés dans le cadre de cette étude à
Bembéréké sont de sexe masculin et ils sont
âgés de moins de 25 ans.

100
50
0
Fréquentation des CNC
Méthode de fréquentation
1
fréquentation du CNC le plus proche
fréquentation noctune de CNC
repérage de CNC grâce aux affiches
publicitaires
Moins de 5heures de connexion Internet par mois
La majorité des enquêtés a été
informée de l'existence d'un CNC plus proche de chez eux grâce
à des affriche publicitaires. Ces derniers fréquentent nuitamment
lesdits CNC.
Usages courants dans les CNC
1
usages des enquêtés
Information audio visuelle dans les CNC
Usage fréquent du
www.yahoo.fr
Recherche sur Internet
Messagerie sur Internet Formation dans les CNC
Usage d'abonnement par heures de navigation Usage de
téléphonie
usage d'imprimantes



Les usages TIC les plus courants des communautés sont : la
formation en TIC, l'accès à Internet sur abonnement, la
facilité de téléphoner et l'impression de documents.

100 80 60 40 20
0
Services sollicités
1 Services souhaités
Souhait d'usage de télécop ie
Souhait de photo numérique et d'infographie
Souhait de Musique Assistée par Ordinateur Sollicitation
de plus 60 photocopies par mois
Connaissance en informatique
Cadeaux surprises de motivation de la clientèle
Renouvellement des équipements du CNC

Les services les plus sollicités par les
communautés de Bembéréké sont : la
télécopie, la photographie, l'infographie, la musique, la
photocopie et la formation en informatique. En sollicitant massivement ces
services, les populations souhaitent obtenir de la part des gestionnaires de
CNC, des cadeaux en reconnaissance de leur fidélité.
Services non sollicités
1

90
85
80
75
70
Services jamais demandés
Scan de documents et images
Enregistrement de données sur disquette 3"1/2
Enregistrement de données sur CD

A ce jour, il est presque impossible d'espérer que les
communautés sollicitent des services d'enregistrement de données
sur des supports physiques. Il ne faudrait pas non plus envisager à leur
endroit, des services de Scan.

40
60
20
80
0
Tarification sou haitée dans le
CNC
Coût par 1
produit/service
Tarification par heure
Navigation par abonnement
250F par photo ordinaire
15.000F par CD-Vidéo
600F pour 3 heures
200F les 5 pages
imp rimées
2.000F par mois pour formation




La tarification des produits en milieu rural doit tenir compte
de la stratégie nationale de réduction de la pauvreté. La
tarification ainsi souhaitée par la population reflète bien leur
pouvoir d'achat. Elle s'inspire aussi des prix appliqués dans d'autres
villes du pays notamment à Abomey-Calavi, la deuxième ville du
Bénin en matière de population.
3-1-2- Besoins et aspirations des communautés
à Nikki
A l'image de Bembérékè, nous avons
conduit notre enquête auprès des élèves, des
enseignants, des animateurs des groupements et associations divers et du
personnel de la radio communautaire. Chacune des quatre (4) cibles du projet a
été représentée par dix (10) d'individus, soit un
total de quarante (40) questionnaires pour la Commune.
Au terme de notre collecte et après le
dépouillement des questionnaires administrés aux
différents acteurs, les constats faits sont les suivants :
Caractéristiques des
enquêtés
1 Ratio démographique
nom bre d'enquêtés de sexe masculin
nom bre d'enquêtés de sexe féminin
Ages com pris entre 25 et 34 ans

La majorité des enquêtés est de sexe
masculin. Ils sont globalement âgés de 25 à 34 ans.

100 50
0
Fréquentation des CNC
Méthode de fréquentation
1
fréquentation du CNC le plus proche
fréquentation noctune de CNC
repérage de CNC grâce aux affiches
publicitaires
Plus de 5heures de connexion Internet par mois
Un grand nombre d'enquêtés est informé de
l'existence d'un CNC dans l'environ de leur cadre de vie grâce à
des affiches publicitaires. Ils fréquentent les CNC la nuit.
Usages courants dans les CNC
1 Usages des enquêtés
Usage unique d'Internet
Usage fréquent du
www.yahoo.fr
Messagerie sur Internet
Usage de téléphonie
Usage d'imprimantes


Les usages les plus courants des populations dans les CNC sont :
la téléphonie et l'impression de données.

120 100 80 60 40 20
0
Services sollicités
1 Services souhaités
Souhait d'usage de télécopie
Souhait de photo numérique et d'infographie
Souhait de Musique Assistée par Ordinateur Sollicitation
de plus 30 photocopies par mois
Connaissance en informatique
Bon de connexion gratuite pour motiver la clientèle
Amélioration p ériodique des prix dans le CNC
Les services les plus sollicités par les populations de
Nikki sont : la télécopie, la photographie, l'infographie, la
photocopie et la formation en informatique. Ces derniers souhaitent obtenir des
bons de connexion gratuite comme prime de fidélité. Par ailleurs,
une révision périodique des prix des offres de services
motiverait d'avantage la clientèle dans les CNC.
Services non sollicités

1
Services jam a is demandés
Scan de documents et images
Enregistrement de données sur disquette 3"1/2
Enregistrement de données sur CD

100 80 60 40 20
0

Les populations n'ont pas encore la culture de la conservation
des données sur des supports physiques. Ils ne sollicitent guère
des reproductions numériques par des scanners.

100 80 60 40 20
0
Tarification sou haitée dans le CNC
Coût par 1
produit/service
Tarification par heure
L'heure de navigation à 250F
De 300F à 500Fpar photo ordinaire 15.000F par
CD-Vidéo
Abonnement de plus de 10 heures de connexion 200F les 5
pages
imp rimées
5.000F par mois pour formation



La tarification par unité de temps est souhaitée
dans le cadre de la facturation des navigations
Internet. Les populations de Nikki sont également
favorables à des options de contrats d'abonnement de
fidélité.
3-2- Analyse des besoins des communautés
A la lecture des résultats d'enquête, nous
constatons qu'il y a des expressions de souhaits non réalistes. Il y a
aussi des informations qu'il n'est pas nécessaire de comptabiliser comme
des besoins.
En effet, nous nous sommes rendus compte de ce qui suit :
Informations non réalistes

40
60
50
30 20 10 0
70
Moins de 5 heures de connexion par mois
600F pour 3 heures
200F pour 5 pages imprimées
200F pour 5 pages imprimées
Communes

Série1
A notre avis, répondre favorablement à cette
sollicitation ne permettrait pas à la nouvelle structure à mettre
en place de fournir un service de qualité à une grande
majorité de sa cible. La pérennité de ses actions sera
compromise. Il nous semble que la meilleure façon d'éviter des
ennuis de trésorerie, c'est de fixer les coûts par unités
de temps ou de produits. Par exemple, l'heure de connexion à 250Fcfa.
L'impression d'une page de format A4 à 50 Fcfa. Ces montants sont les
plus bas niveaux de prix pratiqués au plan national dans le domaine des
technologies de l'information et de la communication (TIC).
Certains constats faits, peuvent être centralisés
pour améliorer l'image et l'organisation du
centre à mettre en place. Il s'agit des constats
ci-après :

100 80 60 40 20
0
Informations utiles pour un CNC au service de
la communauté de Bembérékè
1 Attentes des usagers
rep érage de CNC grâce aux affiches publicitaires
Usage fréquent du
www.yahoo.fr
Cadeaux surprises de motivation de la clientèle
Renouvellement des équip ements du CNC
fréquentation noctune de CNC
80 60 40 20 0
Informations utiles pour un CNC au service de
la communauté de Nikki
1 Souhaits des usagers
rep érage de CNC grâce aux affiches publicitaires
Usage fréquent du
www.yahoo.fr
Bon de connexion gratuite pour motiver la clientèle
Amélioration périodique des prix dans le CNC
fréquentation noctune de CNC
A la lumière de tout ce qui précède, il
semble exister une similitude dans les aspirations des populations des communes
de Bembéréké et de Nikki. Nous sommes parvenus à
identifier certains besoins de la communauté. Ces derniers souhaitent
avoir un lieu où ils pourront avoir des services de :
- photocopie - reliure
- impression
- photographie numérique
- reportage vidéo
- actualité
- Internet
- formation en Informatique - saisie et traitement de texte -
téléphonie fixe
- fax
Il y a en outre d'outre un besoin important non exprimé
par la population. Il s'agit de son besoin d'information en temps réel
et la nécessité pour elle, de pourvoir disposer d'une information
précédemment véhiculée sur les ondes de la
radio.
Est-ce que tous ces besoins sont réalisables maintenant ?
Dans quel ordre de priorité faut-il envisager la mise en place des
solutions ?
Deux méthodologies s'offrent aux commanditaires de
l'étude, à savoir :
- commencer par mettre en place les produits qui coûtent
moins en terme de charge, ou - mettre en place les produits suivants les
priorités de sa cible primordiale.
Dans le premier cas, l'on commencerait par mettre à
disposition une salle télévisuelle connectée aux
équipements paraboliques de la radio. Ensuite, il pourrait être
envisagé de dégager un ordinateur et une imprimante multifonction
du parc informatique au profit des activités de saisie, traitement de
texte, impression et fax. C'est plus tard que l'on réunirait les
ressources pour conduire les aspects de mise à disposition
d'ordinateurs, de connexion Internet haut débit et autres services
connexes du centre numérique. Les acteurs identifiés pour
conduire le projet, seront formés, aussi bien à l'usage des
outils et équipements qu'à la gestion financière des
activités communautaires.
Dans le second cas, c'est l'accès à
l'information crédible et en temps réel au niveau de la radio qui
est la priorité. Pour ce faire, il faut conduire les
négociations, mettre en ligne une plateforme dédiée
à la radio, faire un contrat de fourniture de connexion Internet haut
débit avec un opérateur capable de fournir ledit service.
Ensuite, il sera possible de penser aux autres services du centre
numérique notamment, la saisie et traitement de texte, l'impression, la
photocopie et la formation. En matière de connexion Internet haut
débit, le choix d'une connexion de type VSAT serait le plus
indiqué compte tenu de l'isolement des communes de
Nikki et de Bembérékè, des autres atouts
de connexion Internet haut débit comme l'ADSL. Ce service ADSL est
permis dans le champ d'intervention de la fibre optique nationale qui
s'étant de Cotonou à Parakou. Le reste du territoire est
relié par des centrales analogiques. C'est à présent qu'un
projet est en conduite. Il s'agit du « PROJET DE NUMERISATION DU RESEAU
DES TELECOMMUNICATIONS DU NORD. Ce projet vise :
· dans un premier temps, la numérisation des
artères de transmission Parakou - Porga, Parakou - N'Dali - Nikki en
faisceau PDH en attendant la pose de la fibre optique ;
· dans un second temps, à changer les centraux
analogiques en mini centraux numériques afin de fluidifier le trafic,
améliorer la qualité de service aux abonnés, apporter de
nouveaux services et faciliter l'accès aux services universels tel que
défini par l'Union Internationale des Télécommunications
(UIT) ;
· Coût global : 3,9 milliards de francs CFA.
Durée : 12 mois. Source de financement :
2
OPT et Banque Belge KBC. »
Par ailleurs, les lignes téléphoniques
utilisées par les deux radios communautaires ne sont pas
éligibles à l'ADSL. Il aurait été bien d'être
connecté à l'ADSL et profiter de la fibre optique qui garanti
l'exclusion de parasites numériques et la stabilité de la bande
passante. Une « fibre optique est un fil de verre transparent très
fin qui a la propriété de conduire la lumière et sert dans
les transmissions terrestres et océaniques de données. Elle a un
débit d'informations nettement supérieur à celui des
câbles coaxiaux et supporte un réseau « large bande »
par lequel peuvent transiter aussi bien la télévision, le
téléphone, la visioconférence ou les
3
données informatiques ».
Le satellite (VSAT) apporte aujourd'hui, au village non
desservis par l'ADSL, une solution simple et économique pour
accéder à l'Internet haut débit.
Les clients distants du centre seront desservis suivant les
dispositions d'un contrat de prestation de services de fourniture
d'accès Internet WIFI. Le coût des équipements de
réception d'ondes WIFI, les frais d'installation desdits
équipements sont à la charge de chaque client. Il sera
demandé à ces derniers de payer une caution de
fidélité qui sera égale au
2
http://www.benintelecoms.bj/apropo/index.html
3
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fibre_optique
coût mensuel de la redevance qu'ils doivent payer au
centre numérique. Les clients du centre numérique seront
encouragés à faire usage des antennes de réception d'ondes
réalisées au
Bénin. Il y a par exemple, des petites entreprises
d'étudiants qui font les antennes Yagi4 .
Une Yagi de base se compose d'un certain nombre
d'éléments droits, chacun mesurant approximativement une demi
longueur d'onde. L'élément actif d'une Yagi est
l'équivalent d'une antenne dipolaire à demi onde à
alimentation centrale. Parallèlement à l'élément
actif et approximativement à 0,2 - 0,5 fois la longueur d'onde, de
chaque côté se trouvent les tiges ou les fils droits
appelés les réflecteurs et les directeurs ou simplement les
éléments passifs. Un réflecteur est placé
derrière l'élément conduit et est légèrement
plus long que la moitié d'une longueur d'onde; un directeur est
placé devant l'élément conduit et est
légèrement plus court que la moitié d'une longueur d'onde.
Une Yagi typique a un réflecteur et un ou plusieurs directeurs.
L'antenne propage l'énergie de champ électromagnétique
dans la direction qui va de l'élément conduit vers les directeurs
et est plus sensible à l'énergie de champ
électromagnétique entrant dans cette même direction. Plus
une Yagi a de directeurs, plus le gain est grand. La photo suivante montre une
antenne Yagi avec six (6) directeurs et un réflecteur.
Figure : Une antenne Yagi.

Les antennes Yagi sont principalement utilisées pour des
liens point-à-point. Elles ont un gain de 10 à 20 d Bi et une
largeur de faisceau horizontal de 10 à 20 degrés.
Le coût des antennes à 2,4 GHz a chuté
depuis l'introduction du 802.1 1b. Les conceptions novatrices emploient des
pièces plus simples et peu de matériaux pour obtenir un gain
4
Alexandra DANS, Réseaux sans fil dans les pays en
développement, Edition en français, Limehouse Book Sprint
Team, Novembre 2006, 272p
impressionnant avec très peu de machinerie.
Malheureusement, la disponibilité de bonnes antennes est encore
limitée dans plusieurs régions du monde, et leur coût
d'importation est souvent prohibitif. Alors que concevoir une antenne peut
être un processus complexe passible d'erreurs, la construction d'antennes
à l'aide de composantes disponibles localement est non seulement simple
mais peut aussi devenir une expérience amusante.
Les communautés visitées ont longtemps
vécu dans l'oralité. La transmission de l'information au sein de
la communauté se faisait de bouche à oreille avant l'accès
aux moyens de communication que sont : la radio, les
télécommunications et l'Internet. Ces populations se sentent
beaucoup plus rassurés dans une communication vocale. C'est ce qui
justifie leur engouement pour le téléphone fixe et le
téléphone mobile. Il faudrait garder ce cap en leur offrant des
services nouveaux comme la téléphonie sur Internet Protocole
(IP). De préférence les services gratuits d'IP voix.
Nous pouvons ranger l'ensemble des besoins des
communautés dans quatre (04) classes d'attentes. Il y a la classe
numérique, la classe télécommunication, la classe
bureautique et la classe reproduction. La classe numérique concerne : le
reportage vidéo, la photographie numérique, l'actualité,
l'accès Internet, la navigation et la fourniture de connexion Internet.
La classe télécommunication comprend : la
téléphonie fixe et le fax. La classe bureautique prend en compte
: la formation en Informatique, l'impression, la saisie et traitement de texte.
Enfin, la classe reproduction couvre : la photocopie et la reliure.
Par ordre de priorité dans un centre numérique
au service de la radio, l'on devrait avoir les services de la classe
numérique, ensuite ceux de la classe télécommunication,
puis ceux de la classe bureautique avant de finir par ceux de la classe
reproduction. Ces choix prioritaires sont faits sur la base du principe qu'une
radio ne vit avant toute chose que d'informations. Les sources pertinentes et
sures d'information sont les canaux du numérique. C'est aussi une
réalité que le numérique n'existe pas avant la
télécommunication. Bien que la bureautique soit au coeur du
numérique, nous lui avons appliqué le même sort que la
télécommunication. En effet, dans une première approche,
la bureautique est au devant du numérique mais dans l'évidence de
cela, la bureautique pourrait aussi être un service fourni à la
clientèle. Cela fait d'elle un service externe concurrentiel du
numérique. Quant à la reproduction, elle a touj ours
été classée en fin de wagon parce qu'elle fait usage des
travaux de la bureautique.
3-3- Solutions pour faire face aux besoins
Le centre numérique qu'il faut mettre en place doit
répondre à un besoin d'espace pour prendre en compte tous les
services attendus.
Il faut envisager trois unités de production pour
répondre aux attentes de la clientèle.
L'une serait spécialisée dans la reproduction et
fournirait les services de : photocopie et reliure.
Une deuxième serait spécialisée dans le
numérique et fournirait les services de : photographie numérique,
reportage vidéo, actualité télévisuelle, navigation
et fourniture d'accès Internet.
Une troisième unité qui sera consacrée
à la micro informatique fournirait les services de saisie, traitement de
texte, impression, fax, téléphone fixe et formation en
Informatique.
D'aucun se demande pourquoi nous n'avons pas
préféré deux unités au lieux de trois quand on sait
que la population ne se dit disponible que nuitamment pour les espaces
numériques. La réponse est toute simple. De jour, l'équipe
de la radio aura le centre numérique pour la collecte informationnelle
au profit des émissions radiophoniques à transmettre en langue
locale. En effet, une radio est viable quand sa capacité de mobilisation
et de diffusion de l'information est performante. En la matière, l'usage
de l'outil Internet est un atout indéniable. Cet outil permet de
rechercher, de collecter et de diffuser plus facilement l'information à
travers le monde. Les radios auront une plateforme sur laquelle les populations
pourront recueillir les informations audio qu'elles véhiculent sur leur
onde. Ce site web permettra entre autres aux populations originaires de ces
localités de consulter régulièrement l'actualité de
chez eux. Il présentera par la même occasion à face du
monde, la culture et l'actualité à Nikki et à
Bembérèkè. Nous présenterons ce prototype dans la
suite de notre développement.
Dans le contexte actuel de diffusion analogique
d'informations par les radios de Nikki et de Bembérékè,
l'Internet jouera un rôle stratégique d'accès à
l'information. Les animateurs de radios auront un accès
privilégié et gratuit au centre numérique pour faire de la
recherche et de la diffusion d'informations sur Internet. Ils pourront ainsi
collecter plus facilement et
rapidement l'actualité et les informations
diffusées sur la toile mondiale notamment celles de plusieurs radios et
télévisions numériques. C'est la première raison de
notre choix. L'on pourrait plus tard, envisager le passage de ces radios du
mode analogique à celui du numérique dans le but de
véhiculer sur Internet, l'originalité des cultures des peuples de
Nikki et de Bembérékè. Cependant, il nous semble aussi
important de mettre en place des équipements nécessaires afin que
les séances de sensibilisation à l'usage d'Internet ne souffrent
d'aucune imprévision du moins par des évidences. Si le souci
c'est d'offrir un centre d'information, de communication et de recherche alors,
il faut prévoir le changement des comportements et espérer
l'adhésion d'une communauté aux usages d'Internet et des TIC de
façon presque permanente.
3-4- Critères de fonctionnalité des
solutions
Le coût des prestations dans le centre numérique
à mettre en place doit s'inscrire dans une logique d'action sociale dans
la mesure où le statut de la radio ne saurait changer de structure
à but non lucratif à structure commerciale. Dans ce cadre, et au
regard des aspirations des populations, les prix ci-après pourraient
être pratiqués :
· photocopie : 1 0Fcfa la page
· reliure : le petit anneau à 500Fcfa et le plus
grand à 2.000Fcfa
· photo : 250Fcfa pour le petit format et 1 .000Fcfa pour
quatre photos d'identité ou bijou
· reportage vidéo : 15.000Fcfa le CD
· actualité : le suivi du journal télé
n'est pas facturé, le suivi des films et match est facturé
à 25Fcfa l'entrée
· navigation : la connexion Internet est à 250fcfa
l'heure
· fourniture d'accès Internet : le coût est
fixé par un contrat de prestation de service
· saisie : la page est à 1 50Fcfa
· traitement de texte : la page est à 100Fcfa
· impression : la page monocolore est à 50Fcfa, la
page couleur est à 100Fcfa
· fax : le coût de la communication
téléphonique + 50Fcfa par page pour service rendu
· téléphone fixe : l'impulsion est à
25Fcfa
· formation en informatique : le coût est de
2.000Fcfa le mois pour les logiciels de
bureautique
Il convient néanmoins d'indiquer que les coûts
fixés reflètent la réalité nationale. Ils sont
globalement identiques a ceux appliqués dans les centres
numériques publiques et privées installés dans les grandes
villes du Bénin.
Cependant, la fourniture d'accès Internet doit
être un des axes prioritaires du centre numérique. C'est ce
service qui assurerait la survit et la pérennité des acquis du
centre. Elle pourrait, si elle est bien conduite, donner une
notoriété départementale aux activités du centre
numérique. Nous pensons aux cibles comme le centre de santé,
l'hôpital, la mairie, la mission catholique avec leurs différentes
écoles, les collèges privés et publics, les sièges
de associations et groupements d'agriculteurs qui sont globalement dans un
rayon d'un (1) kilomètre des sites d'implantation des différents
centres numériques. Il y a aussi la possibilité de prendre en
compte des sites enclavés situés pour certain à cinq (5)
kilomètres (usine d'égrenage) pour d'autre à trente (30)
kilomètres (Péréré) et d'autre encore à
cinquante sept (57) kilomètres (Kalalé).
3-4-1- Personnel du centre numérique
Pour chacune des unités de production, il faut un
personnel qualifié et disponible. Le nombre maximal d'agent est d'un (1)
par cellule. Autant qu'ils sont, les acteurs devant travailler dans le cadre du
projet doivent avoir un esprit de partage, de tolérance et
d'humilité.
Compétences principales
Dans l'unité de reproduction, il faut rechercher une
compétence en maintenance de niveau 1 pour les appareils photocopieurs.
Un spécialiste de la photocopie. Ce dernier pourrait régler les
problèmes mineurs de maintenance et assurer ainsi un bon état de
l'équipement de travail. Il doit avoir le niveau Bac avec deux (2) ans
d'expériences dans les activités de photocopie. Il doit
être capable :
- d'assurer la maintenance d'un appareil photocopieur ; -
d'assurer des services de photocopie ;
- de faire la reliure de document ;
- de gérer financièrement un centre de
reproduction ;
- de former deux personnes pour assurer la continuité du
service ; - de gérer financièrement les res sources de
reproduction ; - de travailler sous pression ;
- de faire des suggestions d'amélioration du service
à la clientèle ; - de leadership organisationnel.
Dans la cellule du numérique, la priorité doit
être accordée aux spécialistes des TIC. Des acteurs de
terrain qui maîtrisent la gestion des projets numériques. Des gens
qui ont une vue d'ensemble de la synergie d'action qui doit exister entre les
différents services offerts. Un animateur de projet TIC serait
l'idéal. Il devra aussi avoir une habileté en prise et traitement
d'images numériques et d'arts audiovisuels. IL doit être de niveau
Bac +4/5 avec une année d'expérience dans la gestion des centres
numériques. Il doit être capable :
- de gérer financièrement un cyber ;
- d'utiliser un serveur de réseau local ; - d'administrer
un site web ;
- de réparer les pannes mineurs du réseau physique
;
- d'assurer une permanence dans le partage de connexion avec des
clients distants ;
- d'accompagner les usagers dans leurs quêtes de savoirs
et d'information ;
- de prendre et traiter des vues ;
- d'imprimer des photos numériques ; - de faire usages
d'un caméscope ;
- de produire et reproduire des supports multimédias ;
- d'utiliser des décodeurs télévisuels ;
- de former deux personnes pour assurer la continuité du
service ;
- de travailler sous pression ;
- de faire des suggestions d'amélioration du service
à la clientèle ;
- de leadership organisationnel.
Dans la session de la micro informatique, il faut recruter un
formateur en TIC. Quelqu'un qui maîtrise l'informatique et son pouvoir.
Il serait utile qu'il soit informaticien. Il aura un niveau Bac+3 avec une
année d'expérience de formateur en informatique. Il doit
être capable :
- d'assurer des services de saisie et traitement de texte ; -
d'imprimer des documents ;
- de faire usage d'un appareil de télécopie ;
- de gérer financièrement les recettes de la micro
informatique ; - d'assurer la formation en informatique de la clientèle
; - de faire la reliure de document ;
- d'assurer des service de téléphonie fixe ;
- de former deux personnes pour assurer la continuité du
service ; - de travailler sous pression ;
- de faire des suggestions d'amélioration du service
à la clientèle ; - de leadership organisationnel.
Les attributions de chacune des compétences principales
sont valables au cas où l'on serait contraint de faire recours à
des compétences secondaires ou subsidiaires.
Compétences secondaires
Dans l'unité de reproduction, à défaut
d'une compétence en maintenance de photocopieur, il faut rechercher une
personne ayant totalisé au moins une dizaine d'année de service
en qualité d'agent de photocopie dans d'autres structures
pérennes. Ce dernier doit également justifier d'une
maîtrise parfaite de l'usage des appareils de reliure.
En matière de numérique, il faut à
défaut de mieux, recruter un informaticien qui tient le réseau en
parfait état et implémente tous les équipements et
produits nécessaires. Il devra surtout avoir une notion de l'art
audiovisuel.
Pour la micro informatique, à défaut de la
compétence indiqué, un rodé du métier de
télécommunication pourrait bien servir. Il lui faudra prouver ses
aptitudes pédagogiques, d'encadrement des adultes.
Compétences subsidiaires
Dans l'unité de reproduction, au pire des cas, il faut
rechercher une compétence en photocopie avec quelques années
d'expérience. Dans ce cas une adaptabilité de l'individu doit
être une
preuve de son maintien au poste.
Pour le numérique, qu'à cela n'en tienne, si on
ne trouve pas mieux, un journaliste convertis dans les médias
numériques ne serait pas inutile. Il faut cependant qu'il ait une notion
parfaite du photojournalisme et une maîtrise du reportage audiovisuel.
En matière de micro informatique, si aucune
compétence n'est sous la main, l'on pourrait au pire des cas chercher un
formateur des formateurs ayant fait une initiation en informatique. Il faut
qu'il ait une notion du marketing technologique.
3-4-2- Equipements du centre numérique
Pour les activités de reproduction, il faut envisager
la mise en place d'un (1) appareil photocopieur haut de gamme
équipés de pose pied, une (1) agrafeuse géante, une (1)
petite agrafeuse, un (1) appareil de reliure, une (1) table moyenne et deux (2)
chaises.
Pour les activités du numérique, il faut
prévoir l'achat d'un (1) appareil photo caméra numérique,
une (1) télévision écran géant, une (1) antenne
VSAT, un (1) modem pour la capture d'onde Vsat, un (1) routeur pour la
fourniture d'onde WIFI, une (1) antenne d'émission Wifi, un (1) switch
de 24 ports deux (2) câbles vidéo de connexion de l'antenne VSAT
au modem, un (1) régulateur de grande capacité, un (1) onduleur
de grande puissance, plusieurs mètres de câbles RJ45, un (1)
serveur, une (1) dizaine (10) d'ordinateur de table pour le début,
envisager l'extension du parc informatique, onze (11) chaises, six (6) tables
de longueur 1,25m, largeur 0,75 m et hauteur 1m, une (1) imprimante photo de
haute fidélité, une (1) imprimante monocolore simple, un (1)
graveur DVD externe, onze (11) casques, onze (11) webcan, cinq (5) rallonges
électriques de 5 ports chacune avec une longueur minimum de 2,5m.
Pour les activités de micro informatique, nous aurons
à commander deux (2) ordinateurs de table, une (1) imprimante
multifonction (fax, scanne, imprimante, photocopie), une (1) ligne
téléphonique, un (1) chevalet pour la formation, un (1) table de
longueur 1,25m, largeur 0,75m et hauteur 1m, trois (3) chaises.
Pour chacune des unités, il faut prévoir du
fongible pour le fonctionnement notamment des
DVD vierges, des cartons pour photo, des papiers chevalet et
des cartouches de marqueurs. En matière de logiciel à utiliser
dans le centre, nous suggérons l'usage des logiciels, des applicatifs et
des systèmes d'exploitation libres pour garantir une économie
financière dans ce domaine.
En matière de sécurité du logiciel, il
est bien connu que le logiciel qu'il soit libre ou propriétaire contient
des erreurs de programmation appelées bugs dans ses lignes de code. Il
est aujourd'hui avéré que les bugs dans le logiciel libre sont
moins nombreux et se réparent bien plus rapidement que dans le logiciel
propriétaire.
Pour assurer l'accès universel de tous à
l'information libre, pérenne et sécurisée de par sa
stabilité, il est indispensable que l'encodage des données ne
soit lié à la bonne volonté des fournisseurs, ni aux
licences imposées par ceux-ci. L'utilisation de formats standards et
ouverts permet de garantir ce libre accès et d'obtenir, au besoin, la
création de logiciel libre compatible. La suite OpenOffice est
aujourd'hui une alternative à la pression financière que
nécessite l'usage légal de la suite Office de Microsoft. Il en
est de même du système d'exploitation libre « linux »
par rapport aux autres systèmes d'exploitation propriétaires de
la famille « Windows ». Il est important d'indiquer que la
pérennité des données se garantit par la
disponibilité du code source.
« Il faut reconnaître que l'obsolescence
accélérée des équipements informatiques
entraîne un important gaspillage de ressources et découle
principalement de l'obsolescence des logiciels. Retrouver la maîtrise du
software permet donc de modérer les besoins de renouvellement du
hardware. Voilà pour la dimension écologique du
développement durable. Mais la dimension sociale est à mes yeux
plus importante encore. Il ne fait aucun doute que la diffusion de logiciels
libres peut combler le «fossé numérique» en rendant les
nouvelles technologies
accessibles à tous. »5 En effet, l'option
des logiciels libres est intéressante en termes de:
- Rapport qualité - prix ;
- Sécurité ;
- Souplesse et adaptabilité ;
- Perfectionnement et assistance continue par la
communauté des usagers ;
5
http://www.vd.ch/fr/typo3-et-le-canton-de-vaud/le-canton-et-loss/index.html.
- Programmation évolutive permett ant de résoudre
des problèmes et d'aj outer de nouvelles fonctions.
L'usage des logiciels libres donnerait aussi au centre une
notoriété de structure de promotion des logiciels libres dans le
Nord Bénin. Pour les formations en micro informatique, il faut envisager
des contrats périodiques de prestation de services en cas de non
recrutement de compétence avérée en la matière. La
formation devra être dispensée prioritairement pour faire
acquérir au personnel, une maîtrise des logiciels utilisés
dans le centre. Toutefois, une réponse favorable pourrait être
aussi donnée aux formations à la carte sur la maîtrise de
tel ou tel logiciel propriétaire si la compétence pour rendre le
service est disponible dans le centre.
3-4-3- Caractéristiques techniques et coûts
des équipements
Intitulé de l'équipement
|
Caractéristiques techniques
|
Coût unitaire
|
Source du coût
|
Nbre
|
Coût cumulé
|
Photocopieur
|
Type de photocopieuse : Numérique. Technologie
d'impression : Laser -euros monochrome. Largeur : 76.4 cm. Profondeur : 79.5
cm. Hauteur : 117 cm. Poids : 280 kg. Disque dur : 20
Go. Résolution de reproduction maximale :
Jusqu'à 1200 x 600 ppp. Demi-teintes des niveaux de gris : 256.
Duplexage automatique : Oui. Résolution d'impression maximale :
jusqu'à 2400 x 600 ppp. Vitesse d'impression
maximale : Jusqu'à 80
ppm. Pilotes/émulations
imprimante : PCL 5e, PCL 6,
PostScript3. Détails concernant la manipulation de
documents et de supports : Bac de dérivation - 50 feuilles. 2 x cassette
de papier - 550
|
14.501,53
soit
9.513.005fcfa
|
http://ww
|
1
|
9.513.005
|
|
|
|
|
feuilles. 2 x cassette de papier - 1500 feuilles.
Détails sur la vitesse : Impression : jusqu'à 80 ppm (A4) ;
Impression : jusqu'à 41 ppm ( A3 ) ;Temps de sortie 1ère copie
noir et blanc : 3 s. Temps de préchauffage :
6 minutes. Tension requise : CA
230V (50Hz). Consommation en fonctionnement : 2700 Watt.
|
|
|
|
|
Agrafeuse géante
|
Agrafeuse pneumatique, Livre avec valise, lunette de
protection et 600 agrafes de 8mm rallonge, 600
agrafes de 10mm rallonge, 600 agrafes de 25mm rallonge.
Pression maximale : 6 bar. Rallonge min:
6mm. Rallonge max. : 16mm.
Largeur des agrafes: 12,8mm. Raccordement fil : 1/4". Poids :
1,85 kg.
|
79 euros soit 51.825fcfa
|
http://ww
|
1
|
51.825
|
|
<
|