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Conception d'un centre numérique communautaire


par Kossi AMESSINOU
Université Paris 10 Nanterre - Master 2 Sciences de l'Information et de la Communication spécialité, Conception et Gestion de Projets Numériques Territori
Traductions: Original: fr Source:

Disponible en mode multipage

Département des Sciences de l'Information et de la Communication UFR LL Phi

Prénom Nom : Kossi AMESSINOU Email : amessinou_kossi@yahoo.fr No étudiant : 26011881

Master 2 CGPNT

MEMOIRE

CONCEPTION D'UN CENTRE NUMERIQUE COMMUNAUTAIRE
MULTIFONCTION DANS LES COMMUNES DE NIKKI ET DE BEMBEREKE

Master professionnel mention Sciences de l'Information et de la Communication,
spécialité « Conception et Gestion de Projets Numériques Territoriaux » (M2-CGPNT)

Juin 2007

Directeur du mémoire : Claudio DEL DON

UPX Université Paris X NanterreREMERCIEMENTS

C'est ici le lieu de rendre grâce à Dieu pour sa miséricorde dans notre vie.

Que nos parents trouvent dans ce travail professionnel, le couronnement de leurs efforts visant à nous combler de bonheur et de joie.

Que Monsieur Michel ARNAUD, Responsable de la présente formation, reçoive toute notre reconnaissance pour son soutien particulier dans la concrétisation de notre projet professionnel.

Que Monsieur Charles BAKYONO, qui nous a mis en contact avec la Coopération Suisse Bénin, accepte notre remerciement.

Nos remerciements vont également à l'endroit :

- du Responsable du Programme d'Appui à la Communication du bureau de la

Coopération Suisse-Bénin pour avoir accepté de nous confier cette étude ;

- des Responsables des radios de Nikki et de Bembérékè pour avoir facilité la réalisation

de notre mission ;

- de nos enquêtés pour s'être rendus disponibles à nous écouter et à partager leurs attentes avec nous.

Je n'oublie pas ma fiancée Tania GAYE, mon frère Amévi Amessinou SOSSOU, ma soeur Martinin Afiwa SOSSOU pour les sacrifices consentis à mes côtés durant la conduite de ma formation. Qu'ils en soient remerciés.

TABLE DES MATIERES REMERCIEMENTS 2

TABLE DES MATIERES 3

INTRODUCTION 5

I- CADRE GENERAL DE L'ETUDE 8

1-1- Contexte de l'étude 8

1-2- Missions de l'apprenant 8

1-3- Problématique de centre numérique dans le nord Bénin 9

1-4- Méthodologie de conduite de l'application professionnelle 11

1-5- Méthodologie de conduite de la mission 12

1-6- Difficultés rencontrées au cours de la mission 14

II- RESULTATS DE L'ETAT DES LIEUX 15

2-1- Présentation du milieu d'étude 15

2-1-1- Commune de Banikoara 16

2-1-2- Commune de Bembérékè 16

2-1-3- Commune de Nikki 16

2-2- Constats faits 17

2-2-1- Cas expérimental de Banikoara 17

2-2-2- Etat de la Commune de Bembéréké en matière de communication 20

2-2-3- Etat de la Commune de Nikki en matière de communication 22

2-3- Vue panoramique des esp aces d'accueil du projet 24

2-3-1- Vue panoramique du projet à Bembérékè 24

2-3-2- Vue panoramique du projet à Nikki 25

III- BESOINS ET APPROCHES DE SOLUTIONS 26

3-1- Besoins et aspirations des communautés 26

3-1-1- Besoins et aspirations des communautés à Bembérékè 26

3-1-2- Besoins et aspirations des communautés à Nikki 28

3-2- Analyse des besoins des communautés 31

3-3- Solutions pour faire face aux besoins 37

3-4- Critères de fonctionnalité des solutions 38

3-4-1- Personnel du centre numérique 39

3-4-2- Equipements du centre numérique 42

3-4-3- Caractéristiques techniques et coûts des équipements 44

3-4-4- Coûts des ressources humaines et connexes 54

3-5- Organisation du centre 55

3-5-1- Fonctionnement du centre 56

3-5-2- Sécurité énergétique 57

3-6- Présentation du Site Web Nikki-Bembérèkè 58

IV- FICHE RECAPITULATIVE DU PROJET 63

4-1- Détails du calendrier par tâches 64

4-2- Diagramme de gantt du projet 70

4-3- Ressources utilisées dans le cadre du projet 71

4-4- Processus de décaissement des ressources financières 72

4-5- Partenaires du projet 73

4-5-1- Partenaire technique 73

4-5-2- Partenaires financiers 73

4-6- Mécanisme de suivi évaluation 74

4-6-1- Mise en place du cadre institutionnel 74

4-6-2- Indicateurs de suivi évaluation des activités du centre 75

V- TABLEAU SYNTHETIQUE DE L'ETUDE 76

CONCLUSION 77

ANNEXES a

ANNEXE -1- QUESTIONNAIRES ET GUIDES D'ENTRETIEN b

ANNEXE -2- ELEMENTS DE LA LETTRE DE MISSION o

ANNEXE -3- BIBLIOGRAPHIE p

INTRODUCTION

Les Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) sont désormais au coeur de la gestion du développement. Elles bouleversent le mode de vie des populations et leur imposent un rythme de conduite dans leur vie quotidienne. Ces populations tendent à être dépendantes de l'innovation technologique dans le monde.

En effet, nous sommes allés de la mécanisation des échanges à la société de la connaissance en passant par la société industrielle et la société de l'information. Dans cette société de la connaissance, c'est l'accès à la toile mondiale qui garanti l'existence individuelle et collective. L'usage de l'Internet, tend à ne plus être un luxe comme par le passé, encore moins l'affaire des riches. Pauvre ou riche, pour l'individu du vingt unième siècle, l'accès à l'information est devenu un droit d'existence. Quand une cible n'a pas de ressources pour accéder à ce droit, elle est soutenue par certaines personnes physiques ou morales au nom de la réduction de la fracture numérique dans le monde.

C'est dans ce cadre que le Programme d'Appui à la Communication (PACOM) du bureau de la Coopération Suisse-Bénin a accompagné les communautés rurales des Communes de Nikki et de Bembéréké en mettant à leur disposition des radios communautaires. Ces radios constituent des sources d'information dans les langues de chacune de ces communautés. Mais à ce jour, lesdites radios ne profitent pas encore des atouts qu'offrent l'Internet haut débit dans l'accès et la diffusion de l'information. C'est pour répondre à ce besoin d'information crédible, disponible en temps réel que le PACOM a initié la conduite d'un projet de conception de centre numérique communautaire multifonction. Ce projet aura également l'avantage de permettre un point d'accès public à Internet et aux autres services TIC au profit des élèves, des enseignants, des chercheurs, des groupements et des associations communautaires. Pour ce faire, nous avons été commis pour conduire une étude de faisabilité qui présente l'état des lieux et propose des approches de solutions aux besoins des communautés de Nikki et de Bembéréké.

Notre travail de recherche s'articule autour des notions de "TIC" et de "centre numérique". Il nous semble important d'en faire un rappel conceptuel avant de présenter le cadre général de l'étude, l'état des lieux, les besoins des communautés, les approches de solutions, le mécanisme d'évaluation et la fiche du projet.

En effet, en règle générale, "les TIC englobent tous les instruments, méthodes et moyens, qu'ils soient anciens ou récents, par lesquels des informations et des données sont transmises ou communiquées d'une personne à une autre ou d'un lieu à un autre. Parmi les TIC, on peut citer le téléphone, la télécopie, la vidéo, la télévision, la radio, la documentation écrite (journaux et livres) et les modes informatisés (courrier électronique, fora de discussion, listes de diffusion, téléconférence, CD-ROM, etc.). Même les premières technologies destinées à véhiculer l'information telles que le tambour devraient en principe figurer sur la liste. Mais, lors de discussions sur les TIC, cette notion renvoie de plus en plus à des formes et modes assistées par ordinateur, et pourtant celles-ci ne sont apparues que récemment. On assiste à la complexité des fonctionnalités de la nouvelle génération de téléphones mobiles qui intègrent des options audio, vidéo et d'impression. Dans une certaine mesure, le concept de centre numérique fonctionne sur la base d'une convergence opérationnelle.

Un centre numérique est une structure intégrée d'information et de communication qui dispose d'une combinaison de TIC, à la fois nouvelles et anciennes (télévision, vidéo, télécopie, téléphone, ordinateurs avec accès à Internet et parfois des livres). Ce type de structure où plusieurs TIC différentes sont installées et utilisées de manière intégrée est considéré comme étant le centre numérique moderne. Il est aussi appelé centre numérique multifonction. Cependant, il existe quelques différences au niveau de la forme, des installations et des services accessibles dans les centres numériques, allant du simple centre numérique avec juste un ou deux téléphones et sans accès à Internet, au centre numérique équipé de plusieurs téléphones, télécopieurs, imprimantes et ordinateurs connectés à Internet. Les centres numériques assurent au public l'accès à l'information et à la communication pour parvenir au développement économique, social et culturel. C'est aussi une passerelle d'accès aux services de télécommunication et d'information dans le but d'atteindre un ensemble d'objectifs liés au développement. La notion d'accès universel, qui est basée sur l'Article 19 de la «Déclaration universelle des droits de l'homme», a favorisé l'extension des services d'information et de communication à tous les individus sans discrimination. Les centres numériques sont considérés comme de puissants instruments dans la lutte pour l'accès à l'information, en particulier en milieu communautaire.

La nomenclature des centres numériques est marquée par des diversités en terme de situation géographique, d'objectifs, etc. Les centres numériques sont également appelés Points d'accès

publics, ou encore désignés par de nombreuses autres appellations : télécentre, télékiosque, téléboutique, cabine téléphonique, infocentre, club numérique, centre d'accès multiservice, centre de technologie communautaire ( CTC), télécentre communautaire multiservice (TCM), centre d'accès communautaire, centre communautaire multiservice, (CCM), centre communautaire de presse (CPC) ou centre communautaire d'apprentis sage (CCA), centre multimédia communautaire (CMC), salle électronique, télévillage ou cybercafé, et la liste

continue . . ."

1

1Florence ETTA et Sheila PARVYN-WAMAHIU, TECHNOLOGIES DE L 'INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION POUR LE DÉVELOPPEMENT EN AFRIQUE : VOLUME 2: L 'expérience des télécentres communautaires, CODESRIA/CRDI 2005, ISBN 1-55250-007-1, 236 p. http://www.idrc.ca/fr/ev-56545-201-1- DO_TOPIC.html

I- CADRE GENERAL DE L'ETUDE

1-1- Contexte de l'étude

Dans le cadre de la mise en oeuvre des activités du Programme d'Appui à la Communication (PACOM) et en vue de capitaliser les acquis de l'atelier international sur les télécentres en Afrique, le Bureau de Coopération de l'Ambassade de Suisse au Bénin nous a mandaté en qualité de consultant, pour conduire et mettre en pratique, un projet professionnel intitulé « Conception d'un centre numérique communautaire multifonction dans les Communes de Nikki et de Bembéréké». Cette activité permettra de voir la faisabilité de la mise en place d'un centre offrant des services divers dans le domaine des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) à des communautés pauvres et démunies. C'est une action qui fournira des renseignements aux commanditaires devant décider de la fourniture de services nouveaux pour sortir certains peuples de la pauvreté. La présente étude est une application professionnelle de fin de formation en Master professionnel mention Sciences de l'Information et de la Communication, spécialité « Conception et Gestion de Proj ets Numériques Territoriaux » (M2CGPNT).

Dans ce contexte, nous avons conduire une mission d'observation, de collecte des besoins des populations cibles, ce qui nous permis de proposer des solutions assorties d'évaluation indicative de coût de réalisation.

1-2- Missions de l'apprenant

Nous nous sommes donnés pour missions de :

- faire une reconnaissance du terrain ;

- répertorier et étudier d'autres exemples de centre numérique communautaire ;

- faire une enquête de terrain pour recueillir les besoins et aspirations des bénéficiaires ;

- faire l'analyse des besoins des bénéficiaires ;

- identifier les fonctionnalités qui répondent aux besoins précédemment listés, regroupés et hiérarchisés ;

- présenter les performances qui faciliteront la satisfaction de tous les besoins retenus ;

- proposer des solutions pour la satisfaction des besoins analysés ;

- donner le coût approximatif de la réalisation du centre ;

- oeuvrer à l'atteinte des objectifs de la présente mission ;

- faire convoquer et présider toutes les séances de travail relatives à la présente mission ; et

- rendre régulièrement compte de l'évolution de l'application professionnelle au commanditaire et au directeur du mémoire.

1-3- Problématique de centre numérique dans le nord Bénin

Depuis l'entrée du Bénin dans le mouvement de la décentralisation en 2003, il est apparu un nouvel ordre de développement : celui conduit par les bénéficiaires. Le développement laissé à l'initiative des communautés bénéficiaires vise le bien être collectif et individuel de la population. Les communautés se sont organisées pour prendre leur destiné en main. C'est dans cette dynamique que certaines communautés organisées en groupement, association ou organisation non gouvernementale, sont accompagnées par des partenaires au développement. Certaines de ces communautés ont activement oeuvré à la mise en place de radios pour la sauvegarde de leurs modes culturels notamment leurs langues. Ces initiatives ont fait et continuent encore de faire la fierté de ces communautés. Ces radios communautaires ont pour la plupart compris la nécessité de s'ouvrir aux autres cultures, de rechercher des informations diverses à partager à leur auditeurs, leur parler souvent de ce qui se passe ailleurs. Ainsi, elles se sont équipées avec l'aide des partenaires financiers en antennes parabolique et en point d'accès Internet pour certaines. Les animateurs de ces radios ont compris aussi la nécessité d'ouvrir leur source d'information qu'est l'Internet aux autres membres de la communauté qui peuvent en faire usage. Cette initiative d'ouverture des accès Internet à la communauté a surtout marché dans la commune de Banikoara. La radio locale de cette commune qui fait partie des rares centres communautaires à disposer d'un accès Internet ouvert à la communauté, est aujourd'hui admirée par beaucoup.

C'est fort de cette admiration que le Bureau de la Coopération Suisse au Bénin s'est proposé de voir dans quelle mesure une initiative similaire serait expérimentée au profil des radios communautaires et des populations de ces zones de concentrations. Mais comme il s'agit d'une expérimentation, le choix de base a porté sur deux des communes du département du Borgou, zone de concentration par excellence des activités opérationnelles de la Coopération Suisse au Bénin.

En effet, la Coopération Suisse appuie la radio communautaire de la Commune de Nikki et celle de la Commune de Bembéréké par le biais de son Programme d'Appui à la Communication (PACOM). Dans ces mêmes communes, des associations et groupements villageois sont appuyés par les différents programmes spécifiques de la Coopération Suisse. Ces communautés organisées sont suivies techniquement et financièrement en vue de l'amélioration des conditions de vie de la population et d'une lutte efficace contre la pauvreté. Elles ont bénéficié de renforcement de capacité, de sensibilisation et d'éducation au développement communautaire. Elles ont également eu droit à des appuis en matière d'alphabétisation, de soutien sanitaire et financier et plusieurs autres actions. Ces actions ont été pour la plupart médiatisées dans les langues locales par les radios communautaires.

Les émissions radiophoniques de ces deux stations d'information parviennent tant bien que mal à accompagner substantiellement la lutte contre la pauvreté à Nikki et à Bembéréké. Cela constitue la fierté aussi bien des animateurs que des auditeurs de ces stations. Les cellules de gestion de ces radios ne cessent de faire des progrès. Elles envisagent à présent de diversifier leurs activités et services, de couvrir d'autres domaines des technologies de l'information et de la communication notamment, l'Internet et le multimédia. Elles ont l'intention de disposer d'une source d'information multiple en faisant usage de l'outil Internet. Elles veulent aussi mieux servir leurs clientèles en leur offrant une couverture photo vidéo de tous leurs regroupements et de toutes leurs actions. Dans quelles conditions seront conduites ces initiatives ? Avec quels acteurs les faire pour en tirer une efficience et une rentabilité ? Quels outils mobiliser pour avoir un produit fini de très bonne qualité ? Comment conserver efficacement les données pour en faire usage par la suite ? Ce sont autant de questions sur lesquelles les contributions des bénéficiaires sont vivement attendues.

Dans un souci de solidarité et de partage de savoir, elles entendent mettre leur outil Internet à la disposition de la communauté. Pour ce faire, elles se réjouissent de la conduite de la présente étude qui leur permettra sûrement d'être mieux éclairées sur les choix à opérer à court, moyen et long terme.

Notre réflexion s'inspire du postulat qu'aucune société n'a jamais pu émerger en étant privée de l'information nécessaire à son développement. C'est pourquoi, notre étude se donne l'ambition d'aborder les différentes approches nécessaires à la viabilité et à la pérennité d'un

centre numérique ayant missions de service public en zone rurale telle que Nikki et Bembéréké.

Aussi est-il opportun de rappeler que l'ignorance est la première cause de pauvreté en Afrique notamment au Bénin. Il faut aider les jeunes en leur offrant des outils qui au-delà du loisir procurent des savoirs dans la curiosité. Les filles sont les premières victimes des effets du nivellement scolaire par le bas. Elles sont bien pressées d'arrêter l'école pour se trouver un travail et un mari, surtout quand les conditions de vie et d'étude sont des plus pénibles. La situation est beaucoup plus alarmante quand le nombre de filles déscolarisées ou ayant abandonné l'école est important. Le progrès de la génération future est ainsi compromis car la vulnérabilité de la couche féminine à l'éducation, la formation et l'apprentis sage a un impact néfaste sur le développement communautaire. C'est pourquoi, nous devons nous réarmer pour chercher l'équilibre entre l'homme et la femme pour que l'égalité dans la considération et l'éducation des deux sexes devienne une réalité et un pouvoir du genre humain. Il faut bannir l'ignorance par l'accès à l'information de qualité au bon moment.

A la lumière de ce qui précède, l'objectif indirect de la « Conception d'un centre numérique communautaire multifonction dans les communes de Nikki et de Bembéréké » est de lutter contre la pauvreté. Il faut faire ombrage à l'avancée de la pauvreté humiliante dans les communautés organisées. Il faudra éviter de répéter les erreurs du passé ; partager le savoir et l'information afin que ce qui a été possible dans une communauté, le soit également dans une autre. Il n'est plus question que malgré les atouts que constituent les TIC, l'on constate une duplication de mauvaises pratiques d'une communauté à l'autre. Il faut surtout sensibiliser les groupements à la sauvegarde des ressources nécessaires à l'émergence de leur progéniture. Consommer aujourd'hui sans compromettre la survie des générations futures. Cataloguer nos bonnes actions pour le bien de notre descendance.

1-4- Méthodologie de conduite de l'application professionnelle

Suite à l'avis favorable du Responsable du PACOM nous confiant la réalisation de la présente étude, il nous a semblé impératif de faire une mission de reconnaissance du cadre d'étude et de collecte de données. Cet exercice a nécessité la conduite d'une enquête pertinente sur le terrain. Les données qui y sont recueillies, ont été compilées et analysées. L'analyse a permis d'avoir une synthèse des besoins des acteurs auxquels des approches de solutions ont été

proposées. Un rapport partiel de mission a été soumis à l'appréciation desdits acteurs de terrain dans chacune des deux Communes. Les observations faites par ces derniers ont permis de consolider un rapport provisoire de mission qui a été envoyé à notre directeur de mémoire et au responsable de la formation pour observations. Les contributions de ces experts ont été prises en compte avant la transmission du rapport provisoire au commanditaire de l'étude. Le commanditaire a de son coté, soumis notre rapport à l'appréciation de ses collaborateurs. Les observations faites par ces derniers ont suscité une séance de travail entre un représentant de l'équipe du PACOM et nous. Un consensus a été alors fait sur les observations à prendre en compte dans le rapport final de mission. Ce rapport final, imprimé et relié en deux exemplaires, a été transmis au Secrétariat du PACOM. Ledit rapport a été envoyé au Bureau Local de la Coopération Suisse pour accord de financement global du projet, afin de déclencher le processus de mise en oeuvre effective du projet suivant le chronogramme prévisionnel indiqué plus bas.

1-5- Méthodologie de conduite de la mission

La mission a été exécutée dans trois (3) localités à savoir, Banikoara, Bembéréké et Nikki. Dans chacune de ces localités, nous avons pris contact et recueilli des informations auprès des cibles identifiées dans le cadre de la mission. A Banikoara, nous étions en mission d'observation. Nous avons visité le centre multimédia communautaire de la Commune de Banikoara qui est une initiative conduite par les communautés dans le Nord Bénin. Dans cette localité, des entretiens ont eu lieu avec les responsables du centre multimédia communautaire placé sous la tutelle du Conseil d'Administration de la Radio locale de la Commune d'une part et avec le comptable dudit Conseil d'Administration d'autre part. Nous avons eu la chance de visiter toutes les installations du Centre Multimédia Communautaire, depuis les différentes sources énergétiques jusqu'au parc informatique en passant par les différentes salle de services connexes au cybercentre.

Ensuite, l'équipe de mission a mis le cap sur les deux Communes objets de notre mission. Dans chacune d'elles, nous avons eu une séance de travail avec le Président du Conseil d'Administration de la radio, l'équipe de gestion et d'animation de la radio, les membres des groupements et associations intervenant dans le développement de la commune, une communauté d'élèves et une communauté d'enseignants. Tous nos efforts de travail avec les responsables des autres programmes de la Coopération Suisse ont été vains parce que chacune

de ces entités programmes étaient en mission dans d'autres localités. Ceux que nous avons vus, ont activement contribué à la réussite de notre mission. Ils nous ont fournis les informations relatives à leurs besoins et aspirations en matière de choix de technologie pouvant améliorer leurs conditions d'existence.

En effet, dans la commune de Bembérékè, l'équipe de mission a eu des entretiens avec les dirigeants de la radio communautaire. Elle a aussi administré des questionnaires aux personnels de la radio, aux élèves et aux enseignants du CEG et aux responsables des groupements et associations. Chaque cible a été représentée par une dizaine de personnes. L'équipe de mission a été épaulée par deux (2) membres du personnel de la radio pour l'administration des questionnaires. Nous avons rencontré le Président du Conseil d'Administration de la Radio en son domicile pour lui présenter la mission et prendre en compte son point de vue sur le projet. La synthèse des résultats a été présentée au personnel de la radio communautaire pour avis et réaction en vue d'une amélioration des indicateurs au besoin. Ce personnel a été également soumis à un exercice de planification des prochaines activités et tâches ainsi que des délais devant concourir à la réalisation effective du projet.

Dans la commune de Nikki, nous avons eu une séance de préparation de la collecte des données de terrain avec le staff de la radio communautaire. A cette occasion, l'esprit de rédaction du questionnaire et sa spécificité ont été présentés à l'auditoire. Le responsable au programme de la radio s'est proposé d'aider l'équipe de mission à faire la collecte de données auprès des acteurs. Puis, certains agents de la radio ont été identifiés pour faire l'administration du questionnaire à chaque cible préalablement définis par l'équipe de mission. Les questionnaires renseignés ont été centralisés. Nous avons visité les structures susceptibles d'être intéressés par le projet, en priorité les structures ayant actuellement accès à Internet bas débit dans la commune de Nikki. Nous avons eu un entretien très fructueux avec le Président du Conseil d'Administration de la Radio dans sa plantation. Nous avons ensuite dépouillé les questionnaires et rédigé notre rapport provisoire spécifique à la commune de Nikki. Le débriefing des résultats de ce rapport a été fait au Directeur de la radio. A cette séance, les observations et suggestions du Directeur ont été prises en compte pour rendre l'étude fidèle à la spécificité du milieu. Le Directeur a été aussi invité à faire avec nous la planification opérationnelle de la suite du processus devant aboutir à la mise à disposition du centre numérique. C'est ainsi qu'il a été révélé qu'un projet de construction de bâtiment devant abriter le centre numérique a été soumis au bureau de la Coopération Suisse au Bénin

pour financement. Nous avons ensuite rassuré le Directeur et son staff de la prise en compte effective de leurs besoins et aspirations spécifiques dans le rapport général de notre mission. Cette mission n'a pas été conduite sans difficulté. L'une d'elle mérite d'être mise en exergue.

1-6- Difficultés rencontrées au cours de la mission

Globalement, la mission a été conduite dans de bonnes conditions. C'est seulement les conditions de déplacement et surtout l'état de dégradation des routes empruntées qui est à déplorer. Il y a eu des risques d'infection parce que les membres de l'équipe de mission n'avaient pas pris les dispositions idoines en matière de vaccination avant le voyage. L'équipe ne pouvait non plus faire des voyages nuitamment à cause des situations de braquage qui étaient devenues fréquentes dans la zone de travail. De plus, l'équipe de mission n'avait pas une autonomie de déplacement, elle dépendait en tout de la disponibilité des véhicules de transport en commun.

2

3

Nikki

Bembéréké

1

1

2

Banikoara

3

II- RESULTATS DE L'ETAT DES LIEUX

2-1- Présentation du milieu d'étude

2-1-1- Commune de Banikoara

La commune de Banikoara est située dans le département de l'Alibori. Elle est limitée au sud par la commune de Gogounou, au sud ouest et à l'ouest par le département de l'Atacora, au nord par la commune de Karimama, au nord ouest par le Burkina-Faso et à l'est par la commune de Kandi. Elle est située à 11,29° de latitude Nord et 2,44° de longitude Est. Au recensement général de la population et de l'habitation de 2002, elle a enregistré une population totale de 152.028 habitants dont 104.8 15 personnes dans les ménages agricoles. Elle compte 92 écoles primaires, 6 collèges de premier cycle, 2 collèges de second cycle, 6 maternités, 7 centres de santé, 5 dispensaires.

2-1-2- Commune de Bembérékè

La commune de Bembéréké est située dans le département du Borgou. Elle est limitée au sud par la commune de N'dali, au nord par le département de l'Alibori, à ouest par la commune de Sinendé et à l'est par les communes de Nikki et de Kalalé. Elle est située à plus de 200 km du chef lieu du département (Parakou). Au recensement général de la population et de l'habitation de 2002, elle a enregistré une population totale de 94.580 habitants dont 77.354 personnes dans les ménages agricoles. Elle compte 53 écoles primaires, 2 collèges de premier cycle, 2 collèges de second cycle, 3 maternités, 4 centres de santé, 3 dispensaires. Elle constitue le siège de la zone sanitaire N'dali, Sinendé et Bembérékè. La commune de Bembérékè a au jour de notre enquête, un grand centre d'enseignement général ayant un second cycle, un lycée militaire de renommée régionale, un centre de santé de référence, plusieurs centres de santé de premiers soins, plusieurs structures formelles d'associations et groupements et plusieurs petites entreprises viables.

2-1-3- Commune de Nikki

La commune de Nikki est située dans le département du Borgou. Elle est limitée au sud par la commune de Pèrèrè, au nord par la commune de Kalalé, à ouest par les communes de N'dali et de Bembérékè et à l'est par le Nigeria. La commune de Nikki est à 120 km du chef lieu de département (Parakou) et à 20 km du Nigéria. Au recensement général de la population et de l'habitation de 2002, elle a enregistré une population totale de 99.25 1 habitants dont 75.498 personnes dans les ménages agricoles. Elle compte 60 écoles primaires, 2 collèges de premier

cycle, 1 collèges de second cycle, 4 maternités, 7 centres de santé, 5 dispensaires. Elle est le noyau de la zone sanitaire Kalalé, Nikki et Pèrèrè. Il y a une communauté cosmopolite de nationalités diverses. Au moment de notre enquête, la commune abrite des unités témoins et les projets opérationnels de la coopération suisse au Bénin. Il y a de grands centres comme un (1) hôpital de zone de référence (kalalé, Péréré, Nikki), une (1) centre de santé communale, plusieurs centres de santé de premier soins, trois (3) grands collèges d'enseignement général ayant un second cycle, une (1) usine d'égrenage, plusieurs unités de projets divers, plusieurs groupements et associations.

2-2- Constats faits

2-2-1- Cas expérimental de Banikoara

Le centre multimédia communautaire est une initiative communautaire née de constats de besoins réels criards. Un centre privé faisait la surenchère au vrai sens du mot. Il profitait de l'enclavement du centre urbain de la commune et, au niveau de l'or blanc béninois, les transactions nécessitaient de plus en plus d'accès aux produits technologiques. Le Conseil d'Administration de la Radio locale de Banikoara, s'est saisi des plaintes de la communauté et a décidé de la diversification de ses domaines d'activité tout en gardant son caractère d'entité sociale à but non lucratif. C'est aussi pour le conseil d'administration de la radio, une multiplication de leurs sources de revenues. Il a été particulièrement constaté que les agents de la Coopération Allemande (GTZ) faisaient plusieurs dizaines de kilomètres pour faire de photocopies à grands frais. Les négociations ont alors étaient menées avec les responsables de cette structure qui a gracieusement accepté d'accompagner la radio dans son initiative de diversification d'activités. Ils ont alors aidé la radio à acquérir trois appareils photocopieurs pour faire des photocopies à coûts réduits pour l'ensemble de la communauté. Ainsi, une salle a été aménagée pour accueillir les appareils et un personnel de deux individus a été recruté pour servir la communauté pour le compte du conseil d'administration de la radio. Cette activité a été couronnée de succès au grand bonheur de tous. Le coût d'une page de photocopie est passé de 100Fcfa à 25Fcfa dès la naissance du centre de photocopie. Cette activité a commencé depuis 1999 avec l'appui de la GTZ au Bénin. Le succès des activités de photocopies a ouvert la voie à de grandes négociations. Le conseil d'administration a ensuite identifié un besoin de connaissance en micro informatique dans la communauté. Il a alors décidé d'y faire face. Pour y parvenir, une autre salle a été choisie pour abriter des séances de

formation en informatique. En la matière, la radio a beaucoup gagné de la présence d'un volontaire de la paix qui était en mission dans la commune. Ce dernier a été durant longtemps, le responsable et formateur de la communauté en micro informatique. Il a ensuite formé des formateurs pour assurer une relève de qualité aux différentes activités du centre de formation et de photocopie. A ce jour, les traces de ses oeuvres sont encore pendantes au sein de la communauté. L'actuel responsable de la salle de formation est un produit dudit volontaire américain du corps de la paix.

La somme de ces initiatives réussies a fait l'admiration de beaucoup de personnes et structures. La Haute Autorité de l'Audio visuel et de la Communication (HAAC) a particulièrement honoré le centre de la radio de Banikoara de plusieurs ordinateurs de table. A partir de ce moment, d'autres idées ont été de nouveau examinées au sein du conseil d'administration de la radio. Il a été question de faire un bon usage du parc informatique du centre de la radio pour créer un cyber communautaire. L'idée a été approuvée à l'unanimité du conseil d'administration qui a alors soumis un projet de mise en place de cyber à l'UNESCO. Cette institution du système des Nations Unies ne sait pas fait prier plus d'une fois avant de réagir favorablement. Ce projet répond à l'accès à l'instruction par les TIC et à la valorisation des cultures des peuples. Cette commune à l'avantage aussi d'abriter le parc zoologique W déclaré patrimoine mondial. En 2004, l'UNESCO a sollicité un accès Internet haut débit en VSAT au profit de la radio locale de Banikoara auprès de la société Borgou Net. Le coût de l'achat des équipements a été entièrement assuré par l'UNESCO. Les frais d'installation des équipements ont été supportés par le conseil d'administration de la radio. De plus, le coût récurrent d'exploitation de la connexion qui est fixé à 900.000Fcfa l'an est à la charge de l'UNESCO durant les deux prières années d'utilisation du produit. L'appui de l'UNESCO n'a pas empêché le soutien budgétaire de la GTZ dans le cadre de cette activité de cyber. L'équipement mis à la disposition du centre de la radio qui a été dénommé « centre multimédia communautaire », lui a permis d'envisager le partage de sa connexion haut débit. Le conseil d'administration de la radio a pris les contacts nécessaires avec les structures administratives et organisationnelles implantées dans la commune. Quatre de ces structures ont décidé de signer un contrat de fourniture d'accès Internet avec le conseil d'administration de la radio. Ce service est déjà en cours avec les structures telles que : la marie, l'Union Communale des Producteurs de Coton, le Centre National de Gestion des Ressources Forestières (CENAGREF) et le Projet Mistowa-IFDC. Les ressources générées par les services de fourniture d'accès Internet permettent de faire face à l'entièreté des charges

récurrentes de la gestion du centre. Au-delà de ce service, le centre multimédia communautaire est organisé en trois sessions. Il y a la section photocopie, la section formation et la section cyber. Chacune de ces sections a un responsable qui est recruté et déclaré à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale. Chaque section rend compte de ses activités et recettes au comptable du conseil d'administration de la radio locale. Les responsables de section sont placés sous l'autorité du chef du centre multimédia communautaire. Ces agents ont tous un statut permanent dans la Radio locale sous l'autorité du conseil d'administration.

La salle de photocopie est équipée de trois (3) photocopieurs, deux (2) agrafeuses géantes et un (1) appareil de reliure. La photocopie coûte 25Fcfa la page. La reliure est facturée en fonction du volume du document à relier. Le coût varie de 500Fcfa à 2000Fcfa. L'agrafe n'est pas facturée aux clients.

La salle de formation est équipée de deux (2) tableaux noirs de format 2m x 1 ,25m et de deux (2) ordinateurs de table. Le coût de la formation est de 30.000Fcfa pour une durée de quatre (4) à cinq (5) mois. La formation prend en compte l'initiation à Internet, les logiciels Word, Excel et PowerPoint.

La salle de cyber est équipée de un (1) modem, un (1) switch, un (1) régulateur de grande capacité, un (1) serveur, dix (10) ordinateurs de table, une (1) imprimante multifonction faisant aussi les photocopies, les scans et les fax, deux (2) autres imprimantes dont une en couleur, un (1) graveur externe, un (1) casque et un (1) appareil photo numérique. Les ordinateurs du centre multimédia communautaire (CMC) sont vétustes et méritent d'être renouvelés. Une version piratée du logiciel antivirus dénommé « Norton Antivirus » est installée sur les micro-ordinateurs dudit centre multimédia. Les équipements sont tous branchés au switch de 24 ports directement desservis par le modem. Il convient de rappeler que le modem est raccordé à une antenne externe VSAT de 1 ,2m de diamètre grâce à deux câbles LMR d'une longueur de 14m chacun. Le coût de navigation est de 500Fcfa l'heure. L'impression simple est de 100Fcfa la page. Les photos d'identité et bijou se font à 1.000Fcfa pour cinq (5) images photo. Le coût de la photo ordinaire varie de 500Fcfa à 2.000Fcfa selon le format sollicité. Des logiciels propriétaires sont installés sur l'ensemble des ordinateurs du centre. Malheureusement, ces logiciels ne sont pas acquis par le centre et il n'y a pas eu d'acquisition de licence d'exploitation desdits logiciels. Le comble, c'est l'usage d'antivirus propriétaire sans licence d'exploitation.

Le centre multimédia communautaire est relié à l'énergie électrique de la Société Béninoise d'Energie Electrique (SBEE) qui n'est disponible généralement que de 15h00 (soir) à 7h00 (matin). Pour avoir une autonomie énergétique, le Conseil d'Administration s'est doté d'une source d'énergie solaire pour maintenir connectés certains équipements de la radio et du centre multimédia communautaire. Il s'est aussi doté d'une tête de moulin pour avoir un complément énergétique mais cette solution engendre d'autres difficultés de gestion. En effet, le gasoil nécessaire pour faire tourner le moulin à plein temps n'est pas supportable par les faibles ressources du centre multimédia communautaire et de la radio locale. L'énergie est surtout indispensable pour le centre multimédia communautaire qui doit fournir de l'accès Internet à ses clients distants.

Le centre multimédia communautaire a été victime d'une surtension qui a endommagé certains équipements et ralenti le fonctionnement du centre durant près d'une année. Cette situation a fait perdre la clientèle au profit d'un nouveau cyber installé au centre ville de la commune. Ce centre dispose d'un accès Internet assuré par Bénin Télécom sa. Actuellement, le centre multimédia communautaire tente difficilement à refaire son chiffre d'affaire habituel.

En somme, le centre multimédia communautaire de Banikoara est une initiative réussie surtout par le fait qu'elle est devenue fournisseur d'accès Internet. C'est ce service qui permet au Conseil d'Administration de se féliciter de son initiative, autrement, les autres services du centre multimédia communautaire ne sont pas économiquement rentables. Le centre multimédia communautaire est parvenu à un équilibre budgétaire grâce aux ressources générées par son service de fourniture d'accès Internet Wifi à des clients distants.

2-2-2- Etat de la Commune de Bembéréké en matière de communication

La commune de Bembéréké dispose d'une radio communautaire. Elle est couverte en matière de télécommunication par un opérateur de téléphonie fixe et un opérateur de téléphonie mobile. Quelques rares initiatives privées existent en matière de services TIC. Ces structures privées offrent à coût onéreux, des services de photocopie, de saisie et d'impression de texte. Il y a un centre de vidéo club pour l'accès des jeunes aux films vidéo et à des matchs diffusés par le canal satellite TV5. Plusieurs familles ont connecté leur poste téléviseur à une antenne

parabolique pour accéder aux informations autres que celles fournies par la télévision nationale. La radio communautaire est l'une des rares structures a disposer d'une connexion Internet fournie par l'opérateur de téléphonie fixe, la société d'Etat, Bénin Télécom sa. Cette connexion Internet est de type RTC, très bas débit. A ce jour, Bénin Télécom sa a des difficultés à fournir une connexion haut débit à la radio communautaire. Les services de télécopie n'existent pas dans la commune encore moins un accès public à Internet à défaut d'un point accès Internet par foyer. Les formalités relatives à la connexion à Internet sont gérées depuis le chef lieu de département. La gestion des situations de coupures ou de pannes est très pénible pour les clients.

La radio communautaire de Bembéréké est située au coeur de la ville et à deux pas de la route inter-Etat Bénin Niger. Elle est animée par une équipe d'agents de niveau secondaire placé sous la responsabilité d'un cadre de niveau supérieur. Ils font une quinzaine de personnes, globalement initiés à la micro informatique. Ce niveau d'initiation mérite d'être renforcé pour la plus part des agents. Ils ont tous de la compétence en journalisme communautaire et certains entament déjà des spécialisations. Nous avons noté l'existence de compétences en animation, en reportage, en montage et traitement de son, en navigation Internet, en production d'émission, en réalisation d'émission, en photographie et en formation en informatique. Ce sont des expertises de niveau 1 qu'il est utile voire nécessaire, de solidifier et de confirmer au grand bonheur de la radio.

La radio a deux antennes paraboliques pour l'accès aux informations audiovisuelles. Elle est équipée de matériels techniques radiophoniques. Elle dispose également d'un parc informatique de onze (11) équipements. Nous avons enregistré la présence de six (6) ordinateurs de table, un (1) ordinateur portable, une (1) imprimante simple, une imprimante multifonction (fax, scan et print) et deux (2) régulateurs. Ce parc informatique est désuet. Tous les ordinateurs ont accès à Internet sauf un seul qui n'est pas branché au réseau local. La connexion Internet est possible grâce une bande passante fournissant au poste serveur, un débit de 45 kbit/s. La connexion est partagée aux postes clients par le biais d'un Switch Ethernet de 8 ports. Le réseau local est étoilé. Aucun des ordinateurs de la radio n'est équipé de logiciels et applicatifs avec licence d'exploitation. Tous les logiciels et applicatifs utilisés sont de la famille des logiciels propriétaires nécessitant de ce fait l'achat d'une licence d'exploitation avant leurs usages. Même les antivirus propriétaires sont utilisés sans licence d'autorisation.

Le centre numérique est prévu pour être installé sur le site de la radio communautaire. Ce centre est au coeur d'un espace de deux cents mètres (200m) de rayon comportant : un établissement d'enseignement général, une mairie, un lycée militaire et trois bureaux d'associations.

2-2-3- Etat de la Commune de Nikki en matière de communication

Il y a à Nikki, de petites entreprises qui fournissent des services TIC mais à grands frais. Sans commune mesure avec le pouvoir d'achat de la communauté. Plusieurs structures sont connectées au réseau Internet bas débit de Bénin Télécom sa. Elles se contentent de subir la situation parce qu'elles n'ont pas d'autres choix. La communauté subit souvent l'influence du développement technologique du Nigéria. Il y a aussi à Nikki, un cybercafé privé ayant une connexion Internet RTC de faible débit. Le coût de navigation dans ce cybercafé est de 700Fcfa l'heure pour une connexion très lente. De plus l'accès n'est autorisé à Internet dans ce cybercafé que lorsqu'un quorum de clients nécessaires est atteint. Tous les opérateurs de téléphonie mobile du Bénin couvrent cette zone frontalière du Bénin. Il nous a été rapporté que certains centres de réseaux de téléphonie mobile font environ un chiffre d'affaire annuel de 2.000.000Fcfa de vente de carte de recharge. C'est sûrement dû à l'influence des activités économique avec le Nigéria.

Il y a aussi à Nikki, une radio communautaire au service du développement local. Pour les acteurs de la radio, le projet de centre numérique répond à une demande sociale accrue en matière d'Internet pour l'accès au savoir et la lutte contre la pauvreté. Il permettra une mise à disposition de service à coût réduit. Le projet répond à une justice sociale. C'est une opportunité pour les communes de Nikki, de Kalalé et de Pérèrè. Ces communes sont privées de toutes les possibilités qu'offrent l'Internet et les services connexes d'un centre multimédia. Nikki est le portail de intercommunalité des trois communes sus-citées. Les élèves de ces trois communes prennent part à leurs examens de fin de formation dans la commune de Nikki. Ils sont évalués avec les mêmes épreuves que les autres élèves des grandes villes du Bénin qui disposent de l'accès Internet à foison.

La radio communautaire est animée par une équipe d'une vingtaine de personne. Le personnel est globalement de niveau secondaire et placé sous la responsabilité d'un cadre supérieur,

expert du domaine. Le personnel est alphabétisé en langue parce que 80% des émissions et services de la radio sont fournis en langues locales. Le personnel est en quête d'une maîtrise de l'outil ordinateur et de l'Internet. Néanmoins, il y a au sein du personnel, quelques compétences en formation en informatique, en photographie amateur, en traitement de son, en navigation et en recherche sur Internet.

Une parabole installée sur le toit de la radio, permet l'accès aux informations radiophoniques émissent par des chaînes radios internationales. Cette antenne parabolique est reliée à un décodeur pour la capture d'information audio. La radio communautaire n'a pas de poste téléviseur. Son équipement radiophonique est globalement analogique.

Le parc informatique de la radio est presque inexistant. Il est composé de : deux (2) ordinateurs de table, deux (2) imprimantes, deux (2) onduleurs et un (1) régulateur. Un seul ordinateur de la radio est souvent connecté à Internet bas débit grâce à un modem externe « nortek » connecté à la fiche RJ1 1 de la prise téléphonique. La situation des logiciels et applicatifs utilisés par les ordinateurs de la radio est identique à celle observée à Bembérékè. Les équipements sont généralement achetés sans l'appui conseil d'un expert des TIC. Les logiciels propriétaires sont utilisés en violation des règles du marché des logiciels sous brevet. Ces risques ont des conséquences sur la sécurité du système informatique de la radio. C'est une des sources d'infections virales. Nous n'avons retrouvé aucun service de télécopie dans la commune de Nikki. Les responsables de structures sont contraints de commander leur photocopie au chef lieu du département pour des questions d'économie et de qualité de service.

Un espace est prévu pour abriter le centre numérique sur le site de la radio communautaire. Cet espace est situé dans une aire de rayonnement maximal de cent mètres (100m) comportant : un collège d'enseignement général, une mairie, un centre hospitalier, un service déconcentré de l'Etat et un bureau d'associations.

2-3- Vue panoramique des espaces d'accueil du projet

2-3-1- Vue panoramique du projet à Bembérékè

Forces

Faiblesse

Opportunités

Menaces

Existence d'une autonomie

Faible niveau de

Existence d'un

Inexistence d'un

énergétique avec des

formation

terrain pour la

édifice pour abriter

sources d'énergie

scolaire du

construction de

le projet.

diversifiées.

personnel.

l'édifice du projet.

 

Personnel initié à la micro

 
 

Eventualité de

informatique et à l'usage

Inexistence de

Adhésion et

l'extension des

d'Internet.

compétences

soutien de la

services de l'unique

Personnel initié aux

confirmées dans

Coopération

opérateur GSM vers

techniques de reportage.

le domaine des

Suisse au projet.

la fourniture d'accès

Existence de compétence en photographie et traitement d'image.

TIC.

 

à Internet.

Existence de bonne pratique en matière gestion de bien communautaire.

 
 
 

Existence d'un engouement du conseil d'administration de la radio pour le projet

 
 
 

Existence d'une autonomie financière au niveau de la radio.

 
 
 

Le bon positionnement géographique du site de la radio.

 
 
 

2-3-2- Vue panoramique du projet à Nikki

Forces

Faiblesse

Opportunités

Menaces

L'absence de services TIC

Faible niveau de

Les services TIC

Inexistence

de qualité au profit de la

formation du

existant au profit de la

d'un édifice

communauté.

personnel dans le

communauté sont très

pour abriter le

 

domaine d'où

chers et dépassent le

centre

Le centre est rattaché à la

recours à des

pouvoir d'achat des

numérique.

radio qui est un outil de

compétences

populations.

 

publicité.

La bonne relation de travail et de partenariat qui existe entre la radio et les états voisins du Nigeria

Nikki est un carrefour de trois communes et site très proches du Nigeria.

extérieures.

L'existence de
structures

administratives et

productives ayant un
fort besoin d'Internet.

La communauté est

disposée à faire face

aux charges contre

parties liées à la

construction et l'équipement du centre numérique.

 

III- BESOINS ET APPROCHES DE SOLUTIONS

3-1- Besoins et aspirations des communautés

3-1-1- Besoins et aspirations des communautés à Bembérékè

Nous avons conduit notre enquête auprès des cibles telles que les élèves, les enseignants, les animateurs des groupements et associations divers et le personnel de la radio communautaire. Quarante (40) questionnaires ont été administrés dans la Commune, soit dix (10) questionnaires par cibles.

Au terme de notre collecte et après le dépouillement des questionnaires, les constats suivants ont été faits :

Caractéristiques des enquêtés

1

100

40

20

80

60

0

Ratio démographique

nom bre d'enquêtés de sexe masculin

nom bre d'enquêtés de sexe féminin

Les moins de 25 ans

Ce graphe fait état de ce que la plupart des enquêtés dans le cadre de cette étude à Bembéréké sont de sexe masculin et ils sont âgés de moins de 25 ans.

100

50

0

Fréquentation
des CNC

Méthode de fréquentation

1

fréquentation du CNC le plus proche

fréquentation noctune de CNC

repérage de CNC grâce aux affiches publicitaires

Moins de 5heures de connexion Internet par mois

La majorité des enquêtés a été informée de l'existence d'un CNC plus proche de chez eux grâce à des affriche publicitaires. Ces derniers fréquentent nuitamment lesdits CNC.

Usages courants
dans les CNC

 

100 80 60 40 20

0

 

1

usages des enquêtés

Information audio visuelle dans les CNC

Usage fréquent du www.yahoo.fr

Recherche sur Internet

Messagerie sur Internet Formation dans les CNC

Usage d'abonnement par heures de navigation Usage de téléphonie

usage d'imprimantes

Les usages TIC les plus courants des communautés sont : la formation en TIC, l'accès à Internet sur abonnement, la facilité de téléphoner et l'impression de documents.

100 80 60 40 20

0

Services sollicités

1
Services souhaités

Souhait d'usage de télécop ie

Souhait de photo numérique et d'infographie

Souhait de Musique Assistée par Ordinateur Sollicitation de plus 60 photocopies par mois

Connaissance en informatique

Cadeaux surprises de motivation de la clientèle Renouvellement des équipements du CNC

Les services les plus sollicités par les communautés de Bembéréké sont : la télécopie, la photographie, l'infographie, la musique, la photocopie et la formation en informatique. En sollicitant massivement ces services, les populations souhaitent obtenir de la part des gestionnaires de CNC, des cadeaux en reconnaissance de leur fidélité.

Services non sollicités

1

90

85

80

75

70

Services jamais
demandés

Scan de documents et images

Enregistrement de données sur disquette 3"1/2

Enregistrement de données sur CD

A ce jour, il est presque impossible d'espérer que les communautés sollicitent des services d'enregistrement de données sur des supports physiques. Il ne faudrait pas non plus envisager à leur endroit, des services de Scan.

40

60

20

80

0

Tarification sou haitée
dans le CNC

Coût par
1

produit/service

Tarification par heure

Navigation par abonnement

250F par photo ordinaire

15.000F par CD-Vidéo

600F pour 3 heures

200F les 5 pages

imp rimées

2.000F par mois pour formation

La tarification des produits en milieu rural doit tenir compte de la stratégie nationale de réduction de la pauvreté. La tarification ainsi souhaitée par la population reflète bien leur pouvoir d'achat. Elle s'inspire aussi des prix appliqués dans d'autres villes du pays notamment à Abomey-Calavi, la deuxième ville du Bénin en matière de population.

3-1-2- Besoins et aspirations des communautés à Nikki

A l'image de Bembérékè, nous avons conduit notre enquête auprès des élèves, des enseignants, des animateurs des groupements et associations divers et du personnel de la radio communautaire. Chacune des quatre (4) cibles du projet a été représentée par dix (10) d'individus, soit un total de quarante (40) questionnaires pour la Commune.

Au terme de notre collecte et après le dépouillement des questionnaires administrés aux différents acteurs, les constats faits sont les suivants :

Caractéristiques des enquêtés

1
Ratio démographique

nom bre d'enquêtés de sexe masculin

nom bre d'enquêtés de sexe féminin

Ages com pris entre 25 et 34 ans

 

1 00 80 60 40 20

0

 

La majorité des enquêtés est de sexe masculin. Ils sont globalement âgés de 25 à 34 ans.

100 50

0

Fréquentation des CNC

Méthode de fréquentation

1

fréquentation du CNC le plus proche

fréquentation noctune de CNC

repérage de CNC grâce aux affiches publicitaires

Plus de 5heures de connexion Internet par mois

Un grand nombre d'enquêtés est informé de l'existence d'un CNC dans l'environ de leur cadre de vie grâce à des affiches publicitaires. Ils fréquentent les CNC la nuit.

Usages courants dans les CNC

1
Usages des enquêtés

Usage unique d'Internet

Usage fréquent du www.yahoo.fr

Messagerie sur Internet

Usage de téléphonie

Usage d'imprimantes

 

120 100 80 60 40 20

0

 

Les usages les plus courants des populations dans les CNC sont : la téléphonie et l'impression de données.

120 100 80 60 40 20

0

Services sollicités

1
Services souhaités

Souhait d'usage de télécopie

Souhait de photo numérique et d'infographie

Souhait de Musique Assistée par Ordinateur Sollicitation de plus 30 photocopies par mois

Connaissance en informatique

Bon de connexion gratuite pour motiver la clientèle Amélioration p ériodique des prix dans le CNC

Les services les plus sollicités par les populations de Nikki sont : la télécopie, la photographie, l'infographie, la photocopie et la formation en informatique. Ces derniers souhaitent obtenir des bons de connexion gratuite comme prime de fidélité. Par ailleurs, une révision périodique des prix des offres de services motiverait d'avantage la clientèle dans les CNC.

Services non sollicités

1

Services jam a is
demandés

Scan de documents et images

Enregistrement de données sur disquette 3"1/2

Enregistrement de données sur CD

100 80 60 40 20

0

Les populations n'ont pas encore la culture de la conservation des données sur des supports physiques. Ils ne sollicitent guère des reproductions numériques par des scanners.

100 80 60 40 20

0

Tarification sou haitée dans le CNC

Coût par
1

produit/service

Tarification par heure

L'heure de navigation à 250F

De 300F à 500Fpar photo ordinaire 15.000F par CD-Vidéo

Abonnement de plus de 10 heures de connexion 200F les 5 pages

imp rimées

5.000F par mois pour formation

La tarification par unité de temps est souhaitée dans le cadre de la facturation des navigations

Internet. Les populations de Nikki sont également favorables à des options de contrats d'abonnement de fidélité.

3-2- Analyse des besoins des communautés

A la lecture des résultats d'enquête, nous constatons qu'il y a des expressions de souhaits non réalistes. Il y a aussi des informations qu'il n'est pas nécessaire de comptabiliser comme des besoins.

En effet, nous nous sommes rendus compte de ce qui suit :

Informations non réalistes

40

60

50

30 20 10 0

70

Moins de 5 heures de connexion par mois

600F pour 3
heures

200F pour 5
pages
imprimées

200F pour 5
pages
imprimées

Bem bérékè

Nikki

 
 

Communes

Série1

A notre avis, répondre favorablement à cette sollicitation ne permettrait pas à la nouvelle structure à mettre en place de fournir un service de qualité à une grande majorité de sa cible. La pérennité de ses actions sera compromise. Il nous semble que la meilleure façon d'éviter des ennuis de trésorerie, c'est de fixer les coûts par unités de temps ou de produits. Par exemple, l'heure de connexion à 250Fcfa. L'impression d'une page de format A4 à 50 Fcfa. Ces montants sont les plus bas niveaux de prix pratiqués au plan national dans le domaine des technologies de l'information et de la communication (TIC).

Certains constats faits, peuvent être centralisés pour améliorer l'image et l'organisation du

centre à mettre en place. Il s'agit des constats ci-après :

100 80 60 40 20

0

Informations utiles pour un CNC au service de la
communauté de Bembérékè

1
Attentes des usagers

rep érage de CNC grâce aux affiches publicitaires

Usage fréquent du www.yahoo.fr

Cadeaux surprises de motivation de la clientèle

Renouvellement des équip ements du CNC

fréquentation noctune de CNC

80 60 40 20 0

Informations utiles pour un CNC au service de la
communauté de Nikki

1
Souhaits des usagers

rep érage de CNC grâce aux affiches publicitaires

Usage fréquent du www.yahoo.fr

Bon de connexion gratuite pour motiver la clientèle

Amélioration périodique des prix dans le CNC

fréquentation noctune de CNC

A la lumière de tout ce qui précède, il semble exister une similitude dans les aspirations des populations des communes de Bembéréké et de Nikki. Nous sommes parvenus à identifier certains besoins de la communauté. Ces derniers souhaitent avoir un lieu où ils pourront avoir des services de :

- photocopie - reliure

- impression

- photographie numérique

- reportage vidéo

- actualité

- Internet

- formation en Informatique - saisie et traitement de texte - téléphonie fixe

- fax

Il y a en outre d'outre un besoin important non exprimé par la population. Il s'agit de son besoin d'information en temps réel et la nécessité pour elle, de pourvoir disposer d'une information précédemment véhiculée sur les ondes de la radio.

Est-ce que tous ces besoins sont réalisables maintenant ? Dans quel ordre de priorité faut-il envisager la mise en place des solutions ?

Deux méthodologies s'offrent aux commanditaires de l'étude, à savoir :

- commencer par mettre en place les produits qui coûtent moins en terme de charge, ou - mettre en place les produits suivants les priorités de sa cible primordiale.

Dans le premier cas, l'on commencerait par mettre à disposition une salle télévisuelle connectée aux équipements paraboliques de la radio. Ensuite, il pourrait être envisagé de dégager un ordinateur et une imprimante multifonction du parc informatique au profit des activités de saisie, traitement de texte, impression et fax. C'est plus tard que l'on réunirait les ressources pour conduire les aspects de mise à disposition d'ordinateurs, de connexion Internet haut débit et autres services connexes du centre numérique. Les acteurs identifiés pour conduire le projet, seront formés, aussi bien à l'usage des outils et équipements qu'à la gestion financière des activités communautaires.

Dans le second cas, c'est l'accès à l'information crédible et en temps réel au niveau de la radio qui est la priorité. Pour ce faire, il faut conduire les négociations, mettre en ligne une plateforme dédiée à la radio, faire un contrat de fourniture de connexion Internet haut débit avec un opérateur capable de fournir ledit service. Ensuite, il sera possible de penser aux autres services du centre numérique notamment, la saisie et traitement de texte, l'impression, la photocopie et la formation. En matière de connexion Internet haut débit, le choix d'une connexion de type VSAT serait le plus indiqué compte tenu de l'isolement des communes de

Nikki et de Bembérékè, des autres atouts de connexion Internet haut débit comme l'ADSL. Ce service ADSL est permis dans le champ d'intervention de la fibre optique nationale qui s'étant de Cotonou à Parakou. Le reste du territoire est relié par des centrales analogiques. C'est à présent qu'un projet est en conduite. Il s'agit du « PROJET DE NUMERISATION DU RESEAU DES TELECOMMUNICATIONS DU NORD. Ce projet vise :

· dans un premier temps, la numérisation des artères de transmission Parakou - Porga,
Parakou - N'Dali - Nikki en faisceau PDH en attendant la pose de la fibre optique ;

· dans un second temps, à changer les centraux analogiques en mini centraux numériques afin de fluidifier le trafic, améliorer la qualité de service aux abonnés, apporter de nouveaux services et faciliter l'accès aux services universels tel que défini par l'Union Internationale des Télécommunications (UIT) ;

· Coût global : 3,9 milliards de francs CFA. Durée : 12 mois. Source de financement :

2

OPT et Banque Belge KBC. »

Par ailleurs, les lignes téléphoniques utilisées par les deux radios communautaires ne sont pas éligibles à l'ADSL. Il aurait été bien d'être connecté à l'ADSL et profiter de la fibre optique qui garanti l'exclusion de parasites numériques et la stabilité de la bande passante. Une « fibre optique est un fil de verre transparent très fin qui a la propriété de conduire la lumière et sert dans les transmissions terrestres et océaniques de données. Elle a un débit d'informations nettement supérieur à celui des câbles coaxiaux et supporte un réseau « large bande » par lequel peuvent transiter aussi bien la télévision, le téléphone, la visioconférence ou les

3

données informatiques ».

Le satellite (VSAT) apporte aujourd'hui, au village non desservis par l'ADSL, une solution simple et économique pour accéder à l'Internet haut débit.

Les clients distants du centre seront desservis suivant les dispositions d'un contrat de prestation de services de fourniture d'accès Internet WIFI. Le coût des équipements de réception d'ondes WIFI, les frais d'installation desdits équipements sont à la charge de chaque client. Il sera demandé à ces derniers de payer une caution de fidélité qui sera égale au

2

http://www.benintelecoms.bj/apropo/index.html

3

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fibre_optique

coût mensuel de la redevance qu'ils doivent payer au centre numérique. Les clients du centre numérique seront encouragés à faire usage des antennes de réception d'ondes réalisées au

Bénin. Il y a par exemple, des petites entreprises d'étudiants qui font les antennes Yagi4 .

Une Yagi de base se compose d'un certain nombre d'éléments droits, chacun mesurant approximativement une demi longueur d'onde. L'élément actif d'une Yagi est l'équivalent d'une antenne dipolaire à demi onde à alimentation centrale. Parallèlement à l'élément actif et approximativement à 0,2 - 0,5 fois la longueur d'onde, de chaque côté se trouvent les tiges ou les fils droits appelés les réflecteurs et les directeurs ou simplement les éléments passifs. Un réflecteur est placé derrière l'élément conduit et est légèrement plus long que la moitié d'une longueur d'onde; un directeur est placé devant l'élément conduit et est légèrement plus court que la moitié d'une longueur d'onde. Une Yagi typique a un réflecteur et un ou plusieurs directeurs. L'antenne propage l'énergie de champ électromagnétique dans la direction qui va de l'élément conduit vers les directeurs et est plus sensible à l'énergie de champ électromagnétique entrant dans cette même direction. Plus une Yagi a de directeurs, plus le gain est grand. La photo suivante montre une antenne Yagi avec six (6) directeurs et un réflecteur.

Figure : Une antenne Yagi.

Les antennes Yagi sont principalement utilisées pour des liens point-à-point. Elles ont un gain de 10 à 20 d Bi et une largeur de faisceau horizontal de 10 à 20 degrés.

Le coût des antennes à 2,4 GHz a chuté depuis l'introduction du 802.1 1b. Les conceptions novatrices emploient des pièces plus simples et peu de matériaux pour obtenir un gain

4

Alexandra DANS, Réseaux sans fil dans les pays en développement, Edition en français, Limehouse Book Sprint Team, Novembre 2006, 272p

impressionnant avec très peu de machinerie. Malheureusement, la disponibilité de bonnes antennes est encore limitée dans plusieurs régions du monde, et leur coût d'importation est souvent prohibitif. Alors que concevoir une antenne peut être un processus complexe passible d'erreurs, la construction d'antennes à l'aide de composantes disponibles localement est non seulement simple mais peut aussi devenir une expérience amusante.

Les communautés visitées ont longtemps vécu dans l'oralité. La transmission de l'information au sein de la communauté se faisait de bouche à oreille avant l'accès aux moyens de communication que sont : la radio, les télécommunications et l'Internet. Ces populations se sentent beaucoup plus rassurés dans une communication vocale. C'est ce qui justifie leur engouement pour le téléphone fixe et le téléphone mobile. Il faudrait garder ce cap en leur offrant des services nouveaux comme la téléphonie sur Internet Protocole (IP). De préférence les services gratuits d'IP voix.

Nous pouvons ranger l'ensemble des besoins des communautés dans quatre (04) classes d'attentes. Il y a la classe numérique, la classe télécommunication, la classe bureautique et la classe reproduction. La classe numérique concerne : le reportage vidéo, la photographie numérique, l'actualité, l'accès Internet, la navigation et la fourniture de connexion Internet. La classe télécommunication comprend : la téléphonie fixe et le fax. La classe bureautique prend en compte : la formation en Informatique, l'impression, la saisie et traitement de texte. Enfin, la classe reproduction couvre : la photocopie et la reliure.

Par ordre de priorité dans un centre numérique au service de la radio, l'on devrait avoir les services de la classe numérique, ensuite ceux de la classe télécommunication, puis ceux de la classe bureautique avant de finir par ceux de la classe reproduction. Ces choix prioritaires sont faits sur la base du principe qu'une radio ne vit avant toute chose que d'informations. Les sources pertinentes et sures d'information sont les canaux du numérique. C'est aussi une réalité que le numérique n'existe pas avant la télécommunication. Bien que la bureautique soit au coeur du numérique, nous lui avons appliqué le même sort que la télécommunication. En effet, dans une première approche, la bureautique est au devant du numérique mais dans l'évidence de cela, la bureautique pourrait aussi être un service fourni à la clientèle. Cela fait d'elle un service externe concurrentiel du numérique. Quant à la reproduction, elle a touj ours été classée en fin de wagon parce qu'elle fait usage des travaux de la bureautique.

3-3- Solutions pour faire face aux besoins

Le centre numérique qu'il faut mettre en place doit répondre à un besoin d'espace pour prendre en compte tous les services attendus.

Il faut envisager trois unités de production pour répondre aux attentes de la clientèle.

L'une serait spécialisée dans la reproduction et fournirait les services de : photocopie et reliure.

Une deuxième serait spécialisée dans le numérique et fournirait les services de : photographie numérique, reportage vidéo, actualité télévisuelle, navigation et fourniture d'accès Internet.

Une troisième unité qui sera consacrée à la micro informatique fournirait les services de saisie, traitement de texte, impression, fax, téléphone fixe et formation en Informatique.

D'aucun se demande pourquoi nous n'avons pas préféré deux unités au lieux de trois quand on sait que la population ne se dit disponible que nuitamment pour les espaces numériques. La réponse est toute simple. De jour, l'équipe de la radio aura le centre numérique pour la collecte informationnelle au profit des émissions radiophoniques à transmettre en langue locale. En effet, une radio est viable quand sa capacité de mobilisation et de diffusion de l'information est performante. En la matière, l'usage de l'outil Internet est un atout indéniable. Cet outil permet de rechercher, de collecter et de diffuser plus facilement l'information à travers le monde. Les radios auront une plateforme sur laquelle les populations pourront recueillir les informations audio qu'elles véhiculent sur leur onde. Ce site web permettra entre autres aux populations originaires de ces localités de consulter régulièrement l'actualité de chez eux. Il présentera par la même occasion à face du monde, la culture et l'actualité à Nikki et à Bembérèkè. Nous présenterons ce prototype dans la suite de notre développement.

Dans le contexte actuel de diffusion analogique d'informations par les radios de Nikki et de Bembérékè, l'Internet jouera un rôle stratégique d'accès à l'information. Les animateurs de radios auront un accès privilégié et gratuit au centre numérique pour faire de la recherche et de la diffusion d'informations sur Internet. Ils pourront ainsi collecter plus facilement et

rapidement l'actualité et les informations diffusées sur la toile mondiale notamment celles de plusieurs radios et télévisions numériques. C'est la première raison de notre choix. L'on pourrait plus tard, envisager le passage de ces radios du mode analogique à celui du numérique dans le but de véhiculer sur Internet, l'originalité des cultures des peuples de Nikki et de Bembérékè. Cependant, il nous semble aussi important de mettre en place des équipements nécessaires afin que les séances de sensibilisation à l'usage d'Internet ne souffrent d'aucune imprévision du moins par des évidences. Si le souci c'est d'offrir un centre d'information, de communication et de recherche alors, il faut prévoir le changement des comportements et espérer l'adhésion d'une communauté aux usages d'Internet et des TIC de façon presque permanente.

3-4- Critères de fonctionnalité des solutions

Le coût des prestations dans le centre numérique à mettre en place doit s'inscrire dans une logique d'action sociale dans la mesure où le statut de la radio ne saurait changer de structure à but non lucratif à structure commerciale. Dans ce cadre, et au regard des aspirations des populations, les prix ci-après pourraient être pratiqués :

· photocopie : 1 0Fcfa la page

· reliure : le petit anneau à 500Fcfa et le plus grand à 2.000Fcfa

· photo : 250Fcfa pour le petit format et 1 .000Fcfa pour quatre photos d'identité ou bijou

· reportage vidéo : 15.000Fcfa le CD

· actualité : le suivi du journal télé n'est pas facturé, le suivi des films et match est facturé à 25Fcfa l'entrée

· navigation : la connexion Internet est à 250fcfa l'heure

· fourniture d'accès Internet : le coût est fixé par un contrat de prestation de service

· saisie : la page est à 1 50Fcfa

· traitement de texte : la page est à 100Fcfa

· impression : la page monocolore est à 50Fcfa, la page couleur est à 100Fcfa

· fax : le coût de la communication téléphonique + 50Fcfa par page pour service rendu

· téléphone fixe : l'impulsion est à 25Fcfa

· formation en informatique : le coût est de 2.000Fcfa le mois pour les logiciels de

bureautique

Il convient néanmoins d'indiquer que les coûts fixés reflètent la réalité nationale. Ils sont globalement identiques a ceux appliqués dans les centres numériques publiques et privées installés dans les grandes villes du Bénin.

Cependant, la fourniture d'accès Internet doit être un des axes prioritaires du centre numérique. C'est ce service qui assurerait la survit et la pérennité des acquis du centre. Elle pourrait, si elle est bien conduite, donner une notoriété départementale aux activités du centre numérique. Nous pensons aux cibles comme le centre de santé, l'hôpital, la mairie, la mission catholique avec leurs différentes écoles, les collèges privés et publics, les sièges de associations et groupements d'agriculteurs qui sont globalement dans un rayon d'un (1) kilomètre des sites d'implantation des différents centres numériques. Il y a aussi la possibilité de prendre en compte des sites enclavés situés pour certain à cinq (5) kilomètres (usine d'égrenage) pour d'autre à trente (30) kilomètres (Péréré) et d'autre encore à cinquante sept (57) kilomètres (Kalalé).

3-4-1- Personnel du centre numérique

Pour chacune des unités de production, il faut un personnel qualifié et disponible. Le nombre maximal d'agent est d'un (1) par cellule. Autant qu'ils sont, les acteurs devant travailler dans le cadre du projet doivent avoir un esprit de partage, de tolérance et d'humilité.

Compétences principales

Dans l'unité de reproduction, il faut rechercher une compétence en maintenance de niveau 1 pour les appareils photocopieurs. Un spécialiste de la photocopie. Ce dernier pourrait régler les problèmes mineurs de maintenance et assurer ainsi un bon état de l'équipement de travail. Il doit avoir le niveau Bac avec deux (2) ans d'expériences dans les activités de photocopie. Il doit être capable :

- d'assurer la maintenance d'un appareil photocopieur ; - d'assurer des services de photocopie ;

- de faire la reliure de document ;

- de gérer financièrement un centre de reproduction ;

- de former deux personnes pour assurer la continuité du service ; - de gérer financièrement les res sources de reproduction ; - de travailler sous pression ;

- de faire des suggestions d'amélioration du service à la clientèle ; - de leadership organisationnel.

Dans la cellule du numérique, la priorité doit être accordée aux spécialistes des TIC. Des acteurs de terrain qui maîtrisent la gestion des projets numériques. Des gens qui ont une vue d'ensemble de la synergie d'action qui doit exister entre les différents services offerts. Un animateur de projet TIC serait l'idéal. Il devra aussi avoir une habileté en prise et traitement d'images numériques et d'arts audiovisuels. IL doit être de niveau Bac +4/5 avec une année d'expérience dans la gestion des centres numériques. Il doit être capable :

- de gérer financièrement un cyber ;

- d'utiliser un serveur de réseau local ; - d'administrer un site web ;

- de réparer les pannes mineurs du réseau physique ;

- d'assurer une permanence dans le partage de connexion avec des clients distants ;

- d'accompagner les usagers dans leurs quêtes de savoirs et d'information ;

- de prendre et traiter des vues ;

- d'imprimer des photos numériques ; - de faire usages d'un caméscope ;

- de produire et reproduire des supports multimédias ;

- d'utiliser des décodeurs télévisuels ;

- de former deux personnes pour assurer la continuité du service ;

- de travailler sous pression ;

- de faire des suggestions d'amélioration du service à la clientèle ;

- de leadership organisationnel.

Dans la session de la micro informatique, il faut recruter un formateur en TIC. Quelqu'un qui maîtrise l'informatique et son pouvoir. Il serait utile qu'il soit informaticien. Il aura un niveau Bac+3 avec une année d'expérience de formateur en informatique. Il doit être capable :

- d'assurer des services de saisie et traitement de texte ; - d'imprimer des documents ;

- de faire usage d'un appareil de télécopie ;

- de gérer financièrement les recettes de la micro informatique ; - d'assurer la formation en informatique de la clientèle ; - de faire la reliure de document ;

- d'assurer des service de téléphonie fixe ;

- de former deux personnes pour assurer la continuité du service ; - de travailler sous pression ;

- de faire des suggestions d'amélioration du service à la clientèle ; - de leadership organisationnel.

Les attributions de chacune des compétences principales sont valables au cas où l'on serait contraint de faire recours à des compétences secondaires ou subsidiaires.

Compétences secondaires

Dans l'unité de reproduction, à défaut d'une compétence en maintenance de photocopieur, il faut rechercher une personne ayant totalisé au moins une dizaine d'année de service en qualité d'agent de photocopie dans d'autres structures pérennes. Ce dernier doit également justifier d'une maîtrise parfaite de l'usage des appareils de reliure.

En matière de numérique, il faut à défaut de mieux, recruter un informaticien qui tient le réseau en parfait état et implémente tous les équipements et produits nécessaires. Il devra surtout avoir une notion de l'art audiovisuel.

Pour la micro informatique, à défaut de la compétence indiqué, un rodé du métier de télécommunication pourrait bien servir. Il lui faudra prouver ses aptitudes pédagogiques, d'encadrement des adultes.

Compétences subsidiaires

Dans l'unité de reproduction, au pire des cas, il faut rechercher une compétence en photocopie avec quelques années d'expérience. Dans ce cas une adaptabilité de l'individu doit être une

preuve de son maintien au poste.

Pour le numérique, qu'à cela n'en tienne, si on ne trouve pas mieux, un journaliste convertis dans les médias numériques ne serait pas inutile. Il faut cependant qu'il ait une notion parfaite du photojournalisme et une maîtrise du reportage audiovisuel.

En matière de micro informatique, si aucune compétence n'est sous la main, l'on pourrait au pire des cas chercher un formateur des formateurs ayant fait une initiation en informatique. Il faut qu'il ait une notion du marketing technologique.

3-4-2- Equipements du centre numérique

Pour les activités de reproduction, il faut envisager la mise en place d'un (1) appareil photocopieur haut de gamme équipés de pose pied, une (1) agrafeuse géante, une (1) petite agrafeuse, un (1) appareil de reliure, une (1) table moyenne et deux (2) chaises.

Pour les activités du numérique, il faut prévoir l'achat d'un (1) appareil photo caméra numérique, une (1) télévision écran géant, une (1) antenne VSAT, un (1) modem pour la capture d'onde Vsat, un (1) routeur pour la fourniture d'onde WIFI, une (1) antenne d'émission Wifi, un (1) switch de 24 ports deux (2) câbles vidéo de connexion de l'antenne VSAT au modem, un (1) régulateur de grande capacité, un (1) onduleur de grande puissance, plusieurs mètres de câbles RJ45, un (1) serveur, une (1) dizaine (10) d'ordinateur de table pour le début, envisager l'extension du parc informatique, onze (11) chaises, six (6) tables de longueur 1,25m, largeur 0,75 m et hauteur 1m, une (1) imprimante photo de haute fidélité, une (1) imprimante monocolore simple, un (1) graveur DVD externe, onze (11) casques, onze (11) webcan, cinq (5) rallonges électriques de 5 ports chacune avec une longueur minimum de 2,5m.

Pour les activités de micro informatique, nous aurons à commander deux (2) ordinateurs de table, une (1) imprimante multifonction (fax, scanne, imprimante, photocopie), une (1) ligne téléphonique, un (1) chevalet pour la formation, un (1) table de longueur 1,25m, largeur 0,75m et hauteur 1m, trois (3) chaises.

Pour chacune des unités, il faut prévoir du fongible pour le fonctionnement notamment des

DVD vierges, des cartons pour photo, des papiers chevalet et des cartouches de marqueurs. En matière de logiciel à utiliser dans le centre, nous suggérons l'usage des logiciels, des applicatifs et des systèmes d'exploitation libres pour garantir une économie financière dans ce domaine.

En matière de sécurité du logiciel, il est bien connu que le logiciel qu'il soit libre ou propriétaire contient des erreurs de programmation appelées bugs dans ses lignes de code. Il est aujourd'hui avéré que les bugs dans le logiciel libre sont moins nombreux et se réparent bien plus rapidement que dans le logiciel propriétaire.

Pour assurer l'accès universel de tous à l'information libre, pérenne et sécurisée de par sa stabilité, il est indispensable que l'encodage des données ne soit lié à la bonne volonté des fournisseurs, ni aux licences imposées par ceux-ci. L'utilisation de formats standards et ouverts permet de garantir ce libre accès et d'obtenir, au besoin, la création de logiciel libre compatible. La suite OpenOffice est aujourd'hui une alternative à la pression financière que nécessite l'usage légal de la suite Office de Microsoft. Il en est de même du système d'exploitation libre « linux » par rapport aux autres systèmes d'exploitation propriétaires de la famille « Windows ». Il est important d'indiquer que la pérennité des données se garantit par la disponibilité du code source.

« Il faut reconnaître que l'obsolescence accélérée des équipements informatiques entraîne un important gaspillage de ressources et découle principalement de l'obsolescence des logiciels. Retrouver la maîtrise du software permet donc de modérer les besoins de renouvellement du hardware. Voilà pour la dimension écologique du développement durable. Mais la dimension sociale est à mes yeux plus importante encore. Il ne fait aucun doute que la diffusion de logiciels libres peut combler le «fossé numérique» en rendant les nouvelles technologies

accessibles à tous. »5 En effet, l'option des logiciels libres est intéressante en termes de:

- Rapport qualité - prix ;

- Sécurité ;

- Souplesse et adaptabilité ;

- Perfectionnement et assistance continue par la communauté des usagers ;

5 http://www.vd.ch/fr/typo3-et-le-canton-de-vaud/le-canton-et-loss/index.html.

- Programmation évolutive permett ant de résoudre des problèmes et d'aj outer de nouvelles fonctions.

L'usage des logiciels libres donnerait aussi au centre une notoriété de structure de promotion des logiciels libres dans le Nord Bénin. Pour les formations en micro informatique, il faut envisager des contrats périodiques de prestation de services en cas de non recrutement de compétence avérée en la matière. La formation devra être dispensée prioritairement pour faire acquérir au personnel, une maîtrise des logiciels utilisés dans le centre. Toutefois, une réponse favorable pourrait être aussi donnée aux formations à la carte sur la maîtrise de tel ou tel logiciel propriétaire si la compétence pour rendre le service est disponible dans le centre.

3-4-3- Caractéristiques techniques et coûts des équipements

Intitulé de
l'équipement

Caractéristiques techniques

Coût unitaire

Source du coût

Nbre

Coût cumulé

Photocopieur

Type de photocopieuse : Numérique. Technologie d'impression : Laser -euros monochrome. Largeur : 76.4 cm. Profondeur : 79.5 cm. Hauteur : 117 cm. Poids : 280 kg. Disque dur : 20

Go. Résolution de reproduction maximale : Jusqu'à 1200 x 600 ppp. Demi-teintes des niveaux de gris : 256. Duplexage automatique : Oui. Résolution d'impression maximale :

jusqu'à 2400 x 600 ppp. Vitesse
d'impression maximale : Jusqu'à 80

ppm. Pilotes/émulations

imprimante : PCL 5e, PCL 6,

PostScript3. Détails concernant la manipulation de documents et de supports : Bac de dérivation - 50 feuilles. 2 x cassette de papier - 550

14.501,53

soit

9.513.005fcfa

http://ww

1

9.513.005

 
 
 

<
 

feuilles. 2 x cassette de papier - 1500 feuilles. Détails sur la vitesse : Impression : jusqu'à 80 ppm (A4) ; Impression : jusqu'à 41 ppm ( A3 ) ;Temps de sortie 1ère copie noir et blanc : 3 s. Temps de préchauffage :

6 minutes. Tension requise : CA

230V (50Hz). Consommation en
fonctionnement : 2700 Watt.

 
 
 
 

Agrafeuse géante

Agrafeuse pneumatique, Livre avec valise, lunette de protection et 600 agrafes de 8mm rallonge, 600

agrafes de 10mm rallonge, 600 agrafes de 25mm rallonge. Pression maximale : 6 bar. Rallonge min:

6mm. Rallonge max. : 16mm.

Largeur des agrafes: 12,8mm. Raccordement fil : 1/4". Poids : 1,85 kg.

79 euros soit
51.825fcfa

http://ww

1

51.825