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Exposé sur le réchauffement planetaire

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par Abhe Serge Rodolphe et ali N'Dja
université de Bouaké - Licence 2009
  

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UNIVERSITÉ DE BOUAKÉ

UFR : COMMUNICATION, MILIEU ET SOCIÉTÉ

----------------------------------

DÉPARTEMENT D'ANTHROPOLOGIE ET DE SOCIOLOGIE

----------------------------------

ANNÉE ACADÉMIQUE 2007-2008

Cours : Sociologie de l'Environnement

LE RÉCHAUFFEMENT PLANÉTAIRE

THÈME

NIVEAU : LICENCE

PRÉSENTE PAR LE :

GROUPE I

ENSEIGNANT :

Dr AMARA

Groupe de Travaux Dirigés I

Noms et prénoms

N° cartes étudiants

N° inscriptions pédagogiques

BODOUA Kouadio Koffi Oscar

2005001366

 

KOUASSI Aya Angeline

2005001796

 

KOUASSY Odette

2005003380

 

KPRIE Kouadio Henri Berman

2006003497

 

N'DJA Abhè Serge Rodolph

2005004356

 

OUARAHOUM Brice

2005000487

 

TRO Gbommy Fredy

2005002371

 

YAO Martine

2005003663

 

YAPI Achy Nobel

2005002514

 

YORO Kela Éric Blanchard

2005001739

 

Introduction

I) Qu'est que le réchauffement planétaire

A) Approche définitionnelle

B) Les indicateurs du réchauffement planétaire

II) Les causes du réchauffement planétaire

A) Les causes naturelles

B) Les causes humaines

III) Les conséquences du réchauffement planétaire

A) Conséquences environnementales

B) Conséquences sur l'Homme

IV) Quelques solutions contre le réchauffement planétaire

A) Au plan économique

B) Au plan politique et stratégique

C) Solutions technologiques

Conclusion

Bibliographie et Webographie

Introduction

Les problèmes liés à l'environnement constituent aujourd'hui une préoccupation fondamentale et nécessaire pour assurer la survie des espèces et permettre des conditions de vie décente pour les générations présentes et futures.

C'est dans cette optique que la 9è conférence des Nations Unis pour la protection de la nature, qui s'est tenue en Mai 2008 en Allemagne, portait sur la protection et la gestion des espèces et de la biodiversité. Elle visait dans une logique politico financière à maîtriser les défis urgents du XXIè siècle en matière de durabilité. Ce sont entre autre l'inégale répartition de l'eau et les changements climatiques qui demeurent des questions déterminantes pour la protection de toute vie sur notre planète.

Ce dernier point relatif au réchauffement planétaire constitue le centre d'intérêt de notre travail du fait de sa position privilégié dans la politique internationale de l'environnement

Ainsi nous nous pencherons sur le problème qu'est le réchauffement planétaire afin d'appréhender les causes réelles de ce phénomène puis d'évaluer les conséquences sur l'environnements mais aussi sur l'Homme et enfin trouver des solutions idoines et urgentes en vue d'éviter la catastrophe planétaire.

I) Qu'est que le réchauffement planétaire

A) Approche définitionnelle

Selon le dictionnaire Larousse édition 1993, le réchauffement est l'action de chauffer à nouveau, le fait de rendre plus chaud ce qui s'est refroidi. La planète elle, est un système composé d'éléments variés intimement reliés entre eux et fonctionnant comme un tout complexe. Et planétaire ce qui dépasse les frontières.

Partant de là, nous pourrons définir le réchauffement planétaire comme étant une action de donner la chaleur ou de rendre plus chaud les éléments composants la planète.

Selon le GIEC (Groupement Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat ou IPCC en anglais) le réchauffement planétaire ou le réchauffement climatique ou encore global, se définit comme étant l'augmentation de la température moyenne des océans et de l'atmosphère, à l'échelle mondiale et sur plusieurs années.

Le réchauffement planétaire est un phénomène d'augmentation de la température moyenne des océans et de l'atmosphère, à l'échelle mondiale et sur plusieurs années. Pour sens commun, ce terme désigne le changement climatique observé sur le globe terrestre depuis environs vingt-cinq ans, c'est-à-dire depuis la fin du XXè siècle.

En effet la température moyenne varie avec le temps, comme le prouve l'analyse des couches géologiques. Depuis la fin du XIXè siècle, en un siècle presque, la température du globe a augmenté de 0,6°C.

B) Les indicateurs du réchauffement planétaire

Plusieurs changements ont été observés dans le monde qui semble cohérent avec l'existence d'un réchauffement planétaire. Ce sont entre autres les modifications du climat et la fonte des glaces.

En ce qui concerne la modification du climat, les précipitations sont devenues de plus en plus importantes dans l'hémisphère Nord, et moins importantes dans l'hémisphère Sud ce qui n'était pas le cas des années auparavant. L'on observe la diminution du glacier de Groenland et de l'étendu de l'arctique. L'on ne rencontre presque plus ses grands icebergs de la nature de ceux qui ont fait couler plusieurs navires tel le Titanic.

II) Les causes du réchauffement planétaire

Le réchauffement climatique en lui-même est un phénomène naturel. Car bien avant la révolution industrielle « les sociétés ont du faire face à des changements graduels ou abrupts du climat durant des millénaires ». Les variations de températures de l'atmosphère sont généralement liées à différents facteurs comme les fluctuations de l'activité du soleil ou la vitesse de la terre. Mais la majorité des scientifiques pensent que la cause majeure du réchauffement actuel de la planète un phénomène, appelé « effet de serre ». L'« effet de serre » est un phénomène naturel de la basse atmosphère (troposphère), qui contribue à retenir une partie de la chaleur solaire à la surface de la Terre, par le biais du pouvoir absorbant de certains gaz.

Ces gaz sont : l'Azote (N2), l'Oxygène (O2), l'eau sous forme de vapeur (H2O), le Dioxyde de Carbone (CO2), le Méthane (CH4) , l'Ozone Troposphérique (O3) , l'Oxyde Nitreux (N2O) , ainsi que le Chlorofluorocarbure (CFC).

A) Les causes naturelles

L'effet de serre est un effet naturel de la basse atmosphère, qui contribue à retenir une partie de la chaleur solaire à la surface de la terre, par le biais du pouvoir absorbant de certains gaz.

En effet le rayonnement solaire, émis sous forme de courtes longueurs d'ondes, dont 30% sont faiblement réfléchies par l'atmosphère et 70% parviennent à la surface de la terre, ce qui provoque un réchauffement de cette dernière.

En réponse à cette absorption de chaleur, la surface terrestre émet un rayonnement de grandes longueurs d'onde (infrarouge) en direction de l'espace par certains gaz de l'atmosphère dits « gaz a effet de serre » qui renvoient une partie de ce rayonnement vers la terre. Ces gaz empêchent ainsi le refroidissement de la terre mais permettent sont réchauffement

L'effet de serre en lui-même est très utile pour la régulation de la température de la terre et il est régulé par divers facteurs environnementaux. Des réservoirs de carbones dits « puits de carbones » permettent de fixer le carbone, ce qui est le rôle des océans et du sol, et de le transformer, ce qui est le rôle de la biosphère. Les éruptions volcaniques influent également sur l'atmosphère en émettant de grandes quantités de poussières et de composants soufrés qui participent activement à l'effet de serre.

Par exemple l'éruption du volcan Il Chichon au Mexique en 1982 permit une baisse de la température mondiale de -0,35°C.

On pourrait dire que ces composants naturels tels les volcans, les océans, les arbres etc... permettent une très bonne régulation de la température mondiale, des saisons, et des écosystèmes.

Selon cette illustration ci-dessous, nous comprenons mieux le phénomène de l'effet de serre.

Cependant, il est d'autant plus important de souligner que les influences naturelles ne permettent pas d'expliquer la hausse rapide des températures à la surface du globe. La cause la plus probable de l'accélération de l'effet de serre et du réchauffement planétaire depuis la fin du XIXè siècle est l'impact de l'Homme sur l'environnement.

B) Les causes humaines

Selon la grande majorité des scientifiques le réchauffement climatique est largement attribué à un effet de serre additionnel dû aux rejets de gaz à effet de serre et principalement des émissions de CO2, à cause des activités humaines. Sa concentration atteint les 350 ppm à la fin du siècle dernier alors que pendant plus de cent mille ans (100 000) elle a varié entre 200 et 280 ppm. Cette augmentation est certainement due à la combustion des énergies fossiles telles que le charbon, le gaz naturel, le pétrole, des rejets polluants issus des industries et des transports ainsi que de la destruction des grandes forêts équatoriales.

Au nombre des prétextes économiques, nous voulons évoquer d'abord l'exploitation abusive des ressources naturelles renouvelables par les activités des industries et de l'agriculture. Cette façon délibérée d'épuiser ces ressources du sol et du sous sol favorisent l'émission des gaz à effet de serre, la déforestation et l'avancée du désert. Sur ce dernier point, un spécialiste du domaine économique et environnemental Franz Broswimmer dit que « les déserts se sont agrandis dans le monde de 2000 hectares ». Aussi poursuit-il dans le même élan en disant que « l'économie mondiale a consommé aujourd'hui l'équivalent de 28 millions de tonnes de pétrole et, par conséquent, nous aurons durant ces mêmes 24 heures, collectivement relâchés dans l'atmosphère 100 millions de tonnes de gaz à effet de serre de plus ».

Ensuite, les opportunités de marchés qu'offrent les problèmes mondiales notamment les épidémies, les famines, les cyclones, ... stimulent les pays industrialisés dans leur effort à répondre aux besoins urgents.

De ce fait, les industries ne respectent pas rigoureusement les normes quand au taux d'émissions tolérable de gaz polluants. Le trio de tête des pays pollueurs incriminés sont : les USA, la Chine, et la Russie.

Les autres gaz (méthane, hydrocarbures, ozone) sont responsables à part égale de l'effet de serre additionnel (15%). Le taux de méthane évoluant entre 0,4 et 0,8 ppm, a atteint une concentration de 1,6 ppm à la fin du XXè siècle. L'augmentation anormale de la concentration est liée au processus de fermentation résultant de certaines cultures (rizière) et de l'élevage des ruminants (fermentation de leur panse).

Quand au CFC purement artificiel, il provient des aérosols ainsi que des circuits de réfrigération.

Voici quelque chiffres qui décrivent bien ces augmentations, chiffres extraits du 3è rapport d'évaluation du GIEC en 2001 qui conclut « qu'il y a des évidences nouvelles et plus forts que le gros du réchauffement des derniers 50 ans attribuable aux activités humaines ».

La teneur atmosphérique en CO2 a augmenté de 31% depuis 1750. La teneur actuelle n'a jamais été dépassée durant les derniers 420 000 ans, ni même vraisemblablement durant les derniers 20 millions d'années. De plus, le taux d'augmentation de la teneur en CO2 atmosphérique a été en moyenne de 1,5 ppm (0,4%) par année (variation de 0,9 à 2,8 ppm).

Principaux gaz polluants de l'atmosphère

 
 
 

Particules en suspension

Gaz d'échappement; industries; incinération des déchets; production de chaleur et d'électricité; réactions des gaz polluants dans l'atmosphère

Doses admissibles : 75 mg/m3 sur un an; 260 mg/m3 en 24 h (composés de carbone, nitrates, sulfates, le plomb, le cuivre, le fer et le zinc)

Plomb (Pb)

Gaz d'échappement; fonderies

Doses admissibles : 1,5 mg/m3 sur 3 mois

Oxydes d'azote (NO, NO2)

Gaz d'échappement; production de chaleur et d'électricité; acide nitrique; explosifs; usines d'engrais

Doses admissibles : 100 mg/m3 (0,05 ppm) sur un an.

Oxydants photochimiques (principalement ozone - O3 - et également nitrate de péroxyacétyle et aldéhydes)

Formés dans l'atmosphère par réaction des oxydes d'azote, des hydrocarbures et de la lumière

Doses admissibles : 235 mg/m3 (0,12 ppm) en 1 h

Hydrocarbures autres que le méthane (éthane, éthylène, propane, butanes, pentanes, acétylène)

Gaz d'échappement; évaporation des solvants; procédés industriels; élimination des déchets solides

Réagit avec les oxydes d'azote et la lumière pour former des oxydants photochimiques

Gaz carbonique, ou dioxyde de carbone (CO2)

Toute forme de combustion

Nocif pour la santé à des concentrations de plus de 5 000 ppm pendant plus de 2 h; le taux atmosphérique est passé d'environ 280 ppm il y a un siècle à plus de 350 ppm aujourd'hui; cette tendance pourrait contribuer à l'augmentation de l'effet de serre

Microsoft ® Encarta ® 2007. (c) 1993-2006

Les causes du réchauffement naturel sont nombreuses, on distingue aussi bien les causes naturelles que humaines, mais quelle est la cause principale de l'accélération du réchauffement ?

Les graphiques ci-dessous tentent de séparer les causes naturelles des causes anthropiques en les comparant à la courbe des températures mesurées.

Le profil en A ne tient compte que des causes naturelles (variations solaires, activités volcaniques), celui en B, que des causes anthropiques (émissions de gaz à effet de serre, aérosols sulfatés) et celui en C, de la somme des causes naturelles et anthropiques.

En se basant sur ces différents graphiques, on voit bien que les causes naturelles seules ne peuvent expliquer l'augmentation des températures des dernières décennies (graphique A): en rouge on a les températures mesurés alors qu'en gris on a les températures simulées par des ordinateurs (profil du modèle), et là il y a peu de correspondance entre le profil du modèle qui ne tient compte que des causes naturelles et la courbe des températures mesurées. Le profil qui tient compte plutôt des causes anthropiques (graphique B) colle un peu mieux à la courbe des températures mesurées, mais c'est vraiment celui qui additionne les deux types de causes (graphique C) qui colle le plus à la réalité. En clair, ces résultats démontrent deux choses: la première est que les paramètres utilisés pour la modélisation sont valables, ce qui n'exclut pas la possibilité qu'il y en ait d'autres; la deuxième est que le réchauffement planétaire que nous vivons est en majeure partie causé par des activités anthropiques.

Le réchauffement planétaire qu'il soit naturel ou encore provoqué par les activités humaines, demeure un phénomène dangereux avec des conséquences néfastes sur l'environnement, sur l'Homme, et sur la biodiversité à l'allure ou elle avance.

III) Les conséquences du réchauffement planétaire

Les conséquences du réchauffement planétaire sont nombreuses et variées. Le réchauffement de la planète à des répercussions tant négative que positive.

Au chapitre des répercussions positives, l'on assiste à une augmentation des ressources en eau dans certaines régions du globe telles les régions tropicales et subtropicales, de plus à une hausse de rendement agricoles dans les régions de latitude moyenne, et enfin la diminution des glaciers polaires qui donne un champ nouveau de navigation pour les flottes Nord Européenne et Nord Américaine et aussi pour les navires commerciaux. Cette fonte des glaciers donnera aussi aux grandes compagnies pétrolières de pouvoir mieux exploiter les différents gisements pétroliers présents dans la région.

Bref, les répercussions positives de ce réchauffement sur l'humanité touche plus le domaine économique et une franche partie de la population mondiale.

Bien que ce phénomène pourrait présenter des avantages, il est n'en demeure pas moins qu'il se caractérise par des inconvénients sur la planète.

Comme nous l'avons souligné plus haut, les avantages du réchauffement planétaire sont les conséquences positives dont bénéficient une partie de la population mondiale et une petite partie de la planète bleue. Mais la plus grande partie de la planète souffre de ses conséquences négatives.

Pour mieux présenter ses inconvénients nous allons les scinder en deux grands points : les conséquences environnementales et les conséquences sur l'Homme et la biosphère.

A) Conséquences environnementales

A cause des effets potentiels sur la santé publique et sur l'économie, le réchauffement planétaire provoque l'inquiétude. Des changements environnementaux importants ont pu être reliés au phénomène du réchauffement planétaire. Ce sont entre autres :

1. Fréquence de désastres naturels : depuis quelques décennies, l'on a commencé à vivre dans toutes les régions de la terre des désastres naturels comme les ouragans, les éruptions volcaniques, les inondations, le tremblements de terre, les changements climatiques brutaux. L'origine climatique de ces désastres particulièrement dramatique est certifiée par de nombreuses études. Et certains préviennent même que dans les vingt prochaines années, le changement climatique pourrait entraîner d'avantage de grandes catastrophes pouvant causer la perte de millions d'espèces vivants.

2. Perturbation du climat à l'échelle planétaire : l'on observe de plus en plus que les zones tropicales se refroidissent. En effet de nombreuses mesures des températures de l'air au voisinage du sol et aussi de la couche superficielle des océans effectuées par les académies des sciences sur la question climatique pour le sommet du G8 en Juillet 2005 ont attesté que le réchauffement planétaire est à l'origine de la variation complexe du climat dans le monde. Aussi un large panel de scientifiques, d'hommes politiques et d'économiste ont-ils révélés dans un rapport intitulé "Meeting the Climate Change" que d'ici 10 ans, la température moyenne globale atteindrait un point de non retour ou désastreux pour la vie sur la terre.

3. La disparition de la biodiversité : plus de la moitié des plantes de la planète seraient menacées de disparition à cause du réchauffement global à l'horizon de 2080 selon des chercheurs environnementalistes. De nombreux animaux arctiques , dont les ours polaires et certains types de phoques pourraient disparaître d'ici 20 ans du fait du réchauffement climatique, selon le World Wild Fund (WWF) en 2015.

Dans le domaine agraire lors du réchauffement climatique le mécanisme de fixation du carbone diffère selon les plantes, ce processus qui fait que durant la photosynthèse le CO2 est convertie en carbone organique. Ce qui implique que dans un scénario d'augmentation du CO2 atmosphérique, certaines cultures seront défavorisées par rapport à d'autres.

Dans le domaine marin, un réchauffement des eaux de tranche de surface peut affecter la vie benthique (aquatique). Les coraux en sont un bon exemple. On évalue aujourd'hui une destruction de 20% des récifs coralliens t 40% en dangers par divers causes dont le réchauffement des eaux superficielles.

Aussi les changements de température provoquent un déplacement des limites entre les zones et conséquemment la migration des espèces dont la répartition géographique est contrôlée par la température. De fait, on pourrait assister à la migration d'insectes nuisibles aux cultures ou tout simplement aux humains des zones chaudes vers les zones tempérées et vis versa.

4. La montée du niveau des mers et le problème de manque d'eau : lors de la fonte des glaces et de la dilatation thermique des eaux dû aux réchauffement, on assiste à une montée du niveau des mers , avec ses effets néfastes sur les terres basses côtières (inondation, vulnérabilité aux tempêtes). Les chercheurs ont évalués que le niveau marin s'est élevé de 12 cm depuis 1880 dont 5 cm seraient dus aux dilatations thermiques et les 7 cm autres à la montée des eaux depuis 1880. Mais si rien n'est fait dans un proche avenir, l'on peut s'attendre à ce que la fonte des glaciers de montagne continue toujours de montée. Pour le siècle à venir le GIEC prévoit que :

· la couverture neigeuse et le couvert de glaces océanes de l'hémisphère Nord vont encore diminuer.

· les glaciers de montagne et les calottes glacières vont continuer de fondre.

· Par contre le volume de la calotte du Groenland devrait diminuer à cause d'une augmentation de la fonte et du ruissellement dépassant le volume des précipitations, l'hémisphère Nord demeurant plus chaud que l'hémisphère Sud.

· Conséquemment, le niveau marin devrait connaître une élévation se situant entre 9 et 88 cm, selon le scénario impliqué, à cause de la dilatation thermique de l'océan supérieur et de la fonte des glaces. Il s'agit là d'une élévation moindre que celle qu'avait prévue le 2è rapport d'évaluation, qui a minimiser la contribution de la fonte des glaces.

L'eau est une ressource vitale, précieuse et rare, mais encore très inégalement répartie dans les différentes régions du globe. Le magazine allemand "Deutschland" (Avril-Mai 2008) annonce que « le tiers de la population mondiale vit sans suffisamment d'eau ». Mais avec le changement climatique qui va à un rythme alarmant, la planète verrait davantage la pénurie d'eau potable.

5 La dégradation de la qualité de l'air : le réchauffement climatique du globe entraîne la dégradation des sols. Or de nombreuses études ont montré que le sol de la terre contient environ 300 fois de gaz à effet de serre (notamment le carbone) que nous n'en émettons chaque année en brûlant des combustibles fossiles. Ce carbone « stocké » est libéré avec la dégradation du sol dû au réchauffement. L'accumulation de ces gaz dans l'atmosphère pollue l'air pour les espèces qui les consomment. Ce phénomène de dégradation de l'atmosphère pourrait se poursuivre et s'accélérer de plus en plus.

B) Conséquences sur l'Homme

1- Les conséquences économiques

Les conséquences économiques sont essentiellement liées aux incidences de la crise climatique sur la vie économique. En effet, avec le réchauffement planétaire, vont à un rythme très accéléré la désertification, la déforestation, la dégradation de la diversité biologique, l'appauvrissement des sols. Or l'ensemble des matières premières qui alimentent les industries constitue ce patrimoine que le réchauffement décime à sa suite. Et le manque de ces ressources naturelles renouvelables entraînerait des difficultés dans les activités économiques. Aussi les investissements consacrés aux travaux liés à la lutte contre ce défi planétaire s'avèrent-ils fort coûteux mais insuffisants pour leur succès.

2- Les conséquences politiques

Le réchauffement climatique au delà des yeux scientifiques portées sur lui a atteint ceux des politiques. Ce phénomène a suscité la création de plusieurs groupes d'études sur la question du réchauffement et cela en vue de prendre des mesures adéquates.

L'irresponsabilité de certains politiques, le manque de rigueur dans les prises de décisions et dans l'application de ces décisions a crée des dissensions des classes sociaux politiques à l'échelle mondiale. Ce qui a engendré l'émergence des groupes et organisations gouvernementaux ou non gouvernementaux internationaux engagés dans les questions environnementales (GIEC, WWF, Anti-mondialiste, etc...). Avec la prolifération de ces mouvements, le monde assiste à des marches pacifiques en vue de conscientiser l'opinion publique internationale sur la question du réchauffement climatique. Mais dans certains pays ces mouvements mènent des actions encore plus draconiennes telles que la destruction des installations de certaines usines.

3- La crise alimentaire

La crise alimentaire et la flambée des prix sur le marché mondial sont pour une grande part liées à la perte de la biodiversité et le changement climatique. En effet, les sols se dégradent et s'appauvrissent. Aussi les espèces végétales indispensables au développement de l'agriculture biologique deviennent rares t de mauvaises qualités du fait de l'excès du CO2 émis dans l'atmosphère. Tous ce facteurs engendrent le manque de ressources alimentaires sur le marché international.

4- Les activités industrielles

Les régions industrielles du globe émettent environ 90% de gaz anthropiques où a effet de serre selon une étude du GIEC en Février 2007. La force économique de ces pays étant ainsi critiquée, il s'impose à eux le recours à de nouvelles sources d'énergie, lesquelles ne sont pas suffisamment disponibles et accessibles à tous les opérateurs industriels. Ce qui entraînerait inévitablement la baisse de leur productivité, donc de la production mondiale.

5- Les conséquences démographiques

Selon des experts environnementalistes, de nombreux mouvements des populations des zones à risque ou encore les plus touchées, vers des espaces plus accueillants et hospitalières sont et seront observés. Mais avec la graduelle montée des eaux sur le globe et les changements climatiques, les mouvements migratoires se multiplieront encore plus, entraînant quelque fois des conflits fonciers, des guerres, de la xénophobie et bien d'autres maux existent dans les relations humaines. Ce fût le cas des populations étrangères et surtout zimbabwéennes victime de xénophobie en Afrique du Sud et tous ceci à cause des difficultés liées à la faim, à la sécheresse bref au réchauffement climatique. C'est aussi le cas de la guerre interne existant dans le Darfour. Aussi, les famines engendrées par le réchauffement et le manque de ressources renouvelables peuvent entraîner des problèmes sur la santé publique, la destruction massive de vies humaines.

6- Les questions sanitaires

Le réchauffement entraînant le manque d'eau et la dégradation du cadre de vie sur la planète, draine aussi de nombreux problèmes de santé publique. En clair l'on observe l'apparition fréquente de maladies dangereuses telles que la tuberculeuse, le choléra, et bien d'autres maladies liées à l'eau. D'où des milliards de dollars us investi en matière de santé dans des régions telles que l'Afrique et l'Asie du Sud Est. Ces maladies infectieuses iraient en multipliant du fait de l'allure alarmante du réchauffement de la planète.

7- Les conséquences socioculturelles

Le changement climatique entraîne aussi des changements socioculturels. Le climat des régions varie, les précipitations et les saisons changent leur cycle. Ce qui contraint les sociétés humaines à changer aussi leur mode de vie. En effet, elles développeront des comportements adaptés aux nouvelles réalités, des activités économiques nouvelles. Aussi par rapport au changement du cycle des saisons pluvieuses ou sèches, les hommes vont changer également le cycle des cultures. Encore faut-il ajouter que même si les coutumes et traditions subissent difficilement des modifications, les conduites, les pratiques socio culturels seront déterminées en bonne part par le nouveaux milieu physiques que vont habiter les populations migrantes.

À la vue de toutes ces conséquences, des propositions et éventuellement des solutions ont été émises par des groupes internationaux.

IV) Quelques solutions contre le réchauffement planétaire

Alertés par la communauté scientifique les décideurs politiques s'engagent à stabiliser les émissions des gaz à effets serres. C'est en ce sens que plusieurs décisions ont été prises au cours de diverses conférences internationales et à la suite de plusieurs études sur la question du réchauffement planétaire. En s'appuyant sur ces dernières et en ce qui concerne notre travail nous nous disposerons à présenter un chapelet de solutions face à la gravité de la question climatique et l'ampleur difficilement maîtrisable du phénomène du réchauffement et cela en vue d'aider au développement durable de la planète.

A) Au plan économique et juridiques

Certes, des efforts sont entrepris pour faire face au défi du changement réchauffement planétaire. Cependant, ces efforts sont restés insatisfaits.

Pour réussir à ralentir ce réchauffement et maîtriser les problèmes inhérents, il faut que les ressources biologiques profitent raisonnablement aux pays d'où elles proviennent. Aussi la protection de la biodiversité ne dispose pas de ressources financières et juridiques suffisantes ou encore puissantes. Il faut que les États consacrent suffisamment de moyens financiers aux travaux de recherche sur les questions liées au réchauffement climatique. Et cela peut passer concrètement par le prélèvement de fonds sur l'utilisation de biens environnementaux. Aussi les nations industrialisées doivent favoriser l'accès des pays en développement aux nouvelles sources d'énergies avérées non polluantes d'où énergie renouvelable. Aussi les États doivent au niveau juridique écrire des lois en vue de protéger la planète, lois qui devraient consister à faire payer les entreprises pollueurs, à empêcher les hommes d'utiliser n'importe comment les réserves naturelles (forêt, lac, fleuve, pétrole, gaz naturel, etc...) et à avoir des reformes agraires véritables, bref un pouvoir juridique véritable vis-à-vis de problèmes liées au réchauffement climatique.

B) Au plan politique et stratégique

L'urgence des questions liées à la crise climatique demeure au centre de la politique internationale aujourd'hui. La 9è conférence pour l'environnement à Bonn en

Pour atteindre cet objectif les gouvernants doivent favoriser d'avantage l'émergence des organismes spécialisés dans les problèmes climatiques, impliquer les populations dans la gestion de leur cadre de vie. Ils doivent favoriser la création d'espaces protégés et en confier la gestion aux localités. Aussi le projet d'un réseau mondial pour la gestion rationnelle de l'environnement et du climat doit être une réalité. Enfin tous les États du monde doivent ratifier les accords pris collectivement et sensé devoir freiner l'allure du phénomène et même amener leurs citoyens à s'y engager. Enfin , pour que ces décisions soient réalistes , il faut que l'hégémonie politique des États industrialisés et économiquement puissants soit mise de coté et que la coopération entre chercheurs des diverses régions soit favorisée et financée.

Nous pourrons si cela est possible morcelé la planète terre et cela dans chaque État où il aura des zones réservés uniquement aux industries, d'autres à l'agriculture, etc...

C) Solutions technologiques

En termes de techniques et de technologies de l'environnement, nos propositions se résument en ces propos du Professeur Frank BEHRENDT : « aujourd'hui, il faut réfléchir au stockage de l'énergie ». En termes clairs, la production d'énergies renouvelables et non polluantes doit être développée. Par exemple les énergies géothermiques produits à partir de la chaleur contenue dans les profondeurs de la terre, la technologie des capteurs solaires cylindro-parabolique qui utilisent l'énergie solaire pour produire de l'énergie directement utilisables. Les énergies éoliennes produites à partir du vent sont dites énergies propres et sans émission de gaz polluants. La production en quantité suffisante et l'utilisation de ces types d'énergies dites non polluantes à l'échelle mondiale s'avère fort contribuable dans les efforts entrepris contre le réchauffement climatique et les maux qu'ils drainent.

De plus l'on pourrait encourager les recherches vers la création de véhiculent n'utilisant non pas le pétrole mais des produits biologiques jouant le rôle de carburant ce qui s'avèrent possible et réalisable.

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