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The workspace : de la philosophie aux neurosciences


par Bouchra M'hayro
Ecole Normale Supérieure-Ulm
Traductions: Original: fr Source:

 
 

Introduction

~

Dans le débat classique sur l'âme et le corps, les phénomènes physiques et les phénomènes mentaux sont supposés distincts; au contraire, le point de vue contemporain est que les phénomènes mentaux constituent une classe particulière de phénomènes naturels.

Les sciences cognitives récusent une dualité irréductible entre le physique et le mental et considèrent l'esprit comme un objet d'étude abordable par les méthodes des sciences de la nature.

Aussi le problème n'est plus d'expliquer le mystère de l'interaction de deux « substances » distinctes, l'esprit et la matière, mais d'expliquer comment les processus physiques entraînent des phénomènes mentaux. Comment cette stratégie explicative peut-elle porter ses fruits en ce qui concerne la conscience?

C'est ici que la distinction entre conscience phénoménale (la conscience phénoménale de Block) et conscience cognitive prend tout son poids, car les différentes formes de conscience cognitive paraissent seules susceptibles d'une caractérisation fonctionnelle.

Bernard Baars, de l'Institut Wright à Berkeley, parmi d'autres, a proposé des modèles théoriques des modes de traitement de l'information et de la dynamique causale dans les processus mis en jeu par la conscience cognitive (la conscience d'accès de Block).

B. Baars (l'hypothèse de Baars, I) soutient, par exemple, que la conscience est un espace de travail global dans un système distribué de modules de traitement de l'information. Une partie de l'information traitée par ces modules est diffusée dans cet espace de travail global et devient accessible à l'ensemble du système cognitif.

L'espace de travail global est ainsi le dépositaire des contenus de conscience. Pour valider le modèle de B. Baars et progresser vers une théorie biologique de la conscience, il faudrait mettre en évidence un ensemble de processus neurologiques reflétant l'organisation causale décrite par ce modèle. (Les travaux de l'équipe d'Orsay, II)Notons parallèlement qu'il serait simplificateur d'imaginer que la modélisation théorique se poursuit indépendamment de l'approche neurobiologique, laquelle n'interviendrait que dans un deuxième temps. L'une et l'autre progressent plutôt par un mouvement constant d'ajustement réciproque .Notre cerveau se compose de cellules nerveuses, elles-mêmes composées de molécules et les communications synaptiques entre cellules nerveuses mettent en jeu des signalisations chimiques. Le problème désormais posé aux neurobiologistes est d'examiner quels sont les systèmes de neurones qui possèdent la chimie particulière, par laquelle ils contrôlent nos états de conscience

 
 
 
 

384 Av. J.-C.

Philosophie traditionnelle


·

·


·

·

Dans le traité De l'âme, Aristote désigne par le concept de « koine aisthesis » _ Common sense _ une faculté sensitive qui se superpose aux cinq sens.

Platon, nous présente l'allégorie de la caverne mettant en scène des hommes enchainés et immobilisés dans une demeure souterraine tournant le dos à l'entrée et en voyant que leur ombre ainsi que celles projetées d'objets derrière eux, au

loin... Cette allégorie expose en terme imagés la pénible accession des hommes à la connaissance de la réalité, ainsi que la non moins difficile transmission de cette connaissance.

Descartes, logera le sens commun dans une partie vile du cerveau (la glande pinéale) .

Kant voit la conscience comme permettant l'activité de synthèse, conscience transcendantale permettant de poser un rapport entre objets et leurs représentations suivi de leur valeur objective, opposée à la conscience empirique.

· "le sens commun rend la sensation consciente» ; "juge des sensibles et unifie la connaissance" (Aristote)

 
 
 

Platon, Allégorie de la cave...

« Imagine des hommes dans une demeure

souterraine... ». La République, Livre VII.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Descartes, La Glande pinéale.

 
 

Kant, L'affinité.


·

C'est la raison et l'entendement qui

peuvent lier l'hétérogène issu de l'intuition

sensible en une unité.

 
 
 
 

Années 1800 . Evolutionnisme


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·

Les théories évolutionnistes permettent le développement de

l'étude de la conscience.

Spencer, Charles Darwin posent le principe de la sélection

naturelle (principe de survit).

T. Huxley, parlera de l'être humain comme étant un automate

conscient, les états de conscience en l'homme sont

provoqués par des changements moléculaires de la

substance cérébrale.

1835/1911 Hughlings Jackson, L'évolution biologique permet

l'organisation cérébrale, liée à l'organisation connexionnelle

du système nerveux en rapport avec les temps

psychologiques.

 
 
 
 

1871. Psychologie traditionnelle


·

Brentano reprend le concept médiéval d'intentionnalité,

permet de distinguer faits psychiques et faits physiques. Le

premier est intentionnel, contient quelque chose à titre d'objet

même toujours de façon différente. L'intentionnalité contient

quelque chose (réel ou non), est à propos de quelque

chose...»

«Tout phénomène mental est caractérisé (...) par la référence à un

contenu, la direction vers un objet (...)Nous pouvons donc définir

les objets mentaux en disant que ce sont ces phénomènes qui

contiennent un objet intentionnellement à l'intérieur d'eux-mêmes ».

Brentano, la psychologie d'un point de vue empirique,

livre II. Chap. 1, p.102

 
 
 
 

1880

Psychologie allemande


·

avec Gustav Fechner, puis Wilhelm Wundt, vont

prendre en compte la référence à la conscience,

avec le seuil de perception intérieure ou seuil

de conscience (Fechner). Une approche

expérimentale fondée sur la mesure « des temps

de réaction » (Wundt) se met en place. Ainsi

s'ouvre un champ de recherche important intitulé,

depuis, la « chronométrie de l'esprit ».

 
 
 

1890.

La psychologie américaine avec William

James : Courant et fonction de la conscience

Il suggère que la « conscience » ne doit pas être

prise en compte par le psychologue mais

seulement « l'expérience consciente ».

Toutefois, il n'a jamais retenu la notion de

processus non-conscient. On retiendra les

contributions suivantes de William James

 
 
 

Cinq propriétés du courant de
conscience :


·

1. Personnalité du flux : séparation de principe des consciences.


·

2. Changement permanent : notre vie mentale n'est pas constituée d'éléments simples qui reviendraient à l'identique dans des combinaisons variées, différents atomes. (= flux en changements permanents, rien ne revient jamais à l'identique.

 

Non pas parce que les atomes sont différents parce qu'on peut les découper, sont liés).


·

3. Continuité de la conscience (p.243) :


·

(a) La conscience est intrinsèquement relationnelle : chaque moment de la conscience est en relation avec les moments qui précèdent et qui suivent; pas de modification brusque de la conscience.


·

(b) Le présent est un présent qui dure : conscience d'objets en dehors d'elle.


·

(c) Ne pas confondre un changement brusque dans la conscience d'un brusque changement de la conscience

 


·

4. Intentionalité : la conscience est toujours conscience d'un objet

hors d'elle.


·

5. Sélectivité: le mécanisme de base de la conscience est le choix.

 
 
 
 

James/Baars...


·

·

Par comparaison avec Bernard J. Baars, les fonctions de la conscience de James ne reposent sur aucun mécanisme même hypothétique ; ni aucune idée de méthode pour contraster conscience et non-conscience.

Il compose avec B.J. Baars «A cognitive theory of consciousness» (1988) où ce dernier le rejoint en supposant un mécanisme même hypothétique : la conscience fait des sélections de stimuli et cela explique sa sélection. Il diffère pourtant de James qui n'avance pas de mécanisme computationnel ; il avance seulement la survie comme objectif de la conscience

· «William James' ideomotor theory can handle a number of puzzling
questions about voluntary control. The Global Workspace model can incorporate James' theory very comfortably; it implies that volition always involves conscious

goal images that are tacitly edited by multiple unconscious criteria. Abstract
concepts may be controlled by similar goal images, which may be conscious only

fleetingly.»

(Baars, 1988)

 
 
 
 

1970. La Révolution Cognitive


·

La théorie de l'espace de travail global va

émerger de la tradition d'une architecture

cognitive mise au point par A. Newell et H. A.

Simon. les pionniers à démontrer l'utilité d'une

capacité globale au sein d'un espace de travail

dans un système complexe de sources cognitives

spécialisées résolvant par la coopération des

problèmes qu'aucune de ces sources n'a pu

résoudre seule. Néanmoins, cette tradition

n'établira pas de recherche empirique en lien

avec la conscience.

 
 
 

PARTIE II: L'HYPOTHESE DE

BAARS

1983. «les contenus conscients fournissent au système

nerveux une information cohérente et globale ».

1986. «historically psychologists have neither addressed nor

evaded consciousness successfully, and two major

psychologilical metatheories, introspectionism

and behaviorism, have come to grief on the horns of this

dilemma. Having perhaps gained some wisdom from these

failures, most scientific psychologists now subscribe to a

third metatheory for psychology, the cognitive approach One

could easily generate dozens of tables of contrasts, listing

hundreds of facts about comparable conscious and

unconscious phenomena .

 
 
 

1988

Théorie cognitive de la conscience

The Global Workspace_GW,


·

Opposition entre un espace de travail global _ fusion de la thèse Kantienne de

conscience transcendantale ayant une capacité de synthèse globale et des

systèmes centraux Fodoriens _ des systèmes de processeurs automatiques et

non conscients. L'espace de travail diffuse l'information d'un système de

processeur à tous les autres processeurs : c'est la métaphore du « théâtre »,

celle de l'écran de la conscience, du tableau noir ou du studio d'une chaîne

télévisée, incluant la conscience d'une seule chose à la fois : à chaque instant,

des évènements se déroulent en coulisse, contrôlant ce qui est présenté à notre

subjectivité. Les processeurs entrent en compétition ou coopèrent pour que

leurs messages entrent dans l'espace de travail global. Le message global des

divers processeurs doit être cohérent et informatif, donc adapté au contexte

inconscient. Contextes inconscients et contenus conscients interagissent pour

créer un« courant de conscience », comme le suggérait William James et

l'action volontaire peut être traitée comme un type particulier de résolution de

problème. Enfin, le soi peut être considéré comme contexte dominant

l'expérience consciente, apportant de l'information sur le « soi-comme-

contexte ».

 
 
 
 
 
 


·

Comme le dit Baars, dans un vrai système décentralisé, il n'y a pas de

centre exécutif, le contrôle est essentiellement décentralisé. Les processus

intelligents (« rapides, performants.. ») détiennent l'initiative des processus,

décidant que prendre et quoi ignorer (...) Le système nerveux doit avoir

des composants qui agissent comme processus exécutifs mais dans un

environnement décentralisé comme un gouvernement opérant pour réguler

une économie de marché. Cependant même sans un vrai «exécuteur »,

un ensemble de processeurs distribués nécessitent une facilité centrale au

travers de laquelle les spécialistes pourraient communiquer les uns avec

les autres. Ce type de centre informationnel a été appelé « un espace de

travail global » ou «un tableau d'affichage ». Un espace de travail est

une MEMOIRE au sein de laquelle différents systèmes peuvent

confronter leurs opérations et la notion de « global » implique que les

symboles contenues dans cette mémoire sont distribuées à travers

une variété de processeurs chacun pouvant avoir des opérations et

variables locales mais ne peut recevoir des symboles globaux.

 
 
 
 

Modèles de la conscience...


·

Les modèles qu'il nous présentent s'enchaînent et fusionnent: le modèle 1 contient les processeurs d'entrée en compétition, l'espace de travail global conscient ainsi que des processeurs de sortie inconscients, ayant la possibilité de rétroagir sur les entrées. S'ajoutent la hiérarchie d'un contexte dominant ainsi que l'emboitement de contexte- but (conceptuels et perceptuels) _ modèle 2_ et la rétroaction de processeurs s'adaptant par sélection de messages informatifs avec exclusion de la redondance. Le contexte dominant entre en scène permettant la résolution de problèmes par interactions avec des contextes sous-buts jusqu'à ce qu'une solution consciente soit présentée (modèle 3). Par enchaînements en cascade de résolution de problèmes avec le contexte-but (=intention) en perspective, Il y a mise en place d'un courant de conscience, modèle 4; le contrôle volontaire _ idéomoteur _ est introduit permettant la compétition des contextes-buts et la possibilité pour un processeur spécialisé d'opposer son véto à l'exécution d'une image-but (modèle 5) l'attention, contrôlable par les buts, peut-être volontairement contrôlée pour sélectionner des contenus conscients (modèle 6). Le concept du Soi est un contexte superviseur caractérisé par la plus grande stabilité dans le système du soi ; une expérience qui violerait ce contexte entraîne l'appel d'une nouvelle intention avec retour aux expériences auto-attribuées (modèle 7)

 
 
 
 

Modèle 1 de La conscience, tableau

noir non contrôlé: le Workspace


·

Ce fonctionnement est formalisé par un tableau noir, sans

contrôle où vont être inscrits l'émergence consciente des

calculs effectués sachant que les messages candidats sont

affectés d'un nombre donnant leurs chances de le devenir.

Les processus s'associent afin de rendre un message

conscient. Les messages non encore conscients sont sous le

seuil impliquant que les autres processus n'y ont pas accès.

Soit il existe une hiérarchie de zones d'attentes plus ou

moins accessibles par les autres processus, soit les

messages non conscients ont un accès bref au GW leur

permettant de recruter d'autres processus s'ils sont attendus.

Enfin, cet espace dispose d'un lien avec chaque modalité

sensorielle via un tableau spécifique

 
 

The Workspace

 
 
 
 


·

Le modèle Extented Reticular-Thalamic

Activating System (ERTAS) dispose du Thalamus

comme modalité sensorielle commune, centre du

langage et de la pensée, de la formation

réticulaire du tronc cérébral éclairant une zone

générale de la zone de travail, de l'hippocampe lié

au transfert entre mémoire à court terme et

mémoire à long terme, donc à la conscience. Un

mécanisme d'activations cycliques des messages

va mener à une activation globale du système

sous le contrôle de l'attention.

 
 
 

«The Global Workspace metaphor has a natural neural

interpretation in the Extended Reticular-Thalamic Activating

System (ERTAS) of the brain. Parts of the frontal and parietal

cortex seem to control access to this system.»

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Modèle 2.

Rétroactions et niveaux de conscience, le modèle des

contextes


·

Ce mécanisme est renforcé par la rétroaction. Le monde externe est

stable par la réalisation de nos prédictions portant sur nos sensations.

Ainsi, Le contexte interne est un système non conscient lorsqu'il donne

forme à nos expériences conscientes ( Il en existent différents types

interagissant _ coopérant (imbriqués) ou en compétition (parallèles) :

contextes de perception composés des anticipations d'interprétation d'une

perception ambiguë ; contextes de la pensée conceptuelle ou présupposés

liées à nos croyances considérées comme certitudes ; contextes

d'intentions ou hiérarchie de buts propres à l'individu ou spécifiques à la

situation ; contextes de communication établissant un « monde commun»

avec notre interlocuteur) ; considéré soit comme un but à réaliser orientant

les interprétations de nos perceptions, soit comme une association de

processeurs spécialisés dominant le GW. Une hiérarchie de contextes _

coopérant ou en compétition _ domine les processus d'entrée du GW;

parmi les processus automatiques figurent également d'autres contextes

possibles activables par les processus conscients.

 
 
 

Model 2: Unconscious contexts shape conscious experiences.In

which we contrast the objects of conscious experience with

numerous unconscious contextual systems that are needed to

shape, define and evoke them.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Fonction majeure de la conscience...


·

La fonction majeure de la conscience est alors de

révéler, modifier ou créer de nouveaux contextes

qui à leur tout influeront sur les expériences

conscientes à venir. Il existe des transitions se

produisant entre différents contextes _ fin

naturelle, surprises et modifications des contextes

plus ou moins profonds _ et rien n'est

prédéterminé en totalité (déterminer les choix

sous-spécifiés demandant des interventions

conscientes)

 
 

Interruptions et restaurations de

contextes

 
 


· L'apprentissage est un mécanisme permettant la création de

contextes (pour les informations nouvelles), suivi du passage à

l'information consciente et la détection de redondance (cycle

d'adaptation); il consiste donc en une réduction des possibilités

dans un domaine (les éléments traités inconsciemment sont

devenus complètement prédictibles -- la perte de conscience est un

signe de l'apprentissage réussi). Ce phénomène existe aux niveaux

perceptuel, conceptuel, intentionnel, mais aussi aux niveaux

inconscients. En d'autres termes, on s'adapte à l'information à une

multitude de niveaux (cette adaptation correspondant à une

réduction de la quantité d'information en entrée) ; symétriquement,

on recherche activement (en rehaussant le niveau de conscience)

l'information à des niveaux très divers également (visant à

augmenter la quantité d'information entrée)

 
 
 
 
 


·

Le mécanisme essentiel de la décision de la

nouveauté d'une information est la rétroaction

engendrée par les processus spécialisés qui

indiquent leur intérêt, plus ou moins équivalent à

leur adaptation au message conscient global. Par

un mécanisme de pile, un événement conscient

qui devient redondant laisse la place (dans la

conscience) au message le plus informatif suivant

(les éléments conscients sont traités comme des

objets, les éléments non conscients comme des

contextes)

 
 
 
 
 
 


·

Dans le cas où le contexte correspond à un

problème, un mécanisme triadique est

utilisé dont la première étape est

consciente, de répartition du problème, la

seconde de traitement (s) inconscient (s)

instruite par la capacité limitée de

contextes de buts inconscient, troisième

d'affichage conscient des résultats.

 
 

Gestion des contextes et rétroactions

 
 
 
 


·

Le Modèle du contrôle volontaire est fondé sur cinq hypothèses : toute

action est déclenchée par des images conscientes momentanées simples

(ou réactivations de sensations). Un "but-image" conscient est une

représentation globale cohérente donnant de l'information à de nombreux

processus inconscients spécialisés (souvent adressables/indexés par les

buts qu'ils permettent d'atteindre). Cela déclenche à la fois des

spécialistes subordonnés et le contexte de but intentionnel (tous

étant inconscients); la compétition entre événements peut modifier

des buts-images conscients (par des processus inconscients); il

existe une décision volontaire consciente au départ d'une action ; un but

qui n'entre pas en compétition est réalisé par une exécution réflexe et sans

contrôle (mais les sous-buts nécessaires à la réalisation d'un but peuvent

devenir conscients si le but ne peut être atteint automatiquement); le

niveau de l'exécution pure est inconscient (il explique ainsi certaines

erreurs, dues à la perte de la compétition entre le bon mécanisme et un

mécanisme erroné)

 
 
 

Modèle du contrôle volontaire:

Compétition de buts

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

5. Modèle de l'Attention


·

Le modèle de l'attention, dirigée par des buts

(volontaires ou non), de la conscience. Pour lui,

l'attention joue le rôle de contrôle métacognitif

de la conscience: l'attention volontaire

correspond à un contrôle conscient de l'accès à la

conscience et s'oppose à l'attention automatique,

liée à un contrôle inconscient de l'accès à la

conscience. Il note une possibilité de lutte entre

attention volontaire et attention involontaire.

 
 
 

Interruption et restauration de contextes, rôle de

l'attention

Le mécanisme de l'attention dans le cas où quelqu'un, regardant un film, voit son attention attirée par l'émission de son nom dans la pièce où il se trouve. La hiérarchie de contextes dominants

est alors modifiée, et des processus recrutés pour résoudre les nouveaux problèmes qui se posent (est-ce bien son propre nom, qui l'a énoncé...).

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

6. Modèle du soi


·

Le soi est considéré comme les niveaux stables les plus élevés de

la hiérarchie des contextes dominants, comprenant à la fois des

contextes conceptuels (le soi comme entité connaissante) et des

contextes de buts (le soi comme agent). Globalement, le soi est

ainsi l'ensemble des connaissances qui forment la base permettant

les expériences conscientes. Cela peut être différent de l'ensemble

des connaissances constituant les croyances qu'un individu a à

propos de lui-même (le concept de soi pouvant différer du soi). Le

premier est inaccessible à l'introspection alors que le concept de

soi (contextes conceptuels) contrôle le contrôle conscient de soi

(contextes de buts). Le rôle du Soi est fondamental dans la gestion

des interruptions à différents niveaux.

 
 

Modèle du soi

 

Rôle du modèle du soi dans la gestion

des interruptions

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Conclusion de 1988.

1. Apports


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En conclusion, Baars introduit :

1) la distinction entre l'espace de travail global conscient et la

collection des processeurs spécialisés non conscients

2) la notion de contexte-but ou intention organisée de manière

hiérarchique qui impose des contraintes sur le traitement de

l'information consciente avec «incubation » ou résolution de

problèmes inconscients conduisant au contrôle volontaire idéo-

moteur, à la focalisation de l'attention et au contrôle de l'expérience

consciente.

3) Enfin, le soi peut être considéré comme un contexte-but

particulièrement stable et le plus profond de la hiérarchie des

concepts. La fonction de la conscience, selon B. Baars, apparaît

comme la capacité de prendre en compte des interactions

coopératives entre sources multiples de connaissance et, tout

particulièrement, la nouveauté.

 
 
 
 

Sa théorie sera reprise par de

nombreux auteurs


·

Edelman `Global mapping in a reentrant selectionist model of consciousness in the brain.'


·

Damasio, `Meaning is reached by time-locked multiregional retroactivation of widespread fragment records. Only the latter records can become contents of consciousness.'


·

Freeman `The activity patterns that are formed by the (sensory) dynamics are spread out over large areas of cortex, not concentrated at points. Motor outflow is likewise globally distributed.... In other words, the pattern categorization does not correspond to the selection of a key on a computer keyboard but to an induction of a global activity pattern.'


·

1998


·

Llinas et al... «the thalamus represents a hub from which any site in the cortex can communicate with any other such site or sites. ... temporal coincidence of specific and non-specific thalamic activity generates the functional states that characterize human cognition.»


·

2000


·

Edelman and Tononi, 2000 `When we become aware of something ... it is as if, suddenly, many different parts of our brain were privy to information that was previously confined to some specialized subsystem. ... the wide distribution of information is guaranteed mechanistically by thalamocortical and corticocortical reentry, which facilitates the interactions among distant regions of the brain. `


·

2001


·

Dennett,`Theorists are converging from quite different quarters on a version of the global neuronal workspace model of consciousness

 

...On the eve of the Decade of the Brain, Baars (1 988) had already described a «gathering consensus» in much the same terms:

 

«Consciousness», he said, is accomplished by a «distributed society of specialists that is equipped with a working memory, called a global workspace, whose contents can be broadcast to the system as a whole.»' (p. 42).


·

Kanwisher,`...in agreement with Baars (1988), it seems reasonable to hypothesize that awareness of a particular element of perceptual information must entail not just a strong enough neural representation of information, but also access to that information by most of the rest of the mind/brain.'


·

Rees,`One possibility is that activity in such a distributed network might reflect stimulus representations gaining access to a `global workspace' that constitutes consciousness.' (p. 679).


·

John,`Evidence has been steadily accumulating that information about a stimulus complex is distributed to many neuronal populations dispersed throughout the brain.'


·

Varela et al, `...the brain... transiently settling into a globally consistent state ... [is] the basis for the unity of mind familiar from everyday experience.' Varéla et d'autres ont mis en doute le schéma classique qui voit dans notre organe de vision un système de traitement de l'information, analogue à une caméra ou un appareil photo. Il n'est pas du tout évident que notre perception soit un appareil physique qui fonctionnerait indépendamment de notre langage par exemple

 
 

B. Carences

 
 

J. -P. Changeux


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·

1) il n'y a pas de prise en compte du système de récompense

 
 
 
 

formulation d'un espace de travail neuronal, ni suggestion

d'une implémentation de la dynamique temporelle en terme

d'activité neuronale, il n'y a pas d'implémentation de la notion

de contexte.

 
 
 
 
 

N. Block


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·

4) Pour Ned Block, Bernard J. Baars commet une grave erreur de définition dans sont traitement de la conscience : Il présente la A-conscience sans «savoir» qu'il traite de la P-conscience c'est-à-dire de «what it is like » de ressentir, d'être dans cet état.

« Baars (1988) makes it abundantly clear that he is talking about P-consciousness.

"What is a theory of consciousness a theory of? In the first instance...it is a theory of

the nature of experience. The reader's priva te experience of [this] word, his or her mental image of yesterday's breakfast, or the feeling of a toothache--these are all contents of consciousness. ", Yet his theory is a "global workspace" model of Aconsciousness.»«Bernard Baars argues for eighteen different functions of consciousness on the same g round. He says that the argument for these functions is "that loss of consciousness--through habituation, automaticity, distraction, masking, anesthesia, and the like--inhibits or destroys the functions listed here."Baars, 1988, p. 356. Baars is talking about the function of "conscious experience", he does have a tendency to combine P-consciousness with A-consciousness under this heading. (Block, 1995)» (...) Baars, 1988, p. 356. Baars is talking about the function of "conscious experience", he does have a tendency to combine P-consciousness with A-consciousness under this heading.

 
 
 

D. Dennett

· 5) B. Baars nous présente un Théâtre

cartésien.

· Chap 4, p. 135-1 72 «Appelons Matérialisme Cartésien l'idée selon laquelle il existe un lieu central (...) dans le cerveau. Car c'est l'image à laquelle vous êtes conduit quand vous abandonnez le dualisme de Descartes mais pas l'image d'un Théatre Central (mais matériel) où « tout se réunit ». La glande pinéale serait un bon candidat pour jouer le rôle d'un tel théatre cartésien, mais on en a suggéré d'autres, le cingulum antérieur, LA FORMATION RETICULEE, divers lieux dans les lobes frontaux. Le matérialisme cartésien est la thèse selon laquelle il existe une ligne d'arrivée cruciale ou une frontière quelque part dans le cerveau, qui marque un endroit où l'odre d'arrivée est identique à l'odre de présentation dans le cerveau dans l'expérience (sic) parce ce qui se passe là est ce dont vous êtes conscient. (...) L'idée qu'il existerait un centre special dans le cerveau est la plus tenace et la plus mauvaise de toutes les idées (...)elle revient sans cesse sous de nouveaux déguisements (...) on l'invoque pour diverses raisons (...) notre appreciation personnelle et introspective de «l'unité de la conscience» (...)Il rejoint Dehaene et Naccache (2001) Ce dont nous faisons effectivement l'expérience est le produit de nombreux processus d'interprétation_ des processus éditoriaux, en fait. Ils traitent des représentations relativement brutes et grossières, et ils prennent place dans des flux d'activité qui se déroulent dans diverses parties du cerveau. (...) Nous pouvons ajouter une nouvelle caractéristique à notre Modèle des Versions Multiples : les détections de traits n'ont besoin d'êtres faites qu'une seule fois. Cela veut dire qu'à partir du moment où une « observation » particulière d'un trait quelconque a été faite par une portion spécialisée et localisée du cerveau, le contenu ainsi fixé n'a pas besoin d'âtre envoyé à un autre endroit pour être rediscriminé par un quelconque « discriminateur » en chef. En d'autres termes, la discrimination ne conduit pas à une représentation du trait déjà discriminé du trait déjà discriminé au bénéfice de l'auditoire du Théâtre Cartésien_ car il n'y a pas de théâtre cartésien. Ces fixations de contenu spatialement et temporellement distribués peuvent être précisément localisées à la fois dans l'espace et dans le temps, mais leur surgissement ne sont pas la marque du surgissement de la conscience de leurs contenus. »

 
 

1997 B. Baars, In the theater of

consciousnes s

 

Il reprend les idées de 1988:

· La méthode constrative concerne notre «propre

expérience subjective».

· La conscience semble agir comme une

porte/entrée « créant l'accès à toutes les parties

essentielles du système nerveux ». L'architecture

du global workspace peut-être vue comme un

théatre de travail (« working theatre). Mais les

théâtres de travail ne sont pas seulement des

théâtres cartésiens:

 
 

Ils effectuent des actions. Dans le théâtre, la conscience

focale agit en tant que tâche lumineuse sur l'estrade dirigée là

par le projecteur sélectif de l'attention. La tache lumineuse est

encore entourée par une frange d'événements essentiels

mais vaguement conscients ( ). L'estrade entière du théâtre

correspond à la MEMOIRE DE TRAVAIL, le système de

mémoire immédiate dans lequel nous nous parlons à nous-

mêmes, visualisons les endroits et les personnes, et les plans

d'actions. L'information provenant de la tache lumineuse _ la

conscience focale _ est globalement distribuée par le théâtre,

à deux classes de processeurs inconscients complexes :

ceux dans la partie sombre du théâtre, la public, reçoivent

principalement l'information de la tache lumineuse (la

conscience) ; tandis que derrière la scène, les systèmes

contextuels inconscients façonnent les événements dans la

tache lumineuse. Un exemple d'un tel contexte est la carte

pariétale droite qui crée un contexte spatial pour des scènes

visuelles (...).

 
 

I. LE PUZZLE CENTRAL


· CONSCIENCE LIMITEE ET VASTE

INCONSCIENT ...

 
 

A. La conscience a des capacités
limitées

· 1. la mémoire de travail: Le célèbre chiffre « plus

ou moins sept »

· 2. La sélectivité: la conscience est limitée à

recevoir seulement un flot dense d'input

= Nous ne pouvons être conscient que d'une chose

à la fois, lorsque nous sommes préoccupés nous

ne sommes pas pleinement conscients du flot des

éléments extérieurs

 
 
 
 

B. Une vaste collection de processeurs
inconscients : le cerveau


·

·


·

·

·

Le cerveau est massivement parallèle, plusieurs choses s'y déroulent en même temps, largement inconscients dans les détails, et hautement décentralisé dans chaque tâche. Le cerveau semble montrer un style de fonctionnement « distribué » dans lequel les détails du travail sont effectués par des millions de groupes neuronaux spécialisés sans instructions spécifiques provenant d'un centre de commande, mais il n'existe pas de centre effectuant tout le travail. Pour Baars, nous pouvons avoir un accès à n'importe quel endroit de notre cerveau via la conscience.

La capacité à combiner deux éléments séparés d'information tel qu'un mot et sa signification n'a

jamais été démontré pour les input inconscients. Nous avons peu de difficulté à adapter la signification

pertinente, lorsqu'un premier mot est donné permettant de fournir LE CONTEXTE. Il semble que la

conscience soit exigée pour intégrer la signification de chaque paire de mot. Il semble que comprendre

le langage, ou n'importe quoi d'autre qui intègre des bits de contenus exige le passage via la

conscience. C'est un autre cas du principe général : la conscience crée l'accès répandu aux sources

inconscientes de connaissance, telles que le lexique, la signification et la grammaire.

Mémoire autobiographique

La taille de la mémoire à long terme est inconnue

Les tests de recognition fonctionnent bien puisqu'ils ils RE-PRESENTENT L'EXPERIENCE CONSCIENTE ORIGINALE DANS SON INTEGRALITE. Encore une fois, nous disposons d'un vaste domaine inconscient et nous y avons accès via la conscience.

 
 
 
 

Contre-argument


·

2001. Dehaene et Naccache étudient les corrélats cérébraux

de la perception inconsciente de mots masqués et

démontrent que l'aire de la forme visuelle du mot (VWFA),

relais primaire de codage non rétinotopique des stimuli à type

de chaines de lettres de lettres, est activée per des mots

masqué perçus inconsciemment. La seconde expérience

d'amorçage masqué démontre que cet effet, accompagné

d'une réduction de l'activation de la VWFA, dévoilant une

activation par ces mots masqués perçus inconsciemment de

neurones communs partageant les mêmes propriétés de

codage que ceux activés par le mot visible et conscient.

 
 
 

C. La conscience est un accès à un

vaste domaine de savoir et de contrôle

La conscience, outre le fait qu'elle nous donne

la possibilité d'accéder aux neurones, au lexique

mental, mémoire autobiographique etc... est

nécessaire également pour déclencher un grand

nombre de routines automatiques qui

composent des actions spécifiques. Tous ces

effets de la conscience sont inconscients. La

conscience peut être considérée comme un

passage à ces sources inconscientes de

connaissance.

 
 

Accès Global: une réponse au puzzle

de la capacité limitée ?

Humaine, la conscience permet plus qu'un ordinateur, elle

semble avoir une capacité semblable à créer l'accès global

dans un cerveau de 100 milliards de neurones . La

métaphore du théâtre nous permet de mieux comprendre

ceci : Un théâtre combine des événements très limités

ayant lieu sur l'estrade avec un vaste public, tout comme la

conscience implique une information limitée qui crée

l'accès à un vaste nombre de sources inconscientes de

connaissance. La conscience semble être l'organe de

publicité du cerveau. C'est un service pour accéder,

diffuser et échanger de l'information, et pour exercer une

coordination et une commande/contrôle globales.

 

La conscience crée l'accès.

 
 

II. Un théâtre de travail de la
conscience


·

Dans l'allégorie de la caverne Platonicienne et dans la

métaphore reprise par Crick du projecteur de l'attention

visuelle, nous avons une conception UNIFIANTE (ou

unificatrice) de la conscience qui présente une métaphore

théâtrale de notre expérience personnelle. Dennett et M.

Kinsbourne critiquent cette conception du théatre Cartésien

dans laquelle l'expérience consciente « proviendrait

ensemble en un point du cerveau », tout comme le pensait

Descartes pour la conscience localisée dans la glande

pinéale, point central de connexion entre l'esprit et le

cerveau. Baars est d'accord avec cette critique, il n'y a pas

de point central dans le cerveau qui les lierait tous ensemble.

 
 
 
 

Une métaphore du théâtre pour

l'expérience

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

La métaphore du théâtre est une

conception intégrationniste de la

cognition humaine, Universelle:


·

La figure deux montres un diagramme avec

une scène, un projecteur attentionnel

illumine la scène, les acteurs qui

représentent les contenus de l'expérience

consciente, un public, et quelques

personnes derrière la scène exerçant une

forte influence sur ce qui y devient visible.

 
 
 
 

Une scène...


·

La scène reçoit des informations

sensorielles et abstraites mais seuls les

événements sous la lumière du

projecteur sur la scène sont

complètement conscients.

 
 
 
 

Un acteur...

1. L'acteur sous le projecteur passe sur la scène, dirigée

par le dramaturge et le directeur, sur un fond créé par

des poseurs de scène. Ces influences d'arrière-scènes

sont des opérateurs/créateurs de contexte, des

systèmes inconscients qui forment/influencent des

événements conscients. Le projecteur choisit les

acteurs les plus significatifs sur la scène (1ERE

REPRESENTATION), et une fois allumé, leurs

messages sont distribués à un public (2EME

REPRESENTATION) se composant de toutes les

routines inconscientes et des sources de savoir _ la

vaste quantité d'outils inconscients que nous

employons pour nous adapter au monde.

 
 

Une comédie...

1. Le théâtre sur le schéma 2 montre des inputs convergents et des

outputs divergents : sur la scène, convergent les acteurs et leurs

discours, les maquilleurs et les concepteurs de scène, les dramaturges,

les directeurs et les « coachs » temporaires. Chaque moment

dramatique, chaque syllabe prononcée sur la scène reflète cette

convergence d'entrée/input. Pourtant aussitôt qu'une syllabe est

prononcée , elle se répand sur le public avec des effets qui sont

largement inconnus, mais qui dépendent de chaque auditeur faisant de

lui ce qu'ils feront. Un message est émis globalement, mais il est

interprété localement dans l'esprit de chaque membre du public. Le

directeur et le dramaturge, écoutant à l'arrière plan, sélectionnent

également des messages globaux pour rectifier la prochaine exécution.

Au total, il y a convergence massive d'information sur la scène, mais une

fois qu'elles sont venues ensemble là, elles se répandent de façon

divergente au public. Dans la théorie RNG, cette information n'a pas à

être « re-représentée » (Dehaene). Ils s'opposent donc ici.

 
 
 

Un lieu: le cortex...

1.

B. Baars ne compte pas trouver de théâtres minuscules

dans le cerveau mais nous pouvons, cependant, espérer

pouvoir trouver les structures qui montrent et disséminent

les contenu conscients. Les parties conscientes du cerveau

semblent inclure les secteurs sensoriels du cortex, peut-

être quelques autres aires environnantes, soutenus par

quelques structures subcorticales ; et a l'occasion,

peut-être, le cortex « amodal » qui ne provoque pas de

qualités sensorielles. Ensembles elles peuvent

constituer la scène pour le public inconscient dans le

reste du cerveau. il semble aujourd'hui que la thèse la

plus plausible soit celle de prise de conscience

permise par le traitement en fin de voie ventrale...

 
 
 

B. Les parties d'un théâtre

 
 
 
 

1. la scène de la mémoire de travail

1.

Nous sommes dépendant du flot de notre discours intérieur qui

est une dimension de notre mémoire de travail avec l'imagination

« working imagery » : composante visuelle et verbale de la

mémoire de travail : les deux composants sont remarquablement

limités dans leur capacité de maintenir l'information. La working

memory est dans l'obscurité la plupart du temps (inconsciente),

mais puisque nous devons être conscients des éléments actifs de

cette mémoire incluant les entrées sensorielles, la recherche et

l'imagination d'items, ce sur lesquels nous agissons

volontairement et ceux sur lesquels nous projetons d'agir. Nous

pouvons ainsi dire que l'input, l'output et les items que nous

manipulons dans la mémoire de travail ont besoin d'être

conscients.

 
 
 
 

2. Le projecteur de l'attention...


·

Nous pouvons décliner à volonté les items que

nous maintenons en mémoire de travail. Le

contenu de la conscience peut être guidé,

volontairement et spontanément, comme un

faisceau illuminant la scène de la mémoire de

travail mais elle n'est pas entièrement

consciente: POUR B. BAARS LE THEATRE

DISPOSE D'UN PUISSANT PROJECTEUR

_L'ATTENTION_ ET SEULS LES EVENEMENTS

SOUS CE FAISCEAU SONT STRICTEMENT

CONSCIENTS.

 
 
 

3. Des acteurs essayant de se placer

sous le projecteur...

Toutes les mémoires de travail montrent une

concurrence/compétition entre les différents acteurs _ les

pensées potentielles, les images ou les sensations qui

essayent d'atteindre la scène (le schéma 2). Plus une

participation consciente est exigée pour un acteur, plus il

entrera en concurrence avec les autres. Les systèmes

sensoriels ont une vaste gamme de contenu. Les acteurs

peuvent être décomposés en neurones sensoriels simples,

et être recomposés dans des événements multimodaux

complexes impliquant des millions de cellules sensorielles.

 
 

4. Le contexte placé en les

coulisses...

N'importe quelle expérience est formée par des contextes

inconscients, tout comme les événements sur la scène sont

formés par des personnes dans les coulisses. La plupart de nos

sélections attentionnelles sont spontanées et inconscientes,

comme si les commandes provenant de l'arrière-scène influençait

la direction du projecteur. Tous les systèmes perceptuels sont

façonnés par des facteurs inconscients ; Un mot précédé par un

autre différera en son sens suivant ce mot antérieur : Ce genre

de sensibilité au contexte est universel dans le langage, la

perception, le contrôle de l'action, la mémoire, la résolution de

problèmes, etc. Même les prétentions conceptuelles peuvent agir

en tant que contextes inconscients. Chacun de nous est traversé

par des croyances inconscientes influençant nos pensées et

actions.

 
 
 
 

Le directeur...


·

·

Les fonctions exécutives semblent être contextuelles de cette

façon. Elles semblent se servir de la «tâche lumineuse»

consciente, même lorsqu'elles ne sont pas conscientes elles-

mêmes. la mémoire de travail humaine est guidée par une certaine

sorte de système exécutif (le directeur) qui prend des décisions

guidé par des buts. La décision peut ne pas être entièrement

consciente. Il semble que le directeur de théâtre travaille, invisible,

dans les coulisses. DE TELLES FONCTIONS EXECUTIVES

SONT APPAREMMENT PLACEES DANS LE CORTEX

FRONTAL; les dommages à la présente partie du cerveau mènent

à une perte prévisible de la capacité de guider des actions par des

buts à long terme.

Vision 2006 des fonctions exécutives « Contrôle de l'action:

fonction canonique du cortex préfrontal.

 
 
 

5. Le public/l'assistance...

La conscience est le passage d'une vaste collection de

connaissance spécialisée inconsciente. C'est public : il peut-être

appelé mémoire à long terme ou un ensemble de productions

automatiques, mais il se compose de capacités spécialisées

multiples qui ne sont pas conscientes.. Intuitivement nous

tendons à penser à notre « Soi » comme étant responsable de

nos actions, notre corps, même nos pensées. Mais le système

nerveux préfère un modèle différent du fonctionnement, un qui

est plus distribué, dans lequel la majeure partie du travail est

effectuée d'une manière décentralisée, par les processeurs

locaux. Le contrôle exécutif existe, mais il semble avoir lieu à

travers ces capacités spécialisées distribuées. Nous avons un

certain contrôle globale, mais l'exécution sensible et subtile de

l'articulation de la parole est en grande partie inconsciente.

 

III. Quelques implications ...

 

(a) L'apprentissage comme

«processus magique »...


· L'idée que la conscience est un passage __ quelque chose qui crée l'accès à un vaste esprit

inconscient _ a des implications intéressantes pour comprendre l'apprentissage. Elle suggère que l'apprentissage exige de nous de pointer simplement notre conscience vers un certain matériel que nous voulons apprendre, comme un « GRAND APPAREIL PHOTO

BIOLOGIQUE », et l'analyse et le stockage détaillés du matériel auront lieu inconsciemment. Une cible consciente étant donnée, l'étude se produit comme par magie, en dehors d'effort ou de conseils, effectués par un certain peloton habile d'aides inconscientes. La connaissance experte est fortement « domaine-spécifique » (propre à un domaine). « we just bring into

consciousness » ce que nous souhaitons apprendre, et l'apprentissage se produit « sans savoir pourquoi ». Le langage active une partie totalement différente du cerveau de celui activé pour les événements visuels, qui sont pourtant différents de la planification et du ressenti/système émotionnel, du contrôle de l'action, et des centaines d'autres mécanismes spécialisés pour

interpréter l'information consciente. Nous dirigeons notre attention sur une information, et de façon ou d'une autre, sans le codage conscient détaillé de l'information, nous acquérons la capacité de la comprendre et l'employer. Nous apprenons à voir de nouveaux modèles visuels simplement en y prêtant attention. FAIRE ATTENTION SIGNIFIE DEVENIR CONSCIENT DE QUELQUE CHOSE POUR B. BAARS et semble être le remède souverain pour n'importe quel apprentissage. Comment pouvons-nous appliquer ceci à la notion de théâtre ? Il semble que toutes les capacités d'apprentissage sont placées au sein du public, dans l'ombre du

théâtre. Les événements conscients sur la scène semblent obtenir un apprentissage automatique dans certaines assemblées neurales inconscientes. C'est les membres du public qui font l'apprentissage, comme dans un vrai théâtre.

 
 
 

(B) Existence d'un Apprentissage

implicite mais nécessité de la


·

conscience...

Pour Baars, ainsi, l'apprentissage du langage chez l'enfant

ne nécessite pas chez eux de « labelliser » le mot qu'ils

entendent mais ils font attention au discours et, en

conséquence, les régularités sous-jacentes sont apprises

implicitement.

Même s'il existe cet apprentissage implicite, nous devons

ETRE CONSCIENTS du matériel duquel nous dérivons

les règles inconscientes...« All learning requires

conscious access to what is to be learned » « In theatre,

term, c'est comme si nous placions un acteur sous le

projecteur et que le public se rappelle silencieusement son

discours. »

 
 
 
 

Contre-argument


·

Rappelons cependant que N. Chomsky avance le principe d'une

innéité du langage en partie... La principale Critique de Chomsky

contre Skinner (béhavioriste radical) _ qui d'ailleurs a permis la

réhabilitation des états mentaux et les représentations internes _ fut

l'Existence de règles de représentation mentales internes :

l'enfant produit un jour, sans qu'on lui ait enseigné les règles de la

syntaxe et de la grammaire explicitement de nouvelles phrases

qu'il n'a jamais entendues, il utilise donc forcément des règles de

représentations internes pour organiser son lexique et produire des

phrases grammaticalement correctes. Voir Chomsky Noam 1966,

Cartesian Lin guistics, Harpert & Row, New York. ; Chomsky Noam

1968, Language and mind, Harcourt, New York.

 
 
 
 

Pour Dehaene et Naccache, 2001,


·

Pour Dehaene et Naccache, 2001, «Le traitement cognitif est possible sans conscience: une quantité considérable de traitement peut se produire sans conscience. En augmentant la gamme des processus cognitifs qui n'exigent pas la conscience, les études du traitement inconscient contribuent à réduire les bases cognitives de la conscience. L'évidence courante indique que beaucoup de processus perceptuels, moteur, sémantiques, émotifs et contexte-dépendants peuvent se produire inconsciemment. Les preuves proviennent principalement des études des patients cérébrolésés démontrant des patients ayant une cécité partielle due à une lésion dans des secteurs corticaux visuels (scotoma hemianopsic) sont restés capables de détecter les stimulus visuels présentés dans leur champs aveugle. le traitement inconscient est possible à un niveau perceptuel, mais également un niveau sémantique. Par exemple, Renault, Signoret, Debruille, Breton, et Bolgert (1989) ont enregistré des potentiels évoqués aux visages familiers et inconnus (...) pour le traitement au niveau sémantique, les principales preuves proviennent des tâches d'amorçage chez les patients négligents (...) indiquant que même l'image non rapportable de côté gauche a été traitée à un niveau sémantique. Les études semblables d'amorçage indiquent qu'une quantité considérable de traitement inconscient se produit chez les sujets normaux. Même un stimulus visuel très bref peut être perçu consciemment une fois présenté isolément. Cependant, le même stimulus peut ne pas atteindre la conscience quand il est entouré à temps par autre stimulus qui sert de masques. »

 
 
 
 

(c) Les automatismes Bottom-up nous

orientent


·

La plus petite expérience visuelle d'un mot

semble déclencher un langage automatique

interne. Pour B. Baars, les processus sont donc

bottom-up, déclenchés par la conscience d'un

élément. « Une grande partie de l'inconscient se

compose des processus automatiques

complexes, déclenchées par des événements

conscients d'amorçage. Il semble que les

événements sous le projecteur de l'attention

déclenchent automatiquement les événements

non contrôlés complexes qui ont lieu dans le

public.

 
 
 
 

(d) La conscience crée l'accès à

l' « incubation »...


·

Le célèbre procédé d'incubation comporte une question consciente,

un travail inconscient sur le problème, et une apparition consciente

de solution. Mais nous pouvons voir le même modèle à trois étages

en répondant à des questions journalières, dans chaque cas, il y a

une brève pause, et puis, sans travail conscient sur la question, la

réponse apparaît. Les algorithmes inconscients sont recrutés par le

lancer d'un appel conscient pour une réponse. L'analogie de

théâtre est claire : nous devons seulement faire proclamer à un

acteur une question, et les solutionneurs de problèmes spéciaux

dans les assistances vont travailler pour résoudre le problème sans

davantage de participation consciente. Quand une réponse est

trouvée, elle est renvoyée à la conscience, comme si le membre du

public monte sur l'estrade pour annoncer la réponse.

 
 
 

(e) Amorçage : la conscience est employée

afin de mettre en place le contexte pour de

futurs événements...


·

Et en effet, «le titre de cette section a aidé à amorcer votre

interprétation de cette phrase à ce moment même. Mais

naturellement vous n'êtes pas conscient du titre de section à

ce moment même, parce que ce faisant cela interférerait

avec ce dont vous êtes conscient actuellement. » Un des

dispositifs remarquables des expériences conscientes est

comment elles peuvent déclencher les contextes

inconscients qui aident à interpréter des événements

conscients postérieurs...Comme si quelques acteurs ont

pour fonction d'annoncer les changements de circonstances,

influençant notre compréhension de la prochaine scène.

 
 
 
 

(Dehaene, Naccache et al, 1998)

(Dehaene et Naccache, 2001)


·

Pour autant, «Un même stimulus peut ne pas atteindre la

conscience quand il est entouré à temps par autre stimulus

qui sert de masques. (...)Le stimulus masqué peut continuer

à avoir une influence mesurable sur le traitement des

stimulus suivants, un phénomène connu sous le nom de

d'amorçage masqué (prime masked). Il y a maintenant des

preuves multiples du traitement perceptuel, sémantique, et

moteur des stimulus masqués. Par exemple, dans diverses

tâches, le traitement conscient d'une cible peut être facilité

par la présentation masquée antérieure du même stimulus

(« amorçage de répétition ») En outre, l'amorçage masqué se

produit également quand la relation entre le prime et la cible

est purement sémantique, telle qu'entre deux mots reliés

 
 
 
 

(f) La conscience crée également

l'accès au «Soi»...


·

Dans une observation profonde et brillante, Daniel Dennett (1978) a écrit cela « Ce dont je suis conscient est ce à quoi j'ai accès, ou (...), ce à ce quoi j'ai accès.... » J'ai accès à la perception, à la pensée, à la mémoire, et au contrôle du corps. Le soi implique dans la conscience d'acces/l'acces conscient est parfois designe sous le nom du soi comme observateur. William James l'a appelé le CONNAISSEUR, LE «JE » C'est naturellement notre intuition commune. POUR BAARS IL EXISTE «A NARRATIVE INTERPRETER» QUI A ETE TROUVE DANS LE CORTEX GAUCHE DE PATIENTS SPLITS-BRAIN ET QUI RECOIT L'INFORMATION SENSORIELLE CONSCIENTE. L'interprète narratif rentre et présente ses observations sur UN TYPE D'information, agit sur elle, et peut la décrire ; en général IL affiche exactement le genre d'accès à l'entrée/input consciente à laquelle nous nous attendons de la notion journalière du « SOI ». Il peut y avoir un corolaire complémentaire mais inarticulé « Soi » dans le cortex frontal droit. Sans un tel accès « au SELF OBSERVATEUR », nous ne pouvons pas obtenir de l'information du monde, de la mémoire, ou des idées imaginées du futur. Sans cortex frontal nous ne

pouvons pas exercer le contrôle volontaire des muscles squelettiques ou du

discours intérieur. Quand le SOI observant est éclipsé par la schizophrénie, les

victimes rapportent une perte de temps de comme si l'éclipse dans l'individu observant a également fait disparaître la conscience, pour des semaines ou même des mois. Le SOI OBSERVANT semble être un cadre nécessaire pour une expérience consciente.

 
 
 

III. FONCTIONS DE LA CONSCIENCE

: LE THEATRE DE TRAVAIL

 
 
 

1. Adaptation et fonction

d'apprentissage


· plus l'information est nouvelle, difficile, plus

nous serons conscients

 
 
 

2.

fonction de définition et de

c ontextuali s ation


·

Chaque expérience consciente est formée

par les facteurs contextuels, qui sont

inconscients, L'expérience actuelle étant

influencée par des idées antérieures hors

de la conscience. Contenu et contexte sont

inséparables.

 
 
 
 

3. Accès au système du SOI


·

Le problème de la subjectivité : comment

l' « individu observant » interagit avec le

contenu conscient. L'individu/le SOI semble

surveiller/monitorer et commander l'accès aux

événements conscients, maintenant une

continuité entre différentes situations. LE JE

SEMBLE AVOIR ACCES A LA perception, la

pensée, la mémoire et au contrôle du corps.

L'individu/ le SOI et la conscience semblent

être des systèmes mutuellement

nécessaires... ( donc distincts)

 
 
 
 
 

4.

d

Prioritisation et fonction de contrôle

'accès

 
 


·

·

il semble présenter la conception actuelle non de

la conscience d'accès mais de l'attention en elle-

même. En effet, l'attention sélectionne, est un

filtre sur la possibilité d'accéder consciemment

aux informations ».

La conscience pour Baars a pour rôle de « relier

un type d'évènements à des buts de haut

niveau » afin de le rendre plus souvent conscient

(augmentant les chances d'adaptation)

 
 
 
 

5. fonction de contrôle et de

recrutement (créativité)


·

Les buts conscients peuvent recruter des

tâches routinières inconscientes pour

effectuer des actions d'une nouvelle

manière.

 
 
 
 

6. Prise de décision et fonction de

direction/exécutive...


·

Le théâtre n'est pas un directeur/ n'a pas de fonction

exécutive, mais tout comme les gouvernements visent à

commander de nouveaux médias, les SELF-SYSTEME

situés probablement dans le cortex frontal EXERCE LEUR

CONTROLE VIA LA « PUBLICITE » CONSCIENTE. Il donne

l'exemple de l'athlète pouvant augmenter ses performances

en imaginant consciemment des actions désirées. Le théâtre

peut également être employé pour prendre des décisions : un

acteur peut poser une question au public, qui peuvent alors

répondre avec du savoir spécialisé qui n'est pas autrement

disponible.

 
 
 
 

7. fonction de détecteur d'erreur et

d'édition


·

Nous devenons conscients d'une erreur

tandis que le processus de détection de

cette erreur est inconscient. L'entrée/l'input

conscient est surveillée/monitorée par des

systèmes inconscients, qui agiront pour

interrompre l'écoulement (ndlr, de la

conscience) si des erreurs sont détectées.

La connaissance de ce qui fait d'une erreur

une erreur est rarement consciente.

 
 
 
 
 
 


·

« Cependant, il devrait être impossible

qu'un stimulus inconscient modifie le

traitement sur une base d'essai par essai

via le contrôle top-down. Un stimulus qui

entre en contact avec la zone de travail

pour une durée suffisante pour changer le

contrôle top-down devrait toujours être

globalement rapportable » (Deahene et Al.

2001)

 
 
 
 

8. Fonction réflexive et d'autocontrôle

(self-monitoring)


·

Par le discours intérieur et l'imagination,

nous pouvons « nous refléter »

simultanément, surveiller/monitorer,

résoudre des problèmes et essayer de

modifier notre propre fonctionnement.

 
 
 
 

9. Optimisation du rapport

organisation versus flexibilité


·

Inconscientes, habituelles ou innées, les

réponses « en boîte/enregistrées » sont

fortement adaptatives dans des situations

prévisibles. A contrario, face à des

conditions imprévisibles la capacité de la

conscience d'organiser la connaissance

existante d'une nouvelle manière est

indispensable.

 
 
 
 
 
 


·

En résumé, la conscience semble être la

manière principale par laquelle le système

nerveux s'adapte aux événements

nouveaux, provocants et instructifs.

 
 
 
 

Conclusion de 1997


·

UNE EXPERIENCE CONSCIENTE

SEMBLE CREER L'ACCES AUX

SOURCES INCONSCIENTES ET

INDEPENDANTES DU SAVOIR.

 
 
 
 
 
 


·

GLOBAL A CCESS EST UNE CONDITION

NECESSA IRE POUR LA CONSCIENCE,

MAIS IL NE SAIT PAS ACTUELLEMENT

QUELLES SONT LES CONDITIONS

SUFFISANTES. CERTAINES

CONDITIONS SONT NECESSA IRES Y

COMPRIS LA CONSCIENCE D'ACCES

au self système (SYSTEME DU SOI).

 
 
 
 

Un compte-rendu plus complet requière

5 conditions pour une expérience consciente pouvant être ajoutées a une

extension de l'architecture globale de la zone de travail:


·

·


·

·

·

i. Cohérence interne du contenu conscient

ii. INFORMATION. LES INPUTS CONSCIENTS IMPLIQUENT

TOUJOURS UNE DEMANDE D'ADAPTATION AU SEIN DU

SYSTEME NERVEUX

iii. SELF ACCESS : les entrées conscientes DEMANDENT accès

VIA LE SELF SYSTEME, système du SOI. En d'autres termes, les

inputs sont déjà conscients et demandent accès à la conscience via

le système du Soi : il y ici, re-reconscience/rereprésentation à

contrario de Deheane (2001)

iv. Participation sensorielle minimum : les événements conscients

 
 
 
 
 
 

II. Approches récentes du Workspace


·


·

·


·

A. John Searle considère que nous devons étudier la conscience comme n'importe quel processus biologique. Il s'agit de connaître les corrélats neuronaux de la conscience (quels sont les processus cérébraux qui engendrent les états de conscience et comment ces états de conscience se retrouvent en terme de structures cérébrales)

La conscience consiste en des états internes, qualitatifs, subjectifs, unitaires tandis que les processus cérébraux sont des processus biologiques objectifs, chimiques électriques (à la première personne) produisant des états subjectifs à la « troisième personne ».

Il distingue deux approches, l'approche des « composantes élémentaires »

consistant en l'identification des matériaux de construction, leur rassemblement et la déduction du champs de conscience (building block approach) correspondant aux modèles de Crick, Zeki, Weiskrantz, ; et l'approche du « champs unifié », dans laquelle il existe des modifications d'un champ existant de subjectivité qualitative, mais pas de composantes élémentaires (unifield field). Cette conception du champ semble inexacte correspondant à ceux de Llinas et de Tononi & Edelman.

Denett, ou encore Dehaene et Naccache (2001) refusent cette distinction

(conscience à la 3ème vs 1ère personne) et considèrent que l'étude de la

conscience est réductible à un phénomène à la troisième personne (ou à

l'introspection) et aux base neuronales qui lui sont associées.

 
 
 
 

B. Chris Frith,

 
 


·

·

Définit les conditions expérimentales permettant de mettre en évidence les corrélats neuronaux de l'expérience consciente Ceux-ci consistant en une méthode d'identification des distributions d'activité neurale qui lui sont associés intimement.

Ils distinguent les niveaux de conscience, états de la conscience (éveil/sommeil), le contenu de l'expérience subjective, ce dont on est conscient et les percepts, mémoire, attention qui engagent les aires spécifiques du cortex.Nous ne pouvons avoir accès au contenu de l'expérience consciente que par le compte-rendu que le sujet peut en produire (ils rejoignent donc Baars avec la notion de rapportabilité). Il existe une différence entre ce compte-rendu et l'expérience consciente elle-même, comme pour Baars, mais de façon différente, les auteurs postulent qu'il existe un compte-rendu verbal (exprimé par le langage et partagé avec un tiers) et un second comportemental gestuel à considérer dans l'expérimentation, tel qu'appuyer sur un bouton lorsque nous percevons un stimulus). Il s'agit d'étudier ce comportement par la mise en corrélation avec des activités neurales (imagerie ou électrophysiologie). Il existe trois types d'activités neurales à résoudre dans l'espace et le temps : celles associées aux représentations mentales conscientes, aux stimulations sensorielles et en relation avec le comportement.

 
 
 
 

C. Crick et Koch

 
 


·

·

1990. Ils découvrent que la vision attentive met en oeuvre des

ensembles neuronaux aux activités intereliées suite à des

modifications d'efficacité rapide et un maintien de la décharge des

neurones par un mécanisme biophysique faisant intervenir des

circuits réverbérants dont résulte des oscillations (entre 35 et 45

Hz) correspondant à la synchronisation des décharges qui placerait

l'objet mental dans la MEMOIRE DE TRAVAIL permettant sa

conscience par le sujet.

Pour autant, trois critiques ont été portées: les oscillations peuvent

ne pas correspondre avec le binding (liage) des neurones, qui peut

exister sans entrée dans la conscience de travail. Ils ne distinguent

pas entre état et contenu de conscience...

 
 
 
 

1995/2000


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Ils tentent de mettre en relation la connectivité du système visuel avec l'accès à la conscience: expériences de rivalité binoculaire chez le singe (hiérarchie des voies visuelles avec distinction entre voies ventrales et voies dorsales) d'autres expériences ont déjà postulé que la voie dorsale est rapide et propage des représentations non conscientes (mouvements de l'oeil et de la main), la voie ventrale serait lente, propageant des représentations explicites et aurait accès à la conscience, donnant une interprétation adéquate d'une scène visuelle et contribuant à la mise à disposition des systèmes moteurs, non le cortex préfrontal qui ne participerait pas à la conscience. Ils postulent que les neurones des «couches V et VI» du cortex cérébral donnent accès à la conscience du fait des propriétés oscillantes thalamo-corticales. Cependant, les neurones des «couches VI» ne se projetant pas sur le cortex frontal, leur activité ne corrélerait pas avec notre vision consciente. Il entre dans la conscience une activité neurale d'aires visuelles se projetant directement sur les aires préfrontales. Nous commençons à apercevoir la nécessité de définir les types de représentations ayant effectivement accès à la conscience.

 
 
 
 

2004


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Quelles sont les bases cérébrales de la conscience? The « Neuronal Correlates of Consciousness » (NCC) nous permettra d'échapper au « mystère » et d'éviter de parler de « bases » neurologiques de la conscience, de causalité entre structure et conscience, en expliquant simplement des inférences sur des corrélations entre fonctionnement neuronal et fonctionnement psychologique (sensation consciente), entre structures neuronales et rapportabilité, entre structure et représentations/expériences subjectives ( car il problème pour mesurer au niveau psychologique l'expérience subjective). La correspondance entre un événement mental et son corrélat neuronal doit être explicite: un changement de l'état

subjectif doit forcement être accompagné d'un changement de l'état neuronal. «This stance implies that in the absence of a physical carrier, consciousness can't exist. Put succinctly: No matter, never mind.». Ils se sont focalises sur la découverte des Corrélats Neuronaux de la Concisnce : lorsque une information y est représentée, nous devenons conscient d'elle. Le but est alors de découvrir « the minimal set of neuronal events and mechanisms sufficient for a specific conscious percept » Pour eux, les NCC impliquent l'activation des neurones dans le cerveau : « The NCC involve the firing activity of neurons in the forebrain. Prendre en consideration les NCC implique que nous sommes conscients d'un évènement, et que NCC en rendent compte. Il y a donc correspondance/corrélation «between any mental event and its neuronal correlates. Another way of stating this is that any change in a subjective state must be associated with a change in a neuronal state. Note that the converse need not necessarily be true; two different neuronal states of the brain may be mentally indistinguishable.»

Les oscillations à 40 hertz dans la Bande gamma constituent le CNN. Cette bande gamma est, à l'origine, liée au problème du liage (« binding », voir les parties d'un ensemble comme un tout.). La Théorie temporelle du binding « voir un objet implique des neurones dans une multitudes d'aires visuelles. La problématique est de savoir commet ces neurones deviennent temporairement actifs de manière unifiés. Dès lors que des neurones déchargeront à même fréquence et de façon synchronisés alors les neurones cohérents entre eux ils donneront une représentation spécifique. Il y a Coalition de Neurones synchrones opposés à une coalition de neurones qui sont en compétition : celui qui dépasse un certain seuil est celui qui devient accessible à la conscience (=winner take-all). La Synchronisation amenant à la conscience correspondant à la bande gamma (~40 Hz -* 30-80 Hz). Ces coalitions synchrones sont dans les parties sensorielles. Dès qu'une jonction gagne la compétition, elle est envoyée vers les régions préfrontales (fonctions exécutives). Projections vers le cortex préfrontales (fonctions exécutives et de planification), avec feedback pour maintenir l'activité au-delà du seuil. Les aires préfrontales comme siège de la conscience semblent être une interprétation très plausible : toutes les informations ne sont pas disponibles dans V1 _Aire visuelle primaire_ mais seules les informations pertinentes pour survivre et sont donc compactes.

 
 
 
 

D) Edelman et Tononi

 


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2000. Edelman distingue deux types de conscience...

Il distingue la conscience primaire incluant la capacité de construire une

scène multimodale réunissant plusieurs sources d'informations et ne

contenant aucun aspect d'auto-référence de la conscience supérieure

libérant l'homme de l'esclavage de l'ici-et-maintenant associée à

l'émergence du langage et incluant la capacité de rapportabilité et de parler

des états de conscience. Il se réfère au Soi et à la référence au Soi.

Son modèle est connexionniste, proposant deux schémas connexionnels

de la conscience 1) la conscience primaire, incluant une boucle réentrante

connectant la mémoire catégorielle et axiologique à la catégorisation

perceptive actuelle et 2) une conscience de niveau supérieur, propre à

l'homme, incluant les aires du langage (aire Wernicke et de Broca) et une

mémoire des valeurs et des catégories spéciales distribuées dans les aires

temporales, frontales et pariétales.

 
 
 
 

Et avancera avec Tononi, la thèse du

«dynami c c o re »...


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Ils proposent un modèle d'intégration dans le cortex visuel et un modèle thalamortical, postulant
un liage entre plusieurs aires visuelles interconnectées et ayant une fonction spécialisée. Leur

modèle souhaite résoudre le problème du liage qui engagerait des interconnexions réciproques entre aires et des sytèmes d'évaluations. Ils proposent également une théorie statistique de traitement de l'information appliquée au système nerveux dont la complexité ou information totale intégrée correspondrait à « la somme des valeurs de l'information mutuelle pour toutes les bipartitions du systèmes ». Ils postulent, basés sur la notion d'intégration, une hypothèse du

« dynamic core » : un système est intégré si ces éléments interagissent plus entre eux qu'avec le

système.

Ainsi, les groupes de neurones ne contribueraient à l'expérience consciente que s'ils participent à un agrégat fonctionnel et distribué à interactions réentrantes dans le système thalamocortical, réussissant une intégration massive en une centaine de millisecondes. Cet agrégat est séparé du reste du cerveau par une frontière fonctionnelle qui constitue le noyau dynamique ayant des frontières fonctionnelles distinctes et possèdant des capacités d'intégration, composition variante en permanence, de distribution spatiale variable et non localisable dans un endroit unique du cerveau n'étant ni coextensif à l'ensemble du cerveau, ni limité à un sous-ensemble de neurones et ne se référant à aucun ensemble invariant d'aires cérébrales, le même groupe de neurones pouvant faire partie à certains moments du « noyau » ou en être exclu. La composition exacte du noyau dynamique varierait donc de manière significative d'un moment à l'autre pour un individu et d'un individu à l'autre. Il serait à la fois unifié, privé et différencié. Pour autant, les critiques portent sur la non localisation en un seul endroit du cerveau, pas de propriétés locales intrasèques des neurone sachant qu'il comporte les corrélations à longues distances entre régions différentes du cerveau variant d'un sujet à l'autre. Ce modèle a été testé avec des tâches de rivalité binoculaire par magnétoencéphalographie. La variabilité des données a posé un problème, de même que la non distinction entre état et contenu de conscience et le

d'une de la

 

rejet architecture neuronale universelle conscience.

 
 

E) Dehaene et Changeux:


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A. 1989/1997: modélisation formelle,

Les auteurs usent de la tâche de réponse différée incluant une tâche A non A ou d'ajustement à la tâche « matching to sample »

L'organisme formel inclut, au minimum, deux niveaux d'architecture : une boucle sensorimotrice de base avec synapses modifiables possédant les capacités de perception et de préhension et un niveau supérieur qui contient des unités de codage de règle et de mémoire assorties d'un mécanisme de récompense. L'unité de codage de règle est composée de neurones excitateurs richement interconnectés, susceptibles de former des groupes discrets qui s'inhibent mutuellement par des connexions à longue distance, de telle sorte que seule une règle est active à un moment donné. Les neurones règles déterminent des opérations de comportement qui, si elles s'accompagnent de succès, stimulent un mécanisme de récompense positif qui stabilise, en retour, le groupe particulier de neurones règles actif à cet instant. Il y a donc sélection par récompense. Si l'acte de comportement conduit à un échec, il y a déstabilisation de l'ensemble des neurones règles et oscillation d'un groupe de neurones à l'autre jusqu'à ce qu'une règle nouvelle entraîne une récompense positive. Le modèle propose que le système de récompense agisse directement ou individuellement au niveau des neurones règles en changeant les efficacités synaptiques, par exemple au niveau des récepteurs allostériques. Dans ces conditions, un « générateur de diversité » permet à l'organisme d'induire des règles par essais et erreurs. On peut alors parler de « darwinisme mental ».

 
 
 
 
 
 


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Ils utilisent une tâche de « Tri de Cartes de Wisconsin » plus complexe est utilisée pour déceler des lésions du cortex préfrontal chez des patients cérébrolésés. Il s'agit d'une tâche de réponse différée améliorée, avec des cartes dont les figures diffèrent par la couleur, le nombre, la forme. On demande au sujet de classer des cartes réponse en fonction de quatre cartes de référence présentées devant lui suivant une règle qui peut être une règle de couleur, de nombre ou de forme. Le sujet doit donner le maximum de réponses positives et l'expérimentateur répond en disant « c'est bon » ou « c'est mauvais ». Soudain, le docteur change tacitement la règle, par exemple passe d'une règle de couleur à une règle de forme. Le sujet doit alors noter le changement et découvrir quelle est la nouvelle règle. La réponse au test de Tri de Cartes de Wisconsin est altérée chez les sujets avec lésions préfrontales qui présentent des persévérations dans l'erreur. Dehaene et Changeux (1981) ont proposé une architecture plus complexe que celle des réponses différées qui inclut des groupes de neurones d'« intentions motrices » qui peuvent être actifs sans être en action ainsi qu'une boucle d'auto-évaluation qui permet d'évaluer tacitement une intention vis-à-vis de règles déjà mémorisées. L'organisme formel ainsi construit réussit à passer la tâche de Wisconsin : il possède une mémoire épisodique et est capable de « raisonnement ». En effet, des règles peuvent être éliminées a priori par évaluation à l'avance des résultats à venir. Il peut donc y avoir test interne tacite d'une règle potentielle. Il s'agit déjà d'un attribut de la conscience.

La tâche de la Tour de Londres est encore plus complexe puisqu'il est demandé au sujet de passer d'une configuration de boules empalées sur des tiges à une autre configuration géométrique des mêmes boules. Dehaene et Changeux (1997) ont proposé une architecture qui incorpore un système de planification descendant et un système d'évaluation ascendant par récompense, qui permet d'effectuer une séquence d'opérations organisées de manière hiérarchique pour atteindre un but.

 
 
 
 
 
 


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B. 1998. Espace de travail conscient.Se tournent vers les bases neurales de « faire un effort conscient », tâches de «

synthèse mentale », résolution d'un problème, unissant plusieurs modalités distinctes. Les auteurs ne parlent pas d'« état de conscience »_ le sujet est éveillé et conscient_ mais de comprendre le contenu de la conscience, les opérations conscientes. L'architecture proposée reprend les schémas antérieurs à deux niveaux principaux en les généralisant. Un « espace de travail neuronal » correspondrait au « système de supervision attentive » de Shallice, aux « systèmes centraux » de Fodor ou à « l'espace de travail conscient » de Baars, mais serait constitué par un vaste ensemble de neurones interconnectés, avec axones longs, qui regrouperait plusieurs aires corticales. Par recrutement dynamique avec intégration globale de représentations possédant les propriétés d'unité et de diversité, de variabilité et de compétition que proposent Edelman et Tononi mais ici dans un espace dont l'architecture neurale est parfaitement délimitée. S'y ajoute un ensemble de « processeurs compartimentés », constitués par des neurones reliés entre eux à courte distance et qui interviendraient, mais relativement autonomes entre eux, comme la vision, la sémantique, la motricité. Ils assignent une importance primordiale aux neurones à axones longs, particulièrement abondants dans les couches I, II, III, du cortex cérébral et qui se trouvent quantitativement présents en plus grand nombre dans les cortexs préfrontal, dorsolatéral et inféropariétal. On retrouve donc ici une contribution critique des lobes frontaux dans le travail conscient.

Les auteurs ont simulé une tâche cognitive multimodale, la tâche de Stroop consistant à demander au sujet de nommer la couleur de l'encre avec laquelle est écrit un mot de couleur. Le sens du mot lu est en général prononcé de manière relativement automatique par le sujet, quelle que soit la couleur de l'encre, même s'il y a non congruence entre le sens et la couleur de l'encre. Le sujet doit donc faire un effort de correction. Pour cela il va utiliser les neurones de l'espace de travail qui, par essais et erreurs, vont contrôler de « haut en bas » (top down) le traitement d'information réalisé par les processeurs travaillant de « bas en haut » (bottom up). La simulation du modèle sur ordinateur permet de rendre compte de la dynamique de sélection d'une représentation globale et permet même de prédire une dynamique de l'imagerie cérébrale telle qu'observée au cours de l'exécution de la tâche.

 
 







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