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Introduction
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Dans le débat classique sur l'âme et le corps, les
phénomènes physiques et les phénomènes mentaux sont
supposés distincts; au contraire, le point de vue contemporain est que
les phénomènes mentaux constituent une classe particulière
de phénomènes naturels.
Les sciences cognitives récusent une dualité
irréductible entre le physique et le mental et considèrent
l'esprit comme un objet d'étude abordable par les méthodes des
sciences de la nature.
Aussi le problème n'est plus d'expliquer le mystère
de l'interaction de deux « substances » distinctes, l'esprit et la
matière, mais d'expliquer comment les processus physiques
entraînent des phénomènes mentaux. Comment cette
stratégie explicative peut-elle porter ses fruits en ce qui concerne la
conscience?
C'est ici que la distinction entre conscience
phénoménale (la conscience phénoménale de Block) et
conscience cognitive prend tout son poids, car les différentes formes de
conscience cognitive paraissent seules susceptibles d'une
caractérisation fonctionnelle.
Bernard Baars, de l'Institut Wright à
Berkeley, parmi d'autres, a proposé des modèles théoriques
des modes de traitement de l'information et de la dynamique causale dans les
processus mis en jeu par la conscience cognitive (la conscience d'accès
de Block).
B. Baars (l'hypothèse de Baars, I)
soutient, par exemple, que la conscience est un espace de travail global dans
un système distribué de modules de traitement de l'information.
Une partie de l'information traitée par ces modules est diffusée
dans cet espace de travail global et devient accessible à l'ensemble du
système cognitif.
L'espace de travail global est ainsi le dépositaire des
contenus de conscience. Pour valider le modèle de B. Baars
et progresser vers une théorie biologique de la conscience, il
faudrait mettre en évidence un ensemble de processus neurologiques
reflétant l'organisation causale décrite par ce modèle.
(Les travaux de l'équipe d'Orsay, II)Notons parallèlement qu'il
serait simplificateur d'imaginer que la modélisation théorique se
poursuit indépendamment de l'approche neurobiologique, laquelle
n'interviendrait que dans un deuxième temps. L'une et l'autre
progressent plutôt par un mouvement constant d'ajustement
réciproque .Notre cerveau se compose de cellules nerveuses,
elles-mêmes composées de molécules et les communications
synaptiques entre cellules nerveuses mettent en jeu des signalisations
chimiques. Le problème désormais posé aux neurobiologistes
est d'examiner quels sont les systèmes de neurones qui possèdent
la chimie particulière, par laquelle ils contrôlent nos
états de conscience
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384 Av. J.-C.
Philosophie traditionnelle
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Dans le traité De l'âme, Aristote désigne par
le concept de « koine aisthesis » _ Common sense _ une faculté
sensitive qui se superpose aux cinq sens.
Platon, nous présente l'allégorie de la caverne
mettant en scène des hommes enchainés et immobilisés dans
une demeure souterraine tournant le dos à l'entrée et en voyant
que leur ombre ainsi que celles projetées d'objets derrière eux,
au
loin... Cette allégorie expose en terme imagés la
pénible accession des hommes à la connaissance de la
réalité, ainsi que la non moins difficile transmission de cette
connaissance.
Descartes, logera le sens commun dans une partie vile du cerveau
(la glande pinéale) .
Kant voit la conscience comme permettant l'activité de
synthèse, conscience transcendantale permettant de poser un rapport
entre objets et leurs représentations suivi de leur valeur objective,
opposée à la conscience empirique.
· "le sens commun rend la sensation consciente» ;
"juge des sensibles et unifie la connaissance" (Aristote)
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Platon, Allégorie de la cave...
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« Imagine des hommes dans une demeure
souterraine... ». La République, Livre VII.
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Descartes, La Glande pinéale.
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Kant, L'affinité.
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C'est la raison et l'entendement qui
peuvent lier l'hétérogène issu de
l'intuition
sensible en une unité.
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Années 1800 . Evolutionnisme
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Les théories évolutionnistes permettent le
développement de
l'étude de la conscience.
Spencer, Charles Darwin posent le principe de la
sélection
naturelle (principe de survit).
T. Huxley, parlera de l'être humain comme étant un
automate
conscient, les états de conscience en l'homme sont
provoqués par des changements moléculaires de la
substance cérébrale.
1835/1911 Hughlings Jackson, L'évolution biologique
permet
l'organisation cérébrale, liée à
l'organisation connexionnelle
du système nerveux en rapport avec les temps
psychologiques.
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1871. Psychologie traditionnelle
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Brentano reprend le concept médiéval
d'intentionnalité,
permet de distinguer faits psychiques et faits physiques. Le
premier est intentionnel, contient quelque chose à titre
d'objet
même toujours de façon différente.
L'intentionnalité contient
quelque chose (réel ou non), est à propos de
quelque
chose...»
«Tout phénomène mental est
caractérisé (...) par la référence à
un
contenu, la direction vers un objet (...)Nous pouvons donc
définir
les objets mentaux en disant que ce sont ces
phénomènes qui
contiennent un objet intentionnellement à
l'intérieur d'eux-mêmes ».
Brentano, la psychologie d'un point de vue
empirique,
livre II. Chap. 1, p.102
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1880
Psychologie allemande
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avec Gustav Fechner, puis Wilhelm Wundt, vont
prendre en compte la référence à la
conscience,
avec le seuil de perception intérieure ou
seuil
de conscience (Fechner). Une approche
expérimentale fondée sur la mesure « des
temps
de réaction » (Wundt) se met en place. Ainsi
s'ouvre un champ de recherche important intitulé,
depuis, la « chronométrie de l'esprit ».
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1890.
La psychologie américaine avec William
James : Courant et fonction de la conscience
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Il suggère que la « conscience » ne doit pas
être
prise en compte par le psychologue mais
seulement « l'expérience consciente ».
Toutefois, il n'a jamais retenu la notion de
processus non-conscient. On retiendra les
contributions suivantes de William James
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Cinq propriétés du courant de
conscience :
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1. Personnalité du flux : séparation de principe
des consciences.
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2. Changement permanent : notre vie mentale n'est pas
constituée d'éléments simples qui reviendraient à
l'identique dans des combinaisons variées, différents atomes. (=
flux en changements permanents, rien ne revient jamais à l'identique.
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Non pas parce que les atomes sont différents parce qu'on
peut les découper, sont liés).
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3. Continuité de la conscience (p.243) :
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(a) La conscience est intrinsèquement relationnelle :
chaque moment de la conscience est en relation avec les moments qui
précèdent et qui suivent; pas de modification brusque de la
conscience.
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(b) Le présent est un présent qui dure :
conscience d'objets en dehors d'elle.
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(c) Ne pas confondre un changement brusque dans la conscience
d'un brusque changement de la conscience
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4. Intentionalité : la conscience est toujours
conscience d'un objet
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hors d'elle.
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5. Sélectivité: le mécanisme de base de la
conscience est le choix.
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James/Baars...
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Par comparaison avec Bernard J. Baars, les fonctions de la
conscience de James ne reposent sur aucun mécanisme même
hypothétique ; ni aucune idée de méthode pour contraster
conscience et non-conscience.
Il compose avec B.J. Baars «A cognitive theory of
consciousness» (1988) où ce dernier le rejoint en supposant un
mécanisme même hypothétique : la conscience fait des
sélections de stimuli et cela explique sa sélection. Il
diffère pourtant de James qui n'avance pas de mécanisme
computationnel ; il avance seulement la survie comme objectif de la
conscience
· «William James' ideomotor theory can handle a number
of puzzling questions about voluntary control. The Global Workspace model
can incorporate James' theory very comfortably; it implies that volition always
involves conscious
goal images that are tacitly edited by multiple unconscious
criteria. Abstract concepts may be controlled by similar goal images, which
may be conscious only
fleetingly.»
(Baars, 1988)
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1970. La Révolution Cognitive
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La théorie de l'espace de travail global
va
émerger de la tradition d'une
architecture
cognitive mise au point par A. Newell et H.
A.
Simon. les pionniers à démontrer
l'utilité d'une
capacité globale au sein d'un espace de travail
dans un système complexe de sources cognitives
spécialisées résolvant par la
coopération des
problèmes qu'aucune de ces sources n'a pu
résoudre seule. Néanmoins, cette tradition
n'établira pas de recherche empirique en lien
avec la conscience.
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PARTIE II: L'HYPOTHESE DE
BAARS
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1983. «les contenus conscients fournissent au
système
nerveux une information cohérente et globale ».
1986. «historically psychologists have neither addressed
nor
evaded consciousness successfully, and two major
psychologilical metatheories, introspectionism
and behaviorism, have come to grief on the horns of this
dilemma. Having perhaps gained some wisdom from these
failures, most scientific psychologists now subscribe to a
third metatheory for psychology, the cognitive approach One
could easily generate dozens of tables of contrasts, listing
hundreds of facts about comparable conscious and
unconscious phenomena .
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1988
Théorie cognitive de la conscience
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The Global Workspace_GW,
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Opposition entre un espace de travail global _ fusion de la
thèse Kantienne de
conscience transcendantale ayant une capacité de
synthèse globale et des
systèmes centraux Fodoriens _ des systèmes de
processeurs automatiques et
non conscients. L'espace de travail diffuse l'information
d'un système de
processeur à tous les autres processeurs : c'est la
métaphore du « théâtre »,
celle de l'écran de la conscience, du tableau noir ou
du studio d'une chaîne
télévisée, incluant la conscience
d'une seule chose à la fois : à chaque instant,
des évènements se déroulent en coulisse,
contrôlant ce qui est présenté à notre
subjectivité. Les processeurs entrent en
compétition ou coopèrent pour que
leurs messages entrent dans l'espace de travail global. Le
message global des
divers processeurs doit être cohérent et informatif,
donc adapté au contexte
inconscient. Contextes inconscients et contenus conscients
interagissent pour
créer un« courant de conscience », comme le
suggérait William James et
l'action volontaire peut être traitée comme un type
particulier de résolution de
problème. Enfin, le soi peut être
considéré comme contexte dominant
l'expérience consciente, apportant de l'information sur le
« soi-comme-
contexte ».
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Comme le dit Baars, dans un vrai système
décentralisé, il n'y a pas de
centre exécutif, le contrôle est essentiellement
décentralisé. Les processus
intelligents (« rapides, performants.. »)
détiennent l'initiative des processus,
décidant que prendre et quoi ignorer (...) Le
système nerveux doit avoir
des composants qui agissent comme processus exécutifs mais
dans un
environnement décentralisé comme un gouvernement
opérant pour réguler
une économie de marché. Cependant même sans
un vrai «exécuteur »,
un ensemble de processeurs distribués nécessitent
une facilité centrale au
travers de laquelle les spécialistes pourraient
communiquer les uns avec
les autres. Ce type de centre informationnel a été
appelé « un espace de
travail global » ou «un tableau d'affichage ».
Un espace de travail est
une MEMOIRE au sein de laquelle différents
systèmes peuvent
confronter leurs opérations et la notion de «
global » implique que les
symboles contenues dans cette mémoire sont
distribuées à travers
une variété de processeurs chacun pouvant
avoir des opérations et
variables locales mais ne peut recevoir des symboles
globaux.
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Modèles de la conscience...
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Les modèles qu'il nous présentent
s'enchaînent et fusionnent: le modèle 1 contient les processeurs
d'entrée en compétition, l'espace de travail global conscient
ainsi que des processeurs de sortie inconscients, ayant la possibilité
de rétroagir sur les entrées. S'ajoutent la hiérarchie
d'un contexte dominant ainsi que l'emboitement de contexte- but (conceptuels et
perceptuels) _ modèle 2_ et la rétroaction de processeurs
s'adaptant par sélection de messages informatifs avec exclusion de la
redondance. Le contexte dominant entre en scène permettant la
résolution de problèmes par interactions avec des contextes
sous-buts jusqu'à ce qu'une solution consciente soit
présentée (modèle 3). Par enchaînements en cascade
de résolution de problèmes avec le contexte-but
(=intention) en perspective, Il y a mise en place d'un courant de
conscience, modèle 4; le contrôle volontaire _ idéomoteur _
est introduit permettant la compétition des contextes-buts et la
possibilité pour un processeur spécialisé d'opposer son
véto à l'exécution d'une image-but (modèle 5)
l'attention, contrôlable par les buts, peut-être volontairement
contrôlée pour sélectionner des contenus conscients
(modèle 6). Le concept du Soi est un contexte superviseur
caractérisé par la plus grande stabilité dans le
système du soi ; une expérience qui violerait ce contexte
entraîne l'appel d'une nouvelle intention avec retour aux
expériences auto-attribuées (modèle 7)
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Modèle 1 de La conscience, tableau
noir non contrôlé: le Workspace
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Ce fonctionnement est formalisé par un tableau noir,
sans
contrôle où vont être inscrits
l'émergence consciente des
calculs effectués sachant que les messages candidats
sont
affectés d'un nombre donnant leurs chances de le
devenir.
Les processus s'associent afin de rendre un message
conscient. Les messages non encore conscients sont sous le
seuil impliquant que les autres processus n'y ont pas
accès.
Soit il existe une hiérarchie de zones d'attentes plus
ou
moins accessibles par les autres processus, soit les
messages non conscients ont un accès bref au GW leur
permettant de recruter d'autres processus s'ils sont attendus.
Enfin, cet espace dispose d'un lien avec chaque
modalité
sensorielle via un tableau spécifique
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The Workspace

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Le modèle Extented Reticular-Thalamic
Activating System (ERTAS) dispose du Thalamus
comme modalité sensorielle commune, centre du
langage et de la pensée, de la formation
réticulaire du tronc cérébral
éclairant une zone
générale de la zone de travail, de l'hippocampe
lié
au transfert entre mémoire à court terme et
mémoire à long terme, donc à la conscience.
Un
mécanisme d'activations cycliques des messages
va mener à une activation globale du système
sous le contrôle de l'attention.
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«The Global Workspace metaphor has a natural neural
interpretation in the Extended Reticular-Thalamic Activating
System (ERTAS) of the brain. Parts of the frontal and parietal
cortex seem to control access to this system.»
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Modèle 2.
Rétroactions et niveaux de conscience, le
modèle des
contextes
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Ce mécanisme est renforcé par la
rétroaction. Le monde externe est
stable par la réalisation de nos prédictions
portant sur nos sensations.
Ainsi, Le contexte interne est un système non conscient
lorsqu'il donne
forme à nos expériences conscientes ( Il en
existent différents types
interagissant _ coopérant (imbriqués) ou en
compétition (parallèles) :
contextes de perception composés des anticipations
d'interprétation d'une
perception ambiguë ; contextes de la pensée
conceptuelle ou présupposés
liées à nos croyances considérées
comme certitudes ; contextes
d'intentions ou hiérarchie de buts propres à
l'individu ou spécifiques à la
situation ; contextes de communication établissant un
« monde commun»
avec notre interlocuteur) ; considéré soit comme un
but à réaliser orientant
les interprétations de nos perceptions, soit comme une
association de
processeurs spécialisés dominant le GW. Une
hiérarchie de contextes _
coopérant ou en compétition _ domine les processus
d'entrée du GW;
parmi les processus automatiques figurent également
d'autres contextes
possibles activables par les processus conscients.
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Model 2: Unconscious contexts shape conscious experiences.In
which we contrast the objects of conscious experience with
numerous unconscious contextual systems that are needed to
shape, define and evoke them.
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Fonction majeure de la conscience...
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La fonction majeure de la conscience est alors de
révéler, modifier ou créer de nouveaux
contextes
qui à leur tout influeront sur les expériences
conscientes à venir. Il existe des transitions se
produisant entre différents contextes _ fin
naturelle, surprises et modifications des contextes
plus ou moins profonds _ et rien n'est
prédéterminé en totalité
(déterminer les choix
sous-spécifiés demandant des interventions
conscientes)
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Interruptions et restaurations de
contextes

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· L'apprentissage est un mécanisme permettant la
création de
contextes (pour les informations nouvelles), suivi du passage
à
l'information consciente et la détection de redondance
(cycle
d'adaptation); il consiste donc en une réduction des
possibilités
dans un domaine (les éléments traités
inconsciemment sont
devenus complètement prédictibles -- la perte de
conscience est un
signe de l'apprentissage réussi). Ce
phénomène existe aux niveaux
perceptuel, conceptuel, intentionnel, mais aussi aux niveaux
inconscients. En d'autres termes, on s'adapte à
l'information à une
multitude de niveaux (cette adaptation correspondant à
une
réduction de la quantité d'information en
entrée) ; symétriquement,
on recherche activement (en rehaussant le niveau de
conscience)
l'information à des niveaux très divers
également (visant à
augmenter la quantité d'information entrée)
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Le mécanisme essentiel de la décision de la
nouveauté d'une information est la rétroaction
engendrée par les processus spécialisés
qui
indiquent leur intérêt, plus ou moins
équivalent à
leur adaptation au message conscient global. Par
un mécanisme de pile, un événement
conscient
qui devient redondant laisse la place (dans la
conscience) au message le plus informatif suivant
(les éléments conscients sont traités comme
des
objets, les éléments non conscients comme des
contextes)
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Dans le cas où le contexte correspond à un
problème, un mécanisme triadique est
utilisé dont la première étape est
consciente, de répartition du problème, la
seconde de traitement (s) inconscient (s)
instruite par la capacité limitée de
contextes de buts inconscient, troisième
d'affichage conscient des résultats.
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Gestion des contextes et rétroactions

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Le Modèle du contrôle volontaire est fondé
sur cinq hypothèses : toute
action est déclenchée par des images conscientes
momentanées simples
(ou réactivations de sensations). Un "but-image" conscient
est une
représentation globale cohérente donnant de
l'information à de nombreux
processus inconscients spécialisés (souvent
adressables/indexés par les
buts qu'ils permettent d'atteindre). Cela
déclenche à la fois des
spécialistes subordonnés et le contexte de
but intentionnel (tous
étant inconscients); la compétition entre
événements peut modifier
des buts-images conscients (par des processus
inconscients); il
existe une décision volontaire consciente au départ
d'une action ; un but
qui n'entre pas en compétition est réalisé
par une exécution réflexe et sans
contrôle (mais les sous-buts nécessaires à la
réalisation d'un but peuvent
devenir conscients si le but ne peut être atteint
automatiquement); le
niveau de l'exécution pure est inconscient (il explique
ainsi certaines
erreurs, dues à la perte de la compétition entre le
bon mécanisme et un
mécanisme erroné)
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Modèle du contrôle volontaire:
Compétition de buts
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5. Modèle de l'Attention
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Le modèle de l'attention, dirigée par des buts
(volontaires ou non), de la conscience. Pour lui,
l'attention joue le rôle de contrôle
métacognitif
de la conscience: l'attention volontaire
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correspond à un contrôle conscient de l'accès
à la
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conscience et s'oppose à l'attention automatique,
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liée à un contrôle inconscient de
l'accès à la
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conscience. Il note une possibilité de lutte entre
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attention volontaire et attention involontaire.
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Interruption et restauration de contextes, rôle
de
l'attention
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Le mécanisme de l'attention dans le cas où
quelqu'un, regardant un film, voit son attention attirée par
l'émission de son nom dans la pièce où il se trouve. La
hiérarchie de contextes dominants
est alors modifiée, et des processus recrutés pour
résoudre les nouveaux problèmes qui se posent (est-ce bien son
propre nom, qui l'a énoncé...).
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6. Modèle du soi
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Le soi est considéré comme les niveaux stables les
plus élevés de
la hiérarchie des contextes dominants, comprenant à
la fois des
contextes conceptuels (le soi comme entité
connaissante) et des
contextes de buts (le soi comme agent). Globalement, le
soi est
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ainsi l'ensemble des connaissances qui forment la base
permettant
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les expériences conscientes. Cela peut être
différent de l'ensemble
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des connaissances constituant les croyances qu'un individu a
à
propos de lui-même (le concept de soi pouvant
différer du soi). Le
premier est inaccessible à l'introspection alors que le
concept de
soi (contextes conceptuels) contrôle le contrôle
conscient de soi
(contextes de buts). Le rôle du Soi est fondamental dans la
gestion
des interruptions à différents niveaux.
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Modèle du soi

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Rôle du modèle du soi dans la
gestion
des interruptions
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Conclusion de 1988.
1. Apports
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En conclusion, Baars introduit :
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1) la distinction entre l'espace de travail global conscient
et la
collection des processeurs spécialisés non
conscients
2) la notion de contexte-but ou intention
organisée de manière
hiérarchique qui impose des contraintes sur le traitement
de
l'information consciente avec «incubation » ou
résolution de
problèmes inconscients conduisant au contrôle
volontaire idéo-
moteur, à la focalisation de l'attention et au
contrôle de l'expérience
consciente.
3) Enfin, le soi peut être considéré comme
un contexte-but
particulièrement stable et le plus profond de la
hiérarchie des
concepts. La fonction de la conscience, selon B. Baars,
apparaît
comme la capacité de prendre en compte des interactions
coopératives entre sources multiples de connaissance et,
tout
particulièrement, la nouveauté.
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Sa théorie sera reprise par de
nombreux auteurs
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Edelman `Global mapping in a reentrant selectionist model of
consciousness in the brain.'
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Damasio, `Meaning is reached by time-locked multiregional
retroactivation of widespread fragment records. Only the latter records can
become contents of consciousness.'
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Freeman `The activity patterns that are formed by the
(sensory) dynamics are spread out over large areas of cortex, not concentrated
at points. Motor outflow is likewise globally distributed.... In other words,
the pattern categorization does not correspond to the selection of a key on a
computer keyboard but to an induction of a global activity pattern.'
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1998
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Llinas et al... «the thalamus represents a hub from which
any site in the cortex can communicate with any other such site or sites. ...
temporal coincidence of specific and non-specific thalamic activity generates
the functional states that characterize human cognition.»
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2000
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Edelman and Tononi, 2000 `When we become aware of something ...
it is as if, suddenly, many different parts of our brain were privy to
information that was previously confined to some specialized subsystem. ... the
wide distribution of information is guaranteed mechanistically by
thalamocortical and corticocortical reentry, which facilitates the interactions
among distant regions of the brain. `
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2001
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Dennett,`Theorists are converging from quite different quarters
on a version of the global neuronal workspace model of consciousness
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...On the eve of the Decade of the Brain, Baars (1 988) had
already described a «gathering consensus» in much the same terms:
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«Consciousness», he said, is accomplished by a
«distributed society of specialists that is equipped with a working
memory, called a global workspace, whose contents can be broadcast to the
system as a whole.»' (p. 42).
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Kanwisher,`...in agreement with Baars (1988), it seems
reasonable to hypothesize that awareness of a particular element of perceptual
information must entail not just a strong enough neural representation of
information, but also access to that information by most of the rest of the
mind/brain.'
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Rees,`One possibility is that activity in such a distributed
network might reflect stimulus representations gaining access to a `global
workspace' that constitutes consciousness.' (p. 679).
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John,`Evidence has been steadily accumulating that information
about a stimulus complex is distributed to many neuronal populations dispersed
throughout the brain.'
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Varela et al, `...the brain... transiently settling into a
globally consistent state ... [is] the basis for the unity of mind familiar
from everyday experience.' Varéla et d'autres ont mis en doute le
schéma classique qui voit dans notre organe de vision un système
de traitement de l'information, analogue à une caméra ou un
appareil photo. Il n'est pas du tout évident que notre perception soit
un appareil physique qui fonctionnerait indépendamment de notre langage
par exemple
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B. Carences
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J. -P. Changeux
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1) il n'y a pas de prise en compte du système de
récompense
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formulation d'un espace de travail neuronal, ni suggestion
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d'une implémentation de la dynamique temporelle en
terme
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d'activité neuronale, il n'y a pas
d'implémentation de la notion
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de contexte.
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N. Block
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4) Pour Ned Block, Bernard J. Baars commet une grave erreur de
définition dans sont traitement de la conscience : Il présente la
A-conscience sans «savoir» qu'il traite de la P-conscience
c'est-à-dire de «what it is like » de ressentir, d'être
dans cet état.
« Baars (1988) makes it abundantly clear that he is
talking about P-consciousness.
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"What is a theory of consciousness a theory of? In the first
instance...it is a theory of
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the nature of experience. The reader's priva te experience of
[this] word, his or her mental image of yesterday's breakfast, or the feeling
of a toothache--these are all contents of consciousness. ", Yet his theory is a
"global workspace" model of Aconsciousness.»«Bernard Baars
argues for eighteen different functions of consciousness on the same g round.
He says that the argument for these functions is "that loss of
consciousness--through habituation, automaticity, distraction, masking,
anesthesia, and the like--inhibits or destroys the functions listed
here."Baars, 1988, p. 356. Baars is talking about the function of "conscious
experience", he does have a tendency to combine P-consciousness with
A-consciousness under this heading. (Block, 1995)» (...) Baars, 1988,
p. 356. Baars is talking about the function of "conscious experience", he does
have a tendency to combine P-consciousness with A-consciousness under this
heading.
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D. Dennett
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· 5) B. Baars nous présente un
Théâtre
cartésien.
· Chap 4, p. 135-1 72 «Appelons Matérialisme
Cartésien l'idée selon laquelle il existe un lieu central (...)
dans le cerveau. Car c'est l'image à laquelle vous êtes conduit
quand vous abandonnez le dualisme de Descartes mais pas l'image d'un
Théatre Central (mais matériel) où « tout se
réunit ». La glande pinéale serait un bon candidat pour
jouer le rôle d'un tel théatre cartésien, mais on en a
suggéré d'autres, le cingulum antérieur, LA FORMATION
RETICULEE, divers lieux dans les lobes frontaux. Le matérialisme
cartésien est la thèse selon laquelle il existe une ligne
d'arrivée cruciale ou une frontière quelque part dans le cerveau,
qui marque un endroit où l'odre d'arrivée est identique à
l'odre de présentation dans le cerveau dans l'expérience (sic)
parce ce qui se passe là est ce dont vous êtes conscient.
(...) L'idée qu'il existerait un centre special dans le cerveau est la
plus tenace et la plus mauvaise de toutes les idées (...)elle revient
sans cesse sous de nouveaux déguisements (...) on l'invoque pour
diverses raisons (...) notre appreciation personnelle et introspective de
«l'unité de la conscience» (...)Il rejoint Dehaene et Naccache
(2001) Ce dont nous faisons effectivement l'expérience est le produit de
nombreux processus d'interprétation_ des processus éditoriaux, en
fait. Ils traitent des représentations relativement brutes et
grossières, et ils prennent place dans des flux d'activité qui se
déroulent dans diverses parties du cerveau. (...) Nous pouvons ajouter
une nouvelle caractéristique à notre Modèle des Versions
Multiples : les détections de traits n'ont besoin d'êtres faites
qu'une seule fois. Cela veut dire qu'à partir du moment où une
« observation » particulière d'un trait quelconque a
été faite par une portion spécialisée et
localisée du cerveau, le contenu ainsi fixé n'a pas besoin
d'âtre envoyé à un autre endroit pour être
rediscriminé par un quelconque « discriminateur » en chef. En
d'autres termes, la discrimination ne conduit pas à une
représentation du trait déjà discriminé du trait
déjà discriminé au bénéfice de l'auditoire
du Théâtre Cartésien_ car il n'y a pas de
théâtre cartésien. Ces fixations de contenu spatialement et
temporellement distribués peuvent être précisément
localisées à la fois dans l'espace et dans le temps, mais leur
surgissement ne sont pas la marque du surgissement de la conscience de leurs
contenus. »
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1997 B. Baars, In the theater of
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consciousnes s
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Il reprend les idées de 1988:
· La méthode constrative concerne notre
«propre
expérience subjective».
· La conscience semble agir comme une
porte/entrée « créant l'accès
à toutes les parties
essentielles du système nerveux ». L'architecture
du global workspace peut-être vue comme un
théatre de travail (« working theatre). Mais les
théâtres de travail ne sont pas seulement des
théâtres cartésiens:
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Ils effectuent des actions. Dans le théâtre, la
conscience
focale agit en tant que tâche lumineuse sur l'estrade
dirigée là
par le projecteur sélectif de l'attention. La tache
lumineuse est
encore entourée par une frange d'événements
essentiels
mais vaguement conscients ( ). L'estrade entière du
théâtre
|
correspond à la MEMOIRE DE TRAVAIL, le système
de
mémoire immédiate dans lequel nous nous parlons
à nous-
mêmes, visualisons les endroits et les personnes, et les
plans
d'actions. L'information provenant de la tache lumineuse _ la
conscience focale _ est globalement distribuée par le
théâtre,
à deux classes de processeurs inconscients complexes :
ceux dans la partie sombre du théâtre, la public,
reçoivent
principalement l'information de la tache lumineuse (la
conscience) ; tandis que derrière la scène, les
systèmes
contextuels inconscients façonnent les
événements dans la
tache lumineuse. Un exemple d'un tel contexte est la carte
pariétale droite qui crée un contexte spatial pour
des scènes
visuelles (...).
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I. LE PUZZLE CENTRAL
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· CONSCIENCE LIMITEE ET VASTE
INCONSCIENT ...
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A. La conscience a des capacités
limitées
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· 1. la mémoire de travail: Le
célèbre chiffre « plus
ou moins sept »
· 2. La sélectivité: la conscience est
limitée à
recevoir seulement un flot dense d'input
= Nous ne pouvons être conscient que d'une chose
à la fois, lorsque nous sommes préoccupés
nous
ne sommes pas pleinement conscients du flot des
éléments extérieurs
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B. Une vaste collection de processeurs
inconscients : le cerveau
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Le cerveau est massivement parallèle, plusieurs choses s'y
déroulent en même temps, largement inconscients dans les
détails, et hautement décentralisé dans chaque
tâche. Le cerveau semble montrer un style de fonctionnement «
distribué » dans lequel les détails du travail sont
effectués par des millions de groupes neuronaux
spécialisés sans instructions spécifiques provenant d'un
centre de commande, mais il n'existe pas de centre effectuant tout le travail.
Pour Baars, nous pouvons avoir un accès à n'importe quel endroit
de notre cerveau via la conscience.
La capacité à combiner deux éléments
séparés d'information tel qu'un mot et sa signification n'a
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jamais été démontré pour les input
inconscients. Nous avons peu de difficulté à adapter la
signification
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pertinente, lorsqu'un premier mot est donné permettant de
fournir LE CONTEXTE. Il semble que la
|
|
conscience soit exigée pour intégrer la
signification de chaque paire de mot. Il semble que comprendre
|
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le langage, ou n'importe quoi d'autre qui intègre des bits
de contenus exige le passage via la
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|
conscience. C'est un autre cas du principe général
: la conscience crée l'accès répandu aux sources
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inconscientes de connaissance, telles que le lexique, la
signification et la grammaire.
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Mémoire autobiographique
La taille de la mémoire à long terme est
inconnue
Les tests de recognition fonctionnent bien puisqu'ils ils
RE-PRESENTENT L'EXPERIENCE CONSCIENTE ORIGINALE DANS SON INTEGRALITE. Encore
une fois, nous disposons d'un vaste domaine inconscient et nous y avons
accès via la conscience.
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Contre-argument
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2001. Dehaene et Naccache étudient les corrélats
cérébraux
de la perception inconsciente de mots masqués et
démontrent que l'aire de la forme visuelle du mot
(VWFA),
relais primaire de codage non rétinotopique des stimuli
à type
de chaines de lettres de lettres, est activée per des
mots
masqué perçus inconsciemment. La seconde
expérience
d'amorçage masqué démontre que cet effet,
accompagné
d'une réduction de l'activation de la VWFA,
dévoilant une
activation par ces mots masqués perçus
inconsciemment de
neurones communs partageant les mêmes
propriétés de
codage que ceux activés par le mot visible et
conscient.
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C. La conscience est un accès à un
vaste domaine de savoir et de contrôle
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La conscience, outre le fait qu'elle nous donne
la possibilité d'accéder aux neurones, au
lexique
mental, mémoire autobiographique etc... est
nécessaire également pour déclencher un
grand
nombre de routines automatiques qui
composent des actions spécifiques. Tous ces
effets de la conscience sont inconscients. La
conscience peut être considérée comme un
passage à ces sources inconscientes de
connaissance.
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Accès Global: une réponse au puzzle
de la capacité limitée ?
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Humaine, la conscience permet plus qu'un ordinateur, elle
semble avoir une capacité semblable à créer
l'accès global
dans un cerveau de 100 milliards de neurones . La
métaphore du théâtre nous permet de mieux
comprendre
ceci : Un théâtre combine des
événements très limités
ayant lieu sur l'estrade avec un vaste public, tout comme la
conscience implique une information limitée qui
crée
l'accès à un vaste nombre de sources inconscientes
de
connaissance. La conscience semble être l'organe de
publicité du cerveau. C'est un service pour
accéder,
diffuser et échanger de l'information, et pour exercer
une
coordination et une commande/contrôle globales.
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La conscience crée l'accès.

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II. Un théâtre de travail de la
conscience
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Dans l'allégorie de la caverne Platonicienne et dans la
métaphore reprise par Crick du projecteur de
l'attention
visuelle, nous avons une conception UNIFIANTE (ou
unificatrice) de la conscience qui présente une
métaphore
théâtrale de notre expérience personnelle.
Dennett et M.
Kinsbourne critiquent cette conception du théatre
Cartésien
dans laquelle l'expérience consciente «
proviendrait
ensemble en un point du cerveau », tout comme le pensait
Descartes pour la conscience localisée dans la glande
pinéale, point central de connexion entre l'esprit et
le
cerveau. Baars est d'accord avec cette critique, il n'y a pas
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de point central dans le cerveau qui les lierait tous
ensemble.
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Une métaphore du théâtre pour
l'expérience
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La métaphore du théâtre est une
conception intégrationniste de la
cognition humaine, Universelle:
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La figure deux montres un diagramme avec
une scène, un projecteur attentionnel
illumine la scène, les acteurs qui
représentent les contenus de l'expérience
consciente, un public, et quelques
personnes derrière la scène exerçant une
forte influence sur ce qui y devient visible.
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Une scène...
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La scène reçoit des informations
sensorielles et abstraites mais seuls
les
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événements sous la lumière
du
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projecteur sur la scène sont
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complètement conscients.
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Un acteur...
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1. L'acteur sous le projecteur passe sur la
scène, dirigée
par le dramaturge et le directeur, sur un fond
créé par
des poseurs de scène. Ces influences
d'arrière-scènes
sont des opérateurs/créateurs de contexte,
des
|
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systèmes inconscients qui forment/influencent
des
événements conscients. Le projecteur
choisit les
acteurs les plus significatifs sur la scène
(1ERE
REPRESENTATION), et une fois allumé,
leurs
messages sont distribués à un public
(2EME
REPRESENTATION) se composant de toutes les
routines inconscientes et des sources de savoir _
la
vaste quantité d'outils inconscients que
nous
employons pour nous adapter au monde.
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Une comédie...
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1. Le théâtre sur le schéma 2 montre des
inputs convergents et des
outputs divergents : sur la scène, convergent les acteurs
et leurs
discours, les maquilleurs et les concepteurs de scène,
les dramaturges,
les directeurs et les « coachs » temporaires. Chaque
moment
dramatique, chaque syllabe prononcée sur la scène
reflète cette
convergence d'entrée/input. Pourtant aussitôt
qu'une syllabe est
prononcée , elle se répand sur le public avec des
effets qui sont
largement inconnus, mais qui dépendent de chaque auditeur
faisant de
lui ce qu'ils feront. Un message est émis globalement,
mais il est
interprété localement dans l'esprit de chaque
membre du public. Le
directeur et le dramaturge, écoutant à
l'arrière plan, sélectionnent
également des messages globaux pour rectifier la
prochaine exécution.
Au total, il y a convergence massive d'information sur la
scène, mais une
fois qu'elles sont venues ensemble là, elles se
répandent de façon
divergente au public. Dans la théorie RNG, cette
information n'a pas à
être « re-représentée » (Dehaene).
Ils s'opposent donc ici.
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Un lieu: le cortex...
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1.
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B. Baars ne compte pas trouver de théâtres
minuscules
dans le cerveau mais nous pouvons, cependant, espérer
pouvoir trouver les structures qui montrent et
disséminent
les contenu conscients. Les parties conscientes du cerveau
semblent inclure les secteurs sensoriels du cortex,
peut-
être quelques autres aires environnantes, soutenus
par
quelques structures subcorticales ; et a
l'occasion,
peut-être, le cortex « amodal » qui ne
provoque pas de
|
|
qualités sensorielles. Ensembles elles
peuvent
constituer la scène pour le public inconscient
dans le
reste du
cerveau. il
semble aujourd'hui que la thèse la
plus plausible soit celle de prise de
conscience
permise par le traitement en fin de voie
ventrale...
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B. Les parties d'un théâtre
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1. la scène de la mémoire de travail
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1.
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Nous sommes dépendant du flot de notre discours
intérieur qui
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est une dimension de notre mémoire de travail avec
l'imagination
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« working imagery » : composante visuelle et verbale de
la
mémoire de travail : les deux composants sont
remarquablement
limités dans leur capacité de maintenir
l'information. La working
memory est dans l'obscurité la plupart du temps
(inconsciente),
mais puisque nous devons être conscients des
éléments actifs de
cette mémoire incluant les entrées sensorielles, la
recherche et
l'imagination d'items, ce sur lesquels nous agissons
volontairement et ceux sur lesquels nous projetons d'agir.
Nous
pouvons ainsi dire que l'input, l'output et les items que nous
manipulons dans la mémoire de travail ont besoin
d'être
conscients.
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2. Le projecteur de l'attention...
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·
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Nous pouvons décliner à volonté les items
que
nous maintenons en mémoire de travail. Le
contenu de la conscience peut être guidé,
volontairement et spontanément, comme un
faisceau illuminant la scène de la mémoire de
travail mais elle n'est pas entièrement
consciente: POUR B. BAARS LE THEATRE
DISPOSE D'UN PUISSANT PROJECTEUR
_L'ATTENTION_ ET SEULS LES EVENEMENTS
SOUS CE FAISCEAU SONT STRICTEMENT
CONSCIENTS.
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3. Des acteurs essayant de se placer
sous le projecteur...
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Toutes les mémoires de travail montrent une
concurrence/compétition entre les différents
acteurs _ les
pensées potentielles, les images ou les sensations qui
essayent d'atteindre la scène (le schéma 2). Plus
une
participation consciente est exigée pour un acteur, plus
il
entrera en concurrence avec les autres. Les systèmes
sensoriels ont une vaste gamme de contenu. Les acteurs
peuvent être décomposés en neurones
sensoriels simples,
et être recomposés dans des événements
multimodaux
complexes impliquant des millions de cellules sensorielles.
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4. Le contexte placé en les
coulisses...
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N'importe quelle expérience est formée par des
contextes
inconscients, tout comme les événements sur la
scène sont
formés par des personnes dans les coulisses. La plupart de
nos
sélections attentionnelles sont spontanées et
inconscientes,
comme si les commandes provenant de l'arrière-scène
influençait
la direction du projecteur. Tous les systèmes perceptuels
sont
façonnés par des facteurs inconscients ; Un mot
précédé par un
autre différera en son sens suivant ce mot
antérieur : Ce genre
de sensibilité au contexte est universel dans le langage,
la
perception, le contrôle de l'action, la mémoire, la
résolution de
problèmes, etc. Même les prétentions
conceptuelles peuvent agir
en tant que contextes inconscients. Chacun de nous est
traversé
par des croyances inconscientes influençant nos
pensées et
actions.
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Le directeur...
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·
·
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Les fonctions exécutives semblent être contextuelles
de cette
façon. Elles semblent se servir de la «tâche
lumineuse»
consciente, même lorsqu'elles ne sont pas conscientes
elles-
mêmes. la mémoire de travail
humaine est guidée par une certaine
sorte de système exécutif (le directeur) qui prend
des décisions
guidé par des buts. La décision peut ne pas
être entièrement
consciente. Il semble que le directeur de théâtre
travaille, invisible,
dans les coulisses. DE TELLES FONCTIONS
EXECUTIVES
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SONT APPAREMMENT PLACEES DANS LE CORTEX
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FRONTAL; les dommages à la
présente partie du cerveau mènent
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à une perte prévisible de la capacité de
guider des actions par des
buts à long terme.
Vision 2006 des fonctions exécutives « Contrôle
de l'action:
fonction canonique du cortex préfrontal.
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5. Le public/l'assistance...
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La conscience est le passage d'une vaste collection de
connaissance spécialisée inconsciente. C'est public
: il peut-être
appelé mémoire à long terme ou un ensemble
de productions
automatiques, mais il se compose de capacités
spécialisées
multiples qui ne sont pas conscientes.. Intuitivement nous
tendons à penser à notre « Soi » comme
étant responsable de
nos actions, notre corps, même nos pensées. Mais le
système
nerveux préfère un modèle différent
du fonctionnement, un qui
est plus distribué, dans lequel la majeure partie du
travail est
effectuée d'une manière
décentralisée, par les processeurs
locaux. Le contrôle exécutif existe, mais il semble
avoir lieu à
travers ces capacités spécialisées
distribuées. Nous avons un
certain contrôle globale, mais l'exécution sensible
et subtile de
l'articulation de la parole est en grande partie inconsciente.
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III. Quelques implications ...
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(a) L'apprentissage comme
«processus magique »...
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· L'idée que la conscience est un passage __
quelque chose qui crée l'accès à un vaste esprit
inconscient _ a des implications intéressantes pour
comprendre l'apprentissage. Elle suggère que l'apprentissage exige de
nous de pointer simplement notre conscience vers un certain
matériel que nous voulons apprendre, comme un « GRAND APPAREIL
PHOTO
BIOLOGIQUE », et l'analyse et le stockage
détaillés du matériel auront lieu inconsciemment. Une
cible consciente étant donnée, l'étude se produit comme
par magie, en dehors d'effort ou de conseils, effectués par un certain
peloton habile d'aides inconscientes. La connaissance experte est fortement
« domaine-spécifique » (propre à un domaine). « we
just bring into
consciousness » ce que nous souhaitons apprendre, et
l'apprentissage se produit « sans savoir pourquoi ». Le langage
active une partie totalement différente du cerveau de celui
activé pour les événements visuels, qui sont pourtant
différents de la planification et du ressenti/système
émotionnel, du contrôle de l'action, et des centaines d'autres
mécanismes spécialisés pour
interpréter l'information consciente. Nous dirigeons notre
attention sur une information, et de façon ou d'une autre, sans le
codage conscient détaillé de l'information, nous acquérons
la capacité de la comprendre et l'employer. Nous apprenons à voir
de nouveaux modèles visuels simplement en y prêtant attention.
FAIRE ATTENTION SIGNIFIE DEVENIR CONSCIENT DE QUELQUE CHOSE POUR B. BAARS et
semble être le remède souverain pour n'importe quel apprentissage.
Comment pouvons-nous appliquer ceci à la notion de
théâtre ? Il semble que toutes les capacités
d'apprentissage sont placées au sein du public, dans l'ombre
du
théâtre. Les événements
conscients sur la scène semblent obtenir un apprentissage automatique
dans certaines assemblées neurales inconscientes. C'est les membres du
public qui font l'apprentissage, comme dans un vrai
théâtre.
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(B) Existence d'un Apprentissage
implicite mais nécessité de la
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·
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conscience...
Pour Baars, ainsi, l'apprentissage du langage chez l'enfant
ne nécessite pas chez eux de « labelliser » le
mot qu'ils
entendent mais ils font attention au discours et, en
conséquence, les régularités sous-jacentes
sont apprises
implicitement.
Même s'il existe cet apprentissage implicite, nous
devons
|
|
ETRE CONSCIENTS du matériel duquel nous
dérivons
|
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les règles inconscientes...« All learning
requires
|
|
conscious access to what is to be learned »
« In theatre,
|
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term, c'est comme si nous placions un acteur sous le
projecteur et que le public se rappelle silencieusement son
discours. »
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Contre-argument
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·
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Rappelons cependant que N. Chomsky avance le principe d'une
innéité du langage en partie... La principale
Critique de Chomsky
contre Skinner (béhavioriste radical) _
qui d'ailleurs a permis la
réhabilitation des états mentaux et les
représentations internes _ fut
l'Existence de règles de représentation
mentales internes :
l'enfant produit un jour, sans qu'on lui ait enseigné les
règles de la
syntaxe et de la grammaire explicitement de nouvelles
phrases
|
|
qu'il n'a jamais entendues, il utilise donc
forcément des règles de
|
|
représentations internes pour organiser son lexique et
produire des
phrases grammaticalement correctes. Voir Chomsky Noam 1966,
Cartesian Lin guistics, Harpert & Row, New York. ;
Chomsky Noam
1968, Language and mind, Harcourt, New York.
|
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Pour Dehaene et Naccache, 2001,
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·
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Pour Dehaene et Naccache, 2001, «Le traitement cognitif est
possible sans conscience: une quantité considérable de traitement
peut se produire sans conscience. En augmentant la gamme des processus
cognitifs qui n'exigent pas la conscience, les études du traitement
inconscient contribuent à réduire les bases cognitives de la
conscience. L'évidence courante indique que beaucoup de processus
perceptuels, moteur, sémantiques, émotifs et
contexte-dépendants peuvent se produire inconsciemment. Les preuves
proviennent principalement des études des patients
cérébrolésés démontrant des patients ayant
une cécité partielle due à une lésion dans des
secteurs corticaux visuels (scotoma hemianopsic) sont restés capables de
détecter les stimulus visuels présentés dans leur champs
aveugle. le traitement inconscient est possible à un niveau perceptuel,
mais également un niveau sémantique. Par exemple, Renault,
Signoret, Debruille, Breton, et Bolgert (1989) ont enregistré des
potentiels évoqués aux visages familiers et inconnus (...) pour
le traitement au niveau sémantique, les principales preuves proviennent
des tâches d'amorçage chez les patients négligents (...)
indiquant que même l'image non rapportable de côté gauche a
été traitée à un niveau sémantique. Les
études semblables d'amorçage indiquent qu'une quantité
considérable de traitement inconscient se produit chez les sujets
normaux. Même un stimulus visuel très bref peut être
perçu consciemment une fois présenté isolément.
Cependant, le même stimulus peut ne pas atteindre la conscience quand il
est entouré à temps par autre stimulus qui sert de masques.
»
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(c) Les automatismes Bottom-up nous
orientent
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La plus petite expérience visuelle d'un mot
semble déclencher un langage automatique
interne. Pour B. Baars, les processus sont donc
bottom-up, déclenchés par la conscience d'un
élément. « Une grande partie de l'inconscient
se
compose des processus automatiques
complexes, déclenchées par des
événements
conscients d'amorçage. Il semble que les
événements sous le projecteur de l'attention
déclenchent automatiquement les
événements
non contrôlés complexes qui ont lieu dans le
public.
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(d) La conscience crée l'accès à
l' « incubation »...
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·
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Le célèbre procédé d'incubation
comporte une question consciente,
un travail inconscient sur le problème, et une apparition
consciente
de solution. Mais nous pouvons voir le même modèle
à trois étages
en répondant à des questions journalières,
dans chaque cas, il y a
une brève pause, et puis, sans travail conscient sur la
question, la
|
|
réponse apparaît. Les algorithmes inconscients sont
recrutés par le
|
|
lancer d'un appel conscient pour une réponse. L'analogie
de
théâtre est claire : nous devons seulement faire
proclamer à un
acteur une question, et les solutionneurs de problèmes
spéciaux
dans les assistances vont travailler pour résoudre le
problème sans
davantage de participation consciente. Quand une réponse
est
trouvée, elle est renvoyée à la conscience,
comme si le membre du
public monte sur l'estrade pour annoncer la réponse.
|
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(e) Amorçage : la conscience est employée
afin de mettre en place le contexte pour de
futurs événements...
|
|
·
|
Et en effet, «le titre de cette section a aidé
à amorcer votre
interprétation de cette phrase à ce moment
même. Mais
naturellement vous n'êtes pas conscient du titre de section
à
ce moment même, parce que ce faisant cela
interférerait
avec ce dont vous êtes conscient actuellement. » Un
des
dispositifs remarquables des expériences conscientes
est
comment elles peuvent déclencher les contextes
inconscients qui aident à interpréter des
événements
conscients postérieurs...Comme si quelques acteurs ont
pour fonction d'annoncer les changements de circonstances,
influençant notre compréhension de la prochaine
scène.
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(Dehaene, Naccache et al, 1998)
(Dehaene et Naccache, 2001)
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·
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Pour autant, «Un même stimulus peut ne pas atteindre
la
conscience quand il est entouré à temps par autre
stimulus
qui sert de masques. (...)Le stimulus masqué peut
continuer
à avoir une influence mesurable sur le traitement des
stimulus suivants, un phénomène connu sous le nom
de
d'amorçage masqué (prime masked). Il y a maintenant
des
preuves multiples du traitement perceptuel, sémantique,
et
moteur des stimulus masqués. Par exemple, dans diverses
tâches, le traitement conscient d'une cible peut être
facilité
par la présentation masquée antérieure du
même stimulus
(« amorçage de répétition ») En
outre, l'amorçage masqué se
produit également quand la relation entre le prime et la
cible
est purement sémantique, telle qu'entre deux mots
reliés
|
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(f) La conscience crée également
l'accès au «Soi»...
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Dans une observation profonde et brillante, Daniel Dennett
(1978) a écrit cela « Ce dont je suis conscient est ce à
quoi j'ai accès, ou (...), ce à ce quoi j'ai accès....
» J'ai accès à la perception, à la pensée,
à la mémoire, et au contrôle du corps. Le soi implique dans
la conscience d'acces/l'acces conscient est parfois designe sous le nom du soi
comme observateur. William James l'a appelé le CONNAISSEUR, LE «JE
» C'est naturellement notre intuition commune. POUR BAARS IL EXISTE
«A NARRATIVE INTERPRETER» QUI A ETE TROUVE DANS LE CORTEX GAUCHE DE
PATIENTS SPLITS-BRAIN ET QUI RECOIT L'INFORMATION SENSORIELLE CONSCIENTE.
L'interprète narratif rentre et présente ses observations sur UN
TYPE D'information, agit sur elle, et peut la décrire ; en
général IL affiche exactement le genre d'accès à
l'entrée/input consciente à laquelle nous nous attendons de la
notion journalière du « SOI ». Il peut y avoir un corolaire
complémentaire mais inarticulé « Soi » dans le cortex
frontal droit. Sans un tel accès « au SELF OBSERVATEUR », nous
ne pouvons pas obtenir de l'information du monde, de la mémoire, ou des
idées imaginées du futur. Sans cortex frontal nous ne
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pouvons pas exercer le contrôle volontaire des muscles
squelettiques ou du
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discours intérieur. Quand le SOI observant est
éclipsé par la schizophrénie, les
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victimes rapportent une perte de temps de comme si
l'éclipse dans l'individu observant a également fait
disparaître la conscience, pour des semaines ou même des mois. Le
SOI OBSERVANT semble être un cadre nécessaire pour une
expérience consciente.
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III. FONCTIONS DE LA CONSCIENCE
: LE THEATRE DE TRAVAIL
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1. Adaptation et fonction
d'apprentissage
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· plus l'information est nouvelle, difficile, plus
nous serons conscients
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2.
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fonction de définition et de
c ontextuali s ation
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Chaque expérience consciente est formée
par les facteurs contextuels, qui sont
inconscients, L'expérience actuelle étant
influencée par des idées antérieures hors
de la conscience. Contenu et contexte sont
inséparables.
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3. Accès au système du SOI
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Le problème de la subjectivité :
comment
l' « individu observant » interagit avec
le
contenu conscient. L'individu/le SOI semble
surveiller/monitorer et commander l'accès aux
événements conscients, maintenant une
continuité entre différentes situations. LE JE
SEMBLE AVOIR ACCES A LA perception, la
pensée, la mémoire et au contrôle du
corps.
L'individu/ le SOI et la conscience
semblent
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être des systèmes
mutuellement
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nécessaires... ( donc
distincts)
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4.
d
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Prioritisation et fonction de contrôle
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'accès
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il semble présenter la conception actuelle non de
la conscience d'accès mais de l'attention en elle-
même. En effet, l'attention sélectionne, est un
filtre sur la possibilité d'accéder consciemment
aux informations ».
La conscience pour Baars a pour rôle de « relier
un type d'évènements à des buts de haut
niveau » afin de le rendre plus souvent conscient
(augmentant les chances d'adaptation)
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5. fonction de contrôle et de
recrutement (créativité)
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Les buts conscients peuvent recruter des
tâches routinières inconscientes pour
effectuer des actions d'une nouvelle
manière.
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6. Prise de décision et fonction de
direction/exécutive...
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Le théâtre n'est pas un directeur/ n'a pas de
fonction
exécutive, mais tout comme les gouvernements visent
à
commander de nouveaux médias, les SELF-SYSTEME
situés probablement dans le cortex frontal EXERCE LEUR
CONTROLE VIA LA « PUBLICITE » CONSCIENTE. Il donne
l'exemple de l'athlète pouvant augmenter ses
performances
en imaginant consciemment des actions désirées. Le
théâtre
peut également être employé pour prendre des
décisions : un
acteur peut poser une question au public, qui peuvent alors
répondre avec du savoir spécialisé qui n'est
pas autrement
disponible.
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7. fonction de détecteur d'erreur et
d'édition
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Nous devenons conscients d'une erreur
tandis que le processus de détection de
cette erreur est inconscient. L'entrée/l'input
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conscient est surveillée/monitorée par des
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systèmes inconscients, qui agiront pour
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interrompre l'écoulement (ndlr, de la
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conscience) si des erreurs sont détectées.
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La connaissance de ce qui fait d'une erreur
une erreur est rarement consciente.
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« Cependant, il devrait être impossible
qu'un stimulus inconscient modifie le
traitement sur une base d'essai par essai
via le contrôle top-down. Un stimulus qui
entre en contact avec la zone de travail
pour une durée suffisante pour changer le
contrôle top-down devrait toujours être
globalement rapportable » (Deahene et Al.
2001)
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8. Fonction réflexive et d'autocontrôle
(self-monitoring)
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Par le discours intérieur et l'imagination,
nous pouvons « nous refléter »
simultanément, surveiller/monitorer,
résoudre des problèmes et essayer de
modifier notre propre fonctionnement.
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9. Optimisation du rapport
organisation versus flexibilité
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Inconscientes, habituelles ou innées, les
réponses « en boîte/enregistrées »
sont
fortement adaptatives dans des situations
prévisibles. A contrario, face à des
conditions imprévisibles la capacité de la
conscience d'organiser la connaissance
existante d'une nouvelle manière est
indispensable.
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En résumé, la conscience semble être la
manière principale par laquelle le système
nerveux s'adapte aux événements
nouveaux, provocants et instructifs.
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Conclusion de 1997
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UNE EXPERIENCE CONSCIENTE
SEMBLE CREER L'ACCES AUX
SOURCES INCONSCIENTES ET
INDEPENDANTES DU SAVOIR.
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GLOBAL A CCESS EST UNE CONDITION
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NECESSA IRE POUR LA CONSCIENCE,
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MAIS IL NE SAIT PAS ACTUELLEMENT
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QUELLES SONT LES CONDITIONS
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SUFFISANTES. CERTAINES
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CONDITIONS SONT NECESSA IRES Y
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COMPRIS LA CONSCIENCE D'ACCES
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au self système (SYSTEME DU SOI).
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Un compte-rendu plus complet requière
5 conditions pour une expérience consciente pouvant
être ajoutées a une
extension de l'architecture globale de la zone de travail:
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i. Cohérence interne du contenu conscient
ii. INFORMATION. LES INPUTS CONSCIENTS IMPLIQUENT
TOUJOURS UNE DEMANDE D'ADAPTATION AU SEIN DU
SYSTEME NERVEUX
iii. SELF ACCESS : les entrées conscientes DEMANDENT
accès
VIA LE SELF SYSTEME, système du SOI. En d'autres termes,
les
inputs sont déjà conscients et demandent
accès à la conscience via
le système du Soi : il y ici,
re-reconscience/rereprésentation à
contrario de Deheane (2001)
iv. Participation sensorielle minimum : les
événements conscients
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II. Approches récentes du Workspace
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A. John Searle considère que nous devons étudier
la conscience comme n'importe quel processus biologique. Il s'agit de
connaître les corrélats neuronaux de la conscience (quels sont les
processus cérébraux qui engendrent les états de conscience
et comment ces états de conscience se retrouvent en terme de structures
cérébrales)
La conscience consiste en des états internes,
qualitatifs, subjectifs, unitaires tandis que les processus
cérébraux sont des processus biologiques objectifs, chimiques
électriques (à la première personne) produisant des
états subjectifs à la « troisième personne ».
Il distingue deux approches, l'approche des « composantes
élémentaires »
consistant en l'identification des matériaux de
construction, leur rassemblement et la déduction du champs de conscience
(building block approach) correspondant aux modèles de Crick, Zeki,
Weiskrantz, ; et l'approche du « champs unifié », dans
laquelle il existe des modifications d'un champ existant de subjectivité
qualitative, mais pas de composantes élémentaires (unifield
field). Cette conception du champ semble inexacte correspondant à ceux
de Llinas et de Tononi & Edelman.
Denett, ou encore Dehaene et Naccache (2001) refusent cette
distinction
(conscience à la 3ème vs 1ère personne) et
considèrent que l'étude de la
conscience est réductible à un
phénomène à la troisième personne (ou à
l'introspection) et aux base neuronales qui lui sont
associées.
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B. Chris Frith,
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Définit les conditions expérimentales permettant de
mettre en évidence les corrélats neuronaux de l'expérience
consciente Ceux-ci consistant en une méthode d'identification des
distributions d'activité neurale qui lui sont associés
intimement.
Ils distinguent les niveaux de conscience, états de la
conscience (éveil/sommeil), le contenu de l'expérience
subjective, ce dont on est conscient et les percepts, mémoire, attention
qui engagent les aires spécifiques du cortex.Nous ne pouvons avoir
accès au contenu de l'expérience consciente que par le
compte-rendu que le sujet peut en produire (ils rejoignent donc Baars avec la
notion de rapportabilité). Il existe une différence entre ce
compte-rendu et l'expérience consciente elle-même, comme pour
Baars, mais de façon différente, les auteurs postulent qu'il
existe un compte-rendu verbal (exprimé par le langage et partagé
avec un tiers) et un second comportemental gestuel à considérer
dans l'expérimentation, tel qu'appuyer sur un bouton lorsque nous
percevons un stimulus). Il s'agit d'étudier ce comportement par la mise
en corrélation avec des activités neurales (imagerie ou
électrophysiologie). Il existe trois types d'activités neurales
à résoudre dans l'espace et le temps : celles associées
aux représentations mentales conscientes, aux stimulations sensorielles
et en relation avec le comportement.
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C. Crick et Koch
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1990. Ils découvrent que la vision attentive met
en oeuvre des
ensembles neuronaux aux activités intereliées suite
à des
modifications d'efficacité rapide et un maintien de la
décharge des
neurones par un mécanisme biophysique faisant intervenir
des
circuits réverbérants dont résulte des
oscillations (entre 35 et 45
Hz) correspondant à la synchronisation des
décharges qui placerait
l'objet mental dans la MEMOIRE DE TRAVAIL permettant sa
conscience par le sujet.
Pour autant, trois critiques ont été
portées: les oscillations peuvent
ne pas correspondre avec le binding (liage) des neurones, qui
peut
exister sans entrée dans la conscience de travail. Ils ne
distinguent
pas entre état et contenu de conscience...
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1995/2000
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Ils tentent de mettre en relation la connectivité du
système visuel avec l'accès à la conscience:
expériences de rivalité binoculaire chez le singe
(hiérarchie des voies visuelles avec distinction entre voies ventrales
et voies dorsales) d'autres expériences ont déjà
postulé que la voie dorsale est rapide et propage des
représentations non conscientes (mouvements de l'oeil et de la main), la
voie ventrale serait lente, propageant des représentations explicites et
aurait accès à la conscience, donnant une interprétation
adéquate d'une scène visuelle et contribuant à la mise
à disposition des systèmes moteurs, non le cortex
préfrontal qui ne participerait pas à la conscience. Ils
postulent que les neurones des «couches V et VI» du cortex
cérébral donnent accès à la conscience du fait des
propriétés oscillantes thalamo-corticales. Cependant, les
neurones des «couches VI» ne se projetant pas sur le cortex frontal,
leur activité ne corrélerait pas avec notre vision consciente. Il
entre dans la conscience une activité neurale d'aires visuelles se
projetant directement sur les aires préfrontales. Nous commençons
à apercevoir la nécessité de définir les types de
représentations ayant effectivement accès à la
conscience.
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2004
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Quelles sont les bases cérébrales de la conscience?
The « Neuronal Correlates of Consciousness » (NCC) nous
permettra d'échapper au « mystère » et d'éviter
de parler de « bases » neurologiques de la conscience, de
causalité entre structure et conscience, en expliquant simplement des
inférences sur des corrélations entre fonctionnement neuronal et
fonctionnement psychologique (sensation consciente), entre structures
neuronales et rapportabilité, entre structure et
représentations/expériences subjectives ( car il problème
pour mesurer au niveau psychologique l'expérience subjective). La
correspondance entre un événement mental et son corrélat
neuronal doit être explicite: un changement de l'état
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subjectif doit forcement être accompagné d'un
changement de l'état neuronal. «This stance implies that in
the absence of a physical carrier, consciousness can't exist. Put succinctly:
No matter, never mind.». Ils se sont focalises sur la
découverte des Corrélats Neuronaux de la Concisnce : lorsque une
information y est représentée, nous devenons conscient d'elle. Le
but est alors de découvrir « the minimal set of neuronal events and
mechanisms sufficient for a specific conscious percept » Pour eux,
les NCC impliquent l'activation des neurones dans le cerveau : « The NCC
involve the firing activity of neurons in the forebrain. Prendre en
consideration les NCC implique que nous sommes conscients d'un
évènement, et que NCC en rendent compte. Il y a donc
correspondance/corrélation «between any mental event and its
neuronal correlates. Another way of stating this is that any change in a
subjective state must be associated with a change in a neuronal state. Note
that the converse need not necessarily be true; two different neuronal states
of the brain may be mentally indistinguishable.»
Les oscillations à 40 hertz dans la Bande gamma
constituent le CNN. Cette bande gamma est, à l'origine, liée au
problème du liage (« binding », voir les parties d'un ensemble
comme un tout.). La Théorie temporelle du binding « voir un objet
implique des neurones dans une multitudes d'aires visuelles. La
problématique est de savoir commet ces neurones deviennent
temporairement actifs de manière unifiés. Dès lors que des
neurones déchargeront à même fréquence et de
façon synchronisés alors les neurones cohérents entre eux
ils donneront une représentation spécifique. Il y a Coalition de
Neurones synchrones opposés à une coalition de neurones qui sont
en compétition : celui qui dépasse un certain seuil est celui qui
devient accessible à la conscience (=winner take-all). La
Synchronisation amenant à la conscience correspondant à la bande
gamma (~40 Hz -* 30-80 Hz). Ces coalitions synchrones sont dans les parties
sensorielles. Dès qu'une jonction gagne la compétition, elle est
envoyée vers les régions préfrontales (fonctions
exécutives). Projections vers le cortex préfrontales (fonctions
exécutives et de planification), avec feedback pour maintenir
l'activité au-delà du seuil. Les aires préfrontales comme
siège de la conscience semblent être une interprétation
très plausible : toutes les informations ne sont pas disponibles dans V1
_Aire visuelle primaire_ mais seules les informations pertinentes pour survivre
et sont donc compactes.
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D) Edelman et Tononi
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2000. Edelman distingue deux types de conscience...
Il distingue la conscience primaire incluant la capacité
de construire une
scène multimodale réunissant plusieurs sources
d'informations et ne
contenant aucun aspect d'auto-référence de la
conscience supérieure
libérant l'homme de l'esclavage de l'ici-et-maintenant
associée à
l'émergence du langage et incluant la capacité
de rapportabilité et de parler
des états de conscience. Il se
réfère au Soi et à la référence au Soi.
Son modèle est connexionniste, proposant deux
schémas connexionnels
de la conscience 1) la conscience primaire, incluant une boucle
réentrante
connectant la mémoire catégorielle et axiologique
à la catégorisation
perceptive actuelle et 2) une conscience de niveau
supérieur, propre à
l'homme, incluant les aires du langage (aire Wernicke et de
Broca) et une
mémoire des valeurs et des catégories
spéciales distribuées dans les aires
temporales, frontales et pariétales.
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Et avancera avec Tononi, la thèse du
«dynami c c o re »...
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Ils proposent un modèle d'intégration dans le
cortex visuel et un modèle thalamortical, postulant un liage entre
plusieurs aires visuelles interconnectées et ayant une fonction
spécialisée. Leur
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modèle souhaite résoudre le problème du
liage qui engagerait des interconnexions réciproques entre aires et des
sytèmes d'évaluations. Ils proposent également une
théorie statistique de traitement de l'information appliquée au
système nerveux dont la complexité ou information totale
intégrée correspondrait à « la somme des valeurs de
l'information mutuelle pour toutes les bipartitions du systèmes ».
Ils postulent, basés sur la notion d'intégration, une
hypothèse du
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« dynamic core » : un système est
intégré si ces éléments interagissent plus entre
eux qu'avec le
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système.
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Ainsi, les groupes de neurones ne contribueraient à
l'expérience consciente que s'ils participent à un agrégat
fonctionnel et distribué à interactions réentrantes dans
le système thalamocortical, réussissant une intégration
massive en une centaine de millisecondes. Cet agrégat est
séparé du reste du cerveau par une frontière fonctionnelle
qui constitue le noyau dynamique ayant des frontières fonctionnelles
distinctes et possèdant des capacités d'intégration,
composition variante en permanence, de distribution spatiale variable et non
localisable dans un endroit unique du cerveau n'étant ni coextensif
à l'ensemble du cerveau, ni limité à un sous-ensemble de
neurones et ne se référant à aucun ensemble invariant
d'aires cérébrales, le même groupe de neurones pouvant
faire partie à certains moments du « noyau » ou en être
exclu. La composition exacte du noyau dynamique varierait donc de
manière significative d'un moment à l'autre pour un individu et
d'un individu à l'autre. Il serait à la fois unifié,
privé et différencié. Pour autant, les critiques portent
sur la non localisation en un seul endroit du cerveau, pas de
propriétés locales intrasèques des neurone sachant qu'il
comporte les corrélations à longues distances entre
régions différentes du cerveau variant d'un sujet à
l'autre. Ce modèle a été testé avec des
tâches de rivalité binoculaire par
magnétoencéphalographie. La variabilité des données
a posé un problème, de même que la non distinction entre
état et contenu de conscience et le
d'une de la
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rejet architecture neuronale universelle conscience.
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E) Dehaene et Changeux:
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A. 1989/1997: modélisation formelle,
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Les auteurs usent de la tâche de réponse
différée incluant une tâche A non A ou d'ajustement
à la tâche « matching to sample »
L'organisme formel inclut, au minimum, deux niveaux
d'architecture : une boucle sensorimotrice de base avec synapses modifiables
possédant les capacités de perception et de préhension et
un niveau supérieur qui contient des unités de codage de
règle et de mémoire assorties d'un mécanisme de
récompense. L'unité de codage de règle est composée
de neurones excitateurs richement interconnectés, susceptibles de former
des groupes discrets qui s'inhibent mutuellement par des connexions à
longue distance, de telle sorte que seule une règle est active à
un moment donné. Les neurones règles déterminent des
opérations de comportement qui, si elles s'accompagnent de
succès, stimulent un mécanisme de récompense positif qui
stabilise, en retour, le groupe particulier de neurones règles actif
à cet instant. Il y a donc sélection par
récompense. Si l'acte de comportement conduit à un
échec, il y a déstabilisation de l'ensemble des neurones
règles et oscillation d'un groupe de neurones à l'autre
jusqu'à ce qu'une règle nouvelle entraîne une
récompense positive. Le modèle propose que le système de
récompense agisse directement ou individuellement au niveau des neurones
règles en changeant les efficacités synaptiques, par exemple au
niveau des récepteurs allostériques. Dans ces conditions, un
« générateur de diversité » permet à
l'organisme d'induire des règles par essais et erreurs. On peut alors
parler de « darwinisme mental ».
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Ils utilisent une tâche de « Tri de Cartes de
Wisconsin » plus complexe est utilisée pour déceler des
lésions du cortex préfrontal chez des patients
cérébrolésés. Il s'agit d'une tâche de
réponse différée améliorée, avec des cartes
dont les figures diffèrent par la couleur, le nombre, la forme. On
demande au sujet de classer des cartes réponse en fonction de quatre
cartes de référence présentées devant lui suivant
une règle qui peut être une règle de couleur, de nombre ou
de forme. Le sujet doit donner le maximum de réponses positives et
l'expérimentateur répond en disant « c'est bon » ou
« c'est mauvais ». Soudain, le docteur change tacitement la
règle, par exemple passe d'une règle de couleur à une
règle de forme. Le sujet doit alors noter le changement et
découvrir quelle est la nouvelle règle. La réponse au test
de Tri de Cartes de Wisconsin est altérée chez les sujets avec
lésions préfrontales qui présentent des
persévérations dans l'erreur. Dehaene et Changeux (1981) ont
proposé une architecture plus complexe que celle des réponses
différées qui inclut des groupes de neurones d'« intentions
motrices » qui peuvent être actifs sans être en action ainsi
qu'une boucle d'auto-évaluation qui permet d'évaluer
tacitement une intention vis-à-vis de règles déjà
mémorisées. L'organisme formel ainsi construit réussit
à passer la tâche de Wisconsin : il possède une
mémoire épisodique et est capable de « raisonnement ».
En effet, des règles peuvent être éliminées a priori
par évaluation à l'avance des résultats à venir. Il
peut donc y avoir test interne tacite d'une règle potentielle. Il s'agit
déjà d'un attribut de la conscience.
La tâche de la Tour de Londres est encore plus
complexe puisqu'il est demandé au sujet de passer d'une configuration de
boules empalées sur des tiges à une autre configuration
géométrique des mêmes boules. Dehaene et Changeux (1997)
ont proposé une architecture qui incorpore un système de
planification descendant et un système d'évaluation ascendant par
récompense, qui permet d'effectuer une séquence
d'opérations organisées de manière hiérarchique
pour atteindre un but.
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B. 1998. Espace de travail conscient.Se tournent vers
les bases neurales de « faire un effort conscient », tâches de
«
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synthèse mentale », résolution d'un
problème, unissant plusieurs modalités distinctes. Les auteurs ne
parlent pas d'« état de conscience »_ le sujet est
éveillé et conscient_ mais de comprendre le contenu de la
conscience, les opérations conscientes. L'architecture
proposée reprend les schémas antérieurs à deux
niveaux principaux en les généralisant. Un « espace de
travail neuronal » correspondrait au « système de supervision
attentive » de Shallice, aux « systèmes centraux » de
Fodor ou à « l'espace de travail conscient » de Baars, mais
serait constitué par un vaste ensemble de neurones
interconnectés, avec axones longs, qui regrouperait plusieurs aires
corticales. Par recrutement dynamique avec intégration globale de
représentations possédant les propriétés
d'unité et de diversité, de variabilité et de
compétition que proposent Edelman et Tononi mais ici dans un espace dont
l'architecture neurale est parfaitement délimitée. S'y ajoute un
ensemble de « processeurs compartimentés », constitués
par des neurones reliés entre eux à courte distance et qui
interviendraient, mais relativement autonomes entre eux, comme la vision, la
sémantique, la motricité. Ils assignent une importance
primordiale aux neurones à axones longs, particulièrement
abondants dans les couches I, II, III, du cortex cérébral et qui
se trouvent quantitativement présents en plus grand nombre dans les
cortexs préfrontal, dorsolatéral et inféropariétal.
On retrouve donc ici une contribution critique des lobes frontaux dans le
travail conscient.
Les auteurs ont simulé une tâche cognitive
multimodale, la tâche de Stroop consistant à demander au sujet de
nommer la couleur de l'encre avec laquelle est écrit un mot de couleur.
Le sens du mot lu est en général prononcé de
manière relativement automatique par le sujet, quelle que soit la
couleur de l'encre, même s'il y a non congruence entre le sens et la
couleur de l'encre. Le sujet doit donc faire un effort de correction. Pour
cela il va utiliser les neurones de l'espace de travail qui, par essais et
erreurs, vont contrôler de « haut en bas » (top down) le
traitement d'information réalisé par les processeurs travaillant
de « bas en haut » (bottom up). La simulation du modèle
sur ordinateur permet de rendre compte de la dynamique de sélection
d'une représentation globale et permet même de prédire une
dynamique de l'imagerie cérébrale telle qu'observée au
cours de l'exécution de la tâche.
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