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La connaissance scientifique et son processus selon Gaston Bachelard

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par Guylain Mabiala Nlenzo
Institut Saint Augustin - Distinction 2003
  

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1

EPIGRAPHE

La science suscite un monde, non pas par une impulsion magique, immanente à la réalité, mais bien par une impulsion rationnelle, immanente à l'esprit.

(Gaston Bachelard)

DEDICACE

A mon regretté frère,

Nlenzo Nlenzo Horly P.D.Ç. que le Seigneur a rappelé auprès de lui avant l'élaboration de ce présent travail;

A mes parents,

Papa Nlenzo Nsavu Damase et Maman Mbumba Tona Marguerite, auprès de qui j'ai appris la douceur, l'affection, le savoir vivre et la générosité ;

A mon frère et ami, Monsieur l'Abbé Jean Basile Mavungu Khoto,

Je dédie ce travail

AVANT-PROPOS

Au terme de notre premier cycle de philosophie, nous voulons remercier toutes les personnes de bonne volonté qui nous ont soutenu matériellement, moralement et spirituellement.

Que le Professeur J. N'kwasa BUPELE qui avait voulu diriger ce travail puisse trouver ici l'expression de notre profonde gratitude.

Nos remerciements vont droits également à tous les Professeurs du Philosophat Saint Augustin car, grâce à leurs enseignements, nous nous sentons aujourd'hui projeté dans un univers sapiential qui n'est accessible qu'au groupe des initiés dont nous faisons partie avec la présentation de la présente dissertation.

Notre gratitude va droit à la Société Missionnaire de Saint Paul, spécialement au révérend Père Roger WAWA, actuel supérieur régional ; à nos deux formateurs, le révérend Frère Gigi BOFELLI et le révérend Père Jacques BOSEWA, qui, par leur soutient spirituel, moral et matériel nous ont aidé à aller de l'avant dans notre entreprise scientifique.

Nous sommes redevables à la famille Nlenzo : mon père Nlenzo Nsavu Damase, ma mère Mbumba Tona Marguerite, Myfie Nlenzo, Falito Nlenzo, Mimi Nlenzo, Horly Nlenzo, Nadine Nlenzo, Nacha Nlenzo, Dieu-merci Nlenzo, Typelas Ntoto, Gibril Mabiala.

Nous sommes également redevable à la famille Sassy : Papa Sassy Kassale, Maman Monique Sassy, Maman Angel, Esther Sassy, Moïse Sassy, Mimi Sassy, Sara Maria, les petits Carlos et José qui, par leur soutient matériel, ainsi que pour les conseils dont nous étions bénéficiaire, nous ont aidé à persévérer et à arriver au niveau où nous nous trouvons aujourd'hui.

Nous avons aussi le coeur plein de reconnaissance à nos frères aînés et cadets, présents ou absents qui ont su, par leur présence, nous donner les raisons d'espérer. Nous pensons aux aînés comme le révérend Frère Emmanuel PEMBELE, les révérends Pères Alphonse LUKOKI, Marcel NDALA, François CAMPUS. Nous pensons aussi à nos deux juniors, Barthélemy DINAMA et Gilbert MIKA qui, eux aussi, ont contribué d'une façon ou d'une autre à notre émergence philosophique. Que nos novices : Joseph KALONDA, Omer MONJI et Jean de Dieu NKOLELWA trouvent dans ce travail l'expression de notre profonde reconnaissance.

Nous pensons également à tous les confrères du Scolasticat Jacques Alberione, spécialement à Alphonse ABEDI, Dieudonné MULOLO, Pierre KYUNGU, Célestin KABULA, Deo TUTA, Alain SALANKANG, Didier DIEMU et à tous les membres de la generalicia :Jean Baptiste SAPEPO et Daniel KAHYA.

Nous n'oublions pas les compagnons de lutte au Philosophat : Alain KIPA, Salvador DIKIZEYIKO, Faustin MBENZA, le camerounais Thaddeus MUNU, Jean Louis HUTU, Boniface BADIKADILA, Augustin WILIWOLI... et, nous pensons aussi à nos anciennes collègues Lydie NGIELE et Nancy MBIYAVANGA qui, indépendamment de leur volonté, n'ont pas pu terminer avec nous ce premier cycle de philosophie.

A vous qui allez lire ce travail, nous exprimons à l'avance notre remerciement pour votre indulgence et vos encouragements.

0. INTRODUCTION GENERALE

0.1. Problématique

La tradition académique veut que, au terme d'un cycle de formation, l'étudiant présente un mémoire. C'est la raison d'être du présent travail que nous élaborons dans le cadre de la pensée bachelardienne en relisant Le Nouvel esprit scientifique1.

La fin du vingtième siècle et le début du vingt et unième siècle sont marqués par des progrès scientifiques très développés. Il ne faut pas en douter, car notre vécu quotidien nous le prouve à suffisance. Il y a une nouvelle découverte scientifique tous les jours. Ce siècle récent a été, comme le disent certains penseurs, un siècle de progrès.

La description scientifique de la nature est aujourd'hui très éloignée de sa conception commune et quotidienne. Ainsi la description qu'a donnée Nicolas Copernic de l'univers n'a pas modifié notre langage courant pour lequel le soleil "se lève" et "se couche", conformément à notre expérience empirique. De même, la théorie de la relativité d'Einstein pose que l'écoulement du temps n'est pas partout uniforme. Cette description empêche de reconnaître une réalité physique à la notion de simultanéité. Pourtant, personne au quotidien ne douterait que l'expression "réglons nos montres" soit pleinement légitime. Faut-il reprocher à la science de se perdre dans une abstraction aveugle à l'expérience concrète ? Faut-il réamorcer les défiances des empiristes contre un rationalisme pas trop cartésien ? La science peut- elle sans dommages s'éloigner de l'expérience empirique immédiate et manipuler des objets de plus en plus abstraits, de moins en moins descriptibles par des concepts autres que mathématiques ? C'est ce constat d'un divorce entre les concepts du physicien et les conceptions communes tirées de l'expérience empirique immédiate, dont Bachelard veut tirer les fruits. Notre objectif est de montrer justement, à la suite de Gaston Bachelard, comment se réalise le rationnel dans l'expérience physique à l'ère du nouvel esprit scientifique.

1 BACHELARD, G., Le nouvel esprit scientifique. 9è éd, Paris, P.U.F. 1996

0.2. Intérêt du sujet et présentation de l'auteur

L'intérêt pour nous en abordant ce thème est d'essayer de comprendre à notre façon cette pensée bachelardienne. Sa démarche fondamentale, globale peut nous enrichir, et nous tâcherons de méditer son inspiration.

Qui est Gaston BACHELARD ? Philosophe français, Gaston Bachelard naît le 27 juin 1884, en Champagne, à Bar-sur-Aube. Il passe son enfance dans la province la plus rustique où l'homme n'a pas perdu le contact avec les éléments premiers. Nanti de son baccalauréat, il entre dans l'administration des Postes (1903- 1913). En disponibilité pour raison d'études dès 1913, il prépare le concours d'élèves ingénieur des Télégraphes et achève parallèlement sa licence de mathématiques. La guerre de 1914-1918 brise son destin. En 1919, il renonce à son ambition d'ingénieur et entre dans l'enseignement secondaire. Il est professeur de sciences au collège de Bar-sur-Aube de 1919 à 1930. A 35 ans, il engage de nouvelles études. Agrégé de philosophie en 1922, il obtient de demeurer à Bar-sur-Aube, à la fois professeur de sciences et de philosophie. En 1928 paraissent les deux thèses, soutenues en 1927, Essai sur la connaissance approchée et Etude sur l'évolution d'un problème de physique, la propagation thermique dans les solides.

La Faculté des Lettres de Dijon l'appelle en 1930, puis la Sorbonne en 1940 (où il restera jusqu'en 1954).Il publie en 1934 Le Nouvel Esprit scientifique, en 1938 La formation de l'Esprit scientifique, en 1940 La Philosophie du non, en 1942 L'eau et les rêves, La terre et les rêveries du repos en 1946, La terre et les rêveries de la volonté en 1948. Il entre à l'Académie des sciences morales et politiques en 1955 et obtient le Grand Prix National des Lettres en 1961, année où il publie La flamme d'une chandelle. Il meurt à Paris le 16 octobre 1962.

Gaston Bachelard nous propose des pistes de réflexion sur la manière de procéder à l'élaboration de la science, et d'après un esprit qui se veut « scientifique ». Sa réflexion entend apporter un correctif qu'il juge important pour le progrès scientifique lui même, au sens englobant du terme. Et c'est cela qui lui permet de parler de « nouvel esprit scientifique ».

0.3. Méthode et subdivision du travail

Notre démarche se veut réflexive et analytique avec comme but de comprendre l'auteur. Notre travail se développe en trois chapitres. Dans le premier chapitre, nous survolerons l'histoire des sciences, en mettant l'accent sur les différentes étapes de l'évolution scientifique partant de l'Antiquité jusqu'au nouvel esprit scientifique dont parle Bachelard. Et, une distinction entre la connaissance commune et la connaissance scientifique fera l'objet du deuxième point de notre chapitre. Au deuxième chapitre, nous aborderons « l'esprit scientifique, savoir méthodiquement fondé » en analysant les concepts comme « épistèmè », « rationalisme », « réalisme », « déterminisme » et « indéterminisme ». Nous chercherons à voir comment le savoir scientifique se démarque de la connaissance ordinaire, de la connaissance naïve.

Le troisième chapitre traitera de « l'esprit objectif comme lieu d'émergence de l'esprit scientifique ». Dans ce chapitre où nous analyserons les concepts comme « objectivité », «victoire de l'esprit », « négation dynamisante », nous verrons que « l'esprit dialectique bachelardien » se présente comme l'indicateur du savoir qui se veut objectif d'après le Nouvel esprit scientifique.

Enfin notre travail se terminera par une conclusion.

CHAPITRE PREMIER :

DE LA PRESCIENTIFICITE AU NOUVEL ESPRIT
SCIENTIFIQUE

I.0. INTRODUCTION

L'oeuvre de Bachelard est construite selon une double polarité la raison scientifique d'un côté et à l'opposé, l'activité onirique de l'imagination. Dans le premier registre, il propose une conception nouvelle de l'histoire des sciences, progressant par crises et ruptures successives, et une épistémologie formée à la négativité et à la pensée polémique. Un nouveau rationalisme en découle refusant la structure immuable et éternelle de la raison. Aucune catégorie a priori ne préside à la constitution de la science, mais la raison remet en question ses principes et ses concepts en les ajustant aux révolutions scientifiques successives. La notion d'obstacle épistémologique que nous aurons à traiter dans les lignes qui suivront commande la double orientation de sa philosophie: la formation de l'esprit scientifique contre les valorisations inconscientes, la connaissance sensible et toute forme d'évidence immédiate; la réhabilitation dans l'ordre de l'imaginaire des expériences condamnées sur le plan de la rationalité.

Dans ce premier chapitre, il sera question de montrer la façon dont la science a évolué, d'après notre auteur, en s'appuyant sur les étapes de l'évolution scientifique : de l'Antiquité jusqu'à nos jours. Aussi nous essayerons de définir les deux modes de connaissances: la connaissance commune et la connaissance scientifique pour éviter toute confusion de sens.

I.1. UNE EPISTEMOLOGIE DISCONTINUISTE

doit effectuer l'esprit pour ajuster ses cadres rationnels aux expériences nouvelles, sont autant de changements de méthodes et de concepts à l'intérieur même du devenir scientifique. Bachelard utilise très librement la loi des trois états d'Auguste Comte pour désigner les trois grandes étapes dans le devenir scientifique :

L'état préscientifique,

L'état scientifique, et

L'ère du nouvel esprit scientifique.

I.1.1. L'état préscientifique

Cette période qui s'étendrait de l'Antiquité au XVIII siècle, est caractérisée par l'absence de rupture entre l'expérience commune et l'expérience scientifique et par le caractère empirique de l'objet scientifique en continuité avec les apparences « on pense comme on voit», c'est-à-dire de façon substantialiste, avec un regard fasciné par la chose et prisonnier de l'imagination, des idées générales et des concepts immuables.

I.1.2. L'état scientifique

Bachelard situe cet état entre la fin du XVII siècle et le début du XX siècle. Il est marqué par le divorce avec la connaissance commune. La raison édifie ses premières constructions et la pensée scientifique se différencie de son passé préscientifique par sa marche vers une abstraction croissante où le réalisme élémentaire devient obstacle à l'effort de rationalisation. Toutefois. l'état scientifique reste encore tributaire d'une « épistémologie cartésienne», c'est-à-dire d'une philosophie de l'intuition, de l'immédiat, des natures simples, et d'un esprit scientifique confiant dans les vérités premières et les notions de base.

I.1.3. L'ère du nouvel esprit scientifique

Cette ère qui est la nôtre, aurait débuté en 1905 avec la théorie de la relativité einsteinienne. Elle constitue notre actualité. Elle consacre la rupture avec les natures simples cartésiennes, « On s'aperçoit que l'état d'analyse de nos intuition communes est très trompeur et que les idées les plus simples comme celle de choc, de réaction, de réflexion matérielle ou lumineuse ont besoin d'être révisées. Autant dire que les

idées simples ont besoin d'être compliquées pour pouvoir expliquer les microphénomènes.»2 Le simple est une illusion et les natures prétendues simples se révèlent un tissu de relations complexes, la nouvelle pensée scientifique ne cessant d'affiner et de différencier les structures,

Cette troisième période est l'ère d'une prise de conscience réflexive par la science. C'est pourquoi elle se définit non comme un état, mais comme un esprit3. L'épistémologie nouvelle qui anime la science prend acte des ruptures épistémologiques (épistémologie non cartésienne, géométrie non euclidienne, relativité non newtonienne) et, découvrant que « tout ce qui est décisif ne naît que malgré et contre», elle voit dans l'état de crise le moteur et le dynamisme même de la science.

I.2. LES MODES DES CONNAISSANCES4

I.2.1. La connaissance commune

La connaissance commune est aussi nommée connaissance banale ou connaissance vulgaire, connaissance spontanée, connaissance empirique. Elle est celle qu'auraient de la réalité des êtres dépourvus d formation scientifique spéciale, comme les primitifs, les enfants, les gens simples. Pourtant les hommes cultivés, et les grands savants, en usent toujours dans la plupart de leurs actions habituelles hors du laboratoire ou de leur cabinet de travail. Ainsi quand un physicien va prendre le train, il ne songe pas nécessairement aux théorèmes de mécanique qui lui permettent de progresser, de maintenir son équilibre, puis d'être transporté en wagon. Un chimiste assoiffé qui boit un verre d'eau oublie généralement de penser à la composition de ce corps! On ne saurait exagérer l'utilité de cette connaissance qui nous permet de vivre et que la connaissance scientifique non seulement ne remplace jamais complètement, mais prend encore pour point de départ obligé.

La connaissance commune est le plus souvent le produit d'une élaboration spontanée de la raison, alors que la connaissance scientifique résulte d'une

2 BACHELARD. G., Le nouvel esprit scientifique, 9ème éd., Paris, P.U.F., 1996.

3 BARAQUIN, N., et LAFFITE, J., Dictionnaire des philosophes. Paris, Armand Colin/Vuef, 2002, p.41 4GEX, M., Eléments de philosophie des sciences,, 2ème éd. Neuchâtel,Griffon, 1964, pp. 15-21

élaboration réfléchie, méthodique, poursuivie dune manière volontaire et parfois ardue.

Dans la connaissance commune, les sensations obtenues par les organes des sens sont élaborées inconsciemment en perceptions, puis l'esprit, grâce à la mémoire, compare entre elles les diverses perceptions, es analyse et observe ainsi certains retours de phénomènes analogues. Tout naturellement es prit s'attend à leur réapparition et devient capable, dans une certaine mesure, de les prévoir. II formule ainsi des lois empiriques telles que celle-ci : tout homme meurt; le feu cuit les aliments et brûle.

Malgré ses défauts et ses insuffisances, la connaissance commune ou empirique est un sûr acheminement vers la connaissance scientifique, car elle comporte déjà un certain degré de généralité. Elle peut, en effet, énoncer des lois (pas toujours rigoureuses) et, quoique subjective dans une large mesure, c'est à dire variable d'un individu à l'autre. Elle est grandement influencée et régularisée par la société au moyen du langage dont les mots permettent de classer rapidement les sensations nouvelles et, avec laide de la syntaxe, de les mettre en rapport avec les anciennes.

Le but de la connaissance commune, structurée et uniformisée par le langage, est de nous adapter à notre milieu, de nous permettre de nous préserver des dangers qui nous menacent, de nous procurer notre nourriture, de nous adapter â nos semblables, de deviner leurs intentions et de prévoir dans une certaine mesure leurs actions.

I.2.2. La connaissance scientifique

La pensée scientifique est dans le prolongement de la pensée commune. Elle est en tout cas un perfectionnement un accroissement. Cependant, en perfectionnant la pensée commune, la pensée scientifique peut s'éloigner considérablement des façons de voir de cette dernière et élaborer des notions qui ne rappellent en rien l'expérience immédiate. Les conceptions récentes de la physique par exemple, surprennent et déroutent le sens commun.

Tout comme la connaissance commune, la connaissance scientifique part des données des sens. Une accumulation de faits, d'observations et d'expériences ne constitue cependant pas une Science. La raison cherche en effet à unifier et à systématiser d'une façon rigoureuse toutes les connaissances acquises dans un certain domaine. Elle pousse cette coordination beaucoup plus loin en science que dans la connaissance commune. La systématisation en science se fait au moyen de lois et de théories.

En conclusion, nous dirons qu'entre les connaissances communes et scientifique il y a plutôt une différence de degré que de nature. La connaissance commune est qualitative, alors que la science s'efforce d'introduire des déterminations quantitatives dans l'énoncé de ses lois, au moyen de la mesure. Chacun sait que les corps non soutenus, d'une certaine densité, tombent mais la science seule peut indiquer le chemin qu'ils parcourent en fonction du temps écoulé.

La science, enfin, est plus objective que la connaissance commune. Son contenu ne variant pas d'un individu à l'autre est indépendant de l'humeur, des désirs et des bizarreries subjectifs : c'est une oeuvre collective, contrôlée et méthodique. La science porte sur des abstractions soigneusement élaborées (la vitesse, l'accélération! le travail, la puissance, etc.), qui rendent cette objectivité possible. Sans doute la connaissance commune se sert aussi d'abstractions : «arbre : en est une, puisque ce concept laisse de côté les caractères qui différencient entre eux le sapin, le chêne, etc. mais les abstractions scientifiques sont plus techniques et permettent, si possible, l'usage du calcul. C'est le haut degré d'abstraction de la connaissance scientifique qui la rend aisément communicable.

I.3. CONCLUSION DU CHAPITRE

Tout au long de l'histoire des sciences, nous venons de voir que la conception de la science n'est pas la même que celle que nous avons aujourd'hui en vigueur. La science a évolué tout au long de l'histoire.

La connaissance scientifique est partie de la cohabitation avec la

connaissance commune puis, elle se démarquera d'elle du 18ème au début du 20ème
siècle à la période appelée l'état scientifique. Aujourd'hui, la science a déjà dépassé

cette étape. Nous parlons actuellement de l'ère du nouvel esprit scientifique qui a été inaugurée avec la théorie de la relativité par les travaux d'A. Einstein particulièrement.

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