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Les infections néo natales

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par Aimée KOKAMWA MAMBOYA
Institut Supérieur des Techniques Médicales - Graduat 2009
  

Disponible en mode multipage

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0.0. INTRODUCTION

01. PROBLEMATIQUE

La protection de la mère et de l'enfant constitue une activité primordiale et prioritaire dans le domaine de la santé. Nous devons choisir quels sont les problèmes les plus importants qui menacent les nouveau-nés et intégrer les solutions envisagés dans une perspective promotionnelle (ROTSART de HERTAING et J. COURTEJOIE, 1977).

La mère et son enfant constituent le groupe le plus précieux d'une société humaine, la meilleure des garanties de sa continuité ainsi que de son progrès. C'est donc le domaine de la protection maternelle et infantile ; qui réclame de nous et à bon droit, le maximum d'effort (RAYMOND B. et COURTEJOIE, 1987).

Les infections materno-foetales sont devenues un problème de santé publique depuis les années 1970 avec la prépondérance des infections à streptocoque B. Le taux global d'attaque des infections à streptocoque B dans les études conduites aux Etats-Unis est de 1 ,7 % d'infections materno-foetales et de 1 à 4 % des nouveau-nés reçoivent des antibiotiques (COULOMB B., 2002).

En France, un cas d'infection néonatale (septicémie) à streptococcus pneumoniae a été retrouvé, acquise lors du passage de la filière génitale de la mère. Le pneumocoque est une cause rare (1-8 %) d'infection puerpérale pouvant causer une morbi-mortalité chez l'enfant et la mère. La présentation clinique de l'infection chez le nouveau-né et identique à celle des autres infections néonatales, mais un pronostic sévère (mortalité 50 %, séquelles neurologiques 13 %) y est associé. L'enfant s'infecte le plus souvent à partir des voies génitales de la mère, même si la colonisation à S-pneumoniae est exceptionnelle (fréquence d'isolement dans les prélèvements génitaux féminins 0,003 - 0,75 %(médias .free. 2010).

La sévérité du pronostic devrait conduire à proposer un traitement probabiliste sans délai (amoxicilline) de tout enfant colonisé ou né de mère colonisée et si nécessaire, de la mère. La rareté du portage génital et la difficulté de mise en évidence du pneumocoque dans les prélèvements vaginaux rendent illusoire une recherche systématique mais du fait du ratio infection/colonisation élevé, tout isolement de pneumocoque dans les prélèvements vaginaux d'une femme enceinte doit être transmis au clinicien afin d'assurer une prise en charge adéquate de l'enfant et de la mère ( médias.free. 2010).

L'infection bactérienne néonatale (IBN) est fréquente ; elle touche 1 % des nouveau-nés.Sa prise en charge repose sur une antibiothérapie instituée précocement avant la confirmation bactériologique. Cette attitude vise à réduire la morbidité et la mortalité, mais conduit à traiter 1 à 10 % des nouveau-nés ( médias.free. 2010).

Les cas de mortalité néonatal sont beaucoup observés dans les pays pauvres par rapport aux pays industrialisés suite à la pauvreté et la prise en charge insuffisante. D'où l'importance d'une étroite surveillance des femmes gestantes et des nouveau-nés (ONU, 1982, p. 7).

En République Démocratique du Congo, les études menées par NGONDO et PITSHA NDENDE (1996-1997, p. 51) ont démontré que près de 40 % de décès dans la première année surviennent au cours du premier mois de la vie.

Une autre étude menée à Kisangani en R.D. Congo, dans la zone de santé de Kabondo démontre que la mortalité infantile concerne plus de nouveau-nés de la tranche d'âge de 1-7 jours, soit 50 % (TSHONGO, 2001-2002, p. 21).

Vu l'augmentation des infections néonatales et les risques qui en découlent à travers le monde en général et la République Démocratique du Congo en particulier, nous avons jugé indispensable de mener une étude sur la fréquence et la prise en charge des infections néonatales précoces.

Pour mieux aborder notre étude, nous nous sommes posés les questions suivantes :

- Quelle est la fréquence des infections néonatales précoces à l'Hôpital Général de Référence de Mangobo ?

- Comment est la prise en charge de ces infections néonatales précoces ?

0.2. OBJECTIFS

De notre étude, nous nous sommes fixés les objectifs suivants :

- Déterminer la fréquence des infections néonatales précoces à l'Hôpital Général de Référence de Mangobo ;

- Evaluer la prise en charge des infections néonatales à l'Hôpital Général de Référence de Mangobo.

0.3. HYPOTHESES

Etant donné que les femmes enceintes négligent l'hygiène pendant la période de la grossesse.Nous pensons que la fréquence des infections néonatales serait élevée et la prise en charge serait efficace à l'Hôpital Général de Référence de Mangobo.

0.4. INTERET DU TRAVAIL

Ce travail trouve son intérêt dans la mesure où il servira d'un outils de sensibilisation aux professionnels de santé en général sur les risques des infections néonatales précoces que cours les nouveau-nés.

En plus, cette étude revêt un intérêt capital dans la mesure où elle constitue un document de base aux chercheurs et aux scientifiques qui s'intéresseront à la question.

0.5. SUBDIVISION DU TRAVAIL

Hormis l'introduction, la conclusion et les recommandations, le présent travail comprend quatre chapitres à savoir :

Le premier chapitre porte sur les considérations générales des infections néonatales précoces ; le second est consacré à la considération méthodologique du travail ; le troisième porte sur la présentation et analyse des données de notre recherche et le dernier chapitre traite des discussions et commentaires des résultats.

CHAPITRE PREMIER : CONSIDERATIONS GENERALES

1.1. DEFINITION DES CONCEPTS

1.1.1. Prise en charge

C'est prendre des actions curatives pour assurer une bonne surveillance et une bonne évolution (AMBENA, 2006, p. 5).

1.1.2. Infection

C'est la pénétration et le développement d'un agent pathogène dans l'organisme (KABEMBA, S., 2008, p. 2).

1.1.3. Infection néonatale

C'est l'infection qui survient de 0-28 jours de la naissance (DIMOKE, O. 2009).

1.1.4. Infection néonatale précoce

C'est l'infection qui se déclenche du premier au septième jour de la naissance (DIMOKE, O.2009).

1.1.5. Nouveau-né

Est l'enfant âgé de 0-28 jours voire 30 jours (DIMOKE, O. 2009).

1.2. MODE ET MOMENT DE CONTAMINATION DU NOUVEAU-NE

Le nouveau-né peut s'infecter à 3 moments : pendant la grossesse (infection prénatale), au moment de la naissance (infection périnatale) et après l'accouchement (infection post-natale).

Les infections prénatales sont transmises par voie transplacentaire lors de bactériémies ou septicémies maternelles, soit par voie transmembranaire, à membranes intactes ou rompues, le liquide amniotique (amniotite) contaminant le foetus lors de sa déglutition(RAMAZANI, T., 2010).

Les infections périnatales sont acquises lors du passage dans la filière génitale.Les infections post-natales sont des transmissions manuportées ou secondaires à la contamination(RAMAZANI, T., 2010).

a) La contamination anté et périnatale

La transmission materno-foetale survient à différentes périodes de la vie intra-utérine. Elle peut être précoce ou tardive.

- Lorsqu'elle est précoce, elle peut entraîner un avortement ou bien un accouchement prématuré d'un enfant sain ou infecté. Elle peut entraîner une embryopathie et/ou une foetopathie ;

- Lorsqu'elle est tardive, elle peut survenir après l'accouchement, à ce moment le foetus est atteint, soit par voie hématogène, transplacentaire, soit par voie ascendant par contiguïté. Dans ce cas, le tableau clinique est celui d'une septicémie précoce (RAMAZANI, T., 2010).

La contamination peut survenir aussi au cours de l'accouchement. Elle est soit descendante ou survient lors du passage dans la filière génitale. Par contre, la contamination est ascendante, lorsque le germe va infecter le liquide et le foetus finira par avaler, soit par l'inhalation, soit aussi par la voie cutanée (RAMAZANI, T., 2010).

b) La contamination post-natale

Le nouveau-né est contaminé par les germes qui proviennent de la mère, de l'entourage ou du milieu hospitalier. C'est également à partir du matériel utilisé, les mains souillées des visiteurs, etc. d'où viennent les affections qui peuvent attaquer le nouveau-né et lui provoquer un danger (DECLERK, M., 1985, p. 46).

1.3. ASPECTS CLINIQUES

En raison du mode de contamination, on distingue schématiquement deux circonstances cliniques :

a) Lorsque les manifestations cliniques surviennent au cours de trois premiers jours. Très souvent, la contamination est anté ou périnatale. Ici c'est l'anamnèse qui joue un rôle majeur pour le dépistage. Certains arguments sont très importants, car ils vont conduire à une antibiothérapie des principes :

o Fièvre maternelle (T° >38° C) au moment de l'accouchement, il faut éliminer la fièvre liée au paludisme ;

o Infection maternelle récente, certaine même si elle est sous traitement ;

o Liquide amniotique teinté au cours d'un accouchement prématuré ;

o Liquide amniotique teinté d'emblée et l'odeur nauséabonde (RAMAZANI, T. 2010).

D'autres arguments sont évocateurs et doivent conduire à une enquête acharnée :

- Ouverture prolongée de la poche des eaux au-delà de 18 à 24 heures ;

- Rupture prématurée des membranes au début du travail ;

- Signe de souffrance foetale ;

- Liquide amniotique teinté non expliqué par l'accouchement dystocique (RAMAZANI, 2010).

1.4. ARGUMENTS BIOLOGIQUES

a) Arguments hématologiques en faveur d'une infection néonatale :

- GB<5000/mm3 ou GB>25000/mm3 (une leucopénie hyperleucocytose franche) ;

- Le polynucléaire neutrophile<1500 à 2000/mm3 la proportion de forme germe >10 % ;

- Plaquette <100.000/mm;

- Anémie inexpliquée ;

- Fibrinogène >3,5 g/litre avant la 48è heure.

b) Arguments bactériologiques

Les prélèvements doivent être effectués sur le nouveau-né, le placenta et la mère.

1. Chez le nouveau-né, on doit prélever le sang, le L.C.R., les urines. Dans les premières heures de naissance du nouveau-né, on peut prélever le suc gastrique ainsi que le méconium ;

2. Mère : on peut prélever la sécrétion vaginale ;

3. Placenta : écouvillon ou bien au niveau des lésions suspectes.

c) Autres examens paracliniques

Parmi les autres examens paracliniques, on peut citer :

- Ionogramme, bilirubine, albumine, glycémie, pH ;

- Rx du thorax, de l'abdomen, etc. (RAMAZANI,2010).

1.5. TRAITEMENT

Il intervient à deux niveaux, au niveau préventif et au niveau curatif.

1.5.1. Traitement préventif

v Prévention des infections bactériennes néonatales précoces impliquées :

o Traitement des épisodes infectieux maternels pendant la grossesse : amoxycilline en cas de syndrome fébrile évocateur de listénose, antibiothérapie adaptée des infections cervicovaginales et des voies urinaires ;

o Dépistage des portages génitaux de SBHB pendant la grossesse ;

o Dépistage et traitement du SbHB urinaire pendant la grossesse ;

o Antibiothérapie per-partum intraveineuse des femmes fébriles >38°C ou porteuses de SbHB : cette attitude diminue le nombre des formes précoces graves d'infections materno-foetales (septicémie, méningite) mais interfère sur les résultats bactériologiques des nouveau-nés( médias.free.fr2010).

v Prévention des infections bactériennes néonatales secondaires :

Elle repose sur le respect strict d'hygiène et d'asepsie : lavage des mains avec des antiseptiques efficaces, isolement des enfants, infectés, utilisation de matériels à usage unique, limitation des prothèses de soin( médias.free.fr2010).

1.5.2. Traitement curatif

a) Règles d'antibiothérapie du nouveau-né

L'antibiothérapie doit être administrée par voie intraveineuse, avoir un spectre élargi initialement, puisune adaptation spécifique secondaire, être bactéricide vis-à-vis des germes responsables, avec une vitesse de bactéricide maximale, utiliser des associations d'antibiotiques synergiques, diffuser dans les méninges, être de toxicité réduite et de durée suffisante adaptée à la nature de l'infection( médias.free.fr2010).

b) Nature : spectre et posologie des antibiotiques utilisés dans les infections bactériennes néonatales

Le traitement des infections bactériennes néonatales fait principalement appel aux â-lactamines associées le plus souvent à un aminoside.

Parmi les â-lactamines, l'amoxycilline est active sur SbHB, la listeria et sur seulement 50 % des E-colis. Le Céfotaxine est actif sur le SbHB et sur E-coli, mais pas sur listéria.

L'association Amoxycilline-Acide clavulanique est active sur le SbHB, la listéria et 75 % d'E-coli.

En cas de méningite, les â-lactamines sont administrées à la dose de 200 mg/kg/j en 4 fois

Les aminosides sont efficaces sur de nombreux bacilles gram - dont E-coli.

La vancomycine (Vancocin) s'utilise à la dose de 30 mg/kg/j en 2 injections. Elle est utilisée pour des infections pulmonaires ou septicémiques staphylococciques sur prothèses.

Les doses d'antibiotiques néphrotoxiques (aminosides, vancomycine) doivent être adaptées à la fonction rénale et modifiées selon leur taux sanguin (pic et taux résiduels) ( médias.free.fr2010).

1.5.3. Durée du traitement antibiotique

Elle dépend de la nature de l'infection : 10 jours pour une infection simple ; 10 à 15 jours pour une septicémie, une entérocolite, une pyélonéphrite, 21 jours pour une méningite et 3 mois pour une ostéomyélite.

La durée d'utilisation des aminosides est aussi fonction du type d'infection, mais tend à se raccourcir ( médias.free.fr2010).

CHAPITRE DEUXIEME : CONSIDERATIONS METHODOLOGIQUES

2.1. DESCRIPTION DU TERRAIN DE RECHERCHE ET SITUATION GEOGRAPHIQUE

L'Hôpital Général de Référence de Mangobo est situé au quartier Mituku, commune de Mangobo, ville de Kisangani chef-lieu de la Province Orientale en République Démocratique du Congo.

Il est borné :

- A l'Est par la commune de la Tshopo ;

- A l'Ouest par les habitations du bloc Mituku et l'Orphelinat National ;

- Au Nord par le bureau administratif de la commune de Mangobo ;

- Au Sud par la commune Tshopo et le boulevard LUMUMBA.

2.2. HISTORIQUE

L'Hôpital Général de Référence de Mangobo était d'abord un Centre de Santé de Référence depuis 1957 avec un budget de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). C'est en 1958 qu'il serait rendu opérationnel avec des services tels que soins maternels et infantiles, dotés de la médecine préventive. A la même année, il y a eu d'autres services tels que l'hospitalisation, le laboratoire, la maternité et le bureau administratif.

Cet hôpital a été construit par les belges et a commencé à fonctionner comme centre de santé en 1959 avec des médecins expatriés qui ont financé cette construction à savoir : la CTB, l'OMS, avait contribué à sa réhabilitation.

A 2003 , Madame La Bourgmestre de la Commune de Mangobo, en la personne de Mme BULAYA BASUNGOLE, par sa lettre n° BAR/BCM/085/2003, entérinait la lettre du médecin inspecteur provincial par laquelle a changé le statut du Centre de Santé à celui de l'Hôpital Général de Référence, suivant le niveau du découpage de Zone de Santé (Archives 1957).

2.3. POPULATION D'ETUDE

La population d'étude appelée aussi univers de la recherche est un ensemble d'individus, d'objets, d'événements, finis ou infinis, délimités dans le temps et dans l'espace auxquels s'applique l'étude (VITAMARA, M., 2009).

Quant à ce qui concerne cette étude, notre population d'étude est constituée de tous les nouveau-nés hospitalisés à l'Hôpital Général de Référence de Mangobo pendant la période de notre recherche qui va du 1er janvier 2007 au 31 décembre 2009. Ainsi, nous avons dénombré 878 nouveau-nés.

2.4. ECHANTILLON

L'échantillon est une population déterminée, finie dont on peut dénombrer les éléments. C'est un sous ensemble de la population (VITAMARA, M., 2009).

Pour ce qui nous concerne, notre échantillon est constitué de 98 nouveau-nés hospitalisés pour les infections néonatales précoces à l'Hôpital Général de Référence de Mangobo pendant la période du 1er janvier 2007 au 31 décembre 2009.

2.5. TECHNIQUE DE RECOLTE DES DONNEES

Notre étude est rétrospective. Pour récolter les données, nous avons utilisé la technique documentaire qui consiste à consulter les fiches, les Cardex, les registres des nouveau-nés malades.

A partir de ces fiches, nous avons dressé un tableau reprenant les rubriques ci-après :Adresse ;Suivi de consultation prénatale ;Parité ; rupture de poche des eaux ; fréquence de toucher vaginale ; durée de travail d'accouchement ; pathologie associée de la mère ;Age et sexe ;Poids ; Score d'APGAR ; complications ; type de complications ; plaintes principales ; diagnostic ; traitement reçu ; durée d'hospitalisation ; modalité de sortie.

2.6. TECHNIQUE DE TRAITEMENT DES DONNEES

Les données ainsi récoltées, nous les avons dépouillées puis elles ont été regroupées dans les différents tableaux avant d'être traitées. Nous avons fait recours au calcul de pourcentage à l'aide de la formule suivante :

% =

Avec : % = pourcentage

f = fréquence

fo = fréquence observée

fa = fréquence attendue

N = nombre total.

CHAPITRE TROISIEME : PRESENTATION ET ANALYSE DES RESULTATS

3.1. FREQUENCE

Sur un total de 878 nouveau-nés qui ont été hospitalisés à l'Hôpital Général de Référence de Mangobo, nous avons tiré un échantillon de 98 nouveau-nés hospitalisés pour les infections néonatales et nous avons dégagé une fréquence globale de 11,16 %.

3.2. IDENTIFICATION DES ENQUETEES

3.2.1. Adresse (Commune résidentielle)

Tableau I : Répartition de nos enquêtés selon l'adresse

Adresse

F

%

Mangobo

Tshopo

Makiso

Kabondo

70

18

9

1

71,0

18,0

10,0

1,0

Total

98

100

Il ressort de ce tableau I que 71 % de nos enquêtés résident la commune de Mangobo ; suivis de ceux qui habitent les communes Tshopo, Makiso et Kabondo avec respectivement 18,0 %, 10,0 % et 1,0 % de cas.

3.2.2. Suivi de la CPN

Tableau II : Répartition de nos enquêtés selon le suivi de la CPN par leurs mères

Suivi de la CPN

F

%

Oui

Non

98

0

100

0

Total

98

100

Il se dégage de ce tableau II que l'ensemble des mères de nos enquêtés ont suivi la consultation prénatale, soit 100 % de cas.

3.2.3. Parité

Tableau III : Répartition de la parité des mères de nos enquêtés

Parité des mères

F

%

Primipare

Multipare

Grande multipare

24

65

9

25

66

9

Total

98

100

L'analyse de ce tableau III montre que la plupart des mères de nos enquêtés sont des multipares, soit 66 % de cas ; suivies des primipares et des grandes multipares, soit respectivement 25 % et 6 % de cas.

3.3. VARIABLES PROPREMENT DITES

3.3.1. Rupture de la poche des eaux

Tableau IV : Répartition de la rupture de la poche des eaux des mères de nos enquêtés

Rupture de la poche des eaux

F

%

Spontanée

Provoquée

70

28

71,4

28,6

Total

98

100

L'analyse de ce tableau IVnous fait remarquer que la plupart des mères de nos enquêtés dont la rupture de la poche des eaux était spontanée représentent 71,4 % de cas contre celles dont la rupture de la poche des eaux était provoquée avec 28,6 % de cas.

3.3.2. Fréquence de toucher vaginal

Tableau V : Répartition de la fréquence de toucher vaginal des mères de nos enquêtés

Fréquence de toucher vaginal

F

%

8 - 11

4 - 7

1 - 3

54

30

14

55

31

14

Total

98

100

Il se dégage de ce tableau V que la fréquence de toucher vaginal de 8-11 fois chez la plupart de mères de nos enquêtés était de 55 % de cas. Viennent ensuite celles dont la fréquence était de 4-7 fois et 1-3 fois, soit respectivement 31 % et 14 % de cas.

3.3.3. Durée de travail d'accouchement

Tableau VI : Répartition de la durée du travail d'accouchement des mères de nos enquêtés

Durée du travail d'accouchement (en heure)

f

%

0 - 5

6 - 11

12 - 17

18 - 23

4

20

24

50

4,0

20,5

24,5

51,0

Total

98

100

Il se dégage de ce tableau VI que 51 % de mères de nos enquêtés ont accouché après 18-23 heures de travail d'accouchement ; 24,5 % ont accouché après 12-17 heures de travail d'accouchement et 4 % de mères de nos enquêtés ont accouché entre 0-5 heures de travail d'accouchement.

3.3.4. Type d'accouchement

Tableau VII : Répartition du type d'accouchement des mères de nos enquêtés

Type d'accouchement

f

%

Dystocique

Eutocique

14

84

14,3

85,7

Total

98

100

Il se dégage de ce tableau que la plupart des mères de nos enquêtés ont eu un accouchement eutocique, soit 85,7 % de cas contre 14,3 % de cas d'accouchement dystocique.

3.3.5. Pathologie associée à la grossesse de la mère

Tableau VIII : Répartition des pathologies associées des mères de nos enquêtés

Pathologie associée

f

%

Paludisme

Gonococcie

Anémie

Infection pelvienne

Syphilis

DPPNI

44

30

10

7

4

3

45

31

10

7

4

3

Total

98

100

Il ressort de ce tableau que la plupart des mères de nos enquêtés soit 44 cas sur 98 ont souffert du paludisme, soit 45 % ; suivies de celles qui ont souffert de gonococcie, anémie, infection pelvienne et syphilis soient respectivement 31 %, 10 %, 7 %, 4 % de cas.

3.4. IDENTITE DU NOUVEAU-NE

3.4.1. Age et sexe

Tableau IX : Répartition de nos enquêtés selon l'âge et le sexe

Sexe

Age (jour)

Masculin

Féminin

Total

f

%

f

%

f

%

0 - 2

3 - 5

6 - 7

23

33

2

23,4

33,7

2,0

23

15

2

23,4

15,5

2,0

46

48

4

47

49

4

Total

58

59,1

40

40,9

98

100

Il se dégage de ce tableau que 59,1 % de nos enquêtés sont de sexe masculin contre ceux du sexe féminin soit 40,9 % de cas. Tandis que 49 % de nos enquêtés sont âgés de 3-5 jours ; 47 % de cas sont âgés de 0-2 jours et 4 % de nos enquêtés sont âgés de 6-7 jours.

3.4.2. Poids à la naissance

Tableau X : Répartition de nos enquêtés selon le poids à la naissance

Poids à la naissance (en g)

F

%

1000 - 1500

1501 - 2000

2001 - 2500

2501 - 3000

3001 - 3500

3501 - 4000

6

8

18

40

10

16

6,0

8,2

18,3

41,0

10,2

16,3

Total

98

100

L'analyse de ce tableau nous fait remarquer que la plupart de nos enquêtés soit 41,0 %pesaient 2501-3000 g. viennent ensuite ceux qui pesaient 18,3 % ; 16,3 % et 10,2 % avec respectivement 2001-2500 g ; 3501-4000 g et 3001-3500 g.

3.4.3. Score d'APGAR à une minute

Tableau XI : Répartition de nos enquêtés selon le score d'APGAR à une minute

Score à 1 minute

f

%

0 - 4

5 - 7

8 - 10

76

16

4

77,6

18,3

41,0

Total

98

100

L'analyse de ce tableau nous fait remarquer que 77,6 % de nos enquêtés avaient un score d'APGAR entre 0-4 à une minute ; 41,0 % un score entre 8-10 et 18,3 % de nos enquêtés avaient un score d'APGAR à une minute entre 5-7.

3.4.4. Score d'APGAR à 5 minutes

Tableau XII : Répartition de nos enquêtés selon le score d'APGAR à cinq minutes

Score à 5 minutes

f

%

0 - 4

5 - 7

8 - 10

52

30

16

53

31

16

Total

98

100

Il ressort de ce tableau que 53 % de nos enquêtés avaient un score d'APGAR de 0-4 à 5 minutes ; 31 % avaient un score de 5-7 et 16 % de cas un score de 8-10.

3.4.5. Score d'APGAR à 10 minutes

Tableau XIII : Répartition de nos enquêtés selon le score d'APGAR à 10 minutes

Score à 10 minutes

f

%

0 - 4

5 - 7

8 - 10

0

22

76

0

22

78

Total

98

100

Il ressort de ce tableau que 78 % de nos enquêtés avaient un score d'APGAR de 8-10 à 10 minutes contre 22 % de cas qui avaient un score de 5-7.

3.4.6. Complications

Tableau XIV : Répartition de nos enquêtés selon les complications des infections néonatales

Complications

f

%

Avec complication

Sans complication

12

86

12,0

88,0

Total

98

100

Il ressort de ce tableau que 88 % de nos enquêtés n'ont pas présenté les complications contre 12 % de cas qui ont présenté les complications des infections néonatales.

3.4.7. Type des complications

Tableau XV : Répartition de nos enquêtés selon les types de complications des infections néonatales

Type de complications

fa

fo

%

Syndrome de détresse respiratoire

Pneumonie

Atélectasie congénitale

Septicémie du nouveau-né 

Ulcération de la cornés

Asphyxie

12

12

12

12

12

12

3

7

3

2

2

5

25,0

52,3

25,0

16,6

16,6

41,6

L'analyse de ce tableau révèle que les types de complications suivantes ont été rencontrés chez nos enquêtés : syndrome de détresse respiratoire à 25 % ; pneumonie à 52,3 % ; asphyxie à 41,6 % ; septicémie du nouveau-né à 16,6 % ; ulcération de la cornés à 16,6 % et atélectasie congénitale à 25,0 % de cas.

3.4.8. Les plaintes

Tableau XVI : Répartition de nos enquêtés selon les plaintes

Plaintes

fa

fo

%

Fièvre

Agitation

Ecoulement oculaire

Ictère

Ballonnement abdominal

Vomissement

Refus de téter

Rhinite

Pâleur

98

98

98

98

98

98

98

98

98

83

68

17

2

1

12

4

45

10

84,6

69,3

17,3

2,0

1,0

12,2

4,0

45,9

10,2

L'observation de ce tableau indique que les plaintes suivantes ont été enregistrées chez nos enquêtés : fièvre (84,6 %) ; agitation (69,3 %) ; rhinite (45,9 %) ; écoulement oculaire (17,3 %) ; vomissement (12,2 %) ; pâleur (10,2 %) ; refus de téter (4,0 %) ; ictère (2,0 %) et ballonnement abdominal (1,0 %) de cas.

3.4.9. Diagnostic

Tableau XVII : Répartition de nos enquêtés selon le diagnostic

Diagnostic

fa

fo

%

Paludisme

Infection de voie respiratoire supérieure

Conjonctivite néonatale

Syphilis néonatale

Ictère

Septicémie

Infection bactérienne

98

98

98

98

98

98

98

70

45

17

5

2

2

10

71,4

45,9

17,3

5,1

2,0

2,0

10,2

L'analyse de ce tableau montre que les diagnostics suivants ont été rencontrés chez nos enquêtés : paludisme (71,4 %) ; infection de voie respiratoire supérieure (45,9 %) ; infection bactérienne (10,2 %) ; conjonctivite néonatale (17,3 %) ; syphilis néonatale (5,1 %) et septicémie ex aequo avec ictère soit 2 % chacun.

3.4.10. Traitement reçu

Tableau XVIII : Répartition de nos enquêtés selon le traitement reçu

Traitement reçu

fa

fo

%

Antibiotique

Antipaludéen

Corticoïde

Collyre ophtalmique

Antipyrétique

Vitamine

98

98

98

98

98

98

98

98

64

10

66

2

100

100

65,3

10,2

67,3

2,0

Il ressort de ce tableau que la majorité de nos enquêtés, soit 100 % ont reçu les antibiotiques et les antipaludéens. Les antipyrétiques et les corticoïdes soient respectivement 67,3 % et 65,3 % de cas.

3.4.11. Durée d'hospitalisation

Tableau XIX : Répartition de nos enquêtés selon la durée d'hospitalisation

Durée d'hospitalisation

F

%

1 - 7

8 - 14

15 - 21

29

59

10

30

60

10

Total

98

100

Il ressort de ce tableau que 60 % de nos enquêtés ont passé un séjour d'hospitalisation de 8-14 jours ; 30 % ont passé un séjour de 1-7 jours et 10 % ont passé un séjour de 15-21 jours.

3.4.12. Modalité de sortie

Tableau XX : Répartition de nos enquêtés selon la modalité de sortie

Durée d'hospitalisation

f

%

Guérison

Décédé

Evadé

84

8

6

86,0

8,0

6,0

Total

98

100

Il ressort de ce tableau que 86,0 % de nos enquêtés sont sortis de l'hôpital guéris ; suivis de cas de décès avec 8,0 % et des évasions 6,0 %.

QUATRIEME CHAPITRE : DISCUSSION ET COMMENTAIRES DES RESULTATS

4.1. Fréquence

Sur 878 nouveau-nés enregistrés à l'HGR/Mangobo du 1er janvier 2007 au 31 décembre 2009 ; nous avons observés 98 cas des infections néonatales précoces soit 11,16 % de cas. Nos résultats sont moins inférieurs à ceux trouvés par BIYONGO (2008) selon lesquels la fréquence des infections néonatales a été estimée à 14,22 % de cas.

Nous pensons avec BIYONGO que ce taux élevé des infections néonatales précoces s'expliquerait par certaines infections maternelles non soignées, le manque d'asepsie ainsi que certains gestes posés intempestifs lors du travail d'accouchement entre autre les touchers en répétitions.

4.2. Commune résidentielle

A l'issue de notre recherche, nous constatons que la majorité de nos enquêtés proviennent de la commune de Mangobo avec 70 cas sur 98 soit 71 % de cas. Ceci se justifierait par le fait que notre terrain de recherche est implanté dans ladite commune et ainsi que l'accessibilité est facile.

4.3. Suivi de CPN

Il se dégage dans notre série que 100 % de mères de nos enquêtés ont suivi leur consultation prénatale. le taux élevé de CPN chez les mères de nos enquêtés s'expliquerait par la prise de connaissance sur l'utilité de la consultation prénatale par la plupart des femmes de notre milieu.

4.4. Parité

Notre étude révèle que la fréquence élevée des nouveau-nés avec les infections néonatales sont issus des accouchées multipares, soit 66 % de cas. Cela pourrait être du par la négligence de l'hygiène pendant la grossesse par les multipares suite au nombre d'accouchement réalisés.

4.5. Rupture de poche des eaux

L'analyse de notre étude montre que chez 71,4 % de mères de nos enquêtés, la rupture de poche des eaux était spontanée.

Or, le liquide amniotique est une source de protection du foetus pendant sa vie intra-utérine. Dès que la proche des eaux est rompue, le délai de séjour de l'enfant à la vie intra-utérine est presque fini.

4.6. Fréquence de toucher vaginal

Il se dégage de notre série que dans 55 % de cas des mères de nos enquêtés ont connu 8-11 touchers vaginaux lors de leurs travail d'accouchement.

Nous pensons avec LABAMA que les touchers multiples ; c'est-à-dire plus de 4 fois constitue l'un de facteurs important de la contamination du nouveau-né pendant le travail d'accouchement.

4.7. Durée de travail d'accouchement

Il ressort de notre recherche que les gestantes ont passé une durée de 18-23 heures avant l'accouchement soit 51 % de cas. Cette fréquence élevée de travail d'accouchement des mères de nos enquêtés témoigne d'un travail d'accouchement prolongé qui serait à l'origine même de la plupart des infections néonatales rencontrées chez les nouveau-nés.

4.8. Type d'accouchement

Notre étude démontre que 85,7 % des accouchements qu'ont connus les mères de nos enquêtés étaient eutociques. Cette prédominance des accouchements eutociques serait liée par le suivi régulier de la CPN par les gestantes. Toutefois, la fréquence des infections néonatales est aussi le plus souvent liée à d'autres facteurs favorisant. tels que la contamination du nouveau-né lors de son passage dans la filière génitale.

4.9. Pathologie associée

Il se révèle dans notre recherche que dans la plupart de cas des mères de nos enquêtés avaient comme pathologie associée à la grossesse le paludisme et les gonococcies soit 45 % et 31 % de cas.

Le taux élevé de ces deux pathologies chez les gestantes justifierait même que la plupart des infections néonatales sont observées chez les nouveau-nés. Quant au paludisme, nous pensons que nous vivons dans une région endémique du paludisme et la gonococcie ; la contamination mère-nouveau-né se fait lors du passage de la filière génitale pendant la sortie du foetus.

4.10. Age et sexe des enquêtés

Dans notre étude, nous avons observé que les infections néonatales concernent plus le nouveau-né de 3-5 jours et de 0-2 jours, soit 49 % et 47 % de cas. Nous pensons que la fréquence élevée des infections néonatales précoces dans ces tranches d'âges s'expliquerait par la période d'incubation et le mode de contamination enté et périnatale de l'infection qui se déclare avant 3 jours et 3-5 jours pour la contamination post-natale ou par les infections nosocomiales.

4.11. Poids à la naissance

L'analyse de notre recherche montre que dans notre série les enfants pesant 2501-3000 g ont été majoritaires soit 41 % de cas.

ANZONGAYO en 2004 dans son étude, a constaté que 76,5 % de cas avaient le poids qui varie entre 2500-3000 g. DIMOKE (2009) confirme que le poids normal du nouveau-né est entre 2500-4000 g.Nous pensons qu'un enfant né à terme est plus résistant aux infections qu'un enfant prématuré.

4.12. Score d'APGAR

Il ressort dans notre série que 77,6 % de nos enquêtés avaient un score d'APGAR variant entre 0-4.

ANZONGAYO dans son étude menée en 2004, a trouvé 41 % de cas de nouveau-nés avec les infections néonatales comme score d'APGAR 0-4. Nous pensons avec lui que le score de 0-4 témoigne de l'état de la souffrance foetale lors de la naissance qui est l'une des causes non négligeables des infections néonatales observées dans notre série.

Plus un score inférieur = 4 les conséquences sur le système nerveux central avec une asphyxie sévère la fréquence élevée d'amélioration de score d'APGAR variant entre 8 à 10 à la 10e minute témoigne de l'efficacité de la réanimation mise en marche pour la récupération de nos enquêtés.

4.13. Complications

Les résultats de notre recherche témoignent que 88 % de nos enquêtés avec une infection néonatale précoce n'ont pas présenté une complication.Ce taux élevé sans complications témoigne de la compétence du corps soignant ainsi qu'une prise en charge efficace.

4.14. Type de complications

L'analyse de notre étude montre que dans la majorité de cas, nos enquêtés ont connu comme complications la pneumonie et l'asphyxie soit 52,3 % et 41,6 % de cas.Nous pensons que le taux élevé de pneumonie et d'asphyxie seraient liés au travail d'accouchement prolongé.

4.15. Plaintes de nos enquêtées

Il ressort de notre étude que dans la plupart de cas, nos enquêtées avaient présenté la fièvre et l'agitation soit respectivement 84,6 % et 69,3 % de cas.Nos constats ont été faits aussi par LIFOLI en 2004, dans sa série où il a trouvé que 55,35 % de cas des infections néonatales ont présenté la fièvre.

La fréquence élevée de la fièvre et l'agitation se justifierait par le fait que ces deux plaintes constituent les signes majeurs d'une infection néonatale.

4.16. Diagnostic

En ce qui concerne le diagnostic des infections néonatales chez nos enquêtées, nous avons observé que les pathologies les plus rencontrées étaient le paludisme (71,4 %) et les infections respiratoires supérieures (45,9 %). Nos résultats corroborent à celui de TAKWIPONE, soit 40 % de cas dans son étude.Le paludisme est redoutable dans les pays tropicaux à cause de l'existence de plasmodium et surtout la première cause d'hospitalisation à nos milieux.

Quant à l'infection de voie respiratoire supérieure (45,9 %), nous pensons que nos enquêtées ont inhalé de liquide amniotique.

4.17. Traitement reçu

Il ressort de notre étude que 100 % de nos enquêtées ont reçu les antibiotiques et les antipaludéens. Nous pensons que les antibiotiques sont des médicaments qui agissent contre les bactéries. Ils permettent de lutter contre les maladies provoquées par des bactéries ; ils n'ont absolument aucune action contre les maladies provoquées par des virus et les antipaludéens sont des médicaments qui agissent contre le paludisme.

4.18. Durée d'hospitalisation

L'analyse de notre étude révèle que dans la plupart de cas, nos enquêtés avaient une durée d'hospitalisation de 8-14 jours.

Ceci s'expliquerait par le fait que dans la majorité de cas, la durée prévue pour le traitement d'une infection néonatale est en moyenne deux semaines, sous une antibiothérapie efficace.

4.19. Modalité de sortie

Pour ce qui est de la modalité de sortie, nous avons remarqué dans notre série que la plupart de nos enquêtés sortaient de l'hôpital guéris, soit 86 % de cas.

Cette fréquence élevée de guérison serait liée à la compétence du personnel soignant à notre milieu et aussi à la maitrise de la prise en charge des infections néonatales par le personnel soignant de l'Hôpital Général de Référence de Mangobo.

CONCLUSION ET SUGGESTIONS

Nous voici à la fin de cette étude sur la « Fréquence et prise en charge des infections néonatales précoces. Cas de l'Hôpital Général de Référence de Mangobo ».

En abordant cette étude, nos objectifs étaient de déterminer la fréquence des infections néonatales précoces et d'évaluer la prise en charge des infections néonatales à l'Hôpital Général de Référence de Mangobo.

Nous avons vérifié les hypothèses selon lesquelles la fréquence serait élevée et la prise en charge serait efficace.

Notre population d'étude était constituée de 878 nouveau-nés de 1-7 jours souffrant des infections néonatales précoces et nous avons tiré un échantillon de 98 nouveau-nés infectés.

Notre étude étant rétrospective, nous avons utilisé la méthode documentaire pour récolter les données. Après analyse de nos résultats, il se dégage ce qui suit :

- 11,16 % des infections néonatales précoces ;

- 71 % de nos enquêtés habitent la commune Mangobo ;

- 100 % de mères de nos enquêtés ont suivi la consultation prénatale ;

- 66 % de mères de nos enquêtés sont des multipares ;

- 71,4 % des mères dont la rupture de poche des eaux était prématurée et spontanée ;

- 55 % de mères de nos enquêtés le toucher vaginal a été fait 8-11 fois ;

- 51 % de mères de nos enquêtés ont accouché après 18-23 heures de travail d'accouchement ;

- 85,7 % de mères de nos enquêtés ont accouché eutociquement ;

- 45 % de mères de nos enquêtés souffraient de paludisme ;

- 49 % de nos enquêtés sont âgés de 3-5 jours avec la prédominance de 59,1 % du sexe masculin ;

- 76,5 % des infections néonatales prédominent chez les nouveau-nés compris entre 2501-3000 g ;

- 77,6 % de nos enquêtés avaient un score d'APGAR compris entre 0-4 après une minute ;

- 78 % de nos enquêtés avaient un score d'APGAR compris entre 8 et 10 après 10 minutes ;

- 84,6 % de nos enquêtés ont fait la fièvre à la naissance ;

- Les infections néonatales prédominent chez les nouveau-nés qui ont contracté le paludisme soit 71,4 % ;

- Tous les nouveau-nés infectés soit 100 % ont reçu les antibiotiques et les antipaludéens ;

- 60 % de nos enquêtés ont passé un séjour entre 8-14 jours à l'hôpital ;

- La majorité de nouveau-nés soit 86 % sont sortis guéris.

Au regard de nos résultats, nous disons que nos hypothèses sont confirmées. Sur ce, nous suggérons ce qui suit :

Au gouvernement

- D'améliorer les conditions sociales des professionnels de santé de notre pays afin que ces derniers offrent une meilleure prise en charge des nouveau-nés ;

- D'améliorer également les conditions socio-économiques de la population.

Aux professionnels de santé

- Assurer une meilleur surveillance des femmes en travail ;

- Promouvoir les techniques de soins et réanimation du nouveau-né ;

- Bien surveiller les nouveau-nés lors du passage des voies génitales et après la naissance ;

- La consultation prénatale doit se faire sans aucune négligence ;

- Veiller à l'asepsie avant, pendant et après l'accouchement.

Aux futures mères

- De suivre correctement les consultations prénatales ;

- De respecter l'hygiène corporel, alimentaire, travail modéré etc. ;

- D'éviter d'être infidèles pour ne pas contracter des maladies dans le multi-partenariat sexuel ;

- D'utiliser les moustiquaires imprégnées d'insecticide à tout moment.

Aux chercheurs

- De fournir des efforts pour vulgariser les résultats de recherche et de montrer l'ampleur des infections néonatales dans la société.

BIBLIOGRAPHIE

I. OUVRAGES

- COULOMB, B.,Diagnostic et traitement curatif de l'infection bactérienne précoce du nouveau-né, ANACS, Recommandations pour la pratique clinique, Paris, France, septembre 20020.

- DECLERK, Soins aux nouveau-nés, Ed. Saint Paul Afrique, Kinshasa, 1985.

- NGONDO et PITSHA NDENDE, Mortalité et morbidité infantile et juvénile dans les grandes villes du Zaïre, in Afrique 1996-1997.

- ONU, Abrégé de la déclaration des Droits de l'enfant, New-York, 1982, p. 7

- RAYMOND, B. ET COURTEJOIE, La mère, l'enfant et la santé, Ed. Kangu-Mayumbe, Zaïre, 1987.

- ROTSART De HERTAING et COURTEJOIE, L'enfant et la santé, Ed. Kangu Mayumbe, Zaïre, 1977.

II. MONOGRAPHIES

-ANZONGA, fréquence et pise en charge des enfants souffrant des infections respiratoire chronique,TFC inédit, S.I, ISTM-Kisangani, 2004.

- AMBENA, Fréquence des infections respiratoires aigües chez les enfants de 0 à 59 mois, TFC inédit, S.I, ISTM-Kisangani, 2006.

- AMUNAZO ARADJABU, Facteur influençant les infections néonatales, TFC inédit, S.I, ISTM-Kisangani, 2004.

- BIYONGO ZABIBU, Fréquence et prise en charge des enfants souffrant des infections respiratoires aigües, TFC inédit, S.I, ISTM-Kisangani, 2008.

- PITSHANDENDE : mortalité et morbidité infantile et juvénile dans les grandes villes du zaïre in zaïre Afrique 1997

- TSHONGO, K., La situation des enfants dans la Zone de Santé de Kabondo, un regard sur la mortalité,TFC inédit, S.I, ISTM-Kisangani, 2002.

III. COURS

-ANZONGAYO F : facteurs influençant les infections néonatales, TFC, inédit S.I, ISTM-Kisangani, 2004.

- DIMOKE OKITO, Puériculture, Cours inédit, CIDEP/Kisangani, 2008-2009.

KABEMBA, S., Pathologie infectieuse, Cours inédit, CIDEP/Kisangani, 2008-2009.

LABAMA, L., L'obstétrique du praticien, Presse universitaire, UNIKIS, RDC, 2005.

LOFOLI,M : prise en charge des enfants atteints des infections néonatale TFC, inédit S.I, ISTM-Kisangani, 2004.

RAMAZANI, T., Pathologie infantile, cours inédit, G3 Sciences Infirmières, ISTM-Kisangani,2010.

VITAMARA, M., Initiation à la Recherche Scientifique, cours inédit, G2 Sciences Infirmières, ISTM-Kisangani,2009.

IV. WEBOGRAPHIE

www.medix.free.fr. 12/12/2009

TABLE DES MATIERES

DEDICACE

REMERCIEMENTS

0.0. INTRODUCTION 1

01. PROBLEMATIQUE 1

0.2. OBJECTIFS 3

0.3. HYPOTHESES 3

0.4. INTERET DU TRAVAIL 4

0.5. SUBDIVISION DU TRAVAIL 4

CHAPITRE PREMIER : CONSIDERATIONS GENERALES 4

1.1. DEFINITION DES CONCEPTS 4

1.1.1. Prise en charge 4

1.1.2. Infection 4

1.1.3. Infection néonatale 4

1.1.4. Infection néonatale précoce 4

1.1.5. Nouveau-né 4

1.2. MODE ET MOMENT DE CONTAMINATION DU NOUVEAU-NE 4

1.3. ASPECTS CLINIQUES 4

1.4. ARGUMENTS BIOLOGIQUES 4

1.5. TRAITEMENT 4

CHAPITRE DEUXIEME : CONSIDERATIONS METHODOLOGIQUES 4

2.1. DESCRIPTION DU TERRAIN DE RECHERCHE ET SITUATION GEOGRAPHIQUE 4

2.2. HISTORIQUE 4

2.3. POPULATION D'ETUDE 4

2.4. ECHANTILLON 4

2.5. TECHNIQUE DE RECOLTE DES DONNEES 4

2.6. TECHNIQUE DE TRAITEMENT DES DONNEES 4

CHAPITRE TROISIEME : PRESENTATION ET ANALYSE DES RESULTATS 4

3.1. FREQUENCE 4

3.2. IDENTIFICATION DES ENQUETEES 4

3.2.1. Adresse (Commune résidentielle) 4

3.2.2. Suivi de la CPN 4

3.2.3. Parité 4

3.3. VARIABLES PROPREMENT DITES 4

3.3.1. Rupture de la poche des eaux 4

3.3.2. Fréquence de toucher vaginal 4

3.3.3. Durée de travail d'accouchement 4

3.3.4. Type d'accouchement 4

3.3.5. Pathologie associée à la grossesse de la mère 4

3.4. IDENTITE DU NOUVEAU-NE 4

3.4.1. Age et sexe 4

3.4.2. Poids à la naissance 4

3.4.3. Score d'APGAR à une minute 4

3.4.4. Score d'APGAR à 5 minutes 4

3.4.5. Score d'APGAR à 10 minutes 4

3.4.6. Complications 4

3.4.7. Type des complications 4

3.4.8. Les plaintes 4

3.4.9. Diagnostic 4

3.4.10. Traitement reçu 4

3.4.11. Durée d'hospitalisation 4

3.4.12. Modalité de sortie 4

QUATRIEME CHAPITRE : DISCUSSION ET COMMENTAIRES DES RESULTATS 4

4.1. Fréquence 4

4.2. Commune résidentielle 4

4.3. Suivi de CPN 4

4.4. Parité 4

4.5. Rupture de poche des eaux 4

4.6. Fréquence de toucher vaginal 4

4.7. Durée de travail d'accouchement 4

4.8. Type d'accouchement 4

4.9. Pathologie associée 4

4.10. Age et sexe des enquêtés 4

4.11. Poids à la naissance 4

4.12. Score d'APGAR 4

4.13. Complications 4

4.14. Type de complications 4

4.15. Plaintes de nos enquêtées 4

4.16. Diagnostic 4

4.17. Traitement reçu 4

4.18. Durée d'hospitalisation 4

4.19. Modalité de sortie 4

CONCLUSION ET SUGGESTIONS 4

DEDICACE

A l'Eternel DIEU Tout-puissant, le créateur du ciel et de la terre, source de vie, de sagesse et d'intelligence.

A notre cher époux, père de nos enfants Adolph YEYAMA BAELONGANDI;

A notre papa Jean Pierre KANDA ALEMBA ;

A notre chère maman Cécile BAMONGO ELILI ;

A tous nos frères et soeurs : Marie KANDA, Antho KANDA, Séra KANDA, Papy KANDA, Dethy KANDA, Gertrude KANDA, Jeannette KANDA, MATONDI KANDA ;

A tous nos enfants : Moïse YEYAMA, Florence YEYAMA, Cécile YEYAMA ;

Nous dédions ce travail, fruit de courage, patience et persévérance.

Aimée KOKAMWA MAMBOYA.

REMERCIEMENTS

A la fin de ce travail qui sanctionne la fin de cycle de graduat en Sciences Infirmières, option Hospitalière, qu'il nous soit permis de témoigner nos sentiments de reconnaissance et de remerciement à tous ceux qui de près ou de loin, d'une manière ou d'une autre ont contribué à notre formation à l'ISTM/Kisangani.

Nous remercions particulièrement le Chef de Travaux Franck DIMOKE OKITO qui, malgré ses multiples occupations quotidiennes, a bien voulu diriger avec compétence et dévouement ce modeste travail par ses conseils et remarques pertinentes.

Nos remerciements sont également adressés à l'Assistant Ambassy BANGAISA KASAMBIA qui a accepté de nous encadrer avec courage et véhémence, malgré ses multiples occupations.

Nos remerciements vont d'abord aux éminents enseignants, corps académiques de l'Institut Supérieur des Techniques Médicales de Kisangani qui non seulement ont formé notre savoir en hospitalière, mais aussi notre intelligence.

Nous ne saurions terminer sans témoigner notre reconnaissance aux compagnons de lutte et aux proches : Moïsette LISAKO, MANGA SHABANI, Adèle WAWINA, Fulgence SELENGE, IBA IZIELE, EKUTSU.

Nous remercions aussi Mr Raymond ASSANI, pour avoir opéré soigneusement et correctement la saisie de ce travail.

A ceux qui se croient oublier, qu'ils trouvent à travers ces lignes, l'expression de notre profonde gratitude.

Aimée KOKAMWA MAMBOYA.






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"Je ne pense pas qu'un écrivain puisse avoir de profondes assises s'il n'a pas ressenti avec amertume les injustices de la société ou il vit"   Thomas Lanier dit Tennessie Williams