WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

Le risque opérationnel au sein des Banques:Quelle stratégie pour une meilleure maitrise?


par sénoussi EPAYE
ESG Business School Paris - ESGF 2009
Dans la categorie: Economie et Finance
   
Télécharger le fichier original

sommaire suivant

Le risque opérationnel au

sein des banques :

Quelle stratégie pour une

meilleure maîtrise ?

Mémoire de recherche appliquée dirigé par monsieur Christian Marty Promotion RGF 2009

Présenté par : Sénoussi EPAYE

Avant-propos

Cette année de formation nous a permis d'acquérir de solides connaissances en Finance Corporate. Néanmoins, un mémoire de recherche appliqué orientée vers la finance de marché a constitué pour nous une excellente opportunité, tant pour l'élargissement de notre champ de connaissances, que pour l'apprentissage qu'il assure en terme de méthodologie.

Au regard des récents bouleversements qu'a connu la sphère financière, nous avons estimé qu'il serait judicieux de réaliser un dossier sur le risque opérationnel dans les banques. En pleine crise morale et structurelle, la maîtrise de ce "nouveau risque " constitue indéniablement un des enjeux majeurs pour l'avenir des institutions bancaires.

Au-delà du travail de recherche, de collecte et d'investigation qu'impose la rédaction de ce mémoire, nous avons partagé avant tout une aventure humaine, avec tout ce qu'elle peut contenir de désaccords, mésententes, contradictions et moments de satisfaction. Une expérience très enrichissante.

Nous vous souhaitons une bonne lecture.

Sénoussi Epaye

« Plus faible sont les risque, meilleur est l'entreprise ».

[Sophocle]

SOMMAIRE

Introduction 4

1. Le Risk management 5

1.1. La notion de risque bancaire 5

1.2. Typologie des risques bancaires 6

1.2.1. Le risque crédit 6

1.2.2. Le risque de Marché 9

1.2.3. Le risque opérationnel 10

2. Contexte réglementaire 12

2.1. Réglementation prudentielle Bale II - La mesure des fonds propres 12

2.2. Le rôle des fonds propres dans la prévention des faillites bancaires 13

2.3. Pilier 1 - Exigences quantitatives : règles sur les fonds propres, provisions, risques 15

2.4. Pilier 2 : le rôle du superviseur 16

2.5. Le pilier 3 : la communication financière 18

3. De la nécessité de maîtriser le risque opérationnel 19

3.1. Le risque opérationnel : définition et enjeux 19

3.2. Mapping des 8 lignes d'activité du risque opérationnel 20

3.3. Mapping des pertes opérationnelles 21

4. La mesure du risque opérationnel dans les activités bancaires 24

4.1. Le capital réglementaire pour le risque opérationnel 24

4.2. L'approche indicateur de base 24

4.3. L'approche standard 25

4.4. Les approches en mesures avancées 26

4.4.1. Scorecard approach 28

4.4.2. Mesure interne (Internal Measurement approach) 28

4.4.3. Approche par distribution de pertes (LDA : Loss distribution approach) 29

5. Implémentation d'une stratégie de gestion du risque opérationnel 30

5.1. Intégrer une infrastructure de support dans la banque 31

5.1.1. Définir l'architecture SI 31

5.1.2. Le module IDB (Incident Data Base) 32

5.1.3. Gestion des données 33

5.1.4. Gestion des incidents informatiques 33

5.1.5 Les outils de gestion des incidents 37

5.1.6. Les acteurs de processus : 38

5.2. Augmenter la réactivité de la banque 40

5.2.1. Vérification de l'efficacité globale de la gestion des risques 40

5.2.2. Organisation du reporting 41

5.2.3. Les tableaux de bord 42

5.2.4. L'organisation du help desk 45

Conclusion 46

Bibliographie 47

Introduction

Quel est le point commun entre une épidémie de grippe A, un ponzi qui s'élève à 50 milliard de dollars, un piratage de données, une erreur de saisie, une catastrophe naturelle ou encore une fraude engageant des pertes de trading de plus de 5 milliard d'euros ?

Tous ces événements - vous l'aurez compris - non-exhaustifs, font partie de ce que l'on appelle le risque opérationnel. La prise en compte du risque opérationnel est l'une des grandes nouveautés de la réglementation Bâle II. Ce risque vient des pertes directes et indirectes pouvant résulter de carences ou de défaillances attribuables à des procédures, à des personnels, à des systèmes internes ou à des événements extérieurs.

La définition du risque opérationnel est une gageure. Ce risque présente un caractère atypique dans la mesure où il concerne l'ensemble des activités de la banque. Il est par ailleurs souvent difficile de l'estimer indépendamment des autres risques qui caractérise l'activité bancaire. Le risque opérationnel peut ainsi affecter le risque de marché si la couverture, calculée sur un horizon de 10 jours lors de l'estimation du risque de marché d'un portefeuille, aurait en fait dû porter sur 15 jours en raison d'un dysfonctionnement du service financier. Le trader de la Société Générale qui a pris pour 50 milliards € d'exposition en risque de marché sans autorisation a-t-il pris un risque de marché ou est-ce un risque opérationnel pour la banque ? Ce sont plusieurs opérations d'achat sur lesquelles les contrôles ont été inopérants qui ont induits les pertes. Mais c'est une pratique frauduleuse d'un employé qui est la cause de ces pertes. Le risque opérationnel peut être difficile à appréhender notamment à cause de l'enchainement en cascade de plusieurs risques opérationnels distincts : combien peut couter un blanchiment d'argent suivi d'une mise en examen d'un directeur d'agence bancaire ? Du fait de cette complexité, la réglementation propose une typologie des sources de risque opérationnel, que nous étudierons dans ce dossier après avoir défini les différents types de risques bancaires ainsi que le contexte réglementaire encadrant ce domaine d'intervention.

La mesure des fonds propres réglementaires pour couvrir le risque opérationnel est un défi important qui nécessite tout d'abord une collecte de données. Celles-ci sont souvent inexistantes, incomplètes, redondantes. De multiples erreurs et systèmes d'informations sont susceptibles d'occasionner des pertes. Il est très difficile de cerner le montant, la fréquence et les facteurs-clés à l'origine du risque. Les banques sont néanmoins en train de mettre en place des procédures de collectes de données et des approches formalisées en la matière. C'est ce que nous tenterons de décrypter.

1. Le Risk management

Le pilotage bancaire repose sur une estimation exhaustive des risques, qui nécessite de recourir à des modèles de plus en plus complexes et sophistiqués. Dans ce contexte, l'activité de Risk management devient un véritable pôle stratégique au sein de l'organisation bancaire. Au sein des banques, les risques ont toujours fait l'objet d'une attention particulière. La nouveauté dans ce domaine réside dans la détermination et l'obligation d'une gestion plus active des risques. Ces objectifs modifient radicalement les dispositifs traditionnels de suivi des risques de plusieurs manières : une meilleure définition des différentes dimensions des risques bancaires, l'apparition d'une gestion quantitative et planifiée de ces risques, un pilotage plus actif des risques, des mesures plus précises, des outils et des dispositifs nouveaux. Bref, il s'agit de mettre en place une gestion calculée des risques dans le but de faciliter et d'améliorer l'efficience dans la prise de risque. Le risque n'est plus un élément intangible dont l'appréciation est essentiellement qualitative. Il devient un objet spécifique, mesurable et quantifiable, et un facteur de performance. La gestion des risques n'est autre que l'ensemble des outils, des techniques et des dispositifs organisationnels nécessaires pour y parvenir. Elle n'est nullement figée mais, au contraire, en évolution constante.

sommaire suivant