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La contribution de la banque populaire du Rwanda s.a au développement socio-économique du milieu rural. Branche de Musanze, sous branche de Remera


par Samson NKUNZWENABAKE
Insitut d'enseignement supérieur de Ruhengeri - A0 2010
Dans la categorie: Economie et Finance
   
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Disponible en mode multipage

DÉDICACE

À mon Dieu, pour sa grâce et sa bonté infinie,

À ma tendre épouse UWAMAKUZA Marie Claire,

À mon fils ainé HIRWA Prince,

À mes chers parents,

À tous mes chers éducateurs,

À mes soeurs et frères, cousins, cousines, amis et collègues.

EPIGRAPHE

« Recommande à l'Eternel tes oeuvres et tes projets réussiront ». « Combien acquérir la sagesse vaut mieux que l'or et combien acquérir l'intelligence est préférable à l'argent

(Prov. 16 : 3,16) ».

« Sans épargne, la naissance et la croissance de l'entreprise sont impossibles. Sans entreprise, l'existence d'une épargne est très réduite (A. Diallo, 1995) ».

REMERCIEMENT

Gloire et louange soient rendues au Bon Dieu qui est source de toute vie, de toute sagesse, de toute intelligence, qui nous a assuré la bonne santé tout au long de ces 4 ans de formations académiques

Cette oeuvre n'est pas le fruit d'une seule personne mais l'effort conjugué des personnes de bonne volonté. Il nous serait ingrat de ne pas les remercier dans ce travail.

Compte tenu des vicissitudes qui ont caractérisé notre formation académique, nous tenons à exprimer ici nos remerciements très sincères et véritables à bon nombre de gens qui, de près ou de loin, ont vivement contribué à notre formation académique en général et à la réalisation de ce travail de fin de cycle universitaire en particulier.

Que notre famille soit remerciée, plus particulièrement mon épouse Madame UWAMAKUZA Marie Claire pour son affection combien infinie et sa grande participation aussi bien morale que matérielle. Puisse ce diplôme nous ouvrir à tous des lendemains meilleurs.

Nos respectueux sentiments de reconnaissance vont tout droit au Directeur de ce travail Monsieur HARERIMANA Jean Bosco qui a accepté de diriger ce mémoire, des mains de maître, malgré ses multiples responsabilités.

Nous avons aussi une immense reconnaissance envers Monsieur Aristide MANIRIHO qui n'a ménagé aucun effort pour que nous puissions réaliser ce travail.

Notre témoignage de gratitude s'adresse tout droit au corps enseignant de l'INES en général et en particulier à celui de la Faculté des Sciences Économiques, Sociales et de Gestion, pour tous les sacrifices consentis.

Que le personnel de la Banque Populaire du Rwanda S.A Branche de MUSANZE, Sous Branche de REMERA qui nous a facilité la recherche, accepte ici notre sincère reconnaissance.

Puisse ce travail trouver l'écho qu'il a l'intention de susciter et stimuler d'autres chercheurs à le dépasser. C'est la récompense ultime que nous en escomptons.

NKUNZWENABAKE SamsonSOMMAIRE

L'une des missions des banques populaires du Rwanda S.A est de promouvoir les conditions de vie de leurs sociétaires en utilisant l'épargne que les banques affectent aux besoins de crédit surtout à la population à faible revenu. Nous avons voulu savoir si les Banques populaires du Rwanda S.A en général et en particulier la BPR S.A Sous Branche de REMERA contribuent à l'amélioration des conditions de vie de ses sociétaires.

Les objectifs poursuivis visaient à apprécier la contribution de la BPR S.A, Branche de MUSANZE sous Branche de REMERA au développement socio économique de la population du milieu rural en leur montrant les chances qu'offre cette banque dans la mobilisation de l'épargne et l'octroi du crédit

Pour ce faire, nous avons formulé les hypothèses suivantes pour atteindre ces objectifs :

1. L'esprit d'épargne par les actionnaires et clients de la BPR S.A sous branche de REMERA a fait que les dépôts augmentent à la longue

2. Il existe une relation entre les crédits octroyés et les dépôts collectés par la Banque Populaire du Rwanda S.A Branche de MUSANZE Sous Branche de REMERA

3. La satisfaction des besoins fondamentaux des actionnaires et clients de la BPR S.A sous branche de REMERA est un indicateur de base que cette Banque contribue au développement socio économique de ses membres

Partant de la relation qui existe entre les dépôts et les épargnants leurs taux annuels d`accroissement moyen sont respectivement de 46.4% pour les dépôts et 27.5% pour les déposants .Pour ce qui est de la relation entre les dépôts et les crédits ce taux s`élève a 28.3% pour les dépôts et 7.7% pour les crédits. Bref la corrélation entre les variables proposées est forte et cette banque contribue efficacement à l'amélioration des conditions de vie de la population du milieu rural compte des réalisations observables autour de lui telles que confirmées par sa clientèle.

Pour vérifier les hypothèses de notre recherche, nous avons utilisé la méthode historique, statistique et analytique ainsi que les techniques de collecte des données (documentaire, d'échantillonnage, d'interview et d'observation) afin d'aboutir aux résultats escomptés. Sur base de ses résultats, nous pouvons affirmer que la contribution de la BPR S.A sous Branche de REMERA a été significative dans presque tous les domaines.

ABSTRACT

To promote the socioeconomic development of their customers is the main target of BPR S.A This is realized through mobilizing savings of depositors and giving credits to the beneficiaries.

That is the reason why we intended to know the contribution of BPR S.A Sub Branch of REMERA, MUSANZE Branch to the socioeconomic development of those customers living in the rural areas.

To achieve our task, three main questions are asked. Firstly, we wanted to know if the will of the depositors to save their money in the BPR S.A Sub Branch of REMERA is accompanied by the increase of money deposits. Secondly, it is intended to know if there is a link between the collected deposits and the credits bestowed by the Popular Bank of Rwanda S.A Sub Branch of REMERA. And finally, we asked if the BPR S.A Sub Branch of REMERA contributes really to the socioeconomic development of the population living in the rural areas

In manner to answer to these three questions we confirmed that the will of depositors to save their money in the BPR S.A Sub Branch of REMERA increases the sum deposed and there is a strong link between the collected deposits and the credits bestowed by the bank to the beneficiaries. Lastly, we have confirmed that the BPR S.A Sub Branch of REMERA contributes efficiently to the socioeconomic development of the population living in the rural areas.

To realize better to our results of research, we made resort to the different methods as, the historical method, the analytic method and the statistical method. This is how we are going to proceed to the techniques of sampling, documentary analysis and one of interview to collect the applicable data better in relation with our research.

Using the coefficient of interrelationship we noticed that there is a link between the depositors and their savings because the annual average rate between these 2 variables is respectively 46.4% for amount deposed and 27.5% for depositors as well as there is a strong interrelation between the deposits and the credits bestowed by the BPR S. A Sub Branch of REMERA to the beneficiaries thereby the annual average rate is respectively 28.3% for deposits and 7.7% for credits .And according to the observations made around the limits of the bank, this one contributes efficiently to the development of the population living in the rural areas.

INCAMAKE

Kuzamura imibereho myiza y'abayigana ni imwe mu ntego za Banki y'abaturage y'u Rwanda.Ibyo ibigeraho yifashishije amafaranga bizigamira inatanga inguzanyo ku bazisaba cyane cyane abo mu cyaro.

Ibyo byatumye twibaza niba Banki y'Abaturage y'u Rwanda S.A Agashami ka Remera ifite uruhare mu iterambere ry'abatuye icyaro.

Kugira ngo dushobore kuragiza icyo twari twiyemeje mu kugaragaza uruhare rwa Banki y'Abaturage y'u Rwanda Agashami ka REMERA mu kuzamura imibereho myiza y'abaturage,twibajije ibibazo 3 bikurikira :

Kumenya niba ubushake bw'abakiriya mu kuzigama bituma amafaranga abikijwe yiyongera Kumenya niba hari isano iri hagati y'amafaranga abikijwe n'inguzanyo zitangwa .Kumenya niba Banki y'Abaturage y'u Rwanda S.A Agashami ka REMERA ifite uruhare mu iterambere ry'abatuye icyaro.

Kugira ngo ,ibyo tubigereho twifashishije uburyo bukoreshwa mu bushakashatsi nko kugendera ku mateka,kugereranya imibare, kuyisesengura,gucukumbura ibyanditswe byerekeranye na Banki, kubaza abantu bayifiteho amateka n'ibindi.

Dushingiye ku bibazo twari twibajije twabonye ibisubizo bikurikira :uko ubushake bw'abayigana mu kuzigama bwiyongera bituma amafaranga abikijwe yiyongera kubera ko ijanisha rusange ku mafaranga abitswa buri mwaka ari 46.4% ,rikaba 27.5% ku bakiriya baza bayigana buri mwaka.Ku rundi ruhande hari isano igaragara hagati y'amafaranga abitswa n'inguzanyo zitangwa na Banki y'abaturage y'u Rwanda S.A Agashami ka REMERA kubera ko ijanisha rusange hagati y`amafaranga abitswa n`inguzanyo ari 28.3% ku mafaranga abikijwe na 7.7% ku nguzanyo zitangwa. Nk`uko abayigana babyemeza ukurikije ibikorwa bagezeho, iyi Banki ifite uruhare rugaragara mu iterambere ry'abatuye icyaro.

SIGNES, SIGLES ET ABRÉVIATIONS

% : Pourcent, pourcentage

A.P.E.D.I : Association pour la Promotion de l'Éducation et le Développement Intégré

AG : Assemblée Générale

BACAR : Banque Continentale Africaine

BANCOR : Banque à la Confiance d'Or

BCDI  : Banque du Commerce, du Développement et de l`Industrie

BCR : Banque Commerciale du Rwanda

BHR : Banque de l'Habitat du Rwanda

BNR : Banque Nationale du Rwanda

BPL : Banque Populaire Locale

BPR : Banque Populaire du Rwanda

BRD : Banque Rwandaise de Développement

C.A : Conseil d'Administration

COGEAR : Compagnie Générale d'Assurance au Rwanda

COGEBANQUE : Compagnie générale des Banques

COOPEC : Coopérative d'Épargne et de Crédit

COOPEC : Coopérative d'Epargne et de Crédit

CORAR : Compagnie Rwandaise d'Assurance et de Réassurance

CSR : Caisse Sociale du Rwanda

Etc : Et Cætera

FIDA : Fond International de Développement Agricole

FRW : Francs Rwandais

G.S.N.D.A : Groupe Scolaire Notre Dame des Apôtres de Rwaza

I.M.Fs : Institutions de Microfinance

IDH : Indicateur de Développement Humain

INES : Institut d'Enseignement Supérieur de RUHENGERI

KCB : Kenya Commercial Bank

Km2 : Kilomètre carré

MDGs : Millennium Development Goals

P.I.B : Produit Intérieur Brut

PME : Petites et Moyennes Entreprise

POREDEM : Fond de Refinancement et de Développement de Microfinance

PVD : Pays en Voie de Développement

RAMA : La Rwandaise d'Assurance-Maladie

S.A : Société Anonyme

SNRP : Stratégies Nationales de Réduction de la Pauvreté

SONARWA : Société Nouvelle au Rwanda

SORAS : Société Rwandaise d'Assurance

UBPR : Union des Banques Populaires du Rwanda

ULK : Université Libre de Kigali

UOMB : Urwego Opportunity Microfinance Bank

LISTE DES TABLEAUX

Tableau N° 1 : Comparaison d'une banque populaire et une banque commerciale 31

Tableau N° 2  : Nombre des épargnants par âge et par sexe 52

Tableau N° 3  : Répartition des enquêtées selon l'âge et l'état civil 53

Tableau N° 4  : Répartition des enquêtées selon la catégorie socio professionnelle et le 54

Tableau N° 5  : Répartition des enquêtées selon le niveau d'étude et le sexe 54

Tableau N° 6  : Modes d'épargne des sociétaires de la BPR S.A Sous Branche de 55

Tableau N° 7  : Dépôts des épargnants auprès de la Banque populaire du Rwanda S A sous Branche de REMERA 56

Tableau N° 8 : Réalisation des membres de la BPR S.A Sous branche de REMERA grâce à l'épargne 58

Tableau N° 9 : Contribution des crédits octroyés par la BPR S.A Sous Branche de REMERA pour l'amélioration des conditions de vie des sociétaires 59

Tableau N° 10: Comparaison entre les dépôts et les crédits de la BPR S.A sous Branche 59

Tableau N° 11: Evolution des dépôts, des déposants, dés crédits et des débiteurs de la BPR SA Sous Branche de REMERA de 2005 à 2009 60

Tableau N° 12: Données de calcul 62

Tableau N° 13: Données de calcul 63

Tableau N° 14: Données de calcul 65

Tableau N° 15: Données de calcul 66

LISTE DE FUGURE

Figure N° 1 : Pyramide des organisations 19

LISTE DES GRAPHIQUES

Graphique N° 1 : Évolution des dépôts depuis 2005 à 2009 57

Graphique N° 2 : Évolution des crédits depuis 2005 à 2009 57

LISTE DES ANNEXES

ANNEXE N° 1 : QUESTIONNAIRES D'ENQUÊTE a

ANNEXE N° 2 : URUTONDE RW'IBIBAZO l

ANNEXE N° 3 : L'organigramme de la Banque Populaire du Rwanda S.A, Branche de MUSANZE, Sous Branche de REMERA q

ANNEXE N° 4 : Table de détermination de la taille de l'échantillon r

TABLE DES MATIÈRES

DÉDICACE i

EPIGRAPHE ii

REMERCIEMENT iii

INCAMAKE vi

SIGNES, SIGLES ET ABRÉVIATIONS vii

LISTE DES TABLEAUX ix

LISTE DE FUGURE x

LISTE DES GRAPHIQUES xi

LISTE DES ANNEXES xii

TABLE DES MATIÈRES xiii

INTRODUCTION GÉNÉRALE 1

1. PROBLÉMATIQUE 1

2. HYPOTHÈSE DU TRAVAIL 3

3. OBJECTIF DU TRAVAIL 4

3.1. OBJECTIF GÉNÉRAL 4

3.2. OBJECTIFS SPÉCIFIQUES 4

4. CHOIX ET INTÉRÊT DU TRAVAIL 5

4.1. CHOIX DU SUJET 5

4.2. INTÉRÊT DU SUJET 5

4.2.1. INTÉRÊT ACADÉMIQUE ET SCIENTIFIQUE 5

4.2.2. INTÉRÊT PERSONNEL 5

4.2.3. INTÉRÊT SOCIO-ÉCONOMIQUE 6

5. DÉLIMITATION DU SUJET 6

5.2. DÉLIMITATION DANS LE DOMAINE 6

5.3. DÉLIMITATION DANS L'ESPACE 6

6. SUBDIVISION DU TRAVAIL 6

CHAPITRE 1. CADRE CONCEPTUEL ET THÉORIQUE 7

1.1. Définition de la banque 7

1.2. Classification des banques 7

1.2.1. Banques d'émission 7

1.2.2. Banques de dépôts 10

1.3. Fonctions de la banque 11

1.3.1. Épargne 11

1.3.1.1. Définition de l'épargne 11

1.3.1.2. Mobiles de l'épargne 12

1.3.1.3. Principaux facteurs déterminants de l'épargne 13

1.3.1.4. Approche client 19

1.3.2. Crédit 20

1.3.2.1. Définition du crédit 20

1.3.2.2. Rôle du crédit bancaire 21

1.3.2.3. Classification des crédits 22

1.3.2.4. Principe de base de bonne gestion des crédits 26

1.3.3 Opérations dérivées 26

1.4. Définition d'une banque populaire 27

1.5. Évolution historique des BPR S.A 27

1.6. Objectifs et mission des Banques Populaires 32

1.7.1. Définition du développement 32

1.7.1.1. Développement rural 34

17.1.2. Développement économique 34

1.7.1.3. Développement social 35

17.1.4. Développement socioéconomique 36

1.7.1.5. Développement durable 37

1.7.2. Déterminants du développement socioéconomique 38

1.8. Le micro crédit 39

1.9. Institutions financières 39

1.9.1. Émergence des Institutions financières au Rwanda 40

1.9.2. La réforme du secteur financier au Rwanda 40

CHAPITRE 2. PRÉSENTATION DU MILIEU D`ÉTUDE ET DE LA MÉTHODOLOGIE 42

2.1. PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA BANQUE POPULAIRE DU RWANDA S.A 42

2.1.1. Localisation de la BPR S.A Sous Branche de REMERA 42

2.1.2. Données historiques de la BPR S.A Branche de MUSANZE, Sous Branche de REMERA 43

2.1.3. Les objectifs de la Banque Populaire du Rwanda S.A, Branche de MUSANZE, Sous Branche de REMERA. 44

2.1.4. Mission de la Banque Populaire du Rwanda S.A, Branche de MUSANZE, Sous Branche de REMERA. 45

2.1.4.1. Mission sociale 45

2.1.4.2. Mission économique 45

2.1.5. But de la Banque Populaire du Rwanda S.A, Branche de MUSANZE, Sous Branche de REMERA. 45

2.1.6. Organisation et administration de la Banque Populaire du Rwanda S.A, Branche de MUSANZE, Sous Branche de REMERA 45

2.1.6.1 Le service du Gérant de la BPR S.A Sous Branche de REMERA 45

2.1.6.2. Unité d'audit interne dans la Banque Populaire du Rwanda S.A, Branche de MUSANZE, Sous Branche de REMERA 46

2.1.6.3. Service de crédit de la Banque Populaire du Rwanda S.A, Branche de MUSANZE, Sous Branche de REMERA 46

2.1.6.5. Service de caisse de la Banque Populaire du Rwanda S.A, Branche de MUSANZE, Sous Branche de REMERA 47

2.1.6.6. Planton de la Banque Populaire du Rwanda S.A, Branche de MUSANZE, Sous Branche de REMERA 47

2.2. MÉTHODOLOGIE DE RECHERCHE 47

2.2.1. MÉTHODES 48

2. 2.1.1. Méthode analytique 48

2. 2.1.2. Méthode historique 48

2. 2.1.3. Méthode statistique 48

2.2.2. TECHNIQUES 49

2.2.2.1 Techniques documentaire 49

2.2.2.2 Technique d'enquête par questionnaire 49

2.2.2.3. Technique d'interview 49

2.2.2.4. Technique d'observation 50

2.2.2.5. Technique d'échantillonnage 50

Chapitre 3. PRÉSENTATION DES DONNÉES, ANALYSE ET INTERPRETATION DES RÉSULTATS 52

3.1. Identification des personnes enquêtées 52

3.2. Présentation des résultats 55

3.2. Analyse et interprétation des résultats 61

3.2.1. Relation entre le nombre des déposants et les dépôts collectés 61

3.2.2. Comparaison entre les dépôts collectés et les crédits octroyés 64

3.2.3. Analyse et interprétations des résultats sur l'intervention de la BPR S.A sous Branche de REMERA dans d'autres domaines de la vie 67

CONCLUSION GÉNÉRALE 69

BIBLIOGRAPHIE 72

INTRODUCTION GÉNÉRALE

La création des institutions de micro finance fait partie de la politique du Gouvernement rwandais à la réduction de la pauvreté. La seule solution à ce problème est le renforcement des institutions financières décentralisées jusqu'à la population rurale à bas revenu. C'est dans ce cadre que la Banque Populaire du Rwanda S.A a été renforcée en vue de résoudre les problèmes de la population rurale qui ne bénéficie pas du financement des autres banques commerciales et de contribuer au développement socio-économique de cette population.

1. PROBLÉMATIQUE

Le Rwanda est un pays pauvre et essentiellement rural. D'après le Fond International de Développement (FIDA), la pauvreté touche 51.2% de la population totale dont 70% de ruraux. Selon les données les plus récentes, 94% des rwandais vivent dans la campagne, où le PIB par habitant ne dépasse pas 100 dollars par an, contre 230 dollars par habitant au niveau national.1(*)

Le Rwanda est l'un des pays surpeuplés du continent africain avec un taux de croissance démographique annuel de 3.4% et une densité moyenne de 322 habitants/km2.2(*)

Sa structure démographique actuelle se caractérise par la population du monde rural en nombre élevé représentant 94% de l'effectif total de sa population.3(*)

La pauvreté au Rwanda est d'abord et avant tout rurale. La population de ces zones étant 3 fois plus affectée que celle des milieux urbains. Cette proportion si importante est le résultat de plusieurs facteurs dont principalement la dépendance de la population rwandaise à l'agriculture4(*).

Selon l'enquête du Programme National de la Réduction de la Pauvreté (P.N.R.P) sur les conditions de vie, le Rwanda est un pays où la population est à prédominance rurale (94%), où plus de 90% de la population vit de l'agriculture, dont la famille ne parvient pas à satisfaire tous ses besoins suite au nombre élevé des membres qui la composent.

Cette population est démunie et n'a pas de garantie matérielle. C'est l'une des raisons qui fait que les grandes banques commerciales ne font pas confiance en elle car, les banquiers ne prêtent qu'aux personnes qui ont des moyens. Il n'y a que les banques populaires et les micro finances qui essaient de financer les agriculteurs bien qu'elles ne répondent vraiment pas aux besoins de la grande majorité de la population car les conditions d'octroi de crédit exigent de garanties matérielles (pour le crédit individuel) et sont semblables à celles des autres banques.

La pauvreté est l'un des problèmes les plus inquiétants pour les autorités du Rwanda. Selon le dernier recensement général de la population effectué en l'an 2002, il a été constaté que 60% de la population rwandaise vit en dessous du seuil de la pauvreté.

Ce taux est élevé face à l'objectif de la vision 2020 celui de réduire ce taux de 60% à moins de 25% et d'accroître le revenu par habitant actuellement de 250$ à plus de 1000$ d'ici 2020.

En comparant les expériences vécues par les pays déjà développés, le pays des milles collines espère atteindre cet objectif.

La seule solution efficace et durable à ce problème est le renforcement d'un système financier décentralisé jusqu'au niveau des populations rurales qui ne bénéficient pas du financement du système bancaire classique.

Dans le but de résoudre ce problème de la population rwandaise à bas revenu, le Gouvernement rwandais a lancé des réformes dans les secteurs financiers qui visent à créer un système financier efficace et efficient.5(*)

Dans la perspective d'un développement durable, le Gouvernement rwandais a ciblé, parmi les grands axes des Stratégies Nationales de Réduction de la Pauvreté (SNRP), la micro finance comme un des outils efficaces de cette stratégie.6(*)

La micro finance est non seulement un outil de lutte contre la pauvreté, elle est également un moyen efficace pour rendre le service financier accessible à tous7(*). C'est dans ce cadre que les Banques populaires du Rwanda ont été renforcées dans le but d'atteindre une part importante de la population défavorisée en accordant d'une manière durable et équitable un appui au développement de leur micro entreprise.

Au regard de la richesse de la population du milieu rural, les autorités rwandaises ont fait des réalisations sur la lutte contre la pauvreté et le renforcement du pouvoir économique des plus démunis ce qui affirme que les Banques populaires du Rwanda constituent une des solutions aux problèmes prioritaires qu'affronte la population de la campagne rurale.

Avec la Banque populaire du Rwanda S.A sensible aux défis du milieu rural, la population du monde rural n'est pas seulement un simple bénéficiaire du processus de développement mais aussi un acteur adjuvant de ce processus.

Les banques commerciales viennent en tête dans le financement de l'économie rwandaise du point de vue de la valeur totale du crédit consenti et l'épargne mobilisée. En effet, en juin 2006, la BNR estime que pour les dépôts des banques commerciales s'élevaient à 194 milliards de francs rwandais alors que les crédits accordés s'élevaient à 185 milliards de francs rwandais. Ces chiffres montrent que les banques commerciales occupent 76% de l'ensemble du financement de l'économie 75% dans la mobilisation de l'épargne. Néanmoins le taux de bancarisation au niveau national reste toujours bas avec seulement 10% de la population qui détiennent un compte dans l'une ou l'autre institution financière formelle en juin 2006 dont la majorité de ces comptes sont ouverts dans des banques populaires du Rwanda.

En revanche les banques populaires du Rwanda S.A occupent une grande partie du réseau avec 93% de l'ensemble des branches ouvertes par les institutions de crédit dans tout le pays en juin 2006 et atteignent plus d'un milliard de clientèle.

Ainsi, il va de soi que les banques populaires du Rwanda ont un rôle important à jouer pour permettre à la majorité de la population rurale d'accéder aux services financiers car l'importance du rôle de la banque dans l'économie d'un pays n'est plus à démontrer.8(*)

Compte tenu de ce qui précède, nous nous trouvons en face des questions pertinentes auxquelles nous allons essayer de trouver des solutions tout au long de ce travail :

1. La Banque populaire du Rwanda S.A sous branche de REMERA parvient -elle à développer l'esprit d'épargne chez la population de sa zone d'activité ?

2. Y-a -t'il des facilités de crédits aux sociétaires de la BPR S.A sous branche de REMERA ?

3. Les conditions de vie socio économiques de la population de son milieu sont -elles améliorées par l'épargne collectée et les crédits octroyés ?

2. HYPOTHÈSE DU TRAVAIL

Selon GRAWITZ « l'hypothèse est une explication provisoire de la nature des relations entre deux ou plusieurs phénomènes »9(*)

Selon Roger MUCHIELLI « l'hypothèse est définie comme une proposition admise à titre provisoire et devant être vérifiée (confirmée, modifiée ou infirmée) par l'expérience.

Les hypothèses de recherche constituent les fondations préliminaires de ce qui est à démontrer ou à vérifier sur le terrain. Il appartient au chercheur de les confirmer, les nuancer ou les infirmer dans le développement de son travail10(*)

Pour répondre à la préoccupation de notre travail et atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés, 3 hypothèses suivantes ont été retenues :

1. L'esprit d'épargne par les clients de la BPR S.A Sous Branche de REMERA a fait que les dépôts augmentent au fur des temps dans sa zone d'activité.

2. Il existe une dépendance entre les crédits octroyés et les dépôts collectés par la BPR SA. Sous Branche de REMERA

3. La satisfaction des besoins fondamentaux des clients de la BPR S.A Sous Branche de REMERA est un indicateur de base que cette Banque contribue au développement socio- économique de ses sociétaires.

3. OBJECTIF DU TRAVAIL

Tout travail de recherche scientifique doit avoir un objectif général et des objectifs spécifiques

3.1. OBJECTIF GÉNÉRAL

« Montrer l'importance de l'épargne et les apports des crédits bancaires au développement socio économique du milieu rural ».

3.2. OBJECTIFS SPÉCIFIQUES

· Apprécier la contribution de la BPR S.A sous Branche de REMERA au développement socio économique de la population du milieu rural de sa zone d'activités.

· Montrer à la population de la zone d'activité de la BPR S.A Sous Branche de REMERA les chances qu'offre cette banque dans la mobilisation de l'épargne et l'octroi du crédit

4. CHOIX ET INTÉRÊT DU TRAVAIL

Mobiliser et collecter le maximum d`épargne afin d`affecter ceci au crédit fait partie de la politique du Gouvernement rwandais de réduction de la pauvreté. Tel est aussi notre souci majeur tout au long de notre travail.

4.1. CHOIX DU SUJET

En tant qu'économiste développeur, ce travail nous permettra de bien observer et identifier les réalités sur terrain. En outre, un souci majeur nous a poussés à choisir ce sujet afin de mettre à la disposition de la clientèle de la BPR les meilleures procédures leur permettant de tirer au maximum les gains apportés par les crédits au travers leurs dépôts auprès de la BPR S.A sous Branche de REMERA.

4.2. INTÉRÊT DU SUJET

Ce sujet possède un intérêt académique et scientifique, personnel et socio-économique

4.2.1. INTÉRÊT ACADÉMIQUE ET SCIENTIFIQUE

Du point de vue académique, chaque étudiant finaliste de niveau licence doit effectuer une recherche et en rédiger un  mémoire de fin de cycle de licence  qui contribue à faire comprendre un problème d'intérêt général et scientifique.

Du point de vue scientifique, notre étude va être utile aux étudiants et aux autres chercheurs qui vont mener des recherches analogues au sujet de l'impact des banques populaires sur la réduction de la pauvreté en milieu rural et à ceux qui voudront bien approfondir le thème voire le compléter par d'autres aspects non exploités ici.

4.2.2. INTÉRÊT PERSONNEL

L'analyse des divers aspects qui entrent en jeu dans le processus de mobilisation de l'épargne et l'octroi de crédit nous permettra d'approfondir les connaissances acquises au cours de notre formation académique et de les concilier à la réalité pratique du terrain. Cette étude va également donner des éclaircissements sur les banques en général et la banque populaire du Rwanda S.A comme catalyseur de la réduction de la pauvreté en particulier.

4.2.3. INTÉRÊT SOCIO-ÉCONOMIQUE

Cette étude va ressortir toutes les informations utiles à la population sur les avantages des Banques Populaires du Rwanda S.A et particulièrement ceux qu'offre la Banque Populaire du Rwanda S.A Sous Branche de REMERA à sa clientèle en vue d'améliorer des conditions socio-économiques de la population rurale.

5. DÉLIMITATION DU SUJET

Dans notre travail nous ne prétendons pas aborder toutes les branches de la Banque Populaire du Rwanda S.A province par province, vu leur nombre et leur particularité, raison pour laquelle notre étude doit être délimitée dans le temps, dans le domaine et dans l'espace.

5.1. DÉLIMITATION DANS LE TEMPS

Notre étude est délimitée dans la période allant de l'année 2005 à 2009, soit 5 ans accomplis.

5.2. DÉLIMITATION DANS LE DOMAINE

Notre étude concerne le domaine de la Finance des Institutions financières en général et le domaine socio-économique de la population du milieu rural auprès de la Banque populaire du Rwanda S.A Sous Branche de REMERA.

5.3. DÉLIMITATION DANS L'ESPACE

L'étude s'est bornée aux 4 secteurs administratifs habitant à proximité de la Banque populaire du Rwanda S .A Sous Branche de REMERA entre autres : REMERA, GASHAKI, RWAZA du District de MUSANZE et le Secteur CYABINGO du District de GAKENKE.

6. SUBDIVISION DU TRAVAIL

Notre travail débute par l'introduction générale, suivi par le chapitre premier portant sur le cadre théorique et conceptuel où seront développés les concepts de base du sujet. Le second chapitre concerne la présentation du milieu d'étude et la méthodologie où les méthodes d'analyse et les techniques de recherche seront largement décrites. Le troisième chapitre portera sur la présentation des données, analyse et interprétation des résultats. Et enfin, le travail sera clôturé par une conclusion générale et les suggestions.

CHAPITRE 1. CADRE CONCEPTUEL ET THÉORIQUE

Pour concilier la théorie à la pratique dans notre travail, nous avons opté de donner des notions générales sur les banques en tant qu'institutions financières, des théories sur l'épargne et le crédit, le système financier ainsi que et le développement socio économique.

1.1. Définition de la banque

Le terme banque vient du mot « banco » qui signifie table sur laquelle s'effectuaient les opérations de change.11(*)

Au sens légal et actuel du terme, la banque est l'organisme financier dont la fonction essentielle est de recevoir les dépôts en vue de les prêter sous formes d'avances aux pouvoirs publics, aux entreprises industrielles, commerciales et agricoles pour les besoins de leurs fonds de roulement et, depuis peu pour des investissements à long et à moyen terme et à des particuliers pour leurs besoins personnels moyennant un taux d'intérêt inférieur au taux d'usure légal.

Accessoirement cette institution fait des opérations de caisse pour compte de ses clients, fait le commerce de monnaie et devises étrangères, sert d'intermédiaire à l'achat et à la vente des titres, assure le service financier des sociétés, loue des coffres-forts et différents services à sa clientèle12(*).

1.2. Classification des banques

Au sens légal du terme ; il existe deux sortes de banque : la banque d'émission et les banques de dépôts. Seuls ces deux types d'institutions peuvent être dénommés banques. Ce sont également les seuls organismes à pouvoir créer de la monnaie fiduciaire sous forme de billets et de la monnaie scripturale sous forme d'inscription en compte mais elles ne sont pas les seules à collecter et à distribuer du crédit.13(*)

1.2.1. Banques d'émission

En principe, il n'existe actuellement plus par pays qu'une seule banque jouissant du privilège de l'émission de billets de, banque.

Parfois c'est une banque d'Etat, mais après la suppression de la pluralité des banques d'émission au 17ème siècle dernier c'est un organisme privé qui a été placé sous la surveillance du pouvoir central.

Cette banque est souvent appelée Institut d'émission ou banque centrale. Les moyens d'actions de la banque d'émission sont essentiellement constitués par des billets émis par ses soins, principalement lors de l'octroi de crédits aux entreprises privées et à l'Etat.14(*)

Au Rwanda, notre banque d'émission est la BNR. Créée le 24 avril 1964, elle possède ce privilège et assume donc la fonction de la Banque Centrale.

Le siège de la BNR est fixé à Kigali, elle joue un rôle essentiel dans l'économie du pays et les objectifs dont elle doit s'inspirer dans tous ses actes est le maintien de la stabilité monétaire et la poursuite d'une politique de crédit et des changes propices au développement harmonieux de l'économie rwandaise.

La Banque centrale est dirigée par un Gouverneur et administrée par un Comité de Direction. Quant à sa gestion, elle est contrôlée de façon particulière par un collège de censeurs.

En droit comme en fait, l'intervention du Gouvernement rwandais dans la gestion et le contrôle de la BNR est bien réelle :

-l'Etat rwandais possède la majorité à l'Assemblée des actionnaires

-l'Etat rwandais a le pouvoir de nommer le Gouverneur et étant donné sa position majoritaire à l'Assemblée Générale de désigner certains dirigeants et censeurs.

La BNR exerce ses activités non seulement au siège central à Kigali mais également dans les Agences ouvertes dans les différentes provinces du pays.

À part le privilège de l'émission des billets de banque, actuellement sa mission ne se limite uniquement à l'émission : à coté de la mise en circulation des billets et de l'exécution de quelques opérations propres à toute banque, la Banque centrale assure la charge de responsable de la stabilité monétaire au plan intérieur comme au plan international .A cette fin, elle dispose de divers instruments de politique monétaire. Par suite de son rôle dans l'organisation économique du pays, l'appellation Institut d'émission est actuellement remplacée par celle de la banque centrale.

Les autres fonctions de la banque centrale sont les suivantes 15(*):

1. La Banque centrale est la banque des banques soit qu'elle réescompte des effets mobilisables présentés par les banques de dépôts soit qu'elle est l'instrument facilitant les règlements entre les banques.

2. La Banque centrale joue le rôle de caissier de l'Eta à titre gratuit : on peut penser qu'il s'agit là de la contrepartie du privilège de l'émission .Elle effectue tout paiement et reçoit tous les versements pour compte de l'Etat, elle accomplit toutes les opérations relatives aux titres des emprunts publics, aux paiements des coupons.

3. Elle est responsable du stock d'or et de devises de la nation : la Banque centrale est amenée à absorber le surplus de devises ou à fournir le manquant de devises sur le marché réglementé ce qui revient à dire maintenir la stabilité de la monnaie nationale sur le plan international.

4. Elle est responsable de la stabilité monétaire sur le plan intérieur, en d'autres termes elle est chargée de la politique monétaire. Elle doit faire en sorte que le volume du stock de monnaie corresponde aux besoins de l'économie, qu'il ne soit ni excessif, ni étroit. Et dans ce but elle dispose de divers instruments 16(*):

a) Maniement du taux d'escompte : l'intervention de la Banque centrale en ce domaine par les réactions qu'elle provoque sur les taux de marchés à court terme, modifie automatiquement le volume du crédit et dès lors le volume monétaire :

- en augmentant le taux d'escompte elle tend à contracter le volume du crédit et, dès lors, de l'émission

- en diminuant le taux d'escompte elle tend à accroître le volume du crédit et, dès lors, du stock monétaire

b) Open market policy : cette politique consiste en l'achat ou à la vente de fonds publics à LT de façon à accroître ou à restreindre le volume monétaire

c) Fixation du plafond de réescompte plus ou moins élevé pour chaque banque : ainsi, en réduisant le montant maximum de réescompte de chaque banque, elle restreint le crédit.

d) Établissement des coefficients de réserves monétaires : en vue de protéger les épargnants, diverses proportions à respecter entre certains éléments du bilan de banquiers sont fixés à différentes époques.

1.2.2. Banques de dépôts

Il s'agit des banques proprement dites souvent appelées banques commerciales qui ont pour fonction essentielle le crédit à court terme et depuis quelques années à moyen et à long terme à l'économie privée et aux pouvoirs publics.17(*)

Leurs moyens d'action sont principalement constitués des dépôts des tiers. D'une manière générale, les banques commerciales exerçant leurs activités en Afrique étaient des succursales des banques étrangères .L'accession des états africains à l'indépendance s'est progressivement accompagnée d'une transformation de ces succursales en sociétés de droit local.

Une caractéristique importante du remodelage des réseaux bancaires au lendemain des indépendances résidait dans la participation des pouvoirs publics au capital et au fonctionnement des banques de dépôts.

Actuellement au Rwanda, le système financier comprend, les banques et les institutions financières suivantes18(*):

- Banque Commerciale du Rwanda (BCR) créée en 1963,

- Banque de Kigali (BK); créée en 1966,

- Banque Rwandaise de Développement, (BRD) autorisée en 1970,

- Banque de l'Habitat du Rwanda (BHR) autorisée en 1975,

- Banque Continentale Africaine au Rwanda (BACAR); autorisée en 1983)19(*),

- ECOBANK RWANDA, autorisée en 199520(*),

- Compagnie Générale des Banques (COGEBANQUE) ; autorisée en 1998,

- Banque à la Confiance d'Or (BANCOR); autorisée en 199521(*),

- Urwego Opportunity Microfinance Bank (UOMB) autorisée en 2007

- Banque Populaire du Rwanda SA, autorisée en 2008,

- Kenya Commercial Bank (KCB) autorisée en 2009

- Le système financier comprend également une institution de sécurité sociale (CSR créée en 1962), les compagnies d'assurances telles que SONARWA, SORAS, COGEAR, CORAR... ; une compagnie mutualiste de santé (RAMA), d'autres institutions de micro-finance naissent depuis 1998 et prennent la forme soit des coopératives (COOPEC), soit des sociétés anonymes.

1.3. Fonctions de la banque

À part des fonctions essentielles d'épargne et de crédit, on va voir dans la suite qu'il existe d'autres fonctions dérivées à ces dernières

1.3.1. Épargne

Dans une économie, l'épargne joue un rôle considérable dans la formation du capital et par conséquent dans le processus de la croissance économique. Dans cette section, l'épargne sera définie et décrite sous un aspect général .Il importe aussi de donner un bref aperçu des modèles théoriques ainsi que les autres facteurs qui expliquent le comportement des ménages en matière d'épargne.

1.3.1.1. Définition de l'épargne

Définie comme une mise en réserve par Irving FISHER22(*) l'épargne est synonyme d'économie, de thésaurisation. Dans cette optique, l'épargne prend le sens originel du mot anglais « saving » qui vient de sauver c'est-à-dire mettre en sécurité, conserver ou préserver pour un usage futur. On dit encore que l'épargne est une consommation différée.

Selon Jean LESCURE cité par Daniel CISSE23(*) l'épargne est créatrice, animatrice de toute la production .Elle est la constitution d'un capital, d'un patrimoine. Cette épargne est opposée à l'épargne réserve précédente vue par Irving FISHER.

Pour les économistes classiques et néo classiques, l'épargne est ce qui finance l'investissement. Pour eux, à tout moment l'épargne est égale à l'investissement. Cette conception respecte ainsi la fameuse loi des débouchés de J.B SAY selon « laquelle l'offre crée sa propre demande24(*) ».

Ainsi l'homme épargne lorsqu'il voue les biens et services qu'il a achetés à la production d'une richesse d'où il s'attend à tirer des moyens de jouissance dans l'avenir alors que la dépense est l'obtention immédiate de jouissance.

De ce qui précède, l'on peut dire que l'épargne est le renoncement à la consommation ou tout simplement l'abstinence. Sous cet angle, l'intérêt versé aux épargnants capitalistes pour les sacrifices qu'ils consentent est justifié.

Pour J.M.Keynes25(*), l'épargne est l'excès du revenu sur la dépense de consommation. L'épargne est un résidu, un phénomène passif et non pas un acte volontaire d'abstinence.

Sur le point d'égalisation entre l'épargne et l'investissement, les keynésiens s'opposent aux classiques. Ils postulent pour la rupture de continuité entre l'épargne et l'investissement et considèrent que l'épargnant et l'investisseur ne sont pas nécessairement les mêmes individus.

Plusieurs définitions ont été données à l'épargne. Il convient pour parler de l'épargne, de la rapprocher à d'autres termes ou expressions. En extension sont considérées comme épargne les affectations monétaires suivantes : thésaurisation monétaire ou réelle, placement, prêt, investissement direct. Le placement et le prêt sont de l'épargne mise à la disposition de l'autrui tandis que l'investissement direct est considéré comme une utilisation directe de l'épargne par l'épargnant.

Concernant notre sujet, l'épargne est constituée par les dépôts de la clientèle auprès de la BPR S.A Sous Branche de REMERA.

1.3.1.2. Mobiles de l'épargne

Les mobiles de l'épargne sont nombreux et complexes. Dans les économies sous développées, les principaux mobiles de l'épargne sont l'amélioration de l'extension, de l'exploitation, l'acquisition des équipements, la dot, le mariage, les funérailles et les autres sortes de cérémonies. Tous ces mobiles sont surtout prédominants dans le milieu rural des PVD comme le Rwanda26(*).

D'autres mobiles se retrouvent à la fois en milieu rural et en milieu urbain. Il s'agit du souci d'éducation des enfants, l'aide aux parents, le pécule pour vieillesse, la précaution contre les imprévues, l'achat des biens de consommation de haute qualité27(*).

De façon générale les mobiles de l'épargne sont issus des considérations diverses. Il y en a qui tiennent à la sécurité et à la crédibilité qu'offre les institutions d'épargne. D'autres sont liées aux prestiges, à la disponibilité, à la proximité et à l'accessibilité.

Les mobiles de l'épargne peuvent être aussi liées aux considérations d'ordre économique, auquel cas, l'individu épargnant considèrent les intérêts sur les dépôts.

Les principales motivations de l'épargne à travers les structures officielles d'épargne et de crédit peuvent être utilisées pour la thésaurisation, la sécurité de l'argent contre le vol, l'incendie, les rongeurs ravageurs. Elles peuvent être aussi la sécurité contre les pressions familiales ou sociales et d'emprunteurs inopportuns28(*).

Sous d'autres cieux, Keynes a dénombré 8 mobiles29(*) dans le comportement des ménages épargnants qui sont plus ou moins développés actuellement :

a. La prudence : l'argent est mis à côté pour faire face aux difficultés imprévisibles comme le chômage, la maladie, l'infirmité,...

b. La prévoyance : on constitue une réserve destinée à faire face à des éventualités prévues comme par exemple la retraite.

c. Le calcul : l'épargne rapporte des intérêts, des dividendes. Elle est placée dans l'optique de rendement.

d. Le désir d'indépendance : on constitue soi-même des économies pour l'achat d'un bien, en refusant de prendre du crédit.

e. Le désir de progression : grâce à l'épargne accumulée et placée, on augmente son patrimoine et son niveau de vie progressivement. On perçoit des loyers ou une rente.

f. Le motif de l'entreprise : des ménages cherchent à améliorer leur situation en mettant à leur compte, en créant leur propre entreprise, en achetant des fonds de commerce.

g. L'orgueil : on cherche à se constituer un patrimoine pour devenir plus puissant, pour dépasser les autres.

h. L'avarice : on se constitue une épargne avec le souci de jouir de son tas d'or. Ce sont des considérations qui sont d'ordre rationnel, instinctif et même socio économique

1.3.1.3. Principaux facteurs déterminants de l'épargne

L'étude de l'épargne dans les pays en développement est rendue ambiguë par le fait que tous les modèles de base ont été construits pour les pays industrialisés alors que l'épargne dans les pays à faible revenu a une autre notion que dans les pays développés.

En effet, dans les pays à faible revenu, comme le dit Malcolm GILLIS30(*) en dessous d'un certain seuil de revenu, l'épargne constitue un « bien de luxe » et ne peut guère être considérée comme le résultat d'une optimisation micro-économique, d'autant plus que dans la plupart des pays en développement le marché financier est peu développé et que les taux d'intérêt sont fixés administrativement dans beaucoup d'entre eux.

Cette section constitue un tour d'horizon des modèles théoriques de l'épargne ainsi que d'autres facteurs non moins importants qui la déterminent. Il sera question de fournir des explications possibles du comportement des ménages en matière d'épargne31(*).

a) Le modèle KEYNESIEN

Appelé aussi modèle du revenu absolu, le modèle Keynésien postule une relation linéaire entre le revenu courant et l'épargne courante. La relation s'écrit en général:

St=a+ b Yt.

L'on suppose a o, et o b 1. Sous ces conditions, la propension marginale à épargner est supérieure à la propension moyenne à épargner.

Selon cette hypothèse, on estime que la propension à épargner une partie des revenus courants augmente avec ces revenus. Cette hypothèse vient confirmer ce que J.M. KEYNES appelle, dans sa « Théorie Générale », la loi psychologique fondamentale.

Selon cette loi32(*), « en moyenne et la plupart du temps, les hommes tendent à accroître leur consommation à mesure que leur revenu croît, mais non d'une quantité aussi grande que l'accroissement du revenu ».

La loi précédente s'accompagne d'un corollaire: « en général, une proportion plus importante du revenu est épargnée à mesure que le revenu réel croît ».

Cette loi et son corollaire, nous amènent à dire que lorsque le revenu des ménages augmente, la propension marginale à consommer diminue, alors que la propension marginale à épargner s'accroît.

b) Le modèle de FRIEDMAN

Ce modèle qu'on appelle encore modèle du revenu permanent, a été initialement formulé par Milton FRIEDMAN, dans les années 1950, à l'université de Chicago.

En opposition avec le modèle précédent, celui-ci lie l'épargne courante au revenu permanent. Selon la thèse friedmanienne, le revenu comporte deux éléments constituants: le revenu « permanent » et le revenu « transitoire »33(*)

Ce revenu permanent est ici défini comme le produit de la richesse et notamment des actifs issus du capital matériel et du capital humain, à la disposition du ménage.

Le revenu transitoire quant à lui est inattendu, exceptionnel, tel que celui généré par l'évolution de la valeur des actifs, les gains de la loterie nationale et autres mannes imprévisibles.

FRIEDMAN a établi cette théorie pour parer aux défaillances empiriques de la théorie keynésienne. Il suppose que la consommation dépend principalement du revenu permanent et l'épargne du revenu transitoire. La version du modèle le plus fréquemment utilisée pour les tests empiriques s'écrit:

St=a+b Yp+ c Yt

Dans cette équation, Yp signifie revenu permanent et Yt revenu transitoire ; b: la propension marginale à consommer le revenu permanent; c: la propension marginale à épargner le revenu transitoire.

La version la plus extrême de l'hypothèse sur le revenu permanent annule b et fixe c à 1, si bien que toute l'épargne provient du seul élément transitoire du revenu, lequel est épargné dans sa totalité.

c) Le modèle de DUESENBERRY

Le modèle du revenu relatif s'établit comme suit: St = a + bYt + c (Yt/Y max), où

Y max. est le revenu maximal atteint dans le passé. Dans une économie croissante, Y max. correspond à Yt-1.

L'hypothèse sur le revenu relatif a été présentée pour la première fois par Doroty BRADY et Rose FRIEDMAN et reprise à la fin des années 1940 par James DUESENBERRY, économiste de Harvard.34(*)

Cette théorie repose sur l'observation que les fonctions de préférence sont interdépendantes. Duesenberry prétend qu'à long terme les dépenses de consommation dépendent du nombre de contacts avec les biens supérieurs dits encore biens de démonstration ou d'ostentation.

Ce phénomène a pour conséquence macro-économique d'invalider la loi fondamentale de Keynes et son corollaire susmentionnés. La prétention de l'auteur laisse entrevoir que la propension moyenne à consommer dépend de la position du revenu dans l'échelle des revenus du groupe social. Si le revenu d'un individu reste constant alors que le revenu moyen du groupe de référence s'élève, l'individu augmente sa consommation pour garder le même statut social. En outre, un tel comportement est dû au fait que les individus dans leur acte de consommation ont tendance à suivre leurs voisins et à rechercher sans cesse un niveau de vie plus élevé.

Pour la courte période, DUESENBERRY constate qu'à cause de la stabilité des habitudes de consommation et de la répugnance des individus à abandonner un niveau de vie déjà atteint, il peut exister une baisse de revenu sans que la consommation diminue pour autant. De tels comportements ne sont pas de nature à favoriser l'épargne35(*).

d) Le modèle de KALDOR

Associé à Nicolas KALDOR et connu sous le nom de la « Théorie de classe », ce modèle de comportement des ménages en matière d'épargne stipule que les habitudes de consommation se distinguent fortement suivant la classe économique.

Les travailleurs qui tirent l'essentiel de leurs revenus de leur travail, sont réputés avoir une propension à l'épargne inférieure à celle des capitalistes qui reçoivent avant tout des revenus de la propriété: profits, intérêts, rentes,

L'hypothèse sur la liaison classe-épargne se représente ainsi: S=SwL+ScP
où Sw: propension des travailleurs à épargner une partie des revenus qu'ils tirent du travail. Sc: propension des capitalistes à épargner une partie des revenus qu'ils tirent de la propriété L: revenu du travail; P: revenu de la propriété; et 0 Sw Sc 136(*).

En analysant le modèle de KALDOR, on est hanté par la question de savoir pourquoi les ménages, dans leurs décisions de dépense et d'épargne, traitent les revenus du travail d'une toute autre manière que ceux de la propriété; de toutes les façons, un sou c'est un sou et le franc tiré des revenus de la propriété ne se distingue pas de celui qui provient des revenus du travail. Dans cette optique, l'hypothèse sur le lien entre la classe et l'épargne peut être plus apparente que réelle. Il en serait d'ailleurs ainsi de l'hypothèse sur le revenu permanent qui donne à penser que les propensions à épargner des sources de revenus variables seraient plus fortes qu'en cas de sources de revenus plus stables37(*).

Le seul arbitre crédible ne peut consister que dans les issues empiriques de ces modèles pour le cas du Rwanda. Ne disposant pas des statistiques retraçant tous les agrégats économiques de la comptabilité nationale, surtout celles de l'épargne intérieure privée éclatée en ses composantes pour une période satisfaisante, nous réservons l'application empirique de ces modèles sur le Rwanda aux recherches ultérieures lorsque les données ad hoc auront été fournies par les autorités économiques.

Ce petit aperçu sur les hypothèses qui sous-tendent les comportements des ménages en matière d'épargne, nous aura permis de réaliser un rapprochement avec ce que nous avons vu à la section 1.3.1.1 lorsque nous avons parcouru les définitions relatives à l'épargne. En effet, toutes les définitions ont fait dépendre cette dernière du revenu.

Il convient de souligner que de la même manière, toutes les hypothèses analysées ci-dessus, voient dans le revenu, qu'il soit courant, transitoire, relatif ou permanent, le facteur déterminant principal en matière d'épargne38(*).

Toutefois, le revenu n'est en rien le seul facteur déterminant du comportement général du secteur privé en matière d'épargne, en particulier dans les pays en voie de développement.

e) Les autres facteurs déterminants de l'épargne39(*)

Le débat sur le développement de la propension à épargner a soulevé une controverse autour de la constitution de l'épargne considérée comme un résidu. La problématique est celle de savoir si l'épargne est vraiment un élément passif, ce qui reste une fois que l'on a consommé une partie du revenu.

L'épargne ne dépend-t-elle pas d'une action volontariste de l'individu désireux de mettre en réserve, pour un emploi ultérieur, une partie de son revenu? Ceci revient à se poser la question de savoir si la propension à épargner est nécessairement un corollaire de la propension à consommer.

La théorie classique trouve cette position excessive car pour elle, l'épargne peut provenir d'une décision volontariste.

Nous accepterons désormais l'idée que le volume de l'épargne n'est pas nécessairement un résidu, mais qu'il peut varier sous l'action des facteurs autres que ceux liés à la tendance psychologique qui gouverne la consommation.

Admettant ce point de départ, on peut faire remarquer que le taux d'intérêt joue comme les autres prix. Sa variation à la hausse peut encourager les épargnants parce que leur épargne devient rémunératrice alors qu'avec sa variation à la baisse, c'est la situation opposée qui s'observe. Mais cette liaison épargne - taux d'intérêt n'est pas admise dans les analyses keynésiennes qui flanquent l'épargne à des facteurs autres que le taux d'intérêt comme nous l'avons déjà énoncé.

L'autre facteur explicatif peut être lié à l'organisation des institutions de l'épargne. Leur nombre limité, leur implantation qui ne tient pas compte de l'implantation de la population, l'accès difficile qu'elles peuvent offrir,... ne sont pas favorables à l'épargne.

Quand le système financier épouse les réalités socio-économiques du pays qui le loge, tout porte à croire que l'épargne peut se développer.

La stabilité monétaire est un autre facteur déterminant de l'épargne. Il a été prouvé qu'une monnaie qui se déprécie a une action décourageante sur les intentions d'épargner. L'érosion continue du pouvoir d'achat d'une monnaie peut provoquer une intensification de la consommation et une réduction de la propension à épargner, en vertu de la logique keynésienne.

Pour veiller à la protection des avoirs des épargnants contre la perte de valeur réelle imputable à l'inflation, on préconise le phénomène d'indexation des actifs financiers de ces derniers.

Beaucoup d'autres variables expliquent l'épargne, notamment: la variable démographique, l'implantation de la population, la promesse de futurs crédits aux épargnants qui économisent à certaines fins, etc.

Nous ne pourrions pas être exhaustifs dans la mesure où l'épargne est déterminée par la combinaison des facteurs aussi différenciés que les facteurs économiques, sociologiques et culturels et que ceux-ci sont très complexes chacun pour ce qui le concerne.

Tandis que les discours apologétiques sur l'épargne trouvaient audience à leur époque, la question de sa mobilisation par les intermédiaires financiers, en vue de l'orienter vers les investissements, reste toujours d'actualité et mérite d'être à nouveau posée dans les PVD en général et au Rwanda en particulier.

En effet, le développement de l'accumulation endogène et la mobilisation de l'épargne locale constituent un levier économique majeur tant pour le développement, l'investissement local que pour le financement durable des besoins du secteur public.

1.3.1.4. Approche client40(*)

L'approche client est une orientation marketing qui repose sur les relations étroites avec les clients. Elle a l'objectif de faire des clients la préoccupation centrale de l'institution en toutes ses activités. Pour cela, il faut développer le produit sur base des besoins réels du marché et non pas développer les produits en supposant qu'ils conviennent aux clients. Cela a beaucoup d'implication au niveau de l'organisation en général. P. KOTLER nous présente deux pyramides pour distinguer la vision traditionnelle et moderne de l'organisation.

DGnagers

ction général

Encadrement

Combattants du front

Clients

D.G.

ction général

Cadres

Employés

Clients

Clients Clients Clients Clients

Clients Clients Clients Clients

a)L'organisation traditionnelle b) La nouvelle pyramide de l'entreprise

Figure N° 1 : Pyramide des organisations

Source : KOTLER, P. et al., Marketing management 12eme ed. , Nouveaux horizons, France, 2006  p.167,

Les entreprises à orientation client sont conscientes que c'est le client qui est la véritable source de leurs revenus. Ainsi dans l'organisation moderne, contrairement à l'organisation traditionnelle, c'est le client qui est au sommet de la pyramide, puis les combattants du front c'est-à-dire les agents qui sont en contact direct avec le client suivis du personnel d'encadrement c'est-à-dire les agents des différents services. Finalement viennent les dirigeants d'entreprises qui doivent motiver les cadres. Les clients se trouvent autour de la pyramide pour rappeler que toute l'entreprise est, en définitive au service de la clientèle.

En prenant en considération cette figure de l'organisation moderne, nous pouvons dire que le succès reviendra aux institutions financières qui déterminent mieux les souhaits, la soif et les goûts de leurs clients et cherchent à les satisfaire par la conception, la communication et la distribution d'offres adaptées et purement concurrentielles.

1.3.2. Crédit

Après avoir connu diverses fortunes à travers les âges, l`activité bancaire en qualité de dispensatrice de crédit, a pris naissante au 18ème siècle après Jésus-Christ. Dans les sections suivantes, nous allons donner les différentes définitions du crédit, sa classification ainsi que son rôle

1.3.2.1. Définition du crédit 41(*)

Étymologiquement, la notion de crédit est dominée par l'idée dans le mot « creditum » du droit romain. Ce dernier dérive lui-même du mot latin « credere » qui a le sens de croyance, de confiance. C'est de ce sens qu'on a tiré les termes de crédit et de créance.

Au sens de la clientèle, le crédit bancaire est l'assurance contractuelle donnée par la banque à son client qu'elle lui offrira jusqu'à une certaine limite et à certaines conditions, la possibilité d'utiliser ce crédit, soit directement par le jeu d'un compte, soit indirectement sous forme de prêts de signature.

Au sens comptable, le crédit est l'échange de deux biens actuels, à savoir: argent contre créance.

Au sens large, le crédit est l'opération par laquelle on acquiert la maîtrise immédiate des ressources en échange d'une promesse de remboursement future, moyennant un paiement d'un intérêt rémunérant le prêteur.

Pour DUTALLIS42(*), faire du crédit, c'est faire confiance, mais également donner librement la disposition effective et immédiate d'un bien réel ou d'un pouvoir d'achat, contre la promesse que le même bien ou, à défaut, son équivalent sera restitué au bout d'un délai précis, le plus souvent avec rémunération de ce service rendu ou du risque couru, risque de perte partielle ou totale que comporte la nature de ce service.

Le crédit est une partie intégrante du micro crédit, qui est à son tour, l'un des composantes de la micro finance. Par voie de transitivité, il est aussi une partie intégrante de la micro finance, un système qui a évolué comme une approche de développement économique prévue pour desservir les groupes à faibles revenus.

Pour DRANGER J., disait que le crédit est une opération qui consiste à se dessaisir du bien, à céder un pouvoir d'achat, à prendre un engagement en échange de la promesse d'une contre prestation différée dans le temps, de la confiance, par ce fait, l'emportement sur la crainte du risque.43(*)

La définition que donne DRANGER J., ci- dessus, s'approche de celle de Duff R44(*)., qui définit le crédit comme « tout acte par lequel une personne agissant à titre onéreux, met ou permet de mettre des fonds à la disposition d'une autre personne ou prend, dans l'intérêt de celui ci, un engagement par signature tel qu'un aval, un cautionnement ou une garantie »

L'opération de crédit est définie par l'article 3 de la loi bancaire n° 84-46 du 24 Janvier 1984 comme suit : « constitue une opération de crédit tout acte par lequel une personne agissant à titre onéreux met ou promet de mettre des fonds à la disposition d'une autre personne ou prend dans l'intérêt de celle-ci un engagement ».

Une approche juridique met en avant deux composantes indissociables de la notion de crédit :

§ Un apport d'obligation ;

§ Un acte juridique c'est-à-dire un contrat45(*).

Pour ce qui concerne notre étude, le crédit se rapporte à une somme d'argent que la Banque populaire du Rwanda S.A Sous Branche de REMERA met à la disposition de ses clients qui, à la date convenue c'est-à-dire à l'échéance remboursera le principal plus les intérêts conformément aux conditions convenues dans le contrat. Ledit crédit est utilisé pour financer les opérations de production ou celles de consommation. Malheureusement, l'engagement pris par ses clients n'est pas toujours respecté et tout crédit est soumis à des risques que la Banque doit considérer avec attention afin de bloquer des conséquences y relatives.

1.3.2.2. Rôle du crédit bancaire

Le crédit joue un rôle important dans l'économie. Il est une force incomparable pour aussi pour les nantis que pour les pauvres, c'est l'un des leviers essentiels des affaires et le socle du développement car; sans lui, la croissance des entreprises irait misérablement, les rendant incapables de se développer. Avec lui, les possibilités de la production et des échanges deviennent possibles.

Cependant, pour que le crédit existe, il faut au préalable, que les ressources financières soient constituées, c'est-à-dire épargnées pour ne pas être directement consommées mais pour être utilisées ultérieurement46(*).

En approfondissant l'impact du crédit bancaire, l'on peut lui attribuer plusieurs rôles, notamment économique, social et politique.

Par son rôle économique, l'on peut dire que le crédit bancaire permet la création de nouvelles combinaisons économiques, élargit le domaine de l'échange, accélère le rythme de la production, et avive la consommation.

Selon la conjoncture économique du moment, l'autorité responsable, Etat ou Institut d'Emission, interviendra sur les crédits de manière générale ou particulière pour édicter des mesures restrictives ou au contraire, pour alléger des dispositions entravantes. Ainsi, compte tenu de la conjoncture, son rôle économique sera, en cas de prospérité, celui d'empêcher la surproduction et les investissements injustifiés, par des limitations d'octroi de crédits; en cas de dépression, d'encourager l'esprit d'entreprise et les investissements par un assouplissement des conditions d'octroi du crédit, etc.

Il est indéniable que le crédit bancaire peut revêtir un caractère social. A ce sujet, l'on peut citer le financement d'affaires à but social tels que l'encouragement aux logements, les prêts à des organismes poursuivant un but social ou d'intérêt public: hôpitaux, écoles, et certains prêts de consommation.

Quant au rôle politique du crédit, il peut être cité le financement d'échanges commerciaux entre pays appartenant à des blocs idéologiques opposés; les avances à des Etats ou des entreprises étrangères.

1.3.2.3. Classification des crédits47(*)

Il importe pour la classification des crédits, de considérer certains critères à savoir: son importance, sa durée, sa destination, les garanties affectées à celui-ci, les modalités d'octroi du crédit, l'objet, ainsi que la territorialité des opérations en vue desquelles il est octroyé.

Le cadre institutionnel du crédit varie d'un pays à l'autre mais le fond reste le même. Il y a transfert d'une valeur actuelle d'un créancier à un débiteur qui accepte de le rembourser plus tard dans les conditions spécifiées par le contrat. Entre les deux s'interpose donc la banque dont la fonction principale est l'intermédiation financière.

a) Classification du crédit selon son importance48(*) 

En prenant en compte le critère d'importance, on distingue généralement les petits crédits, les crédits moyens et les grands crédits.

Les petits crédits sont les billets de prêt renouvelables alors que les crédits moyens sont par exemple les traites commerciales, les crédits de construction et les crédits commerciaux aux artisans et commerçants. Sont classés parmi les grands crédits, les crédits à l'exportation pour la grosse industrie, les crédits de construction pour gros immeubles, grandes réalisations, etc.

b) Classification du crédit selon la durée de remboursement49(*)

Le critère de durée est d'une grande importance parce qu'il fait intervenir le taux d'intérêt et toutes les implications qui lui sont reconnues. Sur base de ce critère, le crédit peut être à court, à moyen et à long terme. Les taux d'intérêt applicables au crédit diffèrent compte des termes de remboursement.

Pour le crédit à court terme, le délai de remboursement ne dépasse pas une année. C'est un crédit qui est lié au cycle commercial pouvant se matérialiser en escompte d'effets commerciaux.

Le crédit à moyen terme est le crédit dont l'échéance part d'une année et en deçà de cinq ans. Il se manifeste sous forme des crédits saisonniers, des crédits à l'exportation et des crédits de construction. Ils peuvent donc financer certaines activités agricoles, industrielles ainsi que les PME.

Maintenant si la durée est supérieure ou égale à cinq ans, le crédit est dit de long terme. Il est orienté vers le financement des immobilisations et concernent les prêts fixes amortissables, nécessaires à la formation du capital fixe.

c) Classification du crédit selon la destination50(*)

Selon le critère de destination, on distingue généralement le crédit de production ou d'exploitation et le crédit de consommation. Le crédit de production ou d'exploitation permet l'achat des matières premières, le paiement des frais généraux, les salaires etc., son remboursement est souvent assuré par la vente des produits fabriqués. Le crédit à la consommation ne sert qu'à la satisfaction des besoins non productifs. On comprendra les affaires à tempérament: mobilier, radio, télévision, voiture, et les prêts comptants de différentes natures.

d) Classification selon les garanties affectées au crédit51(*)

Selon le critère de garanties affectées au crédit, on distingue généralement le crédit à découvert qui est octroyé sans aucune garantie, le crédit personnel garantie par la signature de l'emprunteur et éventuellement celle d'un tiers(cautionnement) ainsi que le crédit réel qui est garanti par des biens ou droits immobiliers (hypothèques) ou mobiliers(nantissement de créances, de titres, de marchandises, de factures, de traites, de fonds de commerce ou même de police d'assurance)

e) Classification selon les modalités52(*)

Considérant le critère modalité, on distingue le crédit de caisse, le crédit d'escompte et le crédit d'acceptation. En principe, ces formes de crédits sont spécifiquement à court terme. Après la loi d'expansion économique de 1959, le crédit de caisse peut comporter des crédits à moyen et même à long terme.

f) Classification du crédit selon l'objet53(*)

En prenant le critère objet en considération, le crédit bancaire peut consister en prêts en espèces (crédit de caisse et d'escompte) et le crédit de cautionnement et de garanties fourni par les banques au profit de leurs clients (crédit d'acceptation).

g) Classification du crédit selon le lieu géographique54(*)

En fonction de la territorialité des opérations en vue desquelles le crédit est octroyé celui-ci peut être divisé en crédit pour opérations intérieures et crédit pour opérations internationales (importations et exportations).

Ils convient de signaler que toute opération de crédit est en général assortie des garanties car malgré la notion de confiance sur laquelle se base ladite opération, les risques sont grands à telle enseigne que le maintien de la confiance s'estompe. C'est pourquoi la banque pour la couverture des risques, n'accorde de crédit qu'à bonne enseigne. Le crédit peut être garanti par de biens meubles et immeubles que l'emprunteur met en gage, on parle alors des garanties réelles. Le crédit peut être aussi garanti par la personne même de l'emprunteur ou par la solidarité des codébiteurs ou coengagés, par cautions d'une autre personne ou une institution connue de la banque, on parle alors des garanties personnelles. Dans tous les cas, les parties impliquées, le type d'instruments utilisés et les conditions exigées pour l'octroi de crédit sont diversifiés et en continuelle évolution55(*).

Quelles que soient leurs formes, ces garanties ne sont pas toujours à la portée de tous, surtout les « petites gens ». Ce qui fait que le crédit qu'elles sous-tendent devient discriminatoire. En principe, l'octroi du crédit est confirmé par écrit au client. La lettre de confirmation contiendra le montant de crédit, les modalités d'utilisation du compte telles que les garanties exigées, le terme ou le plan de remboursement, les conditions d'intérêt et d'autres modalités éventuelles convenues entre le client et sa banque, ou exigées par cette dernière.

En outre, on exigera du client, l'acte de crédit, quelquefois une copie seulement signée de la lettre d'octroi du crédit, l'acte de spécimen de signature, avec précision des personnes autorisées à disposer en compte.

Dans la Banque Populaire du Rwanda S.A sous Branche de REMERA on exige du client d'y avoir un compte avant que le crédit ne lui soit octroyé.

h) Classification de la BNR56(*)

La BNR a dégagé d'autres types de classification de crédit. Les crédits sont classés en trois rubriques selon leur comportement pendant et après la période de remboursement. Ainsi le crédit peut être  normal, en souffrance, et douteux.

Selon les critères propres à l'institution, les concepts ci-dessus se définissent comme suit : un crédit normal est celui qui, tout au long de la période, a respecté les échéances de remboursement telles que prévues par le contrat. Un crédit en souffrance est celui dont le remboursement du dernier solde intervient dans un mois après échéance quelles que soient les perturbations subies pendant la période du crédit. Dépasser un mois après échéance, le crédit est qualifié douteux.

1.3.2.4. Principe de base de bonne gestion des crédits 57(*)

Les principes de base d'une bonne gestion de la banque en matière de crédits peuvent être résumés comme suit :

a) Sécurité de crédits : tout octroi de crédits doit être subordonné à la constitution de garanties réelles comportant une marge de sécurité suffisante sous forme de cautionnements, hypothèques, nantissements des titres, gages sur effet de commerce, sur marchandises, sur warrants sur factures, sur fonds de commerce,...L'examen de ces garanties doit être minutieux et leur surveillance ultérieure constamment assurée. D'ailleurs, rien n'empêche la banque de recourir simultanément à plusieurs formes de garanties

b) Division des risques : il importe d'éviter de mettre tous ses oeufs dans le même panier, en l'occurrence de concentrer les crédits dans tel ou tel secteur d'activité ou d'accorder des crédits trop importants à telle ou telle entreprise. De même, lors des nantissements, la banque doit veiller à diversifier les titres remis en garantie. En agissant de la sorte, elle évitera des conséquences des fluctuations dont peut être l'objet, l'activité d'un secteur économique ou celles résultant des difficultés financières éprouvées par une entreprise.

c) Liquidité des crédits : aucun crédit ne peut être accordé pour des délais plus longs que ceux obtenus pour les sources de fonds. Tout crédit doit être mobilisable le plus rapidement possible.

d) Rendement des crédits : étant une entreprise à caractère lucratif, la banque s'efforcera toujours d'obtenir le meilleur rendement des crédits octroyés. Cependant, cette fin, elle ne peut l'atteindre qu'après avoir assuré le respect de trois premiers principes.

1.3.3 Opérations dérivées58(*)

Accessoirement, la banque accomplit toute une gamme d'opérations dérivées de sa fonction essentielle qui, dans la plupart des cas, ne sont pas pour elle une source de profit, du moins immédiat. Mais par les services qu'elle offre de la sorte à sa clientèle, il est certain que la banque attire les dépôts et les demandes de crédits.

Ces opérations peuvent être groupées comme suit :

a) Service financier des clients : la banque exécute, pour le compte de sa clientèle, diverses opérations de paiement et d'encaissement, dans le pays même et à l'étranger, au moyen des documents commerciaux spécifiquement bancaires (chèques, virements, lettres de change) ou par des procédés de compensation.

b) Opérations sur titres : la banque se charge d'effectuer, pour compte des particuliers, l'achat et la vente des titres, et pour compte des sociétés émettrices, le placement d'actions et d'obligations, le paiement des coupons,...

c) Opérations de change : la banque achète et vend des devises étrangères, elle opère sur le marché des changes.

d) Opérations diverses de service : la banque a la garde des titres et des plis scellés, la gestion de portefeuilles, la location des coffre forts ; elle fournit des renseignements financiers et commerciaux, elle vend des timbres fiscaux,...

Concernant la BPR S.A Branche de MUSANZE, Sous Branche de REMERA, ses fonctions essentielles sont l`épargne et le crédit en vertu de son agrément du 07/06/2005 par la loi No 05/2003 de la BNR régissant les sociétés d`épargne et de crédit.

1.4. Définition d'une banque populaire

Partant des notions sur les sociétés coopératives et plus précisément les COOPEC, nous pouvons définir une banque populaire comme étant une coopérative d'épargne et de crédit ; cette dernière peut aussi être définie comme étant un corps social, un groupe de personnes qui s'unissent en coopérative appelée Banque Populaire pour mettre en sécurité leur épargne et le redistribuer sous forme de prêt aux membres de ce groupe pour ses activités professionnelles ou pour améliorer son cadre de vie59(*).

1.5. Évolution historique des BPR S.A

Les Banques populaires trouvent leur fondement en Allemagne au XIX ème siècle par Fréderic Guillaume Raiffeisen (1818-1838). Au fur et à mesure du temps ces dernières se sont répandues partout au monde entier en vue de la satisfaction de la Population et entités à faible revenu60(*). La nécessité des Banques populaires s'explique par le fait que la plupart de fondateurs de banques ne s'intéressait qu'aux grands commerçants, les fonctionnaires de l'État, donc au monde urbain. La situation misérable des paysans a poussé F.G Raiffeisen à fonder le système des banques populaires, les premières coopératives d'épargne et de crédit. En avril 1848, F.G Raiffeisen est nommé bourgmestre du district communal de Flammersfeld en Allemagne, le district le plus important puisqu'il compte 33 communes. Il y constate une fois de plus les méfaits de l'usure et de la gravité de l'endettement des paysans envers les gros propriétaires61(*).

En effet, il arrive souvent que ces derniers mettent du bétail en location chez les paysans. Ces locations sont acceptées par les paysans qui attendent d'elles un complément de revenues. Mais il suffit que l'année soit mauvaise ou que la maladie frappe le bétail pour que le paysan ne puisse pas payer à son créancier le prix de location. C'est alors que le créancier exige une hypothèque sur les biens des paysans. Aussi longtemps que la situation du paysan s'aggrave, l'usurier fait valoir ses garanties au moment précis où la victime ne peut s'apurer de ses dettes. Le paysan est alors forcé de vendre son bien par adjudication. Ainsi, il ne reste plus au paysan, privé de sa propriété, qu'à s'adonner aux travaux journaliers des grands propriétaires terriens et éleveurs, donc à se prolétariser. Indigné par cette situation, F.G Raiffeisen va chercher des remèdes. Il constate que le paysan s'engage dans ce dangereux processus à partir du moment où il accepte de prendre du bétail en location. Les revenus de l'exploitation du paysan sont peu à peu absorbés par des intérêts usuraires. Le paysan se trouve contraint de disposer le bétail, et hypothèque le reste de son patrimoine pour rembourser le prix du bétail ainsi que les intérêts encourus. Le souci de F.G Raiffesen est de mettre en place une association qui achèterait le bétail et qui le céderait aux exploitants sur plusieurs années et à un taux modéré. C'est ainsi qu'est apparue la notion d'association et de prêt à un taux raisonnable. Par cela, il a facilité le paysan à acquérir le bétail et la location de ce dernier est depuis lors abolie.

Pour ce faire, il fallait de l'argent, et c'est ainsi que F.G Raiffeisen s'adressait aux personnes aisées de Flammersfeld pour leur demander une caution. En 1849, il a créé une société de secours aux agriculteurs impécunieux de Flammersfeld, où soixante personnes garantissent par leur caution que le capital emprunté sera remboursé par les paysans pour lesquels l'association garde un droit de gage. Le capital sollicité par Raiffeisen était couvert par une caution. Le conseiller et les membres de l'association sont bénévoles, et seul le caissier comptable était indemnisé annuellement en fonction des résultats. Dans une deuxième phase, la société de secours offre une rémunération sur les dépôts, ce qui est à la base d'un afflux de ressources. Dans une troisième phase, enfin, la société n'achète plus elle-même le bétail, mais prête de l'argent aux paysans qui en achètent directement sur les marchés62(*).

En 1852, Raiffeisen est nommé maire à Heddesdorf, en Allemagne. Juste avec son arrivée, il fonde l'association charitable d'Heddesdorf avec une soixantaine d'habitants aisés, avec les mêmes idées que celles appliquées à Flammersfeld mais avec un objectif plus vaste. Le but de l'association est d'accorder les prêts aux petits paysans et aux artisans dans un esprit de promotion matérielle et morale, promouvoir par tous les moyens appropriés l'assistance aux enfants abandonnés et leur éducation, l'emploi de chômeurs et de délinquants libérés, la fourniture à crédit de bétail aux cultivateurs sans ressources, et enfin la constitution d'une caisse de crédit à l'intention des classes modestes. L'idée nouvelle de Raiffeisen est de demander aux débiteurs de devenir membres de l'association et donc de lier les débiteurs et les créanciers, les uns et les autres recherchent la prospérité de l'association. Désormais, tout emprunteur doit être adhérant de l'association et tout emprunt doit être garanti par un cautionnaire solvable. Déjà d'autres associations de même type naissent dans les communes voisines63(*).

Bien que bon nombre de partenaires telles que les prêtres catholiques et les pasteurs protestants collaborent fraternellement pour diffuser l'idée et les institutions de Raiffeisen, son système n'a pas échappé aux critiques. Les premières critiques sont celles de Schulze (1808-1885) qui a fondé des banques de prêts à esprit coopérative en faveur des petits artisans et les commerçants urbains. Alors que Raiffeisen s'était intéressé aux paysans, Schulze s'intéressait au monde urbain.

Le système de Schulze diffère de celui Raiffeisen car les administrateurs ne sont pas bénévoles, ils sont rémunérés, les dividendes ne sont pas interdits, le capital social est rémunéré et les prêts sont à court terme (3 mois) et correspondent à la rotation plus rapide du stock dans le commerce et dans l'artisanat.

Selon Schulze, le système de Raiffeisen n'est pas viable du fait qu'il accorde des prêts à long terme avec des dépôts à vue, d'où un risque de transformation. En plus l'absence du capital social et la conscription limitée constituent une fragilité. Toutes ces critiques ont jailli de nouvelles réflexions chez Raiffeisen qui ont abouti à l'organisation des banques populaires telle qu'elle est connue aujourd'hui. Les Banques populaires se sont répandues partout au monde dans les pays d'Europe et d'Amérique comme: la Suisse, l'Autriche, la Russie, la Hollande, la Belgique, l'Espagne, l'Italie, le Canada et La France, puis l'Afrique et particulièrement au Rwanda64(*).

Depuis quelques années, un peu partout à travers le Rwanda, est apparu un nouveau signe : une clé et trois tiges de sorgho à l'intérieur d'un cercle. C'est le signe des banques populaires.

Le sorgho est un signe de prospérité. La clef qui ferme et qui ouvre permet à la fois de mettre la richesse en sécurité et d'y avoir accès.

Comme la clé, la banque populaire joue un double rôle : elle met en sécurité la richesse par l'épargne en même temps qu'elle donne accès à la prospérité par le crédit. Dans un cercle tous les points sont reliés les uns aux autres pour former un tout. COOPERATION, SECURITE, PROSPERITE, voilà le mot d'ordre de toutes les banques populaires du Rwanda lors de leur création. Au départ comme leur nom l'indique, les banques populaires sont des instituts coopératifs d'épargne et de crédits du type de caisse Raiffeissen constitués par le peuple pour le peuple. Banques du peuple, elles s'intéressent surtout au monde rural.65(*)

Ainsi, en 1975 la première banque populaire a été créée à Nkamba, à Kibungo, actuellement province de l'Est. Ceci a été suivi par la création des autres banques populaires dans tous les coins du pays. En 1986 toutes les banques populaires locales ont été fusionnées pour former un seul umbrella Union des Banques Populaires au Rwanda (UBPR) avec une mission coopérative.

A partit du 31/07/2007 des procédures de fusion de toutes les banques populaires déjà existantes avec la banque hollandaise RABOBANK pour se transformer en une banque commerciale ont commencé.

C'est ainsi qu'en janvier 2008, basée sur sa forte expérience de 33 ans dans le secteur financier au Rwanda l'Union des Banques populaires a été transformée d'une banque coopérative en une banque commerciale ainsi dénommée « BANQUE POPULAIRE DU RWANDA S.A » en vue de très bien développer leurs activités et aujourd'hui les activités s'améliorent au jour au jour66(*).

Toutefois elles n'ont pas abandonné le soutien des coopératives. Autre fois la comparaison pouvait se faire sur plusieurs variables. Le tableau ci-dessous illustre bien cette comparaison.

Tableau N° 1: Comparaison d'une banque populaire et une banque commerciale

Banque Populaire

Banque Commerciale

Une entreprise de services

Une entreprise de rapport

Les membres sont les sociétaires

Ils sont les actionnaires

Les membres sont des usagers

Ils sont les clients

La contribution financière est exigée en fonction d'un service

Le capital est risqué, fonction du produit (action)

Les excédents sont des trop perçus (ristourne)

Les excédents sont des profits

(dividendes)

Les ristournes sont distribuées au prorata des opérations effectuées

Les dividendes sont distribués au prorata des actions

Les réserves ne changent pas les valeurs des parts sociales

Les réserves changent les valeurs de l'action

L'intérêt sur part sociale est limité.

L'intérêt sur les actions fluctue au même rythme que les profits

Un homme une voix

Une action, un vote

Pas de vote par procuration

Le vote par procuration est acceptable

La concentration des coopératives vise à affranchir les classes populaires de domination du capital

La concentration des entreprises capitalistes vise à enrichir que quelques privilégiés.

Source : Fouquet, G., Le secteur, 4éd, de l'institution des études coopératives. Bale, 1965, p1

La Banque Populaire du Rwanda S.A est une société anonyme avec siège social à Kigali. Elle peut ouvrir des Branches, des Sous Branches, des Guichets, des Bureaux, des Agences et des Succursales sur décisions du C.A adoptées à la majorité de vote valide de 75% des membres du C.A .(Statuts de la BPR S.A version juin 2008,Art .2).

Elle a pour objet d'effectuer des opérations financières d'une banque commerciale pour elle-même et pour le compte des tiers. Son capital social est 15.813.373.846Frws représentés par 15.813.373 actions d'une valeur nominale de 1.000Frws par action. Ce capital a été entièrement libéré et il est reparti entre 617.332 actionnaires dont la liste a été établie en date du 31/07/2007. La participation au Capital social des anciennes coopératives est représentée par 65% alors que 35% représente la part de RABOBANK.

Cette liste est une compilation des listes des anciens actionnaires individuels des banques populaires locales (BPL) fusionnées avec la société le 05/01/2008.(Statuts de la BPR S.A version juin 2008).67(*)

La Banque populaire du Rwanda S.A a pour devise BANKI YACU, HAFI YACU de la signification anglaise  Our neighborhood bank  ce qui veut dire que la banque populaire du Rwanda S.A est une banque de proximité.

Actuellement elle compte 18 branches, 109 sous branches et 61 guichets68(*)

1.6. Objectifs et mission des Banques Populaires

Les Banques Populaires sont des coopératives d'épargne et de crédit. Elles ont pour objectif de développer l'épargne et le crédit populaire, de promouvoir par la coopération le bien-être économique et social de ses sociétaires et de leurs familles et ensuite de servir la communauté.

La mission de la Banque Populaire est de promouvoir la solidarité coopérative et de renforcer la mobilisation des ressources financières locales par l'épargne personnelle afin de les affecter aux besoins de crédits de la population en répondant prioritairement aux besoins de crédits des personnes à faible revenus en vue de promouvoir le développement socio-économique du pays.

1.7. Développement

Il existe plusieurs définitions de ce concept, mais toutes convergent sur la croissance et l'épanouissement, que ce soit en quantité, en qualité, économiquement, socialement, politiquement ou culturellement.

1.7.1. Définition du développement69(*)

En Français, le terme de développement apparaît à la fin des années 50.Ce terme est issu de celui du sous développement, de la prise de conscience de l'écart économique qui sépare le monde développé du Tiers Monde.

Le développement peut être défini comme l'ensemble des changements économiques, sociaux, techniques et institutionnels liés à l'augmentation du niveau de vie et résultant des mutations techniques et organisationnelles issus de la révolution industrielles du 18ème siècle.

Implicitement la notion de développement implique que les changements structurels ont un côté positif.

Pour François PERROUX,70(*) le développement est une combinaison de changements sociaux et mentaux. En ce qui concerne les PVD F. PERROUX s'exprime ainsi pour le développement : le développement est la combinaison des changements mentaux et sociaux d'une population qui la rendent apte à faire croître cumulativement et durablement son produit.

D'après SUAVET.Th71(*) cité par MUNYANKUSI Laurent le développement est un phénomène général qui suppose une transformation des structures sociales, des modes de vie et des relations entre les hommes.

En définissant le développement, REZSOHAZY72(*) dit ce qui suit : le développement est un processus général et dynamique par lequel une société crée pour ses membres des opportunités et des ressources matérielles, intellectuelles et spirituelles nouvelles.

Cet auteur ne limite point le développement à ses aspects quantitatifs qui en font uniquement une croissance des biens et des revenus, il montre au contraire que les opportunités et les ressources doivent être créés dans tous les secteurs de l'existence, qu'elles sont finalisées par le bonheur des hommes et qu'elles n'ont pas de sens si ceux-ci n'avancent pas dans leur art de vivre.

Le développement social, spirituel ou culturel ne sont pas le sous produit du progrès économique, au contraire, ils lui confèrent sons sens.

Le développement et la participation sont inséparables, car la croissance des ressources et des biens à la promotion des différentes valeurs humaines sont liées entre elles, le succès de l'une conditionne la réussite de l'autre.

Ainsi comme l'indique DE CLERK73(*) le développement demande et plus particulièrement dans les sociétés rurales comme celles des pays en voie de développement, une reconversion des modes traditionnels de penser, d'opérer et de vivre. Il est conditionné pour une large part, par les croyances, des niveaux d'éducation, un savoir-faire, des modèles d'action, des attitudes, des comportements.

1.7.1.1. Développement rural

Comme depuis des années, la plupart des projets de développement concernent surtout le monde rural, voyons quelques définitions données par certains auteurs en ce qui concerne le développement rural.

Avec Alain BIROU cité par QUÖC74(*), on peut définir le développement rural comme un accroissement progressif de production agricole dans un rééquilibre de l'emploi permettant des investissements productifs et une relative élévation du niveau de vie des paysans, grâce à une utilisation plus rationnelle des ressources naturelles, des techniques et des hommes75(*).

17.1.2. Développement économique

Il s'agit d'un développement qui maîtrise la croissance et la mondialisation tout en conservant une efficacité économique.

C'est l'ensemble des changements sociaux et mentaux d'une population qui la rend apte à accroître cumulativement et durablement son produit réel général.

De plus ces changements modifient les objectifs, contraintes et règles du système économique et souvent, ce développement est associé à la croissance (PIB en volume).

Cependant, il faut signaler que le développement n'est pas la croissance, bien que celle-ci soit indispensable à son aboutissement et beaucoup d'auteurs confondent les deux notions compte tenu de la liaison entre eux.

Il est question de préciser que la croissance porte sur une augmentation quantitative des ressources disponibles d'une économie sur une période donnée, alors que le développement, comme nous l'avons déjà évoqué, elle recouvre l'ensemble des mutations qui affectent tous les domaines de la vie d'une société de manière positive. Bref, la mesure du développement est multidimensionnelle et, à la croissance du PIB il convient d'ajouter d'autres indicateurs composites comme les Indicateurs du Développement Humain (IDH) qui permettent d'aller au-delà de la mesure macroéconomique. Ces indicateurs prennent en compte le développement humain. Ainsi, on tient en compte trois variables : l'espérance de vie, l'éducation et le revenu. On y ajoute d'autres dimensions pas forcement mesurable comme la religion, la culture.

Le développement humain durable présente l'avantage d'attirer l'attention sur le but du développement à savoir l'amélioration des avantages sociaux dans tous les domaines et pas seulement en ce qui concerne l'aspect économique. Il est donc plus proche des concepts philosophiques de ce que recouvre une vie agréable, signifiant qu'aucun citoyen ne souffrirait de privations matérielles et que tous seraient en mesure de participer activement à la vie nationale et communautaire par le biais de l'exercice de leur droit sociaux et politiques. Le refus d'accorder ces droits aux femmes est sans doute le principal problème auquel doivent faire face de trop nombreux pays.

Que la réalisation du développement humain durable exige des processus qui favorisent l'intégration et la participation si on veut que les avantages reflètent les aspirations de la population plutôt que celles des élites.

Pour nous résumer, le développement économique est un processus de transformations quantitatives, le progrès économique et transformations sociales. Il implique donc des changements structurels et l'atteinte des objectifs clairement exprimés.

1.7.1.3. Développement social76(*)

C'est un développement qui lutte contre la pauvreté, l'exclusion et les inégalités et répond aux besoins humains fondamentaux que sont l'alimentation, l'emploi, la santé, le logement, l'éducation,...

Selon VERGER, C, le terme développement social est défini suivant les intérêts idéologiques, sociaux et la conception prévaut que le phénomène de développement subit des changements dans le temps et dans l'espace. Les travaux de recherche économique et sociale ont permis de découvrir que le développement économique ne pouvait se réaliser sans des changements profonds dans les structures sociales et politiques. Ce glissement de la compréhension quantitative à une conception plus humaniste du développement a rendu possible l'intégration dans le développement d'autres facteurs que la richesse matérielle. Il s'agit entre autres de l'espérance de vie, l'accès aux soins de santé, la possibilité d'une instruction de base pour tous, la jouissance des libertés publiées, ainsi qu'un certain niveau de sécurité humaine et générale.

Le développement social s'est identifié à une meilleure répartition des biens et services. Le critère de développement s'est relié à celui du niveau de vie qui met davantage l'accent sur la répartition que sur la quantité des biens et services.

Le concept de développement social s'est associé à celui de développement économique d'une société comme une nécessité pour ce dernier, et il est devenu tributaire d'une conception de l'épanouissement des citoyens de la société.

Le développement social vise à éliminer la pauvreté, faire reculer le chômage en multipliant les emplois productifs et en favorisant l'intégration sociale77(*)

17.1.4. Développement socioéconomique78(*)

Pour les pays en voie de développement comme le Rwanda, le développement socio-économique implique un niveau de vie plus élevé, un revenu supérieur par habitat, une capacité de production accrue, la maîtrise de la nature, la liberté qui donne à l'homme le contrôle de l'environnement, la croissance économique, mais réalisée avec équité, l'élimination de la pauvreté, la satisfaction des besoins élémentaires, la réduction des disparités avec les pays industrialisés en matière de technologie, de richesse, de pouvoir et de statut, l'indépendance économique, l'autosuffisance, la possibilité d'épanouissement personnel offerte à tous, la libération en tant que moyen d'élévation sociale.

Le développement socio-économique se traduit par la couverture des besoins de la population relatifs à la santé, l'éducation, la disponibilité des emplois, la technologie, la production des biens et services et à la consommation.

Le développement socio-économique peut être considéré comme le développement et la conservation des capacités des individus en vue de la croissance sociale de concert avec celle économique impliquant ainsi l'amélioration de la qualité de vie et de processus interactif qui permet aux individus d'améliorer leurs conditions d'existence et partant de la communauté a la nation. Cela signifie que le développement n'est vrai que lorsqu'il touche les différentes catégories de la population nationale. Le développement économique individuel ne peut être considéré comme un indice de développement.

1.7.1.5. Développement durable79(*)

Le développement durable est un développement économique et social respectueux de l'environnement :

· C'est un développement économique car il maîtrise la croissance et la mondialisation tout en conservant une efficacité économique.

· Il est également social car il lutte contre la pauvreté, l'exclusion et les inégalités et répond aux besoins humains fondamentaux que sont l'alimentation, l'emploi, la santé, le logement ou encore l'éducation.

· Il est aussi respectueux de l'environnement car il vise à préserver les ressources naturelles et veille à une gestion responsable de l'environnement et des territoires.

Pendant longtemps, les hommes ont gérés la planète sans prêter attention à son équilibre. On a pollué l'air, l'eau, le sol..., surexploité nos ressources (forêts, matières premières, énergies fossiles...), fait disparaître de nombreuses espèces de plantes et d'animaux.

Maintenant, nous savons que ce comportement est dangereux pour la survie de l'homme sur la planète.

C'est à la suite de cette prise de conscience que la notion de développement durable est née en 1980. Il était alors devenu nécessaire de créer un mode de développement économique et social respectueux de l'environnement.

En 1987, une définition du développement durable est proposée par la Commission mondiale sur l'environnement et le développement : « le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. »

Il existe maintes définitions du développement durable. Cependant, la plus fréquemment citée est tirée de Notre avenir à tous, rapport également connu sous le nom de Rapport Brundtland :

« Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Il comporte deux concepts essentiels80(*) :

· le concept de besoins, en particulier les besoins essentiels des personnes démunies qui devraient avoir priorité absolue;

· l'idée de limites, imposées par l'état de la technologie et l'organisation sociale, à la capacité de l'environnement de répondre aux besoins présents et à venir. »

Toutes les définitions du développement durable ont un point commun : le monde doit être considéré comme un système; un système spatial et temporel.

Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de " besoins ", et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d'accorder la plus grande priorité, et l'idée des limitations que l'état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l'environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. »

Le concept de développement durable est ancré dans ce genre de visualisation sous forme de système ce qui sert à nous comprendre mais aussi à comprendre le monde. C'est cet optimisme de base qui nous pousse à innover pour créer un avenir sain et prometteur pour cette planète et ses habitants.

L'objectif du développement durable est donc de définir un mode de développement qui permette à tout être humain de satisfaire ses besoins tout en préservant son environnement. Enjeu planétaire, le développement durable appelle un changement de comportement de chaque citoyen mais également des Etats, des associations, des entreprises et des chercheurs81(*)

1.7.2. Déterminants du développement socioéconomique82(*)

Les principaux facteurs qui déterminent le développement sont d'ordre :

a) Économique : la production et le revenu

b) Technologique : les conditions de productions

c) Social : le niveau de vie

d) Comportemental : attitude vis-à-vis de la vis du travail

e) Institutionnel : organisations, structures, institutions

f) Politique : choix des politiques de développement

Ces facteurs que nous venons de mentionner possèdent de trois principaux objectifs du développement entre autre

· Accroître la disponibilité et l'accessibilité des services et produits indispensables à la vie tels que les aliments, la santé, le logement, la sécurité, l'éducation,...

· Assurer l'élévation du niveau de vie en garantissant des revenus plus élevés, la création de plus d'emplois, une vie meilleure et davantage de valeurs culturelles et humaines, toutes les conditions qui concourent à améliorer le bien être matériel mais aussi à générer une plus grande dignité individuelle et nationale.

· Accroître la gamme de chois économiques et sociaux offerts aux individus et nations, en les libérant de la servitude et de la dépendance, non seulement à l'égard des autres peuples et nations ,mais aussi des forces de l'ignorance ,de la fatalité et de la misère.

Ces trois objectifs s'expriment souvent par l'autosuffisance, la dignité et la liberté

1.8. Le micro crédit

Le micro crédit est l'octroi de petits prêts aux opérateurs qui sont trop pauvres pour prétendre à des prêts auprès des banques classiques. Le microcrédit finance toutes les activités (micro-exploitation agricole, artisanat, petit commerce) aussi bien dans les milieux urbain et suburbain que rural. Ce mécanisme s'est avéré populaire et parfois efficient dans la lutte contre la pauvreté, permettant à ceux n'ayant pas accès au système bancaire d'emprunter des fonds et de créer de petites activités génératrices de revenus83(*).

Les caractéristiques majeures du microcrédit sont notamment le petit montant des prêts octroyés, la collecte de la petite épargne, la fréquence des prêts octroyés, les délais de remboursement très courts et le niveau d'activité micro ou local. Les termes et conditions pour les prêts sont généralement flexibles et accessibles aux utilisateurs84(*).

Avec l'intérêt actuel pour le microcrédit, plusieurs objectifs de développement y ont été associés au-delà du simple crédit. L'épargne en est un élément important, non seulement en tant que fin en soi, mais aussi en tant que garantie des prêts. Le microcrédit a été utilisé comme un élément moteur dans beaucoup d'autres activités de développement communautaire, comme un point de démarrage des programmes d'organisation communautaire et comme ingrédient dans les formations et autres programmes d'éducation de grande envergure.

1.9. Institutions financières

Les institutions financières sont des organisations privées ou publiques qui ont comme rôle d'accumuler les fonds provenant des épargnants et de les canaliser vers les individus ou les entreprises qui ont besoin des crédits85(*).

Dans l'ensemble, les institutions financières exercent les fonctions multiples à savoir :

- Une fonction vitale qui consiste à faciliter le passage des fonds excédentaires vers les ménages qui n'ont pas des fonds pour réaliser les achats qu'ils veulent faire.

- Ces institutions financières jouent aussi le rôle d'intermédiaire qui offre aux épargnants les types d'aides financières dont ils ont besoin pour acheter des biens et services.

1.9.1. Émergence des Institutions financières au Rwanda

La sphère financière s'est développée progressivement à la fin des années 1963 avec la mise en place des institutions financières à caractères variés destinées à favoriser le démarrage de l'oeuvre de développement engagé par le pays et à soutenir fermement son avancement. Actuellement le système financier comprend, outre la B.N.R, les banques de dépôts et les institutions financières suivantes telles que citées au paragraphe n° 1.2.2.86(*)

1.9.2. La réforme du secteur financier au Rwanda

Après 1995, le Gouvernement rwandais a amorcé des réformes du secteur financier visant à créer un système financier efficace et efficient. Les objectifs principaux de ces réformes comprennent le renforcement des cadres légaux de coordination et de supervision du système bancaire, l'introduction de nouveaux instruments financiers, la libéralisation des taux d'intérêts et l'ouverture du système bancaire aux banques étrangères. Ces réformes ont produit un impact considérable sur le développement du secteur financier87(*).

En 1999, la BNR a été assignée la responsabilité de réglementer et de superviser les IMFs.

Les années 2002 et 2003 ont été caractérisées par la mise en place de deux instructions l'une régissant les activités de micro finance en général, l'autre spécifique aux sociétés

Coopératives d'épargne et de crédit. En 2002, il a été créé, au sein de la BRD, un Fonds de Refinancement et de Développement de Micro finance (FOREDEM) auquel il a été assigné une mission d'instaurer un programme de micro finance en vue d'améliorer la mobilisation des fonds en faveur des micro entreprises et des pauvres par le financement direct des Coopératives et associations, le refinancement des IMFs et l'assistance technique aux IMFs. Ce projet pilote s'étendant sur trois ans devait aboutir à la transformation du FOREDEM en institution autonome grâce au capital fourni par la BRD et d'autres investisseurs.

Conformément à la loi No. 08/99 portant réglementation des banques et autre établissements financiers, la BNR a mis en place deux instructions régissant les activités de micro finance. Il s'agit des instructions no 06/2002 et no 05/2003. Ces instructions sur la micro finance traitent toutes les IMFs de la même façon, quels que soient leur taille et les services qu'elles offrent. Par conséquent, la procédure d'agrément, les ratios prudentiels à respecter ainsi que les exigences dans le cadre des systèmes de contrôle interne et de gestion d'informations n'étaient pas foncièrement différents pour toutes les IMFs.

Cette réglementation universelle et la supervision élargie ont été choisies pour des raisons suivantes :

· La meilleure façon de protéger l'épargne des déposants est de disposer des institutions de micro finance rentables bien capitalisées et dont la gestion est saine et prudente.

· Les institutions de micro finance qui n'offrent que des services de crédit ont été réglementées et contrôlées afin d'éviter les risques de contagion d'épuisement des capitaux en réserve (en particulier vu la petite taille du Rwanda) et de contribuer à l'encouragement de la bonne culture de crédit.

· Aucun organe central ou organisation faîtière ayant la mission, la capacité et le pouvoir de fixer des normes, assurer leur application et de punir ceux qui ne les respectent pas n'avait été mis en place. L'auto réglementation ne peut mieux réussir que si les IMFs sont dotées d'une bonne structure ou acceptent de respecter les normes fixées par une telle organisation faîtière88(*).

Les dispositions de réglementation établies en 2002 et 2003 constituaient une contrainte aux yeux de certaines institutions de micro finance qui étaient incapables de respecter certaines conditions requises pour être agréées. Néanmoins, ces instructions de la BNR visaient à définir un cadre de gestion de ces institutions en vue d'assurer leur viabilité et la sécurité des dépôts des épargnants.

En juin 2005, le Rwanda dénombrait environ 230 institutions exerçant les activités de micro finance (dont 149 Banques Populaires). La couverture géographique des IMFs n'est pas assurée équitablement avec une grande concentration dans les villes et certains centres de négoce.

Le processus de demande d'agrément auprès de la BNR a été amorcé en 2004 avec une forte intensité en 2005. Il s'est également accompagné par les campagnes de sensibilisation organisées par la BNR et le MINECOFIN à travers le pays. Fin 2005 et début 2006 ont été marqués par la fermeture de certaines IMFs qui n'ont pas pu respecter les normes, et le processus de leur liquidation a été entam

CHAPITRE 2. PRÉSENTATION DU MILIEU D`ÉTUDE ET DE LA

MÉTHODOLOGIE

Ce chapitre est consacré aux données collectées à la Banque Populaire du Rwanda S.A, Branche de MUSANZE, Sous Branche de REMERA. Nous allons nous intéresser à l'historique de cette banque, sa localisation, son objectif, sa mission, son but, sa structure organisationnelle, ainsi que le cadre méthodologique.

2.1. PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA BANQUE POPULAIRE DU RWANDA S.A

Nous allons nous intéresser dans ce paragraphe à la présentation générale de la BPR S.A Sous Branche de REMERA en ce qui concerne surtout son évolution historique depuis sa création à nos jours, son orientation stratégique ainsi que sa structure organisationnelle.

2.1.1. Localisation de la BPR S.A Sous Branche de REMERA

La Banque Populaire du Rwanda S.A Sous Branche de REMERA se situe dans la Province du Nord, District de MUSANZE, Secteur de REMERA, Cellule KAMISAVE dans le village de MUKINGA. Cette banque a son siège dans le Centre de MUKINGA en face du marché moderne portant le même nom. La Banque et ce marché sont traversés par une route allant de MUKINGA à la Paroisse de RWAZA. Du bureau du District de MUSANZE au bureau de la Banque il y a à peu près 11 km soit 30 minutes à moto ou en automobile car cette banque habite tout près de la route nationale macadamisée reliant MUSANZE à KIGALI, la Capitale du Rwanda.

Elle est implantée dans une région prospère où les activités scolaires sont développées car il y a beaucoup d'écoles à savoir le G.S.N.D.A RWAZA, le Groupe Scolaire A.P.E.D.I Marie Reine de RWAZA, le Groupe Scolaire de KAMISAVE et beaucoup d'écoles primaires. Le développement des activités commerciales est remarquable car elle est tout près du centre commercial de KABUGA et en face du marché moderne de MUKINGA. Même si elle est implantée dans le secteur de REMERA, ses activités s'étendent même à d'autres secteurs dont les principaux sont RWAZA, CYABINGO, KIVURUGA, GASHAKI, GACACA (une partie) ainsi que MUHOZA et CYUVE (une partie).

2.1.2. Données historiques de la BPR S.A Branche de MUSANZE, Sous Branche de

REMERA

Nous nous rappelons qu'en 1975 la première banque populaire a été créée à NKAMBA, à Kibungo, actuellement province de l'Est. Ceci a été suivi par la création des autres banques populaires dans tous les coins du pays. C'est ainsi que dans la même année la Banque populaire du Rwanda S.A sous branche de REMERA sous l'ancienne appellation Banque Populaire de RUHONDO ayant comme mission une coopérative d'épargne et de crédit a été créée pour effectuer des opérations financières pour elle-même et pour le compte des tiers. C'est une institution financière, rentable, compétente, durable, autonome et de qualité dans ses activités89(*).

Elle a pour mission de développer l'épargne et le crédit, promouvoir le bien être économique et social des sociétaires. Cette mission se traduit dans les objectifs suivants :

a) La mobilisation de l'épargne au maximum possible

b) Favoriser l'investissement social durable et rentable

c) Favoriser et renforcer la confiance, l'esprit coopératif, social et solidaire dans les sociétaires

d) Eviter l'usure et la spéculation en matière de crédit

e) Servir financièrement les sociétaires suivants leurs besoins accessibles90(*).

Depuis le début, son siège était établi à REMERA aux enceintes du bureau de l'ex-commune RUHONDO puis dans le bâtiment construit en 1989 par l'Ambassade d'Allemagne au Rwanda à des fins de la Pharmacie Populaire de RUHONDO, projet qui a été impossible a cause des tragédies de 1990 à 1994 l'an pendant lequel, le génocide des Tutsis fut perpétré au Rwanda. La Banque populaire de RUHONDO s'est installée dans cette maison jusqu'à la fin de la fusion de la Commune RUHONDO avec la Commune CYABINGO pour n'en former qu'un seul District de BUGARURA. Depuis sa création, sa zone d'action était limitée aux 10 secteurs administratifs de l`ex- commune RUHONDO à savoir : RUHINGA, KIGARAMA, KIRULI, GASHAKI, NTARAMA, RUSAYO, MUKONO, RWAZA, REMERA, et RYANDINZI avec un seul secteur de la Commune CYABINGO, celui de MUHORORO91(*).

Avec un bon départ cette banque a réalisé les activités très remarquables. Malheureusement, elle n'a pas été épargnée par le génocide perpétré contre les tutsis en 1994. Depuis lors, elle a dû fermer ses portes en 1994 à cause ces tragédies et elle a rouvert ses portes en janvier 1997.

En 2003, l'an de la nouvelle forme administrative, compte tenu de sa capacité financière et de la volonté de ses actionnaires, ses administrateurs sur décision de l'AG, ont décidé de changer son siège et de l'installer dans le centre de négoce de MUKINGA et un nouvel immeuble a été construit dans ce centre jugé stratégique par rapport aux nouvelles entités administratives de MUSANZE et GAKENKE.

Depuis lors, les nouveaux secteurs du District de GAKENKE notamment CYABINGO et KIVURUGA ont pu adhérer .Suivant la reforme administrative du 01/01/2006 la zone d'action de la Banque populaire de RUHONDO s'étend sur les autres secteurs du District de GAKENKE et MUSANZE.

Actuellement la B.P.R S.A sous Branche de REMERA compte deux catégories de sociétaires: 3 957 actionnaires et 4 235 déposants soit au total 8 192 sociétaires. La Banque Populaire du Rwanda, S .A Sous Branche de REMERA est l'une des Sous Branches de la Branche de MUSANZE.

2.1.3. Les objectifs de la Banque Populaire du Rwanda S.A, Branche de MUSANZE,

Sous Branche de REMERA.

La Banque Populaire du Rwanda S.A, Branche de MUSANZE, Sous Branche de REMERA a comme objectifs de développer l'épargne et le crédit populaires, de promouvoir, par la coopération, le bien être économique et social de ses sociétaires et de leurs familles et de servir la communauté. Elle cherche à atteindre ses objectifs notamment :

- En fournissant aux sociétaires la possibilité de placer leur fonds aux conditions définies par la politique et règlement d'épargne.

- En accordant aux sociétaires des crédits, pour la couverture de leurs besoins et les remboursements sont prévus selon les termes fixés dans le contrat de crédit et définis par la politique et le règlement de crédit.

- En permettant aux personnes à faible revenu mais honnêtes d'en être sociétaires.

- En enseignant le respect des engagements et les vertus de l'économie mutuelle.

- En produisant les services financiers accessibles à la population et axés à ses besoins92(*).

2.1.4. Mission de la Banque Populaire du Rwanda S.A, Branche de MUSANZE,

Sous Branche de REMERA.

La Banque Populaire du Rwanda S.A, Branche de MUSANZE, Sous branche de REMERA a une double mission, mission sociale et mission économique.

2.1.4.1. Mission sociale

La mission sociale est de fournir des services financiers abordables à un nombre important des personnes à faibles revenus, afin de les aider à améliorer leurs conditions de vie.

2.1.4.2. Mission économique

Renforcer la mobilisation des ressources financières locales par l'épargne personnelle afin de les affecter aux besoins des crédits de la population.

2.1.5. But de la Banque Populaire du Rwanda S.A, Branche de MUSANZE, Sous

Branche de REMERA.

Le but de cette banque comme toute autre banque populaire est :

- D'enseigner les bienfaits d'une sage prévoyance appuyée sur la coopérative, en faisant naître et en développant le goût et la pratique de l'épargne.

- Venir en aide aux membres par l'usage des crédits et avances.

2.1.6. Organisation et administration de la Banque Populaire du Rwanda S.A,

Branche de MUSANZE, Sous Branche de REMERA

Nous allons voir les organes de cette banque à travers l'organigramme et avec extension nous allons aussi inclure les domaines complémentaires se trouvant à la Banque Populaire du Rwanda S.A, Branche de MUSANZE, ceci car il y a des postes qui ne se trouvent pas à la Banque Populaire du Rwanda S.A, Sous Branche de REMERA mais qui viennent en complément pour bien accomplir la mission assignée(voir l'organigramme en annexe du présent travail, page l).

2.1.6.1 Le service du Gérant de la BPR S.A Sous Branche de REMERA

Vu le rôle et attributions du Gérant (Sub Branch Manager), il a été remarqué qu'en dehors d'intenses expériences, ce dernier devrait être fort dans tous les domaines ou disciplines qui existent. Ceci est justifié par le fait qu'il est pratiquement le moteur de la Banque.

Ainsi, il doit:

· Coordonner, commander, organiser, prévoir et contrôler toutes les activités au sein de la banque.

· Se servir des informations émanant de tous les services

(Comptabilité, Auditorat, Caisse...) pour se préparer à une prise de décision pertinente, adéquate, et à un moment opportun

· Donner une décision concluante en rapport avec des déblocages de crédits sollicités. Autrement dit, il peut donner avis contraire à propos du déblocage de crédit, s'il constate un élément manquant dans un dossier se rapportant au dossier de demande de crédit.

· Faire un suivi de l'évolution des remboursements de crédits octroyés.

· Représenter la Sous Branche pour laquelle il est chef auprès de la Branche et auprès de la B.P.R S.A.

· C'est lui qui, grâce aux informations comptables de l'organisation et celles récoltées dans tout le circuit économique, établit des politiques auxquelles la banque doit se conformer.

· S'occuper de la gestion du personnel dont il représente.

· Analyser, recevoir et prendre position face à une correspondance reçue à destination de la Banque Populaire du Rwanda S.A, Sous Branche de REMERA. Cela étant fait, c'est pour promouvoir des saines relations existantes entre la Banque, les opérateurs économiques et les organismes politiques et sociaux lui environnant.

2.1.6.2. Unité d'audit interne dans la Banque Populaire du Rwanda S.A, Branche

de MUSANZE, Sous Branche de REMERA

L'audit interne est l'unité indépendante au sein de la Banque Populaire du Rwanda S.A Branche de MUSANZE. Sa mission principale est d'apporter des recommandations et suggestions pertinentes et constructives à l'amélioration de la performance des activités de la banque. Il est responsable de contrôler tout le système et en détecter les points forts et faibles et apporter son appui technique sous forme de conseils, d'avis, suggestions et corrections.

2.1.6.3. Service de crédit de la Banque Populaire du Rwanda S.A, Branche de

MUSANZE, Sous Branche de REMERA

Le service de crédit est assuré par un agent commercial (Commercial Officer) qui est chargé de:

- Recevoir les membres emprunteurs;

- Constituer les dossiers de demande de crédit;

- Visiter les garanties de prêts et établir les rapports d'évaluation;

- Faire l'analyse de dossiers de crédits et formuler les propositions au gérant;

- Établir le programme de recouvrement;

- Dresser mensuellement la liste de mauvais débiteurs par secteur.

2.1.6.4. Service de comptabilité de la Banque Populaire du Rwanda S.A, Branche de MUSANZE, Sous Branche de REMERA

Le Comptable (Accountant) doit:

- Élaborer les rapports des états financiers: Bilan, compte d'exploitation, état de rapprochement... et ceci à la fin de chaque mois.

- Assurer l'intérim en cas d'absence du gérant

- Enregistrer toutes les opérations de retrait, de versement et de remboursement que les clients font sur leurs comptes.

- Dresser les états financiers; de rapprochement de la banque;

- Établir les listes de paie au moment des salaries;

- Faire la clôture de toutes les fiches des clients à la fin de chaque année et les enregistrer.

2.1.6.5. Service de caisse de la Banque Populaire du Rwanda S.A, Branche de

MUSANZE, Sous Branche de REMERA

Le service de caisse est assuré par deux agents et leurs attributions sont les suivantes:

- Enregistrer régulièrement toutes les opérations effectuées au sein de la banque;

- Faire la clôture des livres;

- Gérer les journaux de dépôts, d'exploitations et de crédits ainsi que le livre de contrôle de caisse.

2.1.6.6. Planton de la Banque Populaire du Rwanda S.A, Branche de MUSANZE, Sous

Branche de REMERA

Le Planton est au service de tout le personnel, il classe et trie les fiches. Il est aussi chargé de la transmission du courrier expédié.

2.2. MÉTHODOLOGIE DE RECHERCHE

Pour mieux faire une recherche scientifique et aboutir à des résultats fiables, l'utilisation d'un certain nombre des méthodes et techniques de recherche a été indispensable.

2.2.1. MÉTHODES

La méthode se définit comme « un ensemble des démarches que suivent l'intelligence en vue de découvrir et démontrer la réalité »93(*)

C`est aussi un « ensemble des opérations intellectuelles par lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu'elle poursuit, les démontrer, les vérifier. »94(*).

Parmi les méthodes utilisées en recherche scientifique nous avons choisi :

2. 2.1.1. Méthode analytique

 Elle permet d'analyser systématiquement toutes les informations ainsi que les donné récoltées. Elle insiste beaucoup sur chaque cas, sur chaque élément d'un tout.95(*)

Elle insiste sur chaque unité en tant qu'élément d'un tout avant de tirer une conclusion.

Pour atteindre les résultats souhaités, cette méthode nous a permis d'analyser systématiquement les données d'enquêtes collectées sur terrain par l'interview et par le questionnaire.

2. 2.1.2. Méthode historique

Selon Mulumbati N. (1980 :35), cette méthode consiste à saisir et interpréter les faits passés pour mieux comprendre les faits présent et d'envisager les perspectives d'avenir. Nous nous sommes servi de cette méthode pour connaitre l'histoire des institutions financières en général et de la BPR S.A sous Branche de REMERA en particulier, sa situation actuelle et ce qu'elle envisage surtout en matière d'octroi de crédit et sa contribution au développement de la population du milieu de sa zone d'activité96(*).

2. 2.1.3. Méthode statistique

C'est une méthode qui permet de quantifier les résultats de l'analyse et de les présenter sous forme de tableau97(*).

Cette méthode nous a aidé à quantifier et chiffrer les résultats de notre recherche en mettant l`accent sur certaines variables telles que l`âge, le sexe et l`état civil. Ensuite elle nous a permis de présenter ces résultats sous forme des graphiques et des tableaux

2.2.2. TECHNIQUES

Selon Mulumbati N. (1997:36), une technique est un ensemble de procédés opératoires, rigoureux, bien définies, transmissibles, susceptibles d'être appliqués à nouveau dans les mêmes conditions adaptées au genre de problèmes en cause qu'utilise toute recherche organisée par la méthode dans son but.

Dans notre recherche nous avons utilisé les techniques suivantes :

2.2.2.1 Techniques documentaire

Selon GRAWITZ M., la technique documentaire est celle qui est orientée vers une fouille systématique de tout ce qui est en rapport avec le domaine de la recherche c'est-à-dire tout ce qui constitue la source écrite d'un thème de recherche. Elle consiste en l'utilisation des documents écrits ayant une liaison avec le sujet choisi. Pendant la recherche, nous avons consulté les ouvrages, les rapports, les mémoires, les sites internet et autres documents relatifs à notre sujet.98(*)

2.2.2.2 Technique d'enquête par questionnaire

Selon GRAWITZ M. cette technique consiste à élaborer un questionnaire destiné à la population cible, plus précisément aux échantillons de cette population en vue de répondre par écrit au questionnaire99(*).

Ainsi, nous avons élaboré un questionnaire destiné à 95 sociétaires de la BPR S.A Sous Branche de REMERA comme échantillon de tous les sociétaires de cette institution.

Ces personnes ont pu répondre au questionnaire élaboré et leurs réponses nous ont permis de recueillir des informations riches et spontanées, plus brutes et plus fraîches, nécessaires à notre travail.

2.2.2.3. Technique d'interview

L'interview est selon SELLITZ C., « un procédé d'investigation scientifique utilisant un processus de communication verbale pour recueillir les informations en rapport avec les objet poursuivis.»100(*)

Cette méthode nous a permis d'écouter les enquêtés et le personnel de la BPR S.A sous Branche de REMERA verbalement et de ressortir plus ou moins leurs opinions en rapport avec notre préoccupation de recherche

2.2.2.4. Technique d'observation

L'observation constitue une importante technique pour recueillir les données nécessaires à un travail. En effet, elle permet un contact direct entre l'enquêteur et l'enquêté. Elle permet aussi de vivre la réalité sur terrain101(*). Elle nous a permis de vérifier sur terrain, que les crédits octroyés par la Banque Populaire du Rwanda S.A sous branche de REMERA contribuent réellement au développement socio économique du milieu dans laquelle elle est implantée. Elle nous a permis aussi d'obtenir les informations autres que celles apportées par les autres techniques.

2.2.2.5. Technique d'échantillonnage

Le terme population désigne « un ensemble dont les éléments sont choisis parce qu'ils possèdent tous les mêmes propriétés et qui sont de même nature ».102(*) C'est aussi « un ensemble d'éléments, personnes, groupes, objets d'étude, événements, définis en extension ou exhaustivement ».103(*)

L'échantillonnage quant à lui est « un sous-ensemble de la population étudiée, prélevé de façon à conserver les caractéristiques principales de celle-ci (âge, sexe, niveau d'études etc.) »

Il nous a été difficile d'atteindre toute la population du milieu dans laquelle oeuvre la Banque populaire du Rwanda S .A Branche de MUSANZE, Sous Branche de REMERA faute de moyens financiers, matériels et par manque du temps. C'est pourquoi nous nous sommes servis de la technique d'échantillonnage pour recueillir les données en rapport avec la contribution de la Banque Populaire du Rwanda S.A sous Branche de REMERA au développement socio-économique du milieu rural. Nous avons alors déterminé une partie de la population sur laquelle nous avons exploré les résultats de toute la population du milieu en utilisant la fameuse formule d'Alain Bouchard 104(*:

No = La taille de l'échantillon pour un univers infini, qui correspond à 96 individus

N: La taille de la population-mère, soit 7458 sociétaires de la Banque Populaire du Rwanda S.A Sous branche de REMERA.

Concernant la taille de l'échantillon de nos enquêtés, nous avons fait recours à la table de détermination de l'échantillon. Cette dernière stipule que quand l'univers de l'échantillon est supérieur à 1.000.000 d'individus, on fait correspondre un échantillon de 96 individus étant donné une marge d'erreur de 10 % et le degré de précision de 95%.105(*) Au cas où la population mère serait inférieure à 1.000.000 d'individus, on calcule l'échantillon corrigé correspondant.

Ainsi, notre univers étant inférieur à 1.000.000 d'individus, il a fallu appliquer la formule appropriée pour trouver la taille de l'échantillon corrigé.

En vue de bien mener notre étude nous avons fait recours à l'échantillonnage, c'est dans ce cadre que nous avons émises les hypothèses suivantes :

· la distribution des clients est normale,

· le niveau de confiance est de 95%

· la marge d'erreur (d) est de 5%

· en plus le nombre des clients susceptibles de répondre favorablement (p) reste le même que celui des non répondants (q) c'est-à-dire que p=q=50%.

Ainsi la formule donne :

Soit :

C'est ainsi que sur 7458 individus, nous avons tiré un échantillon de 95

Concernant nos enquêtés, nous avons adressé les questionnaires aux clients de ladite banque et nous avons choisi 95 personnes selon leur provenance dont 43 du secteur de REMERA, 30 du secteur de RWAZA, 3 du Secteur de GASHAKI et 12 du Secteur de CYABINGO du District de GAKENKE, 2 du Secteur de GACACA, 2 du Secteur de MUHOZA.

Pour le personnel de la BPR S.A Sous Branche de REMERA, les questionnaires sont adressés au Comptable et à 1 personnel temporaire.

Ainsi, le total des répondants est 95 et nous avons pensé obtenir des informations qualitatives susceptibles de généralisation.

Chapitre 3. PRÉSENTATION DES DONNÉES, ANALYSE ET INTERPRETATION

DES RÉSULTATS

Afin de vérifier nos hypothèses, dans ce chapitre nous présentons les résultats obtenus après notre recherche. De prime abord, la question est de savoir si les dépôts des épargnants augmentent avec le temps, ensuite il s'agit de vérifier si les crédits octroyés évoluent dans le même sens que les dépôts mobilisés et que ces derniers contribuent au développement socio économique du milieu rural ; ceci revient à mesurer l'impact des dépôts des épargnants et des crédits octroyés par la BPR S.A sous branche de REMERA sur l'amélioration des conditions de vie de ses sociétaires.

3.1. Identification des personnes enquêtées

L'effectif total de nos enquêtés est de 95 repartis dans la zone d`activité de la BPR S.A sous Branche de REMERA collaborant régulièrement avec cette dernière en matière d`épargne et de crédit. Pour une analyse bien nourrie, l`identification porte sur certains critères entre autres l`âge, le sexe, le niveau d`étude, l`état civil, et la catégorie socio professionnelle.

Tableau N° 2 : Nombre des épargnants par âge et par sexe

Sexe

Âge

Féminin

Masculin

Total

Pourcentage

Moins de 20 ans

0

0

0

0

20-30 ans

12

16

28

29.4

31-40 ans

8

27

35

36.8

41-50 ans

9

17

26

27.3

Plus de 50 ans

1

5

6

6.3

Total

30

65

95

100

Total %

31.5%

68.5%

100%

 

Source : Données de notre enquête, Février 2010

Le tableau no2 nous montre bien que la majorité de nos enquêtées est du sexe masculin car ce tableau nous donne un nombre de 65 personnes de sexe masculin sur 95 enquêtées soit 68.5% et 30 personnes du sexe féminin soit 31.5% du nombre total des enquêtées. Cela est justifié par le fait que les sociétaires de la BPR S.A sous Branche de REMERA sont à majorité du sexe masculin car la plupart des femmes sont des mandataires de leurs époux sauf celles qui sont salariées.

Quant à l'âge des clients de la BPR S.A sous branche de REMERA on constate que la majorité est comprise entre 31 et 40 ans. Cette concentration regroupe 35 personnes dont 8 du sexe féminin et 27 personnes du sexe masculin. La raison est que les personnes de cet âge sont des chefs de familles et sont moralement contraints d'épargner et jouir du crédit pour de s'occuper pleinement de leurs personnes en charge.

Tableau N° 3 : Répartition des enquêtées selon l'âge et l'état civil

État civil

Âge

Célibataire

Marié

Veuf

Total

Total en %

Moins de 20 ans

0

0

0

0

0

20-30 ans

9

15

0

24

25.3

31-40 ans

3

35

0

38

40

41-50 ans

1

24

2

27

28.4

Plus de 50 ans

0

6

0

6

6.3

Total

13

80

2

95

100

Total en %

13.7

84.2

2.1

100

100

Source : Données de notre enquête, Février 2010

Le tableau n° 3 nous montre que 38 personnes soit 40% ont l'âge compris entre 31et 40 ans et cette tranche d'âge constitue la majorité de nos enquêtés.

Quant à l'état civil, nous remarquons que 80 personnes soit 84.2 % sont des mariés, 13 personnes soit 13.7% sont des célibataires ; et 2 personnes soit 2.1% sont des veuves. La majorité de nos enquêtées sont mariés et cela est justifié par le fait qu'ils ont une grande responsabilité de leurs familles de manière qu'ils épargnent pour la prévoyance de leurs ascendants.

Tableau N° 4 : Répartition des enquêtées selon la catégorie socio professionnelle et le

sexe

sexe

Catégorie socio-

professionnelle

Hommes

Femmes

Total

Agri éleveurs

9

6

15

Enseignants

13

10

23

Commerçants

7

0

7

Salariés non enseignants

23

9

32

Autre

14

4

28

Total

66

29

95

Pourcentage

69.4%

30.6%

100%

Source : Données de notre enquête, Février 2010

Selon ce tableau, il ressort que le sexe masculin est plus représenté (69.4%) que le sexe féminin (30.6%). Les femmes s'adonnent elles aussi aux activités de la banque, mais leur participation reste toujours de niveau très bas. La raison est qu'elles s'occupent beaucoup de besognes de leurs ménages.

Tableau N° 5 : Répartition des enquêtées selon le niveau d'étude et le sexe

Niveau d'étude

Sexe

Sans niveau d'étude

maternelle

Primaire

Secondaire

Université

Total

Féminin

0

0

8

18

1

27

Masculin

0

0

30

25

13

78

Total

0

0

38

43

14

95

Pourcentage

0

0

40

45.2

14.8

100

Source : Données de notre enquête, Février 2010

Comme nous l'avons déjà vu les bénéficiaires de la dite Banque sont de sexes différents et ici nous allons voir leur niveau d'étude

D'après ce tableau nous constatons que, pour 95 personnes enquêtées, 95 personnes enquêtées ont un niveau d'étude ; dont 38 personnes soit 40% ont fait l'école primaire, 43 personnes soit 45.2% ont fait l'école secondaire et 14 personnes soit 14.8% ont un niveau universitaire.

Les 78 personnes du sexe masculin enquêtées, ont un niveau d'étude dont 30 personnes ont un niveau primaire ; 25 personnes ont un niveau secondaire et 13 personnes ont un niveau universitaire.

Et les 27 personnes du sexe féminin enquêtées ont un niveau d'étude dont 8 personnes ont un niveau primaire ; 18 personnes ont un niveau secondaire et 1 personne a un niveau universitaire.

D'après ce tableau, nous constatons que nos enquêtées de sexe féminin ont en général un niveau d'étude universitaire plus bas car la concentration est autour du niveau secondaire. Cela est justifié par le fait que juste après avoir terminé l'école secondaire, elles ont tendance à se marier au lieu de poursuivre la formation universitaire.

3.2. Présentation des résultats

Les résultats trouvés nous permettent de visualiser la position de la clientèle de la BPR S.A sous branche de REMERA à propos de l`épargne, du crédit et ses modalités d`octroi. L`important est de pouvoir compare les différents modes d`épargnes avant l`adhésion à cette banque ainsi que les différentes réalisations grâce à l`épargne collectée et aux crédits bénéficiés par sa clientèle ainsi que la contribution de cette banque au développement socio économique du milieu rural.

Tableau N° 6 : Modes d'épargne des sociétaires de la BPR S.A Sous Branche de

REMERA avant l'adhésion à cette dernière

Modes d'épargnes

Effectifs

Pourcentage

Tontines, (coopératives, sociétés)

45

33.5

Biens différents

57

42.5

Thésaurisation

27

20.2

Autres

5

3.8

Total

134

100

Source : Données de notre enquête, Février 2010

Ce tableau totalise 134 au lieu de 95 car parmi les 95 personnes enquêtées certaines d'entre elles faisaient de l'épargne en utilisant plus d'un mode .Il est à souligner ici que ces modes exposent des épargnes à différentes menaces telles que le vol, l'incendie, les rongeurs et ou dissipation de la fortune. Nous avons voulu savoir si les sociétaires de la BPR S .A ont un, personnellement un programme d'épargne et 95 personnes soit 100% ont répondu positivement. Cependant sauf les 55 personnes salariées soit 57.9% le reste équivalent à 42.1% c'est-à-dire 40 personnes ont dit que l'irrégularité d'entrées des sous dans leurs activités quotidiennes peuvent les freiner à épargner régulièrement.

Tableau N° 7 : Dépôts des épargnants auprès de la Banque populaire du Rwanda S A sous Branche de REMERA

Années

Volume des dépôts(en Frws)

Nombre des déposants

Volume de crédits en Frws

Nombre de débiteurs

2005

75.309.445

2976

113.960.045

458

2006

111.149.380

3313

157.193.886

525

2007

259.048.661

3991

241.235.874

599

2008

281.558.034

6248

366.614.777

648

2009

269.876.442

7458

293.596.184

660

TOTAUX

737.893.301

7458

842.600.766

2890

Source : Bilans annuels de la B.P.R S.A sous branche de REMERA de 2005-2009

Ce tableau montre l'augmentation du volume de dépôts et crédits en terme nominaux ainsi que celle du nombre des déposants et débiteurs. En effet, les crédits augmentent au taux d'accroissement annuel moyen de 28.3% alors que les débiteurs augment aux taux d'accroissement annuel moyen de 9.6%. Quant aux dépôts le taux d'accroissement annuel moyen est de 46.4% alors que celui des déposants est de 27.5%.

Cependant, en se référent au tableau ci-dessus, on constate une chute du volume de dépôts et celui de crédits dans l'année 2009 même si l'effectif des déposants et celui des débiteurs continuait à augmenter. Les graphiques suivants montrent clairement cette baisse.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Graphique N° 1 : Évolution des dépôts depuis 2005 à 2009

Source : Bilans annuels de la B.P.R S.A sous branche de REMERA de 2005-2009

Ce graphique montre que depuis l'an 2005 les dépôts des épargnants ont augmenté jusqu' à l'an 2008.Dans l'année 2009, ils ont été revus un peu à la baisse à cause de la crise financière qui s'est manifestée dans ces jours ce qui les a poussé à ne pas épargner dans les banques car les banques en général n'octroyaient plus des crédits. Un phénomène visible s'est manifesté : on s'intéressait à retirer tous leurs fonds se trouvant en banques à des fins d'exploitations personnelles.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Graphique N° 2 : Évolution des crédits depuis 2005 à 2009

Source : Bilans annuels de la B.P.R S.A sous branche de REMERA de 2005-2009

Ce graphique nous montre que depuis l'année 2005, la demande de crédit est importante d'une année à l'autre jusqu'à l'an 2008. Cependant cette demande s'est vue aussi à la baisse dans l'an 2009 puisque depuis lors les banques et en générales les institutions financières ont un peu réduit le rythme de déblocages de crédits.

Tableau N° 8 : Réalisation des membres de la BPR S.A Sous branche de REMERA grâce à l'épargne

Réalisations

Effectif

Pourcentage

Achat des champs cultivables

42

19.5

Paiement des frais scolaires

41

19.1

Habillement

33

15.4

Construction

26

12.1

Satisfaction des besoins des ménages

32

14.8

Soins médicaux

25

11.7

Autres activités

16

7.4

Total

215

100

Source : Données de notre enquête 2010

Ce tableau totalise 215 personnes bien que nous avons 95 enquêtés. Force est de constater que certains sociétaires de cette banque ont pu financer plus d'une activité grâce à l'épargne. La majorité de nos enquêtés ont dit qu'ils ne peuvent jamais quitter cette banque au profit des autres banques car ils ont fait des grandes réalisations grâce à la BPR S.A Sous Branche de REMERA .Les réalisations des sociétaires de cette banque par l'utilisation de l'épargne, par ordre d'importance sont les suivantes : achat des champs cultivables, paiement des frais scolaires, habillement, satisfaction des besoins du ménages, construction, soins médicaux, autres activités.

Tableau N° 9: Contribution des crédits octroyés par la BPR S.A Sous Branche de REMERA pour l'amélioration des conditions de vie des sociétaires

Contribution

Effectif

Pourcentage

Amélioration des conditions de vie

46

27.2

Augmentation du revenu

32

18.9

Agri-élevage

14

8.2

Education

24

14.2

Investissement

15

8.8

Construction

21

12.4

Autres

32

18.9 

Total

169

100

Source : Données de notre enquête, Février 2010

Ce tableau nous montre que la BPR S.A Sous Branche de REMERA ne se limite pas à la mobilisation de l'épargne mais aussi à l'octroi de crédits dans les différents domaines de la vie de la population.

Selon nos enquêtés, cette banque les encourage à mettre tout en oeuvre pour implémenter les différents programmes de l'Etat entre autres l'adhésion à la Mutuelle de santé, l'utilisation des fours améliorés, la modernisation agricole, l'alphabétisation, le groupement en coopératives,...

Tableau N° 10 : Comparaison entre les dépôts et les crédits de la BPR S.A sous Branche

de REMERA de 2005 à 2009

Années

Dépôts

Crédits

Différences (Dépôts-Crédits)

2005

75.309.445

113.960.045

-38.650.600

2006

111.149.380

157.193.886

-46.044.506

2007

259.048.661

241.235.874

17.812.787

2008

281.558.034

366.614.777

-85.056.743

2009

269.876.442

293.596.184

-23.719.742

TOTAUX

996.941.962

842.600.766

 

Source : Bilans annuels de la B.P.R S.A sous branche de REMERA de 2005-2009

La grande partie des crédits octroyés proviennent en majorité des dépôts des épargnants car plus le volume des dépôts est grand, plus important est le volume des crédits octroyés. Toutefois, l'augmentation de crédits n'est pas toujours proportionnelle à celle des dépôts. Le tableau précédent nous permet de voir la comparaison entre les deux variables.

De 2005 à 2008 le volume des dépôts et celui des crédits a augmenté d'une façon considérable. Il est revu à la baisse de pendant l'année 2009 tant pour les dépôts que pour les crédits pour des raisons évoquées plus haut. Cependant sauf en l'an 2007, le volume des crédits a augmenté de telle manière qu'il dépasse celui des dépôts la différence se situe entre 23.000.000F et 85.000.000F à peu près. Les différences annuelles ont comme source d`une part, les réserves et les fonds de crédits relatifs à l`année précédente, et de l`autre part, les fonds de l'Etat pour financer et appuyer le monde rural à travers ses programmes entres autre RSSP (Rural Sector Support Programme), les Fonds de garanties aux femmes, GIRINKA, Crédit BIOGAZ, Vision 2020 Umurenge, etc. Dans ce cadre la Banque sert de canal car les fonds viennent de l'Etat et passent à la population bénéficiaire par le biais de la BPR S.A sous Branche de REMERA.

Tableau N° 11 : Evolution des dépôts, des déposants, dés crédits et des débiteurs de la BPR SA Sous Branche de REMERA de 2005 à 2009

Années

Montants de dépôts en Frws

Nombre de déposants

Volume de crédits en Frws

Nombre de débiteurs

2005

75.309.445

2976

113.960.045

458

2006

111.149.380

3313

157.193.886

525

2007

259.048.661

3991

241.235.874

599

2008

281.558.034

6248

366.614.777

648

2009

269.876.442

7458

293.596.184

660

TOTAUX

996.941.962

7458

842.600.766

2890

Source : Bilans annuels de la B.P.R S.A sous branche de REMERA de 2005-2009

L'effectif des déposants est cumulatif chaque année car le nombre de nouveaux déposants s'ajoute à l'effectif précédent.

Ainsi depuis l'an 2005, les nouveaux déposants ont été de l'ordre de 337 ; 678 ; 2257 et 1210 respectivement pour les années 2006 ; 2007 ; 2008 et 2009.

3.2. Analyse et interprétation des résultats

Les résultats de notre recherche ont montré que les taux d'accroissement annuels moyen de dépôts, des épargnants, des crédits et des débiteurs sont vraiment significatifs (voir à la page 56 de ce travail).

Dans le même ordre d'idées, il a été montré que la BPR S.A sous Branche de REMERA aide ses sociétaires dans les différentes dimensions de leur vie quotidienne.

Dans la section suivante, pour mieux conclure cherchons la relation qui existe entre les paramètres cités plus hauts pour voir s'ils ont significativement augmentés. C'est cette relation appliquée à des structures statistiques des nombres qui nous amènera d'ailleurs à confirmer ou infirmer nos hypothèses de départ.

3.2.1. Relation entre le nombre des déposants et les dépôts collectés

Les résultats ont montré que de 2005 à 2009, les dépôts ont augmenté au taux moyen d'accroissement de 46.4% et celui des déposants de 27.5%.Mais ces résultats ne suffisent pas en tant qu'économiste développeur pour confirmer l'hypothèse déjà émise.

Pour mieux tirer la conclusion, cherchons la relation qui existe entre le nombre des déposants et les dépôts collectés en utilisant le coefficient de corrélation. Quand il y a une dépendance relative réciproque entre ces 2 variables, cela va nous monter une réalité expérimentale entre elles.

Nous allons nous limiter au coefficient de PEARSON qui a comme formule106(*):

(1)

Normalement le coefficient de corrélation est compris entre -1 et 1.

Si Rp est négatif : Rp < 0 ; les deux variables évoluent dans le sens opposé

Si Rp est positif : Rp > 0 ; les deux variables évoluent dans le même sens.

Si Rp est nul : Rp = 0 ; les deux variables sont indépendants.

Soit X= Déposants: Variable indépendante

Soit Y= Dépôts : Variable dépendante

Tableau N° 12: Données de calcul

Années

X

Y

X-

Y-

(X-) 2

(Y-) 2

(X-)(Y-)

2005

29

75

-18

-124

324

15376

2232

2006

33

111

-14

-88

196

7744

1232

2007

39

259

-8

60

64

3600

-480

2008

62

281

15

82

225

6724

1230

2009

74

269

27

70

729

4900

1890

 

74

995

-2

0

1538

38344

6104

Source : Elaboré sur base des états financiers de la BP des exercices de 2005 à 2009

= 74 / 5 = 14.8 soit 15, moyenne des épargnants.

= 995 / 5 = 199, moyenne des dépôts des clients.

En utilisant les données du tableau ci-haut on peut calculer Rp

Il est clair que Rp varie entre -1 et 1

Ce coefficient de corrélation de 0.79 montre que les dépôts ont une corrélation forte avec les épargnants dans la Banque Populaire du Rwanda S.A Branche de MUSANZE, Sous Branche de REMERA, car la valeur trouvée est comprise entre +1 (évolution identique) et - 1 (évolution inverse) et d'ailleurs ,cette valeur est tout prêt de + 1, d'où l'augmentation des déposants qui s'accompagne d'une augmentation des dépôts pour la période de notre étude, nous constatons que nos deux variables s'accroissent toujours.

Sachant l'évolution de X et Y, calculons alors le taux de croissance pendant 6 ans à partir de l'an 2010

Soit X= Déposants : Variable indépendante

Soit Y= Dépôts : Variable dépendante

Y= a+ Bx (2)

n = 5

Tableau N° 13: Données de calcul

Année

X

Y

Xi
·Yi

X2

2005

29

75

2175

841

2006

33

111

3663

1089

2007

39

259

10101

1521

2008

62

281

17422

3844

2009

74

269

19906

5476

 

74

995

53267

12771

Source : Élaboré sur base des états financiers de la BP des exercices de 2005 à 2009

=

=

b= (3)

a = - b = 199 - (4.1). 15 = 199 - 61.5 (4)

a = 137.5

Y = 137.5 + 4.1 X

Cette équation signifie la relation qui est entre les deux variables, les déposants et les dépôts.

Calculons le taux de croissance de dépôts

Si nous appelons a les dépôts relatifs à l'année A et a' les dépôts relatifs à l'année A+1 le taux de croissance annuel des dépôts est donné par la formule :(.(5)

Exercice 2006=

Exercice 2007=

Exercice 2008=

Exercice 2009=

La croissance moyenne = (48+133.3+8.5-4.2)/ 4 = 46,4 %

Après avoir constaté le taux de croissance de 46.4%, on peut faire la projection dans 6 ans.

Projection de déposants et dépôts dans 6 ans afin de confirmer ou d'infirmer que nos deux variables vont dans le même sens.

Exercice 2010 : X = 29 + (0,464 .29) = 43

Y= 137,5+ (4,1. 43)= 314

Exercice 2011 : X = 43+ (0,464 .43)=63

Y= 137,5 + (4,1.63) = 396

Exercice 2012 : X = 63+ (0,464 .63)= 92

Y= 137,5 + (4,1 .92)= 515

Exercice 2013 : X = 92 + (0,464 .92) = 135

Y= 137,5 + (4,1. 135)= 691

Exercice 2014 : X = 135 + (0,464 .135) = 198

Y= 137,5 + (4,1. 198) = 949

Exercice 2015 : X = 198 + (0,464 .198) = 290

Y= 137,5 + (4,1. 290) = 1327

La situation constatée après la projection dans 6 ans montre que les déposants vont être

43 ;63 ;92 ;135 ;198 ;290 respectivement pour l'année 2010 ;2011 ;2012 ;2013 ;2014 et 2015 alors que leurs dépôts seront en millions de francs rwandais 314 ;396 ;515 ;691 ;949 ;1327 respectivement pour l'année 2010 ;2011 ;2012 ;2013 ;2014 et 2015.

D'où au fur et à mesure que les périodes passent le volume des dépôts et le nombre de déposants augmentent.

Connaissant que l'épargne est l'une des activités principales de la banque et compte tenu des calculs effectués ci-dessus nous tirons la conclusion que la BPR S.A Sous Branche de REMERA mobilise les épargnants afin d'augmenter les dépôts et de les mettre en sécurité. Donc la première hypothèse qui dit que l'esprit d'épargne par les actionnaires et clients de la BPR S.A sous branche de REMERA a fait que les dépôts augmentent au fur de temps dans sa zone d'activité et vérifiée.

3.2.2. Comparaison entre les dépôts collectés et les crédits octroyés

Les résultats ont montré que de 2005 à 2009, les crédits ont augmenté au taux moyen d'accroissement de 28.3% et celui des dépôts de 46.4%.Voyons, en faisant toujours recours à la formule ci-dessus, s'il existe une certaine causalité entre les crédits octroyés et les dépôts collectés afin de confirmer la deuxième hypothèse.

Soit : (1)

On se rappelle ce qui suit :

Le Rp est compris entre -1 et 1.

Si Rp < 0 ; les deux variables évoluent dans le sens opposé

Si Rp > 0 ; les deux variables évoluent dans le même sens.

Si Rp = 0 ; les deux variables sont indépendants.

Soit X= Dépôts : Variable indépendante

Soit Y= Crédits : Variable dépendante

Tableau N° 14: Données de calcul

Années

X

Y

X-

(X-) 2

Y-

(Y-) 2

(X-)(Y-)

2005

75

113

-124

15376

-161

25921

19964

2006

111

157

-88

7744

-117

13689

10296

2007

259

241

60

3600

-33

1089

-1980

2008

281

366

82

6724

92

8464

7544

2009

269

293

70

4900

19

361

1330

 

995

1170

0

38344

-200

49524

37154

Source : Elaboré sur base des états financiers de la BPR des exercices de 2005 à 2009

= 995/ 5 = 199, moyenne des dépôts collectés

= 1170 / 5 = 274, moyenne des crédits octroyés.

Calculons le coefficient de corrélation Rp en utilisant les données du tableau n° 18

Rp

Donc Rp varie entre -1 et 1

Dans nos calculs, nous constatons que le coefficient de corrélation de 0,85 ce qui montre que les dépôts ont une corrélation considérable avec les crédits dans la Banque Populaire du Rwanda S.A Branche de MUSANZE Sous Branche de REMERA. Sa valeur est donc très proche de + 1, d'où l'augmentation des dépôts qui s'accompagne d'une augmentation des crédits pour la période de notre étude, nous constatons que nos deux variables s'accroissent toujours et simultanément.

Connaissant l'évolution de X et Y, calculons du taux de croissance des dépôts et crédits pendants 6 ans à partir de 2010

Soit X= Dépôts : Variable indépendante

Soit Y= Crédits : Variable dépendante

Y= a+ Bx (2)

n = 5

Tableau N° 15: Données de calcul

Année

X

Y

Xi
·Yi

X2

2005

75

113

8475

5625

2006

111

157

17427

12321

2007

259

241

62419

67081

2008

281

366

102846

78961

2009

269

293

78817

72361

 

995

1170

269984

236349

Source : Élaboré sur base des états financiers de la BP des exercices de 2005 à 2009

=

=

b= (3)

a = - b = 234 - (1,14). 199 = 234-227 (4)

a = 7

Y = 7 + 1.14 X (5)

L'équation (5) exprime la relation entre les deux variables ; les dépôts et les crédits

Calculons le taux de croissance de dépôts : en se référant aux calculs relatifs à la première hypothèse depuis 2006 à 2009, le taux d'accroissement annuel moyen est de 46.4% (voir page n°63 du présent travail)

De la manière analogue, la projection des dépôts et crédits pour 6 ans donne ce qui suit :

Exercice 2010 : X = 75 + (0,464 .75) = 110

Y= 7+ (1,14.110)= 133

Exercice 2011 : X = 110+ (0,464 .110)=161

Y= 7 + (1,14.161) = 191

Exercice 2012 : X = 161+ (0,464 .161)=236

Y= 7 + (1,14.236)= 276

Exercice 2013 : X = 276 + (0,464 .236) = 386

Y= 7 + (1,14. 386)= 447

Exercice 2014 : X = 386+ (0,464 .386) = 565

Y= 7 + (1,14. 565) = 651

Exercice 2015 : X = 565+ (0,464 .565) = 827

Y= 7 + (1,14. 827) = 950

Après la projection dans 6 ans nous avons constaté la situation suivante : Ceteris paribus, les dépôts vont être de : 110 ; 161 ; 236 ; 386 ; 565 et 827 en millions de francs rwandais respectivement pour les exercices 2010 ; 2011 ; 2012 ; 2013 ; 2014 et 2015

Quant aux crédits, ils seront de l'ordre de 133 ; 191 ; 276 ; 447 ; 651 ; et 950 en millions de francs rwandais respectivement pour les exercices 2010 ; 2011 ; 2012 ; 2013 ; 2014 et 2015 donc nos deux variables évoluent dans le même sens.

Compte tenu de ces calculs et sachant que l'activité principale d'une banque est de collecter les fonds des épargnants puis octroyer les crédits nous pouvons tirer la conclusion que la Banque Populaire du Rwanda S.A, Branche de MUSANZE, Sous Branche de REMERA mobilise les capitaux et de son tour, elle octroie de crédits à ceux qui en ont besoin. En foi de quoi, la deuxième hypothèse celle de voir s'il y une dépendance entre dépôts mobilisés et les crédits octroyés par la Banque Populaire du Rwanda SA, Branche de MUSANZE, Sous Branche de REMERA est vérifiée.

3.2.3. Analyse et interprétations des résultats sur l'intervention de la BPR S.A sous Branche de REMERA dans d'autres domaines de la vie

A part du développement d'esprit d'épargne et l'octroi de crédit, les membres ont affirmé que la BPR S.A Sous Branche de REMERA intervient beaucoup dans d'autres domaines de la vie entre autres la santé, le loisir en organisant des loteries et en donnant des récompenses, l'éclairage de ses environs en appuyant les initiatives locales à accéder à l'électricité, les conseils utiles pour leur avenir etc. Tout cela ne vise qu'à l'amélioration des conditions de vie de la population .En outre, l'épargne constituée et les crédits octroyés ont vivement permis aux bénéficiaires de gagner différents biens leur permettant à leur tour d'améliorer la vie socioéconomique des sociétaires.

Toutes ses informations réunies, permettent de confirmer la troisième hypothèse qui dit que la satisfaction de besoin fondamentaux par des actionnaires et clients de la BPR S.A Sous Branche de REMERA est un indicateur de base que cette banque contribue aux changements remarquables et à l'amélioration du bien-être et de la vie socioéconomique de la population du milieu rural.

CONCLUSION GÉNÉRALE

Les banques populaires du Rwanda S.A ont été créées pour aider la population à développer l'esprit d'épargne et de crédit, ce qui demande des conseils aux différents intervenants dans la matière afin d'accroitre le bien être de la population rwandaise.

Le présent travail, pour évaluer la contribution de la BPR S.A sous branche de REMERA au développement socioéconomique du milieu rural s'est déroulé en trois étapes : la première étape consiste à voir les notions sur la banque en général et la banque populaire en particulier, leurs fonctions, l'analyse de l'épargne et de crédit dans le cadre du développement.

La deuxième étape concerne la méthodologie utilisée et la troisième porte sur l'analyse et l'interprétation des données en rapport avec la contribution de la BPR S.A sous Branche de REMERA à l'amélioration du bien être des ses sociétaires. En conjonction avec les techniques d'interview, documentaire, d'observation, et de questionnaire, les méthodes historique, analytique et statistique ont été utilisées.

Depuis leur création, les BPR visent la population du monde rural à faible revenu. Les habitants et toutes les personnes en général épargnent pour des raisons diversifiées entre autres ; la prévoyance, la constitution de fonds de commerce, la prévision pour des achats coûteux ce qui demande parfois un sacrifice présent car l'épargnant doit se présenter son futur.

Afin d'accroitre le volume de l'épargne, les BPR S.A doivent opérer la promotion active et la publicité, disponibilité les meilleurs services aux clients et diversifier les produits de l'épargne tout en automatisant toutes leurs opérations.

L'épargne mobilisée permet à financer les crédits, car ces derniers sont indispensables au fonctionnement de l'économie toute entière. Ainsi, les produits de crédits des BPR S.A concernent surtout : l'agriculture, l'élevage, l'artisanat et la petite industrie, la santé, l'éducation, la construction, le transport, le commerce, les avances aux salariés ainsi que les divers autres services fournis à sa clientèle.

Concernant les épargnes, les résultats ont montré que les dépôts et les déposants augmentent au taux annuels d'accroissement moyen de 46.4% pour les dépôts et celui des déposants de 27.5%.

Encore pour les crédits et leurs bénéficiaires, les résultats ont montré que leurs taux annuels d'accroissement moyen est de 28.3% pour les crédits et 7.7% pour les débiteurs.

En appliquant la formule de PEARSON par le biais du coefficient de corrélation il a été montré que les dépôts et les crédits évoluent dans le même sens, il en est de même pour les dépôts et les déposants d'où la première et la deuxième hypothèse sont vérifiées.

Enfin, les résultats ont aussi montré que la PBR S.A Sous Branche de REMERA aide vraiment ses sociétaires à satisfaire leurs besoins fondamentaux, ce qui nous pousse aussi à confirmer la dernière hypothèse qui stipule que cette banque contribue à l'amélioration de la vie socioéconomique des ses sociétaires.

En bref, les résultats ont permis de vérifier et confirmer les hypothèses de départ et nous ont poussé à affirmer que cette banque à développé l'esprit d'épargne et de crédits et a enfin contribué au développement socioéconomique de la population du milieu rural de sa zone d'activité.

Autrement dit, les activités de cette banque ont un effet positif considérable sur les conditions de vie de ses sociétaires car ils parviennent à satisfaire leurs besoins fondamentaux : logement, achat d'habits, soins médicaux, l'équipement ménager, la scolarisation des enfants.

A côté de ses réalisations visibles, la BPR S.A Sous Branche de REMERA possède des faiblesses et menaces qui nécessitent des efforts considérables.

Ainsi afin de conclure, nous recommandons ce qui suit :

F À la Banque Populaire du Rwanda S.A 

1. La Banque Populaire du Rwanda S.A devrait poursuivre le dossier d'embaucher le personnel suffisant et compétent et qui connait les réalités socio-économiques de son milieu 

2. En tant que Banque commerciale, la Banque Populaire du Rwanda S.A sous Branche de REMERA devrait informatiser toutes ses opérations afin de matérialiser l'usage des chèques et donc abandonner son ancien système de travail des Banques Populaires

3. La Banque Populaire du Rwanda S.A sous Branche de REMERA à travers son équipe de gestion, devrait continuer à mobiliser l'épargne de la population de sa zone d'action et faciliter l'octroi des crédits dits ordinaires

4. La Banque Populaire du Rwanda S.A sous Branche de REMERA doit innover en créant de nouveaux produits de l'épargne et de crédits afin d'entrer en compétitivités des autres institutions financières oeuvrant légalement au Rwanda

F Aux clients de la BPR S.A sous Branche de REMERA

1. Les sociétaires de la BPR S.A sous Branche de REMERA devraient renforcer les relations avec cette Banque pour bénéficier au maximum les services qu'elle leur offre.

F À l'Etat Rwandais

1. Par le canal de la B.P.R S.A Sous Branche de REMERA, l'Etat rwandais devrait continuer à renforcer ses programmes visant la participation de la population dans son programme de réduction de la pauvreté afin d'atteindre les objectifs de développement de millénaire(MDGs)

Nous ne comptons pas avoir épuisé notre recherche mais plutôt avoir contribué à la recherche scientifique ultérieure raison pour laquelle nous invitons nos lecteurs et les autres chercheurs à nous compléter.

BIBLIOGRAPHIE

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BOURBONNAIS R. Économétrie, Collection Eco Sup, 6éd. Paris 2005

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GILLIS M, et al., Économie du Développement, De Boeck- Wesmael, S.A Bruxelles,1990, p.240

GRAWITZ, M., Méthode des sciences sociales, 7eme éd. Dalloz, Paris, 2001

KOTLER P. et al., Marketing Management ,12ème éd. Nouveau Horizon, France 2006

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III. Notes de cours

HARELIMANA J.B., Méthodologie de la recherche scientifique, Notes de cours, INES RUHENGERI, 2010

KABASELE J.R.D., Cours de Séries Chronologiques, inédit, INES RUHENGERI, 2010

KABASELE J.R.D., Statistiques descriptives Bac. II, INES RUHENGERI , 2009

LOBELA, E, Cours monnaie et crédit, inédit, 3 eme Graduat, UNIC/GOMA, 2001

NTEZIRYAYO A., Cours de droit économique et financier, Lic II Droit, 1996-1997

RWANYINDO R-P, Cours d'Economie Publique, Licence II Economie UNR-ULK, 1996-1997

IV. Références électroniques

BNR, http : //www.bnr.co. rw/ consulté le 26/09/2010 à 17h15.

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Le développement durable au quotidien[en ligne], http://www.atout guadeloupe.com/html, consulté le 12/11/2010 à 18h00

Le développement durable[en ligne] sur http://www.developpement-durable.gouv.fr.html, consulté le 12/11/2010 à 19h40

Le portail du développement durable[en ligne], sur http://www.vedura.fr/actualite/6252, consulté le 12/11/2010 à 19h00

UBPR, http : //www.ubpr.co. rw// consulté le 08/10/2010 à 18h00

What is credit ? [en ligne], http://www.cibc.com/ca/loans/ consulté le 12/11/2010 à 16h00'

ANNEXE N° 1: QUESTIONNAIRES D'ENQUÊTE

Madame/Mademoiselle /Monsieur, je m'appelle NKUNZWENABAKE Samson finaliste à l'INES RUHENGERI. Dans le cadre de terminer mes études universitaires, il a été préparé une recherche sur la contribution de la Banque Populaire du Rwanda S.A sous Branche de REMERA au développement socio économique du milieu rural. C'est pourquoi nous vous demanderions un appui en nous aidant à répondre au questionnaire suivant. Vos résultats ne serviront qu'à des fins de cette recherche.

1. Identification du (de la) répondant (e)

a) Nom et prénom : ....................................................................................

b) Relation avec la Banque:

Membre de l'Association/coopérative:

Client individuel:

Agent de la Banque :

Représentant de l'Institution :

2. Agé entre :

20 - 30 ans:

31 - 40 ans:

41 - 50 ans:

Plus de 50 ans :

3. Sexe : Féminin: Masculin:

4 .Lieu de résidence

Village : ...........................................

Cellule : ...............................................

Secteur : ..............................................

District : ............................................

5. Etat civil : Célibataire: Marié(e):

a) Nom et prénom : ....................................................................................

b) Relation avec la Banque:

Membre de l'Association/coopérative:

Client individuel:

Agent de la Banque :

Représentant de l'Institution :

2. Agé entre :

20 - 30 ans:

31 - 40 ans:

41 - 50 ans:

Plus de 50 ans :

3. Sexe : Féminin: Masculin:

4 .Lieu de résidence

Village : ...........................................

Cellule : ...............................................

Secteur : ..............................................

District : ............................................

5. Etat civil : Célibataire: Marié(e):

a) Nom et prénom : ....................................................................................

b) Relation avec la Banque:

Membre de l'Association/coopérative:

Client individuel:

Agent de la Banque :

Représentant de l'Institution :

2. Agé entre :

20 - 30 ans:

31 - 40 ans:

41 - 50 ans:

Plus de 50 ans :

3. Sexe : Féminin: Masculin:

4 .Lieu de résidence

Village : ...........................................

Cellule : ...............................................

Secteur : ..............................................

District : ............................................

5. Etat civil : Célibataire: Marié(e):

6. Niveau d'instruction:

Sans niveau d'instruction:

Maternelle:

Primaire:

Trois ans poste primaire:

Secondaire:

Supérieure:

7. Occupation professionnelle :

Agriculture:

Agent de l'état:

Autre occupation:...............................................................

...............................................................

N.B. Mettre le signe X devant la réponse donnée par le répondanti) QUESTIONNAIRE RÉSERVÉ AUX ACTIONNAIRES ET CLIENTS DE LA

BANQUE POPULAIRE DU RWANDA S.A SOUS BRANCHE DE REMERA

A. QUESTIONNAIRE EN RAPPORT AVEC L'ÉPARGNE

1. Depuis quelle année vous êtes en relation avec la Banque populaire du Rwanda S.A Sous Branche de REMERA ?..........................

2. Comment épargnais-tu avant d'adhérer à la Banque ?

....................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

3. As-tu actuellement un programme d'épargne ? Oui Non

4. Si la réponse est oui combien parvenez-vous épargner par mois ?

Entre 1000 et 5000 :

5001 et 10 000 :

10 001 et 15 000 :

15 001 et 20 000 :

20 001 et 25 000:

Plus de 25 000 :

5. Si la réponse est non pour quelles raisons ne parvenez-vous pas à épargner ?

.........................................................................................................................................................................................................................

6. Pouvez-vous nous faire part des activités réalisées grâce à l'épargne auprès de la Banque populaire du Rwanda S.A sous Branche de REMERA?

....................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

7. Quelles sont vos suggestions éventuelles sur le fonctionnement de la banque Populaire du Rwanda S.A sous Branche de REMERA pour améliorer vos conditions de vie ?

.................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

B. QUESTIONNAIRE EN RAPPORT AVEC L'OCTROI DE CREDITS DANS LA BPR S.A SOUS BRANCHE DE REMERA.

8. As -tu déjà demandé le crédit à la Banque Populaire du Rwanda S.A sous Branche de REMERA ? Oui Non

Si oui, combien as- tu demandé ?

9. Quelles sont les raisons qui vous poussent à demander du crédit auprès de la BPR S.A sous branche de REMERA,

a) Parce qu'elle offre des facilités de garanties :

b) Parce accepte des garanties par caution solidaire :

c) Parce qu'elle prodigue beaucoup de conseils aux demandeurs de crédits :  

d) Parce qu'elle facilite les conditions d'accès aux crédits :

e) Autres raisons:...............................................................................................

.................................................................................................

10. Le crédit bénéficié a-t-il apporté des changements remarquables dans l'amélioration de tes conditions de vie ? Oui : Non :

Si oui quelle est sa contribution à l'amélioration de tes conditions de vie ?

a) Augmentation de la production

b) Constitution de l'épargne

c) Amélioration de la ration alimentaire 

d) Les changements remarquables de votre modèle d'habillement

e) Facilité des soins de santé

f) Payement des frais scolaires de nos enfants

g) Construction d'une maison d'habitation

h) Acquisition de l'équipement ménager

i) Achat des champs cultivables

j) Achat d'une semence sélectionnée

k) Augmentation de l'investissement dans nos projets

l) Facilité d'adhésion à la Mutuelle de Santé

m) Elevage des vaches de race moderne

n) Accès à l'électricité

o) Achat du vélo moteur

p) Intervention dans nos cérémonies de mariage

k : Autres (préciser) :...................................................................

11. Vous -a-t-il été facile de trouver ce crédit ? Oui : Non :

Sinon, quelles difficultés as-tu rencontrées ?

....................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

12..La BPR S.A t'aide t-elle à améliorer tes conditions de vie ?

Oui : Non :

Si oui, dans quelles domaines intervient t-elle ?

........................................................................................................................................................................................................................

Sinon, quelles sont vos suggestions éventuelles ?

....................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

MERCI BEAUCOUP!

NKUNZWENABAKE Samson

ANNEXE N° 2: URUTONDE RW'IBIBAZO

Madamu/Madamazela/, Bwana muraho neza ? Nitwa NKUNZWENABAKE Samson ndi umunyeshuri muri Kaminuza (INES RUHENGERI).Mu rwego rwo kurangiza Kaminuza twatangiye ubushakashatsi bwerekeye kwiga uruhare BANKI Y'ABATURAGE Y'URWANDA S.A AGASHAMI KA REMERA ifite mu iterambere ry'icyaro. Ni yo mpamvu tugira ngo tubasabe inkunga yo gusubiza ibibazo bikurikira. Tubemereye ko ibisubizo byanyu nta kindi tuzabikoresha uretse muri ubu bushakashatsi. Inkunga yanyu izadushimisha.

Amabwiriza : 1) Subiza mu mwanya wabigenewe

2) Shyira akamenyetso X imbere y'igisubizo wahisemo.

1. Umwirondoro w'ubazwa

a) Amazina yombi : .............................................................................

b) Isano ufitanye na Banki y'abaturage y'u Rwanda S.A Agashami ka REMERA:

a) Uhagarariye ishyirahamwe cyangwa Koperative

b) Umunyamuryango ku giti cye

c) Umukozi wa Banki

d) Uhagarariye Ikigo runaka

2. Imyaka afite :

a) hagati ya 20 - 30:

b) hagati ya 31-40

c) hagati ya 41 - 50  :

d) hejuru ya 50:

3. Igitsina: Gore Gabo

4. Aho atuye:

a)Umudugudu: ..............................................................

b)Akagari: ......................................................................

c)Umurenge: ..................................................................

d)Akarere: ......................................................................

5. Irangamimerere: Ingaragu : Arubatse:

6.Amashuri yize:

Ntayo:

Amashuri y'incuke:

Abanza:

Ay'imyuga :

Ayisumbuye:

Kaminuza:

7. Umurimo akora 

Umuhinzi-mworozi:

Umucuruzi:

Umukozi wa Leta:

Undi murimo:

Icyitonderwa : Shyira ikimenyetso X mu kazu imbere y'igisubizo ubazwa atanze

i) IBIBAZO BIGENEWE ABASHORAMARI N'ABAKIRIYA BA BANKI

Y'ABATURAGE Y'URWANDA S.A AGASHAMI KA REMERA.

A. IBIBAZO BIJYANYE NO KUZIGAMA

1. Waba waratangiye gukorana na Banki ryari?.....................

2. Mbere yo kujya muri banki wizigamiraga ute?

.............................................................................................

.............................................................................................

.............................................................................................

3.Ese ubu ugira gahunda yo kuzigama? Yego Oya

c)Hagati 1000 na 5000:

d)hagati ya 5000 na 10 000:

e)hagati ya 10 000 na 15 000:

f) hagati ya15 0000 na 20 000:

g)hagati ya 20 000 na 25 000:

h)Hejuru ya 25 000:

5.Niba ari oya ni ukubera izihe mpamvu?

....................................................................................................................................................................................................................................................................................................

6.Ni ibihe bikorwa waba waragezeho kubera kwizigamira muri iyi Banki?

........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

7. Ni ibihe byifuzo mwasaba ko Banki y'Abaturage y'u Rwanda Agashami ka REMERA yabakorera kugira ngo mugere ku iterambere rirambye mwifuza?

........................................................................................................................................................................................................................

....................................................................................................................................................................................................................................................................................................

B. IBIBAZO BIJYANYE N'INGUZANYO, IMYUMVIRE KU ITANGWA

RY'NGUZANYO MURI BANKI Y'ABATURAGE Y'URWANDA S.A AGASHAMI

KA REMERA

8. Waba warigeze gusaba inguzanyo muri Banki? Yego Oya

Niba ari yego watse amafaranga angahe?

9. Ni iyihe mpamvu yatumye uhitamo gusaba inguzanyo muri Banki y'Abaturage y'u

Rwanda S.A Agashami ka REMERA?

a)Banki y'Abaturage ntisaba ingwate zikomeye:

b)Banki y'abaturage ikoresha ubwisungane magirirane:

c)Banki y'abaturage itugira ina iduhora hafi:

d)Banki y'abaturage ntitera amananiza mu gutanga inguzanyo:

e) Ibindi...............................................................................................

.......................................................................................................

10. Inguzanyo wahawe na Banki y'abaturage y'u Rwanda Agashami ka REMERA hari icyo yakumariye mu guhindura imibereho yawe ya buri munsi ?

Yego: Oya:

Niba ari yego ni ibihe byiza inguzanyo wahawe na Banki y'Abaturage y'u Rwanda S.A yabagejejeho?

a )Umutungo wariyongereye:

b) Yamfashije kwizigamira:

c) Imirire yarahindutse iba myiza:

d )Imyambarire yarushijeho kuba myiza:

e) Yatumye dushobora kwivuza kuburyo bworoshye:

f) Yatumye turihira abana bacu amashuri:

g )Yatumye twubaka inzu yo guturamo:

h )Yadufashije kubona ibikoresho byo mu rugo:

i )Twashoboye kugura amasambu yo guhingamo:

j )Twabonye imbuto yindobanure:

k) Yatumye tubona igishoro gitubutse mu mishinga yacu:

l )Yatumye tujya mu bwisungane mu kwivuza ku buryo butworoheye:

m)Yatumye tworora inka za kijyambere:

n) Yatumye tubona umuriro w'amashanyarazi:

o) Yatumye tugura vélo moteur:

k)Yadufashije kurangiza imihango y'ubukwe twari dufite:

l) Ibindi :..................................................................................

11..Byaba byarakoroheye kubona inguzanyo? Yego Oya

Niba ari oya ni izihe ngorane wahuye nazo?

....................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

12. Banki se yaba ikugira inama mu kunoza imibereho yawe ?yego oya

Niba ari yego igufasha mu buhe buryo ?

....................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

Niba ari oya ni izihe nama watanga ? ........................................................................................................................................................................................................................

............................................................................................................

MURAKOZE

NKUNZWENABAKE Samson

ANNEXE N° 3 : L'organigramme de la Banque Populaire du Rwanda S.A, Branche de MUSANZE, Sous Branche de REMERA

Branch Manager

Unité Trésorerie et caisse

Unité de crédit

Unité de comptabilité

Unité d'audit interne

Agent de recouvrement

Agent de Crédit

Caissiers

Planton

Comptables

Agents de compensation

Réceptionniste

Source : Banque Populaire du Rwanda S.A, Branche de MUSANZE

ANNEXE N° 4: Table de détermination de la taille de l'échantillon

Taille d'échantillon requise pour estimer avec une précision donnée, un pourcentage par la technique aléatoire simple, dans la situation la plus défavorable (P=1/2).

Taille de la population

Précision

90 fois sur 100

95 fois sur 100

99 fois sur 100

#177;10% #177;5% #177;1%

#177;10% 5% 1%

#177;10%

#177;5%

#177;1%

Infini

10.000.000

100.000

50.000

10.000

5.000

1.000

500

100

50

68

68

68

68

67

67

63

60

41

29

271

271

270

269

263

257

313

176

73

42

6765

6720

6336

5959

4035

2875

871

466

99

50

96

96

96

95

95

94

88

81

49

33

384

384

383

381

370

357

278

217

80

41

9604

9513

8763

8057

4899

3288

906

475

99

50

166

166

166

165

165

161

142

125

63

39

661

663

659

655

622

586

399

285

87

47

16589

16319

14229

12457

6239

3442

943

485

99

50

Source : MUKASE Léoncie, Analyse de l'impact économique des projets des pays :

Cas de WIT RUKARA (Umutara), UNR, Butare, 2005, p.53

A la lecture de cette table de détermination de l'échantillon ci-dessus, nous déduisons que la taille de la population enquêtée est située entre 5000 et 10000.

* 1 FIDA, http//www.html.com [en ligne] accédé le 26/10/2010

* 2 MINAGRI, Rwanda Special Program for Food Security, Kigali 2003,p.3

* 3 MINAGRI, Rwanda Special Program for Food Security, Kigali 2003,p.3

* 4 MINECOFIN, Programme Nationale de Réduction de la Pauvreté, Kigali 2005, p.5

* 5 MINECOFIN, Politique nationale de la micro finance, Kigali, 2004, p.4

* 6 MINECOFIN, Politique nationale de la micro finance, Kigali, 2004, p.1

* 7MINECOFIN, Politique nationale de la micro finance, Kigali, 2004 ,p.9

* 8 MINECOFIN, Politique nationale de la micro finance, Kigali, 2004, p.4

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* 11 WAUTHY E. et PAULIN D., Economie financière, opérations de banque et de bourse, Ed. LA PROCUR

NAMUR BRUXELLES, 1969 p.13

* 12 Idem p.13

* 13 WAUTHY E. et PAULIN D., Economie financière, opérations de banque et de bourse, Ed. LA PROCUR

NAMUR BRUXELLES, 1969 p.18

* 14Idem

* 15 WAUTHY E. et PAULIN D., Economie financière, opérations de banque et de bourse, Ed. LA PROCUR

NAMUR BRUXELLES, 1969 p.100

* 16 WAUTHY E. et PAULIN D., Economie financière, opérations de banque et de bourse, Ed. LA PROCUR

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* 17 WAUTHY E. et PAULIN D., Economie financière, opérations de banque et de bourse, Ed. LA PROCUR

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* 18 BNR, http : //www.bnr.co. rw// consulté le 23/09/2010 à 18h00

* 19 Actuellement appelée FINABANK

* 20 Ancienne B.C.D.I

* 21 Actuellement appelée ACCESS BANK

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* 33 GILLIS M. et al, Economie du développement, De Boeck-Wesmael, S.A Bruxelles, 1990, p.340

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* 44Ibidem, p.224

* 45 Petit DUTALLIS G., Le crédit et les banques, édit SIREY, Paris, 1963, p15.

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* 49 WAUTHY E et DUCHESNE P., Economie financière, opérations de banque et de bourse Ed. LA PROCUR

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* 50 Idem p.42

* 51 WAUTHY E. et DUCHESNE P., Economie financière, opérations de banque et de bourse, Ed. LA PROCUR

NAMUR BRUXELLES, 1969 p.42

* 52 Idem, p.43

* 53 Idem p.43

* 54 WAUTHY E. et DUCHESNE P., Economie financière, opérations de banque et de bourse, Ed. LA PROCUR

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* 61 Idem., Op.cit p.6

* 62 Idem., Op.cit p.7

* 63 Idem., Op.cit p.7

* 64 Idem., Op.cit p.8

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