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Le controle postural associé à l'initiation de la marche est-il modifié lors du franchissement d'un obstacle ? Etude dans le plan sagittal

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par Badrane Zinoubi
UFR STAPS Paris X - Master 2 Recherche Controle Moteur 2008
Dans la categorie: Sport
  

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2.1.2. Phase d'exécution :

L'exécution du pas est considérée comme une phase balistique, pendulaire, qui s'opère autour de l'articulation de la cheville du membre inférieur d'appui sous l'action de la gravité (Lepers et Brenière, 1995) et pendant laquelle la vitesse du CG ne cesse d'augmenter (Brenière et Do, 1986 ; Brunt et al., 1991). Pendant cette phase, le CP se déplace vers l'avant du pied. Le membre inférieur oscillant présente une flexion de la hanche, une flexion puis une extension du genou ainsi qu'une flexion plantaire de la cheville.

La phase de simple appui se termine au moment où le membre inférieur oscillant rentre en contact avec le sol.

A cette phase de simple appui succède une phase de double appui caractérisée par le passage du CP en avant du CM, provoquant une phase de freinage.

Les paramètres locomoteurs, que sont la fréquence et la longueur du pas, liés à l'exécution du premier pas varient avec la vitesse de la marche (Brenière et Do, 1986 ,1991).

Chez l'adulte, le processus de la marche stationnaire est atteint dès la fin du premier pas en un temps constant et ce indépendamment de la vitesse de progression (Brenière et Do, 1986 ; 1991). Ces auteurs ont proposé une interprétation biomécanique de cette constante.

Ils ont assimilé le corps pendant de l'IM à un pendule inverse en montrant que le temps pour atteindre le pic de vitesse ne dépend pas de la vitesse de marche mais de la gravité et des paramètres anthropométriques individuels du sujet (masse, inertie du corps) et est associée à la notion de schéma corporel (Brenière, 1996).

L'ensemble de la phase d'initiation (phase d'ajustement et d'exécution) semble être sous contrôle d'une commande centrale, comme le montrent plusieurs études d'initiation de la marche dans différentes conditions. Des études avec différentes vitesses d'initiation de la marche (Brunt et al, 1991) et avec obstacle (Brunt et al, 1999) ou d'initiation sur les orteils (Couillandre et al, 2000) montrent le caractère stéréotypé de ce programme moteur, défini par une succession de tâches invariantes (Brunt et al, 1991).

Néanmoins, il existe des différences significatives de la durée et l'amplitude des APA lorsqu'un sujet réalise une marche sans obstacle ou avec obstacle (Brunt et al, 1999,2005).

Sur un plan plat, plusieurs études (Brenière et al. 1987, Crenna et Frigo, 1991) ont montré que la durée et l'amplitude des APA étaient prédictives de la vitesse de marche .Ces résultats témoignent de l'adaptation d'un même processus pour ajuster la vitesse de marche.

2.3. L'initiation de la marche lors de la montée d'une marche :

L'initiation de la montée d'une marche a également été étudiée (Gélat et Brenière, 2000 ; Gélat et al, 2006). Cette tâche présente une nouvelle composante par rapport à l'initiation de la marche sur un plan plat. En effet, son but est de déplacer le centre des masses (CM) du corps non seulement vers l'avant mais aussi vers le haut. Les premiers résultats obtenus montrent une adaptation du processus d'initiation de la marche à la montée d'une marche, qui se caractérise par une réduction de la durée des ajustements posturaux anticipateurs et de la vitesse vers l'avant du CM à la fin de la phase d'exécution, alors que le pic de vitesse est indépendant de l'élévation finale du CM.

Par contre la longueur du pas était la même pour toute les conditions (sur un plan plat et avec escalier) (Gélat et Brenière, 2000), même si la programmation d'une réduction de la durée des APA pourrait être destinée à prendre en compte la nécessité d'une plus grande translation du CM pendant la phase de double appui où a lieu l'élévation du corps.

Donc on peut dire que la réduction des APA apparaît comme une adaptation de ce processus qui permet le réglage de l'impulsion verticale en préservant à la fois l'amplitude du pic de vitesse et son timing.

Ces résultats suggèrent que chez des jeunes adultes, l'initiation de la marche avec un changement de niveau est gérée par un processus commun à celui utilisé avec la marche à un plan plat. Ils ont montré pourquoi on doit avancer plus lorsqu'on s'élève, en étudiant les activités musculaires qui caractérisent le double appui.

Lors de la monté d'une marche (Gélat et Le Pellec. 2007) ont montrés qu il y a un rôle essentiel du soléaire du pied d'appui au début du double appui (bi-fonctionnel), en fait que le muscle sert à élever le corps mais il contribue aussi à le propulser vers l'avant , ils ont trouvés que la durée des APA et la vitesse du centre de masse (CG) au moment du contact du pied et plus petit avec une montée de la marche que la marche sur un plan plat. Ainsi le changement de vitesse de progression pendant le double appui est plus important avec la montée de la marche qu'avec la marche sur un plan plat.

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