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Niveau de connaissance et pratique des infirmiers de l'hopital Dipumba face au diagnostic infirmier


par PAUL TSHIAMALA MUKENDI
ISTM MBUJIMAYI - Gradué en sciences infirmières 2007
Dans la categorie: Biologie et Médecine
   
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Disponible en mode multipage

EPIGRAPHE

1TAYLOR C. et SPARKS., Diagnostic infirmier, du raisonnement à la pratique, Lamare, Paris, 1995, page 8

« Le diagnostic, fruit de la collecte des données pour la formulation des objectifs et la planification des soins, doit refléter le phénomène sur lequel l'infirmier fondera ses interventions (1) ».

DEDICACE

A Jéhovah, Père d'amour et des miséricordes qui par sa bonté de coeur a permis que nous matérialisons cette entreprise profane.

A ma Chère épouse Nathalie TSHIAMALA NTUMBA, pour tant de peines et sacrifices combien louables consentis pour une issue heureuse de ce dur labeur.

A mes enfants Hénoch NGOIE, Eunice KASHIKA et Henchel MUKENDI pour avoir accepté d'être privé des plaisirs et partagé avec nous toutes les souffrances de cette période.

A ma Mère Marie José TSHIKA

A madame Georgette TSHITENDA pour ses loyaux conseils

A mes frères et soeurs tant charnels que spirituels

A mes beaux frères et belles soeurs pour leur soutien

Aux amis et connaissances

A mes collègues de service qui ont activement contribué à l'achèvement de nos études

A vous tous qui, de loin ou de près, avez contribué à notre devenir scientifique

Nous dédions ce travail.

Paul TSHIAMALA MUKENDIAVANT - PROPOS.

Une âme rassasiée jettera le miel en rayon, mais pour une âme affamée toute chose amère est douce, dit la bible.

Arrivés à la fin de notre cycle, nous devons nous acquitter du devoir d'exprimer notre gratitude à tous ceux et à toutes celles qui nous ont été d'un soutien inestimable.

Nous remercions le comité de gestion de l'Institut Supérieur des Techniques Médicales de Mbujimayi « ISTM/MBM » qui s'est donné corps et âme pour nous diriger avec beaucoup de conscience afin que nous arrivions à la fin de nos études.

Nous remercions également le corps professoral de l'ISTM/MBM pour les efforts pleins d'amour et d'abnégation afin de nous transmettre les compétences nécessaires pour notre devenir professionnel.

Nous remercions sincèrement Monsieur Jean Christophe BUKASA TSHILONDA, qui en dépit de ses multiples occupations a accepté de diriger consciencieusement le présent travail, nous lui sommes très reconnaissants.

Nos remerciements s'adressent aussi aux messieurs Pierre NZEMBU KABUASA et Alain KOLELA pour leurs multiples conseils sans lesquels nous ne prendrions pas la décision d'élever notre niveau d'études.

Nous remercions tous les responsables des terrains de stage où nous sommes passés pour leur participation active à notre formation.

Nous remercions enfin tous ceux qui de loin ou de près ont contribué à la réalisation de ce travail

Que le présent travail soit le fruit de vos efforts combien louables pour notre devenir.

Paul TSHIAMALA MUKENDI

INTRODUCTION.

1. Etat de la question

Vu l'énormité et l'importance des tâches que doit accomplir l'infirmier, nul n'est besoin de prouver actuellement l'importance du diagnostic infirmier. Mais il faut relever un fait, bien que le diagnostic infirmier soit important, il peut perdre son impact sur les malades qui en sont bénéficiaires s'il a été mal posé. Ceci peut se traduire par une routine qui ne répond pas aux besoins réels qu'exige l'état du client.

En ce siècle de la mondialisation, l'infirmier ne doit pas oublier son « rôle essentiel qui consiste à aider la personne (malade ou en bonne santé) à conserver ou à recouvrer la santé (ou à l'assister dans ses derniers moments) en accomplissant des tâches dont elle s'acquitterait elle - même si elle avait la force, la volonté, ou les connaissances nécessaires et à aider également la personne à suivre le traitement prescrit et à reconquérir son autonomie le plus rapidement possible (1(*)).

L'accomplissement adéquat de ce rôle exige de l'infirmier une bonne connaissance pour la formulation exacte d'un diagnostic infirmier, mais il faut noter aujourd'hui que le terme « Diagnostic infirmier » suscite de nombreuses réactions chez les infirmiers, certaines positives, d'autres négatives. Parce que certains infirmiers ont toujours associé le mot diagnostic à la profession médicale, d'autres oublient que de nombreux autres professionnels formulent aussi des diagnostics (2(*))

L'utilisation des diagnostics infirmiers n'entraîne pas de concurrence avec le corps médical. Ils représentent un enjeu formidable pour les patients, pour les infirmiers et pour les médecins avec la formulation et le développement du savoir, favorisent une meilleure réponse aux besoins de santé de la population (3(*)) et surtout que l'émergence du diagnostic infirmier suit l'évolution de la profession (4(*))

Une pré enquête menée à la Division Clinique Dipumba laisse envisager que les idées sont multiples sur la démarche à suivre pour poser un diagnostic infirmier. Certains infirmiers formulent convenablement un diagnostic infirmier, tandis que d'autres affichent diverses difficultés, d'autres même n'en ont jamais entendu parler.

Ceci est préjudiciable pour la formation d'une équipe d'infirmiers homogène sur la formulation des diagnostics infirmiers, avec un impact négatif sur la santé du patient. Raison pour laquelle, étant personnel de santé, avons jugé utile de travailler sur un sujet intitulé : « NIVEAU DES CONNAISSANCE ET PRATIQUES DES INFIRMIERS DE LA DIVISION CLINIQUE DIPUMBA FACE AU DIAGNOSTIC INFIRMIER ».

Nous pensons que sur base des résultats de notre recherche, nous serons à mesure de formuler des suggestions qui contribueront à l'amélioration de la formulation et pratique du diagnostic infirmier et par conséquent de la qualité des soins infirmiers consécutifs aux besoins de santé des clients fréquentant cette institution hospitalière.

A ce stade du problème nous posons la question suivante : Quel serait le niveau de connaissance et pratique des infirmiers de la Division Clinique Dipumba face au diagnostic infirmier ?

2. Hypothèses.

a. Les infirmiers de la Division Clinique Dipumba ont des connaissances insuffisantes du diagnostic infirmier, estimées à moins de 50%.

b. Ils ne formulent pas convenablement les diagnostics infirmiers.

3. Objectifs.

a. Identifier le personnel infirmier concerné par notre étude.

b. Déterminer le niveau des connaissances des infirmiers face au diagnostic infirmier.

c. Déterminer également la pratique de ces infirmiers face au diagnostic infirmier.

4. Méthodologie

Pour atteindre nos objectifs, nous avons opté pour la méthode d'enquête transversale à visée prospective appuyée par la technique d'interview structurée.

5. Délimitation du sujet.

Notre travail détermine le niveau de connaissance et pratiques des infirmiers de la Division Clinique face au diagnostic infirmier. C'est donc cette institution hospitalière qui constitue le cadre que nous avons choisi pour la récolte et le traitement des données.

Cette étude est réalisée sur une période allant du 06 au 26 avril 2007.

6. Division du travail

Outre l'introduction, notre travail est divisé en trois chapitres :

- Le premier porte sur l'aperçu théorique dans lequel nous avons défini les concepts de base, énoncé l'importance d'un diagnostic infirmier et décrit les théories relatives à ce dernier.

- Le deuxième est axé sur le cadre méthodologique, le milieu et matériel : nous y avons présenté notre champs d'investigation, l'échantillon, les méthodes et techniques utilisées et les paramètres d'études ;

- Le troisième présente l'analyse et l'interprétation des résultats ainsi que la discussion.

Une conclusion suivie des suggestions va clore ce travail.

Chapitre I : APERCU THEORIQUE

I.1. Définitions.

I.1.1. Infirmier

Selon le dictionnaire médical, un infirmier est une personne qui ayant suivi les études de base, est apte à assumer dans son pays la responsabilité de l'ensemble de soins que requiert la promotion de la santé, la prévention des maladies et les soins donnés au malade. (1(*))

I.1.2. Diagnostic

Le diagnostic est l'analyse attentive et critique d'une chose afin d'en déterminer la nature (2(*))

I.1.3. Diagnostic infirmier

Le diagnostic infirmier se défini comme indentification d'un problème de santé réel ou potentiel, présenté par une personne ou un groupe et qui est de la compétence de l'infirmier en fonction de sa formation et de son expérience (3(*)).

I.2. Evolution des diagnostics infirmiers

Les diagnostics infirmiers constituent un outil précieux pour structurer les connaissances en soins infirmiers afin de définir avec précision le rôle et les champs de compétence de l'infirmier. Florence Nightingale fut la première à vouloir définir les soins infirmiers et les fonctions de l'infirmier (ère). Elle écrit que l'objectif des soins infirmiers est de « placer le malade dans les meilleures conditions possibles pour que la nature agisse sur lui ».

S'inspirant de travaux du début du XXe siècle où on tenait de faire distinction entre les soins infirmiers et la médecine afin de circoncire ces deux disciplines du point de vue légal et pédagogique, VIRGINIA HENDERSON (1955), et F.ABDELLAH (1960) proposaient d'organiser le programme de formation de soins infirmiers en fonction des problèmes de soins infirmiers ou des besoins de client plutôt qu'en fonction des diagnostics médicaux (4(*)). Il faut noter ici que le diagnostic médical décrit un ensemble de signes et symptômes que représente l'état d'une maladie pour laquelle le médecin prescrit une thérapie, tandis que le diagnostic infirmier contient des mots essentiels, incitant l'infirmier à reconnaître une réaction humaine à un problème de santé, à développer ses compétences à être responsable des soins (5(*)).

L'expression diagnostic infirmier a été utilisée pour la première fois en 1953, dans un document rédigé par VIRGINIAFRY (6(*)). L'auteur y suggère une nouvelle approche de l'exercice de la profession d'infirmier (ère) fondée sur la formulation d'un diagnostic infirmier et l'élaboration d'un plan des soins personnalisé (7(*)).

En 1973, GEBBIE propose le jugement posé par l'infirmier c'est à cette époque que le groupe national d'infirmiers aux Etats Unies d'Amérique, se réunit pour la première fois à Saint - Louis MOSSOURI afin de travailler à la classification des diagnostics infirmiers (1(*))

Pendant que les théoriciennes débattent de la terminologie des soins infirmiers, le docteur Lester King publie l'article « Qu'est ce qu'un diagnostic ? ». Selon lui, pour poser un diagnostic, trois conditions doivent être réunies :

1. L'infirmier doit disposer de catégorie qu'il consultera pour formuler son diagnostic ; 2 le jugement diagnostique doit porter obligatoirement sur une entité spécifique, et 3. L'infirmier doit établir le lien entre le phénomène ou la réaction à l'étude et une catégorie de diagnostic infirmier. Ces critères ont servi de fondements pour l'élaboration du système de classification (taxinomie) (2(*))

En 1976 Gordon introduisit la notion de problème de santé dont l'infirmier est responsable.

En 1977 : création de l'Association Nord Américaine pour les Diagnostics infirmiers (ANADI)

En 1989 : la taxinomie des diagnostics infirmiers de l'ANADI est soumise à l'organisation Mondiale de la Santé OMS (3(*))

Toutefois, il faut noter qu'au cours de son évolution le diagnostic infirmier a tout d'abord été considéré comme une méthode (processus), puis au fil du temps comme un résultat, enfin aujourd'hui il est entendu comme méthode et un résultat.

Les définitions ci - dessous nous permettent de suivre cette évolution.

Le diagnostic : une méthode

Selon J. ROTHBERG (Etats - Unis 1967) : le diagnostic infirmier est le processus qui identifie les besoins, les ressources, les déficits du malade afin de découvrir l'aide dont il a besoin de la part du service infirmier ». Une quinzaine d'année plus tard le diagnostic devient une catégorie, un résultat.

Le diagnostic : une catégorie, un résultat.

Ainsi selon CALISTA ROY (Etats-Unis 1982) : « le diagnostic infirmier est une phrase ou énoncé concis d'indicateurs empiriques représentant des modèles de la personne unitaire globale ».

Selon Riopelle, L GRONDIN, et PHANEUF (Canada 1976) « le diagnostic infirmier est un énoncé concis actuel ou probable des manifestations de dépendance de la personne, regroupées ou non reliées à une source de difficulté. Le diagnostic constitue le rôle autonome de l'infirmier ».

Selon LINDA JUALL CARPENITO (Etats-Unis 1987) : « le diagnostic infirmier décrit la réponse humaine (état de santé ou mode d'interaction réel ou potentiel altéré) d'un individu ou d'un groupe, que les infirmiers peuvent légalement identifier et pour laquelle ils peuvent prescrire des interventions curatives visant à maintenir l'état de santé ou à en réduire, à en éliminer ou à en prévenir les altérations ».

Le diagnostic : une catégorie et un processus.

A partir de 1975, l'évolution des définitions met en évidence que le diagnostic infirmier est entendu comme une catégorie (résultat) et un processus (méthodes). Ainsi GORDON propose la définition suivante : « Problème de santé réel ou potentiel que les infirmiers par leur formation et leur expérience ont la capacité et le droit de traiter » (1(*)).

En juin 1990, la proposition d'une définition des diagnostics infirmiers de la 9e conférence de l'ANADI (Association Nord Américaine du Diagnostic Infirmier) fut adoptée. Cette définition est très riche dans son contenu : «  le diagnostic infirmier est l'énoncé d'un jugement clinique sur les réactions aux problèmes de santé présents ou potentiels ou aux processus de la vie d'une personne, d'une famille ou d'une collectivité » (2(*)).

Les diagnostics infirmiers sont la base pour choisir des interventions de soins infirmiers visant l'atteinte des résultats pour lesquels l'infirmier est responsable.

La définition du diagnostic infirmier a évolué au cours des années et continuera de le faire (3(*)).

I.3. Importance du diagnostic infirmier.

Le diagnostic infirmier peut apporter une solution aux besoins des soins infirmiers parce qu'il sert à :

- Circoncire le champ d'application de l'infirmier ;

- Etablir le plan de soins infirmiers ;

- Définir les soins infirmiers dans leur état actuel ;

- Classifier le domaine des soins infirmiers ;

- Différencier les soins infirmiers de la médecine ;

- Identifier les connaissances en soins infirmiers. (4(*))

I.4. Le système de classification des diagnostics infirmiers.

La classification est une organisation systématique, en groupe ou en catégorie à partir de critères établis, c'est l'organisation de groupes des phénomènes selon leur lien.

Commencée en 1973, la classification des diagnostics infirmiers a permis d'obtenir une liste alphabétique des diagnostics.

En 1976, Soeur Callista Roy proposait de réunir un groupe d'infirmières théoriciennes afin d'élaborer un cadre pour un système de classification qui fournirait :

- Des règles d'admissibilité dans le système ;

- La place tenue par la catégorie diagnostique dans le système ;

- Des règles régissant l'organisation des ensembles et des sous ensembles de catégories (5(*))

Le travail du premier groupe de théoriciennes, puis celui du comité de taxinomie de l'ANADI, a permis d'ébaucher un cadre conceptuel pour le système de classification des diagnostics infirmiers. On appelle ce cadre la taxinomie I des diagnostics infirmiers de l'ANADI et celui - ci se compose de neuf modes des réactions humaines qui sont :

- Echanges

- Communication

- Relations

- Valeurs

- Choix

- Mouvement

- Perceptions

- Connaissances

- Sensations

- Sentiments

Une taxinomie est un type de la classification, c'est l'étude théorique de classifications systématiques comprenant leurs bases, leurs principes, leurs modalités et leurs règles. Les neufs modes de réactions humaines ne servent qu'à la classification. Ce sont les coulisses de la pratique clinique. Ni les cliniciens, ni les novices, ni les experts n'ont pas besoin de comprendre comment la classification se fait, ni les règles qui la régissent. Ces neufs modes ne doivent pas servir à structurer les questionnaires de collecte de données ou les cours (1(*)).

Selon MCCLOSKY et BULECHEK la classification intègre des activités des soins directs (exemple : toilette corporelle, bain, douche) qui nécessitent la présence du patient. Celles- ci incluent à la fois les actions infirmières. La classification repose sur l'harmonisation de la terminologie de soins infirmiers. (2(*))

MARJORY GORDON a aussi décrit un autre système de classification qu'il a baptisé les modes fonctionnels de santé. Il s'agit de onze modèles sur lesquels l'infirmier peut baser sa collecte de données qui est l'évaluation continue de l'état de santé d'une personne, d'une famille ou d'une collectivité. Outre qu'ils servent de cadre de réflexion et de systématisation, les modes fonctionnels de santé offrent les avantages suivants :

1. Les modes fonctionnels de santé sont immuables ; ce sont les champs d'application qui peuvent être élargis sur la base des expériences cliniques ;

2. Les modes fonctionnels de santé mènent directement au diagnostic infirmier ;

3. Les modes fonctionnels de santé s'appuient sur une approche globale du fonctionnement de l'être humain, sans égard à son milieu, à son groupe d'âge et du stade qu'il a franchi dans le continium santé maladie.

Les modes fonctionnels sur lesquels est basé le système de classification de Gordon sont :

1. Perception et gestion de la santé ;

2. Nutrition et métabolisme

3. Elimination

4. Activité

5. Sommeil et repos

6. Cognition et perception

7. Perception de soi et concept de soi

8. Relation et rôle

9. Sexualité et reproduction

10. Adaptation et tolérance au stress

11. Valeurs et croyances (1(*))

Un autre système de classification est celui de L. GRONDIN et M. PHANEUF ; ils classifient les diagnostics infirmiers sur base de 14 besoin fondamentaux. Dans ce système, chaque diagnostic infirmier comprend une définition du besoin et ensemble de problèmes accompagnés de leurs causes ou facteurs reliés et de la définition de leurs caractéristiques (2(*)).

I.5. Composantes d'un diagnostic infirmier

D'une manière générale, un diagnostic infirmier est composé de quatre éléments suivants :

- Un intitulé ou titre

- Une définition

- Des facteurs favorisants

- Des caractéristiques déterminantes

I.5.1. L'intitulé ou titre (Problème de santé ou catégorie diagnostique)

Le problème est énoncé de façon systématique à l'aide d'un mot ou d'un groupe de mots ou d'une phrase. Il peut s'agir d'un problème réel et présent (par exemple : altération de l'intégrité de la peau) ou potentiel (par exemple : risque élevé d'automutilation) ou encore possible : c'est-à-dire qu'un recueil supplémentaire est nécessaire pour confirmer cette hypothèse.

I.5.2. La définition

Elle précise l'intitulé du diagnostic et le distingue des autres.

I.5.3. Les facteurs favorisants.

Ils correspondent aux causes qui contribuent au développement du problème. Cette partie du diagnostic infirmier est généralement introduite par l'expression « relié à ». Cet énoncé doit être bref. Il sert de repère afin de choisir les interventions les plus appropriées. Les facteurs favorisants (ou facteurs associés) permettent d'orienter de façon plus personnelle le plan de soins et de prendre en compte les besoins de la personne. Dans leur ouvrage traité de diagnostic infirmier en 1995, MCFARLAND et MCFARLANE précisent que la formulation des facteurs favorisant exige une grande expérience clinique.

I.5.4. Les caractéristiques déterminantes.

Encore appelés signes ou caractéristiques particulières, ce sont des manifestations cliniques qui précisent des données objectives ou des données subjectives. Les recherches actuelles permettent de vérifier la pertinence des caractéristiques de chaque diagnostic et surtout de distinguer les caractéristiques essentielles et secondaires de façon plus fiable. Cette partie du diagnostic est introduite par la locution « se manifeste par » (1(*)).

I.6. Le raisonnement diagnostic et le diagnostic infirmier.

Le jugement clinique repose sur le recueil d'information, l'analyse et la définition du problème.

Quels sont les faits qui me font penser qu'il y a un problème

Titre du diagnostic infirmier ou intitulé ou problème

Pourquoi est - ce ainsi

De quel problème s'agit - il ?

Caractéristiques déterminantes

ou signes ou manifestations cliniques ou manifestations de dépendance

Facteurs favorisants ou facteurs de risque ou cause ou source de difficultés.

Le diagnostic infirmier précise le problème. Il est au centre des décisions de soins permettant d'atteindre les résultats excomptés (2(*))

I.7. Les types des diagnostics infirmiers.

Les différents types des diagnostics infirmiers sont :

- Le diagnostic actuel

- Le diagnostic potentiel

- Le diagnostic possible

- Le diagnostic de recherche de mieux être

- Le diagnostic d'un syndrome

I.7.1. Le diagnostic infirmier actuel ou réel.

Est celui qui décrit un problème dont les manifestations sont présentement observé. Ce problème s'accompagne d'une cause et ou de facteurs contributifs appelés aussi facteurs étiologiques (3(*)).

Dans la mesure du possible, l'intitulé diagnostic doit comporter un terme qui caractérise le problème tel qu'altération, incapacité, déficit, inefficacité ou inapproprié. Dans un diagnostic infirmier actuel, ce terme actuel ne fait jamais partie de l'intitulé diagnostic (4(*)).

I.7.2. Le diagnostic infirmier potentiel ou de risque élevé.

Décrit un problème qui surviendra si rien n'est fait pour l'en empêcher. Les manifestations ne sont pas encore présentes mais certaines conditions (âge, immobilité, etc... ) sont réunis pour son éclosion. Ce type de diagnostic est particulièrement utile en prévention (1(*)). Il est introduit par « risque élevé de » (2(*)).

I.7.3. Le diagnostic infirmier possible.

C'est un énoncé décrivant un problème que l'on soupçonne, mais qu'on ne peut encore valider faute de données suffisantes.

Dans un diagnostic infirmier le terme possible signifie que le problème est peut être présent, mais qu'il faudra recueillir des données supplémentaires pour confirmer ou infirmer ses hypothèses.

Le diagnostic possible se formule en deux parties, soit :

- la catégorie diagnostique

- relié aux données qui ont amené l'infirmier à formuler cette hypothèse. (3(*))

I.7.4. Le diagnostic infirmier de recherche de mieux être.

C'est un jugement clinique sur une personne, une famille ou une collectivité en transition entre un certain niveau de bien être et un niveau de bien être supérieur.

Lorsqu'on formule un diagnostic de recherche de mieux être pour une personne ou un groupe, la présence de deux caractéristiques est nécessaire :

- Le désir d'un niveau supérieur de bien être

- Un état ou un fonctionnement actuel efficace.

Ce type de diagnostic contient une seule partie, la catégorie diagnostique.

La catégorie commence par « potentiel d'amélioration », puis elle est suivie du niveau de mieux être que la personne ou le groupe désire atteindre.

Exemple : Potentiel d'amélioration de la dynamique familiale.

Les diagnostics de recherche de mieux être ne sont pas formulés avec une cause, car ils impliquent que la personne ou le groupe savent qu'ils peuvent atteindre un niveau supérieur de bien être s'ils le veulent (4(*)).

I.7.5. Le diagnostic infirmier de syndrome.

Les syndromes dans le diagnostic infirmier englobent un ensemble de diagnostics infirmiers actuels et de risque élevé qu'on peut extrapoler lorsqu'un événement ou une situation se produisent.

Il existe trois diagnostics de syndrome :

· le syndrome du traumatisme de viol,

· le syndrome d'immobilité

· le syndrome d'inadaptation à un milieu.

Il faut aborder les diagnostics infirmiers de syndrome avec prudence, et interroger la personne afin de déterminer d'autres problèmes de soins infirmiers qui indiquent le besoin d'intervention de la part de l'infirmier. Les diagnostics de syndrome ont l'avantage d'indiquer la présence d'un état clinique complexe qui nécessite des évaluations et des interventions plus poussées (MC Court et CARROLL JOHNSON 1990). Les diagnostics de syndrome sont des diagnostics en une partie, l'étiologie et les facteurs déclenchants étant compris dans la catégorie diagnostique ( Syndrome du traumatisme donné par exemple) (1(*)).

I.8. Enoncé diagnostique.

Les diagnostics infirmiers décrivent l'état de santé d'une personne ou d'un groupe et sont habituellement formulés en une, deux ou trois parties.

1. les diagnostics en une partie ne contiennent que la catégorie diagnostique. Ce sont :

- les diagnostics de recherche de mieux être

- les diagnostics de syndrome

Exemple :

· Diagnostic de recherche de mieux être

Potentiel d'amélioration de rôle de parent.

· Diagnostic infirmier de syndrome

Syndrome d'immobilité

2. Les diagnostics en deux parties contiennent la catégorie diagnostique et les facteurs qui ont contribué ou qui peuvent contribuer à un changement dans l'état de santé ; ces sont :

- les diagnostics possibles

- les diagnostics de risque élevé

Exemple :

· Diagnostic infirmier possible

Perturbation de l'image corporelle reliée au repli sur soi du mari après l'opération

· Diagnostic de risque élevé

Risque élevé d'accident relié à l'ignorance.

3. Les diagnostics en trois parties comportant la catégorie diagnostique, ces facteurs déclenchants ainsi que les signes et symptômes du diagnostic, ce sont :

- les diagnostics actuels

Exemple : Diagnostic infirmier actuel

Attente à l'intégrité de la peau reliée à l'immobilité prolongée consécutive à une fracture du bassin, se manifestant par une lésion de 2 centimètres au sacrum (2(*))

I.9. La formulation des diagnostics infirmiers.

Selon Marjory Gordon cité par GERTRUDE MCFARLAD et ELIZABETH MCFARLANE, la formulation du diagnostic infirmier est un processus continu , divisé en quatre étapes exigeant chacune des connaissances et des habiletés particulières.

Ces quatre étapes sont :

- La collecte des données

- La classification des données

- L'interprétation des données

- L'indentification du problème de soins infirmiers.

Après avoir rassemblé les données, l'infirmier doit les analyser afin d'en dégager le sens et pouvoir interpréter la situation.

L'analyse de la situation consiste notamment à comparer les données de base recueillies aux normes établies pour un certain type de population. Par la suite, les mêmes données serviront de points de comparaison avec les données sub séquentes pour mesurer les progrès de la personne. En procédant par la déduction, l'infirmier détermine si les manifestations observés sont dans la norme ou s'en écartent, auquel cas elle conclura à la présence de santé.

L'analyse des données doit aussi tenir compte de la situation globale et du milieu de la personne (1(*))

Dans les diagnostics infirmiers en deux et trois parties, l'expression reliée a fait le lien entre la première et la deuxième partie de l'énoncé. Il est important que l'infirmier ne relie pas la catégorie diagnostique à une cause qui l'expose ou expose d'autres personnes à des poursuites judiciaires. Voici un exemple :

Non observance reliée aux effets indésirables des médicaments, se manifestant par la phrase suivante : « J'ai cessé de prendre mes médicaments pour la pression artérielles ».

Si les caractéristiques d'un diagnostic infirmier sont présentes mais que les facteurs étiologiques et déclenchant sont inconnus, l'énoncé diagnostic peut comprendre les mots « étiologie inconnue ».

En voici l'exemple :

Peur reliée à une étiologie inconnue, se manifestant par une respiration rapide, le va et vient dans la pièce et la phrase : « je me fais du souci ».

L'utilisation des mots étiologies inconnue incite l'infirmier et les autres membres à rechercher les facteurs déclenchants pendant qu'ils interviennent pour résoudre le problème actuel.

Si l'infirmier soupçonne la présence de certains facteurs ou qu'il pense qu'il y a un lien entre certains facteurs et le diagnostic infirmier, il peut utiliser le mot possible. En voici un exemple : anxiété reliée à une mésentente conjugale possible (2(*)).

I.10. Comment éviter les erreurs dans la formulation d'un diagnostic infirmier.

La formulation des diagnostics infirmiers est un art, et comme tout art, elle exige de bonnes bases théoriques et pratiques. Pour formuler des diagnostics plus précis et plus utiles (et pour réduire la frustration de l'infirmier), certaines erreurs sont à éviter.

a. Le diagnostic infirmier n'est pas :

- Un diagnostic médical

- Une pathologie médicale (diminution de l'oxygène dans les tissus cérébraux, par exemple)

- Un traitement, du matériel

- Un examen diagnostique (cathétérisme cardiaque)

- Une situation (une grossesse par exemple)

b. Le diagnostic infirmier ne doit pas être formulé en termes :

- Des signes (pâleur ou taux d'hémoglobine basse, par exemple)

- De conclusion (dyspnée, par exemple)

- De but (devrait effectuer ses propres soins de colostomie, par exemple)

- D'objectif du client (doit marcher toutes les 8 heures par exemple)

- D'objectif de l'infirmier (changement de pansement par exemple)

c. L'infirmier ne doit pas porter de jugement de valeur ni inscrire des informations qui pourraient être préjudiciables lorsqu'elle formule un diagnostic.

Exemple : Peur reliée au fait que son mari la bat souvent.

d. Un diagnostic infirmier ne doit pas être relié à un diagnostic médical

Exemple : perturbation du concept de soi reliée à la scelerose en plaques.

Si l'utilisation d'un diagnostic médical peut clarifier le diagnostic infirmier, on peut le joindre au diagnostic en ajoutant les mots consécutifs à, comme dans l'exemple suivant :

Perturbation du concept de soi reliée à la perte récente des responsabilités inhérentes au rôle consécutive à une sclérose en plaque, se manifestant par la phrase suivante : « Ma mère vient chaque jour s'occuper de ma maison, je ne peux même plus m'occuper de ma propre maison ». (1(*))

Chapitre II : MILIEU, MATERIEL ET METHODES.

II.1. Milieu Dans le cadre de notre travail, nous avons choisi la Division Clinique Dipumba comme milieu d'études. Elle appartient à l'Etat Congolais, mais sa gestion est confiée à la société minière de Bakwanga.

La Division Clinique Dipumba est située dans la ville de Mbujimayi, plus précisément dans la commune de la Kanshi. Elle est bornée au Nord par l'avenue de l'hôpital, au sud par l'avenue en béton, à l'Est par l'avenue Mukeba et à l'Ouest par l'avenue Kanshi.

II.2. Matériel et méthodes.

II.2.1. Matériel

Pour récolter les données de notre étude sur le terrain de recherche, nous avons utilisé un questionnaire d'enquête qui a été adressé à tous les infirmiers ayant pour tâche de répondre aux problèmes de santé de leurs clients.

II.2.2. Méthodes et techniques.

La méthode dans notre travail constitue le chemin que nous avons suivi pour bien mener notre étude.

Ainsi pour approfondir notre étude et atteindre nos objectifs nous avons recouru à la méthode d'enquête prospective transversale appuyée de la technique d'interview structurée.

II.2.2.1. Population et échantillon.

Notre population est constituée de tous les infirmiers travaillant au sein de la Division Clinique Dipumba et qui sont appelés à répondre à notre questionnaire d'enquête.

De cette population qui était de 106 infirmiers nous avons tiré un échantillon de 74 infirmiers sur lequel a porté notre étude.

II.2.2.2. Technique d'échantillonnage.

Nous avons utilisé la technique d'échantillonnage de la liste aléatoire qui a consisté à ranger sur une liste les infirmiers selon l'ordre alphabétique en écartant ceux qui étaient en congé légal. Ensuite nous avons tiré sur cette liste 74 infirmiers.

Cette technique a été renforcée par les critères de sélection ci - après :

- Accepter de répondre à notre questionnaire

- Etre présent sur le lieu de travail pendant notre enquête

On été écartés de notre échantillon :

- Les infirmiers n'ayant pas répondu à nos critères de sélection ci -dessus.

II.2.2.3. Paramètres d'étude.

Pour la réalisation de notre travail nous avons retenu les paramètres suivants :

· Paramètres généraux.

1. Le niveau d'études

2. la fonction occupée

3. le service d'affectation

4. l'ancienneté.

· Paramètres en rapport avec la connaissance.

1. Le lieu de la première information sur le diagnostic infirmier

2. Connaissance effective du diagnostic infirmier

3. Reconnaissance de l'importance du diagnostic infirmier.

· Paramètres en rapport avec la pratique

1. Avoir formulé un diagnostic infirmier

2. Formulation du diagnostic infirmier selon les types

· Paramètres en rapport avec les perspectives d'amélioration.

1. La nécessité d'amélioration

2. Propositions d'amélioration faites par les infirmiers.

II.2.2.4. Echelle des valeurs.

Nous dirons que l'infirmier connaît le diagnostic infirmier si :

- Il le défini comme l'indentification d'un problème réel, potentiel et possible d'une personne, d'une famille ou d'une collectivité par l'infirmier.

- Il énonce un type de diagnostic infirmier parmi ceux - ci :

« Diagnostic infirmier réel ou actuel

« Diagnostic infirmier potentiel ou de risque

« Diagnostic infirmier possible

« Diagnostic infirmier de mieux être

« Diagnostic infirmier de syndrome

- Il énumère au moins 3 composantes d'un diagnostic infirmier parmi celles - ci :

« Le titre

« La définition

« Les facteurs favorisants

« Les caractéristiques déterminantes.

Nous dirons que l'infirmier de la Division Clinique Dipumba reconnaît l'importance du diagnostic infirmier s'il dit que ce dernier permet de :

« Etablir le plan de soins

« Définir les soins infirmiers

« Classifier le domaine des soins infirmiers

« Différencier les soins infirmiers de la médecine

« Identifier les connaissances en soins infirmiers

« Circoncire le champ des interventions infirmiers

NB : L'une de ses assertions suffit.

Nous dirons que la pratique des infirmiers est meilleure :

« S'il a déjà formulé au moins un diagnostic infirmier.

Nous dirons en guise de critère d'acceptabilité pour notre étude que les infirmiers de la Division Clinique Dipumba ont des connaissances suffisantes et que leur pratique est satisfaisante face au diagnostic infirmier si l'ensemble des résultats obtenus pour chacun de ces paramètres atteint au moins 70%.

Chapitre III : RESULTATS ET DISCUSSION.

III.1. Présentation des résultats

III.1.1. Données préliminaires

Tableau 1 : Répartition des infirmiers selon la qualification.

Qualification

Fréquence observée (F.O)

%

Infirmier A0

0

0

Infirmier A1

22

29,7

Infirmier A2

33

44,6

Infirmier A3

19

25,7

Total

74

100

Il ressort de ce tableau que 44,6% d'infirmiers de la Division Clinique Dipumba concerné par notre étude sont de niveau A2, soit 33 infirmier sur 74 et 29,7% de niveau A1 soit au total 22 et 25,7% soit 19 infirmiers de niveau A3.

Tableau 2 : Répartition des infirmiers en rapport avec la fonction occupée et le service

d'affectation.

Fonction occupée

Service d'affectation

Chef de nursing

Coordon

nateur

Chef de postes

Chef d'unités

Infirmiers de trait

Infirmier de permanence

Infirmier consultant

Totaux

F.O

%

F.O

%

F.O

%

F.O

%

F.O

%

F.O

%

F.O

%

F.O

%

Nursing

1

1,4

2

2,7

0

0

0

0

0

0

0

0

0

0

3

4,1

Médecine interne

0

0

0

0

1

1,4

3

4

16

21,6

1

1,4

2

2,27

23

31,1

Chirurgie

0

0

0

0

1

1,4

3

4

14

18,9

0

0

1

1,4

19

25,7

Pédiatrie

0

0

0

0

1

1,4

2

2,7

6

8,1

0

0

0

0

9

12,1

Anesthésie réanimation soins intensifs

0

0

0

0

1

1,4

1

1,4

12

16,2

4

5,4

0

0

18

24,4

Service médico - technique

0

0

0

0

0

0

1

1,4

0

0

1

1,4

0

0

2

2,8

Total

1

1,4

2

2,7

4

5,6

10

13,5

48

64,8

6

8,2

3

4,1

74

100

Ce tableau révèle que : 64,8 soit 48 infirmiers font le service de trait, 13,5% soit 10 infirmier occupent la fonction de chef d'unités.

Le service de médecine interne englobe 31,1% d'infirmiers, la chirurgie 25,7% et le service d'anesthésie réanimation 24,4%.

Tableau 3 : Répartition des infirmiers selon leur ancienneté.

Ancienneté

Fréquence observée (F.O)

Pourcentage

%

31 - 40 ans

7

9,5

21 - 30 ans

28

37,8

11 - 20 ans

23

31,1

0 - 10 ans

16

21,6

Total

74

100

Ce tableau montre que la majorité d'infirmiers ont une ancienneté qui se situe dans la tranche allant de : 21 à 30 ans soit 37,8% ou un effectif de 28 infirmiers et la tranche d'infirmier ayant une ancienneté allant de 11 à 20 ans couvrant 31,1% soit un total de 23 infirmiers.

II.1.2. Données en rapport avec les connaissances.

Tableau 4 : Avoir entendu parler du diagnostic infirmier.

Réponse

Fréquence observée (F.O)

Pourcentage

%

Oui

65

87,8

Non

9

12,2

Total

74

100

Au regard de ce tableau, sur les 74 infirmiers ayant répondus à nos critères d'inclusion, 65 ont affirmé avoir entendu parler du diagnostic infirmier soit une proportion de 87,8% alors que 9 infirmiers, soit 12,2% déclarent n'avoir jamais entendu parler du diagnostic infirmier.

Tableau 5 : Lieu de la 1ere information sur le diagnostic infirmier.

Lieu

Fréquence Attendue (F.A)

Fréquence observée (F.O)

Pourcentage

%

ITM (Institut Technique Médical)

65

24

36,9

ISTM (Institut Supérieur des Techniques Médicales)

65

29

44,6

HOPITAL

65

11

16,9

AUTRES

65

1

1,5

Nous informant sur la source d'acquisition de l'information sur le diagnostic infirmier, nous nous sommes rendus compte que 44,6% d'infirmiers affirment avoir eu leur première information sur ce sujet à l'ISTM, 36,9% à l'ITM, 16,9% à l'hôpital et 1,5% autres sources d'information.

Tableau 6 : Connaissance effective du diagnostic infirmier.

Réponse

Fréquence observée (F.O)

Pourcentage

%

Connaissent le diagnostic infirmier

10

15,4

Ne connaissent pas le diagnostic infirmier

55

84,6

Total

65

100

Ce tableau montre que parmi les 65 infirmiers de la Division Clinique Dipumba ayant affirmé avoir entendu parler du diagnostic infirmier seul 15,4% le connaissent et 84,6% ne le connaissent pas.

Tableau 7 : Reconnaissance effective de l'importance du diagnostic infirmier.

Réponse

F.A

F.O

Pourcentage

%

Permet d'établir un plan de soins infirmier

65

7

10,8

Différencier les soins infirmiers de la médecine

65

2

3,1

Circonscrire le champ d'application de l'infirmier

65

1

1,5

Définir les soins infirmiers

65

0

0

Classifier le domaine des soins infirmiers

65

0

0

Ce tableau montre que dans l'ensemble 15,4% d'infirmiers connaissent l'importance du diagnostic infirmier, parmi lesquels 10,8% montrent que ce dernier permet l'établissement d'un plan de soins 3,1% montrent qu'il différencie les soins infirmiers de la médecine et 1,5% disent que c'est pour circonscrire le champ d'application de l'infirmier.

Tableau 8 : Synthèse des résultats sur la connaissance basée sur les paramètres retenus en

fonction de notre échelle de valeur.

Réponse

Pourcentage %

Connaissance effective du diagnostic infirmier et reconnaissance de son importance

15,4 %

Total

15,4%

Ce tableau nous montre que la synthèse de pourcentage est de 15,4%.

III.1.3. Données en rapport avec la pratique

Tableau 9 : Avoir formulé un diagnostic infirmier.

Lieu

Fréquence Attendue (F.A)

Fréquence observée (F.O)

Pourcentage

%

Oui

65

64

98,5

Non

65

01

1,5

Ce tableau montre sur 65 infirmiers ayant affirmé avoir entendu parler du diagnostic infirmier 98,5% déclarent l'avoir déjà formulé et 1,5% d'entre eux disent n'avoir jamais formulé un diagnostic infirmier.

Tableau 10 : Formulation concrète du diagnostic selon les types.

Réponse

F.A

F.O

Pourcentage

%

Diagnostic actuel

64

6

9,4

Diagnostic potentiel

64

2

3,1

Diagnostic possible

64

1

1,6

L'analyse de ce tableau révèle que sur 64 infirmiers ayant affirmé avoir formulé le diagnostic infirmier 9,4 ont déjà posé un diagnostic actuel, 3,1% un diagnostic potentiel et 1,6% un diagnostic possible.

Tableau 11 : Synthèse des résultats sur la pratique basée sur les paramètres retenus en fonction de notre échelle de valeur.

Paramètres

Pourcentage

%

Formulation concrète du diagnostic infirmier

14,1 %

Total

14,1 %

Ce tableau montre que 14,1% d'infirmiers savent formuler convenablement le diagnostic infirmier.

III.1.4. Données en rapport avec les perspectives d'amélioration.

Tableau 12 : Reconnaissance de la nécessité des améliorations pour la formulation du

diagnostic infirmier au sein de la Division Clinique Dipumba.

Réponse

F.O

Pourcentage

%

Oui

67

90,5

Non

7

9,5

Total

74

100

Selon ce tableau, un grand nombre d'infirmier, soit 90.5% reconnaissent qu'il est nécessaire d'apporter des améliorations pour la formulation des diagnostics infirmiers au sein de la Division Clinique Dipumba.

Tableau 13 : Proposition d'améliorations présentées par les infirmiers de la Division

Clinique Dipumba.

Propositions

F.O

%

Formation permanente ou en cours d'emploi

30

44,8

Encourager l'autoformation

3

4,5

Améliorer les conditions de travail

4

6

Placer les managers formés aux postes de responsabilités

3

4,5

Elaboration obligatoire des plans infirmiers

8

11,9

Formation des responsables sur le diagnostic infirmier

3

4,5

Adaptation des effectifs au volume du travail

5

7,4

Réorganiser les méthodes de dispensation des soins infirmiers

2

3

Pratique obligatoire

2

3

Aucune

7

10,4

Total

67

100

L'analyse de ce tableau révèle que 44,8% d'infirmiers proposent la formation en cours d'emploi et 11,9% l'élaboration obligatoire des plans des soins infirmiers pour l'amélioration de la formulation des diagnostics infirmiers à la Division Clinique Dipumba.

III.2. DISCUSSION

Dans cette étape de notre étude, il est question de donner aux résultats issus de notre enquête une signification sur base des critères d'évaluation de la vérification de nos hypothèses et des objectifs à atteindre que nous nous sommes assignés.

Considérant la variable qualification, le tableau n°1 de notre travail révèle qu'au sein de la Division Clinique Dipumba les infirmiers A2 sont nombreux soit 44,6%, mais vu aussi le nombre des infirmiers A1 29,7%, soit 22 sur 74, il est certain que quelques uns d'entre eux occuperaient des fonctions d'exécutants.

Pour assurer la continuité des soins infirmiers dispensés à ses clients, tout hôpital bien organisé a un service de garde. La Division Clinique Dipumba ne s'écarte pas de cette logique, témoin le tableau n°2 qui révèle que 64,8% soit 48 sur 74 infirmiers de cette institution hospitalière sont les infirmiers de trait alternatif. Ceci s'explique du fait que ce sont eux qui exécutent un grand nombre des tâches.

Bien qu'on acquiert l'expérience avec l'âge, les facultés physiques, mentales et intellectuelles sont plus actives pendant la jeunesse, ce qui pousserait naturellement à penser que la pratique favorable de la profession se ferait sans ennuis pendant que toutes ces facultés sont encore conservées. Le tableau n°3 montre qu'il y a un équilibre à ce sujet car les tranches d'ancienneté les plus fréquentes sont : de 21 - 30 ans soit 37,8%, 11 - 20 ans 21,6% et de 0 - 10 ans soit 21,6%.

Prenant en compte la variable lieu de l'information sur le diagnostic infirmier 44,6% soit 29 sur 65 infirmiers ont eu leur première information sur ce concept à l'ISTM (Tableau 4 et 5). Ceci témoigne le désir sincère qu'ont les infirmiers de cette institution hospitalière d'élever leur niveau d'études, d'autant plus que nombreux d'entre eux ont été engagés diplômé A2 et A3.

Considérant la variable connaissance effective du diagnostic infirmier un fait important du serment de l'infirmier (Adopté par l'Association Nationale des Infirmiers du Congo, ANIC, à Kinshasa le 22 septembre 1982) est interpellateur. Ce serment stipule : « Je m'efforcerais de maintenir mes connaissances professionnelles au niveau le plus élevé..., je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour élever le niveau de ma profession... ». Cet aspect semble être oublié car seuls 15,4% connaissent le diagnostic infirmier (Tableau n°6).

Prenant en compte la variable la reconnaissance de l'importance du diagnostic infirmier le tableau 7 montre que parmi les 65 infirmiers ayant affirmé avoir entendu parler du diagnostic infirmier 15,4% en connaissent l'importance. Cependant il faut noter ici que 10,8% d'infirmiers sur les 15,4% connaissant l'importance du diagnostic infirmier ont révélé que ce dernier permet d'établir un plan de soins infirmiers, cela est conforme à l'idée de CECILE LAMBERT, citée par PASCAL A et FRECOM, selon laquelle le plan de soins infirmiers sans diagnostic infirmier reste un exercice théorique abstrait sans grand intérêt. Dans la pratique professionnelle ces deux éléments restent indissociables (1(*))

En rapport avec la pratique 98,5% d'infirmiers, sur 65 ayant affirmé avoir entendu parler du diagnostic infirmier, déclarant l'avoir formulé (Tableau 9) ; mais lorsque nous considérons la variable formulation concrète du diagnostic infirmier selon les types, le tableau 10 révèle que la pratique des infirmiers de la Division Clinique Dipumba n'est pas meilleure car seuls 9,4% d'infirmiers ont déjà formulé le diagnostic actuel, 3,1% ont le diagnostic potentiel et 1,6% le diagnostic possible, pourtant le diagnostic infirmier constitue le rôle autonome (2(*)) et aussi il faut noter que depuis 1989 la pratique infirmière consiste, à diagnostiquer les problèmes de santé actuels ou potentiels et à formuler des plans des soins pour les résoudre sur la base des caractéristiques suivantes : le phénomène, que l'infirmier doit déceler et qui est la réaction humaine à un problème de santé actuel ou potentiel, les connaissances théoriques, qui aident l'infirmier à affirmer ses observations et à mieux comprendre le phénomène sur laquelle il doit se pencher, les interventions qui doivent viser l'amélioration ou la résolution d'un problème de santé, la prévention d'une maladie ou le maintien de la santé et les effets escomptés , qui sont les réactions humaines positives et observables aux interventions infirmières (3(*)).

Parmi les propositions d'amélioration formulés par les infirmiers, 44,9% sur l'ensemble de ceux ayant reconnu la nécessité d'amélioration pour la formulation des diagnostics infirmiers au sein de la Division Clinique Dipumba, ont émis le voeux de voir tous les infirmiers de cette institution sanitaire être formés sur la mise en évidence des diagnostics, 11,9% encouragent l'élaboration obligatoire des pans des soins infirmiers dont la base est le diagnostic infirmier (Tableau 13). Le nombre important d'infirmiers ayant manifesté la nécessité d'amélioration, soit 90,5% prouve l'esprit positif qu'ils ont en vue d'une prise en charge adéquate de leurs clients (Tableau 12).

Le domaine de la formulation et pratique des diagnostics infirmiers étant déficitaire à la Division Clinique Dipumba, il constitue une priorité impérieuse pour élever le niveau de la profession infirmière dans cette institution hospitalière.

Le besoin exprimé par les infirmiers de la Division Clinique Dipumba révèle qu'ils épousent l'idée de ROUGEMONT qui démontre que pour aider quelqu'un à apprendre , c'est - à - dire à s'informer, retenir et appliquer il faut déterminer d'abord ce que celui - ci aura besoin d'apprendre (4(*)).

Il est donc crucial d'assurer la formation continue des infirmiers de la Division Clinique Dipumba sur le diagnostic infirmier, afin d'élever le niveau de la profession infirmière au sein de cette institution hospitalière.

CONCLUSION.

Nous voici arrivés à la fin de notre travail scientifique réalisé pour sanctionner la fin du cycle de graduat en sciences infirmières, option Enseignement et Administration en Soins Infirmiers.

Notre recherche avait pour thème : « NIVEAU DES CONNAISSANCES ET PRATIQUES DES INFIRMIERS DE LA DIVISION CLINIQUE DIPUMBA FACE AU DIAGNOSTIC INFIRMIER ».

Au début de cette recherche, nous nous posions la question suivante :

Quel serait le niveau des connaissances et pratique des infirmiers de la Division Clinique Dipumba face au diagnostic infirmier ?

Nous basant sur le constat selon lequel les idées sur le concept diagnostic infirmier étaient multiples dans le milieu des infirmiers au sein de la Division Clinique Dipumba nous avons pensé que :

3. Les infirmiers de la Division Clinique Dipumba ont des connaissances insuffisantes du diagnostic infirmier ;

4. ils ne formulent pas convenablement les diagnostics infirmiers.

Eu égard à ce qui précède nous nous sommes fixés les objectifs suivants pour concrétiser notre recherche :

1. Identifier le personnel infirmier concerné par notre étude ;

2. Déterminer le niveau des connaissances des infirmiers face au diagnostic infirmier ;

3. Déterminer également la pratique de ces infirmiers face au diagnostic infirmier.

Après analyse et interprétation des données nous sommes arrivés à des résultats suivants :

1. les infirmiers de la Division Clinique Dipumba ont réellement des connaissances insuffisantes sur le diagnostic infirmier, car sur base de notre échelle de valeur et de notre critère d'acceptabilité, les connaissances sur le diagnostic infirmier représente 15,4% d'infirmiers ce qui est de loin inférieur à notre critère fixé à 70% (Voir tableau 8)

2. la pratique quant elle est caractérisée par le manque d'une formulation convenable des diagnostics infirmiers car cette dernière représente 14,1% d'infirmier toujours inférieur à notre critère d'acceptabilité (voir tableau 11).

C'est ainsi que nous suggérons ce qui suit :

a. Aux responsables de la Division Clinique Dipumba.

- Elever le niveau de la profession infirmière en organisant les séances de formation sur le diagnostic infirmier.

- Intégrer obligatoirement dans la pratique infirmière au sein de cette institution le diagnostic infirmier.

- Placer des managers de formation à des postes de responsabilité pour assurer la formation continue du personnel.

b. Aux infirmiers oeuvrant au sein de cette institution hospitalière.

- De prendre conscience de manque des notions sur le diagnostic infirmier

- De s'auto former

- De cultiver un esprit de recherche personnelle qui les aidera à maintenir leurs connaissances professionnelles au niveau le plus élevé

- De mettre en pratique la formulation du diagnostic infirmier.

c. Aux futurs chercheurs

- D'évaluer l'impact de l'insuffisance de la connaissance du diagnostic infirmier sur les bénéficiaires des soins.

- De déterminer les facteurs de l'insuffisance de la connaissance du diagnostic infirmier à la Division Clinique Dipumba.

- D'élargir la recherche du niveau de connaissance du diagnostic infirmier à d'autres institutions hospitalières.

BIBLIOGRAPHIE.

I. OUVRAGES.

1. ANADI, Diagnostic infirmier, définition et classification, Masson/Interedition, Paris, 1994, 198 pages.

2. BERNARD et PIERRE G, Dictionnaire médical pour les régions tropicales, Edition BERPS, Kangu Mayumbe, 1984, 857 pages.

3. CARPENITO L.J, Diagnostic infirmier, application clinique, 5e Edition, Massa, Paris, 1993, 1198 pages.

4. CARPENITO L.J, Diagnostic infirmier, du concept à la pratique clinique, 2e Edition, ANNETE, Paris, 1990, 989 pages.

5. DE CHANOZ G et MAGNON R, Dictionnaire des soins infirmiers, AMIEC, Paris, 1995, 1104 pages.

6. DUBOYS FRESNEY C ; Le résume de soins infirmiers, Maloine, Paris, 1995, 1104 pages.

7. DUBOYS FRESNEY C et PERRIN G ; Le métier d'infirmière en France, Maloine, Paris, 196 pages.

8. FRY V., Nouvelle approche des soins infirmiers, MOSBY - YEAR BOOK, Saint Louis, 1953, 58 pages.

9. GORDON M ; Diagnostics infirmiers, méthodes et applications, MC GRAW - HILL, New York, 1987, 332 pages.

10. GRONDIN L et All, Planification des soins infirmiers, modèle d'intervention autonome, les Editions de la Chenelière INC, Montréal, Quebec, 1990, 334 pages.

11. GRONDIN L et PHANEUF M. ; Utilisation des diagnostics infirmiers, 2e Edition, Malonne, Paris, 2004, 634 pages.

12. HENDERSON V et NITE G. ; Principles and pratice of Nursing, Sixth Edition, MAC MILLAN, New York, 1978, 285 pages.

13. MCCLOSKEY J.L et BULECHEK G.M; Nursing, intervention et classification, 2e Edition, Morby, Saint Louis, 1986, 388 pages.

14. MCFARLAND et MCFRARLANE, Traité de diagnostic infirmier, ERPI, Quebec, 1995, 830 pages.

15. PASCAL A et FRECOM. E, Diagnostic infirmier, interventions et résultats, langage pratique, Masson, Paris, 1998, 532 pages.

16. RIOPELLE et All, Répertoire des diagnostics selon le modèle conceptuel de VIRGINIA HENDERSON, MCRAW - HILL, Québec, 1986, 104 pages.

17. ROUGEMENT A. ; Planifier, gérer, évaluer la santé en pays tropicaux, Doin édition, Paris, 1989, 401 pages.

18. TAYLOR CM et SHARKS M. Diagnostic infirmier, du raisonnement à la pratique, Lamare, Paris, 1995, 396 pages.

II. AUTRES.

1. ANIC, Serment de l'infirmier (ère), adopté par le comité national de l'ANIC, Kinshasa, 1982, 1 page.

TABLE DES MATIERES.

Epigraphe I

Dédicace II

Avant - propos III

Introduction 1

1. Etat de la question 1

2. Hypothèses 2

3. Objectifs 2

4. Méthodologie 2

5. Délimitation du sujet 2

6. Division du travail. 2

Chapitre I : APERÇU THEORIQUE 3

I.1. Définition 3

I.2. Evolution des diagnostics infirmiers 3

I.3. Importance du diagnostic infirmier 5

I.4. Le système de classification des diagnostics infirmiers 5

I.5. Composantes d'un diagnostic infirmier. 7

I.6. Le raisonnement diagnostic et le diagnostic infirmier 8

I.7.Les types des diagnostics infirmiers 8

I.8. Enoncé diagnostique 10

I.9.La formulation des diagnostics infirmiers 10

I.10. Comment éviter les erreurs dans la formulation d'un diagnostic infirmier. 11

Chapitre II : MILIEU, MATERIEL et METHODES. 13

II.1. Milieu 13

II.2. Matériel et Méthodes 13

II.2.1. Matériel 13

II.2.2. Méthodes et Techniques 13

II.2.2.1. Echantillon et population 13

II.2.2.2. Techniques d'échantillonnage 13

II.2.2.3. Paramètres d'étude 13

II.2.2.4. Echelle de valeur 14

Chapitre III : RESULTATS et DISCUSSION. 15

III.1. Présentation des résultats 15

III.1.1. Données préliminaires 15

III.1.2. Données en rapport avec les connaissances 16

III.1.3. Données en rapport avec la pratique 18

III.1.4. Données en rapport avec les perspectives d'amélioration 18

III.2. Discussion. 20

Conclusion 23

Bibliographie 25

Annexes

Table des matières. 26

* 1 HENDERSON V et NITE G ; Principles and practice of nursing, Sixth Edition, MAC MILLAN, NEW YORK, 1978, page 7.

* 2 CARPENITO L.J ; Diagnostics infirmiers, applications cliniques, 5e édition, Masson, Paris, 1993, page 3.

* 3 DUBOYS FRESNEY C. et PERRING ; Le métier de l'infirmier en France, Malonne, Paris, 1987, page 30.

* 4 DUBOYS FRESNEY C.; Le résumé de soins infirmiers, Maloine, Paris, 1997, page 37.

* 1 BERNARD ET GENEVIEVE P ; Le dictionnaire médical pour les régions tropicales, Edition BERPS, KANGU MAYUMBE, 1984, page 388.

* 2 CARPENITO L.J. Op Cit, page 3.

* 3 MAGNON R et DECHANOZ G ; Le dictionnaire des soins infirmiers, AMIEC, Paris, 1995, page 676.

* 4 CARPENITO L.J. Op Cit, page 5.

* 5 DUBOYS FRESNEY C. ; Op Cit, page 35.

* 6 FRY V. ; Nouvelle approche des soins infirmiers, MOSBY YEARBOOK, Saint Louis, 1957, page 301.

* 7 Idem, page 1.

* 1 DUBOYS FRESNEY C ; Op Cit, page 36.

* 2 MCFARLAND Et MCFARLANE, Traité de diagnostic infirmier, ERPI, Québec, 1995, page 9.

* 3 DUBOYS FRESNEY C ; Op Cit, page 37.

* 1 PASCAL A et FRECOM E. ; Diagnostic infirmier, interventions et résultats, langage pratique, Masson, Paris, 1998, page 22.

* 2 ANADI ; Diagnostics infirmiers, définitions et classifications, AFEDI, Masson/ Inter Edition, Paris, 1994, page 183.

* 3 DUBOYS FRESNEY C; Op Cit, page 38.

* 4 CARPENITO L.J.; Diagnostic infirmier du concept à la pratique clinique, 2e édition, ARNETTE, Paris, 1993, page 4.

* 5 CARPENITO L.J. Op Cit, page 12.

* 1 CARPENITO L.J. Op Cit, page 14

* 2 MCCLOSKEY et BULECHEK, Nursing, Intervention, classification, 2e édition, MOSBY, Saint Louis, 1996, page 35.

* 1 GORDON M ; Diagnostic infirmier, méthode et application ; MCGRAW-WILL, New York, 1987, page 138

* 2 GRONDIN L et PHANEUF M ; Utilisation des diagnostics infirmiers, 2e édition, MALONNE, Paris, 2004, pages XXXVII

* 1 PASCAL A et FRECOM E. ; Op Cit, page 6.

* 2 Idem , page 8.

* 3 GRONDIN L et all; Planification des soins infirmiers, modèle d'intervention autonome, les Editions de la Chenelière INC, Montréal, Québec, 1990, page 3.

* 4 CARPENITO L.J, Op Cit , page 17

* 1 GRONDIN L et all; Op Cit, page 4

* 2 CARPENITO L.J, Op Cit, page 20

* 3 Idem , page 21

* 4 Ibidem, page 22.

* 1 CARPENITO L.J, Op Cit, page 25

* 2 Idem, page 27.

* 1 MCFARLAND Et MCFALARNE, Op Cit, page 14.

* 2 CARPENITO L.J, Op Cit, page 29.

* 1 CARPENITO L.J, Op Cit, page 31

* 1 PASCAL A. et FREDOM E ; Op Cit, page 5.

* 2 RIOPELLE et All, Répertoire de diagnostic infirmier selon le modèle conceptuel de Virginia Henderson, MCRAW - HILL, Québec, 1986, page XII.

* 3 MCFARLAND et MCFARLANE, Op Cit, page 2.

* 4 ROUGEMONT A. ; Planifier, gérer, évaluer la santé en pays tropicaux, DOIN EDITEUR, Paris, 1984, page 532.