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La gestion financière des ressources humaines au sein des institutions de santé en milieu rural. cas du centre de référence de Mukongo/Muhangi


par Stella Kavugho Sivwira
Université Libre des Pays de Grands Lacs / Campus de Butembo - Grade 2007
Dans la categorie: Ressources humaines
   
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«  Dans un environnement concurrentiel où la qualité est devenue un impératif économique, l'être humain joue un rôle essentiel ... par une gestion participative associant chacun à la réalisation des objectifs fixés et en faisant appel à sa créativité ... »

(Extrait d'une plaquette de présentation

du groupe GLAVERBEL)

A mes chers parents Kasereka Katuko et Kakule Mbeva Pauline, pour m'avoir longuement bercé et n'avoir cessé de me prodiguer de sages conseils. Ce travail est le fruit de votre sacrifice.

A la famille du Grand-père Kakule Vivuya Martin pour tant d'affection, de sacrifice et d'encouragement moral.

A mes frères, Docteur Muhindo, Ingénieur Pacifique, Benoît, Dr Samuel et mes soeurs, Tantine Consolée, Martine, Vicky, Da Vero ; pour qu'ils voient en ce travail mes multiples efforts et qu'ils fassent mieux que moi dans l'avenir. A tous mes familiers, proches et éloignés, que je n'oublierai jamais tout au long de ma vie.

A mon aimable époux Michel Kakule Kabunga ; pour sa sagesse, son dévouement affectif et moral à mon égard, son attachement à la culture avertie des idées qui résistent à l'épreuve du temps et pour avoir identifié nettement les besoins fondamentaux de ma libre existence et favorisé mon plein épanouissent.

A ma descendance ; pour une existence et un devenir prospères et radieux.

Je dédie cet ouvrage

AVANT-PROPOS

Cet ouvrage, couronnement de mon premier parcours universitaire, prouve à suffisance le degré de mon engouement intellectuel et le niveau des connaissances acquises, d'une part, et la qualité des enseignements reçus de l'école maternelle à l'université, d'autre part.

En effet, c'est ici l'occasion de présenter ma gratitude à tous mes enseignants tant de l'école primaire que ceux du secondaire pour m'avoir facilité l'accès aux études universitaires par leur formation d'une probité sans pareille et une abnégation inconditionnée.

En plus, cet ouvrage a été possible et est de haute facture scientifique grâce au dévouement des autorités académiques et administratives de l'ULPGL/Butembo, mon Alma Mater. Ainsi, qu'il me soit permis de gratifier le créateur de l'Université Libre des Pays de Grands Lacs (ULPGL).

Par ailleurs, je dis merci au gestionnaire et comptable du Centre de Santé de Référence de Mukongo/ Muhangi, pour m'avoir fourni les données nécessaires à la réalisation de cet ouvrage.

Que mes amis et connaissances  Marie-Salomé, Djodjo, Haustin, Tonton Kombi, Elodie, Ya Maagano, Ir Salomon, Ley Kakule, Vesba, , Any Molo, Gloria et tous ceux qui, sans cesse, m'encouragent dans le chemin du savoir scientifique, trouvent ici l'expression de ma sincère reconnaissance.

Stella KAVUGHO SIVWIRA

ACRONYMES

A.C.

:

Actif Circulant

A.N.R.

:

Agence National de Renseignement

B.C.Z.

:

Bureau Central de la Zone

B.F.R.

:

Besoin en Fonds de Roulement

C.S.R.

:

Centre de Santé de Référence

C/T

:

Court Terme

E/se

:

Entreprise

F.A.R.D.C.

:

Forces d'Armées de la République Démocratique du Congo

F.E.C.

:

Fédération des Entreprises du Congo

F.R.

:

Fonds de Roulement

I.T.

:

Infirmier Titulaire

M.C.Z.

:

Médecin Chef de Zone

M.D.H.

:

Médecin Directeur de l'Hôpital

O.N.G.

:

Organisation Non Gouvernementale

LISTE DES TABLEAUX

Titre

Page

1

Bilan du C.S.R./Mukongo de 2002 à 2006

 

2

Tableau synthétique d'exploitation des produits et charge du C.S.R./Mukongo-Muhangi de 2002 à 2006

 

3

Bilan avant affectation du résultat

 

4

Présentation du bilan synthétique

 

5

Fonds de roulement

 

6

Synthèse des normes d'appréciation de quelques ratios

 

7

Ratio de financement des immobilisées

 

8

Ratio de financement des actifs circulants

 

9

Ratio d'autonomie financière

 

10

Ratio de liquidité générale

 

11

Ratio de trésorerie générale

 

12

Ratio de rentabilité financière

 

13

Ratio de rentabilité économique

 

14

Ratio des capitaux engagés

 

15

Ratio de l'actif circulant

 

16

Evolution du fonds de roulement

 

17

Besoin en fonds de roulement

 

18

Trésorerie

 

PREFACE

D'aucun ne peut douter que quiconque est épris par la vraie connaissance fait un choix d'une méthode de recherche à l'aide de laquelle il pourrait réaliser son désir le plus cher : écrire. L'engouement d'atteindre ce but sublime et ultime incitait continuellement l'auteur de cet ouvrage à collectionner les données, les livres et les oeuvres prétendument beaucoup les meilleurs. Mais, dès lors que le chercheur progresse avec les méthodes collectionnées, le but désiré s'éloigne de plus en plus. Ainsi, l'aujourd'hui de ce mémoire est motivé par un sens d'abnégation mêlée à une assiduité inconditionnée et méthodique.

La gestion des ressources humaines est un domaine complexe et interdisciplinaire qui implique la psychologie sociale, la sociologie, le droit du travail, l'agronomie, l'économie, la comptabilité, etc.

L'auteur de ce mémoire considère comme son devoir sacré de répondre, un tant soit peu, aux problèmes de rémunération, d'embauche, de formation, d'organisation du travail, etc. Par conséquent, c'est avec conscience tranquille qu'elle publie dans cet ouvrage les notions relatives aux décisions financières qui vont de la politique financière jusqu'à la question de la trésorerie en passant par le choix des investissements.

En fait, le Centre de Santé de Référence de Mukongo/Muhangi est un échantillon qui reflète les problèmes de gestion que connaissent les Institutions de santé dans les milieux ruraux. L'objectif primordial de l'auteur de ce livre est de porter un jugement objectif sur la manière dont les ressources financières sont gérées au sein du CSR/ Mukongo- Muhangi à travers le calcul de certains indicateurs financiers et de démontrer le rôle d'une gestion saine des ressources financières au sein d'une institution sanitaire.

Par un style intentionnellement simple, l'auteur de ce livre permet à tous les hommes de n'importe quel âge et profession de commencer aussitôt l'entraînement joyeux aux notions les plus élémentaires de gestion afin d'améliorer le cours de leurs entreprises tant commerciales que sanitaires.

Michel Kakule Kabunga

INTRODUCTION

Pour se constituer, l'entreprise doit avoir besoin des capitaux. Ces derniers sont nécessaires pour son fonctionnement et sa croissance. Elle doit se fixer d'avance des objectifs à atteindre qui peuvent être renouvelables au cours de son existence. Pour atteindre ces objectifs, l'entreprise doit se procurer des moyens nécessaires soit à court terme ou à moyen terme soit encore à long terme.

En effet, toute organisation, aussi petite soit-elle ne peut, si elle veut atteindre un bon niveau de rendement, se permettre de laisser les choses se dérouler au hasard, elle doit s'assigner une mission et un but ; préciser ses objectifs dans l'espace et dans le temps afin de déterminer les moyens de les atteindre.

A ce sujet, A.VERHULST affirme que l'entreprise a une mission de développement, c'est-à-dire l'augmentation de la richesse, la création des emplois, l'amélioration des méthodes de gestion et la satisfaction des besoins économiques1(*).

Pour accomplir cette mission, le gestionnaire dispose des instruments de base afin de recueillir certaines données économiques et comptables lui permettant de prendre les décisions en toute rationalité. Cela est la condition de survie. C'est pourquoi le manager doit combiner les moyens humains matériels, techniques et financiers.

En matière financière, l'expert voit l'état de l'entreprise à travers les Etats financiers qui ne sont rien d'autres que  le bilan, le tableau de formation du résultat, le tableau de fin d'exercice etc. Cette observation sur plusieurs années permet à l'analyste de connaître l'évolution de la structure financière afin de formuler un jugement de valeur plus ou moins réel sur l'état de santé de l'entreprise.

La connaissance de la gestion des ressources financières constitue également notre préoccupation. Il s'agit des ressources financières mobilisées par le Centre de Santé de Référence de Mukongo-Muhangi, une institution sanitaire du territoire de Lubero, qui n'a pas pu échapper aux conséquences de la crise socio-économique qu'a connu la République Démocratique du Congo depuis les années 1994.

Le but recherché consiste à soulever les points forts et les points faibles de la gestion financière de ladite institution. En d'autres termes, cette étude se propose de s'assurer si le CSR/Mukongo-Muhangi utilise rationnellement et efficacement ses ressources financières. Si non, quels peuvent être les remèdes envisageables pour assainir sa gestion financière.

Pour ce faire, nous nous proposons d'apporter des éléments de réponse aux interrogations ci-après :

v Quelles sont les principales sources de financement du CSR/Mukongo Muhangi ?

v Les ressources financières disponibles permettent-elles à cette institution sanitaire d'atteindre efficacement les objectifs assignés ?

v Quels sont les atouts et limites de la gestion financière au sein du C.S.R/Mukongo-Muhangi.

Pour guider notre recherche, nous proposons des réponses anticipatives ci-dessous sous forme d'hypothèses.

A la lumière de notre observation libre, il semble que les ressources financières du CSR/Mukongo proviendraient essentiellement des factures payées par les malades soignés dans ce centre. Cependant, ceux-ci étant devenus insolvables, les ressources financières du CSR sont insuffisantes pour assurer le financement des empois. Ce qui, par conséquent, aurait entraîné le non aboutissement des objectifs assignés par cette institution sanitaire.

Aussi, la pauvreté de la population rurale de Muhangi serait la principale contrainte qui pèse sur la gestion financière du CSR de Mukongo, alors que les dons obtenus auprès de certaines ONG humanitaires constitueraient les véritables atouts pour le progrès de cette institution. De toute façon, c'est l'analyse qui nous permettra de confirmer ou d'infirmer ces hypothèses qui, à tout état de cause, fondent l'intérêt de notre investigation.

Etant donné que la santé constitue un indicateur principal du bien-être dans la vie de toute société humaine, il nous a été important de voir comment les ressources financières sont gérées au sein d'un centre sanitaire implanté dans un milieu rural, à savoir le C.S.R. Mukongo, Muhangi.

Ainsi, notre travail présente un triple intérêt :

D'abord, aider les dirigeants du CSR de Mukongo à atteindre avec efficience et efficacité les objectifs assignés à l'institution en se basant sur une gestion saine des ressources financières qui sont mises à la portée du gestionnaire.

Ensuite, dans un cadre pratique, cette analyse nous permet de confronter la théorie apprise à la réalité du terrain, à savoir la gestion financière du CSR/Mukongo.

Enfin, du point de vue scientifique, cette investigation fournit, tant soit peu, des éléments de référence à tout chercheur qui voudrait s'investir dans l'analyse de la gestion financière d'une entreprise de quelque nature qu'elle soit. Cette analyse exige, au préalable, l'usage des méthodes et techniques de recherche.

En fait, pour que l'objet d'une recherche scientifique soit atteint, il faut une procédure d'investigation, c'est-à-dire un ensemble d'opérations intellectuelles par lesquelles chercher à atteindre les vérités poursuivies, les démontrer et les vérifier2(*). Ainsi, pour atteindre notre objectif, nous opterons pour la méthode analytique. Elle nous permettra d'analyser les différents flux financiers générés par le CSR et d'apprécier l'équilibre financier au cours de notre période d'étude.

Par ailleurs, le même auteur définit les techniques d'enquête comme étant les différents instruments que l'on utilise pour collecter les données3(*). Ainsi, pour recueillir les informations nécessaires à notre analyse, nous avons utilisé les techniques suivantes :

- La technique documentaire. Elle nous a facilité la consultation des documents (ouvrages, revues, monographies...) qui nous a permi de comprendre les concepts de base de notre thème de recherche.

- La technique d'interview : celle-ci nous a permis de dialoguer avec les responsables de différents services oeuvrant au sein du CSR Mukongo pour recueillir leurs opinions et jugement sur la gestion financière de leur institution.

La raison de conformité scientifique exige d'ores et déjà de circonscrire notre investigation, c'est-à-dire la situer dans le temps et dans l'espace. Pour ce faire, du point de vue spatiale, nous aborderons notre travail dans les limites de la région couverte par le Centre de Santé de Référence Mukongo /Muhangi. Dans le temps, cette étude portera sur une période de cinq ans allant de 2002-2006.

Quant à la subdivision, outre l'introduction et la conclusion, ce travail s'échelonnera sur trois volets :

· D'abord, le premier chapitre esquissera des concepts généraux relatifs à la gestion des ressources financières au sein d'une institution sanitaire ;

· Ensuite, le deuxième chapitre portera sur la description de l'Aire de santé et le CSR/Mukongo-Muhangi analysant ainsi les différents services se rapportant à la gestion financière dudit centre ;

· Enfin, le troisième chapitre s'attellera à présenter, à traiter et à interpréter les résultats de notre enquête dans la perspective de la gestion des ressources financières du CSR/Mukongo-Muhangi.

Cependant, la réalisation de ce travail n'a pas été facile. En effet, nous nous sommes heurtés à certaines contraintes notamment :

- L'indisponibilité des données détaillées. Ceci explique notre recours à des bilans condensés.

- Le pillage perpétré par des groupes armés qui opéraient auparavant dans la région, ne nous a pas permis d'étendre notre étude sur une longue période, car plusieurs données ont été introuvables.

CHAPITRE PREMIER :

GENERALITES SUR LA GESTION DES RESSOURCES FINANCIERES ET LES INSTITUTIONS SANITAIRES

I.0. PREAMBULE

Dans ce chapitre, il sera question d'expliciter certains concepts pour une meilleure compréhension du sujet. Il s'agira entre autres des notions de gestion des ressources de l'entreprise et de l'institution sanitaire.

I.1. LA GESTION DES RESSOURCES FINANCIERES

L'analyse de la gestion des ressources financières nécessite la compréhension préalable du concept de gestion. Il nous est donc d'ultime nécessité d'aborder, dans un premier temps, sa définition, sa typologie, ses objectif, etc.

I.1.1. Notion de gestion

La gestion se réfère généralement à l'entreprise. La définition de la gestion diffère suivant le contexte et les auteurs. D'après certains auteurs, la gestion est l'ensemble des procédures, des pratiques et des politiques mises en oeuvre dans l'entreprise et qui visent à assurer un fonctionnement satisfaisant.

En effet, Ahemed SILEM et Jean-Marie ALBERTINI définissent la gestion de trois manières :

· D'une part, la gestion est une science de décision stratégique et tactique dans les organisations ;

· D'autre part, la gestion peut être encore définie comme étant une science permettant de déterminer la combinaison la plus satisfaisante en termes de rendement et de productivité des moyens et de la ressource humaine dans les organisations ;

· Enfin, la gestion est définie comme étant une technique d'administration des organisations reposant notamment sur un système d'information comptable.

I.1.2. Typologie de la gestion

a) La gestion du personnel ou des ressources humaines

Elle a pour domaine les problèmes de rémunération, d'embauche, de formation, d'organisation du travail, etc. C'est un domaine interdisciplinaire impliquant la psychologie sociale, la sociologie, le droit du travail, l'agronomie, l'économie, la comptabilité, etc.

b) La gestion de la production

Elle est appliquée aux problèmes de logistique, d'approvisionnement, de gestion des stocks, d'organisation matérielle des ateliers, etc.

c) La gestion commerciale

Certains auteurs l'appellent marketing ou mercatique : elle s'intéresse au comportement du consommateur, à la politique commerciale, à la définition des prix, à la livraison, aux points de vente, etc.

d) La gestion financière

C'est celle qui nous intéresse dans notre travail. Elle s'intéresse aux décisions financières qui vont de la politique financière et des choix des investissements jusqu'à celle de la gestion de la trésorerie.

Pour mieux saisir la portée de la gestion de l'entreprise, il est nécessaire de situer celle-ci dans un contexte plus large, c'est-à-dire dans un cadre général qui constitue la base de toute décision, la stratégie de l'entreprise. D'une manière générale, le terme stratégie signifie à la fois :

- La détermination des objectifs de base à long terme de l'entreprise,

- L'adoption des lignes d'action, d'allocation des ressources nécessaires en vue d'atteindre ces objectifs ; en d'autres termes, l'ensemble des objectifs et politiques de base de l'entreprise. Les objectifs de l'entreprise représentent ce qu'elle veut devenir, tandis que les politiques indiquent comment ces objectifs peuvent être atteints.

On pourrait dire d'une manière générale que la gestion financière consiste en un ensemble des décisions à caractère financier qui ont trait au fonctionnement de l'entreprise ; on parlera alors de la gestion financière à court terme. La gestion financière a toujours occupé une place privilégiée dans la gestion de l'entreprise, car elle conserve la politique générale de la firme : sa naissance et sa croissance, son autonomie et sa survie.

L'aménagement de la double contrainte financière d'équilibre et de rentabilité est le principal objectif de la gestion financière.

Au regard de ce qui précède, la gestion financière est un domaine très vaste et dont l'on ne peut pas épuiser le débat dans une ouvrage du genre de celui que nous produisons présentement. Notons que G.DEPALLENS définit la gestion financière d'une entreprise comme étant une fonction qui a pour but essentiel d'assurer régulièrement à l'entreprise les fonds nécessaires à son équipement rationnel et à son exploitation courante et de contrôler la rentabilité des opérations auxquelles sont affectés ces fonds4(*). En outre, cette gestion n'est pas uniquement un problème des finances pures car elle s'intègre dans la vie même de l'entreprise et dans son activité, une bonne gestion financière exige donc une connaissance suffisante des problèmes industriels et commerciaux.

I.1.3. Objectifs, stratégie et politique de la gestion

Explicitement ou non, l'entreprise ou l'institution a un ou des objectifs, c'est-à-dire des buts qu'elle se propose d'atteindre. L'objectif fondamental est la réalisation d'un profit maximum. Mais, qu'il s'agisse du profit à court ou à long terme, les deux ne coïncident pas nécessairement, et la politique qui résultera de l'option choisie ne sera pas la même dans une entreprise qui produit des marchandises. Grâce à un taux de profit placé dans un secteur dont l'horizon économique est bouché (espérance d'accroissement de la demande faible), elle peut choisir ou non de se reconvertir partiellement ; ce qui, à court terme, ne lui procure généralement pas de profit maximum.

Le choix stratégique orientant à long terme l'entreprise relève de la direction générale par opposition aux décisions de gestion courante qui peuvent être facilement décentralisées5(*). De façon plus générale, la gestion est alors l'ensemble des décisions interdépendantes effectuées en vue de maximiser une fonction d'objectif.

I.1.4. Principes, fonction et difficultés de gestion

La gestion étant une science recourt à des théories, des principes et des méthodes. A ce propos, TERRY et FRANKLIN stipule qu'un principe peut être compris comme un énoncé fondamental. Il est élaboré à partir des observations et des expérimentations6(*). Cet énoncé fondamental doit donc indiquer au préalable ce que doit être le résultat après son application.

En matière de gestion, les principes suivants peuvent être donnés comme exemple : la gestion participative, la gestion par objectif, la budgétisation, l'apprentissage par expérience, la division du travail, la substitution des ressources, l'unité de commandement, le salaire, l'utilisation de ratios, la délégation du pouvoir.

Par ailleurs, la gestion présente plusieurs fonctions. En effet, retenons que le dirigeant n'exécute pas lui-même les tâches mais fait faire ce travail par d'autres suivant des instructions et directives.

De ce fait, il emploie, à tout instant, dans les recherches organisationnelles, certains principes rationnels des fonctions de base qui sont dans la conception moderne interdépendante et interagissante.

Il s'agit notamment de la fonction de planification, c'est-à-dire voir l'avenir et dresser un programme d'action. La fonction d'organiser suppose une action prévisionnelle et un objectif à atteindre. Commander, c'est-à-dire vérifier si tout se passe conformément aux règles établies et aux ordres donnés.

Enfin, la gestion efficace d'une entreprise se justifie par l'application des principes sous un certain comportement du gestionnaire, mais aussi partant des fonctions de la gestion. Cependant, certaines difficultés sont identifiées suivant la réalisation des objectifs fixés. Il s'agit notamment de la crise sur le plan de la qualité humaine, de la potentialité des ressources matérielles, financières et temporelles. Tel est le cas surtout des entreprises du tiers monde.

I.2. LES RESSOURCES FINANCIERES D'UNE ENTREPRISE

I.2.1. Le concept «ressource»

Les ressources peuvent être définies comme tout ce qui peut améliorer une situation. Ce sont des moyens matériels d'existence : argent, fortune, richesse7(*). Elles sont classées à trois niveaux :

v Compte global des ressources et emploi des biens et services de la nation : les ressources constituent l'ensemble des biens et services dont a disposé la nation au cours d'une année. Elles comprennent la production intérieure brute et les importations.

v Compte des opérations de répartition : les ressources désignent les revenus ou les transferts

v Compte des opérations : les ressources des agents correspondent à leur capacité de financement augmentée des variations de leurs dettes à court, moyen et long terme. Il faut noter qu'au niveau des opérations financières traitées en variation d'actif ou de passif, les recouvrements sur créances sont comptabilisés en diminution d'actif et le remboursement sur dettes en diminution de passifs8(*).

I.2.2. Le concept «finance»

C'est une activité de l'Etat dans le monde d'argent. En d'autres mots, c'est une science régissant les grandes affaires d'argent. Ainsi, lorsqu'on dit moyennant finance, c'est-à-dire contre de l'argent9(*). Ce mot, au singulier, signifie  art, fonction, profession qui traite de la monnaie ou de l'argent. L'étymologie retenue lui donnerait une signification simple : finance vient de l'ancien mot « finer » qui veut dire « payer ».

Le paiement d'une somme d'argent rendrait parfaite la transaction en raison du pouvoir libératoire de la monnaie. Au pluriel, le mot «fiance» définit son état de fortune, les finances publiques concernant la gestion des ressources dont disposent l'Etat et les autres collectives publiques, les conditions dans lesquelles sont réunis et utilisés les résultats de ces opérations.

L'adjectif «financier», dans des acceptions différentes et plus ou moins larges, peut qualifier les affaires et les institutions qui traitent principalement de l'argent. Le verbe «financer» vise le fait de pouvoir au besoin de payer en réunissant les moyens nécessaires aussi bien pour celui qui assure cette réunion que celui qui les fournit à un tiers.

Le substantif «financement», s'agissant d'un projet, s'applique à l'opération qui consiste, après en avoir évalué les éléments en termes des moyens et de coût monétaire, à prévoir des ressources nécessaires à la réunion des moyens. Les projets d'investissement au sens large comportent toujours cet aspect. Il font appel aux ressources propres de celui qui les entreprend (autofinancement) ou à la capacité de financement dégagée par d'autres agents en excédent de leurs besoins propres10(*)

I.2.3. Les sources de financement

Une entreprise peut recourir à plusieurs types de financement. Ainsi, le financement peut se faire à partir des bénéfices réalisés antérieurement (autofinancement), en faisant appel au marché financier (émission d'actions ou d'obligations).

Selon l'origine ou la source de capitaux, on distingue deux sortes de financement, l'un dit interne et l'autre externe.

A. Le financement interne

Il est constitué par les apports des propriétaires et l'autofinancement.

1. Les apports des propriétaires :

Ces apports sont amenés à l'entreprise par l'entrepreneur (entreprise individuelle) ou par les associés (entreprise sociétaire). Comme les entreprises individuelles, les sociétés, lorsqu'elles réalisent des bénéfices, peuvent les porter en réserve et accroître ainsi les capitaux propres sans contacter aucune dette.

Par ailleurs, les sociétés peuvent, en cours d'existence, augmenter le capital lorsqu'elles ont besoin de nouveaux fonds propres et ceci dans la mesure où les associées y consentent.

2. L'autofinancement

C'est le financement par un agent économique de ses investissements à l'aide de ses propres ressources. La notion d'autofinancement possède un contenu à la fois vaste et relativement imprécis. A la différence de la formation des réserves légales ou facultatives, l'accumulation des moyens de l'autofinancement n'est pas toujours visible ; il revêt des formations diverses. Les recettes réalisées par une entreprise lui permettent d'abord de couvrir ses charges d'exploitation (frais du personnel, des matériels, achat des matières premiers etc.). L'excédent qui subsiste lui permet de couvrir les amortissements et de constituer une partie conservée par l'entreprise sous forme de réserves. Les moyens d'autofinancement sont précisément constitués par les capitaux conservés par l'entreprise et provenant d'elle-même : amortissements, provisions et réserves.

Les moyens d'autofinancement sont donc la somme des amortissements et des profits non distribués représentés comptablement par :

- des réserves visibles dans le bilan ;

- des réserves occultes sous formes de provision ou de sous-évaluation de l'actif qui font que l'entreprise dispose en réalité de plus de richesse qu'elle n'en avoue ;

- des amortissements accélérés ou spéciaux qui permettent à l'entreprise de conserver des fonds importants ;

- le produit de fraudes fiscales éventuelles et dissimulation de bénéfices ou de non-transfert et de non-comptabilisation des bénéfices réalisés par les filiales.

Quant aux provisions légales pour amortissement ; selon la conception stricte de l'autofinancement, ces ressources en sont exclues puisqu'elles ne permettent pas à l'entreprise de maintenir en état son appareil de production11(*).

B. Le financement externe

Suite à l'insuffisance du financement interne pour couvrir des besoins de l'entreprise, surtout quand il s'agit des grands projets, elle doit faire appel à l'extérieur. On dit alors que l'entreprise emprunte des capitaux. Il s'agit des capitaux crédits ou des ressources empruntées : ces capitaux ne proviennent pas de l'entrepreneur lui-même ou des associés eux-mêmes, mais des personnes étrangères à l'entreprise ; c'est ainsi que l'on appelle encore les capitaux empruntés «capitaux étrangers».

Par ailleurs, signalons que les crédits dont bénéficient les entreprises dépendent, pour une large part, de la qualité de leur financement propre ; c'est-à-dire qu'on prête facilement et on donne facilement du crédit aux entreprises réalisant du bénéfice et qui, par conséquent, peuvent provenir des crédits obtenus à long et moyen terme. Les capitaux empruntés proviennent :

- soit de l'épargne privée chez les obligataires, simples prêteurs clients (avance), fournisseurs (crédit banques, Etat, caisse d'épargne, etc.) ;

- soit des organismes spécialisés dans l'octroi des crédits à long terme tels que la SOFIDE.

Enfin, par delà ces deux principales sources de financement, on peut aussi faire allusion au leasing. Ce n'est pas à proprement parler un mode de financement. C'est plutôt une forme spéciale de contrat de location d'équipement industriel12(*).

I.2.4. Gestion des ressources financières

I.2.4.1. But général

L'objectif fondamental de la gestion des ressources financières est d'établir un diagnostic de l'entreprise. La gestion financière comporte une phase de synthèse et d'interprétation qualifiée de diagnostic financier. Son but est de prévoir et anticiper le risque financier qui menace toute entreprise.

En matière financière, la démarche est la même étant donné que l'expert financier prend l'état de l'entreprise à travers des états financiers ou tableau de formation du résultat, tableau de financement.

Cette observation sur plusieurs années permet d'analyser l'évolution de la structure financière en vue de la formation d'un jugement de valeur plus ou moins vraisemblable sur l'état de santé de l'entreprise, ainsi que la qualité de gestion. Cette analyse porte évidemment sur la structure financière et la rentabilité actuelle de l'entreprise.

De cette façon, il appartient aux banques et autres établissements de crédit le mérite d'avoir conçu et expérimenté les premiers outils et les premières méthodes de diagnostic. Dans le souci de se procurer des critères susceptibles de guider leurs décisions en matière d'octroi des crédits, les banques ont ainsi cherché à élaborer des instruments d'analyse, principalement orientés vers l'étude de solvabilité, des difficultés rencontrées par l'entreprise et à préparer des décisions et des ressources financières au sein d'une entreprise.13(*)

I.2.4.2. La gestion comme pratique organisationnelle

Considérée comme pratique, la gestion financière d'une organisation peut tout d'abord être définie comme l'ensemble des décisions et des activités qui, au sein de cette organisation et en fonction de ses objectifs, concourent à la régularisation des flux financiers d'emplois et des ressources, dont elle est le lieu d'ajustement.

Cette définition très générale nous amène à souligner que la gestion financière est une pratique finalisée, c'est-à-dire guidée par des objectifs et composée d'activités hétérogènes.

a) Une pratique finalisée : les activités de la gestion financière sont gouvernées par les objectifs, par la politique générale de l'organisation considérée et dépendent toujours plus ou moins de la nature de celle-ci. Il en résulte que la gestion financière d'une association n'est assimilable à celle d'une entreprise.

b) Une pratique hétérogène : certaines activités de gestion financière plus intellectuelles s'apparentent des études. Parmi les activités concrètes, il y a toutes celles qui relèvent de la gestion de la trésorerie au jour de la réalisation des investissements.

Parmi les activités d'étude, il y a toutes les activités de prévision et d'analyse nécessaires à la préparation des décisions, de ses objectifs. Par conséquent, la gestion financière se situe au centre d'autres disciplines de gestion.

Figure n°1 : Relations entre la gestion financière et les autres disciplines de la gestion

Economie

Comptabilité

Mathématique

Statistique

Informatique

Technique d'enquête

Gestion financière

Agronomie

Commentaire

Ce schéma montre la position centrale qu'occupe la gestion financière. En effet, celle-ci, en tant que science, fait écho aux domaines pour sa réalisation. C'est le cas, à titre d'exemple, du Droit, des mathématiques, de la statistique, de l'économie, de la comptabilité, des techniques d'enquête,... Toutes ces sciences citées sont indispensables à la gestion financière. C'est ce qui explique le caractère d'interdisciplinarité qui ressort clairement dans le schéma ci-haut représenté.

I.3. INSTITUTION SANITAIRE

I.3.1. Définition et typologie

I.3.1.1. Définition des concepts

Selon le MICRO ROBERT, l'Institution c'est une action d'instituer, c'est encore une création ou un établissement.

En sciences économiques, l'institution c'est la règle de comportement ou organismes établis au sein d'un groupe social reconnu par lui et ayant vocation à la généralité et à la permanence. La notion d'instruction donne lieu à de multiples interprétations, notamment en droit public. La vie économique et financière s'inscrit naturellement dans le cadre des institutions nationales ou internationales (constitution, loi, appareil de gouvernement de la justice, etc.) et plus particulièrement dans celui de certaines institutions telles que les lois civiles et commerciales, le régime de propriété et le régime économique de l'Etat, les banques, les organisations professionnelles, les syndicats, etc.

La notion d'institution, dans ses rapports avec la vie économique, a été placée au centre de sa théorie par l'institution.

En ce qui concerne le concept «Sanitaire», il apparaît à première vue que ce mot signifie les appareils et installations d'hygiène. En second lieu, ce mot signifie les appareils et installations d'hygiène destinés à distribuer et évacuer l'eau dans les habitations.

I.3.1.2. Typologie des institutions sanitaires

Dans son ouvrage, l'hôpital est-il une entreprise comme une autre ?, FREDERIC PIERRU classe les institutions sanitaires en trois groupes.

1. Une institution sanitaire est une organisation à caractère médicale et sociale dont la fonction consiste à assurer à la population des soins médicaux «complets», curatifs et préventifs et dont les services extérieurs irradient jusqu'à la cellule familiale considérée dans son milieu. Il peut être aussi un centre d'enseignement de la médecine et des recherches biomédicales. En d'autres termes, c'est un établissement des points capables de recevoir des personnes atteintes des maladies ou blessures et des parturientes en leur assurant le logement ainsi que les soins médicaux plus ou moins prolongés : observation, diagnostic, traitement et réadaptation. Il peut, dans le cas échéant, offrir des services de consultation.

2. L'hôpital général de référence est une formation médicale et sanitaire d'utilité publique jouissant d'une autonomie de gestion destinée à recevoir les malades ou les patients qui lui sont référés par les centres de santé de son aire de santé.

3. Les entres médico-chirurgicaux sont des institutions sanitaires appelées cabinets médicaux. Ce sont des institutions privées appartenant à des individus qui oeuvrent dans la profession libérale. Ils sont propriétaires de leurs centres médico-chirurgicaux et sont souvent des médecins14(*).

On a des institutions sanitaires gérées par :

- les confessions religieuses ;

- le bureau central de la zone de santé ;

- les personnes privées (les gestionnaires).

I.3.1.3. Institution sanitaire et entreprises économiques

L'entreprise est un ensemble de facteurs de production réunis sous l'autorité d'un individu, d'entrepreneurs ou d'un groupe d'individus afin de dégager un revenu monétaire par l'élaboration des biens ou des services.

En R.D.C., l'institution sanitaire est classifiée parmi les infrastructures sociales qui ne sont marchandes, c'est-à-dire ne poursuivant pas la réalisation de bénéfices.

Elle est à la charge de l'Etat. Cela ne veut pas dire qu'elle doit travailler à perte. Elle doit faire preuve d'une utilisation rationnelle des ressources lui allouées.

Depuis un certain temps, l'Etat congolais a démissionné de ses fonctions ; il ne s'occupe plus des institutions, sanitaires et tant d'autres services. La demande de services hospitaliers étant en train d'augmenter, les institutions sanitaires cherchent à répondre à cette demande.

Selon F. Pierru, dans la littérature économique du début des années 80, l'hôpital revêt la figure de l'entreprise qui intervient sur un marché des services hospitaliers. C'est une entité de patients pour la maximisation de la quantité des installations et traités et/ou de la qualité des installations et des compétences offertes (renommée du praticien)15(*).

I.3.2. Gestion et sources de financement

Actuellement, l'Etat congolais a failli à ses devoirs de rémunération du personnel des institutions de santé, moins encore de leur financement. Pour essayer de remercier pécuniairement le personnel, les gestionnaires leur donnent une rémunération, minime soit-elle, en fonction des recettes réalisées dans l'institution de santé : il ne faut pas assimiler les recettes dont nous parlons aux ressources financières. En effet, les ressources sont de quatre catégories :

- les recettes des prestations ;

- la participation communautaire ;

- les subsides, sources de financement ;

- les outils, sources de financement.

I.3.2.1. Les recettes des prestations

Elles constituent la principale source de financement des institutions sanitaires. Ce sont les recettes réalisées lors de la vente des médicaments et des imprimés aux malades. Les recettes des services hospitalisation sont affectées à la rémunération dans telle ou telle autre institution. D'une façon générale, 60 à 80% des recettes des services sont affectées à la rémunération du personnel. Il existe différents types de recettes : faire payer cher le luxe d'une consultation sur rendez-vous et urgence, factures à la hausse, les prestations rendues à des personnes envoyées par des sociétés commerciales, les individus dont l'aisance est remarquable. Toutefois, il ne faut pas faire la discrimination dans le prix.

La première méthode de fixation de prix est la plus utilisée dans les institutions sanitaires de zone de santé du milieu. Malheureusement, cela risque d'amener les infirmiers d'avoir des attachements plus particuliers aux patients des familles riches ou venant des sociétés abonnées.

Les recettes affectées à la rémunération sont distribuées entre différentes classes élaborées à partir du critère du niveau d'étude et de la tâche (fonction) des employés. A chacune des classes, on attribue un indice ou un pourcentage donné des recettes des services. Ces indices varient suivant qu'on se trouve dans une institution sanitaire appartenant à tel ou tel gestionnaire.

I.3.2.2. La participation communautaire

Il s'agit d'un financement de la population le plus souvent habitant les alentours de l'institution sanitaire. Le financement réalisé par l'immunité est particulièrement important dans le programme de la santé communautaire. Cette participation peut se faire sous forme d'une cotisation (en argent ou en nature) ou de travail bénévole. Par contre, les projets suscitent, le plus souvent, la motivation et la mobilisation de la population (cas de l'aménagement d'une source d'eau potable ou la constitution de santé).

I.3.2.3. Les subventions

Le salaire du personnel immatriculé des institutions de santé est toute chose restant égale par ailleurs à la charge de l'Etat. C'est le ministère de la santé qui en est le tuteur. Les autres subsides peuvent être obtenus via le programme d'appui aux projets dans les secteurs sociaux. Ainsi, est-il reconnu à l'Etat l'obligation d'allouer les crédits pour le bon fonctionnement des infrastructures sociales. Le financement n'existe presque plus pour le moment dans la plupart des institutions sanitaires, a déclaré l'un des gestionnaires des institutions de santé de la religion de notre étude.

I.3.2.4. Autres ressources

Les ressources auxquelles nous faisons allusion proviennent des organisations non gouvernementales de développement (ONG) et d'autres bienfaiteurs. Les plus remarquables viennent de l'Union Européenne, la Section Belge de Coopération, l'Ordre de Malte, les différentes ambassades...Pour bénéficier de ces aides, l'institution doit faire preuve d'une gestion rationnelle et transparente (nécessité d'un manager) et présenter un plan de projet reprenant les problèmes, les objectifs, les stratégies à prendre, les activités à entreprendre les ressources localement disponibles, la contribution locale et le besoin de financement (travail d'un bon cadre de conception, entrepreneur schumpeterien).

A part les aides reçues, les institutions sanitaires ont d'autres activités lucratives d'autofinancement. Nous pouvons citer :

- les jardins des vivres ;

- la mise en place des ateliers de couture, des menuiseries ;

- les cantines ;

- les moulins, mie en location des outils de travail (comme les presses à briques) ;

- service de secrétariat, de photocopie...

En définitive, nous disons que les institutions sanitaires ont plusieurs sources de financement dont la majeure partie comprend les recettes réalisées grâce aux services prestés. La rémunération du personnel dépend non seulement de toutes les ressources financières mais aussi des recettes réalisées de la vente des services. Ces recettes sont reparties suivant certains indices «hiérarchisés suivant le niveau d'étude, et fixés différemment dans les institutions par l'organe de gestion.

I.4. AUTRES CONCEPTS

I.4.1. Affectation

C'est la décision donnant à certains moyens ou ressources un emploi déterminé. L'affectation a priori de certaines ressources à des dépenses déterminées peut intervenir à titre de précaution des ressources nouvelles obtenues en vue d'un emploi précis soit pour garantir le remboursement d'une dette. Elle peut avoir une origine contractuelle à l'occasion d'une opération de prêt ; provenir de la volonté du donateur, comme il en est de l'attribution des subventions ; naître d'une décision législative ou, enfin, résulter d'une décision libre et unilatérale de l'autorité qualifiée. Pour donner un emploi à des biens, des ressources ou des crédits en matière comptable, l'affectation à un compte (qui n'est autre chose que l'imputation), c'est par la constatation des opérations à un compte déterminé soit lors de leur réalisation, soit au moment où les résultats doivent être dégagés16(*)

I.4.2. Rendement

C'est le rapport entre élément concourant à la production et le volume ou la valeur de la production correspondante. Le rendement exprime la capacité d'une unité de facteur de production à la contribution à la production d'ensemble. Pour exprimer ces rapports d'ordre économique, on préfère aujourd'hui le terme de productivité, plus conforme à la réalité moderne puisqu'il remplace la notion de restitution (l'appareil, la terre «rendant» ce qu'on lui a donné) par celle de production et de création. Le terme de rendement est cependant resté attaché aux lois dites des rendements croissants ou décroissants exprimés pour la première fois au XIXème siècle. Dans le domaine financier, la notion de rendement fait place à celle de productivité du capital ou de «rente» et de rentabilité. Les unes et les autres mesurent la proportion entre les produits financiers d'un capital, d'un investissement ou d'un placement17(*).

I.4.3. Revenu

C'est ce qui est perçu par un ou une collectivité comme fruit du capital ou rémunération du travail. Selon qu'on mesure par son expression monétaire aux prix courants ou par sa valeur en nature, en fonction du pouvoir d'achat qu'il réalise, on parle de revenu nominal ou de revenu réel. Pour les économistes classiques, on distingue les types de revenu en fonction des facteurs du sol, le salaire ou revenu du travail, le profit ou revenu du capital18(*)

Dans le cas de revenu, la notion du bénéfice est appréciée en principe à la variation de l'actif net.

I.4.4. La rentabilité

C'est la capacité d'un capital de produire un revenu exprimé en termes financiers comme la comparaison entre le capital et son revenu. Elle relève de la même notion générale que celle de rendement ou de productivité qui confrontent également un résultat (le revenu), avec les moyens mis en oeuvre pour l'obtenir (le capital).

Cependant, au sens strict, la rentabilité comporte plusieurs caractéristiques spécifiques. C'est une capacité, un potentiel de rendement. A ce titre, la notion de rentabilité est surtout utilisée comme critère au moment d'une décision.

- La notion est essentiellement financière, l'option de la rentabilité correspond à la perceptive d'un revenu exprimé en monnaie, non celle de la production d'une «utilité économique». Dans cette mesure, on appelle général rentable un investissement dont on escompte un rendement au moins égal au taux d'intérêt.

- Littéralement, le résultat escompté comporte normalement une partie «rente économique, c'est-à-dire un survenu lié au moins artificiellement à conférer une expression au capital.

C'est pourquoi la notion de rentabilité, très employée et très répandue, s'applique aussi bien à l'optique du placement qu'à celle de l'investigation.

CHAPITRE DEUXIEME :

DESCRIPTION DE L'AIRE DE SANTE DU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE MUKONGO/MUHANGI

II.0. PREAMBULE

Ce chapitre se veut un bref aperçu géographique, démographique, socio-économique et culturel du SCR MUKONGO/MUHANGI et du milieu faisant l'objet du présent travail.

II.1. L'AIRE DE SANTE DE MUKONGO/MUHANGI

Le Centre de Santé de Référence de Mukongo est la formation sanitaire de base de l'aire de santé (AS) de Mukongo. L'aire de santé de Mukongo est l'une de 19 A.S. de la Zone de Santé Rurale (ZSR) de Musienene situées à l'Ouest de la zone, dans le village de Muhangi en groupement Bulenyga, chefferie de Baswagha, territoire de Lubero, province du Nord-Kivu. Elle fait des limites avec :

- à l'Est, l'aire de santé Vusamba par le village de Mughali ;

- à l'Ouest, l'aire de santé Vughalihya par les villages Mabambi et Musingiri ;

- Au Nord, l'aire de santé Mabambi par les villages Missavu et Kiripa ;

- Au Sud, l'aire de santé Vusayi par les villages Isembui et Mupa.

II.1.1. Situation géographique

Le Centre de Santé de Référence de Mukongo est l'une des structures de la Zone de Santé Rurale de Musienene. C'est la deuxième structure de référence après l'Hôpital Général de Référence de Musienene, et situé à l'Ouest à 37 Km du Bureau central de la zone. Il dessert une population de 19740 habitants de son aire de santé qui s'occupent principalement de l'agriculture d'autosubsistance. A côté des habitants de son aire de santé, il reçoit aussi les malades référés par les 9 centres de santé de l'ouest de la zone de Musienne.

II.1.2. Situation démographique

Selon le dénombrement effectué en fin 2006, la population de l'aire de santé Mokongo est de 19740 d'habitants, parmi lesquels :

- La classe des administratifs est composée des enseignants, du chef de poste et ses agents, des policiers, du personnel soignant, des agents de l'ANR, des religieux et religieuses ;

- La classe moyenne est composée des commerçants ;

- La basse classe est composée essentiellement des paysans agriculteurs et des sans emplois.

Effectif de la population en 2006 19(*)

Catégories

Effectif

Pourcentage (%)

Hommes

4150

21

Femmes

5620

29

Garçons

4507

23

Filles

5407

27

Total

19740

100

II.1.3. Aspects socio-culturels

Sur le plan religieux, la population de l'aire de santé Mukongo est majoritairement chrétienne. L'on y compte 6 confessions religieuses chrétiennes dont :

v Catholique ;

v C.B.C.A. ;

v C.E.P.A.C. ;

v Adventistes du 7e jour ;

v Témoins de Jéhovah ;

v E.E.R.A.

Sur le plan artistique, les habitants organisent parfois des théâtres, la musique folklorique. On y trouve aussi certaines associations et mutualités telles que :

v AJEMUD (Association des Jeunes de Muhangi pour le Développement) ;

v U.J.C. (Union des Jeunes Catholiques) ;

v MUSA (Mutuelle de Santé).

On y trouve 3 écoles primaires : Mwangaza, Kapepero et adventiste.

II.1.4. Situation économique

Après les moulins, les huileries, rizeries,..., le commerce est la 2e activité à Mukongo et précède les services administratifs de l'Etat (la police nationale, le poste d'encadrement administratif, le groupement l'A.N.R., les FARDC, les services de santé).

1. L'agriculture

Cette agriculture constitue la principale activité de la population de Muhangi. Elle est dominée par l'agriculture de subsistance aux techniques très peu modernes. Les paysans y cultivent le manioc, le taro, le bananier, peu de haricot et le riz. Les travaux lourds comme l'abattage des bois sont faits par les hommes, tandis que les semailles, le sarclage et la récolte sont effectués en grande partie par les femmes.

A part cette agriculture des produits vivriers, les habitants pratiquent aussi l'agriculture commercialisée, notamment le café et le palmier à huile. Notons qu'auparavant, le café générait plus de revenu à ces populations ; mais, suite à la baisse de prix du café sur le marché mondial, la population a tendance à l'abandonner pour se lancer dans la culture du manioc qui fait l'objet d'une intense transaction entre Muhangi et le centre urbain de Butembo.

Par ailleurs, les habitants de la contrée pratiquent l'élevage de petit bétail (poule, cobayes, chèvres). Cet élevage crée des revenus à cette population surtout pour résoudre certains problèmes notamment la dot, la scolarisation, les soins médicaux.

2. Le secteur secondaire

Ce secteur est très peu développé. Il est dominé par l'exploitation forestière à travers la coupe de bois pour la fabrication des planches. On y rencontre aussi quelques huileries et rizeries. Certains habitants font le tricotage, la coupe-couture, la mécanique (réparation des autos et des vélos), la maçonnerie.

3. Le secteur tertiaire

Ce secteur est formé par :

- Le commerce des produits manufacturés qui dépendent à grande partie du centre urbain de Butembo ;

- L'enseignement primaire et secondaire ;

- Les services médicaux ;

- L'administration ou public.

II.2. PRESENTATION DU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE

Dans ce point nous donnerons une brève description du CSR. Cette présentation concerne essentiellement sa création, son organisation et ses réalisations.

II.2.1. La création du centre

A l'époque coloniale, plusieurs demandes avaient été formulées par les populations locales qui faisaient face à des difficultés de divers ordres. Dans le domaine de la santé, une requête avait été demandée par les habitants de Muhangi à l'endroit des colonisateurs en vue de l'ouverture d'un dispensaire dans ce milieu rural.

En 1952, le dispensaire fut créé par l'administration coloniale dans le village de Muhangi, précisément à Mukongo et on le nomma  « Don du Fonds du Bien-être Indigène ».

II.2.2. Bref historique

Avant 1960, le CSR MUKONGO était encore connu sous le nom de dispensaire rural de Muhangi, dénommé Don du Fonds du Bien-être Indigène.

Il a été ouvert par la colonie Belge et gérée par les colons Belges. En 1960, le dispensaire Rural de Muhangi ferma ses portes suite au départ brusque des colons belges, départ dû aux événements de l'indépendance du Congo.

De 1982 à 1991, le dispensaire Rural fut réhabilité par l'ONG Française «Enfance et Partage». Par le billet du Dr YANG, «Enfance et partage», a repris les activités médicales du dispensaire et renouvelé les bâtiments.

En 1991, après le départ du Dr YANG (1990) occasionné par la fin du contrat de l'ONG «Enfance et partage», le dispensaire rural a été remis à l'Etat Zaïrois et géré par le Bureau central de la zone (BSZ) de santé de Musienene.

Avec une très grande distance qui sépare les structures, le BCZ et le dispensaire rural, ainsi que la densité de la population à servir, le BCZ a transformé le dispensaire rural en centre hospitalier avec la capacité d'organiser les activités chirurgicales réalisées par le médecin chef de zone (MCZ) Dr KASONIA KISITO. Mais, suite aux multiples occupations confiées à ce denier, il a dû former des infirmiers en chirurgie d'urgence pour travailler à son absence.

Ainsi , de 1991 à mai 1992, l'infirmier TSONGO BARTHELEMI a pris la responsabilité du centre hospitalier, dénommé Centre Hospitalier Médico-chirurgical de Mukongo. Ce fut le premier infirmier formé en chirurgie après le départ du Docteur YANG. De juillet 1992 à janvier 1994, ce fut l'infirmier AUGUSTIN ; le deuxième infirmier formé en chirurgie qui prit la responsabilité du centre Médico-chirurgical. Avant qu'il n'arrive, le Dr WEMBO assurait la chirurgie d'urgence sans être permanent. Augustin avait démissionné brusquement avant la formation de son successeur pendant 6 mois. De juillet 1994 à novembre 2001, l'infirmier LUKANDO VYASAVA Charles a pris la responsabilité du centre médico-chirurgical. La croissance démographique de plus en plus patente exigea la nécessité de la présence d'un médecin permanent. C'est ainsi que le BCZ envoya le Dr Jérôme MUVUNGA pour tenir le centre médico-chirurgical. Malheureusement, celui-ci ne s'est pas adapté au milieu et a dû retourner après 4 jours.

La responsabilité du C.M.C. étant remise à l'infirmière KASOKI DINDA Marie, d'octobre 2003 à nos jours le Docteur KAKULE MBUSA VISAVULI Samuel est affecté au centre médico-chirurgical par le gouverneur de la province du Nord-Kivu sur proposition du BSZ comme Médecin Directeur responsable technique des activités du CMC/Mukongo.

En janvier 2005, le CMC a été transformé en centre de santé de référence sur décision du Conseil d'administration de la zone de santé de Musienene.

II.2.3. Organisation du Centre de Santé de Référence de Mukongo (Muhangi)

Le CSR est classé dans la catégorie d'entreprises étatiques gérées par la communauté. L'entreprise est une organisation ayant à sa tête un entrepreneur qui décide d'affecter des ressources humaines, financières et matérielles20(*).

Ainsi, le CSR/Mukongo est une institution rendant essentiellement les services aux malades.

II.2.2.1. Ressources humaines du centre

Le CSR/Mukongo fonctionne avec 26 agents

2 Médecins généralistes

1 Comptable

3. Infirmier A1

1 Caissière

4 infirmiers A2

8 Ouvriers

Auxiliaires

1 Sentinelle

Auxiliaires

 

Laborantins A1

 

Parmi Les agents, on retrouve 11 femmes et 15 hommes. Sur le plan professionnel, ils sont repartis comme suit :

1 Médecin Directeur ;

1 Médecin Traitant ;

1 Infirmière Titulaire et responsable des soins de santé primaire ;

1 Tapantier responsable du laboratoire ;

1 Infirmier responsable du milieu ;

1 Infirmier préposé à la pharmacie ;

1 Comptable, chef du personnel.

II.2.2.2. Ressources matérielles

Hormis les matériels de chaque service, le CSR dispose de quelques matériels :

v Un groupe électrogène ;

v Un panneau salaire ;

v Un frigo ;

v Un ordinateur ;

v Une imprimante ;

v Une moto A.G. ;

v Deux vélos ;

v Une phonie ;

v Quatre brancards.

II.2.2.3. Structure organisationnelle

Le comité de gestion (COGE), constitué des représentants de la population ainsi que le M.D.H.IT et le comptable, est l'organe de gestion et de décision du Centre.

Ainsi, les différents services présentent leurs besoins et difficultés à l'IT et celui-ci les soumet au Comité directeur qui les analyse et il les soumet à son tour au Comité de gestion pour la décision. Le Bureau central de la zone de santé intervient pour des grandes décisions (suspension, permutation, affectation du personnel).

a) Organigramme

Dans l'ouvrage intitulé «Economie de l'entreprise», BARBELET M. et MARTIN J.P. définissent l'organigramme comme un dispositif destiné à dégager les entités structurelles. En outre, selon eux, toute organisation nécessite une structure, exprimée dans les relations communes et stabilisées.

Ainsi, il permet de savoir qui fait quelle tâche, avec qui, pour que l'entreprise atteigne ses objectifs. L'organigramme du CSR Mukongo se présente de la manière suivante :

Comité de gestion du CSSR/Mukongo

Comité Directeur du CSR/Mukongo

Infirmier Titulaire

Représentant de la population

MDH

Méd. Traitant

IT

Comptable

S.S.P.

COS + CPN

Vaccination

Assainissement

Service d'administration et financier

Comptabilité personnelle

Services médicaux techniques

Laboratoire pharmacie

Maternité + service

Ordinateur

Milieu hospitalier

ORGANIGRAMME

II.2.2.4. Explication des différents services

Le SCR MUKONGO organise 5 services en son sein :

1. Le milieu hospitalier : Il regroupe la médecine générale (médecine interne, pédiatrie, CNT et la chirurgie. Ce service est contrôlé par un infirmier.

2. La maternité : ce service reprend les activités de la salle d'accouchement et de la salle d'opération . Il est contrôlé par une infirmière accoucheuse

3. La médecine préventive : Elle regroupe les activités préventives (consultation prénatale : vaccination, assainissement) contrôlées par l'infirmier titulaire et exécuté par les relais communautaires

4. Le service administratif et financier : ce service est supervisé par un chef de service administratif et financier. Ce service travaille en pleine collaboration avec le service comptabilité et personnel. Ce bureau joue un rôle capital compte tenu de différentes attributions qui lui sont dévolues et la tenue de différents documents à sa disposition.

a) La gestion du personnel

Le chef de bureau a le devoir0+ de :

· Veiller à la ponctualité des travailleurs au service, à leur sortie pendant les heures de service ;

· S'assurer de la mise en application des instructions administratives et des textes légaux en vigueur (code de travail) ;

· Dresser l'horaire de service (identifier ceux qui vont travailler la journée et ceux qui feront la garde) ;

· Assurer un bon climat social au sein de l'entreprise pour un meilleur rendement ;

· Contrôler la conduite et le comportement des agents vis-à-vis de leurs chefs, surtout entre eux pour leurs appréciations de mérite (cotation) ;

· Mettre à la disposition de chaque agent le matériel nécessaire à la réalisation de sa tâche ;

· Chercher les voies et moyens pour régler les conflits et les différends entre les agents par le biais de la voie syndicale.

b) Le bureau financier

Etant donné la situation dans laquelle se trouve notre pays depuis plusieurs années, le CSR de Mukongo doit s'autofinancer.

Pour cela, ce bureau s'occupe de la facturation des différentes prestations qui sont payées par les malades, du recouvrement des factures émises et de la caisse. Le caissier est appelé à encourager et à décaisser les fonds suivant le bon d'engagement des dépenses qui lui a été présenté.

5. Services médicaux et techniques : Ils sont représentés par le laboratoire pour les examens paracliniques, et la pharmacie pour la gestion des médicaments.

6. Services généraux : Ils regroupent les activités d'entretien et de sécurité du CSR (ouvriers, sentinelle...).

II.2.4. Réalisations et difficultés du centre

II.2.4.1. Réalisation du centre

De 2001 à 2002 le CSR/Mukongo a réalisé quelques projets, notamment :

· La construction d'un bâtiment en matériaux durables avec 3 grandes salles.

· La construction d'un hangar et cuisine en dur, un bâtiment en dur avec 2 grandes salles et 2 chambrettes où sont hospitalisées les malades pour la médecine interne de chirurgie ; la construction d'une salle de travail avec une capacité de 2 lits ; l'aménagement d'une chambre pour le pansement de plaies opératoires ; la construction de 3 maisonnettes en semi-durable pour sentinelle et cantine. La réhabilitation de tous les bâtiments du CSR/Mukongo ; l'achat d'une parcelle de 25m sur 20m.

II.2.4.2. Difficultés et perspectives d'avenir

Le CSR/Mukongo connaît d'énormes difficultés dont les plus récurrentes sont les suivantes :

- Le CSZ ne bénéficie actuellement d'aucun financement et vit au dépens de maigres recettes perçues auprès des malades qui honorent difficilement leurs factures.

- Le CSR connaît une insuffisance en personnel qualifié. La petite prime ne motive pas assez les infirmiers chômeurs en ville de venir travailler en milieu rural.

- La concession du CSZ est étroite et ne permet pas la construction d'autres bâtiments.

Par ailleurs, malgré les difficultés rencontrées, le centre se propose de réaliser un certain nombre de projets, entre autres :

- Elargir la concession en achetant les parcelles voisines ;

- Construire des maisons (2) d'habitation pour le personnel ;

- Construire des cuisines en dur pour les malades et deux autres bâtiments en dur pour l'hospitalisation des malades ;

- Augmenter les sources d'eau potable, aménagées dans l'aire de santé, pour diminuer les maladies d'origine hydrique.

CHAPITRE TROISIEME :

LA GESTION DES RESSOURCES FINANCIERES DU CSR/ MUKONGO-MUHANGI

III.0. PREAMBULE

Après avoir expliqué les différents concepts de notre thème et décrit le CSR/Mukongo, il nous est opportun de présenter les résultats de notre analyse. Il s'agit de présenter les données recueillies à travers les bilans successifs du CSR/ Mukongo des années 2002 à 2006, l'interprétation des résultats ainsi que le calcul de différentes grandeurs permettant d'apprécier certains indicateurs de gestion financière au sein du CSR/ Mukongo.

Notons que ces données comptables sont tenues en dollar américain, car la monnaie nationale fait l'objet d'une perpétuelle dépréciation.

III. 1. ELEMENTS DU BILAN DU CSR/ MUKONGO

III.1.1. Brève explication du contenu.

A. Les ressources (PASSIF)

Le passif du CSR/Mukongo-Muhangi est constitué des éléments ci-après :

- Les capitaux propres sont des fonds engagés par l'entrepreneur en vue de la réalisation des objectifs poursuivis.

- Les résultats sont des bénéfices non distribués et qui restent dans l'entreprise afin d'accroître sa capacité de financement.

- Les dettes à court terme sont des emprunts du centre auprès de ses différents fournisseurs ; il peut s'agir des personnes physiques ou morales. Il est à noter que ces dettes concernent des médicaments, des fournitures de bureau et parfois des matériaux de construction.

B. Les emplois (Actif)

L'actif du CSR/ Mukongo est constitué des éléments suivants :

· Les valeurs immobilisées : sont des biens acquis par le CSR pour permettre le bon fonctionnement de ses différents services auprès de ses clients : nous pouvons citer :

- le terrain ;

- les bâtiments ;

- les matériels et mobiliers ;

- les moyens de transport ;

- les constructions au cours.

· Les valeurs circulantes :

Comme le terme l'indique, ce sont des biens et services servant à l'exploitation du CSR/ Mukongo. Nous retrouvons dans ce cas :

- Les valeurs d'exploitation ;

- Les valeurs réalisables, qui sont des créances du CSR vis à vis des clients (Malades). Celles-ci sont des factures impayées par des malades ;

- Des valeurs disponibles, c'est la liquidité en caisse ou en banque.

III.1.2. Bilans successifs 20002-2006

Nous nous proposons à ce titre de présenter nos données dans le tableau ci-dessous, c'est-à-dire les différents bilans du CSR Mukongo pour la période allant de 2002 à 2006.

Tableau n°1 : Bilans du CSR/ Mukongo de 2002 à 2006

Années

Rubriques

2002

2003

2004

2005

2006

Actif

Valeurs Immobilisées

Valeurs circulantes

Valeurs d'exploitation

Valeurs réalisables

Valeurs disponibles

3213,67

1050,75

740,50

150,50

3740,50

1720,50

1364,00

173,20

4050,17

2817,67

383,09

512,50

6543,25

3150,50

372,20

710,10

8570,75

3435,00

390,00

817,65

Total Actif

5155,42

6998,20

7763,43

10776,05

13213,40

Passif

Capitaux

Résultat

Dettes à court terme

3759,92

910

485,50

4472

1835,20

691

5313,49

1165

1284,94

5665,65

3918,70

1191,70

6920,20

4955,70

1337,50

Total Passif

5155,42

6998,20

7763,43

10776,05

13213,40

Source : les documents comptables du CSR/ Mukongo- Muhangi.

Tableau n°2 :  Tableau Synthétique d'Exploitation des produits et charges du CSR Mukongo- Muhangi de 2002 à 2006.

Années

Rubriques

2002

2003

2004

2005

2006

Produits

7794,06

21091

26183,93

22990,44

23560

Charges

6884,06

19255,80

25018,95

19071,74

18604,3

Résultat

910

1835,20

1165

3918,70

4955,70

Source : les documents comptables du CSR/ Mukongo-Muhangi.

Commentaire du bilan du CSR Mukongo

Nous constatons que la valeur des bilans est passée de 5155,42$ en 2002 à 13213,40$ pour l'année 2006 soit une augmentation de 8057,98. Cet accroissement se justifie par l'amélioration des conditions sécuritaires dans la région et la consolidation des résultats réalisés dans les fonds propres.

Bilan après affectation des résultats

Pour bien mener une analyse financière au sein d'une entreprise, il convient avant tout d'affecter les résultats. Etant donné que nous sommes en présence d'une institution étatique, l'affectation entraîne immédiatement l'augmentation de fonds propres qui constituent les capitaux permanents. Dans le tableau ci- dessous, nous nous proposons de présenter les bilans du CSR/ Munkongo après l'affectation des résultats. Les résultats ajouteront aux fonds propres, par constitution, des capitaux permanents.

Tableau n°3 : Bilan avant affectation du résultat

Années

Rubriques

2002

2003

2004

2005

2006

Actif

Valeurs Immobilisées

Valeurs circulantes

Valeurs d'exploitation

Valeurs réalisables

Valeurs disponibles

3213,67

1050,75

740,50

150,50

3740,50

1720,50

1364,00

173,20

4050,17

2817,67

383,09

512,50

6543,25

3150,50

372,20

710,10

8570,75

3435,00

390,00

817,65

Total Actif

5155,42

6998,20

7763,43

10776,05

13213,40

Passif

Capitaux

Dettes à court terme

4669,92

485,50

6307,20

691

6478,49

1284,94

9584,35

1191,70

11875,90

1337,50

Total Passif

5155,42

6998,20

7763,43

10776,05

13213,40

Source : Sur base du tableau n°1

Commentaire

Nous constatons qu'avant l'affectation des résultats, les fonds propres du CSR/ Mukongo qui étaient de 3759,92$ sont passé à 6920,20$ soit un accroissement de 3160,28$ alors qu'après affectation des résultats, ces capitaux permanents sont passés de l'ordre de 4669,42$ à 11875,90$ soit un accroissement de 7205,92$.

Tableau n° 4 : Présentation du bilan synthétique

Par définition, un bilan est dit synthétique lorsque ses différentes rubriques sont exprimées en termes de pourcentages par rapport à la valeur totale du bilan.

 

2002

2003

2004

2005

2006

Montant

%

Montant

%

Montant

%

Montant

%

Montant

%

Actif

Valeurs Immobilisées

Valeurs circulantes

Valeurs d'exploitation

Valeurs réalisables

Valeurs disponibles

3213,67

1050,75

740,50

150,50

62,3

20,4

14,4

2,9

3740,50

1720,50

1364,00

173,20

53,4

24,6

19,5

2,5

4050,17

2817,67

383,09

512,50

52,2

36,3

4,9

6,6

6543,25

3150,50

372,20

710,10

60,7

29,2

3,5

6,6

8570,75

3435,00

390,00

817,65

64,8

26

3

6,2

Total Actif

5155,42

100

6998,20

100

7763,43

100

10776,05

100

13213,40

100

Passif

Capitaux permanents

Dettes à court terme

4669,92

485,50

90,6

9,4

6307,20

691

90,1

9,9

6478,49

1284,94

83,4

16,6

9584,35

1191,70

88,9

11,1

11875,90

1337,50

89,9

10,1

Total Passif

5155,42

100

6998,20

100

7763,43

100

10776,05

100

13213,40

100

Source : Calculs sur base du tableau n°1

Commentaire

Dans le tableau ci-dessus, il ressort clairement un constat que les valeurs immobilisées représentent elles seules successivement 62,3% ; 53,4% ; 52,2%, 60,7% ; 64,8% de l'actif du CSR/ Mukongo. De l'année 2002 à 2004, il y a décroissance justifiée par la guerre et le pillage des miliciens maïmaï et, de l'année 2004 à 2006, il y a croissance des valeurs immobilisées qui se justifient par l'arrivée de nouveaux dirigeants dans la contrée de Mabambi- Muhangi.

Au vu du mouvement de croissance et de décroissance par rapport aux valeurs d'exploitation et réalisable, notre étonnement semble être grand. De fait, suite aux circonstances incommodes des années 2003 et 2004, le normal serait que les années 2005 et 2006, marquées par une quiétude, afficheraient une croissance. Malheureusement, le tableau ci-haut nous prouve le contraire. Donc, nous pouvons estimer que ce mouvement contraire serait dû peut-être aux problèmes de mégestion.

D'une part, les valeurs disponibles représentent successivement 2,9%, 2,5% ; 6,6% ; 6,2 du total actif. Ces faibles proportions se justifient par le fait que, la population de la contrée étant pauvre, le CSR est obligé de revoir les factures en vue de les adapter au coût de la vie des paysans.

D'autre part, en analysant ce tableau, on remarque que les valeurs disponibles n'y sont qu'en proportion insignifiante ; ce qui crée un problème de gestion du CSR/ Mukongo. La trésorerie immédiate n'est pas suffisante. Pour faire face aux dettes à court terme, le CSR qui, du reste est une institution de l'Etat, aura donc besoin d'aides extérieures pour son fonctionnement du fait que dans notre pays, il n'y a pas de subsides de l'Etat. Du point de vue du passif, les capitaux permanents représentent 90,6% ; 90% ; 90,1% ; 83,4% ; 88,9% ; 89,9 et les dettes à court terme s'élèvent à 9,4% ; 9,9% ; 16,6%, 11,1% et 10,1% du passif total. Ceci justifie l'autodépendance du CSR/ Mukongo. Dans ces conditions, nous encourageons les responsables du CSR pour la gestion car, malgré l'insuffisance des ressources, ils s'efforcent de baser leur gestion sur l'auto- prise charge.

Eu égard à ce qui précède, nous pouvons visualiser les données de nos bilans synthétiques pour mieux voir l'édition de la structure des principales rubriques du bilan.

III.2. CALCUL DU FONDS DE ROULEMENT ET DES DIFFERENTS RATIO

III. 2.1. Notion de fonds de roulement

III.2.1.1. Définition

Le fonds de roulement est constitué des capitaux nécessaires pour combler, l'écart entre dépenses déjà engagées par l'entreprise (ou tout autre organisation) et les recettes non encore réalisées (par exemple pour financer les stocks.21(*) Nous pouvons le définir comme la différence entre les ressources longues de l'entreprise ou encore capitaux permanents et les emplois longs ou outils immobilisés.

Fonds de roulement = capitaux permanents - actifs immobilisés.22(*)

Le fonds de roulement peut être encore défini comme étant la soustraction entre l'actif d'exploitation et les dettes d'exploitation.

FR = A.C - D à CT. Le FR constitue une marge de sécurité du C.T à l'entreprise, s'il s'assure au préalable que celle-ci dispose d'un FR suffisant. Il est suffisant lorsqu'il permet de financer les actifs circulants surtout en couvrant les besoins en Fonds de roulement (B.F.R). Le F.R constitue aussi un indicateur de gestion : Lorsque l'entreprise investit beaucoup dans les immobilisés ou lorsque l'entreprise augmente ses dettes à court terme, le F.R diminue ; ce qui peut constituer un risque de déséquilibre financier.

III.2.1.2. La règle de l'équilibre financier

La règle de l'équilibre financier exige que les valeurs immobilisées soient financées en totalité par les capitaux permanents. Les capitaux monétaires mis à la disposition de l'entreprise ne peuvent pas être affectés à n'importe quel investissement. Leur usage doit respecter la règle de l'équilibre financier si à un moment donné l'encaisse reste positive après le règlement de toutes les dettes exigibles. C'est dans ce sens que l'on peut comprendre cette règle énoncée par P. Alphonse VERHULST : « les capitaux utilisés par une entreprise pour financer une valeur de l'actif doivent rester à la disposition de l'entreprise pendant un temps qui correspond au moins à lui de la durée de la valeur de ces actifs ». 23(*) En d'autres termes, les valeurs immobilisées doivent être financées par des ressources permanentes, le capital emprunté à moyen terme peut servir à l'acquisition du matériel roulant et du matériel de bureau et les capitaux circulants sont normalement financés par des crédits à C/T.

III.2.1.3. Calcul du fonds de roulement

En ce qui nous concerne, c'est-à-dire pour le cas du CSR/ MUKONGO durant les cinq ans ou exercices étudiés, nous remarquons que les bilans ont été bien équilibrés financièrement. Les résultats des exercices ont été repartis sous la rubrique des capitaux permanents. Il ne nous reste qu'à faire le calcul et apprécier si le F.R est platonique, équilibré, s'il est positif ou insuffisant, nul ou négatif au sein de l'institution. Le principal intérêt du mode de calcul du Fonds de roulement permet d'expliquer et de connaître la cause de la valeur du F.R à une date terminée ainsi que celles des variations du F.R au cours d'un intervalle de temps déterminé. 24(*)

A l'inverse, le mode de calcul par le bas du bilan, s'il conduit au même résultat numérique ne peut que constater la valeur ou les variations du F.R sans expliquer parce que les opérations qui touchent les postes du bas bilan n'ont pas d'incidence sur le fonds de roulement.

Nous allons procéder au calcul du F.R de chaque exercice et différents ratios correspondant. En fin de compte, nous ferons une synthèse de ces F.R pour les cinq en régression durant la période de notre étude.

Tableau n°5 : Fonds de roulement

Exercices

Rubrique

2002

2003

2004

2005

2006

Capitaux permanents (1)

Actif immobilisé (2)

4669,92

3213,67

6307,20

3740,50

6478,49

4050,17

9584,35

6545,25

1187,90

8570,75

FRN = (1) - (2)

1456,25

2566,70

2428,32

3041,10

3305,15

Source : Nos calculs sur base de tableau n°4

Commentaire

Nous sommes en présence d'un centre de santé dont les fonds de roulement se présentent comme suit :

Capitaux permanent - actif Immobilisé = F.R net en % . Nous avons alors : 1456,25 soit 28,25% ; 2566,70 soit 36,68% ; 2428,32 soit 31,28% ; 3041,10 soit 28,22% ; 3305,15 soit 25,01%. Ces fonds de roulement occupent, pendant tous les cinq ans de notre étude, en moyenne 30% de la valeur totale des bilans du CSR/Mukongo de 2002 à 2006. Ce F.R n'étant pas trop élevé montre que les capitaux permanents ne couvrent pas la zone de risque, qui est une partie de l'actif immobilisée qui n'est pas financé par les capitaux propres. Ainsi, l'inexistence d'un F.R important, permet de couvrir tout l'actif immobilisé et, s'il est très important, il peut même aider à financer certains éléments de l'actif circulant qui n'assure pas une marge de sécurité par la liquidité de l'entreprise ; ce qui signifie que cette dernière serait obligée de vendre précipitamment une partie de son actif circulant pour faire face à un remboursement imprévu des dettes à C.T.

III.2.2. CALCUL DES DIFFERENTS RATIOS

III.2.2.1. NOTIONS GENERALES

On appelle « ratio » le rapport établi entre deux grandeurs caractéristiques. Il peut se présenter sous forme d'un quotient ou d'un pourcentage.25(*) Le ratio est un rapport entre un poste comptable du bilan et/ ou du compte de résultat dont le quotient est la conséquence d'une situation économique ou financière favorable ou défavorable.

L'utilisation de plus en plus généralisée des méthodes des ratios conduit à une extension des termes du rapport vers des statistiques commerciales ou de production. Si le quotient d'un ratio obtenu soit en valeur absolue, soit en pourcentage n'est pas toujours opérationnelle l'utilisation de ratios comme méthode de mesure d'évolution de l'entreprise est très appréciée et particulièrement significative. Ce rapport doit relever des relations existant entre différents postes ou groupes de postes du bilan, entre ces derniers et les postes des comptes de résultat ou entre deux postes de comptes de résultat. Cette méthode d'analyse permet à l'analyste de tirer des conclusions sur la marche de l'entreprise. Les ratios sont multiples et variés. Tout analyste ne peut pas se contenter de les calculer tous. Il lui appartient de les examiner et de ne retenir que ceux qui sont adaptés aux problèmes qu'il se propose d'étudier. On distingue généralement la classification ci-après :

a. Les ratios de structure qui sont :

- Le ratio d'effet de levier ;

- Le ratio de financement des valeurs immobilisées ;

- Le ratio de l'actif circulant ;

- Le ratio de financement de valeur d'exploitation.

b. Les ratios de rotation de stock

- Le ratio de rotation de stocks.

c. Les ratios de liquidité de solvabilité

- Le ratio de liquidité générale ;

- le ratio de liquidité réduire ;

- le ratio de liquidité immédiate.

d. Les ratios de rentabilité

- Le ratio de rentabilité financière ;

- le ratio de rentabilité économique ;

- Le ratio de rentabilité sociale.

Soulignons que dans notre travail nous avons jugé utile d'utiliser les ratios dont la synthèse se trouve dans le tableau ci-dessous

Tableau n°6: synthèse des normes d'appréciation de quelques ratios 26(*)

Ratios

Formule

 

Financement des

immobilisations

Capitaux permanents

Actif immobilisé

Situation saine

Si r1

Financement des A.C.

Fonds de roulement

Actif circulant

Gestion saine pour l'industrie r> 1

Autonomie financière

Capitaux propres

Total dettes

Plus r tend vers 1, plus élevé, est le degré d'indépendance financière vis à vis des créances et des dettes

Liquidité générale

Actif circulant

Dettes à court terme

Il y a équilibre financier minimisé1 : c'est une garantie de solvabilité situation excellente si r 2.

Trésorerie

Valeur réalisable + disponibles

Dettes à cour terme

Généralement r < 1, le stock est financé partiellement par les dettes à court terme. Tout dépend de la vitesse de rotation du stock, r exprime le degré de valeurs réalisable et disponible rendues à court terme situation normal r = 0,6 en l'industrie et r = 1 en commerce.

III. 2.2.2. Ratio de financement des immobilisations

Le ratio montre à combien de pour-cent les capitaux permanents ont financé les valeurs immobilisées. Le ratio est donné par :

Dans ce tableau nous présentons les ratios de financement des actifs immobilisé.

Tableau n°7 : Ratio de financement des immobilisées

Années

Rubriques

2002

2003

2004

2005

2006

Capitaux permanents

Actif immobilisé (2)

4669,92

3213,67

6307,20

3740,50

6478,49

4050,17

9585,35

6543,25

11875,90

8570,75

Ratio =

1,45

1,69

1,60

1,47

1,39

Source : Calculs effectués sur base du tableau n°2

Commentaire

Pendant les cinq ans de notre étude, nous avons remarqué que le ratio de financement de valeur immobilisée, supérieur à cette situation saine, est favorable pour le Centre de santé de Référence Mukongo.

III. 2.2.3. Ratio de financement des actifs circulants du ratio de capacité de financement

Le ratio indique la part des actifs circulants financés par le fonds de roulement. Il est donné par la formule : . Dans tableau ci dessous, nous présentons les ratios de financement.

Tableau n°8 : Ratio de financement des actifs circulants

Exercices

Rubriques

2002

2003

2004

2005

2006

Fonds de roulement (1)

Actif circulant (2)

1456,25

1941,75

2566,70

3257,70

2428,32

3713,26

3041,10

4232,80

3305,15

4642,65

Ratio =

75%

78,8%

65,4%

71,9%

71,2%

Source : sur base des tableaux n°1 et 2

Commentaire :

Ce ratio permet d'apprécier l'éducation du taux de couverture de l'actif circulant par le FR. Il est successivement de  75% ; 78,8% ; 65,4% ; 71,9% ; 71,2%. Nous disons donc qu'il est circulant durant notre période d'étude. Cette situation est favorable pour le CSR/ MUKONGO.

III. 2.2.4. Ratio d'autonomie financière

Ce ratio montre l'importance des capitaux propres par rapport au total passif. Il se traduit par le rapport suivant :.

Dans ce tableau nous présentons le ratio à partir des fonds propres : le total passif.

Tableau n°9 : Ratio d'autonomie financière

Exercices

Rubriques

2002

2003

2004

2005

2006

Fonds Propre (1)

Actif passif (2)

3759,92

5155,50

4472

6998,20

5313,49

7763,43

5665,65

10776,06

6920,20

13213,50

Ratio =

72,9%

63,9%

68,4%

59,6%

52,4%

Source : sur base du tableau n°1

Commentaire

Les ratios calculés, nous montrent que le CSR/ MUKONGO jouit d'une certaine autonomie financière. Les capitaux propres représentent en moyenne 62% de l'ensemble du passif des bilans du CSR/MUKONGO. Le centre dispose donc d'une capacité d'endettement suffisante. Nous pouvons conclure que le CSR/ MUKONGO finance la plupart de ses emplois fixés et circulants avec des fonds permanents, composés en majeure partie des fonds propres.

III.2.2.5. Ratio de liquidité générale ou de solvabilité a court terme

Par liquidité, il faut entendre la capacité que possède une entreprise d'honorer rapidement ses engagements financiers. Le ratio doit être supérieur à l'unité. S'il est égal à l'unité, la solvabilité de l'entreprise est menacée. Ce ratio traduit donc l'équilibre financier. Il est donné par : actif circulant.

Voici donc le tableau qui présente le ratio de liquidité générale.

Tableau n°10 : Ratio de liquidité générale

Exercices

Rubriques

2002

2003

2004

2005

2006

Actif circulant (1)

Dettes à courts termes (2)

1941,75

485,50

3257,70

691

3713,26

1284,94

4232,80

1191,70

4642,65

1337,50

Ratio =

4

4,7

2,89

3,56

3,47

Source : sur base du tableau n°1

Commentaire

De 2002 à 2006, le CSR/ MUKONGO a eu une situation excellente étant donné que r est à 3 ; ce qui signifie que le CSR/ MUKONGO peut rembourser toute ses dettes à court terme à tout instant sans déséquilibrer son potentiel productif, c'est-à-dire ses valeurs immobilisées.

Le rôle de ce ratio est de mesurer le degré de couverture de dettes à CIT par la partie de l'actif la plus liquide.

III.2.2.6. Ratio de trésorerie générale ou de liquidité réduite

Ce ratio se traduit par le rapport suivant : . Voici donc le tableau qui présente le ratio de trésorerie générale.

Tableau n°11 : Ratio de trésorerie générale

Exercices

Rubriques

2002

2003

2004

2005

2006

Valeurs réalisables (1)

Valeurs disponibles (2)

Dettes à CT (3)

740,50

150,50

485,50

1364,00

173,20

691

383,09

512,50

1284,94

372,20

710,10

1191,70

390,00

817,65

1387,50

Ratio =

1,84

2,22

0,70

0,91

0,90

Source : Sur base du tableau n° 1

Commentaire

Le ratio permet de mesurer le degré de couverture des dettes à court terme par la partie de l'actif la plus liquide. Généralement le ratio devrait être supérieur à 1 au cours des exercices 2002 et 2003 où le CSR/ MUKONGO était à mesure de faire face à tout moment à ses engagements à court terme sans aliéner son actif fixe. Par ailleurs, pour les trois dernières années de notre étude nous remarquons r < 1, ce qui montre que les valeurs d'exploitation sont financées partiellement par les dettes à court terme.

III.2.2.7. Ratio de rentabilité

a. Ratio de rentabilité financière

Ce ratio est intéressant pour l'entreprise elle-même et pour les tiers (actionnaires, associés). Il mesure la rentabilité de fonds propres investis. C'est une évaluation de la rentabilité en tenant compte seulement des capitaux propres de l'entreprise. Il est donné par la formule suivante :

ratio de la rentabilité financière =

Tableau n°12 : Ratio de la rentabilité financière

Exercices

Rubriques

2002

2003

2004

2005

2006

Bénéfice net (1)

Capitaux propres (2)

910

3759,92

1835,20

4472

1165

5313,49

3918,70

5665,65

4955,70

6920,20

Ratio =

0,24

0,41

0,22

0,69

0,72

Source : Sur base de nos calculs précédents

Commentaire

Pendant notre période d'étude, les fonds investis ont produit une rentabilité moyenne de 0,46. Cette situation s'est beaucoup améliorée durant les deux dernières années de notre étude. Cette rentabilité s'explique par les conditions sécuritaires qui se sont améliorées dans la région et par l'arrivée de nouvelles autorités au CSR/ Mukongo.

b. Le ratio de rentabilité économique

La rentabilité économique est une évaluation de la rentabilité qui ne tient pas compte de l'origine des capitaux engagés dans l'opération. Cela revient à comparer les recettes nettes apportées par les investissements aux capitaux engagés, quels que soient les modes de financement de l'investissement.27(*) Ce ratio permet au gestionnaire de savoir ce que représente le bénéfice net par rapport au total de l'actif. Il est donné par ratio de rentabilité économique =.

Dans ce tableau nous présentons les ratios de rentabilité économique du CSR/ Mukongo.

Tableau n°13 : Ratio de rentabilité économique

Exercices

Rubriques

2002

2003

2004

2005

2006

Bénéfice net (1)

Actif total (2)

910

5155,42

1835,20

9668,20

1165

7763,43

3918,70

10776,05

4955,70

13213,40

Ratio =

0,12

0,26

0,15

0,36

0,34

Source : Sur base de nos calculs

Commentaire

Durant notre période d'étude, les bénéfices nets représentent en moyenne 26% de l'actif total du CSR/ Mukongo.

III. 2.2.8.Ratios de gestion

Il y a plusieurs ratios de gestion. Les ratios de gestion permettent de mesurer le volume de l'activité de l'entreprise. Nous distinguons les ratios suivants :

- Le ratio des capitaux engagés obtenus par.

Suivant nos calculs, nous trouvons les résultats ci- après :

Tableau n°14: Ratio des capitaux engagés

Exercices

Rubriques

2002

2003

2004

2005

2006

Total produit (1)

Total Actif (2)

7794,06

5155,42

21091

6998,20

26183,95

7763,43

22990,44

10776,05

23560

13213,40

Ratio =

1,5

3

3,4

2,1

1,8

Source : sur base de nos calculs.

Commentaire

Au regard de ce tableau, nous constatons que pour les années 2002 à 2006, l'actif du CSR/ Mukongo a tourné en moyenne 2,36 fois. Cette rotation est meilleure pour la gestion du CSR/ Mukongo, mais elle a été forte pour les années 2003 et 2004.

- Le ratio de l'Actif circulant.

Il se donne par le rapport : .

Tableau n°15: Ratio de l'Actif circulant.

Exercices

Rubriques

2002

2003

2004

2005

2006

Total produit (1)

Total Actif (2)

7794,06

1941,75

21091

3257,70

26183,95

3713,26

22990,44

4232,80

23560

4642,65

Ratio =

4

6,5

7

5,4

5

Source : sur base de nos calculs.

Commentaire

Au cours de notre période d'étude, notre constat est que la vitesse de circulation des valeurs circulantes est forte et elle est à moyenne 5,6% ; elle est très largement supérieure à 1.

III.3. ETUDE DE L'EVOLUTION DU FONDS DE ROULEMENT

III.3.1. Notion

Pour mieux apprendre l'étude de l'évolution du Fonds de roulement, il nous est impérieux de mettre en évidence les variations que ce fonds de roulement a subi chaque année par rapport à l'exercice précédent. Nous allons procéder par la méthode d'indice avec base 100 en 2002.

Tableau n°16 : Evolution du fonds de roulement

Exercices

Rubriques

2002

2003

2004

2005

2006

Fonds de roulement indice de base

Année x 100

1456,25

100%

2566,70

176,3%

2428,32

166,8%

3041,10

208,8%

3305,15

227%

Source : sur base de nos calculs.

Commentaire

Le fonds de roulement est à croissance d'une année à une autre de 176,3% en 2003 jusqu'en 227% en 2006. Mais, en 2004, on remarque une diminution de -9,5%. Ce n'est pas une proportion grande, capable d'empiéter sur la bonne gestion du CSR/ Mukongo.

III.3.2. Besoin en fonds de roulement et la trésorerie

a. Besoin en fonds de roulement

Définition

Le besoin en fonds de roulement (BFR) est une grandeur longtemps ignorée et négligée par les analystes financiers. Toutefois, les contraintes nées d'une évolution économique difficile ont conduit les entreprises à une gestion prévisionnelle. Pour y parvenir, il fallait répondre à deux impératifs :

- Réduire au maximum le délai qui s'écoule entre la production et l'encaissement.

- Gérer au mieux les ressources de l'entreprise afin de voir le plus longtemps possible dans l'entreprise, toute activité, industrielle ou commerciale, engendrer des encaissements et des décaissements. Ces mouvements sont rarement synchronisés. En effet, avant de pouvoir vendre, il faut encore stocker, produire. Dès lors, des premiers décalages physiques apparaissent : la durée du stockage des produits financiers. Lorsque les fournisseurs accordent généralement un crédit, les clients ne paient généralement pas au comptant. Au total, les décaissements et les encaissements liés au cycle d'exploitation : achat, production, vente apparaissent à des dates différentes. Si les décaissements précèdent les encaissements, alors apparaît un besoin de financement qui se renouvelle sans cesse et qui est en montée permanente. Ce besoin s'appelle besoin en fonds de roulement (BFR).28(*) BFR= Stocks + créances clients + charges payées d'avance crédits fournisseurs - charges à payer.

Tableau n17°: Besoin en fonds de roulement

Exercices

Rubriques

2002

2003

2004

2005

2006

Actif d'exploitation et réalisable (1)

Passif d'exploitation (2)

1791,25

485,50

3084,50

691

3200,76

1284,94

3522,70

1191,70

3825

1337,50

Ratio = (1) - (2)

1305,75

2393,5

1915,82

2331

2487,5

Source : sur base de nos calculs.

Commentaire

Nous constatons que le besoin en fonds de roulement est positif. Au vu des résultats dégagés par nos calculs, on observe un accroissement des besoins en fonds de roulement du CSR/ Mukongo. Lorsque le BFR est positif, il indique la masse d'emplois cycliques liés à l'exploitation de l'entreprise. Lorsqu'il est négatif, il mesure la ressource née de l'exploitation de l'entreprise, ressource permanente parce que renouvelable.29(*)

b. La trésorerie

La trésorerie revêt un rôle prépondérant pour l'entreprise puisqu'elle lui permet de financer son activité et d'assurer sa pérennité. Elle est un indicateur clé de la solvabilité et de sa flexibilité financière. Il est donc nécessaire d'assurer un suivi de la trésorerie. Mais, en même temps, le volume de la trésorerie doit être rigoureusement limité pour des raisons de rentabilité financière. La trésorerie nécessaire s'exprime par la différence entre le FR et le BFR. Cette distinction permet de mettre en évidence les facteurs décisifs d'évolution de la trésorerie et de comprendre les difficultés potentielles que risque d'observer l'avenir financier de l'entreprise.30(*) Trésorerie = FR- BFR

Tableau n°18 : Trésorerie

Exercices

Rubriques

2002

2003

2004

2005

2006

FR (1)

BFR (2)

1456,25

1305,75

2566,70

2393,5

2428,32

1915,82

3041,10

2331

3305,15

2487,5

Trésorerie = (1) - (2)

99,5

173,2

512,5

710,10

817,65

Source : sur base de nos calculs.

Commentaire

La trésorerie absolue durant notre période d'étude est positive. Cependant, par rapport aux dettes à court terme, elle est négative. Pour ces deux auteurs, M. FLEURIER et P. KIENAS, plus le solde de trésorerie nécessaire est important, plus grand est le risque que l'entreprise n'arrive pas à renouveler ses ressources à court terme pour financer ses emplois permanents. Par conséquent, plus l'entreprise risque de se trouver à court de trésorerie. Le vrai problème suscité par une telle position ne se trouve pas posé en termes de solvabilité mais en termes de dépendance à l'égard des banques qui fournissent la majeure partie des ressources 31(*)de trésorerie.

III.4. LES ATOUTS ET LIMITES DU CSR/ MUKONGO

Après avoir calculer les différents ratios et fonds de roulement, il convient de soulever les atouts et les limites du CSR/ MUKONGO. Le CSR/ Mukongo a connu certaines performances en matière de gestion financière. Du point de vue de l'autonomie financière, le CSR a pu conserver son autonomie financière durant les cinq ans de notre étude. Le degré d'autonomie dépend également de la structure des capitaux permanents (importance relative de fonds propres) ; de la structure de l'ensemble du passif.

Du point de vue de l'endettement, les rapports entre bailleurs de fonds-entreprises sont souvent difficiles par manque d'un engagement commun. Les notions de Fonds de roulement et de besoin en fonds de roulement utilisé par ces deux partenaires peuvent faciliter le dialogue et trouver un terrain d'entente. En effet, l'entreprise ou l'institution sanitaire doit avoir une trésorerie optimale des ressources disponibles excédentaires nuisant à la rentabilité alors qu'un manque de liquidité en entraîne des frais financiers excessifs qui risquent de mener l'entreprise à la cessation de paiement.

Le fonds de roulement et les besoins en fonds de roulement constituent des indicateurs significatifs de l'équilibre financier dans une optique de gestion aussi bien immédiate que prévisionnelle.

Ici, les atouts se présentent à divers niveaux notamment :

- Autonomie financière qui est bonne ;

- Pas d'accroissement des dettes ;

- Une bonne capacité de financement grâce aux différents ratios trouvés.

CONCLUSION PARTIELLE

Grossomodo, ce chapitre met en exergue les éléments suivants :

a. Fonds de roulement et autonomie

Le fonds de roulement est une mesure globale de la structure de l'Actif et du passif à la fin d'une période. Son niveau commande le degré de la trésorerie et le maintien de la solvabilité de l'entreprise. A ce qui concerne le CSR/ Mukongo, il dispose des stocks et des créances sur clients pour faire face à ses dettes exigibles.

b. Fonds de roulement et endettement

Le fonds de roulement permet d'analyser l'évolution des conditions d'endettement. Il confronte les actifs circulants et les dettes à C/T. Le résultat obtenu donne une réponse sur le fonds de l'endettement. Pour le cas du CSR/ Mukongo, nous déduisons que les dirigeants ont bien contrôlé l'évolution de leur endettement durant toutes les années de notre étude parce que le fonds de roulement reste suffisant. Mais cette situation risque d'avoir une incidence négative sur la rentabilité du CSR/ Mukongo.

c. Fonds de roulement et capacité de financement

Le calcul du fonds de roulement et de différents ratios trouvés, nous montre que le CSR/ Mukongo est dans une situation de capacité de financement durant les cinq ans de notre étude, car presque tous les capitaux permanents excèdent les immobilisations et parviennent même à financer une partie des valeurs d'exploitations.

d. Fonds de roulement et rentabilité

Le calcul de ratio de rentabilité économique nous a montré que les bénéfices nets représentent en moyenne 26% de l'Actif total du CSR/ Mukongo.

Mais, il convient de noter que le non-paiement des factures par les malades et l'absence de subsides de l'Etat entraînent parfois des failles dans la gestion des ressources financières au sein du CSR/ Mukongo- Muhangi.

CONCLUSION GENERALE

Nous voici au terme de notre investigation qui a consisté à la gestion des ressources financières au sein d'une institution sanitaire : cas du Centre Santé de Référence de Mukongo-Muhangi, pour la période allant de 2002 à 2006.

En choisissant ce thème, notre objectif était de pouvoir porter un jugement sur la manière dont les ressources financières sont gérées au sein du CSR/ Mukongo- Muhangi à travers le calcul de certains indicateurs financiers et de démontrer le rôle d'une gestion saine des ressources financières au sein d'une institution sanitaire.

Pour y arriver, nous avons subdivisé notre thème en trois chapitres :le premier chapitre a été consacré à des notions essentielles sur la gestion des ressources financières et des institutions sanitaires. Il s'y est agit d'une explicitation de certains concepts de base pour une meilleure compréhension de notre thème d'étude, c'est-à-dire les théories sur la gestion des ressources financières d'une entreprise et d'une institution sanitaire.

Ensuite, le second chapitre a porté sur la description de l'air de santé et du Centre de Santé de Référence de Mukongo- Muhangi, la présentation du Centre de Santé de Référence Mukogno- Muhangi, ses réalisations, ses difficultés et une proposition des perspectives d'avenir dudit Centre.

Enfin, le troisième chapitre a été axé sur l'analyse et l'interprétation des données récoltées au CSR/ Mukongo- Muhangi. Notre attention a porté sur les états financiers, à savoir les bilans ainsi que les tableaux de formation du résultat du CSR/ Mukongo de 2002 à 2006. Dans ce chapitre, nous avons fait recourt aux différents instruments de gestion, entre autres le fonds de roulement et les ratios. En outre, nous avons recouru à la méthode analytique qui nous a permis d'analyser les différents flux financiers dudit CSR.

Les techniques documentaires et l'interview nous ont été très importants pour collecter les données.

L'examen du fonds de roulement du CSR Mukongo-Muhangi nous a révélé qu'il n'est pas élevé ; c'est-à-dire que les capitaux permanents ne couvrent pas toute la zone de risque.

La liquidité relative insatisfaisante pour les cinq ans de notre étude prouve à suffisance que le CSR/ Mukongo pouvait à tout moment faire face à ses engagements à C/T sans aliéner son actif fixe. Du point de vue de l'autonomie financière, il convient de signaler que le CSR/ Mukongo jouit d'une forte indépendance financière et que ses capitaux propres présentent en moyenne 62% de l'ensemble de son passif et qu'il dispose donc d'une capacité de financement. Durant les cinq ans d'exercices, le CSR/ Mukongo a fonctionné avec 89% des capitaux permanents et 11% des fonds appartenant à des tiers prêteurs. Ce chiffre de 89% marque une vraie position d'indépendance financière et confirme notre première hypothèse.

En ce qui concerne la trésorerie absolue, elle est positive durant notre période d'étude. Cependant, par rapport aux dettes à C/T, elle est négative. Dans le souci de maximisation du profit, le centre doit chercher à augmenter son fonds de roulement, au fur et mesure que les besoins du centre progressent. Ainsi, face à cette situation financière, et eu égard à ce qui précédé, nous suggérons ce qui suit :

- Etant donné l'insuffisance des ressources financières pour faire progresser le centre, les responsables du CSR/ Mukongo- Muhangi doivent mettre en place des stratégies appropriées pour l'obtention des crédits auprès des tiers.

- Le centre devra mettre en oeuvre une nouvelle stratégie en matière de recouvrement des créances car celles-ci constituent un remède pour améliorer la situation de la trésorerie de l'institution.

- Les autorités politico-militaires devront tout faire pour neutraliser toutes les forces négatives dans la contrée.

- L'Etat doit prendre à bras le corps sa responsabilité envers les institutions sanitaires publiques, surtout en accordant une grande importance à celles implantées en milieu rural.

Somme toute, nous n'avons pas la prétention d'avoir traité tous les aspects de la gestion des ressources financières au CSR/ Mukongo- Muhangi. Toutefois, notre analyse est une porte ouverte par laquelle entrerons tous ceux qui voudront se joindre à nous afin de porter dans le concert scientifique tous les contours tant financiers que sociales du Centre en étude qui, du reste, n'est qu'un échantillon dont les aspects peuvent se retrouver dans d'autres institutions de santé érigée dans un milieu rural.

BIBLIOGRAPHIE

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TIBAMWENDA, Cours de gestion des ressources humaines, G3 Gestion ULPGL, 2006-2007.

TABLE DES MATIERES

DEDICACE Erreur! Signet non défini.

REMERCIEMENTS Erreur! Signet non défini.

SIGLES ET ABREVIATIONS Erreur! Signet non défini.

0. INTRODUCTION 7

0.1. PROBLEMATIQUE Erreur! Signet non défini.

0.2. HYPOTHESES DE TRAVAIL Erreur! Signet non défini.

0.3. CHOIX ET INTERET DU SUJET Erreur! Signet non défini.

0.4. METHODES ET TECHNIQUES Erreur! Signet non défini.

0.5. DELIMITATION DU SUJET Erreur! Signet non défini.

0.6. SUBDIVISION DU TRAVAIL Erreur! Signet non défini.

0.7. DIFFICULTES RENCONTREES Erreur! Signet non défini.

CHAPITRE PREMIER : GENERALITES SUR LA GESTION DES RESSOURCES FINANCIERES ET LES INSTITUTIONS SANITAIRES 13

I.1. LA GESTION DES RESSOURCES FINANCIERES 13

I.1.1. Notion de gestion 13

I.1.2. Typologie de la gestion 14

I.1.3. Objectifs, stratégie et politique de la gestion 16

I.1.4. Principes, fonction et difficultés de gestion 16

I.2. LES RESSOURCES FINANCIERES D'UNE ENTREPRISE 17

I.2.1. Le concept «ressource» 17

I.2.2. Le concept «finance» 17

I.2.3. Les sources de financement 18

I.2.4. Gestion des ressources financières 21

I.3. INSTITUTION SANITAIRE 24

I.3.1. Définition et typologie 24

I.3.2. Gestion et sources de financement 26

I.4. AUTRES CONCEPTS 29

I.4.1. Affectation 29

I.4.2. Rendement 30

I.4.3. Revenu 30

I.4.4. La rentabilité 31

CHAPITRE DEUXIEME : DESCRIPTION DE L'AIRE DE SANTE DU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE MUKONGO/MUHANGI 32

II.1. L'AIRE DE SANTE DE MUKONGO/MUHANGI 32

II.1.1. Situation géographique 32

II.1.2. Situation démographique 33

II.1.3. Aspects socio-culturels 33

II.1.4. Situation économique 34

II.2. PRESENTATION DU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE 35

II.2.1. La création du centre 35

II.2.2. Bref historique 36

II.2.3. Organisation du centre de santé de référence de Mukongo (Muhangi) 38

II.2.4. Réalisations et difficultés du centre 42

CHAPITRE TROISIEME : LA GESTION DES RESSOURCES FINANCIERES DU CSR/ MUKONGO-MUHANGI 44

III. 1. ELEMENTS DU BILAN DU SCR/ MUKONGO 44

III.1.1. Brèves explications du contenu. 44

III.1.2. Bilans successifs 20002-2006. 45

III.2. CALCUL DU FONDS DE ROULEMENT ET DES DIFFERENTS RATION 44

III. 2.1. Notion de fonds de roulement 44

III.2.2. CALCUL DES DIFFERENTS RATIOS 44

III.3. ETUDE DE L'EVOLUTION DU FONDS DE ROULEMENT 44

III.3.1. Notion 44

III.3.2. Besoin en fonds de roulement et la trésorerie 44

III.4. LES ATOUTS ET LIMITES DU CSR/ MUKONGO 44

CONCLUSION PARTIELLE 44

a. Fonds de roulement et autonomie. 44

b. Fonds de roulement et endettement 44

c. Fonds de roulement et capacité de financement 44

d. Fonds de roulement et rentabilité 44

CONCLUSION GENERALE 44

BIBLIOGRAPHIE 44

A. OUVRAGES Erreur! Signet non défini.

B. DICTIONNAIRE Erreur! Signet non défini.

C. ARTICLES, MEMOIRES, T.F.C ET AUTRE DOCUMENT Erreur! Signet non défini.

TABLE DES MATIERES 44

* 1 VERHULST A., cité par KAKOMERE K., L'impact de l'analyse financière sur l'efficacité fonctionnelle d'une entreprise commerciale. Cas de la maison Kisumba, T.F.C, UNADEL, 2002-2003, Inédit.

* 2 M. GRAWITZ, cité par Bernard PIGANIA, Analyse et gestion financière de l'entreprise, Dalloz, Paris, p. 8.

* 3 Idem, p.9.

* 4 G. DEPALLENS, Gestion financière d'une entreprise, 3e éd., Paris, 1967, p1.

* 5 Patrick JOFERE et Yves SIMON, Encyclopédie de gestion, éd. Economica, Paris, 1986, p 9.

* 6 TERRY et RANCHLIN, Les principes du ménagement. Correction des gestions économiques, Pris, 1995.

* 7 LE MICRO ROBERT

* 8 BERNARD ET COLL, Dictionnaire économique et financier, 6 éd., Paris, 1996.

* 9 LE MICRO ROBERT

* 10 BERNARD et all, Dictionnaire économique, 6é éd., Paris 1986.

* 11 COLASSI, Gestion financière de l'entreprise, problématique concepts, 3e éd. PUF, Paris, 1993.

* 12 D.ECHAUDE MAISON, Dictionnaire d'économie et sciences sociales, éd. Hathan, Paris.

* 13 M.A. KHAD, op.cit, p.11.

* 14 FREDERIC PIERRU, Op.cit, p. 7.

* 15 FREDERIC PIERRU, L'hôpital est-il une entreprise comme une autre ? Un problème économique, Hebdon

* 16 BERNARD et all, Dictionnaire économique et financier, cité par MBALEKA MESO NONO, Gestion de ressource financière au sein d'une institution sanitaire, cas de l'hôpital générale de Beni, TFC, UCG 2004-2005.

* 17 Ibidem

* 18 Ibidem

* 19 Bureau de l'Etat Civil

* 20 PROF. TIBAMWENDA, Cours de gestion des ressources humaines, G3 Gestion, ULPGL, 2006-2007.

* 21 BEITONE A. et alii, Dictionnaire des sciences économiques, Paris, Armand Colin, 2001, p.231.

* 22 Michel LEUASSEUR & B.PIGANIOL, Analyse et gestion financière de l'entreprise, éd, Dalloz, Paris, p. 7.

* 23 P. Alphonse VERHULST, Op cit, p. 46.

* 24 H. MEUNIER et all, la trésorerie des entreprises plan de trésorerie, plan de financement, P²aris, 1970, p. 15.

* 25 M.LEVASSEUR et B. PIGANIOL. Op cit, p. 2.

* 26 A.VERHULST, Op cit, p. 65-95.

* 27 BEITONE A et alii, op. cit., p. 369.

* 28 LEVASSEUR, M. et PGANIOL, B., Op cit, p. 5.

* 29 FLEURIET, M. et KIENASP, Comment assurer la bonne marche financière de son entreprise, éd. l'Usine Nouvelle, Paris, 1884, p. 54.

* 30 NERDIER, F., Les tableaux de flux des trésoreries, in Revue judiciaire comptable n° 208, (Mai 1995), p. 38.

* 31 FLAIRIER, M. et KIENAS, P., op cit, p. 27.