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Etude de faisabilité de création d'une unité de production de sucre dans la province du nord Kivu à  Rutshuru; analyse financière et économique


par Chantal FAIDA Mulenga-byuma
Université Libre des Pays des Grands Lacs, ULPGL/GOMA - Licence en sciences économiques et de gestion, option Gestion Financière 2011
Dans la categorie: Economie et Finance
   
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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE

UNIVERSITE LIBRE DES PAYS DES GRANDS LACS (U.L.P.G.L)

BP. 368 GOMA

FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION

ETUDE DE FAISABILITE DE CREATION D'UNE UNITE DE PRODUCTION DE SUCRE DANS LA PROVINCE DU NORD- KIVU A RUTSHURU :

Analyse financière et économique

Par : Chantal FAIDA MULENGA-BYUMA

Mémoire présenté en vue de l'obtention du diplôme de licenciée en sciences économiques et de gestion.

Option : Gestion Financière

Directeur : Prof. Seblon MPEREBOYE MPERE

Encadreur : C.T. Laurent MUMBERE MUSAY

Juillet 2011

Epigraphe

Tout projet d'investissement doit être financièrement et économiquement rentable pour être accepté.

Chantal FAIDA MULENGA-BYUMA

SIGLES ET ABREVIATIONS

ACP : Afrique, Caraïbes et Pacifique

BCC : Banque Centrale du Congo

BFR : Besoin en Fonds de Roulement

CAF : Coût d'Assurance Fret

CF : Cash flow

DGI : Direction Générale des Impôts

DRC : Délai de Récupération du Capital

FASEG : Faculté des Sciences Economiques et De Gestion

FNL : Flux Net de Liquidité

IP : Indice de Profitabilité

INSS : Institut National de Sécurité Social

Log : Logarithme

Nbre : Nombre

PIB : Produit Intérieur Brut

PNB : Produit National Brut

PU : Prix Unitaire

PT: Prix Total

RDC : République Démocratique Du Congo

RNet : Résultat net

SIDA : Syndrome Immunodéficitaire Acquis

SONAS : Société Nationale d'Assurance

TRI : Taux de Rentabilité Interne

VA : Valeur Ajoutée

VAN : Valeur Actuelle Nette

VI : Valeur Investi

VIH : Virus de l'Immunodéficience Humaine

WWW: Word Wide Web

%: Pourcentage

$ : Dollar Américain VR : Valeur Résiduelle

 
 

Dédicace

 
 

A mes parents MARHEGANE MULENGA-BYUMA Godefroid et CHIBALONZA ZABONA Jacqueline.

REMERCIEMENTS

Nous ne saurons pas achever ce travail sans témoigner nos sentiments de gratitude à l'endroit de toutes les personnes de bonne foi qui ont concouru à l'élaboration de ce dernier de près ou de loin.

Tout d'abord Dieu, notre gratitude s'adresse au Tout Puissant Créateur, Maître des temps et des circonstances qui nous a accordé le souffle de vie pour réaliser ce travail.

Ensuite nous tenons à remercier tout le corps scientifique et académique en général et à notre Faculté de Sciences Economiques et de Gestion FASEG en particulier pour la formation dont nous avons bénéficié.

Notre profonde gratitude s'adresse au Professeur Seblon MPEREBOYE MPERE et au Chef des Travaux Laurent MUMBERE MUSAY respectivement Directeur et Encadreur du présent travail qui, en dépit de leurs multiples occupations, ont accepté de nous diriger et encadrer, pour arriver au bout de notre tâche par leur dévouement et compétences que nous avons appréciés.

Notre gratitude la plus sincère va également aux membres de la famille MULENGA-BYUMA pour leur participation et leur soutien matériel et moral à notre éducation respectivement nos parents MARHEGANE MULENGA-BYUMA Godefroid, et CHIBALONZA ZABONA Jacqueline, particulièrement mes frères, et soeurs TOMBOLA MULENGA-BYUMA Patience, MUHINDO MULENGA-BYUMA Kataliko, NABAHAVU MULENGA-BYUMA Célestine, SEKA MULENGA-BYUMA Anne-Marie CONSTANCE MULENGA-BYUMA Nyota, NTABUGI MULENGA-BYUMA Lazarine, NAKABI MULENGA-BYUMA Pascaline et ma nièce aimée Marie Reine.

Notre sentiment de gratitude s'adresse également à notre Oncle BOSSUET BIFUKO, à RICHARD RUGABO, notre ami intime, notre regretté Oncle ZABONA; mon beau frère ZIGOSHI Serge, sa maman CHANTAL NTAMBUKA, et son oncle Grégoire NTAMBUKA ; sans omettre mes oncles, tantes, cousins, cousines, neveux, nièces.

Nous aimerions reconnaître aussi l'apport de considérable tant moral, spirituel que financier de diverses connaissances en l'occurrence, Me Jean Paul MUTANAVA, Mr MWAMBA, Mr LUTALAKY, PACIFIQUE, Mlle KELLY NKUTE, Mr JULES NDONGA, le Père PIERRE THADEE, Dr BLAISE, Professeur Mathias CINYABUGUMA au moment de la réalisation de ce travail.

Par ailleurs, nous saluons la sympathie de nos camarades qui ont persévéré avec nous durant notre parcours académique, citons AKWIR, BULONZA, CHITO, CHIZUNGU, WASSINGYA, KINYOMA, KATUNGU, ADJABU, KARUMBA, BAHEMBA, CHIRUZA, NGISSE, BORA, BAKOLE, BYAMUNGU, BWEMA, CHIKWANINE, JUHUDI, BASHIGA etc.

Nous n'oublions pas de remercier toute la communauté estudiantine ulpgloise, pour son attachement manifesté pendant notre parcours académique et beaucoup plus durant notre mandat à la tête comme porte parole adjointe du comité des étudiants année 2010-2011.

Enfin nous remercions tous nos amis pour leur agréable compagnie de tous les jours : FRANCINE, FAUSTIN, LILY, GUILLAUME, MICHEL ALINE, PARTICK, FABRICE, PASCAL, YAF, SERGE et CHRISTHIAN.

Que tous ceux, dont, les noms ne figurent pas ici se sentent aussi gratifiés et sachent que nous les tenons à Coeur.

FAIDA MULENGA-BYUMA Chantal

RESUME

Notre travail a porté sur l'étude de faisabilité de création d'une unité de production de sucre dans la Province du Nord Kivu, précisément dans le Territoire de Rutshuru.

Notre question principale était formulée comme suit : la création d'une unité de production de sucre à Rutshuru est-il rentable financièrement et économiquement ?

L'hypothèse principale émise est la suivante : l'implantation de cette unité de production de sucre serait économiquement et financièrement rentable et viable.

Notre méthodologie s'est basée sur ; l'approche analytique, la documentation et la technique statistique.

Les résultats de l'analyse financière et économique de notre projet nous ont permis de confirmer l'hypothèse ci-dessus.

En effet, nous avons obtenu les résultats suivants :

· ce projet est acceptable, étant donné que la VAN est positive de 1 571 235$

· il est rentable, son TRI étant de 77% ; qui signifie que chaque 100$ investis va secréter 77$ et l'IP du projet étant aussi supérieur à 1 soit de 3,37.

· le DRC est relativement court, il est de 4 ans et 22 jours sur les dix ans prévus.

Du point de vue économique le projet permettra de :

- réduire les importations de 50% et réduire le prix du kilogramme du sucre de 29%, car étant face à la concurrence, le prix de 50kgs importés revient à 70$ tandis qu'avec l'avènement de ce projet, 50kgs coûte 50$ ;

- promouvoir et moderniser la culture de la canne à sucre au niveau du territoire de Rutshuru et dans toute la Province du Nord Kivu et promouvoir la valeur monétaire locale ;

- élever la valeur ajoutée des entreprisses d'électricité, pétrolières, etc.

- dégager dans l'économie une valeur ajoutée de 1 002 022$, la première année de l'exécution du projet ; et avec une augmentation de 2% le reste des années. Pour le compte des agents soit 15 au total, un montant total de 3 168$ sous forme de salaire et pour les pouvoirs publics en guise de paiement d'impôts (sur le bénéfice, sur le revenu et autres impôts) un montant 3 360 580$ ; 19 550$ ; 106 200$. Soit le total de 3 486 330$ pour la première année et afin pour les assurances un montant de 2 645,6$.

SUMMARY

Our research gets linked with a feasibility study pertaining to creating a sugar production unit in the North Kivu Province, mainly in the territory of Rutshuru. It is relevant with the economic and financial projects investment for entrepreneurship enhancement.

The major issue was made up as follows: creating a sugar production unit at Rutshuru, does it bring out some financial and economic income?

The hypothesis is: the implantation of this sugar factory will not only bring out some financial and economic income but also fit for life.

We proceeded with analytic method, documentation and statistical techniques.

Nevertheless the results of the financial and economic analysis of our project compelled us to confirm all of our three hypotheses.

 
 
 

0. INTRODUCTION

O.1 Problématique

Dans la littérature économique actuelle, l'activité industrielle a un caractère productif et la production est orientée par le souci de satisfaire les besoins jugés prioritaires. Vu sous cet angle, une réponse à tous ces défis est la conception, le financement, la mise en oeuvre ou l'exécution des projets d'investissements durables.

Les projets étant des interventions destinées à provoquer des changements, ils comportent inévitablement des risques, étant donné que les résultats futurs dont ils recalent sont par nature incertains. Cependant, au-delà de leurs résultats directs, ces projets entrainent des effets sur l'économie, l'environnement naturel, les relations sociales, institutionnelles, ou politiques.1(*)

L'on peut remarquer qu'en 1997, l' agriculture était le principal secteur de l'économie, représentant 57,9 % du PIB en 1997 en RDC. Les principales productions étaient exportées : le café, l' huile de palme, le caoutchouc, le coton, le thé, et le cacao tandis que les cultures vivrières concernent essentiellement : le manioc, la banane plantain, le maïs, l' arachide, et le riz. En 1996, l'agriculture occupait 66 % de la population active.

Le secteur primaire demeure moins exigeant par rapport à d'autres en ce qui concerne les matériels utilisées pour l'exploitation. Mais aussi paradoxalement que cela puisse paraître, en RDC, ce secteur n'est pas développé étant donné le coût moindre qu'il peut entrainer.

Tout reste à promouvoir, de l'agriculture en passant par l'agro alimentaire jusqu'aux confiseries d'une part et de l'autre de la transformation jusqu'à l'usage tertiaire des produits et des services par différents secteurs institutionnels.

Dans ces vagues des produits aptes à satisfaire plusieurs besoins à des niveaux variés, certains produits s'illustrent avec beaucoup d'acuité et leurs consommations dans le milieu congolais restent inconditionnelle. Mais jusque là ces produits proviennent de l'extérieur alors que d'autres pays en produisent déjà localement.

C'est le cas du sucre importé jusque là alors que des superficies emblavées des cannes à sucre demeurent sous exploité faute d'usine pouvant produire le sucre dans le territoire de prédilection de cette plante et particulièrement au Nord Kivu où la majorité d'espaces cultivé contient des sols riches favorables à cette culture.

Comment mettre à profit cette culture et créer de la valeur réalisée sur la production du sucre de canne dans cette partie du territoire national ?

Ces quelques exportations bien qu'étant brutes sont plus visibles dans d'autres coins du pays qu'au Nord Kivu pourtant elle est une province à vocation agricole élevée.2(*)

Le Cas du sucre de canne qui reste inexploité jusqu'à ce jour, pourtant il est produit à grande quantité dans le Territoire de Rusthuru est frappant.

Nul n'ignore, cependant que la demande du sucre ne cesse d'augmenter dans notre pays, la RDC en général en particulier dans la Province du Nord Kivu. Celle-ci est l'accroissement démographique et la création des unités de boulangerie, etc.

En 2008 le rapport annuel de la Banque Centrale du Congo dans la partie des importations, montre que 1,7 sur les 100% des importations est constitué de celui du sucre suivi de celui des biscuits avec 0,58% ce qui fait le total de 3,17% soit 4.575.574,5$ de sortie de fonds sur le total de 144.130.234,31$ ; et en 2009, 4,12% sur les 100% des importations est constitué de celui du tabac suivi de celui du sucre avec 2,42% ce qui fait le total de 8,49% soit 7517809,8 de sortie de fonds sur le total de 88 515 606,59.

Ces importations pèsent lourdement sur la balance commerciale de la RDC et la création d'une unité de production locale du sucre peut réduire tant soit peu ce déficit crée ; c'est dans cette optique que ce travail se propose d'étudier la possibilité de la création d'une manufacture de sucre à Rutshuru.

Néanmoins, des préalables majeurs, en l'occurrence l'étude de l'offre et de la demande du marché, le prix, les ressources matérielles, financières et humaines disponibles, l'on doit se rassurer si les critères de réalisation d'une rentabilité positive sont garantis dans l'environnement où on cherche à créer une telle entreprise.

Ceci étant, la question principale découlant de cette recherche est la suivante : la création d'une unité de production de sucre à Rutshuru est-il rentable financièrement et économiquement ?

Dans le but de répondre à cette question principale, les questions spécifiques suivantes ont été formulées :

Ø Point de vue économique

- quelle est la part du sucre dans le volume des importations et de combien voulons-nous réduire ces importations ?

- quelle est l'incidence de cette réduction sur le prix du sucre ?

- quelle est l'incidence de ce projet sur l'augmentation de l'emploi ?

Ø Point de vue financière

- quelle est la rentabilité de ce projet ?

- dans quel délai, les fonds investis dans ce projet seront-ils récupérés ?

0.2 Hypothèses

L'implantation de cette manufacture de sucre serait économiquement et financièrement rentable mais aussi viable par le simple fait que :

Ø Du point de vue économique

- elle réduirait le volume des importations tout en augmentant la production locale du sucre.

- cette situation entrainerait une baisse des prix du sucre due à la concurrence imposée par une production importée.

- outre le surplus généré au producteur, cette production locale du sucre contribuerait à la création des emplois des revenus dans le pays sous forme d'impôts, taxes, salaires etc.

Ø Du point de vue financier

- la rentabilité de ce projet ne serait pas inférieure à 12%.

- le délai de récupération serait d'au plus cinq ans compte tenu des perturbations observées dans l'environnement politique congolais. Ce délai est requis dans un milieu instable politiquement.3(*)

0.3 Méthodologie

La méthode analytique nous a facilité d'analyser les résultats obtenus pour mener à bien l'étude.

La documentation nous a aidés à collecter des informations qui concernent notre recherche par la consultation des ouvrages dans les différentes bibliothèques de la place, l'accès à l'internet.

La technique statistique nous a permis de traiter les données qualitatives et d'interpréter les résultats présentés sous formes des tableaux à l'aide de l'outil informatique. Dans la même logique, certaines techniques d'analyse financière, et de gestion financière mais aussi de la comptabilité nous ont aidés à analyser les données.

0.4 Objectifs du travail

Ce travail a comme objectif principal l'implantation d'une unité de transformation du sucre de canne dans la province du Nord Kivu, dans le Territoire de Rutshuru.

Ses objectifs spécifiques sont :

· la constitution d'une une documentation sur la création d'une entreprise agricole ;

· la création d'emplois directs et indirects à divers échelons en RDC ;

· la promotion de la créativité dans le chef du peuple congolais.

0.5 Choix et intérêt du sujet

L'Université Libre des Pays des Grands Lacs, par le biais de la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion, organise une formation qui met un accent sur l'entrepreneuriat en vue de préparer les étudiants à ne pas être chercheur d'emploi mais plutôt créateur de celui-ci.

Il s'est avéré intéressant pour nous de réfléchir, dans le cadre du travail de fin de cycle de licence, sur l'analyse financière et économique d'un projet d'investissement dans un territoire de la RDC et celui de Rutshuru a retenu notre attention.

Notre motif est d'analyser ce que peut être la rentabilité et l'opportunité d'implanter cette unité de production de sucre à Rutshuru et celui de connaître ce que peut être son apport à l'amélioration des conditions de vie de la population environnante en particulier et celle du pays en général.

De ce fait, ce travail intéressera les autorités politico administratives de la Province du Nord Kivu en particulier et celles de la RDC en général dans le sens où ils auront un élément solide de travail et de canalisation de leurs activités de planification avenir pour la bonne gestion de la chose publique.

Ensuite, il éveillera l'intérêt de tous les collaborateurs et partenaires du gouvernement provincial et national pour qu'ils adaptent leurs domaines d'intervention aux besoins ressentis par la population.

Dans le cadre purement scientifique, il provoquera un intérêt chez les étudiants en sciences économiques et de gestion, les mouvements associatifs etc. ; de même que chez les entrepreneurs qui désireraient diversifier leurs activités.

0.6 Délimitation du sujet

Le champ d'investigation choisi est le territoire de Rutshuru, dans la Province du Nord Kivu. Ce travail est axé sur la préparation et évaluation des projets, de l'économie de développement, de l'entrepreneuriat et de la gestion financière et économique.

0.7 Subdivision du travail

Mis à part l'Introduction et la conclusion, ce travail est subdivisé en trois chapitres. Le premier chapitre porte sur : l'analyse Financière et économique d'un projet d'Investissement ; ce dernier se propose de mener une étude sur certaines notions du projet, la typologie des projets, le processus de création d'une unité de production et enfin de parler brièvement de l'analyse financière et économique d'un projet.

Dans le second, nous abordons la Présentation du Milieu d'Etude et le bref aperçu sur la fabrication du sucre. Le troisième chapitre est consacré au Projet de création d'une unité de production de sucre à Rutshuru.

0.8 Difficultés rencontrées

Nous avons rencontrés certaines difficultés dans la réalisation de ce travail en l'occurrence : l'indisponibilité des données dans certains endroits, le manque de temps matériel car nous devrions combinés les cours et la recherche et l'insuffisance des moyens.

Chapitre premier : ANALYSE FINANCIERE ET ECONOMIQUE DU PROJET D'INVESTISSEMENT

Ce chapitre reprend les aspects théoriques liés au projet d'investissement. Elle comprend cinq sections : la première porte sur les notions du projet, la seconde traite la typologie des projets, la troisième sur le processus de création d'une unité de production, la quatrième et la cinquième section porte respectivement sur l'analyse financière et économique d'un projet d'investissement.

Section 1 : NOTIONS SUR LES PROJETS

Avant d'entrer dans le vif du sujet, il convient d'apporter précision et clarifications à certains termes qui prêtent à confusion et dont l'usage abusif qu'on en fait nécessite de souligner la différence qui les sépare. Ces termes sont plan, programme et projet.

En effet, le Plan est définit comme étant l'image de la vie nationale, régionale ou territoire d'un pays dans un ou plusieurs domaines ou branches d'activités. 4(*)Il peut être défini comme étant un ensemble de projets de mesures, de stratégies ; de programme exprimé dans un document en vue d'atteindre un objectif ou un ensemble d'objectifs.

Il traduit la volonté politique même de développement du pays. Il vise plusieurs buts, tandis que le programme vise à atteindre un but et le projet à réaliser un objectif.

Le programme quant à lui c'est un ensemble d'instructions et d'informations nécessaires à l'exécution d'opérations déterminées. C'est un plan détaillé. Un ensemble d'activités organisées ayant un objectif précis, limitées dans le temps et l'espace.

L'Investissement, ou la formation brute de capital fixe (FBCF), selon la comptabilité nationale, est répertorié à plusieurs niveaux :

- au niveau des Entreprises : c'est la valeur des biens durables acquis par les unités de production pour être utilisés pendant au moins un an dans leur processus de production.

- au niveau des Ménages : la FBCF des ménages dans le cadre de leur activité domestique ne concerne que l'acquisition ou la production pour leur propre compte de logements,

- au niveau des Entrepreneurs individuels : la FBCF des ménages en tant qu'entrepreneurs est comptée dans la FBCF des entreprises (contribution à l'activité productive).

Les investissements financiers, les acquisitions de terrains, les investissements immatériels ne sont pas comptabilisés dans la FBCF (bien que ces investissements soient d'une grande importance pour évaluer la manière dont une société prépare son avenir).

Le rendement d'un investissement fait l'objet d'un calcul de rentabilité, prenant en compte la durée de vie du bien investi ou sa durée d'utilisation (avec, dans ce cas, la valeur finale résiduelle de l'investissement).

L' investissement durable stratégique est un type d'investissement vertueux en matière de développement durable (au-delà de l'affichage), correspondant notamment à des entreprises qui peuvent prouver qu'elles évoluent vers plus de durabilité.5(*)

 

· 3.1 Objectif de l'Investissement

Sous la finalité générale d'accroissement du capital technique (ou capital fixe , ou capital productif ) des objectifs plus précis peuvent être visés :

L'investissement de remplacement ou de nouvellement, a pour but de maintenir l'activité à son niveau actuel.

L'investissement de modernisation ou de productivité, a pour but d'accroître la productivité en introduisant des équipements modernes et perfectionnés.

L'investissement de capacité ou d'expansion, a pour but d'augmenter la capacité de production de l'entreprise, en ajoutant, par exemple, des unités de production que ce soit d'un produit déjà existant, il s'agit alors d'une expansion quantitative, ou d'un nouveau produit - on parle alors d'expansion qualitative.

3.2Autres caractéristiques de l'Investissement

L'investissement peut être qualifié de :

Productif, parce qu'il renvoie :

· à l'idée qu'il s'agit d'un investissement de nature directement productive

· à l'idée de l'efficacité de son rendement : la valeur cumulée des biens et des satisfactions obtenues est au supérieure voire très supérieure au coût investi.

· non directement productif (voire improprement qualifié d'improductif): il concerne des biens et des services d'utilité publique (écoles, hôpitaux, etc.).

· matériel : il se traduit par la création d'un bien ou actif réel (un bien de production, par exemple).

· immatériel : il concerne des services : formation, recherche-développement, innovation, marketing, technologies de l'information, publicité, etc., susceptibles d'apporter un développement futur.

· financier : il doit être considéré à part compte tenu de ce que sa finalité est de rechercher une contrepartie (placement) ou à plus ou moins long terme un gain financier (plus-value).

· stratégique, lorsqu'il est jugé essentiel pour la survie ou l'avenir de l'investisseur.

· investissement brut et investissement net : on parle d'Investissement brut quand le flux d'investissement comprend l'investissement neuf et l'investissement de remplacement. Le calcul de l'Investissement net s'obtient par différence entre : Capital technique de fin de période - Capital technique en début de période.

3.3 Erreurs d'investissement

Malinvestissement : on parle de malinvestissement lorsque l'investissement est inadéquat : trop élevé (surinvestissement), trop faible (sous-investissement), ou les deux à la fois (mal orienté). Investir, et ne pas le faire, sont toujours des paris sur l'avenir, il y a donc en permanence des investissements inadéquats. Dans certaines situations cependant l'erreur est assez répandue pour avoir des effets macro-économiques sensibles (récession ou crise).

En régime d'économie libre, la variable essentielle en la matière est le taux d'intérêt : trop élevé, il rend impossible l'investissement même dans des projets a priori rentables ; trop bas, il favorise l'investissement dans des projets à la rentabilité trop faible.

· Surinvestissement : si les agents économiques ont des perspectives trop optimistes, ils peuvent trop investir, ce qui les conduira à avoir des capacités de production excédentaires. On dit qu'il y a surinvestissement. À l'échelle d'un pays, un surinvestissement très élevé conduit généralement à une crise économique.

· L'autofinancement : c'est le financement des investissements par des moyens internes à l'entreprise. L'autofinancement se mesure de deux manières : le taux de marge qui donne une indication sur les ressources de l'entreprise (excédent brut d'exploitation / valeur Ajoutée) et le taux d'autofinancement: EB/FBCF (Formation Brute de Capital Fixe) qui mesure la part de l'investissement qui est financée par l'épargne brute (partie de l'EBE, hors dividendes, intérêts et impôts, servant à financer la FBCF).

· Le projet : il peut se définir comme étant un genre d'activités qui donnent prépondérance aux objectifs immédiats et qui sont conçus en vue d'une mise en oeuvre des ressources et la recherche des méthodes permettant d'atteindre ces objectifs précis.

Un projet est un engagement irréversible qui vise : à répondre à un besoin exprimé ou à résoudre une problématique explicitée qui nécessite le concours et l'intégration d'une grande diversité de contributions

Le fonctionnement en " mode projet" se distingue du fonctionnement en " mode processus" en ce sens qu'il n'est généralement pas destiné a priori à être répété que son coté inédit et unique montre qu'il peut être confronté à un environnement fortement incertain .( absence plus ou moins grande d'expériences ou de pratiques antérieures ).

Le mot projet provient du mot latin projectus , participe passé dérivé de pro-jicere, « jeter quelque chose vers l'avant » dont le préfixe pro- signifie « qui précède dans le temps » et le radical jicere signifie « jeter ». Au XII°, "porjeter" signifie jeter au loin, en avant. Au XV°, apparait "projeter" dont l'usage s'étend avec le retour du préfixe "pro"
Initialement le projet désigne davantage la volonté d'obtenir un résultat plutôt que l'action d'exécution proprement dite. 5(*)

Le résultat visé étant qualifié d'« objet ».

Courant XX°, le mot « projet » évolue, surtout à partir des années 1950, quand plusieurs techniques de gestion de projet sont élaborées :
le mot " Projet " dans son acception actuelle couvre à la fois l'intention visée et le dispositif prévu pour la réaliser .

Le mot « projet » désigne, selon H. BEGUIN, dans « analyse de projets » une opération d'investissement, c'est-à-dire la création d'un nouveau moyen de production ou la modification apportée à un moyen de production existant. Une telle opération est conçue puis réalisée par un acteur économique qui peut être aussi bien un particulier qu'une personne morale.

En d'autres termes, le projet doit d'abord identifier les problèmes posés à résoudre et compte tenu des moyens disponibles, sélectionner les plus prioritaires et dégager des solutions les solutions à y apporter.

Parmi ces solutions, on doit choisir la plus appropriée tout en définissant la démarche à mener pour atteindre la solution préconisée. Le projet n'est rien d'autres que cette solution trouvée.

Le projet correspond à une idée qui a germé dans l'esprit d'un ou plusieurs promoteurs dans le but de solutionner un problème clairement identifié.

En principe un projet n'est pas une simple idée jetée en l'air, mais suppose d'être décrit et planifié, par exemple selon la méthode CQQCOQP

· Quoi (les actions)

· Qui (les gens concernés)

· Où (les domaines touchés par le projet, voire les lieux)

· Quand (programmation dans le temps)

· Comment (moyens, méthodes...)

· Combien (le budget)

· Pourquoi (les motifs et les objectifs)

On doit répondre clairement à ces questions pour bien commencer le projet, et veiller à ce que les objectifs du projet soient clairement bien définis et bien compris par les parties prenantes.

1.1 Etapes d'élaboration d'un projet

L'élaboration d'un projet passe par les étapes principales suivantes : 6(*)

a) Identification du projet : la 1ère étape du cycle d'un projet, elle est basée sur la connaissance des besoins dominants à satisfaire. Comme l'affirme JOAO, l'identification d'un projet suppose donc une première élaboration des idées du projet, exprimées globalement en termes d'objectifs, résultats d'activités en vue de déterminer s'il faut ou non procéder à l'étude de faisabilité7(*).

b) Préparation du projet : une fois les objectifs exprimés, le projet entre dans une phase délicate qui exige la participation active du promoteur. Selon Warren, la préparation d'un projet doit englober l'ensemble des éléments techniques, institutionnels économiques et financières nécessaires à la réalisation des objectifs du projet.8(*)

c) Evaluation d'un projet : le but ici est de s'assurer que le projet est techniquement valable qu'il a une rentabilité «économique et le cas échéant, financière, suffisamment élevée.

d) Exécution : c'est l'affectation des ressources à bon escient. Donc suppose un pilotage du projet en tenant compte des objectifs lui assignés et aux résultats escomptés.

1.2 Cycle du Projet

Ci-après dans un tableau, nous présentons le cycle de vie d'un projet :

Tableau N° 01 : Cycle de vie d'un projet

e) Etape

Questions

Identification (idée)

· Besoins ? Priorités ?

· Moyens ?

Préparation /Analyse/Planification

1-2 an(s)

7-10% du coût d'investissement

· Techniques : intrants - produits (qualité des sols, climat, eau, cultures, etc.), stockage et distribution ?

· Institutionnelles; organisationnelles : aptitudes et mentalités des agriculteurs, conditions de fermage, capacités administratives ?

· Commerciales : conditions/circuits de vente/d'achat ?

· Financières

· Economiques

· Sociales : distribution des revenus, pauvreté, emploi (femmes) ?

· Environnementales ?

Evaluation ex-ante

· Validité de l'analyse et de la planification ?

Mise en OEuvre

1) Investissement (3-5 ans)

2) Développement (3-5 ans)

3) Plein régime (20-30 ans)

· Retours d'expérience ; révision des étapes restantes ?

Evaluation ex-post

· Réalisation/plan et pertinence des objectifs ?

· Flexibilité de l'organisation/imprévus ?

· Leçons ? Revoir les objectifs futurs? L'organisation?

Source : wikpédia consulté le 20 mars 2011.

1.3 Facteurs du succès d'un projet

En investissant son capital, l'entrepreneur prend un risque car il part d'une idée. Si cette dernière est bonne et que, sa mise en oeuvre réussit, il y aura profit, c'est-à-dire survie de l'entreprise. En l'occurrence les facteurs de succès d'un projet résident dans sa bonne intégration au sein même de l'environnement qui le caractérise. Ces facteurs se retrouvent plus dans la gestion du projet, dans la qualité des ressources prévues.

Selon A. VERHULST, pour que les projets ait du succès, il faut que les produits qu'on se propose de produire satisfasse un besoin et réponde à la demande et que les conditions d'exploitation soient satisfaisantes.9(*)

Les facteurs de succès d'un projet consiste à employer les technologies appropriées, et à définir clairement et d'une façon réaliste les objectifs spécifiques pour les groupes en faveur desquels se font les interventions.10(*)

Section 2 : TYPOLOGIE DES PROJETS

Les projets peuvent être classés par finalité et par activité.11(*)

2.1 Classification des projets par finalité

Nous allons étudier quelques grands types de projets :

Le lancement d'un produit nouveau, l'amélioration de la productivité, les aménagements sociaux, les projets collectifs et les projets de développement.

2.1.1 Projets de création des produits nouveaux

Leur originalité tient d'abord au fait que nous cherchons à mesurer la rentabilité d'un produit qui n'existe pas encore (...).

Pour aboutir au produit ; il sera nécessaire de définir les caractéristiques du bien, de son marché, et de son processus d'élaboration.

Le point le plus sensible est souvent représenté par le marché du produit (validité des prévisions commerciales). Ceci pose le problème de l'adaptation de la capacité de production et de son évolution par la montée en production.

2.1.2 Projets d'investissements de productivité

Leur finalité tient au fait que l'entreprise cherche à mesurer l'opportunité du changement d'un équipement et non la rentabilité de l'équipement (...).

Tout remplacement de matériel important peut s'assimiler à ce type de projet, dans la mesure où le remplacement ne se fait pas à l'identique.

Le problème est alors de savoir quand remplacer l'équipement.

2.1.3 Projets d'investissements de capacité

La finalité de ce type de projet est le changement de taille de la production à partir d'une modification de la demande. Il s'agit donc de déterminer une nouvelle capacité optimale de l'investissement.

2.1.4 Projets d'investissements collectifs ou sociaux

Le terme social a un double sens ; il peut signifier ce qui concerne le personnel

d'une entreprise ou la nature collective du projet dans le sens de national.

Dans le premier cas, nous trouverons les investissements relatifs aux conditions générales de vie dans une entreprise (équipements administratifs).

Dans le second cas, nous avons tous les projets d'aménagement (d'infra) ou de façon générale tous les projets publics de substitution à l'initiative privée.

2.1.5 Projet de développement

La finalité c'est le développement.

Les coûts spécifiques des projets de développement :

· adaptation des techniques,

· risque de rejet du milieu,

· lenteurs de démarrage.

Le développement est un coût à part entière qui pourrait enter dans la classification analytique des charges.

2.2 Classification selon l'activité

2.2.1 Cas des secteurs agricoles et industriels 

L'opposition de ces secteurs est traditionnelle. Les particularités du secteur agricole tiennent souvent à la spécificité de la fonction de production qui obéit à des règles différentes.

2.2.2 Cas de la production d'un bien et de la réalisation d'un service

Les caractéristiques majeures de ces services sont l'intangibilité (non matérialité) ; la simultanéité (absence de stock) ; et l'interactivité (présence souvent du client).

2.2.3 Cas de la saisonnalité des ventes

Il correspond à une variation significative des ventes ou (et) de la production à l'intérieur de l'année, que l'on rencontre dans des projets agricoles (culture pérennes, cultures saisonnières, projets arboricoles, aquacoles) ou des projets industriels (jouets, cadeaux...)

Les particularités concernent surtout le calcul du BFR et de la trésorerie.

2.2.4 Cas d'une durée du cycle d'exploitation supérieure à l'année

Cette situation est notamment rencontrée dans les projets forestiers ou d'infrastructures. La rentabilité est calculée sur de plus longues périodes.

Section 3 : PROCESSUS DE CREATION D'UNE UNITE DE PRODUCTION

Dans cette section, nous voyons que l'étude du processus de création d'une entreprise se fait sur base de l'étude du marché, des facteurs favorisant la création d'une entreprise, et de la réalité juridique de l'entreprise.

Ainsi, nous avons trois sous sections ; dont la première étudie le marché, la seconde porte sur les facteurs favorisant la création d'une entreprise et la troisième décrit la réalité juridique de l'entreprise.

3.1 Etude du marché

a) Définition: selon la définition la plus communément admise, l'étude du marché est: « l'analyse qualitative et quantitative d'un marché, c'est-à-dire de l'offre et de la demande réelle ou potentielles d'un produit ou d'un service afin de permettre l'élaboration des décisions commerciales.12(*)

b) But des études du marché : confrontées à une concurrence de plus en plus vive, à une demande en apparence de plus en plus versatile et, de toute manière, peu à même de faire prévaloir ses droits, les industries se sont aperçues que « les études de marché apportent une diminution notable des risques et une chance de succès non négligeable. »

La raison de ce succès tient au fait que l'étude de marché apporte une information objective, le plus souvent scientifique, sur les contraintes et les qualités d'un marché. En cela même, elle a permis une meilleure connaissance de l'offre comme de la demande, particulièrement grâce à l'apport des techniques statistiques ou psychologiques.

De plus, la préoccupation majeure de l'étude sera de confronter constamment les moyens et les contraintes de l'entreprise face à son environnement.

C'est dire qu'elle ne sera pas seulement axée sur l'extérieur mais aussi sur les données internes de l'entreprise.

Ainsi, elle peut être limitée à un type de produit ou à un type de consommateur particulier. De même, elle peut être limitée géographiquement, non seulement à une région mais à une ville, voire à un quartier.

c) Contenu des études du marché13(*) : traditionnellement, une étude de marché complète, traite de six grands types de problèmes ; étude des données socio-économiques des consommateurs ou utilisateurs du produit, du produit lui-même, de la distribution, de la publicité et promotion des ventes, de la concurrence enfin. En cela, elle prétend décrire le marketing-mix des produits existants ou mieux à définir le marketing-mix possible.

c.1 Etude de l'environnement économique : elle est constituée des données de base de toute activité, ces données peuvent modifier sensiblement l'offre et la demande des biens et services. Il est donc important de lui-même quel est leur niveau, leurs fluctuations et les perspectives qu'elles peuvent offrir.

En particulier, il s'agit d'extraire les faits essentiels dans le domaine :

· économique, notamment par branches ou secteurs (niveau de la production, de l'emploi, revenu national, PNB, évolution des dépenses commercialisées) ;

· monétaires et financiers (conditions de crédit, inflation,...) ;

· sociaux (comportements, mentalités, classes sociales et conflits sociaux,...) ;

· démographiques (mouvements de la population, caractéristiques, densité, répartition régionale, accroissement, répartition socioprofessionnelle) ;

· techniques ou technologies (évolution de la recherche) ;

· juridiques (législation, réglementaire sur le produit, la publicité ou la vente).

Par exemple dans l'alimentation, liste des produits dont l'utilisation est autorisée par le ministère de la santé).

c.2 Etude du produit : elle va décrire les caractéristiques des produits, des différentes gammes, les prix pratiqués (prix de vente comme prix publics), l'évolution des ventes. Plus particulièrement, elle s'attachera à définir le cycle de vie du produit ;

- la description des performances des produits de l'entreprise (caractéristiques physiques comme caractéristiques psychologiques attribuées par les consommateurs), permettra de le situer par rapport aux besoins des consommateurs et par rapport à ceux offerts par les entreprises concurrents ;

- l'étude des gammes des produits existants passe, le plus souvent, par un graphique établi en fonction du prix de vente aux consommateurs.

c.3 Etude de la distribution : outil essentiel de la vente des produits, il est indispensable de réceptivité précisément ;

- l'importance des différents canaux, leur évolution,

- les marges et usages de ces différents canaux (conditions de paiements, remises, unités de transport, de conditionnement), moyens de promotion ou de publicité sur le lieu de vente ;

- l'attitude des hommes de la distribution vis-à-vis du produit comme de la firme : notamment leur degré de réceptivité.

L'analyse des ventes de l'entreprise et leur comparaison avec le marché global complétera cette étude.

c.4 Etude de la promotion des ventes et de la Publicité14(*)

Elle revêt essentiellement deux aspects :

- contrôle de l'efficacité par mesure du nombre et des caractéristiques des consommateurs touchés ainsi que vérification de leur perception,

- proposition des axes et cibles les plus efficaces en fonction de la qualité des consommateurs et des habitudes des entreprises concurrentes. En fonction notamment de la description des moyens publicitaires et promotionnels existants (radio, TV, cinéma, presse, foires et expositions, etc.), le plus souvent sous forme de pige publicitaire.

Ces piges permettent de reconnaître les positionnements des concurrents, en fonction des messages utilisés et, particulièrement, s'il existe un « code » publicitaire pour ce type de produit.

c.5 Etude de la concurrence

Présente, ou au moins sous-jacente dans les parties précédentes, elle constituera la somme des renseignements permettant de mieux situer les concurrents de l'entreprise :

· monographies des différentes firmes présentes (moyens financiers, liens avec d'autres groupes, appareil de production, place sur le marché) ;

· effort sur le marché (gammes de produits, prix pratiqués, conditions de vente, caractéristiques de la distribution, de la clientèle, axes et cibles de la publicité).

d) Déroulement d'une étude du marché : l'étude de marché va se dérouler en plusieurs phases successives.

Tout d'abord, il s'agira de définir d'une manière précise le ou les problèmes que cherche à résoudre l'entreprise, l'ampleur qu'elle entend donner à cette étude. A partir de ces objectifs et contraintes, le responsable de l'étude pourra se livrer à une première enquête rapide lui permettant d'appréhender d'une manière plus précise comment il peut mener son étude : source de documentation disponibles, nécessité d'utiliser des techniques d'enquêtes, qualitatives ou quantitatives, sous-traitance de tout ou partie de l'étude à des sociétés d'études de marché.

Cette phase de pré-enquête lui permettra de chiffrer dans un projet d'étude les coûts et délais nécessaires. L'étude de marché proprement dit donnera lieu à une confrontation permanente des différentes informations recueillies tant sur le plan interne qu'externe à l'entreprise. Enfin, l'analyse des données recueillies et leur traitement permettront la rédaction d'un rapport.

e) Caractéristiques et objectifs :

- caractéristiques : en plus de son objectivité, voire de son approche rigoureuse, scientifique, trois caractères fondamentaux vont transparaître constamment dans l'étude de marché :

§ elle est prospective : si elle tente de fournir un instantané précis, c'est dans le but d'indiquer des possibilités d'action commerciale. Elle cherche donc constamment à tracer les évolutions possibles, les perspectives envisageables.

§ Elle se veut opérationnelle : son but n'est pas seulement de décrire mais aussi de fournir l'indication des moyens d'action possible. Elle débouche donc sur la préconisation de créneaux de marché exploitables et recherche la définition du marketing-mix le mieux adapté : définition des types de produits, choix des moyens publicitaires et promotionnels, sélection des circuits de distributions, politique de prix.

De ce fait, elle ne sera réellement achevée que lorsqu'elle débouchera sur une estimation du marché qui peut être conquis, la définition des moyens nécessaires et donc la somme des investissements à engager.

§ C'est une oeuvre commune : une étude de marché n'est jamais l'oeuvre d'un homme seul. En effet, si elle n'a pas déjà effectué d'études de ce type, l'entreprise dispose, le plus souvent, d'une foule d'informations dans ses archives. De plus ses cadres peuvent être une mine de renseignements, même s'il est parfois nécessaire de s'assurer du caractère objectif de ces derniers.

· Objectifs : si l'étude de marché a toujours  « pour objectif de « quantifier » des idées imprécises, d'en vérifier l'exactitude et de donner des bases chiffrées pour des actions éventuelles »15(*), elle a désormais de moins en moins souvent ce caractère global, tel que nous l'avons vu précédemment. Par ce qu'elles connaissent désormais assez bien leur marché, la majorité des entreprises n'effectuent des études de cette ampleur que dans le cas de marchés nouveaux à l'exportation ou lors de la conception de nouveaux produits s'adressant à des nouveaux marchés.

Les études portant sur le marché ont donc, le plus souvent, un but précis et cherchent la réponse à des problèmes du type :

· développer les ventes dans certaines régions ;

· redéfinir une gamme de produits de l'entreprise ;

· améliorer la présentation d'un produit ;

· détecter de nouvelles couches de consommations accessibles ;

· accentuer la pénétration de certains circuits de distribution ;

· contrôler l'efficacité d'un message publicitaire ;

· calculer une prévision des ventes des cinq prochaines années...

A chacune des questions de ce type et en fonction du contexte socio-économique il existe certaines techniques d'études pouvant fournir une réponse. Ce sont ces techniques que nous étudierons dans les chapitres suivants après une présentation des principales sources d'informations existant actuellement.

3.2 Facteurs favorisant la création d'une entreprise16(*)

3.2.1 La substitution aux importations17(*)

Elle est techniquement simple : il suffit d'évaluer le montant des importations d'un produit donné pour connaitre la taille du marché solvable.

L'évaluation du point mort d'une unité de production permet d'apprécier l'opportunité d'un tel projet national.

Les biens sont généralement ceux répondant aux premières nécessités : agro-alimentaires, habillement...

Des initiatives ont été prises dans toute l'Afrique, mais se sont heurtées souvent à la taille d'un marché trop étroit dont les consommateurs n'étaient de surcroît, pas convaincus de l'alternative ainsi proposée et lui préféraient le produit d'importation.

3.2.2 L'industrie de main d'oeuvre

Le parti pris est celui de la création d'emplois. La forte urbanisation démultiplie les demandes d'embauches et crée une pesanteur sociologique, politiquement explosive. Les unités de production offrant le plus petit investissement par emploi crée et le nombre le plus élevé d'emplois par projet seront donc privilégiés.

Les industries des biens de consommation ont souvent l'avantage : conserverie,...

Mais ce type d'entreprises bute simultanément sur l'étroitesse des marchés intérieurs africains et sur la concurrence internationale à l'extérieur. Par ailleurs, l'accès à une technologique élaborée est quasi inexistant tandis que la main d'oeuvre disponible est loin d'être absorbée.

3.3 La réalité juridique de l'entreprise18(*)

Pour réaliser son activité, un entrepreneur doit choisir un cadre juridique adapté.

Le droit distingue deux grandes catégories juridiques d'entreprise :

· L'entreprise individuelle qui n'a pas d'existence juridique propre et se confond avec la personne de l'entrepreneur.

· L'entreprise sociétaire qui a une existence juridique distincte de la personnalité juridique de ses propriétaires. Cette personne morale prends des formes variées (SA, SARL,...)

Caractéristiques 

La société est instituée par deux ou plusieurs personnes qui conviennent par un contrat d'affecter à une entreprise commune des biens ou leur industrie en vue de partager le bénéfice ou de profiter de l'économie qui pourra en résulter.

L'entreprise sociétaire ou société est un cadre juridique qui permet à des acteurs économiques appelés associés de se regrouper. Ce regroupement donne naissance à une personnalité juridique nouvelle distincte de la personnalité juridique des associés. Dès lors, la société est dotée d'un patrimoine propre.

Les conditions du contrat de société

La société est constituée par un contrat (les statuts de la société) qui répond à des conditions spécifiques :

· Conditions des fonds :

- Les associés doivent au moins être deux sauf cas particulier. Il existe parfois un seuil minimal (7 pour les SA) ou un seuil maximal (100 pour les SARL).

- Tous les associés doivent réaliser des apports.

- Les associés doivent avoir un but lucratif (recherche d'un bénéfice ou d'une économie à partager).

- Les associés doivent avoir la volonté de participer à la vie de la société (cette volonté est appelée affectio societatis).

· Conditions de forme :

- Les statuts de la société doivent être signés par l'ensemble des associés et comporter des mentions obligatoires (forme juridique, dénomination sociale, siège social, objet social, nature et montant des apports,...).

- La création de la société suppose de respecter un ensemble des formalités.

· La formation du capital social

Chaque associé doit réaliser un apport dont l'ensemble forme le capital social.

Trois types d'apports sont distingués :

- Les apports en numéraire, c'est-à-dire en argent,

- Les apports en nature : ce sont des biens meubles et immeubles (machines, locaux...),

- Les apports en industrie qui recouvrent les connaissances techniques, le savoir faire (recettes d'un pâtissier par ex) ou le travail mis à la disposition de l'entreprise par un associé.

Capital social= apports en numéraire + apports en nature

Les apports donnent droit à des parts sociales appelées actions. La répartition de ces parts s'opère selon la volonté des associés, même si le plus souvent elle est proportionnelle aux apports incluant les apports en industrie.

Les principales sociétés commerciales sont : Société en Nom Collectif SNC, Société à Responsabilité Limitée SARL, Société Anonyme, Société en Commandite Simple.

SECTION 4 : ANALYSE FINANCIERE D'UN PROJET

1. Définition

- L'analyse : c'est la décomposition d'un ensemble visant à mettre en évidence les éléments qui le constituent. Tandis que,

 
 

- Financier : ce qui est du point de vue de l'argent, c'est la trésorerie.

L'analyse financière c'est la décomposition des éléments de la trésorerie.

Elle se rapporte à l'évaluation méthodique de la situation financière d'une entreprise, d'une personne ou d'un projet.

Le but de cette analyse est de fournir, à partir d'informations chiffrées d'origines diverses, une vision synthétique qui fait ressortir la réalité de la situation et qui doit aider le dirigeant, l'investisseur et le prêteur dans leur prise de décision. Les aspects les plus souvent étudiés sont la profitabilité, la solvabilité et la liquidité de l'activité considérée.19(*)

L'analyse financière, au sens d'analyse fondamentale, ne se limite pas à un simple examen plus ou moins approfondi et critique des comptes. Elle suppose aussi des comparaisons (dans le temps et par rapport au secteur d'activité), et surtout une étude des perspectives financières en fonction des caractéristiques de l'entreprise et de son environnement économique (c'est-à-dire dans le cadre de la stratégie d'entreprise).

La rentabilité est mesurable selon différentes méthodes qui ne donnent pas tous toujours exactement le même résultat, tout en restant globalement cohérents. Le retour sur investissement, qui peut s'exprimer en taux ou en temps, mesure le ratio des sommes rapportées par l'investissement sur le montant investi ;

la valeur actuelle nette : l'investissement rapporte la différence entre son coût et la VAN, qui dépend du taux d'actualisation retenu ; elle diffère du retour sur investissement en ce qu'elle tient compte du montant total investi. 

- Financer les investissements économiques

Avant toute chose, le dirigeant doit faire tout d'abord son métier en resituant l'investissement dans la stratégie d'entreprise et l' organisation d'entreprise. À défaut, il risque de prendre des décisions hâtives en matière de moyens mais sans chemin pertinent et/ou dans une facilité trompeuse qui juge inutile la nécessité de cette réflexion.

Avant d'engager ses ressources propres à l'investissement, l'entreprise doit en effet examiner toutes les solutions possibles pour son financer son besoin de financement : autofinancement, recours à l'emprunt, leasing, aides publiques (pour la R&D), augmentation de capital ou financement par prélèvement sur fonds propres. Ces sources de financement peuvent être combinées.

Il faut noter que les investissements peuvent aussi être financés par cession d'actifs, (dans l'hypothèse où l'entreprise désinvestit dans le cadre d'une stratégie de réorientation ou de recentrage de ses activités).

Le projet va-t-il intéresser les acteurs et l'amélioration de la situation des acteurs, des plus pauvres ? Quel est son incidence sur leur revenu (y compris sur le budget de l'Etat) ?

Peuvent-ils y participer, compte tenu de leurs contraintes financières ?

Besoins de liquidité : crédits d'exploitation (agriculteurs), nouvelles redevances ou financements étrangers ?

Nécessité d'incitations : subventions/taxation, taux préférentiels, soutien aux prix, etc.

2. Critères de décision d'investissement dans un environnement certain

 
 

La Valeur Actuelle Nette20(*)

La VAN est l'instrument d'analyse de la valeur d'un projet d'investissement par excellence, sa supériorité par rapport à toute autre approche en fait un critère irremplaçable.

VAN = - ou VAN = -

2° Le Délai de Récupération du Capital

Dit aussi le délai de remboursement, il correspond à la durée nécessaire pour que la somme cumulée des flux de trésorerie positifs du projet d'investissement compense le montant du capital investi et assure ainsi son remboursement.

DRC =

L'application du critère est la suivante : un projet d'investissement est accepté si son délai de récupération est inférieur ou égal à une durée prédéterminée aucun principe financier ne permet cependant de fixer une durée de référence ou bien encore entre deux projets exclusifs l'un de l'autre, projet accepté est celui qui a le délai de récupération le plus faible. C'est seulement un instrument d'information pour gérer le financement d'investissement.

3° Le taux de rentabilité interne

Il est par définition un taux d'actualisation particulier de l'ensemble des flux des liquidités d'un projet : c'est le taux d'actualisation tel que la VAN du projet devient égale à zéro.

a) ou

21(*)VAN = - = 0

Si la VAN du projet est positive, c'est que le taux choisit est trop faible, il faut alors réitérer le calcul en choisissant un taux d'actualisation supérieur en revanche si la VAN des flux est inférieur à zéro, on recommence le calcul avec un taux plus élevé, le processus doit être poursuivi jusqu'à ce que le taux utilisé permette d'obtenir une VAN =0

4° L'indice de Profitabilité

Il se définit comme le rapport entre la valeur actualisée de l'ensemble des flux de revenus attendus du projet et le montant initial de l'investissement.

IP= ou IP=

Selon ce critère, tout projet devient acceptable lorsque le montant de l'indice devient supérieur à 1, c'est-à-dire dès que la VAN par unité monétaire investie devient positive.

3. Le taux sans risque relatif aux placements non risqués22(*)

Les taux d'intérêt qui se forment sur les marchés sont des taux nominaux, ils dépendent du taux d'inflation anticipé par les agents économiques. Pour qu'un taux d'intérêt nominal puisse être qualifié de taux sans risque, il faut que l'actif financier support à l'échange de monnaie, revête certaines caractéristiques.

Le taux d'intérêt nominal qui se forme sur le marché peut varier selon l'échéance du placement, le taux d'intérêt est donc dépendant de la maturité des titres.

La structure de taux d'intérêt observée influence le choix du taux d'actualisation des flux d'un investissement multi périodique.

4. Structure du taux et choix d'un taux d'actualisation

L'estimation de la valeur actualisée nette d'un investissement doit se réaliser sur la base de la structure des taux d'intérêt observable à un moment donné. Le calcul de la VAN, avec un taux d'actualisation constant, suppose une structure taux plate (correspondant à des taux identiques quelle que soit l'échéance des opérations de prêt ou d'emprunt). Si la structure de taux n'est pas plate, alors le taux d'actualisation doit être adapté selon les périodes en fonction des taux retracés dans la structure de taux.

SECTION 5 : ANALYSE ECONOMIQUE D'UN PROJET

1. Définition

Le projet est-t-il justifié pour le pays au regard de l'ensemble de ses avantages et de ses coûts et de ses effets induits à l'extérieur de son périmètre ?

L'analyse économique ne s'intéresse pas à la répartition financière des revenus (transferts):

- les taxes/subventions de production, ex-post économiquement neutres ;

- les prêts et leurs remboursements, ex-post économiquement neutres.

L'analyse économique ne se confond pas avec l'agrégation de l'analyse financière car elle :

- intègre les effets externes (ex.: pollution, démonstration technologique) ;

- ajuste les prix financiers, lorsque les marchés sont déséquilibrés (ex: chômage) ;

- permet de comparer des variantes du projet (intensive en emploi vs capital).

2. Notions macro économiques

Selon le point de vue macroéconomique, on distingue quatre agents économiques : les ménages, les entreprises, l'Etat (pouvoir public) et le reste du monde. 22(*)

L'objet de l'analyse économique est la détermination de la contribution du projet au revenu national. Cette contribution est la différence entre les recettes de la société dans son ensemble et leurs dépenses. On peut retenir :

Produit Intérieur Brut (PIB) au prix du marché (optique du revenu) + solde des revenus et dépenses des nationaux dans les autres pays = Produit National Brut (PNB) - Amortissements = Produit National Net (PNN) - Taxes (directs et indirects) + subventions = Revenu national

Le PNB mesure :

- l'activité productrice d'un pays au cours d'une période donnée ;

- les valeurs ajoutées de différents secteurs de l'économie.

La Valeur Ajoutée quant à elle, est une augmentation de la valeur d'un bien qui résulte du processus de production. Elle est calculée en retranchant de la valeur des biens et services produits par les sociétés, les consommations intermédiaires. Elle comprend les salaires, les taxes, les intérêts, les amortissements et le résultat net d'exploitation (bénéfice).

3. Evaluation par la méthode de prix de référence (shadow price)

Un prix de référence correspond à tout prix du marché. C'est l'estimation de la valeur économique du bien ou service en question qui peut être pondéré pour tenir compte des objectifs en matière de distribution du revenu et de l'épargne.

4. Evaluation économique du projet par la méthode des effets

L'analyse des effets économiques du projet se concentre sur :

- la croissance économique (nationale) : équivaut à la valeur ajoutée incluse additionnelle et corrigée pour l'avantage au consommateur ;

- les échanges extérieurs : l'impact sur la balance commerciale (exportations moins importations des biens et services ayant concouru directement ou indirectement à la production) soit la perspective intérieure ; en y ajoutant l'impact des rémunérations d'autres transactions internationales (intérêts, dividendes, salaires experts internationaux) ; plus l'impact sur le compte du capital (nouveaux emprunts auprès des banques étrangères moins remboursements donne la perspective nationale ;

- les finances publiques : les taxes, impôts, subventions, les frais financiers publics, les résultats d'exploitation des entreprises publiques ;

- la répartition des revenus : les salariés des secteurs industriels et ruraux, les entreprises familiales et les entreprises privées, publiques et les institutions de crédit.

Chapitre deuxième : PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE ET BREF APERCU SUR LA FABRICATION DU SUCRE

Ce chapitre présente le territoire de Rutshuru dans sa première section et l'aperçu sur la fabrication du sucre, dans la seconde.

Section 1 : PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE

Dans cette section nous évoquerons quelques caractéristiques de la Province du Nord Kivu en général et celles du Territoire de Rutshuru, en particulier ; ensuite nous parlerons de l'étude du marché du projet en Province.

1.1 Province du Nord Kivu

I.1.1 Eléments géographiques.

La Province du Nord-Kivu est une des 10 Provinces de la République Démocratique du Congo, en dehors de la ville-province de Kinshasa, capitale du pays23(*).


· Situation.

Le Nord-Kivu est situé à l'Est de la RDC. Il est limité à l'Est par le Rwanda et l'Ouganda, au Nord par la Province orientale, à l'Ouest par la Province du Maniema et au Sud par la Province du Sud-Kivu.


· Superficie : 59.631 km 2.


· Subdivision administrative.

La Province du Nord-Kivu compte 6 territoires, 3 villes, 10 communes urbaines, 17 secteurs - chefferies, 97 groupements, 52 quartiers et 5 cités.


· Villes : Beni, Butembo et Goma.


· Territoires : Beni, Lubero, Masisi, Nyiragongo, Rutshuru et Walikale.

La population du Nord-Kivu était estimée à 4.780.170 habitants en 2005.
Densité : 80 habitants/km 2 ; densité sur terres habitables : 250 ha bitants/km
Le dynamisme démographique est remarquable avec un taux de croissance de 3,5% par an.


· Composition ethnique :

- Territoire de Beni : Wanande, Bambuba, Balese, Watalinga et Batwa (pygmées).
- Territoire de Lubero : Wanande, Bapere et Batwa.
Dans ces deux Territoires, les langues utilisées sont le Kinande, le Kimbuba, le Kilese, le Kitalinga, le Twa et le Kipere. Les Wanande se répartissent en douze clans unis par la langue et l'histoire, à savoir les Bamate, Batangi, Baswagha, Bahira, Bashu (Basukali), Bakira, Bahambo, Batike, Bavinga, Bakumbule, Bahumbi et Bito.

- Territoire de Rutshuru : habité par les Hutu, les Tutsi, les Hunde et les Nande, parlant respectivement le Kinyarwanda, le Kihunde, et le Kinande.
Territoires de Masisi et Walikale : Bahunde, Bahutu Batembo, Batutsi et Batwa dans Masisi, tandis que Walikale est essentiellement habité par les Nyanga, les Bakano, les Bakusu, les Bakumu et les Batembo.
- Territoire de Nyiragongo : peuplé par les Bakumu, les Bahunde, les Hutu, les Tutsi et les Batwa.

I.1.2 Eléments économiques. 24(*)

· Agriculture et élevage.

De par son climat, la richesse de son sol et sa végétation, le Nord-Kivu est une Province essentiellement agro-pastorale. Une large fraction de sa population s'adonne à la culture maraîchère (pomme de terre et légumes), une autre pratique l'agriculture vivrière (manioc, haricot, patate douce, igname, paddy, blé, etc...). On y retrouve également de nombreuses plantations de cultures industrielles (café, thé, quinquina, pyrèthre, etc...).

Avant les guerres, le Nord-Kivu était très réputé dans l'élevage des bovins, ovins et volailles (vaches, chèvres, lapins, basse-cour, etc...)

Mines.

Le Nord-Kivu regorge de nombreux gisements miniers. On trouve notamment de l'or dans les Territoires de Beni, Lubero, Masisi et Walikale ; de l'argent dans tous les Territoires sauf à Nyiragongo ; de la monazite dans Beni, Lubero et Walikale ; du pyrochlore dans Beni et Rutshuru ; de la cassitérite dans Rutshuru et Masisi ; du columbo-tantalite (coltan) dans Lubero, Masisi et Walikale ; de la wolframite dans Lubero, Masisi et Walikale ; du zirconium dans Rutshuru et Masisi ; du phosphate dans Rutshuru ; du diamant dans Lubero et Walikale, et de la tourmaline dans Walikale.

· Industrie.

· L'instabilité et le déficit en énergie électrique constituent un élément dissuasif pour les investisseurs, ce qui empêche l'éclosion d'un secteur industriel compétitif.

Les quelques unités industrielles qui existent tournent au ralenti, quand elles ne sont pas tout simplement paralysées suite à la mégestion, au pillage consécutif à la guerre et à la difficulté d'approvisionnement en intrants et consommables industriels.

Infrastructures.
Routes.
Le réseau routier du Nord-Kivu totalise environ 5.134 km de routes, dont 829 km de routes nationales, 805 km de routes provinciales et 3.500 km de routes de desserte agricole.

L'état général de ce réseau routier est défectueux.


· Infrastructures sociales de base.

La couverture du territoire de la Province en formations médicales, en établissements d'enseignement et en centres sociaux est inégale et largement insuffisante.


· Tourisme.

La Province du Nord-Kivu possède un paysage, une faune et une flore d'une grande variété, très propices au développement du tourisme.

En dépit des agressions de l'homme sur la nature, particulièrement ces dernières années, le Parc National des Virunga, classé patrimoine de l'humanité, et les nombreuses réserves naturelles constituent un capital touristique important pour la Province.

I.1.3 Eléments sociaux. 25(*)


· Le standard de vie et les indicateurs sociaux sont en dessous du seuil de viabilité.

Exemples :

- 17% de taux de desserte en eau potable, et moins encore en électricité ;
- Accès très réduit aux soins médicaux ;
- 45,4% de taux de malnutrition chronique ;
- Espérance de vie : 43,7 ans ;
- Taux de prévalence du VIH/SIDA : 5,4%
- 1 médecin pour 41.351 habitants ;
- Taux de scolarisation au primaire : 34,1% ;
- Nombre de calories par personne par jour : 1.741,1.
La pauvreté est la règle, l'abondance l'exception. Les conditions d'existence des populations du Nord-Kivu sont déplorables.
Néanmoins, les populations restent engagées dans l'agriculture, l'entreprenariat, le commerce ouvert à tout le pays, à la sous-région et aux pays d'outre-mer, particulièrement l'Asie et ceux de l'ACP.

I.2 Territoire de Rutshuru

I.2.1 Création

Il est une entité administratif décentralisée de la Province du Nord Kivu, dotée de la personnalité juridique, et ce en vertu de l'ordonnance loi n° 82-006 du 25 février 1982 portant organisation territoriale, politique et administratif de la RDC.

Ancien chef lieu du District du Kivu, dépendant de la Province Orientale, le territoire rural de Rutshuru fut érigé en territoire en 1909. Il est une subdivision administrative de la Province du Nord Kivu issue du découpage territorial de l'ancienne Province du Nord -Kivu intervenu en 1988.

I.2.2 De la situation Géographique26(*)

a. Limites territoriales

Le territoire de Rutshuru est limité :

· au Nord par le lac Edouard et le territoire de Lubero,

· à l'Est par la République de l'Ouganda et du Rwanda,

· à l'Ouest par le territoire de Masisi et celui de Walikale,

· au Sud par le territoire de Nyirangongo et la république soeur du Rwanda.

b. Coordonnées géographiques

Le territoire de Rutshuru est situé entre 00°42' et 1°30' latitude sud, 28°56' et 29°42' longitude Est de l'hémisphère sud.

c. Altitude

Minimum : 900m

Maximum : 4.507m

Moyenne : 1400m

d. Superficie

Superficie totale : 5.289 Km²

Superficie occupée par le Parc National de Virunga et ses réserves apparentées : 2.400 Km²

Superficie occupée par les terres concédées : 600 Km²

Superficie Habitée : 2.289 Km²

Peuplement : 1.200.000 Habitants

Densité ou Km² : 524 habitants.

I.2.3 Données géographiques

a. Type de climat

La température du territoire est en général caractérisée par un climat temperé ayant certaines variations dues à l'altitude.

· Au chef lieu du territoire, la T° est de 22°-28c la moyenne.

· Au niveau de Jomba, en collectivité de Bwisha et Bishusha, en collectivité de Bwito, elle est de 16°-18c moyenne annuelle. Ces deux endroits sont les deux points les plus élevés du territoire.

· Du centre CAPSA/KAHUNGA en prolongation de la plaine de la Rwindi juqu'au niveau du lac, la T° atteint facilement 36°c.

La pluviosité : le territoire étant divisé en deux régions climatiques, la région basse et la région montagneuse, les précipitations y sont relatives. La région basse est la moins arrosée tandis que celle montagneuse connaît de fortes précipitations à cause de sa situation en altitude. La moyenne de précipitations annuelles s'élève à 116mm soit plus au moins 8mois des pluies.

L'alternance des saisons : le territoire de Rutshuru connaît deux sortes de saisons :

· Une pluviosité allant de septembre à décembre et du 15 février au 15 mai ; soit plus ou moins 8mois des pluies.

· Une sèche allant du 15 mai au 30 aout et du 1er janvier au 15 février soit plus au moins 4mois.

Le Territoire de Rutshuru a comme :

· Lacs : Edouard (Idi Amin), Gatsira et Kirua.

· Sources : Seneke, Rubare, Ntamugenge, etc.

· Cours d'eau : rivière Rutshuru, Rwindi, Ishasha, N'kwenda, etc .

I.2.4 Structure démographique du territoire.

Tableau N° 02 : Statistique de la population du Territoire de Rutshuru par entité

Chefferie

population Congolaise

population étrangère

 

total

hommes

Femmes

Garçons

filles

total

hommes

femmes

Garçons

filles

total

général

BWISHA

70374

78213

102412

107313

358312

4

2

2

13

21

358333

KIWANJA

8163

9214

13790

13405

44572

10

9

10

11

40

44612

BWITO

48528

50579

56917

58778

214802

 

 

 

 

 

214802

Total

127065

138006

173119

179496

617686

14

11

12

24

61

617747

Source : Rapport annuel administratif du territoire 2009: Division de l'intérieur du Nord Kivu

Nous constatons que les chiffres fournis ne représentent que la moitié de la population, suite aux manques de recensement depuis 1992, voici 17ans à cause des guerres qui se sont succédé à partir de 1993.

Remarquons que la chefferie de BWISHA regorge le maximum de la population du territoire, suivi de la chefferie de BWITO, et enfin de KIWANJA, Ceci suite à la terre qui y est fertile et l'accalmie qui y règne.

Tableau N° 03 : Statistique de la population du territoire de Rutshuru par groupe d'âge

GROUPE

POPULATION CONGOLAISE

D'AGES

HOMMES

FEMMES

TOTAL

De 0 à 1 an

29048

31518

60566

De 1 à 4 ans

46825

50044

96869

De 5 à 9 ans

38510

39743

78253

De 10 à 14 ans

29239

31128

60367

De 15 à 19 ans

23218

24280

47498

De 20 à 24ans

23151

24622

47773

De 25 à 99 ans

21063

22891

43954

De 30à 34 ans

18593

20683

39276

De 35 à 39 ans

17315

18242

35557

De 40 à 44ans

15362

15354

30716

De 45 à 49 ans

10559

12089

22648

De 50 à 54ans

9194

8666

17860

De 55 à 59 ans

6293

6150

12443

De 60 à 64 ans

5320

5136

10456

De 65 à 69 ans

2601

2792

5393

De 70 à 74 ans

1758

1875

3633

de 75 à 79 ans

1243

1274

2517

de 80 à 84 ans

420

535

955

de 85 à 89 ans

292

297

589

de 90 à 94 ans

149

147

296

de 95 à 99 ans

25

23

48

de 100 et plus

6

13

19

Total

300184

317502

617686

Source : Rapport annuel administratif du territoire 2009: Division de l'intérieur du Nord Kivu.

La grande partie de la population se retrouve dans la tranche d'age de 1 à 4 ans, suivi de la tranche de 10 à 14 ans et celle de 0 à 4 ans ; ceci car la planification familiale n'est pas encore appliqué dans ce territoire, suite aux guerres incessantes dans ce coin ; et aussi l'alimentation de la population adulte ne contient pas pour la plupart des fois les trois éléments nécessaires recommandés en l'occurrence chaque repas doit contenir les protéines, énergie et la catégorie d'aliment de croissance.

I.2.5 Aspects économiques du Territoire de Rutshuru

· Activités Génératrices de Revenu

Dans le territoire de Rutshuru, l'aspect socio économique est principalement centré sur l'agriculture et le petit commerce dans les parties frontalières de la limite du territoire.

En production vivrière, il est notamment rappelé que le territoire passe pour un des territoires productifs de premier ordre dans la province du Nord Kivu

Nous pouvons relever dans le territoire des différentes sortes de produits tel que pour les tubercules : manioc, pomme de terre en petite quantité, la patate douce, l'igname et le colocase,

Pour les légumes : haricot, arachide, soja, petit poids ...

Pour les céréales, le territoire en produit en grande quantité : maïs, sorgho, éleusine, paddy, (dans la partie Est du territoire). Notons toutefois que de l'ensemble de toutes ces cultures vivrières, les plus rentables pour les paysans sont notamment :

· les cossettes de manioc,

· les haricots,

· l'arachide,

· le maïs,

· le sorgho.

Pour le petit commerce, le territoire de Rutshuru connaît des centres névralgiques de négoce telle la cité de KIWANJA, KATWIGURU, NYAMWISI, KISHARU, NYAMILIMA, NYAKAKOMA.

Son commerce est surtout centre aux échanges inter frontalier basé essentiellement sur les produits de première nécessité tels que les produits de ménage, les poissons (fumés, salés ...)

Ces produits viennent principalement de la République soeur de l'Uganda contre les produits vivriers produit sur le territoire de Rutshuru.

Tableau N°04 : Statistique de la production vivrière dans le territoire de Rutshuru en 200927(*)

Tubercules

Nombre des cultivateurs

Superficie réalisée en HA

Production totale en tonne

Manioc

Pomme de terre

Patate douce

Colocase

Igname

34013

16443

38120

49430

400

8563

3423

40412

11386

126

42815

19365

7536

56930

3980

CEREALES

 
 
 

Maïs

Sorgho

Eleusine

Paddy

38600

40670

-

-

19300

22835

-

-

23050

-

-

-

LEGUMINEUSES

 
 
 

-Haricot

-Arachide

-Petit poids

-Soja

- Légumes

109315

-

-

10040

13243

54765

-

-

2292

4353

49430

-

-

2058

3707

Source : Service National de statistique agricole (SNSA) 2009 Nord Kivu

De cette statistique, nous voyons que la production de colocase occupe une place de choix parmi les productions vivrières du territoire de Rutshuru suivi de haricot, des cossettes de manioc, mais et pomme de terre.

Ces produits qui constituent l'aliment de base de la population et leurs ventes constituent l'activité principale qui génère le revenu.

En période de récolte, on estime à cette époque le revenu par ménage du cultivateur à #177;200 $ USD (Deux cent dollars Américain).

Tableau N°05 : Statistique de la production de cultures pérennes dans le territoire de Rutshuru en 2009

Cultures pérennes

Nombre des cultivateurs

Superficie réalisée en HA

Production totale en tonne

· Bananier

· Canne à sucre

· Palmier à huile

53000

5503

7130

12390

1068

223

175720

16020

20600001

Source : Service National de statistique agricole (SNSA) 2009 Nord Kivu

Nous remarquons qu'à partir de ce tableau, il y a l'existence de la production de canne à sucre qui fait l'objet de notre étude dans ce territoire ; d'où la nécessité de regrouper les producteurs pour qu'ils rendent cette culture extensive et notre projet de manufacture de sucre aura son impact ; néanmoins si la sécurité sous toutes ses formes élisait domicile dans leurs plantations et tout le territoire.

Notons pour finir cette parie, que dans ce territoire on retrouve ;

· les fruits tels que : l'avocat, la mangue, la papaye, ... en quantité.

· les cultures industrielles à l'instar de le thé, le café.

· l'élevage des gros et petits bétails : bovin, ovin, caprin, lapin, poule, cobaye, pigeon,...

· la pêche : de tilapia, bagrus, barbus, ...

· les mines : or, wolfram, tourmaline,...

· les matériaux de construction : la chaux, le sable fin, les pierres calcaires,...

· la faune.

En somme nous remarquons que ce territoire à lui seul peut faire vivre la Province du Nord Kivu et ses environs à condition que la paix y soit rétablie, la modernisation de toutes les sortes de cultures c'est-à-dire affecter plusieurs tracteurs pour la pratique de l'agriculture moderne, aussi quant en ce qui concerne les mines une traçabilité on ne peut indispensable dans les carrières et la promotion de l'industrie dans ce secteur pour réduire la production artisanale et enfin la protection de l'environnement pour la faune car évite le réchauffement climatique à la communauté toute entière.

Section 2 : ETUDE DU MARCHE DU PROJET

2.1 L'Offre du produit

Une bonne partie des agriculteurs du Territoire de Rutshuru cultivent, d'une manière traditionnelle, mais en quantité non négligeable, la canne à sucre.

Tableau N°06 : Statistique de la culture de la canne à sucre dans la Province du Nord-Kivu28(*) en 2007, 2008, 2009.

Année

2007

2008

2009

Caractère de la campagne

Continue

Continue

Continue

Nombre des planteurs

14.493

10.095

15.761

Superficies emblavée en Hectare

12.876

9.664

8.648

Production totale en tonnes

22.418

32.053

28.231

Production commerciales en tonnes

14.965

27.518

26.859

Rendement Kg à l'Hectare

1.741

3.317

3.264

Source : Division provinciale de l'agriculture du Nord-Kivu.

Nous Constatons que le nombre de planteurs de canne à sucre et la quantité de tonnes produites varient d'années en années mais celui de planteurs croît en 2009.

Tableau N°07 : Superficie et Production de Canne à sucre comparée par Territoire

Entités

2007

2008

2009

Nbre de Planteurs

superficie en Ha

Prod en tonnes

Nbre de Planteurs

superficie en Ha

Prod en tonnes

Nbre de Planteurs

superficie en Ha

Prod en tonnes

Walikale

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Rutshuru

3.598

3.866

9.340

720

773

18.778

6.053

1.174

16.272

Masisi

991

54

220

493

26

130

995

73

225

Béni

5.231

8.227

9.711

3.137

8.143

10.042

3.143

7.033

10.330

Lubero

4.673

729

3.147

5.745

722

3.103

5.570

368

1.404

Nyirangongo

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Ville de Goma

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Ville de Butembo

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Ville de Béni

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Source : Division provinciale de l'agriculture du Nord-Kivu.

Nous constatons sur base de ce tableau qu'en 2007, Béni Territoire dépassait le Territoire de Rutshuru en quantité de tonnes produites, tandis que le reste des années, 2008 et 2009 ; le Territoire de Rutshuru demeure premier, d'où le choix de ce milieu dans le cadre de notre travail suite à la présence des matières premières en quantité suffisante. Bref, la région est fertile et propice à la culture de la canne à sucre ; l'offre y est très élevée.

Mais retenons aussi qu'il existe un marché du produit fini par des commerçants importateurs, s'approvisionnant pour la plupart en Ouganda, au Kenya ... Ce produit s'acquiert à un prix élevé, par rapport au pouvoir d'achat de la population ; 70$ le sac de 50Kg.

2.2 La demande du Produit

Dans la Province du Nord-Kivu, la demande du sucre est très élevée, et son importation ne suffit pour couvrir l'ensemble de sa demande. Le sucre de canne étant un produit de première nécessité, donc indispensable à la survie des ménages devait être vendu à un prix accessible à toutes les couches de la population, ce qui n'est pas le cas.

La clientèle existe eu égard le prix utilisé par les commerçants importateurs, entre autre plusieurs ménages de la Province, hôtels, Boulangerie, Pâtisserie,...

Notre projet de création d'une manufacture de canne à sucre s'avère déjà être rentable eu égard ce qui précède. C'est donc une opportunité de rendre disponible le sucre produit localement dans la région et examiner les possibilités de réduction de son Prix de Vente.

2.3 La concurrence

Il y avait une sucrerie dans la sucrerie dans la Province du Sud-Kivu, région voisine du Nord-Kivu, la « Sucrerie de Kiliba », société para étatique ; mais qui depuis la décennie 90 a fermé ses portes suite au pillage ; mais la possibilité de sa relance par le Gouvernement de la RDC est à pieds d'oeuvre.

Comme cité ci-haut, signalons la concurrence constituée par la présence des commerçants importateurs du sucre mais qui pratiquent des prix élevés aux dépens des consommateurs. Aussi leur approvisionnement régulier n'est pas garantit suite au climat des affaires de la RDC qui est moins bonne ; d'où fluctuation ou variation fréquente du prix et de leur stock.

SECTION 3 : BREF APERÇU SUR LA FABRICATION DU SUCRE

3.1 Historique

· Aperçu

Ce que l'on nomme habituellement le sucre est, dès 1406, une « substance de saveur douce extraite de la canne à sucre » (Chrétien de Troyes, Le Chevalier au lion). Il est majoritairement formé d'un composé nommé saccharose. Il se trouve que la betterave sucrière et d'autres végétaux permettent également de produire des produits composés majoritairement de saccharose. Toutefois, d'autres composés de la même famille des saccharides ont également une saveur douce : le glucose, le fructose... qui sont de plus en plus utilisés par l'industrie agroalimentaire et d'autres industries.29(*)

D'une manière plus générale, le terme "sucre" peut se rapporter à une ch ose quelconque.

Divers végétaux contiennent des quantités importantes de sucres et sont utilisés comme matière première d'où l'on extrait ces sucres, souvent sous la forme de sirop :

· Agave américain dont on extrait le sirop d'agave

· Betterave sucrière

· Canne à sucre dont le sucre produit est à la base de plusieurs cultures et civilisations

· Cocotier : certains Austronésiens, comme les Gilbertins, extraient du sirop la sève

· Érable : ( sucre et sirop d'érable),

· Palmier-dattier : (sucre et sirop de palmier provenant de la sève, sucre et sirop de datte provenant du fruit),

· Palmiers à sucre comme le Cocotier du Chili donnent du sirop de palmier,

· Plantes à fleurs dont les abeilles transforment le nectar en miel

· Sorgho avec lequel on fabrique le ( sirop de sorgho).

3.2 L'Organisation internationale du sucre 30(*)

Basée à Londres, l'Organisation internationale du sucre est un organisme intergouvernemental qui a pour but d'améliorer les conditions de marché dans le secteur sucrier. Elle est constituée de 63 Etats-membres qui représentent ensemble, 80% production de la production mondiale de sucre, 63% de la consommation mondiale de sucre, plus des neuf dixièmes des exportations et le tiers des importations. Instituée dans le but de gérer l'Accord international de 1992 sur le sucre, l'Organisation a vocation à :
- encourager l'amélioration de la coopération internationale dans les domaines relatifs au sucre et à ses problématiques particulières,

- fournir un forum intergouvernemental de consultations sur le sucre et sur la possibilité d'améliorer l'économie sucrière mondiale,
- faciliter le commerce par le biais de la collecte et la fourniture d'informations relatives au marché international du sucre et des autres édulcorants,

- encourager le développement de la demande de sucre et en particuliers des utilisations non traditionnelles.

3.3 Les sociétés engagées dans le commerce du sucre

Il existe un très grand nombre de sociétés qui évoluent dans le cadre de l'industrie sucrière à travers le monde. D'après le site internet du " lesucre.com", il existerait à travers le monde 2450 sucreries dont le tiers serait dédié au traitement de la betterave et les deux tiers à celui de la canne à sucre. Seules huit seraient adaptées à la transformation des deux produits (0,3%).

Parmi les entreprises les plus importantes, la majorité d'entre elles se situent en Europe.

Tableau N° 08 : Production mondiale des principales entreprises sucrières
sur la campagne 2005/06 (en millions de tonnes)

Afrique du Sud

Tongaat-Hulett Sugar Limited

Illovo Sugar

Allemagne

Nordzucker

Südzucker

Pfeiffer und Langen

Australie

CSR Ltd

Belgique

Finasucre

Brésil

Copersucar
COSAN

Cuba

Cubazúcar

Danemark

Danisco Sugar (en allemand)

Espagne

Ebro Puleva

Etats-Unis

Cargill Sugar

American Crystal Sugar Company

Imperial Sugar Company

Domino/Western

Savannah

BC Sugar

Les membres de la Sugar Association

France

Louis Dreyfus

Béghin-Say ( Tereos)

Cristal Union

Saint Louis Sucre (Südzucker)

Sucre et denrées

Italie

Ferruzzi Finanziara SpA

Japon

Mitsui Sugar (site internet en japonais)

Pays-Bas

Cosun

Vitol

Royaume-Uni

C. Czarnikow Sugar Ltd

Tate & Lyle

ED&F Man

Associated British Foods plc (ABF)

Thaïlande

Mitr Phol Sugar Corp.,Ltd.

Source : wikpédia consulté le 20 mars 2011.

3.4 La production

Production mondiale de sucre en millions de tonnes à partir de la canne à sucre et de la betterave sucrière 1840 à 2005

Alors que la canne à sucre est principalement produite dans les zones tropicales et subtropicales, au sein des pays en développement, la betterave sucrière est une plante des régions tempérées, cultivée presque exclusivement dans les pays développés. Les seules exceptions à la règle sont la Chine et les Etats-Unis qui produisent indifféremment les deux types de plantes.

La production mondiale de sucre se répartit actuellement à hauteur de 75% pour la canne à sucre et de 25% pour la betterave. Les tendances entre le volume de sucre de canne produit à partir de la canne à sucre et à partir de la betterave ont été parfaitement corrélées jusqu'en 1915 environ, puis un écart entre les deux de 7 à 8 millions de tonnes s'est maintenu pendant plusieurs décennies de 1915 à 1970.

A partir des années 1970, le volume de sucre de canne a décollé, notamment sous l'influence de l'explosion de la production brésilienne pour atteindre finalement un différentiel de près de 58 millions de tonnes entre les productions cannière et betteravière en 2005.

Principaux pays producteurs de sucre (tous types de sucre confondus) en 2004/05 (en millions de tonnes)

Source : Secrétariat de la CNUCED d'après les informations publiées sur le site internet de Illovo.co.za

3.7 La consommation

Evolution des consommations mondiales et régionales de sucre entre 1955 et 2006 en tonnes

Source : Secrétariat de la CNUCED
La consommation mondiale a très fortement progressé depuis le milieu des années 1950. L'évolution annuelle moyenne a été de 2,7% entre 1955 et 2006. Ce chiffre cache des disparités d'évolution aussi bien historiques, que régionales. Le décollage de la consommation mondiale de sucre a eu lieu entre 1955 et la fin des années 1970. Au cours de la période 1977-1983, en même temps qu'une forte instabilité des cours du sucre s'installe, le comportement d'achat des consommateurs finaux et intermédiaires se modifie.

Les édulcorants, dont les qualités sont assez proches de celles du sucre et dont le prix est moins élevé, commencent à le remplacer. Jusqu'aux années 1970, le rythme annuel de progression de la consommation mondiale était de 4%. Il a été divisé par deux par la suite.

3.5 Utilisations30(*)

· Les utilisations traditionnelles du sucre

Les sucres cristallisés brun et blanc peuvent être commercialisés compactés sous deux formes principales que sont le carré et le cube. Pour fabriquer des carrés, il va s'agir de compresser et de mouler les formes alors que le sucre est encore chaud et humide. Cette méthode permet également d'obtenir des formes aussi différentes que des coeurs ou des trèfles par exemple. En ce qui concerne les cubes, le moulage est réalisé en lingots, puis les morceaux sont concassés après séchage.

Le sucre cristallisé peut également servir à la fabrication d'autres produits obtenus par des opérations de broyage plus ou moins fin et de tamisage par exemple. C'est le cas du sucre en poudre (appelé aussi sucre semoule), dont la taille des cristaux est généralement comprise entre 0,4 mm et 0,5 mm ou du sucre glace qui est produit à partir de sucre cristallisé blanc broyé à moins de 0,15 mm et additionné d'amidon (3%) ou de silice (qui prévient l'agglomération).

Moins connus et moins répandus sont la cassonade (95% de saccharose) produite par cristallisation sous vide du sucre de canne roux, la vergeoise (blonde ou brune selon qu'elle provienne d'un premier ou d'un second sirop d'épuisement) et le sucre candy obtenu par cristallisation très lente (10 à 12 jours) du sirop de sucre chauffé à 100°C sur un fil de coton ou de lin.

3.6 Les utilisations des sous-produits du sucre

Au fur et à mesure du cycle de production du sucre, plusieurs sous (co)-produits sont dégagés dont les principaux sont la bagasse et la mélasse.

Le traitement de la canne à sucre ou de la betterave sucrière produit environ un tiers d'un résidu appelé bagasse. Elle peut être utilisée comme nourriture animale ou comme combustible. L'exemple le plus connu est celui des centrales à charbon et à bagasse combinés que l'on trouve entre autres dans les Départements d'Outre-mer de La Réunion et de la Guadeloupe par exemple.

La mélasse contient encore des quantités variables de saccharose : en principe entre 40% et 50% ainsi qu'une valeur énergétique non négligeable. Cette substance peut être employée à différents usages, le principal étant la fabrication de rhum industriel. Viennent ensuite des débouchés dont l'importance est beaucoup plus réduite et qui sont : l'alimentation animale et une utilisation directe ou indirecte dans l'alimentation humaine (vente directe de mélasse sous sa forme brute, fabrication de levure boulangère). La mélasse peut également être utilisée comme substitut pour la production de levures, d'acides aminés ou de protéines.

Le rhum fabriqué à partir des sous-produits du sucre est l'utilisation qui bénéficie du plus large débouché. Qu'il soit de fabrication industrielle ou de facture artisanale, il aura pour intrant principal le vesou ou la mélasse. Selon qu'il provienne de l'un ou de l'autre, il portera une appellation différente lors de sa commercialisation :
- rhum agricole pour celui issu du vesou,
- rhum industriel pour celui produit à partir de mélasse.

De la fabrication du rhum, le principal "déchet" utilisable est la vinasse qui sert principalement à l'enrichissement des sols et à la nourriture du bétail en agriculture.

3. 8 Qualité

Tableau N° 09 : définition des différents types de sucre d'après le standard du Codex alimentarius

Dénomination

Caractéristiques

Sucre blanc

Saccharose purifié et cristallisé avec un degré de polarisation minimum de 99.7°.

Sucre blanc (ou mi blanc) moulu ou issu de plantation

Saccharose purifié et cristallisé avec un degré de polarisation minimum de 99.5°.

Sucre en poudre (sucre glace)

Sucre blanc finement pulvérisé avec ou sans agent anti-agglomérant.

Sucre blanc mou

Grains fins purifiés et humides, de couleur blanche dont la teneur en saccharose et sucres invertis est de 97% minimum.

Sucre brun mou

Grains fins purifiés et humides, de couleur blanche dont la teneur en saccharose et sucres invertis est de 88% minimum.

Dextrose anhydre

D-glucose purifié et cristallisé sans eau de cristallisation, dont le contenu en D-glucose est de 99.5% minimum de la matière sèche et le contenu en D-glucose de la matière totale est de 98% minimum.

Dextrose monohydraté

D-glucose purifié et cristallisé contenant une molécule d'eau de cristallisation, dont le contenu en D-glucose est de 99.5% minimum de la matière sèche et le contenu en D-glucose de la matière totale est de 90% minimum.

Dextrose en poudre (dextrose glace)

Pulvérisation fine de dextrose anhydre ou de dextrose monohydraté ou d'un mélange des deux, avec ou sans agent anti-agglomérant.

Sirop de glucose

Concentré purifié en solution aqueuse de sucres nutritifs obtenus de l'amidon ou de l'inuline. Le sirop de glucose contient au minimum 20% en équivalent de dextrose (exprimé comme pourcentage de D-glucose de la matière sèche) et de 70% au minimum de la matière totale.

Sirop de glucose déshydraté

Sirop de glucose dont l'eau a été partiellement retiré pour donner 93% minimum de la matière totale.

Lactose

Constituant naturel du lait, obtenu généralement à partir du petit-lait, il contient 99% de lactose anhydre du total de matière sèche. Il peut être anhydre ou monohydraté ou en mélange des deux.

Fructose (lévulose)

D-fructose purifié et cristallisé dont le contenu en fructose est de 98% minimum et le contenu en glucose de 0.5% maximum.

Sucre de cane brut

Saccharose partiellement purifié, cristallisé à partir de jus de canne partiellement purifié, sans purification ultérieure mais qui peut être centrifugé ou séché et qui se caractérise par des cristaux de saccharose recouverts d'un film de mélasse de canne.

Chapitre troisième : PROJET DE CREATION D'UNE MANUFACTURE DE SUCRE A RUTSHURU

Ce chapitre comporte trois sections. La première porte sur le but global du projet, la deuxième aborde l'analyse financière du projet de création d'une unité de production de sucre à Rutshuru et la troisième section se base sur l'analyse économique du projet de création d'une unité de production de sucre à Rutshuru

SECTION 1 : BUT GLOBAL DU PROJET DE CREATION D'UNE MANUFACTURE DE SUCRE A RUTSHURU

Le but visé par notre projet de création d'une unité de production de sucre à Rutshuru est : Concurrencer les manufactures de sucre de la région, en réduisant le coût d'achat du sucre pour permettre l'accès d'une bonne alimentation à la majorité de la population kivutienne par l'installation d'une manufacture de sucre à Rutshuru.

3. I.1 Buts spécifiques

Les buts spécifiques du projet de création d'une unité de production de sucre à Rutshuru sont :

- la promotion de la production locale des biens qui jadis étaient toujours importés,

- la réduction du chômage en suscitant un besoin en personnel, en recourant à la main d'oeuvre locale en majorité,

- l'amélioration de la balance de paiement de la RDC.

3. I. 2 Localisation du Projet

Le projet de création d'une unité de production de sucre compte s'implanter dans la Province du Nord Kivu, précisément dans le territoire de Rutshuru. Ce choix au regard de la facilité d'approvisionnement en matières premières (canne à sucre) sur place à Rutshuru, en eau et énergie, main d'oeuvre et lieu de consommation des produits.

3. I. 3 Nature juridique du Projet

3. I.3.1 Cadre juridique

Le cadre juridique de l'entreprise sociétaire à créer de forme Société par Action à Responsabilité Limitée, SARL qui est une société des capitaux.

La SARL est une forme juridique adoptée aux petites et moyennes entreprises PME, car elle permet de limiter avec un capital peu élevé de limiter la responsabilité des associés.

3. I.3.2 Structure fonctionnelle

- Représentation

Organigramme : c'est une représentation sous la forme d'un schéma de la structure formelle de l'entreprise. Il en décrit le fonctionnement. Il permet de distinguer les fonctions et/ou les activités principales de l'entreprise et de connaître les noms des responsables, ainsi que les liens de subordination.

Ci-après, nous présentons l'organigramme de notre société en création.

· ORGANIGRAMME de notre société KIVU SUGAR SOCIETY

Assemblée générale

Responsable Service Production

Responsable Service Marketing et Commercial

Responsable Service Administratif

Responsable Service Recherche et Développement

Technicien Industriel

Manoeuvre et aide technicien industriel

Manoeuvre et aide technicien

Manoeuvre

Manoeuvre

Manoeuvre

Chauffeur mécanicien

Huissier

Chauffeur

Technicien

Conseil d'administration

Comité de gestion chapoté par le DG

Source : Etablit par nous-mêmes.

- Caractéristiques : comme avantages nous pouvons citer:

- fonctionnement simple,

- concentration des ressources et économie d'échelle,

- expertise des fonctions.

- Fonctionnement

La définition précise des rôles et fonctions de ces différents organes s'impose.

La société en création comprend trois organes dont l'Assemblée Générale, le Conseil d'Administration et le Comité de Gestion qui regroupe la Direction Générale, le Service de production, Marketing, Financier et des recherches et développement.

1° L'Assemblée Générale

C'est l'organe suprême de la société. Elle regroupe en son sein les membres fondateurs ainsi que les associés ayant achetés des actions de la société. L'A.G met au point la politique générale de la société et se charge de toutes les décisions importantes en rapport avec le fonctionnement de la société.

2° Le Conseil d'Administration

Composé de spécialistes et experts dans le domaine de l'industrie et du commerce. Cet organe est chargé du contrôle et de l'évaluation des activités de la société.

3° Le Comité de Gestion

Il est constitué du Directeur Général et des responsables des services production, marketing, finance, et recherche et développement. Ils sont commis à la gestion quotidienne et l'exploitation des activités de l'entreprise. Ils sont sous la supervision du DG.

ü Le Directeur Général : il procède à la planification stratégique, gère l'exploitation, représente la société auprès des tiers (Pouvoirs Publics, Banques, etc.) et élabore le plan d'entreprise. Il se charge aussi de faire la restitution des rapports d'activités à l'AG. Il convoque des réunions hebdomadaires, du comité de gestion.

ü Le Service Production : il est le moteur de la société. Il s'occupe de l'approvisionnement en matières premières, de la transformation des celles-ci en produits finis et de la distribution de ceux-ci. Ce service en son sein deux bureaux : approvisionnement et distribution.

ü Le Service Marketing et commercial : il regroupe le bureau études et management et le bureau relations publiques et publicité.

ü Le Service Administratif et Financier : se charge des questions administratives et financières. Deux bureaux dont ; le bureau intendance et le bureau comptabilité.

ü Le Service Recherche et Développement : il s'occupe de la recherche scientifique, du développement de la société et des ressources humaines.

ü L'équipe technique : composé de cinq manoeuvres de production ; la plupart d'eux sont des journaliers.

SECTION 2 : ANALYSE FINANCIERE DU PROJET DE CREATION D'UNE PRODUCTION DE SUCRE A RUTSHURU

Cette partie se rapporte à la détermination des besoins en investissement, bâtiments, équipements d'exploitation, la détermination des besoins en Fonds de Roulement : matières premières et fournitures, produits intermédiaires, autres frais de fonctionnement. Bref au calcul de différents critères de choix d'investissement et de différents ratios.

2.2 Etude des besoins en inputs et autres moyens

L'élaboration d'un projet d'investissement nécessite l'identification de tous les besoins réels auxquels on se propose d'apporter une satisfaction.

Les besoins en inputs sont liés à la nature et à la qualité du produit final ainsi qu'aux procédés technologiques utilisés, soit au début de l'investissement ou en cours d'exploitation (matières premières, énergie). Nous procédons à l'élaboration des besoins matériels et humains de notre projet d'investissement.

2.3 Evaluation des coûts

1° Les Coûts d'Investissement

Sont considérés comme des investissements, l'ensemble des actifs immobilisés figurant dans la classe 2 du plan comptable.

- Immobilisations incorporelles : frais d'établissement ;

- Immobilisations corporelles : terrains, constructions, matériels de transport, mobilier et matériel de bureau ;

- Immobilisations financières ; titre de participation,...

Bref constitué non seulement par les actifs immobilisés mais aussi par le Besoin en Fonds de Roulement d'Exploitation, (BFRE) qui représente en fait des besoins permanents.

2° Le Coût d'Exploitation

Ce sont les coûts de la main d'oeuvre, d'achat de matières premières, d'autres coûts de production et frais généraux liés au projet.

3° Le calendrier de Réalisation des investissements

Pour déterminer le capital investi, il est préférable d'établir un échéancier des engagements des capitaux dans le temps en vue de donner la durée des travaux et d'adapter le financement en conséquence ; la construction, le démarrage et l'exploitation. Les activités et les essais connexes doivent être définis et organisés en conséquence avec indication de la date approximative à laquelle ils commenceront et des délais dans lesquels ils doivent se dérouler.

4° Le manquement dans le dossier technique du projet

Il se retrouve généralement au niveau de :

- l'absence d'hypothèses sur les variations futures des coûts,

- le surdimensionnement des équipements de production,

- la sous-estimation des coûts des équipements et autres frais connexes.

5° Exigences juridiques d'implantation

Pour qu'un projet voie le jour, il doit y avoir un ou plusieurs promoteurs. Son identification constitue donc un préalable à l'élaboration du projet car il est le noyau de tout l'environnement du projet.

Cette identification pour une personne morale portera les éléments ci-dessus : la date d'entrée en activités, les statuts, les membres et leur âge, leur compétence de gestion, le système de mise en place des organes de gestion, le processus décisionnel et d'autres informations jugées nécessaires.

Après la création de la société matérialisée par les statuts notariés et le procès verbal de l'AG constituante de la société, le registre de commerce peut être obtenu au greffe du Tribunal de Grande Instance ; il faut aussi déposer une photocopie de la carte d'identité de tous les associés ou du passeport pour les étrangers ; déposer les attestations communales comprenant l'attestation de bonne conduite, vie et moeurs ou le casier judicaire ; et enfin l'acte notarié ou titre de propriété ou un contrat de bail. Ces documents sont obtenus auprès des autorités communales ou à la mairie.

Pour arriver à obtenir ces documents divers, frais sont exigés en l'occurrence 31(*):

- Attestation de résidence, plus ou moins 1500fc (commune)

- Attestation de non fonctionnaire, plus ou moins 2500fc (commune)

- Casier judiciaire 20$ (tribunal de paix)

- Numéro de registre de commerce 50$ (tribunal de paix)

- Numéro d'identification nationale 110$(tribunal de paix)

- Permis d'exploitation 120$ (Industrie, Petite et Moyenne Entreprise et Art ; IPMEA en sigle)

- Autorisation d'ouverture 150$(IPMEA)

- Notification des statuts 200$ Pour la SARL(IPMEA)

· Plan de financement

La société a déjà déterminé le coût total du projet. La nécessité de s'assurer au préalable de la disponibilité des fonds avant de se lancer dans l'exécution du projet s'impose.32(*)

1. Apport propre

Nos estimations sont telles que les apports des actionnaires de la SARL ait une hauteur de 70% c'est-à-dire on procédera à l'appel public des fonds.

2. Financement extérieur

En cas de recours aux fonds extérieurs, le montant recherché est la différence entre le coût total du projet et l'apport propre des actionnaires.Soit le recours à l'emprunt bancaire.

· États financiers prévisionnels

1° Bilan d'ouverture : il recense toutes les valeurs appartenant au projet avant son démarrage proprement dit.

2° Compte d'exploitation prévisionnel : une estimation chiffrée de ces recettes comparée aux charges d'exploitation minutieusement déterminées permet de dégager un résultat d'exploitation prévisionnel.

Si la différence dégagée par comparaison entre les produits et les charges est positive, dans ce cas le résultat prévisionnel est bénéficiaire. Dans le cas contraire, il s'agit d'une perte.

· Mise en place du projet et le suivi

Après la décision suit l'exécution du projet ou son implantation.

Aussi la société devra s'assurer de l'exécution du projet selon les prévisions sinon prendre des mesures qui s'imposent. Il convient de signaler que le sérieux, la détermination sont toujours de rigueur dans toute la vie du projet pour sa réussite.

I. 1° Investissements immatériels

Tableau N° 10 : Frais de premiers établissements de la SARL KIVU SUGAR SOCIETY

Désignation

Frais en $ américains

Frais d'étude

5.000

Frais de démarche administrative

700

Total

5.700

Source : Nos enquêtes sur terrain

Tableau N° 11 : Investissements d'Infrastructures

Désignation

Frais en $ américains

Acquisition terrain

20.000

Aménagement terrain

950

Construction immeuble

320.000

Total

340.950

Source : Nos enquêtes sur le marché local.

Un terrain de 50m sur 50 sera acquis au prix de 20.000$ prix fourni par un conservateur honoraire du territoire de Rusthuru que nous avons contacté et 950$ pour diverses formalités avant la construction de l'immeuble ; et 320.000$ pour la construction de l'immeuble ; renseignement nous fournie par un ingénieur de la place.

3° Investissement matériel

Tableau N° 12 : Acquisition mobilier de bureau

Désignation

Nombre

Prix unitaire

Prix total en $

Tables bureaux

6

300

1800

Chaises de bureau

20

80

1600

Coffre fort

1

1000

1000

Etagères

6

120

720

Armoires

3

200

600

Chaises plastiques

15

18

270

Total

-

-

5990

Source : Nos enquêtes sur le marché local.

Nous achèterons tous ces mobiliers sur le marché local pour équiper notre société. Et tous ces prix nous ont été fournis par une entreprise de vente des mobiliers de la place.

Tableau N° 13 : Acquisition matériel de bureau

Désignation

Nombre

Prix unitaire

Prix total en $

Ordinateurs

6

1500

9.000

Imprimante

6

350

2.100

Onduleurs

3

150

450

Téléphone mobiles

7

100

700

Groupe électrogène de 50KWA

1

10.000

10.000

Total

-

-

22.250

Source : Nos enquêtes sur le marché local.

Ces prix nous ont été fournis par une entreprise de vente des machines électroniques de la place.

Tableau N° 14 : Acquisition machine de production

Désignation

Frais en $ américains

Acquisition usine de production 33(*)

10.000

Frais accessoires d'achat

7.023

Total

17.023

Source : nos recherches sur internet.

Ces différents prix nous les avons trouvé sur internet dans le site de alibaba.com et pour ce qui concerne les renseignements sur les frais accessoires d'achat ils nous été fournis par un déclarant tout calcul fait de la Chine au site du projet à Rutshuru montant de 7.023$.

Tableau N° 15 : Acquisition matériel roulant

Désignation

Nombre

Prix unitaire

Prix total en $

Land cruiser

1

40.000

40.000

Fuso

1

30.000

30.00

Total

-

-

70.000

Source : Nos enquêtes sur le marché local.

Nous avons contacté un commissionnaire spécialisé dans la vente des véhicules d'occasion sur place qui nous a livré ces données ci-dessus.

II. 1° Charges d'exploitation

Tableau N° 16 : Besoin en main d'oeuvre

Désignation

Nombre

Salaire/mois, en $

PT par mois

Salaire/an, en $

Directeur Général

1

800

800

9.600

Responsable Production

1

500

500

6.000

Responsable marketing

1

500

500

6.000

Responsable administration et finance

1

500

500

6.000

Responsable recherche&développement

1

500

500

6.000

Chauffeur mécaniciens

2

150

300

1.800

Huissier

1

100

300

1200

Techniciens

2

300

100

3.600

Manoeuvres

5

80

600

960

Total

-

1.200

4200

50.400

Source : nos estimations

Nous avons tenu compte du salaire minimum garanti (SMIG) et du niveau d'étude pour fixer le salaire mensuel de chaque agent de la société.

Tableau N° 17 : Frais carburant, eau et électricité

Désignation

Nombre

Prix unitaire

Prix total en $/ par an

Carburant en litres

7.125

2.000

15.000

Eau (forfait)

1 mois

70

840

Electricité (forfait)

1 mois

-

4.840

Emballage, sac pour couvrir production 3 tonnes de sucre par jour

-

-

6.000

Total

-

-

26.680

Source : Nos enquêtes sur le marché local.

Nous avons estimé forfaitairement ce que peut nous coûter l'eau, l'électricité, la carburant et les emballages en tenant compte de nos estimations de besoin et des prix en vigueur pour ces différents produits.

Tableau N° 18 : Fourniture de bureau

Désignation

Nombre

Prix unitaire

Prix total en $/ par an

Rames papiers

50

7

350

Fardes à tringles

30

1.5

45

Agrafeuses

8

7

56

Perforateurs

4

12

48

Sceaux

3

20

60

Classeurs

20

5

100

Boîte stylos

5

3.5

17.5

Tempos

5

5

25

Encre correcteur

6

3

18

Cartouches pour imprimantes

15

80

1200

Total

-

-

1.919,5

Source : Nos enquêtes sur le marché local.

Ces prix nous ont été fournis par une entreprise de vente des machines électroniques de la place.

Tableau N° 19 : Services consommés

Désignation

Consommations mensuelles

Coûts annuels

Frais de publicité

100

1.200

Frais internet

300

3.600

Frais

200

2.400

Total

-

7.200

Source : Nos enquêtes sur le marché local.

Nous avons contacté les entreprises concernées pour avoir ces différents prix.

Tableau N° 20 : Frais d'entretien, de réparation et maintenance

Désignation

Taux d'entretien en %

Valeur d'acquisition

Frais annuels de réparation

Bâtiment

2

320.000

6.400

Matériel roulant

5

70.000

3.500

Matériel et mobilier de bureau

3

20.240

607,2

Total

-

-

10507,2

Source : Nos Calculs.

Conformément à la législation congolaise en vigueur en matière d'entretien et de réparation des immobilisations.

Tableau N° 21 : Achat matières premières

Désignation

Quantité en tonnes

Prix unitaire

Prix total

Canne à sucre fraîche

1080

23

24.840

Intrants

-

-

2.000

Total

-

-

26.840

Source : Nos enquêtes sur le marché local.

Nous sommes entrés en contact avec les propriétaires des plantations et d'autres recherches sur internet quant en ce qui concerne les intrants pour avoir ces prix ci-dessus.

Nous devons tenir compte du calcul de la TVA comme le stipule la loi sur la Valeur Ajoutée ; nous aurons donc : 26 840 + (26 840 * 0,18) = 31 671,2

- Frais d'assurances :

· Assurance automobile  : 300$

· Risque voisin, taux 0.063%*320.000= 201,6$

· Appareil électrique, taux 0.375%*320.000= 1.200$

· Foudre : taux 0,045%*320.000= 144$

· Trompe, tornade et tempête, tremblement et éruption volcanique : taux 0,25% *320.000= 800$

· Total prime incendie = 201,6+1.200+144+800= 2345,6$

· Total frais d'assurance= 2345,6+300= 2645,6

Tableau N° 22 : Budget total des Investissements

Désignation

Immobilisations

Mobiliers

Consommations Intermédiaires

Erreurs

Total

Immobilisations incorporelles

 
 
 
 
 

Frais de 1er établissement

5 700

 
 
 

5 700

sous total

 
 
 
 

5 700

Immobilisations corporelles

 
 
 
 
 

Investissements d'infrastructure

340 950

 
 
 

340 950

Acquisition mobilier de bureau

 

5 990

 
 

5 990

Acquisition matériel de bureau

 

22 250

 
 

22 250

Acquisition machine de Production

 

17 023

 
 

17 023

Acquisition matériel roulant

 

70 000

 
 

70 000

sous total

 
 
 
 

456 213

Besoin en fonds de roulement

 
 
 
 
 

Besoin en main d'oeuvre

 
 

50 400

 

50 400

Frais carburant, eau et électricité

 
 

26 680

 

26 680

Fournitures de bureau

 
 

1 919,5

 

1 919,5

Services consommés

 
 

7 200

 

7 200

Frais d'entretien, de réparation et maintenance

 
 

10 507,20

 

10 507,20

Achat matières premières

 
 

26 840

 

26 840

Frais d'assurance

 
 

2 645,60

 

2 645,60

Impôts sur le revenu

 
 

10 620

 

10 620

Autres Impôts

 
 

1 955,00

 

1 955,00

sous total

 
 
 
 

138 767,3

Ecart

 
 
 
 
 

Imprévus 10% du projet

 
 
 

60 068

60 068

Total

346 650

115 263

167 831

60 068

660 748

Source : Nos calculs.

Le coût total de l'investissement est de 660 748$

Tableau N° 23 : Bilan initial synthétique de l'investissement en $

ACTIF

 

 

 

PASSIF

 

 

Valeurs Immobilisées

 

 

Capitaux propres

600 680

Immobilisations incorporelles

5700

 
 
 

Immobilisations corporelles

456 213

 
 
 

Valeurs Circulantes

 

 

 
 
 

Valeurs d'exploitation

 

138 767

 
 
 

Valeurs réalisables

 

 

 
 
 

Valeurs disponibles

 

 

 

 

 

Total

 
 

600 680

 Total

 

600 680

Source : Nos calculs.

Tableau N° 24 : Amortissement constant

Désignation

Vo

Taux d'amorti en %

Annuité

Durée

2011

2012

2013

2014

2015

2016

2017

2018

2019

2020

VR

1.

Immeuble

320.000

5

16.000

20 ans

16.000

16.000

16.000

16.000

16.000

16.000

16.000

16.000

16.000

16.000

160.000

2.

Matériel roulant

70.000

20

14.000

05 ans

14.000

14.000

14.000

14.000

14.000

14.000

14.00

14.000

14.000

14.00

-

3.

Matériel de bureau

28.240

20

5.648

05 ans

5.648

5.648

5.648

5.648

5.648

5.648

5.648

5.648

5.648

5.648

-

4.

Machine de production

17.023

10

3.405

10 ans

3.405

3.405

3.405

3.405

3.405

3.405

3.405

3.405

3.405

3.405

-

 

Total

435263

-

-

-

39.053

39.053

39.053

39.053

39.053

39.053

39.053

39.053

39.053

39.053

160.000

Source : Nos calculs

Amortissement constant selon la législation congolaise

- Prévisions chiffres d'affaire

Nous savons qu'une tonne de canne à sucre peut produire 115 kg de sucre, or une canne à sucre pèse en moyenne 3 kg et donc 333 cannes pèsent une tonne.

Le prix d'une canne est de 50 FC en gros. La quantité du sucre importé en moyenne est 2.493,1 tonne par an et nous on se propose de produire la moitié par an soit 1.246,55.

Le prix du kg importé revient 1,3$ et nous on se propose de produire à 0,9$.

La production 3.000 kg *0.9$*360jrs= 972.000$.

Et l'on vendra à 1$ le kg soit : 3.000kg*1$*360jrs= 1.080.000$ et l'on estime qu'après 2ans le produit sera connu, les importateurs diminueront aussi le prix car seront face à la concurrence de la production locale et le taux d'augmentation du chiffre d'affaire estimé est de 2% l'an toute choses restantes égales par ailleurs pour le chiffre d'affaire.

Tableau N° 25 : Compte d'Exploitation Prévisionnelle (en dollars US)

Produits et charges/ Année

2011

2012

2013

2014

2015

2016

2017

2018

2019

2020

Chiffres d'affaire (1)

1 080 000

1 101 600

1123 632

1146 105

1169 027

1 192 408

1 216 256

1 240 581

1 265 393

1 290 701

Matières consommées (2)

31 671

31 671

31 671

31 671

31 671

31 671

31 671

31 671

31 671

31 671

Matières et fournitures consommées (3)

46 306

46 306

46 306

46 306

46 306

46 306

46 306

46 306

 

46 306

Valeur Ajoutée (1)-(2)-(3)=(4)

1 002 022

1 023 622

1 045 654

1 068127

1 091 049

1 114 430

1 138 278

1 162 603

1 187 415

1 212 723

Charges d'exploitation (5)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Assurance

2 645

2 645

2 645

2 645

2 645

2 645

2 645

2 645

2 645

2 645

Charges du Personnel

50 400

50 400

50 400

50 400

50 400

50 400

50 400

50 400

50 400

50 400

Impôts sur le revenu

10 620

10 620

10 620

10 620

10 620

10 620

10 620

10 620

10 620

10 620

Autres Impôts

1 955

1 955,00

1 955,00

1 955,00

1 955,00

1 955,00

1 955,00

1 955,00

1 955,00

1 955,00

Taxes 18% de la VA

180 364

184 252

188 218

192 263

196 389

200 597

204 890

209 269

213 735

218 290

Cash flow brut (4)-(5)=(6)

756 037

773 749

791 815

810 243

829 039

848 212

867 767

887 713

908 059

928 812

Amortissements

39 053

39 053

39 053

39 053

39 053

39 053

39 053

39 053

39 053

39 053

Résultat avant Impôts ou CFN=(6)

756 037

773 749

791 815

818 243

829 039

848 212

867 767

887 713

908 059

928 812

Impôts 40 %=(7)

302 415

309 500

316 726

324 097

331 616

339 285

347 107

355 085

363 224

371 525

Résultat Net=(8)

453 622

464 249

475 089

486 146

497 423

508 927

520 660

532 628

544 835

557 277

Amortissements=(9)

39 053

39 053

39 053

39 053

39 053

39 053

39 053

39 053

39 053

39 053

Flux Net de Liquidité= (8)+(9)

489 675

503 302

514 142

525 199

536 476

547 980

559 713

571 681

583 888

596 340

Source : Nos calculs

L'impôt sur le résultat conformément à la loi congolaise en vigueur est de 40% figurant sur le compte d'exploitation prévisionnel. cfr DGI.

1. Analyse Financière du Projet dans un avenir certain

- Calcul de la VAN34(*)

VAN = -

Valeur Investie VI : 660 748$

Valeur résiduelle VR : 160 000

?FNL= 2 206 142$

Valeur Actuelle investie VAI : ?FNL+ VR équivalent à 2 206 142 + 25 841= 2 231 983$

b) Valeur Actuelle Nette VAN = VAI - VI

= 2 231 983$ -660 748$

VAN = 1 571 235$

Tableau N° 26 : Calcul de la VAN

Année

Flux net de liquidité

Facteur d'actualisation (1+0,2)-n

FNL actualisés

2011

489 675

0.833333333

408 063

2012

503 302

0.694444444

349 515

2013

514 142

0.578703703

297 536

2014

525 199

0.482253086

253 279

2015

536 476

0.401877572

215 598

2016

547 980

0.334897976

183 517

2017

559 713

0.279081647

156 206

2018

571 681

0.23568039

132 955

2019

583 888

0.193806699

113 161

2020

596 340

0.161505582

96 312

Total

5 428 396

-

2 206 142

Source : Nos calculs

Le taux d'actualisation appliqué dans notre étude est de 20% correspondant à la moyenne de 18%, 19%, 20%, 21%, 22% taux directeur de la BCC depuis janvier jusque décembre 2010 tel que publié au communiqué de presse du comité de politique monétaire au cours de cette année .

c) Taux de Rentabilité Interne :

35(*)VAN = - = 0

Avec : TF= taux le plus faible

TE= taux le plus élevé

= VAN négative

= VAN positive

Pour taux = 21% ; VAN = 2 023 474$

Pour taux = 73% ; VAN = 20 000$

Pour taux = 77% ; VAN = -6$

%

Chaque 100$ investis nous rapporte 77$. Et il est possible d'emprunter en cas de nécessité à un taux inférieur à celui-ci.

d) Indice de profitabilité

IP=

IP=

Ceci veut dire qu'une unité monétaire investie nous rapporte 3,37 donc notre projet est rentable.

e) Délai de Récupération du Capital

Tableau N° 27 : Calcul du DRC

Année

FNL actualisés

Flux cumulés

2010

0

-660 748

2011

408 063

- 252 685

2012

349 515

96 830

2013

297 536

394 366

2014

253 279

647 645

2015

215 598

863 243

2016

183 513

1 046 756

2017

156 206

1 202 962

2018

132 955

1 335 917

2019

113 161

1 449 078

2020

96 312

1 545 390

 Total

2 206 142 

  -

Source : Nos calculs

DRC= 4ans +

DRC= 4ans+ (0,0608*365)

DRC= 4ans et 22 jours

Le projet est viable car son DRC soit 4ans et 22jours sur les 10ans prévus.

· Calcul de la rentabilité

Il est important de déterminer la rentabilité économique, financière et celle d'exploitation à partir des prévisions du résultat et chiffre d'affaire en vue de connaître la performance financière et économique de l'activité ; outre les critères d'acceptation d'un projet. Ci-dessous ces calculs à la première année d'activité de la nouvelle société.

- Rentabilité économique =

- Rentabilité financière =

- Rentabilité d'exploitation =

Nous constatons que la rentabilité économique est de 114%, la rentabilté financière est de 69% et celles d'exploitation est de 42%. Des résultats de rentabilité intéressants pour la société en création.

SECTION 3 : ANALYSE ECONOMIQUE DU PROJET DE CREATION D'UNE UNITE DE PRODUCTION DE SUCRE A RUTSHURU

· Par la méthode des prix de référence

La situation de référence correspond à la situation dans laquelle le projet n'est pas réalisé. Cette situation aide à repérer les agents économiques concernés par le projet et distinguer les plus importants d'entre eux qui feront l'objet d'une analyse approfondie.

Tableau N° 28 : Contribution au revenu national

 
 
 
 

Année

Impôts sur le bénéfice

Autres impôts

Impôts sur le revenu

2011

302 415

1 955

10 620

2012

309 500

1 955

10 620

2013

316 726

1 955

10 620

2014

324 097

1 955

10 620

2015

331 616

1 955

10 620

2016

339 285

1 955

10 620

2017

347 107

1 955

10 620

2018

355 085

1 955

10 620

2019

363 224

1 955

10 620

2020

371 525

1 955

10 620

Total

3 360 580

19 550

106 200

Source : Nos calculs.

Pendant dix ans, le total des impôts qui seront versés au compte du Trésor Public (40% du bénéfice annuel) sont de l'ordre de respectivement les impôts sur le bénéfice réalisé, les autres impôts INSS, impôt foncier, vignette et taxe voirie) et les impôts sur le revenu, 3 360 580$ ; 19 550$ ; 106 200$. Soit le total de 3 486 330$.Tableau N° 29 : Paie des agents

Grade

salaire mensuel brut/agent

salaire mensuel brut en FC

Impôts à payer en FC

Impôts à payer en $

INSS

Net à payer

1 Directeur Général

800

800 000

240 000

240

28

532

1 Responsable de la production

500

500 000

125 000

125

17,5

357,5

1 Responsable marketing

500

500 000

125 000

125

17,5

357,5

1 Responsable administratif et financier

500

500 000

125 000

125

17,5

357,5

1 Responsable recherche et développement

500

500 000

125 000

125

17,5

357,5

1 Chauffeur

150

150 000

15 000

15

5,25

129,75

1 chauffeur mécanicien

150

150 000

15 000

15

5,25

129,75

1 huissier

100

100 000

5 000

5

3,5

91,5

1 technicien

300

300 000

45 000

45

10,5

244,5

1 technicien industriel

300

300 000

45 000

45

10,5

244,5

1 manoeuvre

80

80 000

4 000

4

2,8

73,2

1 manoeuvre industriel

80

80 000

4 000

4

2,8

73,2

1 manoeuvre technicien

80

80 000

4 000

4

2,8

73,2

1 manoeuvre agriculteur

80

80 000

4 000

4

2,8

73,2

1 manoeuvre marchand

80

80 000

4 000

4

2,8

73,2

Total

4200

4 200 000

885 000

885

147

3168

Source : Nos calculs

Nous constatons que 10 620$ et 1 764$ seront perçus par an respectivement pour les impôts et pour le compte de l'INSS.

Pour les impôts sur le revenu les calculs se font comme suit :

- Salaire = 800 000fc, paient 30% d'impôts,

- Salaire = 500 000fc, paient 25% d'impôts,

- Salaire = 300 000fc, paient 15% d'impôts,

- Salaire = 150 000fc, paient 10% d'impôts,

- Salaire = 100 000fc, paient 5% d'impôts. Ceci conformément à la législation congolaise en matière d'impôts sur le revenu depuis 2007.

Tableau N° 30 : Contribution à l'économie dans son ensemble

Exploitation

Montant charges

Production chiffre d'affaire

chiffre d'affaire 1ère année

 

1 080 000

Matières consommées

 

 

Eau, électricité, carburant

26 680

 

Autres services consommées

7 200

 

Assurances

2 646

 

Charges du personnel

50 400

 

Impôts directs

10 620

 

Total

97 546

1 080 000

Source : nos calculs

Nous constatons que ce projet apporte un plus sur l'économie dans son ensemble. Un chiffre d'affaire non négligeable et l'accroissement des revenus des entreprises étatiques.

Tableau N° 31 : Répartition valeur entre agents économiques 1ère année

 
 
 

Entreprise

Ménages

Etat

Extérieur

Total

Salaire

 

50 400

 
 

50 400

Amortissement

39 053

 
 
 

39 053

Impôts totaux

 
 

3 486 330

 

3 486 330

Total

39053

50 400

3 486 330

 

89 453

Source : nos calculs

Ce projet sera bénéfique aux agents par l'octroi de salaire, à l'entreprise en constituant les amortissements sur immobilisations et enfin bénéfique à l'Etat, par le paiement des impôts.

· Par la méthode des effets

Cette méthode révèle trois effets ; dont ceux positifs, négatifs et induits.

· Les effets positifs du projet : ce sont les effets bénéfiques apportés par le projet ;

- la promotion de la consommation locale du sucre ;

- la promotion de l'emploi, en effet ce projet va employer 15 agents, y compris les cadres ;

- la promotion de l'agriculture industrielle ;

- le montant total dû à la SONAS par an est de : 2 645,6$ ;

- le montant total des salariés soit 15, par an est de : 3168$.

· Les effets négatifs du projet : ce sont les effets qui ne sont pas bénéfiques à la suite de l'exécution du projet ;

- la pollution de l'usine ;

- les bruits des machines.

· Les effets induits du projet : sont ceux qui découleront à la suite de l'exécution De notre projet.

- réduction du prix du Kilogramme de sucre de 29% ; le prix de 50 Kg importés revient à 70$ tandis que le prix de50 Kg avec l'avènement de ce projet revient à 50$ ;

- création matière première pour les entreprises qui utiliseront nos déchets ou rebus.

CONCLUSION

Notre travail a porté sur une étude de faisabilité d'une unité de production de sucre de canne dans la Province du Nord Kivu, précisément dans le territoire de Rutshuru.

Notre objectif était de ressortir une documentation sur la création d'une entreprise industrielle et agricole ; la création d'emplois directs et indirects à divers échelons en RDC ; et de promouvoir la créativité dans le chef du peuple congolais.

Ce travail est subdivisé en trois chapitres mis à part l'Introduction et la Conclusion.

Le premier chapitre porte sur : l'analyse financière et économique d'un projet d'Investissement ; il a porté sur certaines notions du projet, la typologie des projets, le processus de création d'une unité de production et enfin il aborde les notions d'une l'analyse financière et économique d'un projet.

Dans le Second chapitre, nous avons présenté le milieu d'étude du projet et donné par la suite un aperçu sur la fabrication du sucre.

Le troisième chapitre a été consacré sur l'étude de faisabilité de création d'une unité de production de sucre à Rutshuru.

Dans notre problématique il s'agissait d'apporter la réponse par rapport à la question principale suivante : la création d'une unité de production de sucre à Rutshuru est-il rentable financièrement et économiquement ?

Ceci étant, la question principale découlant de cette recherche est la suivante : la création d'une unité de production de sucre à Rutshuru est-il rentable financièrement et économiquement ?

Dans le but de répondre à cette question principale, les questions spécifiques suivantes ont été formulées :

Ø Point de vue économique

- quelle est la part du sucre dans le volume des importations et de combien voulons-nous réduire ces importations ?

- quelle est l'incidence de cette réduction sur le prix du sucre ?

- quelle est l'incidence de ce projet sur l'augmentation de l'emploi ?

Ø Point de vue financière

- quelle est la rentabilité de ce projet ?

- dans quel délai, les fonds investis dans ce projet seront-ils récupérés ?

Nos Hypothèses : l'implantation de cette manufacture de sucre serait économiquement et financièrement rentable mais aussi viable par le simple fait que :

Ø Du point de vue économique

- Elle réduirait le volume des importations tout en augmentant la production locale du sucre.

- Cette situation entrainerait une baisse des prix du sucre due à la concurrence imposée par une production importée.

- Outre le surplus généré au producteur, cette production locale du sucre contribuerait à la création des emplois des revenus dans le pays sous forme d'impôts, taxes, salaires etc.

Ø Du point de vue financier

- la rentabilité de ce projet ne serait pas inférieure à 12%.

- le délai de récupération serait d'au plus cinq ans compte tenu des perturbations observées dans l'environnement politique congolais. Ce délai est requis dans un milieu instable politiquement.

Sur base de l'approche méthodologique, se fondant sur la documentation, l'observation, les méthodes analytiques, statistiques, descriptives ; les résultats prévisionnels de l'analyse financière et économique de l'étude nous ont permis de vérifier les hypothèses de départ.

Ainsi, notre étude a eu les résultats suivants :

· ce projet est acceptable, étant donné que la VAN est positive de 1 571 235$

· il est rentable, son TRI étant de 77%, chaque 100$ investis va secréter 77$, l'IP du projet étant aussi supérieur à 1 soit de 3,37.

· le DRC est relativement court, il est de 4 ans et 22 jours sur les dix ans prévus.

Du point de vue économique le projet permettra de :

- réduire les importations de 50% et réduire le prix du kilogramme du sucre de 29%, car étant face à la concurrence, le prix de50 Kg avec l'avènement de ce projet revient à 50$ tandis que le prix de 50 kg importés est de 70$ ;

- promouvoir et moderniser la culture de la canne à sucre au niveau du territoire de Rutshuru et dans toute la Province du Nord Kivu et promouvoir la valeur monétaire locale ;

- élever la valeur ajoutée des entreprisses d'électricité, pétrolières, etc.

- dégager dans l'économie une valeur ajoutée de 1 002 022$, la première année de l'exécution du projet ; et avec une augmentation de 2% le reste des années. Pour le compte des agents un montant total de 3 168$, et pour les pouvoirs publics en guise de paiement d'impôts (sur le bénéfice, sur le revenu et autres impôts) un montant 3 360 580$ ; 19 550$ ; 106 200$. Soit le total de 3 486 330$ pour la première année et afin pour les assurances un montant de 2 645,6$.

Bref nos hypothèses ont été confirmées.

Nous sommes conscientes que tous les aspects de ce sujet n'ont pas été pris en compte. D'autres chercheurs peuvent donc nous compléter ce domaine spécifique encore inexploité.

LISTE DES TABLEAUX

Tableau N° 01 : Cycle de vie d'un projet

Tableau N° 02 : Statistique de la population du Territoire de Rutshuru par entité

Tableau N° 03 : Statistique de la population du territoire de Rutshuru par groupe d'âge

Tableau N°04 : Statistique de la production vivrière dans le territoire de Rutshuru en 2009

Tableau N°05 : Statistique de la production de cultures pérennes dans le territoire de Rutshuru en 2009

Tableau N°06 : Statistique de la culture de la canne à sucre dans la Province du Nord-Kivu en 2007, 2008, 2009.

Tableau N°07 : Superficie et Production de Canne à sucre comparée par Territoire

Tableau N° 08 : Production mondiale des principales entreprises sucrières sur la campagne 2005/06 (en millions de tonnes)

Tableau N° 09 : définition des différents types de sucre d'après le standard du Codex alimentarius

Tableau N° 10 : Frais de premiers établissements de la SARL KIVU SUGAR SOCIETY

Tableau N° 11 : Investissements d'Infrastructures

Tableau N° 12 : Acquisition mobilier de bureau

Tableau N° 13 : Acquisition matériel de bureau

Tableau N° 14 : Acquisition machine de production

Tableau N° 15 : Acquisition matériel roulant

Tableau N° 16 : Besoin en main d'oeuvre

Tableau N° 17 : Frais carburant, eau et électricité

Tableau N° 18 : Fourniture de bureau

Tableau N° 19 : Services consommés

Tableau N° 20 : Frais d'entretien, de réparation et maintenance

Tableau N° 21 : Achat matières premières

Tableau N° 22 : Budget total des Investissements

Tableau N° 23 : Bilan initial synthétique de l'investissement en $

Tableau N° 24 : Amortissement constant

Tableau N° 25 : Compte d'Exploitation Prévisionnelle (en dollars US)

Tableau N° 26 : Calcul de la VAN

Tableau N° 27 : Calcul du DRC

Tableau N° 28 : Contribution au revenu national

Tableau N° 29 : Paie des agents

Tableau N° 30 : Contribution à l'économie dans son ensemble

Tableau N° 31 : Répartition valeur entre agents économiques 1ère année

BIBLIOGRAPHIE

I. OUVRAGES

ALBAGLI, HENAULT, PONSON, la Création d'entreprise en Afrique, Edicef 1996.

HOUDAYER Robert, Evaluation financière des projets, Ingénierie des projets et décision d'investissement, 3éd, Economica, 2008.

JOSIEN Samuel, Landrieux, L'essentiel de l'économie d'entreprise, éd Gualino, Paris 2008.

MAPAPA Mbangala, Albert CORHAY, Fondement de gestion financière, éd. de l'Université de Liege, 2006.

GUENEAU M. C, Afrique, les petits projets de développement sont-ils efficaces ? éd L'Harmattan 1986.

MOURGUES Nathalie, Le choix des investissements de l'entreprise, éd. Economica, Paris 1994.

KALINIJABO Narcisse, Guide D'élaboration De Projets D'investissement, éd ICCO, Paris, 1999.

ZHERMIE Ch., Etudes de marché, 3éd Sirey, Paris 1999.

II. COURS.

KISONIA Jean Pierre, cours inédit, Gestion financière G3 gestion, ULPGL/Goma, 2009-2010.

MUSAY Laurent, cours inédit, Evaluation et préparation des projets, ULPGL, 2010- 2011.

VERHULST A., Cours d'économie de l'entreprise, édition centre de recherche pédagogique, Kinshasa 1984.

III. RAPPORTS

BCC ; Direction Provinciale du Nord Kivu ; les statistiques annuelles des importations des tous les postes 2008-2009.

Rapport annuel de l'administration du territoire de Rutshuru, exercice 2009, Division de l'intérieur Nord Kivu.

Rapport Annuel, Division Provinciale de l'Agriculteur au Nord-Kivu ; 2007, 2008, 2009.

Rapport du Secrétariat de la CNUCED d'après l'encyclopédie de Club-Internet.fr

IV. WEBOGRAPHIE

www.google.com, consulté le 04 mars 2011.

Wikpédia, le 12 janvier 2011.

Wikpédia, le 20 mars 2011.

V. Articles

FOURNIS Yves, Conduite d'une étude de marché.

WARREN C-B, le cycle des projets, 4ème édition. Janvier 1998.

Commission de communauté européenne, Manuel de gestion du cycle de projet, Approche intégrée et cadre logique, méthode et instruments pour la gestion du cycle de projet, février 1993.

JOAO B., Manuel de Gestion du cycle de projet, série méthodes et instruments pour la gestion du cycle de projet, 1ère prod, Paris, 1993.

Annexes

Tableau N°01 : Statistiques des importations des produits en Province du Nord-Kivu

Année

Code douanier

produit

Poids en kg

%

Valeur CIF en $

%

2008

16-24 : produits des industries alimentaires, tabac et alcool.

Sucre

2830148,6

2,17

2454400,00

1,7

Biscuit

700440,00

0,54

694009,00

0,58

 

Sous- total

-

5466397,2

4,2

4575574,5

3,17

2008

Total des produits importés

-

130247463,2

100

144130234,31

100

2009

16-24 : produits des industries alimentaires, tabac et alcool.

Sucre

2156169,00

1,65

2141978,00

2,42

Tabac haché

700984,00

0,54

3643386,00

4,12

 

Sous- total

-

4326217, OO

3,32

7517809,8

8,49

2009

Total des produits importés

-

13047029,04

100

88515606,59

100

Source : Banque Centrale du Congo/Direction Provinciale du Nord-Kivu.

Ce tableau révèle qu'en 2008, 1,7 sur les 100% des importations est constitué de celui du sucre suivi de celui des biscuits avec 0,58% ce qui fait le total de 3,17% soit 4.575.574,5$ de sortie de devise sur le total de 144.130.234,31$ ; et en 2009 4,12% sur les 100% des importations est constitué de celui du tabac suivi de celui du sucre avec 2,42% ce qui fait le total de 8,49% soit 7517809,8 de sortie de devises sur le total de 88515606,59. Tous ces chiffres pour nous faire montre la nécessité d'avoir ce produit localement pour diminuer autant que faire se peut le poids de la balance commerciale côté importation et revanche la rendre bénéficiaire.

TABLE DES MATIERES

Epigraphe i

SIGLES ET ABREVIATIONS ii

Dédicace ii

REMERCIEMENTS ii

RESUME ii

SUMMARY ii

0. INTRODUCTION - 2 -

O.1 Problématique - 2 -

0.2 Hypothèses - 2 -

0.3 Méthodologie - 2 -

0.4 Objectifs du travail - 2 -

0.5 Choix et intérêt du sujet - 2 -

0.6 Délimitation du sujet - 2 -

0.8 Difficultés rencontrées - 2 -

Chapitre premier : ANALYSE FINANCIERE ET ECONOMIQUE DU PROJET D'INVESTISSEMENT - 2 -

Section 1 : NOTIONS SUR LES PROJETS - 2 -

Section 2 : TYPOLOGIE DES PROJETS 2

Section 3 : PROCESSUS DE CREATION D'UNE UNITE DE PRODUCTION 2

Section 4 : ANALYSE FINANCIERE D'UN PROJET 2

Section 5 : ANALYSE ECONOMIQUE D'UN PROJET 2

Chapitre deuxième : PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE ET BREF APERCU SUR LA FABRICATION DU SUCRE 2

Section 1 : PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE 2

Section 2 : ETUDE DU MARCHE DU PROJET 2

SECTION 3 : BREF APERÇU SUR LA FABRICATION DU SUCRE 2

Chapitre troisième : PROJET DE CREATION D'UNE MANUFACTURE DE SUCRE A RUTSHURU 2

SECTION 1 : BUT GLOBAL DU PROJET DE CREATION D'UNE MANUFACTURE DE SUCRE A RUTSHURU 2

SECTION 2 : ANALYSE FINANCIERE DU PROJET DE CREATION D'UNE PRODUCTION DE SUCRE A RUTSHURU 2

SECTION 3 : ANALYSE ECONOMIQUE DU PROJET DE CREATION D'UNE UNITE DE PRODUCTION DE SUCRE A RUTSHURU 2

CONCLUSION 2

LISTE DES TABLEAUX 2

BIBLIOGRAPHIE 2

Annexes 2

TABLE DES MATIERES 2

* 1 Laurent., MUSAY, cours inédit, Evaluation et préparation des projets, ULPGL, 2010-2011.

* 2 www.google.com, consulté le 04 mars 2011.

* 3M., MAPAPA, A, CORHAY, Fondement de gestion financière, Ed. de l'Université de Liège, 2006.

* 4 Narcisse KALINIJABO, Guide d'élaboration de projets d'investissement, ICCO, 1999, P.5

* www.google.com, consulté le 08mars 2011.

* 5 Wikpédia consulté le 12 mars 2011.

* 6 C-B., WARREN, le cycle des projets, 4ème édition. Janvier 1998 P.5

* 7 B. JOAO, Manuel de Gestion du cycle de projet, série méthodes et instruments pour la gestion du cycle de projet, 1ère prod, Paris, 1993, p.12

* 8 C-B., WARREN, op cit., P.10

* 9 A. VERHULST, Cours d'économie de l'entreprise, éd. Centre de recherche pédagogique, kin 1984.

* 10 commission de communauté européenne, Manuel de gestion du cycle de projet, Approche intégrée et cadre logique, série, méthode et instruments pour la gestion du cycle de projet, février 1993.

* 11 R., HOUDAYER, Evaluation financière des projets, Ingénierie des projets et décision d'investissement, 3éd. Economica, 2008 P.13

* 12 Ch., ZHERMIE, Etudes de marché, 3éd Sirey, Paris 1991, P.3,

* 13 Ch., ZHERMIE, op cit

* 14Ch., ZHERMIE, op cit

* 15 Yves FOURNIS « Conduite d'une étude de marché » Article.

* 16 Ch. ZHERMIE, Etudes de marché, 3éd, Paris 1991, P.3, Sirey

* 17 ALBAGLI, HENAULT, PONSON, la Création d'entreprise en Afrique, PP 29-30, Edicef 1996

* 18 S., JOSIEN, Landrieux, L'essentiel de l'économie d'entreprise, éd Gualino, Paris, 2008, P.29

* 19 Wikpédia, consulté le 20 mars 2011.

* 20 Nathalie MOURGUES, Le choix des investissements de l'entreprise, éd. Economica, Paris 1994, P.25.

* 21 Nathalie MOURGUES, op cit., P.28.

* 22 Laurent MUSAY, cours inédit, Evaluation et préparation des projets, ULPGL, 2010-2011.

* 23 Wikpédia, consulté le 12 janvier 2011.

* 24 Wikpédia, op cit.

* 25 Wikpédia, op cit.

* 26 Rapport annuel de l'administration du territoire de Rutshuru, exercice 2009,P.2 Division de l'intérieur Nord Kivu.

* 27Rapport annuel de l'administration du territoire de Rutshuru, op cit,

* 28 Rapport Annuel, Division Provinciale de l'Agriculteur au Nord-Kivu ; 2007, 2008, 2009.

* 29 Wikpédia consulté le 20 mars 20011.

* 30 Rapport du Secrétariat de la CNUCED

* 31 Rapport annuel , Division provinciale de l'économie au Nord-Kivu, 2009.

* 32 Narcisse KALINIJABO, Guide d'élaboration de projets d'investissement, ICCO, 1999, P.7

* 33 www.alibaba.com

* 34 KISONIA Jean Pierre, cours de Gestion financière G3 gestion ULPGL/Goma, 2008-2009.

* 35 idem