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Analyse critique de la politique industrielle en rdc

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par Paullepetit Kasongo Mukoko
UNILU - Licence 2012
  

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A. Les phases d'industrialisation

Les phases d'industrialisation et le débat qui les entourent peuvent être expliqués à partir du découpage industriel. En effet le secteur industriel peut être découpé en industries de bien de production. Au sein de l'industrie de biens de production, on distingue les industries de biens intermédiaires et celles de biens d'équipement. Ce découpage peut aussi être identifié au cours de trois phases d'industrialisation : phase 1, développement des industries de bien de consommation ; phase 2, développement des biens intermédiaires ; phase 3, développement des biens d'équipement.

B. Une stratégie récente : les conventions de développement

Les conventions de développement ont été instituées en 1979, elles sont présentées par leurs auteurs comme « l'une des décisions les plus importantes prises par l'Etat congolais en matières de stratégie économique depuis l'accession du pays à la souveraineté politique, le 30 juin 1960 ».27(*)

De quoi s'agit-il ? Il s'agit d'une loi dont la première caractéristique est l'obligation qu'elle impose aux entreprises industrielles et commerciales de signer avec le conseil exécutif (gouvernement) des conventions de développement par les quelles les entreprises industrielle doivent s'engager à produire dans le pays les matières qu'elles consomment. Tandis que les entreprises commerciales ont l'obligation de consommer des denrées alimentaires locales et stimuler leur production.

Ainsi, les brasseries dont l'activité principale est de fabriquer de boissons se voient confier la tache de stimuler localement la production de maïs, de riz, du sucre et d'orge qu'elles utilisent comme matières premières. L'industrie de tabac ne se contentera plus de fabriquer uniquement des cigarettes, mais devra stimuler la culture du tabac dans le pays. Les entreprises pétrolières élargiront leur objet social à la recherche et à l'exploitation des sources d'énergie pouvant se substituer au pétrole importé qu'elles commercialisent.

La deuxième caractéristique concerne le programme de promotion et de formation des cadres techniques congolais, le quel doit nécessairement accompagner tout programme de production. Cette caractéristique vise à séduire, une dépendance très coûteuse du pays à l'égard des cadres techniques expatriés.

La troisième caractéristique se rapporte à l'obligation faite aux entreprises conventionnées de construire et d'entretenir l'infrastructure routière, sanitaire et sociale dans l'environnement immédiat de leurs projets. La loi précise que les entreprises recevront a cet effet l'assistance voulue des organes compétant du conseil exécutif comme celle de l'office des routes par exemple.

La quatrième caractéristique qui constitue peut être l'innovation la plus importante de cette loi est la constitution d'un fond de relance économique alimenté de manière permanente par une surtaxe de 10% environ appliqué sur les quantités produites ou vendues par chaque entreprise conventionnée.

La cinquième caractéristique a trait à la gestion des fonds de relance économique, le quel reste propriété de l'Etat.

II.2.2. Critiques

Le régime de la porte ouverte au basin conventionnel du Congo s'avère profitable à l'économie du pays. La concurrence internationale stimule l'abondance des produits importés à des prix relativement bas, ce qui était évidemment dans l'intérêt de la population. De même l'égalité de traitement stimule le développement industriel.

En dépit de la succession des programmes de stabilisation, force est de constater que le recul de la production et l'aggravation des déséquilibres internes et externes ont persisté. Ce qui soulève bien attendu, la question pertinente tant de l'opportunité que de l'efficacité de ces programmes. Sur ce point, certains analystes ont soutenu que le peu de succès rencontré par les programmes de stabilisation dans les années 1970 et 1980 tiendrait au caractère fragile et irréaliste de leurs objectifs, car ils étaient axés essentiellement sur le rétablissement des équilibres financiers et accessoirement sur la relance de l'appareil de production.

* 27 LUKUSA DIA BONDO : « Les conventions du développement, clé de la relance économique du Zaïre », édition CEDAF, juin 1983. P.21

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