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Etude de la dynamique et du comportement alimentaire des gazelles, Gazella dama mhorr en semi- liberté dans la Réserve spéciale de faune de Gueumbeul au Sénégal

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par Tanguy Mbouyou Boulende
Université Cheikh Anta Diop de Dakar - Master 2 en biologie animale 2011
  

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CONCLUSION

La cuvette de Gueumbeul est mondialement connue pour sa grande richesse en variété ornithologique, importantes concentrations d'avocettes et des flamants roses. Les deux bandes forestières adjacentes à la cuvette constituent des parcelles de végétation sahélienne mises en défens. L'étude menée dans la RSFG nous permet de relever des faits positifs et des faits négatifs inhérents à la réserve et à l'espèce elle-même. De manière générale, ces parties sont aptes à accueillir la faune sahélienne menacée de disparation d'où sa vocation d'être un centre d'acclimatation et de restauration de cette faune pour une réintroduction en milieu naturel.

En ce qui concerne les résultats, l'activité alimentaire ou d'alimentation est plus intense en matinée qu'en soirée et l'effectif est estimé à treize individus. Cette baisse de l'effectif reflète un certain nombre de pesanteurs (consanguinité, réduction de l'espace exploitable, la compétition interspécifique, la perte de quiétude...). La structure d'âge montre une population vieillissante avec un taux comparé mâles et femelles relativement équilibré. La répartition spatiale de cette espèce semble influencée par des facteurs «inaccessibilité» et «quiétude». La zone la plus fréquentée est située au centre, loin de la piste aménagée pour des visites, qui constitue la zone avec une faible fréquentation. Ces résultats demandent dans l'immédiat des mesures et un plan d'aménagement pour une gestion durable des effectifs, de la faune et du site. Cette population est soumise à des facteurs déjà identifiés comme à l'origine de la réduction de son effectif mondial et l'entrainant vers une extinction. Son statut pourrait être le suivant : EN A2c, B1a, bi établi selon les catégories et critères de l'UICN 2001 (Version 3.1). Signifiant qu'elle est confrontée à un risque d'extinction imminent à «l'état sauvage» (EN), est en diminution passée de 35 à 13 individus en 9 ans soit une réduction d'environ 63% de l'effectif, une réduction de l'aire d'occupation (A2c) et une aire de fréquentation de 2,4 km2, fragmentée et en diminution (B1a, bi). Dans la suite de ce programme de réintroduction il convient de fixer la durée des différentes étapes de l'élevage en captivité et de les appliquer bien que cela ne soit pas facile à déterminer, vu que les budgets alloués à cette politique ne cadrent pas toujours avec les besoins. On pourrait se demander à la longue si nos Etats, malgré cette volonté de participer au maintien d'une certaine faune disposeraient toujours des moyens pour supporter les coûts de cette politique.

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Recommandations et perspectives pour une gestion durable

Au regard de la bibliographie sur la biologie de la conservation et des observations faites nous faisons des suggestions suivantes :

> Renforcer le suivi-évaluation des effectifs des différentes espèces réintroduites et en particulier les G. dama mhorr de préférence tous les ans et avant chaque hivernage. Ainsi, visualiser l'évolution de la dynamique de cette population;

> Poser une nouvelle clôture de grillage galvanisé ;

> Surveiller des intrusions humaines et de divagation du bétail ;

> Evaluer de la charge ou de la pression des herbivores domestiques, les relations entre ceux-ci et les animaux de la réserve en général, sur les plans écologiques et sanitaires ;

> Procéder au défrichage du cactus, des pieds de Euphorbia, et aux éclaircies de certains ligneux;

> Renforcer cette population par l'apport d'individus d'autres «population-puits», cela introduirait certainement une variabilité génétique importante dans la population et ainsi lutter contre la consanguinité ;

> Installer des postes d'observations à vue panoramique sur l'ensemble du site pour éviter de perturber la quiétude des animaux par des visites (touristiques) déjà à l'origine de l'éloignement des animaux ;

> Accroitre du périmètre pour augmenter la capacité de réception ;

> Réduire les apports d'eau et planter dans cette partie des espèces végétales à forte teneur en eau comme la citrouille sauvage Citrullus colocynthis ;

> Doter la station d'un laboratoire équipé pour des besoins d'analyse et de recherche ;

> Renforcer les capacités des gestionnaires des aires protégées, les techniciens et les éco gardes en gestion de l'élevage en captivité et de l'écologie des antilopes Sahélo-sahéliennes;

> Estimer la taille minimale de population viable, pour laquelle une population a une probabilité de survie de 90% sur 100 ans à partir du moment où elle atteint un certain seuil. Outil proposé par Shaffer (1981) pour la gestion des petites populations (Corson, 2004).

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"Les esprits médiocres condamnent d'ordinaire tout ce qui passe leur portée"   François de la Rochefoucauld