WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Evaluation des pratiques de prescription médicamenteuses dans les formations sanitaires de la zone de santé de Katwa


par Salomon KASEREKA POSOMBILI
Université Saint Joseph de Goma - Licence LMD 2025
  

Disponible en mode multipage

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

DEDICACE

À la mémoire de mon grand frère, KAMBALE POSHOMBILI Esaü, enseignant de santé publique, en hommage à son courage, sa persévérance, et sa détermination, dont le souvenir demeure pour moi une source d'inspiration et un modèle d'excellence.

REMERCIEMENTS

Au terme de ce travail, il m'est particulièrement agréable d'exprimer ma profonde gratitude à toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont contribué à sa réalisation.

Je tiens à adresser mes sincères remerciements à mon tuteur, pour sa disponibilité, ses conseils avisés et son accompagnement tout au long de ce travail.

Mes remerciements s'adressent également à l'ensemble des enseignants et du personnel académique de l'université Saint Joseph, pour la qualité de la formation reçue.

Je remercie les autorités sanitaires de la zone de santé de KATWA, ainsi que le personnel des structures de santé concernées, pour leur collaboration et leur disponibilité lors de tout le processus de recherche, dont la collecte des données.

Je n'oublie pas mes camarades et amis, pour leur soutien moral, leurs encouragements et les échanges enrichissants.

En outre, j'adresse une reconnaissance particulière à l'infirmier enquêteur pour son implication active et la qualité du travail réalisé lors de la collecte des données.

Enfin, je tiens à exprimer ma reconnaissance à ma famille, en particulier mon épouse Laura KINENE, mes enfants Achim, Prisca, et Salem, mes parents et mes frères, pour leur soutien constant, leur patience et leurs sacrifices.

Je reste profondément reconnaissant envers chacun pour sa contribution à l'aboutissement de ce travail.

Salomon KASEREKA POSOMBILI

SYMBOLES, SIGLES ET ABREVIATIONS

CH

: Centre hospitalier

CS

: Centre de Santé

DCI

: Dénomination Commune Internationale

ECZS

: Équipe Cadre de la Zone de Santé

EUP

: Etablissement d'utilité publique

Excel

: Microsoft Excel

FASS

: Fond d'achat des services de santé

FOSA

: Formation Sanitaire

HGR

: Hôpital Général de Référence

INRUD

: International Network for Rational Use of Drugs

LNME

: Liste Nationale des Médicaments Essentiels

MEG

: Médicaments Essentiels Génériques

MSP

Ministère de la Santé Publique

NK

: Nord-Kivu

OMS

: Organisation Mondiale de la Santé

PAMJ

: PanAfricanMedical Journal

PCIME

: Prise en Charge Intégrée des Maladies de l'Enfant

RDC

: République Démocratique du Congo

SNIS

: Système National d'Information Sanitaire

SNAME

: Système National d'Approvisionnement en Médicaments Essentiels

ZS

: Zone de Santé

RESUME DU TRAVAIL ET MOTS CLES

Notre projet tutoré a porté sur l'amélioration des pratiques de prescription médicamenteuse dans les formations sanitaires de la Zone de Santé de Katwa.

Dans un premier temps, nous avons mené une recherche scientifique visant à identifier les écarts par rapport aux bonnes pratiques de prescription et à mieux cerner le problème. Il s'agissait d'une étude transversale, descriptive et comparative réalisée dans les formations sanitaires de la Zone de Santé de Katwa. La population d'étude était constituée de l'ensemble des ordonnances et dossiers de consultation produits entre le 1er avril 2025 et le 31 mars 2026. Un échantillon de 2 000 prescriptions a été sélectionné conformément aux recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), à raison de 100 consultations par formation sanitaire. L'étude a concerné 20 structures sanitaires, dont 7 centres de santé, 6 cliniques et centres hospitaliers, 5 postes de santé et 2 hôpitaux. Parmi celles-ci, 4 étaient publiques, 6 conventionnées et 10 privées ; 12 étaient intégrées et 8 non intégrées. Les données ont été collectées rétrospectivement à partir des registres de consultation, des ordonnances et des dossiers médicaux à l'aide d'un questionnaire électronique conçu sur KoBoToolbox. L'analyse des données a été réalisée à l'aide du logiciel Microsoft Excel.

Les résultats ont montré que le nombre moyen de médicaments prescrits par ordonnance était de 3,39, légèrement supérieur à la norme de l'OMS fixée à 3 médicaments. Les moyennes les plus élevées ont été observées dans les postes de santé (3,78), les structures privées (3,89) et les formations sanitaires non intégrées (3,84). Les moyennes les plus faibles ont été enregistrées dans les centres de santé (3,02) et les structures publiques (2,76).

La proportion des médicaments prescrits en dénomination commune internationale (DCI) était de 17,3 %, largement inférieure à la norme de l'OMS de 100 %. La proportion des médicaments prescrits figurant sur la Liste Nationale des Médicaments Essentiels était de 87,7 %, également inférieure à la norme de 100 %.

La proportion des consultations comportant au moins un antibiotique était de 86,4 %, soit près de trois fois la norme recommandée par l'OMS (30 %). Les proportions les plus élevées ont été observées dans les postes de santé (91,8 %), les structures privées (91,4 %) et les formations sanitaires non intégrées (91 %). Les proportions les plus faibles ont été enregistrées dans les centres de santé (80 %) et les structures publiques (79,75 %).

Les médicaments injectables étaient prescrits dans 47,2 % des consultations, contre une norme OMS de 10 %. Les proportions les plus élevées ont été observées dans les postes de santé (60,6 %), les structures privées (64,7 %) et les formations sanitaires non intégrées (66,88 %). Les proportions les plus faibles ont été retrouvées dans les hôpitaux (32 %) et les structures conventionnées (25,5 %).

Cette étude met donc en évidence une utilisation irrationnelle des médicaments dans les formations sanitaires de la Zone de Santé de Katwa, caractérisée notamment par une prescription excessive d'antibiotiques et de médicaments injectables, ainsi qu'un faible recours à la DCI.

Par ailleurs, l'étude révèle plusieurs éléments susceptibles de contribuer aux pratiques irrationnelles de prescription. En effet, seulement 10,2 % des prestataires de soins sont rémunérés par l'État, tandis que 38 % ont bénéficié d'une formation en prescription rationnelle ; la durée moyenne depuis la dernière formation variant entre 2,7 et 4,45 années. Sur le plan institutionnel, 60 % des structures sanitaires disposent de la Liste Nationale des Médicaments Essentiels (LNME), tandis que 65 % participent à des activités de promotion ou de publicité des médicaments. Par ailleurs, seulement 55 % des structures sanitaires déclarent la pharmacie zonale ou le Centre de Distribution Régional (CDR) comme principale source d'approvisionnement en médicaments.

Sur la base de ces constats, nous avons conçu un projet d'amélioration de la qualité des pratiques de prescription médicamenteuse dans la Zone de Santé de Katwa, prévu du 1er octobre 2026 au 30 septembre 2027.

Le projet a pour objectif général d'améliorer la qualité et la rationalité de la prescription médicamenteuse dans les formations sanitaires de la Zone de Santé de Katwa, afin de promouvoir une utilisation appropriée, sûre et efficiente des médicaments. Avec un budget de 8978 dollars américains, le projet vise spécifiquement à réduire la moyenne du nombre de médicaments prescrits par ordonnance à moins de 3, à ramener la proportion de consultations comportant au moins un antibiotique à moins de 30 % et celle des médicaments injectables à moins de 10 %, à accroître la proportion de médicaments prescrits en DCI à plus de 90 %, et à renforcer les compétences des prescripteurs dans l'utilisation des directives thérapeutiques.Pour atteindre ces objectifs, les principales activités prévues sont la coordination avec le BCZ/ECZS, l'évaluation initiale, la conception des outils, la formation des prescripteurs en trois rotations, la mise en place du mentorat, la supervision des formations sanitaires, le suivi régulier des indicateurs, l'évaluation à mi-parcours et l'évaluation finale. Ainsi, ce projet tutoré s'inscrit dans une démarche allant de l'identification scientifique du problème à la mise en oeuvre d'une intervention d'amélioration de la qualité, avec pour finalité de contribuer à une utilisation plus rationnelle des médicaments, à l'amélioration de la qualité des soins et à la prévention de la résistance aux antimicrobiens.

Mots-clés : prescription médicamenteuse, usage rationnel des médicaments, indicateurs OMS, antibiotiques, injectables, Zone de Santé de Katwa.

ABSTRACT AND KEYWORDS

This supervised project focused on improving medication prescribing practices in health facilities within the Katwa Health Zone.

First, a scientific study was conducted to identify deviations from good prescribing practices and to better understand the problem. This was a cross-sectional, descriptive, and comparative study carried out in health facilities within the Katwa Health Zone. The study population consisted of all prescriptions and consultation records produced between April 1, 2025 and March 31, 2026. A sample of 2,000 prescriptions was selected in accordance with World Health Organization (WHO) recommendations, with 100 consultations per health facility. The study covered 20 health facilities, including 7 health centers, 6 clinics and hospital centers, 5 health posts, and 2 hospitals. Among these facilities, 4 were public, 6 faith-based or conventioned, and 10 privates; 12 were integrated and 8 non-integrated. Data were retrospectively collected from consultation registers, prescriptions, and medical records using an electronic questionnaire developed with KoBoToolbox. Data analysis was performed using Microsoft Excel.

The results showed that the mean number of medicines prescribed per prescription was 3.39, slightly above the WHO standard of 3 medicines. The highest means were observed in health posts (3.78), private facilities (3.89), and non-integrated health facilities (3.84), while the lowest were recorded in health centers (3.02) and public facilities (2.76).

The proportion of medicines prescribed by International Nonproprietary Name (INN) was 17.3%, considerably lower than the WHO standard of 100%. The proportion of prescribed medicines included in the National Essential Medicines List (NEML) was 87.7%, also below the WHO standard of 100%.

The proportion of consultations involving at least one antibiotic was 86.4%, nearly three times the WHO recommended level of 30%. The highest proportions were observed in health posts (91.8%), private facilities (91.4%), and non-integrated health facilities (91%), while the lowest were recorded in health centers (80%) and public facilities (79.75%).

Injectable medicines were prescribed in 47.2% of consultations, compared with the WHO standard of 10%. The highest proportions were observed in health posts (60.6%), private facilities (64.7%), and non-integrated health facilities (66.88%), whereas the lowest were found in hospitals (32%) and conventioned facilities (25.5%).

Overall, the study highlighted irrational medicine use in health facilities within the Katwa Health Zone, particularly characterized by excessive antibiotic and injectable medicine prescribing and limited use of INN prescribing.

The study also identified several factors that may contribute to irrational prescribing practices. Only 10.2% of healthcare providers were paid by the government, while 38% had received training in rational prescribing, with the mean time since their last training ranging from 2.7 to 4.45 years. At the institutional level, 60% of health facilities had the National Essential Medicines List available, while 65% participated in medicine promotion or advertising activities. Furthermore, only 55% of health facilities reported the zonal pharmacy or the Regional Distribution Center (RDC) as their main source of medicine supply.

Based on these findings, a quality improvement project was designed to improve medication prescribing practices in the Katwa Health Zone and is scheduled to run from October 1, 2026 to September 30, 2027.

The overall objective of the project is to improve the quality and rationality of medication prescribing in health facilities within the Katwa Health Zone in order to promote appropriate, safe, and efficient medicine use. With a budget of USD 8,978, the project specifically aims to reduce the mean number of medicines prescribed per prescription to fewer than 3, reduce the proportion of consultations involving at least one antibiotic to below 30% and those involving injectable medicines to below 10%, increase the proportion of medicines prescribed by International Nonproprietary Name (INN) to above 90%, and strengthen prescribers' competencies in the use of therapeutic guidelines.To achieve these objectives, the main activities will include coordination with the Health Zone Management Team (BCZ/ECZS), an initial assessment, development of monitoring and training tools, prescriber training in three rotations, mentoring, supervision of health facilities, regular monitoring of indicators, a mid-term evaluation, and a final evaluation.

Thus, this supervised project follows a process that moves from scientific identification and analysis of the problem to the implementation of a quality improvement intervention. Ultimately, it aims to contribute to more rational medicine use, improved quality of care, and the prevention of antimicrobial resistance.

Keywords: medication prescribing, rational medicine use, WHO prescribing indicators, antibiotics, injectable medicines, Katwa Health Zone.

AVANT-PROPOS

La qualité des soins de santé repose en grande partie sur l'utilisation appropriée des médicaments, qui constituent un élément central de la prise en charge thérapeutique. Dans un contexte marqué par l'évolution rapide des connaissances médicales et la disponibilité croissante des produits pharmaceutiques, la prescription médicamenteuse occupe une place stratégique dans les systèmes de santé.

Cependant, l'écart persistant entre les recommandations thérapeutiques et les pratiques réelles de prescription soulève des préoccupations majeures, tant sur le plan clinique qu'économique et social. L'usage irrationnel des médicaments, particulièrement dans les pays à ressources limitées, compromet l'efficacité des traitements, expose les patients à des risques évitables et accentue la pression sur des systèmes de santé déjà fragiles.

Alors que la République Démocratique du Congo s'est engagée à atteindre les Objectifs de développement durable à l'horizon 2030, notamment en garantissant l'accès aux services sociaux de base à travers la Couverture santé universelle, cette ambition doit impérativement s'accompagner de la mise en oeuvre de pratiques de soins standardisées, fondées sur des données scientifiques probantes et conformes aux recommandations en vigueur.

C'est dans cette perspective que s'inscrit le présent travail, consacré à l'évaluation des pratiques de prescription médicamenteuse dans les formations sanitaires de la zone de santé de Katwa. En s'appuyant sur les indicateurs standardisés recommandés, cette étude vise à contribuer à une meilleure compréhension des pratiques actuelles et à promouvoir une utilisation plus rationnelle des médicaments.

Ainsi, ce travail se veut à la fois une contribution scientifique et un outil d'aide à la décision pour l'amélioration de la qualité des soins et le renforcement du système de santé.

LISTE DES TABLEAUX

N°

Titre du tableau

Page

Tableau 1

Répartition des FOSAs selon leur type

33

Tableau 2

Répartition des FOSAs selon leur statut

33

Tableau 3

Répartition des FOSAs selon qu'elles sont leur intégration

33

Tableau 4

Répartition des agents des FOSAs selon qu'ils reçoivent le salaire de l'Etat

34

Tableau 5

Répartition des prescripteurs selon leurs qualifications

34

Tableau 6

Répartition des prescripteurs selon leur expérience

35

Tableau 7

Répartition des prescripteurs selon la formation reçue en prescription rationnelle

35

Tableau 8

Durée en année depuis la dernière formation reçue

35

Tableau 9

Répartition des FOSAs selon qu'elles ont été supervisées

36

Tableau 10

Durée en année depuis la dernière supervision

36

Tableau 11

Répartition des FOSAs selon l'existence d'un protocole national actualisé

36

Tableau 12

Répartition des FOSA selon qu'elles disposent d'une LNME actualisée

37

Tableau 13

Répartition des FOSA selon la promotion publicitaire des médicaments

37

Tableau 14

Répartition des FOSA selon la principale source d'approvisionnement en MEGs

37

Tableau 15

Disponibilité des MEGs dans les FOSAs

38

Tableau 16

Présentation globale des 5 indicateurs de prescription

38

Tableau 17

Indicateurs de prescription selon le type de FOSAs

39

Tableau 18

Indicateurs de prescription selon le statut de FOSAs

40

Tableau 19

Indicateurs de prescription selon l'intégration de FOSAs

41

INTRODUCTION GENERALE

0.1. CONTEXTE DE L'ETUDE ET JUSTIFICATION

L'utilisation des médicaments constitue l'une des composantes majeures de la prise en charge des maladies au sein des systèmes de santé modernes. Lorsqu'elle est rationnelle, elle permet d'améliorer l'état de santé des populations, d'optimiser l'utilisation des ressources disponibles et de réduire la morbidité et la mortalité évitables. Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), l'usage rationnel des médicaments implique que « les patients reçoivent des médicaments appropriés à leurs besoins cliniques, à des doses adaptées, pour une durée adéquate et à un coût abordable pour eux-mêmes et pour la communauté » (OMS, sd) ; et cela s'inscrit dans la stratégie des soins de santé primaires. Il contribue à deux composantes essentielles : la prise en charge appropriée des maladies et des lésions courantes, ainsi que la disponibilité et l'utilisation des médicaments essentiels.

Cependant, malgré l'existence des directives thérapeutiques et recommandations internationales, l'usage irrationnel des médicaments constitue jusqu'aujourd'hui un problème majeur de santé publique à l'échelle mondiale, particulièrement dans les pays à ressources limitées où les systèmes de santé sont souvent fragiles. Des nombreuses études de l'OMS ont montré que dans le monde, plus de la moitié des médicaments sont prescrits, dispensés ou utilisés de manière inappropriée.

Cette situation se traduit par plusieurs formes de dérives, notamment la polypharmacie, l'utilisation abusive des antibiotiques, le recours excessif aux formes injectables et la non-conformité aux protocoles de prise en charge. Ces pratiques exposent les patients à des risques accrus d'effets indésirables, d'échecs thérapeutiques et de complications, voire des décès ; tout en contribuant au développement de la résistance microbienne, aujourd'hui reconnue comme une menace majeure pour la santé publique mondiale.

L'usage irrationnel des médicaments constitue un obstacle majeur à l'atteinte des objectifs des soins de santé auxquels la République Démocratique du Congo a adhéré. Il compromet non seulement la qualité et l'efficacité des soins, mais affecte également les efforts engagés dans le cadre des Objectifs de développement durable, notamment en matière d'accès équitable aux services de santé et de protection financière des populations.

En République Démocratique du Congo, les données disponibles révèlent des pratiques de prescription souvent éloignées des normes recommandées, caractérisées notamment par une tendance à la polypharmacie et un recours élevé aux antibiotiques et aux injections. Toutefois, les études locales restent insuffisantes, en particulier dans les zones de santé de l'Est du pays.

Dans la zone de santé de Katwa, marquée par un contexte d'insécurité persistante, de ressources limitées et de forte prévalence des maladies infectieuses, cette problématique revêt une importance particulière. L'absence de données locales fiables sur les pratiques de prescription constitue un obstacle à la mise en place d'interventions adaptées.

0.2. PROBLEMATIQUE

L'OMS estime que plus de 50% des médicaments dans le monde sont prescrits, dispensés ou utilisés de manière inappropriée (OMS, 2002).

Chaque année, les soins à risque entraînent environ 2,6 millions de décès dans les pays à revenu faible et intermédiaire, dont la majorité est évitable, soit au moins cinq décès par minute dans le monde. Par ailleurs, 4 patients sur 10 subissent des préjudices dans les structures de soins, principalement liés à des erreurs de diagnostic, de prescription et d'utilisation des médicaments. Les erreurs médicamenteuses, particulièrement fréquentes, engendrent à elles seules une perte mondiale estimée à 42 milliards de dollars par an (OMS, 2019).

En Europe, 163000 décès par an sont liés à un mauvais usage des médicaments (Sandra Durieux, 2022), dontplus de 10 000 décès en France (Le Monde & AFP, 2018).

Selon les estimations mondiales pour 2019, 254 000 décès d'enfants de moins de 5ans dans le monde sont directement imputables à la résistance aux antimicrobiens ; soit environ 20 % du total de décès concernent des enfants de cette tranche d'âge (UNICEF, 2025).

En 2023, un sixième des infections bactériennes courantes confirmées en laboratoire dans le monde étaient résistantes aux antibiotiques, selon un rapport de l'OMS.
Entre 2018 et 2023, la résistance aux antibiotiques a augmenté dans plus de 40 % des associations agent pathogène-antibiotique surveillées, avec une hausse annuelle moyenne de 5 à 15 % (OMS, 2023). Par ailleurs, on note que la résistance aux antimicrobiens progresse plus rapidement que les avancées de la médecine moderne, menaçant la santé des familles à travers le monde (Organisation Panaméricaine de la Santé,2025). Dans le scénario où l'on garde le statu quo, la prévision en 2050 est de 2 millions de morts attribuables à la résistance aux antibiotiques, et 8 millions associés à la multirésistance, c'est à dire un quasi doublement des chiffres de 2021 (The Lancet, 2024).

Un rapport conjoint de l'Organisation mondiale de la Santé et de la Banque mondiale met en évidence les inégalités persistantes en matière d'accès aux soins de santé à l'échelle mondiale. Ce rapport souligne que les populations les plus pauvres demeurent les plus durement affectées par les coûts de santé inabordables, entraînant environ 1,6 milliard de personnes dans une pauvreté encore plus marquée. Globalement, il est estimé que 4,6 milliards de personnes dans le monde n'ont toujours pas accès aux services de santé essentiels, tandis que 2,1 milliards de personnes rencontrent des difficultés financières pour accéder aux soins. Parmi celles-ci, les 1,6 milliard de personnes les plus vulnérables vivent déjà dans la pauvreté ou y sombrent davantage en raison des dépenses de santé (OMS, 2025).

0.3. MISE EN CONTEXTE DU SUJET

Dans le contexte de la République Démocratique du Congo, les indicateurs de prescription issus de l'Évaluation de la situation pharmaceutique des pays de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) montrent que le nombre moyen de médicaments prescrits par consultation est d'environ 4 médicaments, 62,2 % des patients reçoivent des antibiotiques, 32,6 % des patients reçoivent des injections, et que près de 79 % des médicaments prescrits proviennent de la Liste Nationale des Médicaments Essentiels (RDC, 2009). Dans l'ensemble, ces indicateurs traduisent des pratiques de prescription s'écartant des normes recommandées, caractérisées notamment par une tendance à la polypharmacie et un recours élevé aux antibiotiques et aux injections.

Salon le rapport EUP FASS NK numéro 3, d'avril 2025, du projet multisectoriel de nutrition et de santé (PMNS), sur 79770 consultations externes des centres de santé vérifiées au nord Kivu, 16449 avaient été validées, soit 20,62% ; suivant les critères de validation quantitative de ce projet de financement basé sur la performance. Le même rapport révèle un score qualité moyen des consultations externes égal à 74,1% dans les centres de santé de la zone de santé de Katwa.

Malgré l'importance reconnue de la prescription rationnelle des médicaments, peu d'études locales documentent de manière systématique le profil réel de prescription, en particulier en ce qui concerne les antibiotiques, dans les zones de santé de l'est de la République démocratique du Congo. L'absence de données locales fiables pourrait limiter la capacité des décideurs et des gestionnaires de santé à mettre en place des interventions adaptées et efficaces.

0.4. SYNTHESES DES ETUDES ANTERIEURES

 Une étude rétrospective menée dans dix centres de soins de santé primaires de la province orientale d'Arabie saoudite, portant sur 1 000 consultations de prescription réalisées en 2010, a évalué les pratiques de prescription à l'aide des indicateurs de l'OMS. Les résultats ont montré une moyenne de 2,4 médicaments par consultation, une prescription d'antibiotiques dans 32,2 % des consultations, une utilisation des injectables de 2 %, une prescription en dénomination commune internationale de 61,2 % et une proportion de 99,2 % de médicaments issus de la liste nationale des médicaments essentielsAzza El.Mahalli. (2012).

Selon l'African Journal of Primary Health Care & Family Medicine (2024), une revue systématique des pratiques de prescription menée dans onze pays africains a révélé que les prescriptions dans la région africaine ne respectaient pas globalement les recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), cette non-conformité étant plus prononcée dans les formations sanitaires du secteur privé que dans celles du secteur public.

Une évaluation de la prescription et de la dispensation des médicaments réalisée au Mali en 2021, révèle un nombre moyen de médicaments prescrits par ordonnance de 3,4, des prescriptions d'antibiotiques et de formes injectables représentant respectivement 58 % et 60,3 %, et 81 % des médicaments prescrits en dénomination commune internationale (DCI). Selon la même étude, les indicateurs de prescriptions étaient dans l'ensemble, supérieurs aux normes recommandées (A. Sangho et al, 2022).

0.5. PERSPECTIVES DES BENEFICIAIRES ET DES ACTEURS DU PROJET

Les perspectives des bénéficiaires et des acteurs du projet s'inscrivent dans une logique d'amélioration de la qualité des soins à travers le renforcement des pratiques de prescription et l'optimisation du système de santé.

Du point de vue des patients, le projet devrait permettre une amélioration de la sécurité des soins grâce à des prescriptions plus rationnelles, réduisant ainsi les risques d'erreurs médicales et de préjudices.

Pour les acteurs du projet (professionnels de santé, gestionnaires et décideurs), les perspectives reposent sur le renforcement des compétences en matière de prescription, l'application des recommandations thérapeutiques et l'amélioration de l'organisation du système de santé.

0.6. QUESTIONS DE RECHERCHE

Eu égard de tout ce qui précède, nous nous sommes posé les questions suivantes :

Dans quelle mesure les pratiques de prescription des médicaments en zone de santé de Katwa respectent-elles les principes de la prescription rationnelle ?

Y a-t-il de différence entre les prescriptions médicamenteuses dans les différentes catégorisations des FOSAs ?

Quels seraient les déterminants des prescriptions irrationnelles des médicaments dans les structures sanitaires de la zone de santé de Katwa ?

0.7. HYPOTHESES DE LA RECHERCHE

Au regard de la problématique exposée et des questions de recherche formulées, les hypothèses suivantes ont été émises :

H1 : les pratique de prescription médicamenteuses dans les formations sanitaires de la zone de santé de Katwa ne respectent pas totalement les indicateurs de prescription recommandée par l'OMS

H2 : il existe des écarts énormes des pratiques de prescription médicamenteuse entre les groupes des catégories des structures sanitaires

H3 : les pratiques de prescription médicamenteuse sont influencées par plusieurs facteurs, notamment la formation des prescripteurs, la supervision sanitaire, et la motivation financière des agents.

0.8. OBJECTIFS DU TRAVAIL

Objectif général

Evaluer les pratiques de prescription médicamenteuse dans les formations sanitaires de la zone de santé de Katwa afin d'apprécier leur conformité aux principes de l'usage rationnel des médicaments

Objectifs spécifiques

De manière spécifique, cette étude vise à :

· Décrire les pratiques de prescription médicamenteuse dans les formations sanitaires de la zone de santé de Katwa à l'aide des indicateurs de l'OMS ;

· Comparer les pratiques de prescription médicamenteuse entre les différentes catégories des FOSAs de la zone de santé de Katwa ;

· Identifier les principaux facteurs associés aux pratiques de prescription irrationnelle des médicaments dans la zone de santé de Katwa.

· Formuler des recommandations visant à améliorer la rationalité des prescriptions médicamenteuses dans les formations sanitaires

0.9. LOCALISATION, DUREE ET ECHEANCE DU PROJET

Le présent projet est réalisé dans la zone de santé de Katwa, située dans la province du Nord-Kivu en République Démocratique du Congo.

La mise en oeuvre du projet s'étend sur une période de quatre mois, allant de février à mai 2026. Cette période couvre l'ensemble des activités du projet, notamment la préparation méthodologique, la collecte des données, leur traitement, l'analyse ainsi que la rédaction du rapport final.

En ce qui concerne la collecte des données, celle-ci portera de manière rétrospective sur une période de douze mois, allant d'avril 2025 à mars 2026.

0.10. NATURE DU PROJET

Le présent travail est un projet classique de recherche appliquée en santé publique, axé sur l'analyse des pratiques de prescription médicamenteuse dans les structures sanitaires. Il s'inscrit dans une démarche d'amélioration de la qualité des soins et de promotion de l'usage rationnel des médicaments.

0.11. FAISABILITE DU PROJET

La réalisation de ce projet est jugée faisable au regard des ressources disponibles, du contexte d'étude et de l'organisation prévue pour sa mise en oeuvre.

Sur le plan technique, les données nécessaires à l'étude sont accessibles à partir des registres de consultation et des ordonnances conservés dans les structures sanitaires de la zone de santé de Katwa. De plus, l'utilisation d'indicateurs standardisés, notamment ceux de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), garantit une méthodologie claire et applicable dans ce contexte. L'utilisation de l'application Kobo collect rend encore plus efficient et efficace la collecte et l'analyse des données.Sur le plan financier, ce projet nécessite des ressources limitées, principalement liées aux déplacements, à la collecte des données et à leur traitement.

Sur le plan scientifique, le projet repose sur une problématique pertinente et actuelle, avec des outils d'évaluation reconnus. Les compétences acquises par le chercheur dans le domaine de la santé publique et de la gestion des données constituent un facteur favorable à la qualité des résultats attendus.

0.12. TECHNIQUES ET METHODES DE LA RECHERCHE

La présente étude adopte une méthode descriptive, transversale et comparative. Les données seront collectées par revue documentaire des prescriptions médicales à partir des registres de consultation, des dossiers médicaux et des ordonnances dans les structures sanitaires sélectionnées. La collecte se fera à l'aide d'un questionnaire électronique conçu sur la plateforme KoBoToolbox et administré via l'application KoBoCollect, permettant une saisie directe et une gestion efficace des données.

0.13. CHOIX DU SUJET

Le choix de ce sujet se justifie par l'importance centrale de la prescription médicamenteuse dans la qualité des soins et la performance des systèmes de santé. Dans un contexte marqué par une forte prévalence des maladies infectieuses, des ressources financières limitées des ménages et une fragilisation du système de santé liée à l'insécurité persistante, l'usage rationnel des médicaments constitue un enjeu majeur de santé publique dans la zone de santé de Katwa.
Par ailleurs, l'insuffisance de données locales sur les pratiques réelles de prescription limite la capacité des gestionnaires et des décideurs à orienter efficacement les interventions visant à améliorer la qualité des soins et à prévenir la résistance aux antibiotiques.

0.14. INTERETS DUSUJET

Intérêt personnel

Ce travail permettra à l'auteur de renforcer ses compétences en épidémiologie appliquée, notamment dans l'évaluation des pratiques de prescription médicamenteuse

Intérêt scientifique

Cette étude contribuera à enrichir les données scientifiques disponibles sur l'usage rationnel des médicaments en rdc

Intérêt sanitaire et social

Les résultats pourront aider à améliorer la qualité des prescriptions et à réduire les risques liés à l'usage irrationnel des médicaments

0.15. DELIMITATION DU TRAVAIL

Cette étude est réalisée dans les formations sanitaires publiques et privée de la zone de santé de Katwa et couvre la période allant du 1er avril 2025 au 31 mars 2026. Elle porte uniquement sur l'évaluation des pratiques de prescription médicamenteuse à travers les indicateurs de prescription de l'OMS, sans inclure l'évaluation des pratiques de dispensation ou de l'observance des patients.

0.16. BENEFICIAIRES DU TRAVAIL

Les résultats de ce projet profiteront à plusieurs catégories d'acteurs, tant de manière directe qu'indirecte.

Bénéficiaires directs

Les bénéficiaires directs sont principalement les prestataires de soins de santé (médecins, infirmiers et autres prescripteurs) des structures sanitaires de la zone de santé de Katwa. L'étude leur permettra de mieux apprécier leurs pratiques de prescription et d'identifier les écarts par rapport aux normes de l'usage rationnel des médicaments.

Les gestionnaires des structures sanitaires et les responsables de la zone de santé constituent également des bénéficiaires directs, dans la mesure où les résultats de l'étude leur fourniront des données probantes pour orienter les décisions, améliorer la qualité des soins et renforcer la supervision des pratiques de prescription.

Enfin, le chercheur lui-même bénéficiera directement de ce travail à travers le renforcement de ses compétences en recherche, en analyse des données et en évaluation des pratiques de santé.

Bénéficiaires indirects

Les bénéficiaires indirects sont avant tout les patients et la communauté de la zone de santé de Katwa, qui pourront bénéficier, à terme, d'une amélioration de la qualité des prescriptions médicamenteuses, d'une réduction des coûts liés aux traitements inappropriés et d'une diminution des risques d'effets indésirables ou de résistance aux médicaments.

Les autorités sanitaires aux niveaux provincial et national pourront également tirer profit des résultats de cette étude pour élaborer ou adapter des politiques et stratégies visant à promouvoir l'usage rationnel des médicaments.

Par ailleurs, les partenaires techniques et financiers ainsi que la communauté scientifique pourront utiliser les données issues de ce projet pour appuyer d'autres recherches ou interventions dans le domaine de la santé publique.

0.17. LES ETAPES DE MISE EN OEUVRE DES ACTIVITES

La réalisation de ce projet suivra un ensemble d'étapes successives, permettant d'assurer une exécution rigoureuse et cohérente des activités :

1. Phase préparatoire

Cette étape consistera à finaliser le protocole de recherche, élaborer les outils de collecte des données (questionnaire sur KoBoToolbox), et obtenir les autorisations nécessaires auprès des autorités sanitaires et des responsables des structures sélectionnées. Elle comprendra également la planification des activités etla formation des personnes impliquées dans la collecte des données.

2. Phase de test des outils

Avant le lancement officiel de la collecte, un pré-test du questionnaire sera réalisé dans une structure sanitaire non incluse dans l'étude.

3. Phase de collecte des données

La collecte des données se fera par revue documentaire des registres de consultation, dossiers médicaux et ordonnances dans les structures sanitaires sélectionnées.

4. Phase de traitement des données

Après la collecte, les données seront exportées, nettoyées et vérifiées pour corriger les erreurs éventuelles, les incohérences ou les données manquantes, en vue de leur exploitation.

5. Phase d'analyse des données

Les données seront analysées selon une approche descriptive (fréquences, proportions, moyennes, indicateurs OMS) et comparative (comparaison entre catégories de structures sanitaires).

6. Phase d'interprétation et de rédaction

Les résultats obtenus seront interprétés à la lumière des normes en vigueur et des données de la littérature scientifique. Cette étape aboutira à la rédaction du rapport final du projet.

7. Phase de diffusion des résultats

Il s'agit de la soutenance du travail dans le cadre académique.

En plus, les résultats seront partagés avec les autorités sanitaires, les responsables des structures de santé et les autres parties prenantes, sous forme de rapport ou de présentation, afin de favoriser leur utilisation dans l'amélioration des pratiques de prescription.

0.18. CHRONOGRAMME DES ACTIVITES

Le plan d'activités est détaillé dans le diagramme de GANTT ci-dessous,

Activité

Février 2026

Mars 2026

Avril 2026

Mai 2026

Conception et validation du protocole de recherche

 
 
 
 

Prévision des activités de recherche

 
 
 
 

Contact avec les autorités de la zone de santé de Katwa

 
 
 
 

Conception du formulaire KoBoCollect

 
 
 
 

Pré-test du formulaire KoBoCollect

 
 
 
 

Collecte des données

 
 
 
 

Toilettage et analyse des données

 
 
 
 

Interprétation des résultats et rédaction du rapport

 
 
 
 

Soutenance et partage des résultats

 
 
 
 

0.19. CADRE LOGIQUE DE L'ETUDE

Logique d'intervention

Indicateurs objectivement vérifiables

Sources de vérification

Hypothèses

Objectif général :

Contribuer à l'amélioration de la qualité des soins et de la sécurité des patients, à travers la promotion d'une utilisation rationnelle des médicaments, en vue de renforcer l'efficacité et l'efficience du système de santé dans la zone de santé de Katwa

· Reduction du pourcentage de prescriptions irrationnelles

· Amélioration des indicateurs OMS de prescription

· Satisfaction des patients

· Efficacité, efficience et résilience du système de santé

Rapports sanitaires,

Études ultérieures

Enquêtes de satisfaction

Engagement des autorités sanitaires

Intégration des résultats dans la prise de décision

Objectif spécifique 1

Évaluer les pratiques de prescription médicamenteuse dans les structures sanitaires de la zone de santé de Katwa à l'aide des indicateurs standards.

· Nombre moyen de médicaments par ordonnance

· % des médicaments sur LMI

· % de prescriptions d'antibiotiques

· % d'injectables

· % médicaments prescrits en DCI

Registres, ordonnances, base de données collectées

Disponibilité et qualité des données

Résultat 1

Les données sur les prescriptions médicamenteuses sont collectées dans les formations sanitaires selon le calendrier et la méthodologie prévue

· Nombre de FOSA évaluées

· Nombre d'ordonnances évaluées par FOSA

Base des données

Ressources nécessaires disponibles

Collaboration des structures

Activités 1

· Préparation du protocole de recherche

· Conception du formulaire KoBoCollect

· Formation de 2 infirmiers d'appui dans la collecte des données

· Collecte des données dans les FOSA

Ressources

· Ordinateur

· 2 téléphones Android

· 2 infirmiers (enquêteurs)

Coût

Coût total de 110 USD, plus des ressources disponibles

 

Objectif spécifique 2 :

Identifier les déterminants des prescriptions irrationnelles, liés aux prescripteurs, aux structures et au système.

· Nombre de structures payées par l'Etat

· Proportion du personnel qualifié qui réalise des consultations

· Proportion des prestataires formés

· Proportion des FOSA avec Protocoles nationaux disponibles

· Proportion des FOSA avec LME nationaux disponibles

· Proportion des MEG disponibles

Base des données

Accès aux informations Transparence des acteurs

Résultat 2

Les facteurs liés aux prescripteurs, structures et système de santé sont identifiés.

· Nombre de FOSA dans lesquelles les facteurs déterminants ont été évalués

Base des données

Les ressources sont disponibles

Bonne collaboration des parties prenantes

Activités 2

Collecte des données contextuelles

Entretiens avec prestataires

Analyse statistique et qualitative

Ressources

Téléphone Android

Ordinateur

Cout

(Voir coût activité 1)

 

Objectif spécifique 3 :

Comparer les pratiques de prescription selon le type de structures sanitaires (publiques et privées, niveau de soins, etc.).

Différences statistiquement significatives (p-value) entre les groupes

Résultats d'analyse comparative

Taille d'échantillon suffisante

Résultat 3

Les différences de pratiques de prescription entre types de structures sont mises en évidence.

L'analyse comparative a été réalisée

· Résultats d'analyse

· Rapport étude

Taille d'échantillon suffisante

Activités 3

Analyse comparative des données

Interprétation statistique

Rédaction des résultats

Ressources :

Ordinateur

Applications SPPS ou Excel

Coût

(Capitalisation des compétences personnelles)

 

Objectif spécifique 4 :

Formuler des recommandations opérationnelles visant à améliorer la qualité des prescriptions médicamenteuses et promouvoir l'usage rationnel des médicaments.

· Proportion des FOSA ayant reçu les recommandations de l'étude

Rapport final

Réceptivité des parties prenantes

Disponibilité pour les réunions

Résultat 4.1

Des recommandations pertinentes et adaptées sont élaborées

· Nombre de recommandations formulées

Rapport final

Réceptivité des parties prenantes

Résultat 4.2

Les recommandations sont partagées avec les parties prenantes

· Nombre d'ateliers organisés

· Nombre de participants

Rapport final

Ressources disponibles

Disponibilité pour les réunions

Activités 4.1

Elaboration des recommandations à chaque niveau du système de santé

Ressources

Ordinateur

Coût

(Utilisation de mon propre ordinateur)

 

Activités 4.2

Diffusion du rapport

Présentation des résultats au BCZ

Atelier avec les responsables des FOSA

Partage avec le ministère de la santé

Publication scientifique ou rapport technique

Ressources

Ordinateur

Projecteur

Courant électrique

Coût

Location projecteur : 20 USD

Forfait internet : 5 USD

 

0.20. DELIMITATION DU TRAVAIL

Sur le plan spatial, elle est réalisée dans les formations sanitaires de la zone de santé de Katwa, en RDC.Sur le plan temporel, l'étude couvre une période de douze mois, allant du 1er avril 2025 au 31 mars 2026, correspondant à la période de référence pour la collecte des données.Sur le plan thématique, l'étude porte exclusivement sur l'évaluation des pratiques de prescription médicamenteuse à travers les indicateurs de prescription recommandés par l'Organisation mondiale de la Santé. Elle n'inclut pas les indicateurs de soins aux malades, ni des services de santé.

0.21. SUBDIVISION DU TRAVAIL

Outre l'introduction générale et la conclusion, ce travail est subdivisé en quatre chapitres :

Le premier chapitre est consacré au cadre théorique sur le sujet

Le deuxième chapitre présente la méthodologie de travail

Le troisième chapitre porte sur l'analyse des résultats et discussion

Le quatrième chapitre consiste à un récapitulatif du projet

Chapitre premier : CADRE THEORIQUE SUR LE SUJET

1.1. DEFINITION DES CONCEPTS

L'évaluation

Selon le dictionnaire Larousse, l'évaluation c'est l'action d' évaluer, de déterminer la valeur de quelque chose, elle peut avoir pour synonyme les mots mesurer, ou estimer. Evaluation peut aussi signifier calcul,  détermination,  estimation ou appréciation selon Le Robert

L'évaluation c'est la comparaison périodique des objectifs avec les accomplissements afin de déterminer dans quelle mesure les objectifs ont été atteints(MSP, 2017).

La pratique

Selon le dictionnaire Le Robert, la pratique s'oppose à la théorie, et est l'ensemble des Activités volontaires visant des résultats concrets ; c'est une manière concrète d'exercer une activité, ou la manière habituelle d'agir propre à une personne, ou à un groupe.

Médicament

On entend par médicament toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l'égard des maladies humaines ou animales, ainsi que toute substance ou composition pouvant être utilisée chez l'homme ou chez l'animal ou pouvant leur être administrée, en vue d'établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions physiologiques en exerçant une action pharmacologique, immunologique ou métabolique(MSP, 2020).

Médicaments essentiels

Selon l'OMS, les médicaments essentiels sont ceux qui répondent aux besoins de santé prioritaires d'une population. Ils sont sélectionnés en fonction de la prévalence des maladies, de l'innocuité, de l'efficacité et d'une comparaison des rapports coût-efficacité. Ils devraient être disponibles en permanence dans le cadre de systèmes de santé opérationnels, en quantité suffisante, sous la forme galénique qui convient, avec une qualité assurée et à un prix abordable au niveau individuel comme à celui de la communauté (OMS, sd).

Prescription

Selon l'office québécois de la langue française, la prescription est l'ensemble des conseils thérapeutiques, ordres ou recommandations fournis au malade par un professionnel de la santé dûment habilité. Le dictionnaire Larousse définit la prescription comme étant une recommandation thérapeutique, éventuellement consignée sur ordonnance, faite par le médecin.

Formation sanitaire

Une formation sanitaire est un établissement de soins de santé implantée dans une aire de santé donnée, destinée à assurer la prestation des soins à la population. Elle peut relever du secteur public, privé ou conventionnée, intégrée ou non au système organisé de la zone de santé. Les structures sanitaires comprennent différents types d'établissements, notamment le poste de santé, le centre de santé, le centre de santé de référence, la clinique, le centre médical, le centre Hospitalier ainsi que les différentes catégories d'hôpitaux, tels que l'hôpital général de référence, l'hôpital provincial et l'hôpital national, chacun étant caractérisé par un niveau de compétence, de spécialisation et de responsabilité spécifique dans la prise en charge des patients et dans l'organisation du système de santé.

Zone de santé

C'est une circonscription sanitaire incluse dans les limites territoriales d'une province et créée en fonction des données démographiques et géographiques fixes. C'est une entité géographique bien délimitée contenue dans les limites d'un territoire ou d'une commune administrative, comprenant une population d'au moins 100.000 habitants au milieu rural et d'au moins 200 000 habitants en milieu urbain avec des services de santé à 2 échelons interdépendants (centres de santé au 1er échelon et un Hôpital Général de Référence (HGR) au 2ème échelon), sous la supervision d'une Equipe cadre de la Zone de santé (Recueil des normes de création, d'organisation et de fonctionnement des structures de la zone de santé en RDC. 3e éd..)

1.2. HISTORIQUE DE L'EVALUATION DE L'UTILISATION DES MEDICAMENTS

Dès le XIX? siècle, les premières industries de fabrication de médicaments modernes apparaissent, marquant le début d'une production pharmaceutique standardisée. Cependant, c'est surtout au XX? siècle que l'industrie pharmaceutique connaît un véritable essor, porté par de nombreux changements scientifiques, industriels, politiques et sociaux. Sur le plan scientifique et médical, la découverte des antibiotiques, des vaccins et des médicaments synthétiques, ainsi que le développement de la médecine fondée sur les évidences, de l'expérimentation clinique et de la validation scientifique des traitements, ont profondément transformé les pratiques de soins. Du côté industriel, la fabrication de masse de médicaments standardisés et plus sûrs, ainsi que la capacité d'innovation dans les laboratoires pharmaceutiques, ont permis une production efficace à grande échelle. Les politiques et régulations internationales ont également joué un rôle structurant : la création de l'OMS en 1948, la définition même de la santé au sens actuel, la mise en place du Règlement sanitaire international et d'initiatives globales telles que le concept «?Santé pour tous?» (Alma-Ata, 1978) ont encadré la production, la qualité et l'accès aux médicaments (Sophie Chauveau, 1998). Enfin, les changements sociaux et économiques, avec l'augmentation de l'espérance de vie, la croissance des systèmes de santé publics et privés et l'accessibilité accrue aux médicaments dans les pays industrialisés et émergents, ont consolidé cette transformation, rendant nécessaire une évaluation systématique de l'utilisation des médicaments pour garantir leur rationalité et leurefficacité.

Les efforts visant à améliorer l'utilisation des médicaments dans les services de santé ont pris de l'importance à partir des années 1980. En 1985, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a organisé à Nairobi une conférence internationale consacrée à l'usage rationnel des médicaments. Cette conférence a marqué une étape importante dans la promotion des pratiques appropriées de prescription et d'utilisation des produits pharmaceutiques.

Depuis cette conférence, plusieurs initiatives ont été entreprises pour améliorer les pratiques relatives à l'utilisation des médicaments. Cependant, l'un des problèmes majeurs était l'absence de méthodes objectives permettant de mesurer les pratiques de prescription et d'utilisation des médicaments dans les services de santé.

Pour répondre à ce besoin, l'OMS et le réseau international pour l'usage rationnel des médicaments ont développé un ensemble d'indicateurs destinés à décrire les schémas d'utilisation des médicaments. Ces indicateurs permettent aux planificateurs, gestionnaires et chercheurs en santé de comparer les pratiques entre différents services ou à différents moments.

Les premiers travaux sur ces indicateurs ont été réalisés dans plusieurs pays, notamment au Yémen et en Ouganda, afin d'évaluer l'impact des programmes de médicaments essentiels. Par la suite, la méthodologie a été testée dans plusieurs autres pays comme l'Indonésie, le Bangladesh et le Népal. D'autres tests ont également été réalisés au Soudan, en Ouganda, au Malawi, au Nigéria et en Tanzanie afin d'améliorer et de valider ces indicateurs.

À la suite de ces expériences, un ensemble limité d'indicateurs fondamentaux a été retenu afin de permettre l'évaluation rapide et standardisée de l'utilisation des médicaments dans les services de santé.

Le Réseau international pour l'usage rationnel des médicaments

Créé en 1989, le Réseau international pour l'usage rationnel des médicaments (INRUD) est un réseau de groupes multi-institutionnels dont l'objectif est de promouvoir un usage sûr, efficace et efficient des médicaments, particulièrement dans les pays à revenu faible et intermédiaire. Initialement composé de dix groupes provenant d'Afrique et d'Asie, le réseau s'est progressivement élargi pour inclure aujourd'hui plusieurs groupes répartis dans différentes régions du monde.

L'INRUD se caractérise par une approche multidisciplinaire de l'utilisation des médicaments, combinant les sciences cliniques et les sciences sociales. Il met l'accent sur la mesure de l'utilisation des médicaments à l'aide d'indicateurs standardisés, ainsi que sur l'analyse des facteurs comportementaux influençant les pratiques des professionnels de santé et des patients, afin de concevoir et d'évaluer des interventions visant à améliorer l'usage des médicaments.

Les activités de recherche, de formation et de plaidoyer menées par l'INRUD sont réalisées en collaboration avec plusieurs institutions internationales, notamment l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Management Sciences for Health (MSH), l'Institut Karolinska, ainsi que le groupe de recherche sur les politiques pharmaceutiques de la faculté de médecine de Harvard. Le réseau bénéficie également du soutien de partenaires et bailleurs internationaux tels que le Pew Charitable Trust, DANIDA, USAID (actuellement démantelé) et l'Agence suédoise de coopération internationale au développement (Sida) (John Chalker, 2012).

Pourquoi étudier l'utilisation des médicaments

L'étude de l'utilisation des médicaments sert à promouvoir l'usage rationnel des médicaments. Elle est essentielle pour améliorer la qualité des soins et l'efficacité du système de santé. Elle permet notamment de :

· Identifier les pratiques de prescription inappropriées.

· Réduire le risque de résistance aux médicaments.

· Optimiser les ressources financières et matérielles du système de santé.

· Améliorer la sécurité et la qualité des soins pour les patients.

Champs d'application des études sur l'utilisation des médicaments

· Niveau national ou régional : suivi des politiques pharmaceutiques et évaluation des programmes nationaux de santé.

· Établissements de santé : hôpitaux, centres de santé, dispensaires, etc.

· Thématiques spécifiques : utilisation des antibiotiques, antipaludiques, analgésiques, vaccins, etc.

· Population ciblée : enfants, femmes enceintes, patients chroniques, etc.

Conséquences des prescriptions irrationnelles

Les prescriptions irrationnelles de médicaments peuvent avoir des effets négatifs importants sur la santé des patients ainsi que sur le fonctionnement du système de santé. Elles peuvent entraîner plusieurs conséquences, parmi lesquelles:

· Développement de résistance aux antibiotiques et autres médicaments.

· Augmentation des effets indésirables et complications pour les patients.

· Gaspillage de ressources et coût élevé pour le système de santé.

· Allongement de la durée des maladies et aggravation de l'état de santé.

· Augmentation de la morbidité et de la mortalité

Facteurs influençant l'utilisation des médicaments

L'usage irrationnel des médicaments peut être lié à plusieurs facteurs. Parmi les principales causes figurent le manque de connaissances, de compétences ou d'informations indépendantes chez les prescripteurs, la surcharge de travail du personnel de santé, l'insuffisance de réglementation sur la disponibilité des médicaments, ainsi que la promotion inappropriée des produits pharmaceutiques et les motivations lucratives liées à leur vente (OMS, 2002).

D'autres facteurs peuvent également influencer l'utilisation des médicaments, notamment les attentes et croyances des patients, leur niveau d'adhésion au traitement, les habitudes locales de prescription, la disponibilité des médicaments dans les structures de santé, l'existence de protocoles thérapeutiques et les contraintes économiques ou socioculturelles telles que le coût des médicaments, les traditions et le niveau d'éducation de la population.

Interventions clés pour promouvoir une utilisation rationnelle des médicaments

L'OMS préconise 12 interventions clés pour promouvoir une utilisation plus rationnelle :

1. Un organisme national multidisciplinaire chargé de coordonner les politiques pharmaceutiques : Il permet de coordonner les actions liées à l'usage des médicaments entre les autorités sanitaires, les professionnels de santé, les universités et les organisations concernées.

2. L'élaboration de directives thérapeutiques standardisées : Ces directives aident les prescripteurs à choisir les traitements appropriés pour chaque maladie sur la base de preuves scientifiques.

3. L'existence d'une liste nationale de médicaments essentiels : Cette liste permet de sélectionner les médicaments les plus efficaces, sûrs et nécessaires pour répondre aux besoins prioritaires de la population.

4. La mise en place de comités pharmaceutiques et thérapeutiques dans les hôpitaux et districts : Ces comités supervisent la sélection et l'utilisation appropriée des médicaments dans les établissements de santé.

5. La formation en pharmacothérapie basée sur les problèmes dans les programmes universitaires : Cette approche permet de former les futurs professionnels de santé à prescrire de manière rationnelle.

6. La formation médicale continue pour les professionnels de santé : Elle permet de mettre à jour les connaissances et d'améliorer les pratiques de prescription.

7. L'encadrement, l'audit et le retour d'information sur les prescriptions : L'analyse régulière des prescriptions aide à identifier les erreurs et à améliorer les pratiques des prescripteurs.

8. La disponibilité d'une information indépendante sur les médicaments : Les professionnels de santé doivent disposer d'informations fiables et objectives, indépendantes de la promotion pharmaceutique.

9. L'éducation du public sur l'usage des médicaments : Informer les patients contribue à réduire l'automédication inappropriée et à améliorer l'adhésion au traitement.

10. L'élimination des incitations financières inappropriées : Certaines pratiques financières peuvent encourager la sur prescription ou la vente excessive de médicaments.

11. Une réglementation appropriée de la production, de la distribution et de la promotion des médicaments : Une réglementation efficace permet d'assurer la qualité des médicaments et de contrôler leur promotion.

12. Un financement suffisant du système de santé pour garantir la disponibilité des médicaments et du personnel qualifié : Des ressources adéquates sont nécessaires pour assurer l'accès aux médicaments essentiels et soutenir les programmes de promotion de leur usage rationnel (OMS, 2002).

1.3. INDICATEURS D'UTILISATION DES MEDICAMENTS

Les indicateurs d'utilisation des médicaments sont des outils simples, objectifs et standardisés qui permettent d'évaluer les pratiques de prescription, de dispensation et d'utilisation des médicaments dans les établissements de santé.

Types d'indicateurs d'utilisation des médicaments

Les indicateurs proposés par l'OMS sont généralement regroupés en trois catégories principales :

1. Les indicateurs de prescription
Ils permettent d'évaluer les habitudes de prescription des prescripteurs. Ils concernent notamment le nombre moyen de médicaments prescrits par consultation, la proportion de médicaments prescrits en nom générique, la fréquence de prescription des antibiotiques, encore l'utilisation des injections, et l'utilisation des médicaments qui sont sur la liste des médicaments essentiels

2. Les indicateurs des soins aux patients
Ils évaluent la qualité des interactions entre les prestataires de soins et les patients, notamment la durée de consultation, le temps consacré à la délivrance des médicaments, l'étiquetage correct des médicaments et le niveau de compréhension du patient concernant la posologie.

3. Les indicateurs des services de santé
Ces indicateurs permettent d'évaluer la capacité organisationnelle des établissements de santé à assurer une bonne gestion des médicaments, notamment la disponibilité de la liste des médicaments essentiels et la disponibilité des médicaments essentiels dans le stock.

Structures sanitaires pouvant être évaluées

Les indicateurs d'utilisation des médicaments peuvent être appliqués dans différentes structures sanitaires, notamment les centres de santé primaires, dispensaires, hôpitaux généraux, les cliniques privées, etc.

Cependant, ces indicateurs sont principalement conçus pour les structures de soins primaires et les services ambulatoires. Dans les hôpitaux de dernier recours ou hôpitaux de référence tertiaire, les cas cliniques sont souvent plus complexes et nécessitent des traitements spécialisés. Dans ce contexte, les indicateurs standard peuvent être moins pertinents ou moins utiles, car la complexité des pathologies peut justifier un nombre plus élevé de médicaments, l'utilisation plus fréquente d'antibiotiques ou d'injections.

Objectivité des indicateurs

Les indicateurs d'utilisation des médicaments ont été conçus pour être simples, mesurables et reproductibles. Leur principal avantage est qu'ils permettent de produire des données quantitatives objectives à partir d'un nombre limité d'observations. Grâce à leur standardisation, ils facilitent la comparaison des pratiques entre différents établissements de santé, entre différentes régions ou encore dans le temps au sein d'une même structure.

Ces indicateurs permettent également d'identifier rapidement les problèmes liés à l'utilisation des médicaments et de guider les interventions visant à améliorer la qualité de la prescription et de la dispensation.

Profil de l'évaluateur

L'évaluation de l'utilisation des médicaments peut être réalisée par différents professionnels de santé, notamment : pharmaciens, médecins, infirmiers, gestionnaires des programmes de santé, agent de santé publique.

Limites des indicateurs d'utilisation des médicaments

Il est important de souligner que les indicateurs d'utilisation des médicaments ne constituent pas une évaluation complète de la qualité des soins. Ils ne permettent pas, par exemple :

· D'évaluer la pertinence clinique d'une prescription dans un cas particulier ;

· D'identifier les raisons spécifiques qui ont conduit à une prescription donnée ;

· De juger directement la compétence d'un professionnel de santé.

· Il convient de souligner qu'il n'existe pas toujours de normes universelles et fixes pour les indicateurs d'utilisation des médicaments. Les valeurs de référence peuvent varier selon le contexte sanitaire, le profil épidémiologique de la population et les caractéristiques du système de santé. Dans certaines situations, les responsables sanitaires peuvent être amenés à définir des normes ou des seuils d'évaluation adaptés aux conditions locales, afin d'interpréter correctement les résultats obtenus et d'identifier les problèmes éventuels liés à l'utilisation des médicaments.

Ils fournissent plutôt une vue globale des tendances d'utilisation des médicaments dans une structure sanitaire.

Listes des indicateurs d'utilisation des médicaments

Le tableau suivant présente les principaux indicateurs d'utilisation des médicaments, accompagnés de leur définition, de leur mode de calcul, des préalables nécessaires à leur mesure, des méthodes de collecte des données ainsi que des normes de référence utilisées pour leur évaluation. (WHO, 1993) (Azza El.Mahalli, 2012)

N°

Indicateur OMS

Définition

Mode de calcul

Préalables

Méthode / Technique

Difficultés

Norme OMS

Les indicateurs de prescription

1

Nombre moyen de médicaments par consultation

Mesure le degré de polypharmacie dans les prescriptions médicales.

Nombre total de médicaments prescrits ÷ nombre total des consultations

Définir comment compter les médicaments (associations comptées comme un médicament), Déterminer la taille de l'échantillon de consultations, Former les enquêteurs à l'enregistrement des prescriptions, Disposer des ordonnances ou dossiers médicaux.

Revue rétrospective des ordonnances ou observation directe des consultations.

Ordonnances illisibles, confusion dans les associations médicamenteuses.

3

2

Pourcentage des médicaments prescrits en nom générique

Mesure la proportion de médicaments prescrits sous leur nom générique.

(Nombre de médicaments prescrits en générique ÷ nombre total de médicaments prescrits) ×100

- Liste officielle des noms génériques. Accès aux ordonnances.

Analyse systématique des prescriptions.

Confusion entre noms commerciaux et génériques.

100 %

3

Pourcentage de consultations avec antibiotiques prescrits

Mesure la fréquence d'utilisation des antibiotiques dans les consultations.

(Consultations avec antibiotiques ÷ consultations totales) ×100

- Définir la liste des antibiotiques. Les antiprotozoaires, les antihelminthiques, les antifongiques ainsi que les antituberculeux ne sont pas considérés comme des antibiotiques

Analyse des ordonnances.

Mauvaise classification de certains anti-infectieux.

30%

4

Pourcentage de consultations avec injection prescrite

Mesure la fréquence de prescription des médicaments injectables.

(Consultations avec injection ÷ consultations totales) ×100

- Définir les médicaments injectables, Exclure les vaccinations. Accès aux prescriptions.

Analyse des prescriptions.

Mauvaise documentation de la voie d'administration.

10%

5

Pourcentage de médicaments prescrits figurant sur la liste des médicaments essentiels

Mesure la conformité des prescriptions avec la liste nationale des médicaments essentiels.

(Médicaments prescrits de la liste ÷ total des médicaments prescrits) ×100

Disposer de la liste nationale des médicaments essentiels. Former les enquêteurs à comparer prescriptions et liste des médicaments essentiels. Accès aux ordonnances.

Comparaison des prescriptions avec la liste officielle.

Différences entre noms commerciaux et génériques.

100 %

Les indicateurs des soins aux patients

6

Durée moyenne de consultation

Temps moyen consacré par le personnel de santé à chaque patient.

Temps total des consultations ÷ nombre de consultations

- Définir le début et la fin de la consultation. Déterminer le nombre de consultations à observer. Disposer d'un chronomètre et de fiches d'observation.

Observation directe et chronométrage.

Influence de l'observateur sur le personnel.

= 10 minutes

7

Durée moyenne de délivrance des médicaments

Temps consacré à la remise des médicaments au patient à la pharmacie.

Temps total de délivrance ÷ nombre de patients

Définir les étapes du processus de délivrance. Observer plusieurs délivrances. Disposer d'un chronomètre.

Observation directe et chronométrage.

Variabilité du flux de patients.

= 90 secondes

8

Pourcentage de médicaments effectivement délivrés

Mesure la proportion de médicaments prescrits réellement fournis au patient.

(Médicaments délivrés ÷ médicaments prescrits) ×100

Comparer les prescriptions avec les médicaments remis. Accès aux ordonnances et à la pharmacie.

Analyse des prescriptions et observation de la délivrance.

Ruptures de stock.

100 %

9

Pourcentage des médicaments correctement étiquetés

Mesure si les médicaments délivrés comportent les informations nécessaires (nom, dose, fréquence).

(Médicaments correctement étiquetés ÷ total des médicaments délivrés) ×100

- Définir les critères d'étiquetage correct. Examiner les emballages des médicaments délivrés.

Observation directe des étiquettes.

Étiquettes absentes ou illisibles.

100 %

10

Pourcentage de patients connaissant la posologie correcte

Mesure la compréhension du patient sur la manière d'utiliser son traitement.

(Patients connaissant la posologie ÷ patients interrogés) ×100

Interroger les patients à la sortie du service. Consulter l'ordonnance pour vérifier la réponse. Former les enquêteurs à l'entretien.

Interview des patients.

Faible niveau d'instruction des patients.

100 %

Les indicateurs des services de santé

11

Existence de la liste des médicaments essentiels

Vérifie si l'établissement possède une liste officielle de médicaments essentiels.

Oui / Non

- Vérifier la présence de la liste dans l'établissement. Confirmer qu'elle est accessible au personnel.

Observation et vérification documentaire.

Liste absente ou non mise à jour.

Oui

12

Disponibilité des médicaments essentiels

Mesure la disponibilité des médicaments essentiels dans le stock du centre de santé.

(Médicaments essentiels disponibles ÷ total des médicaments essentiels) ×100

- Définir une liste de 10 à 15 médicaments traceurs. Vérifier leur présence dans le stock. Examiner les registres de pharmacie.

Inspection physique du stock et vérification des registres.

Ruptures d'approvisionnement.

100 %

Les indicateurs complémentaires 

Ces indicateurs complémentaires représentent des mesures qui peuvent être utilisées en plus des indicateurs fondamentaux selon les conditions locales. Ces indicateurs sont tout aussi importants que les indicateurs fondamentaux, mais les données nécessaires pour les mesurer sont souvent plus difficiles à obtenir ou leur interprétation peut être très sensible au contexte local. Parmi ces indicateurs, nous pouvons citer :

· Pourcentage de malades traités sans médicaments

· Coût moyen des médicaments par consultation

· Pourcentage des dépenses pharmaceutiques consacrées aux antibiotiques

· Pourcentage des dépenses pharmaceutiques consacrées aux injections

· Prescription conforme aux directives thérapeutiques

· Pourcentage de malades satisfaits des soins qui leurs sont prodigués

· Pourcentage de services de santé ayant accès à des informations pharmaceutiques impartiales

Résultats d'études antérieures sur l'utilisation des médicaments

Plusieurs études ont été réalisées dans différents pays afin d'évaluer les pratiques d'utilisation des médicaments à l'aide des indicateurs proposés par l'Organisation mondiale de la Santé ou d'indicateurs similaires. Les premières enquêtes menées dans ce domaine concernaient généralement un nombre limité de structures sanitaires et utilisaient un nombre restreint d'indicateurs. Les résultats de ces études sont présentés de manière synthétique dans l'annexe correspondante.

L'analyse de ces données permet d'apprécier la diversité des pratiques d'utilisation des médicaments selon les contextes nationaux. Dans la majorité des pays étudiés, le nombre moyen de médicaments prescrits par consultation se situait entre 1,3 et 2,2, à l'exception de deux pays où les valeurs observées étaient plus élevées. Au Yémen, une étude a tenté d'estimer une valeur de référence nationale en tenant compte des profils de morbidité et des directives thérapeutiques en vigueur. Dans ce contexte, le nombre moyen de médicaments prescrits par consultation a été estimé à 1,4.

Concernant la prescription d'antibiotiques, les résultats observés dans la plupart des pays se situaient entre 29 % et 43 %, à l'exception de quelques valeurs plus élevées. Au Yémen, le besoin théorique en antibiotiques a été estimé à 22,7 %, ce qui illustre l'écart possible entre les pratiques observées et les besoins thérapeutiques réels.

En ce qui concerne l'utilisation des injections, les variations entre les pays sont particulièrement importantes, les proportions observées allant de 0,2 % à 48 %. Lors d'essais réalisés au Nigéria et en Indonésie, il a été constaté que le pourcentage d'injections était plus faible lorsque les données étaient collectées de manière prospective plutôt que rétrospective. Cette observation suggère que les prestataires de soins pourraient modifier leurs pratiques lorsqu'ils savent qu'elles sont observées. Au Yémen, la proportion considérée comme idéale pour les injections a été estimée à 17,2 %.

Les résultats relatifs à la prescription en nom générique sont relativement encourageants, certains pays ayant enregistré des proportions élevées, atteignant 82 % à 94 %. Ces résultats montrent qu'un recours important aux médicaments génériques est réalisable et peut servir d'exemple pour les pays où ces taux restent faibles.

Par ailleurs, la durée moyenne des consultations observée dans plusieurs pays se situait généralement entre 2,3 et 3,5 minutes, ce qui est relativement court pour permettre une interaction clinique adéquate entre le prestataire de soins et le patient. En ce qui concerne la disponibilité des médicaments, les études ont également mis en évidence des ruptures de stock importantes dans plusieurs établissements de santé.

Certaines études ont également cherché à évaluer l'impact d'interventions visant à améliorer l'utilisation des médicaments. Par exemple, au Yémen, trois indicateurs ont été utilisés pour comparer une zone bénéficiant d'un projet d'amélioration à une zone témoin. Dans la zone d'intervention, le nombre moyen de médicaments prescrits par consultation était de 1,5, contre 2,4 dans la zone témoin ; le pourcentage de prescriptions d'antibiotiques était de 46 % contre 67 %, et celui des injections de 22 % contre 45 %.

De même, en Ouganda, une étude a évalué l'impact d'activités de formation sur les pratiques d'utilisation des médicaments. Les résultats ont montré une diminution du recours aux injections (de 50,1 % à 41,3 %), une augmentation de l'utilisation des solutions de réhydratation orale (SRO) en cas de diarrhée (de 52,4 % à 89,1 %) et une réduction de l'utilisation des médicaments antidiarrhéiques (de 60,4 % à 38,5 %). Ces résultats illustrent l'intérêt des interventions éducatives pour améliorer les pratiques de prescription et d'utilisation des médicaments (WHO, 1993).

Lorsque l'on compare les valeurs de ces indicateurs avec les résultats obtenus dans d'autres pays ou à l'issue d'études locales antérieures, il est possible de mesurer l'impact d'une intervention et de mieux cerner les problèmes à résoudre.

Chapitre deuxième : METHODOLOGIE DE TRAVAIL

2.1. TYPE D'ETUDE ET APPROCHE DE L'ETUDE

La présente étude sera une étude descriptive, transversale et rétrospective.

Elle est descriptive car elle vise à décrire les pratiques de prescription médicamenteuse dans les structures sanitaires de la zone de santé de Katwa.

Elle est transversale parce que les données seront collectées à un moment donné à partir des prescriptions disponibles dans les registres et dossiers médicaux.

Elle est rétrospective car l'étude analysera les prescriptions déjà enregistrées dans les structures sanitaires pendant une période antérieure.

2.2. TECHNIQUES, METHODES ET OUTILS DE L'ETUDE

La collecte des données reposera sur une revue documentaire des prescriptions médicales enregistrées dans les formations sanitaires sélectionnées. Cette technique consistera à exploiter les sources disponibles, notamment les registres de consultation, et les dossiers médicaux, afin d'extraire les informations relatives aux pratiques de prescription médicamenteuse.

Les données seront collectées à l'aide d'un questionnaire électronique conçu sur la plateforme KoBoToolbox et administré via l'application KoBoCollect.

Après la collecte, les données seront exportées vers Microsoft Excel pour leur nettoyage, leur traitement et leur analyse. Les résultats seront présentés sous forme de tableaux.

2.3. VARIABLES DE L'ETUDE

Les variables étudiées seront basées sur les indicateurs de prescription recommandés par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l'évaluation de l'usage rationnel des médicaments.

Variables dépendantes

· Nombre de médicaments par ordonnance

· Prescription en dénomination commune internationale (DCI)

· Présence d'antibiotiques dans la prescription

· Présence de médicaments injectables dans la prescription

· Appartenance des médicaments prescrits à la liste nationale des médicaments essentiels.

Variables indépendantes

Les variables suivantes seront également collectées : type de structure sanitaire, statut de structure (publique ou privée), intégration de la structure, niveau d'étude des prescripteurs, formation sur la prescription rationnelle, supervision formative, ancienneté des prescripteurs, disponibilité des protocoles thérapeutiques à jour, disponibilité de la liste des médicaments essentiels à jour, disponibilité des médicaments essentiels, existence de système de promotion des médicaments dans la FOSA

2.4. DEFINITION OPERATIONNELLE DES VARIABLES

Nombre de médicaments par ordonnance

Nombre total de médicaments prescrits sur une ordonnance donnée. Il sera exprimé sous forme de moyenne (nombre moyen de médicaments par ordonnance).

Prescription en dénomination commune internationale (DCI)

Proportion de médicaments prescrits en DCI par rapport au nombre total de médicaments prescrits. Elle sera exprimée en pourcentage.

Présence d'antibiotiques dans la prescription

Variable binaire indiquant si au moins un antibiotique est prescrit dans une ordonnance (Oui/Non). Elle sera également exprimée en proportion (%) des ordonnances contenant au moins un antibiotique.

Présence de médicaments injectables dans la prescription

Variable binaire indiquant la présence d'au moins un médicament sous forme injectable dans une ordonnance (Oui/Non), exprimée en pourcentage des ordonnances concernées.

Appartenance des médicaments prescrits à la liste nationale des médicaments essentiels (LME)

2.5. CRITERES DE SELECTION

Critères d'inclusion

Seront inclus dans l'étude :

· Les prescriptions provenant des structures sanitaires sélectionnées

· Les prescriptions provenant des consultations externes

· Les prescriptions établies entre avril 2025 et mars 2026

· Les prescriptions comportant des informations lisibles sur les médicaments prescrits.

Critères d'exclusion

Seront exclus de l'étude :

· Les structures sanitaires de dernier recours dans la zone, comme les HGR ou les services spécialisés

· Les prescriptions illisibles

· Les prescriptions incomplètes

· Les prescriptions ne comportant pas d'informations suffisantes sur les médicaments prescrits.

2.6. POPULATION CIBLE

La population d'étude est constituée de l'ensemble des prescriptions médicales enregistrées dans les structures sanitaires de la zone de santé de Katwa durant la période d'étude.

Ces prescriptions proviendront principalement des registres de consultation externe

2.7. TAILLE DE L'ECHANTILLON

Afin d'obtenir un échantillon représentatif des pratiques de prescription dans la zone de santé de Katwa, un échantillonnage à plusieurs étapes sera utilisé.

Première étape : choix des aires de santé et classification des structures sanitaires

Cinq aires de santé seront choisies parmi les 21 aires de santé, par échantillonnage aléatoire simple. Puis dans chaque aire de santé, nous allons classer les structures par catégorie : Centre hospitalier ou clinique, Hôpital, Centre de santé, et Poste de santé.

Deuxième étape : sélection des structures sanitaires

Dans chaque catégorie de structure sanitaire, un échantillon aléatoire simple de formations sanitaires sera sélectionné pour participer à l'étude. Ce qui fait que nous aurons 4 structures sanitaires par aire de santé, pour un total de 20 FOSAs. Cela correspond au minimum de 20 FOSAs selon les recommandions de l'OMS/INRUD.

Cette procédure permettra d'assurer la représentation des différentes catégories de structures sanitaires. Toutefois, les réalités sur terrain peuvent permettre quelques réajustements mineurs

Troisième étape : sélection des prescriptions

Dans chaque structure sanitaire sélectionnée, les prescriptions seront extraites à partir des registres de consultation externes.

Afin d'éviter les biais liés aux variations saisonnières des maladies, les prescriptions seront réparties sur les douze mois de la période d'étude (avril 2025 - mars 2026).

Par exemple, si 60 prescriptions sont retenues dans une structure sanitaire, 5 prescriptions seront sélectionnées par mois.

La sélection des prescriptions dans les registres se fera par échantillonnage systématique. Le nombre de prescriptions à analyser est de 2000 au minimum selon les recommandations de l'OMS/INRUD, soit un minimum de 100 prescriptions par structures pour 20 structures qui seront évaluées pour l'étude comparative.

2.8. MARETIELS

Les informations nécessaires seront extraites directement à partir :

· Des registres de consultation

· Des dossiers médicaux

Les matériels utilisés dans l'étude sont des téléphones Android pour la collecte des données, un ordinateur pour conception des formulaires, analyse des sonnées et conception du rapport final

2.9. CONSIDERATIONS ETHIQUES

Avant la réalisation de l'étude, les autorisations nécessaires seront obtenues auprès des autorités sanitaires compétentes, notamment le bureau central de la zone de santé de Katwa.

Les responsables des structures sanitaires sélectionnées seront informés de l'objectif de l'étude.

Les données collectées seront utilisées uniquement à des fins scientifiques et les données personnelles liées aux patients ou aux personnels ne seront pas collectées.

2.10. DIFFICULTE RENCONTREES, CONTRAINTES ET LIMITES

Les principales contraintes auxquels nous avons fait face sont :

· Le maque des registres, ou mauvais classement des dossiers des malades dans certaines structures,

· Incapacité d'enquêter plus de 20 structures suite aux ressources limitées

· Absences des protocoles thérapeutiques et LNME spécifiant les normes pour les structures non obligatoires de la zone de santé (Postes de santé, clinique,)

· La disponibilité limitée de certains informateurs clés ou responsables des structures sanitaires pendant la collecte des données.

Chapitre troisième : ANALYSE DES RESULTATS ET DISCUSSION

3.1. RESULTATS DES ENQUETES SUR TERRAIN D'ETUDE

Les résultats des enquêtes sur le terrain d'étude se présentent comme suit :

Image 1 : représentation spatiale des FOSA enquêtées dans la zone de santé de KATWA

Source : nos enquêtes sur terrain

Commentaire : le croquis en bleu ciel représente la zone de santé dont les délimitations des aires de santé sont visibles. Les points jaunes représentent les 20 structures enquêtées dans la zone de santé

Tableau No1 : répartition des FOSAs selon leur type

Type de FOSA

Fréquence

Pourcentage

CH et cliniques

6

30%

Centre de santé

7

35%

Hôpital

2

10%

Poste de santé

5

25%

Grand Total

20

100%

Source : nos enquêtes sur terrain

Commentaire : notre échantillon était constitué au premier degré de 20 FOSAs, dont 6 centres hospitaliers et cliniques, soit 30%, 7 FOSAs, soit 35% de centres de santé, 2 hôpitaux, soit 10%, et 5 postes de santé, soit 25%

Tableau No2 : répartition des FOSAs selon leur statut public, privé ou conventionné

Type de FOSA

FOSAs conventionnées

FOSAs privés

FOSAs publiques

Grand Total

CH et cliniques

2

4

0

6

Centre de santé

2

1

4

7

Hôpital

2

0

0

2

Poste de santé

0

5

0

5

Grand Total

6

10

4

20

Pourcentage

30%

50%

20%

100%

Source : nos enquêtes sur terrain

Commentaire : sur les 20 FOSAs enquêtées, 6 soit 30% sont conventionnées, 10 soit 50% sont privées, et 4 soit 20% sont publiques

Tableau No3 : répartition des FOSAs selon qu'elles sont intégrées ou non

Type de FOSA

FOSAs Non intégrées

FOSAs intégrées

Grand Total

CH et cliniques

3

3

6

Centre de santé

0

7

7

Hôpital

0

2

2

Poste de santé

5

0

5

Grand Total

8

12

20

Pourcentage

40%

60%

100%

Source : nos enquêtes sur terrain

Commentaire : notre échantillon a été constitué de 8FOSAs non intégrées, soit 40%, et 12 FOSAs intégrées, soit 60%.

Tableau No4 : répartition des agents des FOSAs selon qu'ils reçoivent le salaire de l'Etat  

Type de FOSA

Nombre d'agents dans les FOSAs

Nombre d'agents recevant le salaire de l'Etat dans la FOSA

Proportion d'agents payés par l'Etat

CH et cliniques

131

9

6.9%

Centre de santé

90

14

15.6%

Hôpital

440

48

10.9%

Poste de santé

34

0

0%

Grand Total

695

71

10.2%

Source : nos enquêtes sur terrain

Commentaire : dans les structures sanitaires enquêtées, 71agents sur 695, soit 10.2% reçoivent le salaire de l'Etat ; dont 9 sur 131, soit 6.9% dans les centres Hospitaliers et cliniques, 14 sur 90 soit 15.6% dans les centres de santé, 48 sur 440, soit 10.9% dans les hôpitaux, et 0 sur 34, soit 0% dans les postes de santé.

Tableau No5 : répartition des prescripteurs selon leurs qualifications

Type de FOSA

Médecin

Infirmier L2

Infirmier A1

Infirmier A2

AFR

Total

CH et cliniques

13

1

3

2

0

19

Centre de santé

4

4

16

14

4

42

Hôpital

39

2

0

0

0

41

Poste de santé

1

1

6

14

3

25

Grand Total

57

8

25

30

7

127

Pourcentage

44.9%

6.3%

19.7%

23.6%

5.5%

100.0%

Source : nos enquêtes sur terrain

Commentaire : dans les FOSAs enquêtées, nous avons identifié 127 prescripteurs, dont 57 médecins, soit 44.9%, 8 infirmiers L2 soit 6.3%, 25 infirmiers A1 soit 19.7%, 30 infirmiers A2 soit 23.6%, et 7 agents de formation rapide, soit 5 .5%.

Tableau No6 : répartition des prescripteurs selonleur expérience

Type de FOSA

Nombre de prescripteurs

Moyenne en année de la plus petite ancienneté parmi les prescripteurs

Moyenne en année de la plus grande ancienneté parmi les prescripteurs

 

CH et cliniques

19

2.5

10.17

 

Centre de santé

42

4.43

25.14

 

Hôpital

41

2.75

31.5

 

Poste de santé

25

1.03

7

 

Grand Total

127

2.83

16.75

 

Source : nos enquêtes sur terrain

Commentaire :parmi les 127 prescripteurs, la moyenne d'années d'expérience, de la plus petite à la plus grande expérience, varie respectivement entre 2.83 et 17.75 années

Tableau No7 : répartition des prescripteurs selon la formation reçue en prescription rationnelle

Type de FOSA

Nombre de prescripteurs

Nombre de prescripteurs formés

Proportion des prescripteurs formés

CH et cliniques

19

14

74%

Centre de santé

42

11

26%

Hôpital

41

23

56%

Poste de santé

25

0

0%

Grand Total

127

48

38%

Source : nos enquêtes sur terrain

Commentaire : sur les 127 prescripteurs, 48 ont déjà suivi une formation sur la prescription rationnelle

Tableau No8 : durée moyenne en année depuis la dernière formation reçue

Type de FOSA

Nombre de prescripteurs formés

Moyenne de la plus courte durée depuis la dernière formation

Moyenne de la plus longue durée depuis la dernière formation

CH et cliniques

14

0.43

4.25

Centre de santé

11

3.83

4.5

Hôpital

23

5

5

Poste de santé

0

0

0

Grand Total

48

2.7

4.45

Source : nos enquêtes sur terrain

Commentaire : considérant les 48 prescripteurs formés, la durée depuis la dernière formation reçue se situe en moyenne entre 2.7 et 4.45 années.

Tableau No9 : répartition des FOSAs selon qu'elles ont été supervisées 

Type de FOSA

Fréquence

Nombre de FOSAs supervisées sur l'utilisation rationnelle des médicaments

Pourcentage

CH et cliniques

6

5

83.3%

Centre de santé

7

7

100.0%

Hôpital

2

1

50.0%

Poste de santé

5

4

80.0%

Grand Total

20

17

85.0%

Source : nos enquêtes sur terrain

Commentaire : sur les 20 structures enquêtées, 17 ont déjà bénéficié d'une supervision sur la prescription rationnelle, soit 85%.

Tableau No10 : Durée en année depuis la dernière supervision

Type de FOSA

Moyenne de la durée depuis la dernière supervision

CH et cliniques

0.66

Centre de santé

0.58

Hôpital

1

Poste de santé

0.87

Grand Total

0.7

Source : nos enquêtes sur terrain

Commentaire : la durée moyenne depuis la dernière supervision sur la prescription rationnelle est de 0.7 année, soit environ 8 mois.

Tableau No11 :  répartition des FOSAs selon l'existence d'un protocole thérapeutique national actualisé

Type de FOSA

Nombre de FOSA

Nombre de FOSA avec directives thérapeutiques actualisées

Pourcentage

CH et cliniques

6

6

100.0%

Centre de santé

7

6

85.7%

Hôpital

2

2

100.0%

Poste de santé

5

1

20.0%

Grand Total

20

15

75.0%

Source : nos enquêtes sur terrain

Commentaire : sur les 20 structures enquêtées, 15, soit 75% disposent de protocoles thérapeutiques nationaux actualisés

Tableau No12 : répartition des FOSAs selon qu'elles disposent de la LNME actualisée

Type de FOSA

Nombre de FOSAs

Existence LNME

Pourcentage

CH et cliniques

6

5

83.3%

Centre de santé

7

5

71.4%

Hôpital

2

2

100.0%

Poste de santé

5

0

0.0%

Grand Total

20

12

60.0%

Source : nos enquêtes sur terrain

Commentaire : sur les 20 structures enquêtées, 12, soit 60% disposent de la liste nationale des médicaments essentiels actualisée

Tableau No13 : répartition des FOSAs selon la promotion publicitaire des médicaments

Type de FOSA

Nombre de FOSA

FOSA avec promotions publicitaires des médicaments

Pourcentage

CH et cliniques

6

4

66.7%

Centre de santé

7

7

100.0%

Hôpital

2

2

100.0%

Poste de santé

5

0

0.0%

Grand Total

20

13

65.0%

 Source : nos enquêtes sur terrain

Commentaire : sur les 20 structures enquêtées, 13 soit 65% participent à de promotion des médicaments fournis par différentes firmes pharmaceutiques

Tableau No14 : répartition des FOSA selon la principale source d'approvisionnement en médicaments essentiels

Type de FOSA

BCZ

CDR

Marché Local

Grand Total

CH et cliniques

2

0

4

6

Centre de santé

7

0

0

7

Hôpital

1

1

0

2

Poste de santé

0

0

5

5

Grand Total

10

1

9

20

Pourcentage

50%

5%

45%

100%

 Source : nos enquêtes sur terrain

Commentaire : sur les 20 structures enquêtées, 10 soit 50% ont comme principale source des médicaments la pharmacie zonale, 1 soit 5% s'approvisionne principalement aux centres de distributions régionales, et 9 soit 45% ont comme principale source le marché local.

Tableau No15 : disponibilité des médicaments essentiels dans les FOSAs

Type de FOSA

Nombre des médicaments cibles

Nombre de médicaments disponibles

Pourcentage

CH et cliniques

72

67

93.1%

Centre de santé

84

72

85.7%

Hôpital

24

24

100.0%

Poste de santé

60

32

53.3%

Grand Total

240

195

81.3%

Source : nos enquêtes sur terrain

Commentaire : considérant une liste restreinte de 12 médicaments essentiels choisie pour notre étude, le taux de disponibilité des médicaments essentiels est de 81.8%. Cela comprend le taux de disponibilité de 93.1% dans les centres hospitaliers et clinique, de 85.7% dans les centres de santé, de 100% dans les hôpitaux, et de 53.3% dans les postes de santé.

3.2. ANALYSE DES RESULTATS

Tableau No16 : présentation globale des 5 indicateurs de prescription 

Indicateur

Nombre de consultations analysées

Nombre des Médicaments prescrits

Nombre des Médicaments prescrits avec nom générique.

Nombre des Médicaments prescrits figurant sur la LNME

Nombre de prescription contenant un antibiotique

Nombre de prescription contenant un médicament injectable

Totaux

2000

6776

1175

5940

1727

943

Moyenne

 

3.39

 
 
 
 

Pourcentage

 
 

17.3%

87.7%

86.4%

47.2%

Source : nos enquêtes sur terrain

Commentaire : le nombre total des prescriptions analysées est de 2000 consultations.Le nombre total des médicaments prescrits est de 6776 sur 2000 prescriptions, soit une moyenne de 3.39 médicaments par malade. Le nombre total des médicaments prescrits avec le nom générique est de 1175 sur 6776, soit 17.3%. 5940 médicaments prescrits sur 6776, soit 87.7% figuraient sur la liste nationale des médicaments essentiels. 1727 prescriptions sur 2000, soit 86.4 % contenaient au-moins un antibiotique. Le nombre total de prescriptions avec au-moins un produit injectable était de 943 sur 2000, soit 47.2%.

Tableau No17 : indicateurs de prescription selon le type des FOSAs

Type de FOSA

Nombre de consultations analysées

Nombre des Médicaments prescrits

Nombre des Médicaments prescrits avec nom générique.

Nombre des Médicaments prescrits figurant sur la LNME

Nombre de prescription contenant un antibiotique

Nombre de prescription contenant un médicament injectable

 

 

Fréquence

Moyenne

Fréquence

%

Fréquence

%

Fréquence

%

Fréquence

%

CH et clinique

600

2072

3.45

351

16.94%

1871

90.30%

536

89.33%

345

57.50%

Centre de santé

700

2117

3.02

267

12.61%

1957

92.44%

560

80.00%

231

33.00%

Hôpital

200

696

3.48

276

39.66%

487

69.97%

172

86.00%

64

32.00%

Poste de santé

500

1891

3.78

281

14.86%

1625

85.93%

459

91.80%

303

60.60%

Grand Total

2000

6776

3.39

1175

17.34%

5940

87.66%

1727

86.35%

943

47.15%

Source : nos enquêtes sur terrain

Commentaire : Les postes de santé présentent la moyenne de médicaments prescrits la plus élevée avec 3,78 médicaments par consultation, suivis des hôpitaux (3,48), des CH et cliniques (3,45) et des centres de santé (3,02). La prescription en nom générique est plus élevée dans les hôpitaux (39,66%), comparativement aux CH et cliniques (16,94%), aux postes de santé (14,86%) et aux centres de santé (12,61%). Concernant les médicaments figurant sur la LNME, les centres de santé présentent la proportion la plus élevée (92,44%), suivis des CH et cliniques (90,30%), des postes de santé (85,93%) et des hôpitaux (69,97%). Les prescriptions contenant un antibiotique sont plus fréquentes dans les postes de santé (91,80%), suivis des CH et cliniques (89,33%), des hôpitaux (86,00%) et des centres de santé (80,00%). Enfin, les prescriptions contenant un médicament injectable sont davantage observées dans les postes de santé (60,60%) et les CH et cliniques (57,50%), comparativement aux centres de santé (33,00%) et aux hôpitaux (32,00%).

Tableau No18 : indicateurs de prescription selon le statut des FOSAs

Type de FOSA

Nombre de consultations analysées

Nombre des Médicaments prescrits

Nombre des Médicaments prescrits avec nom générique.

Nombre des Médicaments prescrits figurant sur la LNME

Nombre de prescription contenant un antibiotique

Nombre de prescription contenant un médicament injectable

 

 

Fréquence

Moyenne

Fréquence

%

Fréquence

%

Fréquence

%

Fréquence

%

FOSAs conventionnées

600

1782

2.97

381

21.38%

1527

85.69%

494

82.33%

159

26.50%

FOSAs privées

1000

3891

3.89

586

15.06%

3416

87.79%

914

91.40%

647

64.70%

FOSAs publiques

400

1103

2.76

208

18.86%

997

90.39%

319

79.75%

137

34.25%

Grand Total

2000

6776

3.39

1175

17.34%

5940

87.66%

1727

86.35%

943

47.15%

Source : nos enquêtes sur terrain

Commentaire :Les FOSAs privées présentent la moyenne de médicaments prescrits la plus élevée avec 3,89 médicaments par consultation, suivies des FOSAs conventionnées (2,97) et des FOSAs publiques (2,76). La prescription en nom générique est plus fréquente dans les FOSAs conventionnées (21,38%), comparativement aux FOSAs publiques (18,86%) et aux FOSAs privées (15,06%). Concernant les médicaments figurant sur la LNME, les FOSAs publiques présentent la proportion la plus élevée (90,39%), suivies des FOSAs privées (87,79%) et des FOSAs conventionnées (85,69%). Les prescriptions contenant un antibiotique sont plus fréquentes dans les FOSAs privées (91,40%), comparativement aux FOSAs conventionnées (82,33%) et aux FOSAs publiques (79,75%). Enfin, les prescriptions contenant un médicament injectable sont davantage observées dans les FOSAs privées (64,70%), suivies des FOSAs publiques (34,25%) et des FOSAs conventionnées (26,50%).

Tableau No19 : indicateurs de prescription selon l'intégration des FOSAs

Type de FOSA

Nombre de consultations analysées

Nombre des Médicaments prescrits

Nombre des Médicaments prescrits avec nom générique.

Nombre des Médicaments prescrits figurant sur la LNME

Nombre de prescription contenant un antibiotique

Nombre de prescription contenant un médicament injectable

 

 

Fréquence

Moyenne

Fréquence

%

Fréquence

%

Fréquence

%

Fréquence

%

FOSAs non intégrées

800

3071

3.84

403

13.12%

2687

87.50%

728

91.00%

535

66.88%

FOSAs intégrées

1200

3705

3.09

772

20.84%

3253

87.80%

999

83.25%

408

34.00%

Grand Total

2000

6776

3.39

1175

17.34%

5940

87.66%

1727

86.35%

943

47.15%

Source : nos enquêtes sur terrain

Commentaire : Les FOSAs non intégrées présentent une moyenne de médicaments prescrits plus élevée (3,84) que les FOSAs intégrées (3,09). La prescription en nom générique est plus fréquente dans les FOSAs intégrées (20,84%) comparativement aux FOSAs non intégrées (13,12%). Concernant les médicaments figurant sur la LNME, les proportions sont proches entre les FOSAs intégrées (87,80%) et les FOSAs non intégrées (87,50%). Les prescriptions contenant un antibiotique sont plus fréquentes dans les FOSAs non intégrées (91,00%) que dans les FOSAs intégrées (83,25%). De même, les prescriptions contenant un médicament injectable sont davantage observées dans les FOSAs non intégrées (66,88%) comparativement aux FOSAs intégrées (34,00%).

3.3. DISCUSSION DES RESULTATS

Les tableaux 16, 17, 18 et 19 présentent une vue globale des indicateurs de prescription, les différences de pratiques de prescription selon le type, le statut, et l'intégration des structures sanitaires.

1. Nombre moyen de médicaments par ordonnance

Dans cette étude, le nombre moyen de médicaments prescrits par ordonnance était de 3,39 ; supérieur à la norme recommandée par l'OMS dans les études récentes (3 médicaments par consultation). Cette situation traduit une tendance à la polypharmacie dans certaines formations sanitaires de la zone de santé de Katwa.

Ces résultats sont comparables à ceux observés en RDC dans l'évaluation pharmaceutique de la SADC (RDC, 2010), où la moyenne était d'environ 4 médicaments par ordonnance. Ils sont également proches des résultats retrouvés au Mali en 2021avec une moyenne de 3,4 médicaments par prescription dans le secteur public(A .Sangho et al, 2022). Cette tendance à la polypharmacie est plus prononcée dans les postes de santé (3,78), les structures privées (3,89), et les FOSA non intégrées (3,84).

La polypharmacie pourrait s'expliquer par la faible proportion des prescripteurs formés (38%), faible fréquence de supervision dans les hôpitaux et postes de santé, absence des protocoles thérapeutiques prononcée dans des postes de santé, et promotion publicitaire des médicaments dans les FOSAs.

Cette pratique expose les patients à un risque accru d'effets indésirables, d'interactions médicamenteuses et d'augmentation des coûts des soins.

2. Prescription en DCI (dénomination commune internationale)

La proportion des médicaments prescrits en DCI (17,3 %) était très inférieure à la norme OMS de 100 %. Le recours aux noms commerciaux, aux sigles et aux abréviations non conventionnelles restait fréquent dans toutes les catégories des structures sanitaires. Des résultats plus élevés ont été rapportés dans d'autres études, notamment 61,2 % en Arabie Saoudite (Azza El.Mahalli, 2012), et 81 % dans le secteur public au Mali(A .Sangho et al, 2022), montrant que la prescription en DCI reste insuffisante dans notre contexte. Cette situation pourrait être liée aux habitudes de prescription, au manque de formation continue et à l'insuffisance de supervision focalisée. Cette faible utilisation de la DCI pourrait limiter l'accessibilité financière aux soins et augmenter le risque de mauvaise administration des médicaments.

3. Prescription des médicaments de la liste nationale des médicaments essentiels

La proportion des médicaments prescrits figurant sur la liste nationale des médicaments essentiels était relativement élevée (87,7 %), sans toutefois atteindre la cible OMS de 100 %.

Ce résultat montre que les prescripteurs utilisent majoritairement les médicaments recommandés au niveau national, même si certains écarts persistent. Des proportions relativement proches ont été rapportées dans le secteur public au Mali (84.1 %)(A .Sangho et al, 2022) et en Arabie Saoudite (99,2 %) (Azza El.Mahalli, 2012). Les hôpitaux présentaient cependant la plus faible proportion dans notre étude, avec seulement 69,97 % des médicaments prescrits figurant sur la LNME. Cette situation pourrait augmenter sensiblement le coût des soins hospitaliers, limiter l'accessibilité financière aux soins secondaires pour les populations à faibles revenus, contribuer à l'appauvrissement des ménages à long terme, et occasionner des échecs thérapeutiques. Ces écarts pourraient être expliqués par l'existence de circuits d'approvisionnement aux marchés locaux (45 % des structures), les activités de promotion pharmaceutique dans les FOSAs (65 %), ainsi que le manque de formation et de supervision continues et focalisées sur les prescripteurs.

4. Prescription des antibiotiques

La proportion des consultations avec antibiotiques (87,7 %) était largement supérieure à la norme OMS recommandée (30%). Les prescriptions avec antibiotiques dépassaient 80 % dans toutes les catégories des FOSAs, atteignant même 91,8 % dans les postes de santé.

Ce résultat rejoint plusieurs études montrant une prescription exagérée des antibiotiques dans les structures sanitaires. En RDC, l'étude SADC rapportait déjà une fréquence élevée de prescriptions d'antibiotiques (62,2 %) (RDC,2010). Des proportions de 58 % ont été observées au Mali(A. Sangho, 2022), et32,2 % en Arabie Saoudite(Azza El.Mahalli, 2012).

Pourtant, dans notre étude, 94,5 % des prescripteurs étaient qualifiés, et 75 % des FOSAs disposaient des protocoles thérapeutiques actualisés. Cette situation pourrait donc être liée davantage au faible encadrement des prescripteurs, au faible paiement des prestataires ainsi qu'au manque de formation continue sur l'usage rationnel des médicaments.

Le recours excessif aux antibiotiques constitue un facteur important du développement de la résistance antimicrobienne, aujourd'hui reconnue comme un problème majeur de santé publique mondiale.Si cette tendance se maintient, l'usage excessif des antibiotiques favorisera l'émergence et la propagation de résistances aux antimicrobiens, pouvant conduire, à moyen et long terme, à une perte significative de l'efficacité des anti-infectieux et à des difficultés croissantes dans la prise en charge des infections.

5. Prescription des injectables

La fréquence des prescriptions injectables observée dans cette étude (47,15 %) était supérieure à la norme OMS recommandée (10 %). Elle atteignait 60,6 % dans les postes de santé, 64,7 % dans les FOSAs privées et 66,88 % dans les structures non intégrées.

Des résultats similaires ont été observés dans plusieurs pays africains, notamment au Mali où les injectables représentaient 60,3 % des prescriptionsdans le secteur public (A.Sangho, 2022). En RDC, l'étude SADC rapportait également une fréquence élevée de 32,6 %, alors qu'une étude réalisée en Arabie Saoudite retrouvait seulement 2 % de prescriptions injectables (Azza El.Mahalli, 2012).

Cette situation pourrait s'expliquer par les formations et supervisions limitées dans les structures privées ou non intégrées, l'absence de protocoles thérapeutiques spécifiques pour les FOSAs non obligatoires de la zone de santé, ainsi que la recherche de bénéfices supplémentaires par certains prestataires.

L'usage excessif des injectables augmente le risque d'infections liées aux soins et entraîne des coûts supplémentaires pour les patients. Cela risque donc de plonger la population dans un cycle de pauvreté, et limiter l'accès de celle-ci aux soins de santé de qualité.

3.4. PERSPECTIVES POUR DE FUTURES ETUDES

Les résultats de cette étude ouvrent plusieurs pistes pour des recherches futures. Tout d'abord, des études similaires pourraient être menées sur des étendues géographiques plus vastes, afin de permettre une meilleure généralisation des résultats et une comparaison des pratiques de prescription selon les contextes sanitaires.

Ensuite, il serait pertinent d'évaluer la conformité des prescriptions aux protocoles thérapeutiques nationaux et aux guides de prise en charge des principales pathologies,

Par ailleurs, des recherches pourraient être réalisées pour déterminer les seuils optimaux des indicateurs de prescription adaptés au profil épidémiologique local.

D'autres études pourraient également explorer les relations entre les déterminants des prescriptions (caractéristiques des prescripteurs, des patients et des formations sanitaires) et les indicateurs de prescription observés, afin d'identifier les facteurs influençant les pratiques irrationnelles et de proposer des interventions ciblées.

Enfin, il serait utile d'étendre les investigations aux autres indicateurs de l'OMS relatifs aux soins aux patients et aux services de santé.

Chapitre quatrième : RECALITULATIF DU PROJET

Titre du projet

Projet d'amélioration des pratiques de prescription médicamenteuse dans la Zone de Santé de Katwa.

4.1. Contexte et justification

L'évaluation des pratiques de prescription médicamenteuse réalisée dans la Zone de Santé de Katwa a mis en évidence des insuffisances importantes dans la qualité de la prescription. Ces insuffisances concernent notamment la polypharmacie, l'utilisation excessive des antibiotiques, le recours fréquent aux médicaments injectables et la faible utilisation des médicaments sous leur nom générique (DCI). Ces pratiques peuvent compromettre la qualité et la sécurité des soins, accroître les dépenses liées aux médicaments et favoriser l'émergence et la propagation de la résistance aux antimicrobiens.

Dans ce contexte, la mise en oeuvre d'un projet d'amélioration des pratiques de prescription médicamenteuse apparaît nécessaire afin de corriger les insuffisances identifiées et de promouvoir une prescription plus rationnelle, efficace, sûre et économiquement accessible.

4.2. Objectif du projet

Objectif général

Améliorer la qualité et la rationalité de la prescription médicamenteuse dans les formations sanitaires de la Zone de Santé de Katwa, afin de promouvoir une utilisation appropriée, sûre et efficiente des médicaments.

Objectifs spécifiques

1. Réduire la fréquence de la polypharmacie dans les formations sanitaires de la Zone de Santé de Katwa.

2. Réduire la prescription inappropriée des antibiotiques.

3. Réduire le recours injustifié aux médicaments injectables.

4. Accroître l'utilisation des médicaments sous leur dénomination commune internationale (DCI) conformément aux recommandations de prescription rationnelle.

5. Renforcer les compétences des prescripteurs sur l'utilisation des directives thérapeutiques.

4.3. Localisation, durée et échéance du projet

Le projet sera mis en oeuvre dans la Zone de Santé de Katwa, en République Démocratique du Congo, au sein des formations sanitaires ciblées de cette zone de santé. Il s'étendra sur une période de douze mois, allant du 1er octobre 2026 au 30 septembre 2027.

4.4. Acteurs du projet

Les principaux acteurs impliqués dans le projet sont :

· L'étudiant chercheur (initiateur et coordonnateur du projet) ;

· Les infirmiers enquêteurs chargés de la collecte des données ;

· Les responsables des formations sanitaires ;

· L'Équipe Cadre de la Zone de Santé de Katwa ;

· L'encadreur académique du projet.

4.5. Bénéficiaires du projet

Bénéficiaires directs

· Les médecins, infirmiers et autres prescripteurs des formations sanitaires de la Zone de Santé de Katwa.

Bénéficiaires indirects

· Les patients et la population desservie par les formations sanitaires.

· La Zone de Santé de Katwa.

· Les décideurs sanitaires provinciaux et nationaux.

· Les chercheurs et institutions académiques.

4.6. Nature du projet

Il s'agit d'un projet de recherche appliquée en santé publique à visée d'amélioration de la qualité des soins, portant sur les pratiques de prescription médicamenteuse dans la Zone de Santé de Katwa. Le projet adoptera une approche longitudinale d'amélioration continue, permettant de mesurer l'évolution des pratiques de prescription avant, pendant et après la mise en oeuvre des interventions.

4.7. Faisabilité du projet

La faisabilité du projet repose sur :

· La disponibilité des outils de gestion des données dans les structures sanitaires ;

· L'utilisation d'outils de collecte électroniques (KoBoCollect) ;

· La disponibilité d'un ordinateur et de téléphones Android pour la collecte ;

· La collaboration attendue des responsables des structures sanitaires et zonales ;

4.8. Activités du projet

1. Coordination et planification avec le Bureau Central de la Zone de Santé (BCZ)

2. Évaluation initiale des pratiques de prescription

3. Conception et adaptation des outils de formation et de suivi

4. Organisation des sessions de formation

5. Mise en place et accompagnement des mentors dans les formations sanitaires

6. Supervision et suivi régulier des pratiques de prescription

7. Évaluation à mi-parcours

8. Évaluation finale

9. Restitution et partage des résultats avec l'Équipe Cadre de la Zone de Santé et les autres acteurs concernés

4.9. Source de financement

Le projet pourra être financé sur fonds propres du chercheur, avec l'éventuel appui des différentes partie présentes (ECZ, et partenaires de la santé)

4.10. Budget prévisionnel

N°

Rubrique budgétaire

Montant (USD)

Commentaire

1

Coordination et préparation du projet

250

Réunions avec l'ECZS/BCZ, déplacements locaux et communication

2

Conception et préparation des outils

500

Conception des supports, impression des modules et outils de suivi

3

Achat d'un ordinateur portable

800

Collecte, encodage, analyse des données et documentation du projet

4

Achat de tablettes pour la collecte des données

600

4 tablettes à environ 150 USD chacune

5

Formation des prescripteurs en 3 rotations

3 000

Location de salle, restauration, transport et matériel pour environ 100 participants

6

Mentorat, supervision et suivi des 20 FOSA

1 600

Transport, communication et motivation de 2 IS ; 100 USD chacun tous les 3 mois

7

Évaluation initiale, à mi-parcours et finale

600

Formation/motivation de 2 enquêteurs, transport et collecte des données pour les 3 évaluations

8

Communication et documentation

300

Téléphone, Internet, impression, reproduction et diffusion des rapports

9

Énergie et alimentation électrique

400

Recharge des tablettes, ordinateur, Internet et autres besoins énergétiques

10

Restitution et capitalisation des résultats

500

Location de salle, restauration, supports et documentation

11

Imprévus

428

Environ 5 % du budget opérationnel

 

TOTAL GÉNÉRAL

8 978 USD

 

4.11. . Limites ou contraintes

Les principales contraintes auxquels nous pourrions faire face sont :

· Couverture limitée : incapacité à atteindre plus de 20 structures sanitaires en raison des ressources humaines, financières et logistiques disponibles.

· Disponibilité des prescripteurs : difficulté à mobiliser tous les prescripteurs pour participer aux trois rotations de formation.

· Qualité des données : insuffisance, incomplétude ou irrégularité dans l'enregistrement des données issues des ordonnances, registres et dossiers médicaux.

· Ressources financières limitées : les moyens disponibles pourraient restreindre la fréquence des supervisions et l'extension du projet à d'autres structures.

· Durée du projet : la période de douze mois pourrait être insuffisante pour apprécier la pérennité des changements de pratiques après la fin des interventions.

4.12. Cadre logique du projet

Logique d'intervention

Indicateurs objectivement vérifiables

Sources de vérification

Hypothèses

OBJECTIF GÉNÉRAL : Améliorer la qualité et la rationalité de la prescription médicamenteuse dans les formations sanitaires de la Zone de Santé de Katwa, afin de promouvoir une utilisation appropriée, sûre et efficiente des médicaments.

Évolution globale des indicateurs de prescription entre l'évaluation initiale et finale

Ordonnances, rapports d'évaluation, rapports de supervision

Disponibilité des médicaments essentiels et maintien de l'engagement des acteurs

Objectif spécifique1.

Réduire la moyenne du nombre de médicaments prescrits par ordonnance à moins de 3 dans les formations sanitaires ciblées.

% de FOSA ayant amélioré en nombre des médicaments prescripts

Rapport d'évaluation,

Adhésion des prescripteurs aux recommandations

Résultat 1.1 : Les prescripteurs adoptent une prescription adaptée aux besoins du patient

Nombre moyen des médicaments prescrits par malade

Dossier des malades, rapport

Tenue correcte des dossiers et registres

Activités : évaluation initiale ; formation ; mentorat ; supervision ; rétro-information

--

Rapports d'activités

Participation régulière des prescripteurs

Objectif spécifique2.

Réduire à moins de 30 % la proportion de consultations comportant au moins un antibiotique.

% des FOSAs ayant amélioré la prescription d'antibiotiques

Rapport d'évaluation,

Disponibilité des directives thérapeutiques

Résultat 2.1 : L'utilisation rationnelle des antibiotiques est améliorée

% d'ordonnances contenant un antibiotique ;

Dossiers médicaux, rapports

Les prescripteurs respectent les directives

Activités : formation sur le bon usage des antibiotiques ; mentorat ; supervision ; rétro-information

--

Rapports de formation et supervision

Disponibilité du facilitateur et du budget

Objectif spécifique3.

Réduire à moins de 10 % la proportion de consultations comportant au moins un médicament injectable.

% des FOSAs ayant amélioré la prescription d'injectables

Rapport d'évaluation,

Disponibilité des alternatives orales appropriées

Résultat 3.1 : Le recours aux injectables est rationalisé

% de prescriptions avec injectable

Ordonnances, dossiers médicaux

Acceptation des alternatives thérapeutiques

Activités : formation ; sensibilisation ; supervision ; rétro-information

--

Rapports d'activités

Participation des prescripteurs

Objectif spécifique4.

Accroître à plus de 90 % la proportion de médicaments prescrits en dénomination commune internationale (DCI).

% des FOSAs ayant amélioré la prescription en DCI

Rapport d'évaluation,

Disponibilité des médicaments en DCI, Personnel de santé qualifié

Résultat 4.1 : La prescription en DCI est améliorée

% de médicaments prescrits en DCI

Ordonnances, rapports de supervision

Adhésion des prescripteurs

Activités : formation ; mise à disposition des outils de référence ; supervision

--

Rapports de formation et supervision

Disponibilité des outils

Objectif spécifique5.

Renforcer les compétences des prescripteurs sur les directives thérapeutiques

Proportion des prescription conformes aux protocoles thérapeutiques

Rapport d'évaluation,

Disponibilité et participation des prescripteurs

Résultat 5.1 : Les compétences des prescripteurs en prescription rationnelle sont renforcées

Nombre et % de prestaires formés en prescriptions rationnelles

Tests, rapports de formation

Participation effective aux trois rotations

Activités : conception des supports ; formation en 3 rotations ; mentorat ; supervision ; évaluation des connaissances

--

Supports, listes de présence, rapports

Disponibilité des formateurs et des ressources

4.13. Les étapes de mise en oeuvre des activités

N°

Étapes

Principales activités

1

Coordination et préparation

Présentation du projet au BCZ/ECZS, planification, identification des prescripteurs et des mentors

2

Évaluation initiale (Baseline)

Collecte et analyse des données de prescription dans les 20 FOSA, établissement des valeurs de référence

3

Préparation des interventions

Élaboration des supports de formation, outils de supervision et de suivi

4

Formation des prescripteurs

Formation de tous les prescripteurs en 3 rotations sur la prescription rationnelle et les directives thérapeutiques

5

Mentorat et supervision

Accompagnement des prescripteurs, supervision des FOSA, analyse des ordonnances et rétro-information

6

Suivi des indicateurs

Collecte périodique des données, analyse des indicateurs, comparaison avec les valeurs de référence et ajustement des interventions

7

Évaluation à mi-parcours

Mesure des progrès, identification des difficultés et réajustement du plan d'action

8

Évaluation finale

Mesure finale des indicateurs et comparaison avec la situation initiale

9

Restitution et pérennisation

Présentation des résultats, recommandations et définition des mesures de maintien des acquis

4.14. Définition des concepts du projet

Projet
Ensemble organisé d'activités planifiées et coordonnées, mises en oeuvre pendant une période déterminée et avec des ressources définies, en vue d'atteindre des résultats et des objectifs précis.

Amélioration de la qualité
Processus continu visant à identifier les insuffisances, mettre en oeuvre des actions correctives et mesurer les changements obtenus.

Pratiques de prescription
Ensemble des comportements, méthodes et décisions adoptés par les prescripteurs lors de la sélection, de la formulation et de l'utilisation des médicaments pour la prise en charge des patients.

Prescription médicamenteuse
Acte professionnel par lequel un prescripteur détermine les médicaments à administrer à un patient, en précisant notamment leur nom, leur dosage, leur forme, leur voie et leur durée d'administration.

Zonede Santé

Entité opérationnelle du système de santé de la République Démocratique du Congo chargée d'organiser et de fournir des services de santé à la population de son ressort, et constituant le cadre géographique de mise en oeuvre du présent projet.

4.15. Calendrier prévisionnel du projet

Activités

Oct. 26

Nov. 26

Déc. 26

Jan. 27

Fév. 27

Mars 27

Avr. 27

Mai 27

Juin 27

Juil. 27

Août 27

Sept. 27

Coordination avec le BCZ/ECZS

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Évaluation initiale (Baseline)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Conception des outils

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Formation - Rotation 1

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Formation - Rotation 2

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Formation - Rotation 3

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Mise en place du mentorat

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Supervision des 20 FOSA

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Suivi des indicateurs

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Évaluation à mi-parcours

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Réajustement si nécessaire

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Évaluation finale

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Analyse et restitution des résultats

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

CONCLUSION GÉNÉRALE

Le présent projet tutoré a permis de réaliser une évaluation des pratiques de prescription médicamenteuse dans les formations sanitaires de la Zone de Santé de Katwa, conformément à la méthodologie et aux recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) relatives à l'évaluation de l'usage rationnel des médicaments.

L'analyse de 2 000 prescriptions issues de 20 formations sanitaires a mis en évidence des écarts importants par rapport aux normes de l'OMS, notamment la polypharmacie, les prescriptions injustifiées d'antibiotiques et injectables, et non prescription en DCI.

Le projet d'amélioration de la qualité des pratiques de prescription médicamenteuse dans la Zone de Santé de Katwa ici présenté revêt une importance majeure, dans la mesure où il vise à réduire les effets négatifs liés à la prescription irrationnelle des médicaments. Les approches et les enseignements tirés de sa mise en oeuvre pourront également servir de modèle et être adaptés à d'autres zones de santé confrontées à des problèmes similaires, contribuant ainsi à l'amélioration globale de la qualité des soins.

Au regard des résultats obtenus, nous formulons les recommandations suivantes :

Aux prescripteurs

· Prescrire les médicaments conformément aux protocoles thérapeutiques nationaux et aux recommandations en vigueur ;

· Privilégier systématiquement la prescription en dénomination commune internationale (DCI) ; et figurant sur la liste nationale des médicaments essentiels selon l'échelon de la FOSA sur la pyramide sanitaire

· Eviter les prescriptions injustifiées d'antibiotiques et de médicaments injectables ;

· Participer régulièrement aux formations continues sur l'usage rationnel des médicaments.

À l'Équipe Cadre de la Zone de Santé de Katwa

· Renforcer la supervision formative des prestataires de soins ;

· Organiser périodiquement des audits de prescription et des séances de rétro-information ;

· Assurer la disponibilité et l'utilisation effective des protocoles thérapeutiques dans toutes les formations sanitaires ;

· Intégrer le suivi des indicateurs de prescription dans les activités courantes de monitorage des structures sanitaires.

· Accorder de l'importance à la qualité des soins, aussi bien dans les structures publiques que privées

· Accompagner le projet conçu pour l'amélioration de la qualité des prescriptions dans la zone de santé

Au Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale

· Renforcer les politiques nationales de promotion de l'usage rationnel des médicaments ;

· Développer des mécanismes de surveillance régulière des pratiques de prescription ;

· Renforcer la formation académique et continue des professionnels de santé sur la pharmacothérapie rationnelle ;

· Concevoir des politiques et des systèmes de suivi des structures privées, ou non obligatoires de la zone de santé (postes de santé, cliniques,)

· Assurer la motivation financière(salaire) des agents de santé

Aux partenaires de santé

· Appuyer le projet visant à rationaliser les pratiques des prescriptions médicamenteuses en zone de santé de Katwa

À la communauté scientifique

· Réaliser des études à plus grande échelle afin de mieux documenter les pratiques de prescription en République Démocratique du Congo ;

· Explorer les déterminants des prescriptions irrationnelles et leur influence sur les indicateurs de prescription ;

· Évaluer la conformité des prescriptions aux protocoles thérapeutiques nationaux ;

· Développer des recherches sur les indicateurs de soins aux patients et les indicateurs des services de santé afin d'obtenir une vision plus globale de l'usage rationnel des médicaments.

En définitive, ce projet constitue une contribution à la connaissance des pratiques de prescription médicamenteuse dans la Zone de Santé de Katwa. Il fournit des éléments susceptibles d'alerter les acteurs concernés et d'éclairer la prise de décision des prestataires de soins, du ministère de la Santé et de la communauté scientifique. Pris en compte, cette étude pourra contribuer à renforcer la rationalité de la prescription, à améliorer la qualité et l'accès aux soins, à promouvoir un usage approprié des médicaments ; et, à court comme à long terme, contribuer, à la protection de la santé de la population, à la baisse de la résistance aux antimicrobiens et à la réduction de la morbi-mortalité.

BIBLIOGRAPHIE

A Sangho et al. (2022). Évaluation de la prescription et de la dispensation des médicaments au Mali. PAMJ - One Health. https://www.one-health.panafrican-med-journal.com/content/article/9/26/full/

Azza El.Mahalli. (2012). WHO/INRUD drug prescribing indicators at primary health care centres in Eastern province, Saudi Arabia. Eastern Mediterranean Health Journal. Volume 18. Number 11. https://www.emro.who.int/emhj-volume-18-2012/issue-11/article-03.html#:~:text=The%20World%20Health%20Organization%20(WHO)%20and%20the,national%20essential%20drugs%20list%20or%20facility%20formulary

B.Q. Ncube et al. (2024). African Journal of Primary Health Care & Family Medicine. Vol 16. No 1 . https://phcfm.org/index.php/phcfm/rt/printerFriendly/3943/6885

Catholic Relief Services. (s. d.). Guide de suivi et évaluation MEAL DPro.

International Network for Rational Use of Drugs. (2024). International Network for Rational Use of Drugs (INRUD).

John Chalker . (2012). The International Network for Rational Use of Drugs (INRUD). Health Action International. https://haiweb.org/encyclopaedia/the-international-network-for-rational-use-of-drugs/#:~:text=The%20International%20Network%20for%20Rational%20Use%20of%20Drugs%20(INRUD)%20is,cost%2Deffective%20use%20of%20medicines

Le Monde et AFP. (2018). Plus de 10 000 morts par an liées à un mauvais usage des médicaments. https://www.lemonde.fr/sante/article/2018/03/22/plus-de-10-000-morts-par-an-liees-a-mauvais-usage-des-medicaments_5274559_1651302.html

Maëlys De Santis .(2024). Indicateurs (Indicators) : Définition et Usages. Appvizer. https://www.appvizer.fr/magazine/operations/gestion-de-projet/indicateurs-indicators-glossaire

Management Sciences for Health. (2012). MDS-3: Managing Access to Medicines and Health Technologies. Arlington. https://msh.org/resources/mds-3-managing-access-to-medicines-and-health-technologies/

Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale RDC, programme National d'approvisionnement en Médicaments Essentiels (2020). Manuel descriptif du système d'information en gestion logistique des produits de santé en RDC.

Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale RDC. (2017). Plan stratégique du Système National d'Approvisionnement en Médicaments Essentiels (SNAME) 2017-2020

Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale RDC. (2019). Recueil des normes de création, d'organisation et de fonctionnement des structures de la zone de santé en République Démocratique du Congo.3e éd.

Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale RDC. (2020). Liste nationale des médicaments essentiels

Office québécois de la langue française. (2000). Grand dictionnaire terminologique

Organisation Mondiale de la Santé. (2002). Promouvoir l'usage rationnel des médicaments : éléments principaux. https://iris.who.int/bitstream/handle/10665/67533/WHO_EDM_2002.3_fre.pdf

Organisation Mondiale de la santé. (2019). Communiqué de presse : L'OMS appelle à intervenir rapidement pour réduire les préjudices causés aux patients dans le cadre des soins de santé. https://www.who.int/fr/news/item/13-09-2019-who-calls-for-urgent-action-to-reduce-patient-harm-in-healthcare

Organisation Mondiale de la santé. (2025). Communiqué de presse :Selon un rapport de l'OMS et de la Banque mondiale, la plupart des pays progressent vers la mise en place de la couverture sanitaire universelle, mais il reste encore d'importants défis à relever. https://www.who.int/fr/news/item/06-12-2025-most-countries-make-progress-towards-universal-health-coverage-but-major-challenges-remain-who-world-bank-report-finds

Organisation Mondiale de la santé. (s.d). Politiques en matière de médicaments essentiels et de produits pharmaceutiques. https://www.emro.who.int/fr/essential-medicines/strategy-rational-use/

Organisation mondiale de la Santé. (2023). L'OMS met en garde contre une résistance généralisée aux antibiotiques courants dans le monde. https://www.who.int/fr/news/item/13-10-2025-who-warns-of-widespread-resistance-to-common-antibiotics-worldwide

Organisation Panaméricaine de la Santé. (2025). L'OMS alerte sur une résistance généralisée aux antibiotiques courants dans le monde. https://www.paho.org/fr/nouvelles/13-10-2025-loms-alerte-sur-une-resistance-generalisee-aux-antibiotiques-courants-dans-le

République Démocratique du Congo. (2009). Evaluation de la situation pharmaceutique des pays de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC). https://www.asrames.org/wp-content/uploads/2016/07/Pharma-SADC-RDC.pdf

Sandra Durieux. (2022). Les erreurs de médicaments causent 163.000 décès par an en Europe. Le soir. https://www.lesoir.be/465381/article/2022-09-14/les-erreurs-de-medicaments-causent-163000-deces-par-en-europe

Sophie Chauveau. (1998). Histoire, Economie et Societé. SEDES. https://www.persee.fr/doc/hes_0752-5702_1998_num_17_1_1974#:~:text=R%C3%A9sum%C3%A9%20(fre),des%20interventions%20de%20l'%C3%89tat

The lancet. (2024). Global burden of bacterial antimicrobial resistance 1990-2021: a systematic analysis with forecasts to 2050. https://pasteur-lille.fr/2024/10/14/antibioresistance/

UNICEF. (2025). Infections pharmacorésistantes une urgence majeure pour la santé des enfants dans le monde, note d'orientation de l'unicef sur la résistance aux antimicrobiens. https://www.unicef.org/media/148541/file/Infections-pharmacor%C3%A9sistantes-une-urgence-majeure-pour-la-sant%C3%A9-des-enfants-dans-le-monde-2023.pdf

World Health Organization. (1993). Comment étudier l'utilisation des médicaments dans les services de santé. https://iris.who.int/handle/10665/59309

TABLE DES MATIERES

Table de contenu

DEDICACE Erreur ! Signet non défini.

REMERCIEMENTS ii

SYMBOLES, SIGLES ET ABREVIATIONS iii

RESUME DU TRAVAIL ET MOTS CLES iv

ABSTRACT AND KEYWORDS vi

AVANT-PROPOS viii

LISTE DES TABLEAUX ix

0. INTRODUCTION GENERALE 1

0.1. CONTEXTE DE L'ETUDE ET JUSTIFICATION 1

0.2. PROBLEMATIQUE 2

0.3. MISE EN CONTEXTE DU SUJET 2

0.4. SYNTHESES DES ETUDES ANTERIEURES 3

0.5. PERSPECTIVES DES BENEFICIAIRES ET DES ACTEURS DU PROJET 4

0.6. QUESTIONS DE RECHERCHE 4

0.7. HYPOTHESES DE LA RECHERCHE 4

0.8. OBJECTIFS DU TRAVAIL 5

0.9. LOCALISATION, DUREE ET ECHEANCE DU PROJET 5

0.10. NATURE DU PROJET 5

0.11. FAISABILITE DU PROJET 5

0.12. TECHNIQUES ET METHODES DE LA RECHERCHE 6

0.13. CHOIX DU SUJET 6

0.14. INTERETS DU SUJET 6

Intérêt personnel 6

Intérêt scientifique 6

Intérêt sanitaire et social 7

0.15. DELIMITATION DU TRAVAIL 7

0.16. BENEFICIAIRES DU TRAVAIL 7

0.17. LES ETAPES DE MISE EN OEUVRE DES ACTIVITES 8

0.18. CHRONOGRAMME DES ACTIVITES 9

0.19. CADRE LOGIQUE DE L'ETUDE 10

0.20. DELIMITATION DU TRAVAIL 13

0.21. SUBDIVISION DU TRAVAIL 13

Chapitre premier : CADRE THEORIQUE SUR LE SUJET 14

1.1. DEFINITION DES CONCEPTS 14

1.2. HISTORIQUE DE L'EVALUATION DE L'UTILISATION DES MEDICAMENTS 15

1.3. INDICATEURS D'UTILISATION DES MEDICAMENTS 19

Résultats d'études antérieures sur l'utilisation des médicaments 26

Chapitre deuxième : METHODOLOGIE DE TRAVAIL 28

2.1. TYPE D'ETUDE ET APPROCHE DE L'ETUDE 28

2.2. TECHNIQUES, METHODES ET OUTILS DE L'ETUDE 28

2.3. VARIABLES DE L'ETUDE 28

2.4. DEFINITION OPERATIONNELLE DES VARIABLES 29

2.5. CRITERES DE SELECTION 29

2.6. POPULATION CIBLE 30

2.7. TAILLE DE L'ECHANTILLON 30

2.8. MARETIELS 31

2.9. CONSIDERATIONS ETHIQUES 31

2.10. DIFFICULTE RENCONTREES, CONTRAINTES ET LIMITES 31

Chapitre troisième : ANALYSE DES RESULTATS ET DISCUSSION 32

3.1. RESULTATS DES ENQUETES SUR TERRAIN D'ETUDE 32

3.2. ANALYSE DES RESULTATS 38

3.3. DISCUSSION DES RESULTATS 42

3.4. PERSPECTIVES POUR DE FUTURES ETUDES 44

Chapitre quatrième : RECALITULATIF DU PROJET 45

4.1. Titre du projet 45

4.2. Contexte et justification 45

4.3. Objectif du projet 45

4.4. Localisation, durée et échéance du projet 45

4.5. Acteurs du projet 45

4.6. Bénéficiaires du projet 46

4.7. Nature du projet 46

4.8. Faisabilité du projet 46

4.9. Activités du projet 47

4.10. Source de financement 47

4.11. Budget prévisionnel 47

4.12. . Limites ou contraintes 48

4.13. Cadre logique du projet 49

4.14. Les étapes de mise en oeuvre des activités 51

4.15. Définition des concepts du projet 51

4.16. Calendrier prévisionnel du projet 52

CONCLUSION GÉNÉRALE 54

BIBLIOGRAPHIE 56

ANNEXES 62

Annexe 1 : Déclaration de l'étudiant 62

Annexe 2 : Certification du tuteur 62

Annexe 3 : arbre à problèmeAnnexe 4 : arbre à solution 63

Annexe 5 : QUESTIONNAIRE D'ENQUETE 65

ANNEXES

Annexe 1 : Déclaration de l'étudiant

Je soussigné, KASEREKA POSOMBILI SALOMON certifie que le présent projet tutoré intitulé :"Évaluation des pratiques de prescription médicamenteuse dans les formations sanitaires de la Zone de Santé de Katwa",est le fruit de mon travail personnel réalisé sous l'encadrement de mon tuteur académique.

Fait à Butembo, le 15/06/2026

Salomon KASEREKA POSOMBILI

Annexe 2 : Certification du tuteur

Je soussigné, PATRICK MAHAMBA, certifie avoir assuré l'encadrement scientifique du présent projet tutoré intitulé : "Évaluation des pratiques de prescription médicamenteuse dans les formations sanitaires de la Zone de Santé de Katwa".

Fait à Butembo le 15/06/2026

Patrick KASEREKA MAHAMBA

Pratiques de prescription médicamenteuse irrationnelle dans les formations sanitaires de la Zone de Santé de Katwa.

Gaspillage des ressources

Absence ou faible utilisation des protocoles thérapeutiques

Faiblesse des mécanismes de suivi des prescriptions

Résistance aux antimicrobiens

Pressions financières et commerciales

Augmentation des coûts des soins

Insuffisance d'encadrement des structures privées et non intégrées

Supervision insuffisante ou non focalisée

Baisse de la qualité des soins.

Insuffisance de formation des prescripteurs

Effets indésirables médicamenteux

Faible motivation salariale des agents

Morbidité et mortalité accrues

Faible accès aux soins de santé

Inefficacité du système de santé

Annexe 3 : arbre à problèmeAnnexe 4 : arbre à solution

Amélioration de la rationalité des prescriptions médicamenteuses dans la Zone de Santé de Katwa.

Maximisation des ressources

Disponibilité et bonne utilisation des protocoles thérapeutiques

Audits réguliers des prescriptions

Réduction de la résistance aux antimicrobiens

Limitation des ventes publicitaires des médicaments

Coûts des soins accessibles à tous

Politiques d'encadrement des structures privées et non intégrées

Renforcement de la supervision focalisée

Amélioration de la qualité des soins.

Formation continue des prestataires

Diminution des effets indésirables

Bonne motivation salariale des agents

Reduction de la morbidité et mortalité

Meilleur accès aux soins de santé

Efficacité du système de santé

 

Annexe 5 : QUESTIONNAIRE D'ENQUETE

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Bonjour, je m'appelle Salomon POSOMBILI, Je mène actuellement une étude sur les pratiques de prescription médicamenteuse dans la zone de santé de Kayna, dans le cadre de mon projet tutoré de fin de cycle à l'université Saint Joseph. Cette étude vise à évaluer l'usage des médicaments afin de contribuer à l'amélioration de la qualité des soins. Les informations que vous fournirez resteront strictement confidentielles, anonymes, et seront utilisées uniquement à des fins scientifiques. Votre participation est volontaire, et vous êtes libre de répondre ou non à certaines questions. Je vous remercie sincèrement pour votre collaboration.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Etes-vous d'accord qu'on commence ?

Oui

 

 

Non

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Nom de l'aire de santé

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

type de la FOSA (Niveau)

CS

 

 

CSR

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

CLINIQUE OU CH

 

 

HOPITAL

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

PS

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Nom de la Formation sanitaire

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Statut de FOSA

Privée

 

 

Conventionnée

 

 
 
 
 
 
 
 

Publique

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

La FOSA est-elle intégrée ?

Oui

 

 

Non

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Nombre total du personnel de la FOSA

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Nombre total personnel payé par l'Etat

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Nombre total des médecins dans la FOSA

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Nombre total d'infirmiers A1 qui prescrivent des médicaments

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Nombre total d'infirmiers A2 qui prescrivent des médicaments

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Nombre total d'AFR qui prescrivent des médicaments

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Nombre total d'autres prestataires qui prescrivent des médicaments

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Si autre prescripteur, préciser leurs fonctions et qualification

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Plus grande ancienneté parmi les prescripteurs, en année

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Plus petite ancienneté parmi les prescripteurs, en année

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Nombre de prescripteurs ayant déjà été formés sur la prescription rationnelle

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Durée la plus ancienne depuis la dernière formation

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Durée la plus récente depuis la dernière formation en année

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Avez-vous déjà bénéficié d'une supervision centrée sur la prescription rationnelle dans cette structure ?

Oui

 

 

Non

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Si oui, à quand remonte la dernière supervision, en année (ex : 2 ans)

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Les directives cliniques et thérapeutiques nationales sont disponibles en consultation, et en version à jour

Oui

 

 

Non

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

La liste nationale des médicaments essentiels existe et version à jour

Oui

 

 

Non

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Il existe des activités de promotion et publicité des médicaments dans la FOSA

Oui

 

 

Non

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Quelle est votre principale source d'approvisionnement en médicaments (voir provenances sur fiches de stock)

BCZ

 

 

CDR

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Marché

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Médicaments essentiels disponibles

 

Paracétamol comp. 500 mg

Oui

 

 

Non

 

 
 
 

SRO sachet

Oui

 

 

Non

 

 
 
 

Zinc comp. 20 mg

Oui

 

 

Non

 

 
 
 

Amoxicilline comp. ou gélule 250mg

Oui

 

 

Non

 

 
 
 

ACT (artésunate amodiaquine ou artémether luméfantrine

Oui

 

 

Non

 

 
 
 

Fer folate comp.

Oui

 

 

Non

 

 
 
 

Mebendazole comp. 100 mg

Oui

 

 

Non

 

 
 
 

La sulfadoxine-pyriméthamine (SP)

Oui

 

 

Non

 

 
 
 

Rétinol 200 000UI

Oui

 

 

Non

 

 
 
 

Ampicilline flacon inj. 1g

Oui

 

 

Non

 

 
 
 

Acide benzoïque-acide salicylique

Oui

 

 

Non

 

 
 
 

TCN ophtalmique

Oui

 

 

Non

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Existe-t-il un registre de consultation ou dossier des malades pour la période de Avril 2025 à Mars 2026 ?

Oui

 

 

Non

 

 

ANALYSE DE LA PRESCRIPTION (ORDONNANCE)

Num série des ordonnances

Nombre Med. Prescrits ()

Nombre Med. Générique prescrits ()

Prescription avec antibiotique (oui/non)

Prescription avec produit injectable (oui/non)

Nombre méd. Prescrit figurant sur LME ()

1

 

 

 

 

 

2

 

 

 

 

 

3

 

 

 

 

 

4

 

 

 

 

 

5

 

 

 

 

 

6

 

 

 

 

 

7

 

 

 

 

 

8

 

 

 

 

 

9

 

 

 

 

 

10

 

 

 

 

 

11

 

 

 

 

 

12

 

 

 

 

 

13

 

 

 

 

 

14

 

 

 

 

 

15

 

 

 

 

 

16

 

 

 

 

 

17

 

 

 

 

 

18

 

 

 

 

 

19

 

 

 

 

 

20

 

 

 

 

 

21

 

 

 

 

 

22

 

 

 

 

 

23

 

 

 

 

 

24

 

 

 

 

 

25

 

 

 

 

 

26

 

 

 

 

 

27

 

 

 

 

 

28

 

 

 

 

 

...

 

 

 

 

 

100

 

 

 

 

 

TOTAL

 

 

 

 

 

MOYENNE

 

 

 

 

 

POURCENTAGE

 

 

 

 

 






Extinction Rebellion








"Le doute est le commencement de la sagesse"   Aristote