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DEDICACE
À la mémoire de mon grand frère, KAMBALE
POSHOMBILI Esaü, enseignant de santé publique, en hommage à
son courage, sa persévérance, et sa détermination, dont le
souvenir demeure pour moi une source d'inspiration et un modèle
d'excellence.
REMERCIEMENTS
Au terme de ce travail, il m'est particulièrement
agréable d'exprimer ma profonde gratitude à toutes les personnes
qui, de près ou de loin, ont contribué à sa
réalisation.
Je tiens à adresser mes sincères remerciements
à mon tuteur, pour sa disponibilité, ses conseils avisés
et son accompagnement tout au long de ce travail.
Mes remerciements s'adressent également à
l'ensemble des enseignants et du personnel académique de
l'université Saint Joseph, pour la qualité de la formation
reçue.
Je remercie les autorités sanitaires de la zone de
santé de KATWA, ainsi que le personnel des structures de santé
concernées, pour leur collaboration et leur disponibilité lors de
tout le processus de recherche, dont la collecte des données.
Je n'oublie pas mes camarades et amis, pour leur soutien
moral, leurs encouragements et les échanges enrichissants.
En outre, j'adresse une reconnaissance particulière
à l'infirmier enquêteur pour son implication active et la
qualité du travail réalisé lors de la collecte des
données.
Enfin, je tiens à exprimer ma reconnaissance à
ma famille, en particulier mon épouse Laura KINENE, mes enfants Achim,
Prisca, et Salem, mes parents et mes frères, pour leur soutien constant,
leur patience et leurs sacrifices.
Je reste profondément reconnaissant envers chacun pour
sa contribution à l'aboutissement de ce travail.
Salomon KASEREKA POSOMBILI
SYMBOLES, SIGLES ET
ABREVIATIONS
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CH
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: Centre hospitalier
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CS
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: Centre de Santé
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DCI
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: Dénomination Commune Internationale
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ECZS
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: Équipe Cadre de la Zone de Santé
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EUP
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: Etablissement d'utilité publique
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Excel
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: Microsoft Excel
|
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FASS
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: Fond d'achat des services de santé
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FOSA
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: Formation Sanitaire
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HGR
|
: Hôpital Général de
Référence
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INRUD
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: International Network for Rational Use of Drugs
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LNME
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: Liste Nationale des Médicaments Essentiels
|
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MEG
|
: Médicaments Essentiels Génériques
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MSP
|
Ministère de la Santé Publique
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NK
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: Nord-Kivu
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OMS
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: Organisation Mondiale de la Santé
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PAMJ
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: PanAfricanMedical Journal
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PCIME
|
: Prise en Charge Intégrée des Maladies de
l'Enfant
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RDC
|
: République Démocratique du Congo
|
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SNIS
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: Système National d'Information Sanitaire
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SNAME
|
: Système National d'Approvisionnement en
Médicaments Essentiels
|
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ZS
|
: Zone de Santé
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RESUME DU TRAVAIL ET MOTS
CLES
Notre projet tutoré a porté sur
l'amélioration des pratiques de prescription médicamenteuse dans
les formations sanitaires de la Zone de Santé de Katwa.
Dans un premier temps, nous avons mené une recherche
scientifique visant à identifier les écarts par rapport aux
bonnes pratiques de prescription et à mieux cerner le problème.
Il s'agissait d'une étude transversale, descriptive et comparative
réalisée dans les formations sanitaires de la Zone de
Santé de Katwa. La population d'étude était
constituée de l'ensemble des ordonnances et dossiers de consultation
produits entre le 1er avril 2025 et le 31 mars 2026. Un échantillon de 2
000 prescriptions a été sélectionné
conformément aux recommandations de l'Organisation Mondiale de la
Santé (OMS), à raison de 100 consultations par formation
sanitaire. L'étude a concerné 20 structures sanitaires, dont 7
centres de santé, 6 cliniques et centres hospitaliers, 5 postes de
santé et 2 hôpitaux. Parmi celles-ci, 4 étaient publiques,
6 conventionnées et 10 privées ; 12 étaient
intégrées et 8 non intégrées. Les données
ont été collectées rétrospectivement à
partir des registres de consultation, des ordonnances et des dossiers
médicaux à l'aide d'un questionnaire électronique
conçu sur KoBoToolbox. L'analyse des données a été
réalisée à l'aide du logiciel Microsoft Excel.
Les résultats ont montré que le nombre moyen de
médicaments prescrits par ordonnance était de 3,39,
légèrement supérieur à la norme de l'OMS
fixée à 3 médicaments. Les moyennes les plus
élevées ont été observées dans les postes de
santé (3,78), les structures privées (3,89) et les formations
sanitaires non intégrées (3,84). Les moyennes les plus faibles
ont été enregistrées dans les centres de santé
(3,02) et les structures publiques (2,76).
La proportion des médicaments prescrits en
dénomination commune internationale (DCI) était de 17,3 %,
largement inférieure à la norme de l'OMS de 100 %. La proportion
des médicaments prescrits figurant sur la Liste Nationale des
Médicaments Essentiels était de 87,7 %, également
inférieure à la norme de 100 %.
La proportion des consultations comportant au moins un
antibiotique était de 86,4 %, soit près de trois fois la norme
recommandée par l'OMS (30 %). Les proportions les plus
élevées ont été observées dans les postes de
santé (91,8 %), les structures privées (91,4 %) et les formations
sanitaires non intégrées (91 %). Les proportions les plus faibles
ont été enregistrées dans les centres de santé (80
%) et les structures publiques (79,75 %).
Les médicaments injectables étaient prescrits
dans 47,2 % des consultations, contre une norme OMS de 10 %. Les proportions
les plus élevées ont été observées dans les
postes de santé (60,6 %), les structures privées (64,7 %) et les
formations sanitaires non intégrées (66,88 %). Les proportions
les plus faibles ont été retrouvées dans les
hôpitaux (32 %) et les structures conventionnées (25,5 %).
Cette étude met donc en évidence une utilisation
irrationnelle des médicaments dans les formations sanitaires de la Zone
de Santé de Katwa, caractérisée notamment par une
prescription excessive d'antibiotiques et de médicaments injectables,
ainsi qu'un faible recours à la DCI.
Par ailleurs, l'étude révèle plusieurs
éléments susceptibles de contribuer aux pratiques irrationnelles
de prescription. En effet, seulement 10,2 % des prestataires de soins sont
rémunérés par l'État, tandis que 38 % ont
bénéficié d'une formation en prescription
rationnelle ; la durée moyenne depuis la dernière formation
variant entre 2,7 et 4,45 années. Sur le plan institutionnel, 60 % des
structures sanitaires disposent de la Liste Nationale des Médicaments
Essentiels (LNME), tandis que 65 % participent à des activités de
promotion ou de publicité des médicaments. Par ailleurs,
seulement 55 % des structures sanitaires déclarent la pharmacie zonale
ou le Centre de Distribution Régional (CDR) comme principale source
d'approvisionnement en médicaments.
Sur la base de ces constats, nous avons conçu un projet
d'amélioration de la qualité des pratiques de prescription
médicamenteuse dans la Zone de Santé de Katwa, prévu du
1er octobre 2026 au 30 septembre 2027.
Le projet a pour objectif général
d'améliorer la qualité et la rationalité de la
prescription médicamenteuse dans les formations sanitaires de la Zone de
Santé de Katwa, afin de promouvoir une utilisation appropriée,
sûre et efficiente des médicaments. Avec un budget de 8978 dollars
américains, le projet vise spécifiquement à réduire
la moyenne du nombre de médicaments prescrits par ordonnance à
moins de 3, à ramener la proportion de consultations comportant au moins
un antibiotique à moins de 30 % et celle des médicaments
injectables à moins de 10 %, à accroître la proportion de
médicaments prescrits en DCI à plus de 90 %, et à
renforcer les compétences des prescripteurs dans l'utilisation des
directives thérapeutiques.Pour atteindre ces objectifs, les principales
activités prévues sont la coordination avec le BCZ/ECZS,
l'évaluation initiale, la conception des outils, la formation des
prescripteurs en trois rotations, la mise en place du mentorat, la supervision
des formations sanitaires, le suivi régulier des indicateurs,
l'évaluation à mi-parcours et l'évaluation finale. Ainsi,
ce projet tutoré s'inscrit dans une démarche allant de
l'identification scientifique du problème à la mise en oeuvre
d'une intervention d'amélioration de la qualité, avec pour
finalité de contribuer à une utilisation plus rationnelle des
médicaments, à l'amélioration de la qualité des
soins et à la prévention de la résistance aux
antimicrobiens.
Mots-clés : prescription médicamenteuse, usage
rationnel des médicaments, indicateurs OMS, antibiotiques, injectables,
Zone de Santé de Katwa.
ABSTRACT AND KEYWORDS
This supervised project focused on improving medication
prescribing practices in health facilities within the Katwa Health Zone.
First, a scientific study was conducted to identify deviations
from good prescribing practices and to better understand the problem. This was
a cross-sectional, descriptive, and comparative study carried out in health
facilities within the Katwa Health Zone. The study population consisted of all
prescriptions and consultation records produced between April 1, 2025 and March
31, 2026. A sample of 2,000 prescriptions was selected in accordance with World
Health Organization (WHO) recommendations, with 100 consultations per health
facility. The study covered 20 health facilities, including 7 health centers, 6
clinics and hospital centers, 5 health posts, and 2 hospitals. Among these
facilities, 4 were public, 6 faith-based or conventioned, and 10 privates; 12
were integrated and 8 non-integrated. Data were retrospectively collected from
consultation registers, prescriptions, and medical records using an electronic
questionnaire developed with KoBoToolbox. Data analysis was performed using
Microsoft Excel.
The results showed that the mean number of medicines
prescribed per prescription was 3.39, slightly above the WHO standard of 3
medicines. The highest means were observed in health posts (3.78), private
facilities (3.89), and non-integrated health facilities (3.84), while the
lowest were recorded in health centers (3.02) and public facilities (2.76).
The proportion of medicines prescribed by International
Nonproprietary Name (INN) was 17.3%, considerably lower than the WHO standard
of 100%. The proportion of prescribed medicines included in the National
Essential Medicines List (NEML) was 87.7%, also below the WHO standard of
100%.
The proportion of consultations involving at least one
antibiotic was 86.4%, nearly three times the WHO recommended level of 30%. The
highest proportions were observed in health posts (91.8%), private facilities
(91.4%), and non-integrated health facilities (91%), while the lowest were
recorded in health centers (80%) and public facilities (79.75%).
Injectable medicines were prescribed in 47.2% of
consultations, compared with the WHO standard of 10%. The highest proportions
were observed in health posts (60.6%), private facilities (64.7%), and
non-integrated health facilities (66.88%), whereas the lowest were found in
hospitals (32%) and conventioned facilities (25.5%).
Overall, the study highlighted irrational medicine use in
health facilities within the Katwa Health Zone, particularly characterized by
excessive antibiotic and injectable medicine prescribing and limited use of INN
prescribing.
The study also identified several factors that may contribute
to irrational prescribing practices. Only 10.2% of healthcare providers were
paid by the government, while 38% had received training in rational
prescribing, with the mean time since their last training ranging from 2.7 to
4.45 years. At the institutional level, 60% of health facilities had the
National Essential Medicines List available, while 65% participated in medicine
promotion or advertising activities. Furthermore, only 55% of health facilities
reported the zonal pharmacy or the Regional Distribution Center (RDC) as their
main source of medicine supply.
Based on these findings, a quality improvement project was
designed to improve medication prescribing practices in the Katwa Health Zone
and is scheduled to run from October 1, 2026 to September 30, 2027.
The overall objective of the project is to improve the quality
and rationality of medication prescribing in health facilities within the Katwa
Health Zone in order to promote appropriate, safe, and efficient medicine use.
With a budget of USD 8,978, the project specifically aims to reduce the mean
number of medicines prescribed per prescription to fewer than 3, reduce the
proportion of consultations involving at least one antibiotic to below 30% and
those involving injectable medicines to below 10%, increase the proportion of
medicines prescribed by International Nonproprietary Name (INN) to above 90%,
and strengthen prescribers' competencies in the use of therapeutic
guidelines.To achieve these objectives, the main activities will include
coordination with the Health Zone Management Team (BCZ/ECZS), an initial
assessment, development of monitoring and training tools, prescriber training
in three rotations, mentoring, supervision of health facilities, regular
monitoring of indicators, a mid-term evaluation, and a final evaluation.
Thus, this supervised project follows a process that moves
from scientific identification and analysis of the problem to the
implementation of a quality improvement intervention. Ultimately, it aims to
contribute to more rational medicine use, improved quality of care, and the
prevention of antimicrobial resistance.
Keywords: medication prescribing, rational
medicine use, WHO prescribing indicators, antibiotics, injectable medicines,
Katwa Health Zone.
AVANT-PROPOS
La qualité des soins de santé repose en grande
partie sur l'utilisation appropriée des médicaments, qui
constituent un élément central de la prise en charge
thérapeutique. Dans un contexte marqué par l'évolution
rapide des connaissances médicales et la disponibilité croissante
des produits pharmaceutiques, la prescription médicamenteuse occupe une
place stratégique dans les systèmes de santé.
Cependant, l'écart persistant entre les recommandations
thérapeutiques et les pratiques réelles de prescription
soulève des préoccupations majeures, tant sur le plan clinique
qu'économique et social. L'usage irrationnel des médicaments,
particulièrement dans les pays à ressources limitées,
compromet l'efficacité des traitements, expose les patients à des
risques évitables et accentue la pression sur des systèmes de
santé déjà fragiles.
Alors que la République Démocratique du Congo
s'est engagée à atteindre les Objectifs de développement
durable à l'horizon 2030, notamment en garantissant l'accès aux
services sociaux de base à travers la Couverture santé
universelle, cette ambition doit impérativement s'accompagner de la mise
en oeuvre de pratiques de soins standardisées, fondées sur des
données scientifiques probantes et conformes aux recommandations en
vigueur.
C'est dans cette perspective que s'inscrit le présent
travail, consacré à l'évaluation des pratiques de
prescription médicamenteuse dans les formations sanitaires de la zone de
santé de Katwa. En s'appuyant sur les indicateurs standardisés
recommandés, cette étude vise à contribuer à une
meilleure compréhension des pratiques actuelles et à promouvoir
une utilisation plus rationnelle des médicaments.
Ainsi, ce travail se veut à la fois une contribution
scientifique et un outil d'aide à la décision pour
l'amélioration de la qualité des soins et le renforcement du
système de santé.
LISTE DES TABLEAUX
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N°
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Titre du tableau
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Page
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Tableau 1
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Répartition des FOSAs selon leur type
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33
|
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Tableau 2
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Répartition des FOSAs selon leur statut
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33
|
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Tableau 3
|
Répartition des FOSAs selon qu'elles sont leur
intégration
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33
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Tableau 4
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Répartition des agents des FOSAs selon qu'ils
reçoivent le salaire de l'Etat
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34
|
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Tableau 5
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Répartition des prescripteurs selon leurs
qualifications
|
34
|
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Tableau 6
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Répartition des prescripteurs selon leur
expérience
|
35
|
|
Tableau 7
|
Répartition des prescripteurs selon la formation
reçue en prescription rationnelle
|
35
|
|
Tableau 8
|
Durée en année depuis la dernière formation
reçue
|
35
|
|
Tableau 9
|
Répartition des FOSAs selon qu'elles ont été
supervisées
|
36
|
|
Tableau 10
|
Durée en année depuis la dernière
supervision
|
36
|
|
Tableau 11
|
Répartition des FOSAs selon l'existence d'un protocole
national actualisé
|
36
|
|
Tableau 12
|
Répartition des FOSA selon qu'elles disposent d'une LNME
actualisée
|
37
|
|
Tableau 13
|
Répartition des FOSA selon la promotion publicitaire des
médicaments
|
37
|
|
Tableau 14
|
Répartition des FOSA selon la principale source
d'approvisionnement en MEGs
|
37
|
|
Tableau 15
|
Disponibilité des MEGs dans les FOSAs
|
38
|
|
Tableau 16
|
Présentation globale des 5 indicateurs de prescription
|
38
|
|
Tableau 17
|
Indicateurs de prescription selon le type de FOSAs
|
39
|
|
Tableau 18
|
Indicateurs de prescription selon le statut de FOSAs
|
40
|
|
Tableau 19
|
Indicateurs de prescription selon l'intégration de
FOSAs
|
41
|
INTRODUCTION GENERALE
0.1. CONTEXTE DE L'ETUDE ET JUSTIFICATION
L'utilisation des médicaments constitue l'une des
composantes majeures de la prise en charge des maladies au sein des
systèmes de santé modernes. Lorsqu'elle est rationnelle, elle
permet d'améliorer l'état de santé des populations,
d'optimiser l'utilisation des ressources disponibles et de réduire la
morbidité et la mortalité évitables. Selon l'Organisation
mondiale de la Santé (OMS), l'usage rationnel des médicaments
implique que « les patients reçoivent des médicaments
appropriés à leurs besoins cliniques, à des doses
adaptées, pour une durée adéquate et à un
coût abordable pour eux-mêmes et pour la communauté
» (OMS, sd) ; et cela s'inscrit dans la stratégie des soins de
santé primaires. Il contribue à deux composantes essentielles :
la prise en charge appropriée des maladies et des lésions
courantes, ainsi que la disponibilité et l'utilisation des
médicaments essentiels.
Cependant, malgré l'existence des directives
thérapeutiques et recommandations internationales, l'usage irrationnel
des médicaments constitue jusqu'aujourd'hui un problème majeur de
santé publique à l'échelle mondiale,
particulièrement dans les pays à ressources limitées
où les systèmes de santé sont souvent fragiles. Des
nombreuses études de l'OMS ont montré que dans le monde, plus de
la moitié des médicaments sont prescrits, dispensés ou
utilisés de manière inappropriée.
Cette situation se traduit par plusieurs formes de
dérives, notamment la polypharmacie, l'utilisation abusive des
antibiotiques, le recours excessif aux formes injectables et la
non-conformité aux protocoles de prise en charge. Ces pratiques exposent
les patients à des risques accrus d'effets indésirables,
d'échecs thérapeutiques et de complications, voire des
décès ; tout en contribuant au développement de la
résistance microbienne, aujourd'hui reconnue comme une menace majeure
pour la santé publique mondiale.
L'usage irrationnel des médicaments constitue un
obstacle majeur à l'atteinte des objectifs des soins de santé
auxquels la République Démocratique du Congo a
adhéré. Il compromet non seulement la qualité et
l'efficacité des soins, mais affecte également les efforts
engagés dans le cadre des Objectifs de développement durable,
notamment en matière d'accès équitable aux services de
santé et de protection financière des populations.
En République Démocratique du Congo, les
données disponibles révèlent des pratiques de prescription
souvent éloignées des normes recommandées,
caractérisées notamment par une tendance à la
polypharmacie et un recours élevé aux antibiotiques et aux
injections. Toutefois, les études locales restent insuffisantes, en
particulier dans les zones de santé de l'Est du pays.
Dans la zone de santé de Katwa, marquée par un
contexte d'insécurité persistante, de ressources limitées
et de forte prévalence des maladies infectieuses, cette
problématique revêt une importance particulière. L'absence
de données locales fiables sur les pratiques de prescription constitue
un obstacle à la mise en place d'interventions adaptées.
0.2. PROBLEMATIQUE
L'OMS estime que plus de 50% des médicaments dans le
monde sont prescrits, dispensés ou utilisés de manière
inappropriée (OMS, 2002).
Chaque année, les soins à risque
entraînent environ 2,6 millions de décès dans les pays
à revenu faible et intermédiaire, dont la majorité est
évitable, soit au moins cinq décès par minute dans le
monde. Par ailleurs, 4 patients sur 10 subissent des préjudices dans les
structures de soins, principalement liés à des erreurs de
diagnostic, de prescription et d'utilisation des médicaments. Les
erreurs médicamenteuses, particulièrement fréquentes,
engendrent à elles seules une perte mondiale estimée à 42
milliards de dollars par an (OMS, 2019).
En Europe, 163000 décès par an sont liés
à un mauvais usage des médicaments (Sandra Durieux,
2022), dontplus de 10 000 décès en France (Le
Monde & AFP, 2018).
Selon les estimations mondiales pour 2019, 254 000
décès d'enfants de moins de 5ans dans le monde sont directement
imputables à la résistance aux antimicrobiens ; soit environ
20 % du total de décès concernent des enfants de cette
tranche d'âge (UNICEF, 2025).
En 2023, un sixième des infections bactériennes
courantes confirmées en laboratoire dans le monde étaient
résistantes aux antibiotiques, selon un rapport de l'OMS. Entre 2018
et 2023, la résistance aux antibiotiques a augmenté dans plus de
40 % des associations agent pathogène-antibiotique surveillées,
avec une hausse annuelle moyenne de 5 à 15 % (OMS, 2023). Par ailleurs,
on note que la résistance aux antimicrobiens progresse plus rapidement
que les avancées de la médecine moderne, menaçant la
santé des familles à travers le monde (Organisation
Panaméricaine de la Santé,2025). Dans le scénario
où l'on garde le statu quo, la prévision en 2050 est de 2
millions de morts attribuables à la résistance aux antibiotiques,
et 8 millions associés à la multirésistance, c'est
à dire un quasi doublement des chiffres de 2021 (The Lancet, 2024).
Un rapport conjoint de l'Organisation mondiale de la
Santé et de la Banque mondiale met en évidence les
inégalités persistantes en matière d'accès aux
soins de santé à l'échelle mondiale. Ce rapport souligne
que les populations les plus pauvres demeurent les plus durement
affectées par les coûts de santé inabordables,
entraînant environ 1,6 milliard de personnes dans une pauvreté
encore plus marquée. Globalement, il est estimé que 4,6 milliards
de personnes dans le monde n'ont toujours pas accès aux services de
santé essentiels, tandis que 2,1 milliards de personnes rencontrent des
difficultés financières pour accéder aux soins. Parmi
celles-ci, les 1,6 milliard de personnes les plus vulnérables vivent
déjà dans la pauvreté ou y sombrent davantage en raison
des dépenses de santé (OMS, 2025).
0.3. MISE EN CONTEXTE DU SUJET
Dans le contexte de la République Démocratique
du Congo, les indicateurs de prescription issus de l'Évaluation de la
situation pharmaceutique des pays de la Communauté de
développement de l'Afrique australe (SADC) montrent que le nombre moyen
de médicaments prescrits par consultation est d'environ 4
médicaments, 62,2 % des patients reçoivent des antibiotiques,
32,6 % des patients reçoivent des injections, et que près de 79 %
des médicaments prescrits proviennent de la Liste Nationale des
Médicaments Essentiels (RDC, 2009). Dans l'ensemble, ces indicateurs
traduisent des pratiques de prescription s'écartant des normes
recommandées, caractérisées notamment par une tendance
à la polypharmacie et un recours élevé aux antibiotiques
et aux injections.
Salon le rapport EUP FASS NK numéro 3, d'avril 2025, du
projet multisectoriel de nutrition et de santé (PMNS), sur 79770
consultations externes des centres de santé vérifiées au
nord Kivu, 16449 avaient été validées, soit 20,62% ;
suivant les critères de validation quantitative de ce projet de
financement basé sur la performance. Le même rapport
révèle un score qualité moyen des consultations externes
égal à 74,1% dans les centres de santé de la zone de
santé de Katwa.
Malgré l'importance reconnue de la prescription
rationnelle des médicaments, peu d'études locales documentent de
manière systématique le profil réel de prescription, en
particulier en ce qui concerne les antibiotiques, dans les zones de
santé de l'est de la République démocratique du Congo.
L'absence de données locales fiables pourrait limiter la capacité
des décideurs et des gestionnaires de santé à mettre en
place des interventions adaptées et efficaces.
0.4. SYNTHESES DES ETUDES ANTERIEURES
Une étude rétrospective menée dans
dix centres de soins de santé primaires de la province orientale
d'Arabie saoudite, portant sur 1 000 consultations de prescription
réalisées en 2010, a évalué les pratiques de
prescription à l'aide des indicateurs de l'OMS. Les résultats ont
montré une moyenne de 2,4 médicaments par consultation, une
prescription d'antibiotiques dans 32,2 % des consultations, une utilisation des
injectables de 2 %, une prescription en dénomination commune
internationale de 61,2 % et une proportion de 99,2 % de médicaments
issus de la liste nationale des médicaments essentielsAzza El.Mahalli.
(2012).
Selon l'African Journal of Primary Health Care & Family
Medicine (2024), une revue systématique des pratiques de prescription
menée dans onze pays africains a révélé que les
prescriptions dans la région africaine ne respectaient pas globalement
les recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), cette
non-conformité étant plus prononcée dans les formations
sanitaires du secteur privé que dans celles du secteur public.
Une évaluation de la prescription et de la dispensation
des médicaments réalisée au Mali en 2021,
révèle un nombre moyen de médicaments prescrits par
ordonnance de 3,4, des prescriptions d'antibiotiques et de formes injectables
représentant respectivement 58 % et 60,3 %, et 81 % des
médicaments prescrits en dénomination commune internationale
(DCI). Selon la même étude, les indicateurs de prescriptions
étaient dans l'ensemble, supérieurs aux normes
recommandées (A. Sangho et al, 2022).
0.5. PERSPECTIVES DES BENEFICIAIRES ET DES ACTEURS DU
PROJET
Les perspectives des bénéficiaires et des
acteurs du projet s'inscrivent dans une logique d'amélioration de la
qualité des soins à travers le renforcement des pratiques de
prescription et l'optimisation du système de santé.
Du point de vue des patients, le projet devrait permettre une
amélioration de la sécurité des soins grâce à
des prescriptions plus rationnelles, réduisant ainsi les risques
d'erreurs médicales et de préjudices.
Pour les acteurs du projet (professionnels de santé,
gestionnaires et décideurs), les perspectives reposent sur le
renforcement des compétences en matière de prescription,
l'application des recommandations thérapeutiques et
l'amélioration de l'organisation du système de santé.
0.6. QUESTIONS DE RECHERCHE
Eu égard de tout ce qui précède, nous
nous sommes posé les questions suivantes :
Dans quelle mesure les pratiques de prescription des
médicaments en zone de santé de Katwa respectent-elles les
principes de la prescription rationnelle ?
Y a-t-il de différence entre les prescriptions
médicamenteuses dans les différentes catégorisations des
FOSAs ?
Quels seraient les déterminants des prescriptions
irrationnelles des médicaments dans les structures sanitaires de la
zone de santé de Katwa ?
0.7. HYPOTHESES DE LA RECHERCHE
Au regard de la problématique exposée et des
questions de recherche formulées, les hypothèses suivantes ont
été émises :
H1 : les pratique de prescription médicamenteuses
dans les formations sanitaires de la zone de santé de Katwa ne
respectent pas totalement les indicateurs de prescription recommandée
par l'OMS
H2 : il existe des écarts énormes des
pratiques de prescription médicamenteuse entre les groupes des
catégories des structures sanitaires
H3 : les pratiques de prescription médicamenteuse
sont influencées par plusieurs facteurs, notamment la formation des
prescripteurs, la supervision sanitaire, et la motivation financière des
agents.
0.8. OBJECTIFS DU TRAVAIL
Objectif général
Evaluer les pratiques de prescription médicamenteuse dans
les formations sanitaires de la zone de santé de Katwa afin
d'apprécier leur conformité aux principes de l'usage rationnel
des médicaments
Objectifs spécifiques
De manière spécifique, cette étude vise
à :
· Décrire les pratiques
de prescription médicamenteuse dans les formations sanitaires de la zone
de santé de Katwa à l'aide des indicateurs de l'OMS ;
· Comparer les pratiques de prescription
médicamenteuse entre les différentes catégories des FOSAs
de la zone de santé de Katwa ;
· Identifier les principaux facteurs associés aux
pratiques de prescription irrationnelle des médicaments dans la zone de
santé de Katwa.
· Formuler des recommandations visant à
améliorer la rationalité des prescriptions médicamenteuses
dans les formations sanitaires
0.9. LOCALISATION, DUREE ET ECHEANCE DU PROJET
Le présent projet est réalisé dans la
zone de santé de Katwa, située dans la province du Nord-Kivu en
République Démocratique du Congo.
La mise en oeuvre du projet s'étend sur une
période de quatre mois, allant de février à mai 2026.
Cette période couvre l'ensemble des activités du projet,
notamment la préparation méthodologique, la collecte des
données, leur traitement, l'analyse ainsi que la rédaction du
rapport final.
En ce qui concerne la collecte des données, celle-ci
portera de manière rétrospective sur une période de douze
mois, allant d'avril 2025 à mars 2026.
0.10. NATURE DU PROJET
Le présent travail est un projet classique de recherche
appliquée en santé publique, axé sur l'analyse des
pratiques de prescription médicamenteuse dans les structures sanitaires.
Il s'inscrit dans une démarche d'amélioration de la
qualité des soins et de promotion de l'usage rationnel des
médicaments.
0.11. FAISABILITE DU PROJET
La réalisation de ce projet est jugée faisable
au regard des ressources disponibles, du contexte d'étude et de
l'organisation prévue pour sa mise en oeuvre.
Sur le plan technique, les données nécessaires
à l'étude sont accessibles à partir des registres de
consultation et des ordonnances conservés dans les structures sanitaires
de la zone de santé de Katwa. De plus, l'utilisation d'indicateurs
standardisés, notamment ceux de l'Organisation mondiale de la
Santé (OMS), garantit une méthodologie claire et applicable dans
ce contexte. L'utilisation de l'application Kobo collect rend encore plus
efficient et efficace la collecte et l'analyse des données.Sur le plan
financier, ce projet nécessite des ressources limitées,
principalement liées aux déplacements, à la collecte des
données et à leur traitement.
Sur le plan scientifique, le projet repose sur une
problématique pertinente et actuelle, avec des outils
d'évaluation reconnus. Les compétences acquises par le chercheur
dans le domaine de la santé publique et de la gestion des données
constituent un facteur favorable à la qualité des
résultats attendus.
0.12. TECHNIQUES ET METHODES DE LA RECHERCHE
La présente étude adopte une méthode
descriptive, transversale et comparative. Les données seront
collectées par revue documentaire des prescriptions médicales
à partir des registres de consultation, des dossiers médicaux et
des ordonnances dans les structures sanitaires sélectionnées. La
collecte se fera à l'aide d'un questionnaire électronique
conçu sur la plateforme KoBoToolbox et administré via
l'application KoBoCollect, permettant une saisie directe et une gestion
efficace des données.
0.13. CHOIX DU SUJET
Le choix de ce sujet se justifie par l'importance centrale de
la prescription médicamenteuse dans la qualité des soins et la
performance des systèmes de santé. Dans un contexte marqué
par une forte prévalence des maladies infectieuses, des ressources
financières limitées des ménages et une fragilisation du
système de santé liée à l'insécurité
persistante, l'usage rationnel des médicaments constitue un enjeu majeur
de santé publique dans la zone de santé de Katwa. Par
ailleurs, l'insuffisance de données locales sur les pratiques
réelles de prescription limite la capacité des gestionnaires et
des décideurs à orienter efficacement les interventions visant
à améliorer la qualité des soins et à
prévenir la résistance aux antibiotiques.
0.14. INTERETS
DUSUJET
Intérêt personnel
Ce travail permettra à l'auteur de renforcer ses
compétences en épidémiologie appliquée, notamment
dans l'évaluation des pratiques de prescription médicamenteuse
Intérêt scientifique
Cette étude contribuera à enrichir les
données scientifiques disponibles sur l'usage rationnel des
médicaments en rdc
Intérêt sanitaire et social
Les résultats pourront aider à améliorer la
qualité des prescriptions et à réduire les risques
liés à l'usage irrationnel des médicaments
0.15. DELIMITATION DU TRAVAIL
Cette étude est réalisée dans les formations
sanitaires publiques et privée de la zone de santé de Katwa et
couvre la période allant du 1er avril 2025 au 31 mars 2026. Elle porte
uniquement sur l'évaluation des pratiques de prescription
médicamenteuse à travers les indicateurs de prescription de
l'OMS, sans inclure l'évaluation des pratiques de dispensation ou de
l'observance des patients.
0.16. BENEFICIAIRES DU TRAVAIL
Les résultats de ce projet profiteront à
plusieurs catégories d'acteurs, tant de manière directe
qu'indirecte.
Bénéficiaires directs
Les bénéficiaires directs sont principalement
les prestataires de soins de santé (médecins, infirmiers et
autres prescripteurs) des structures sanitaires de la zone de santé de
Katwa. L'étude leur permettra de mieux apprécier leurs pratiques
de prescription et d'identifier les écarts par rapport aux normes de
l'usage rationnel des médicaments.
Les gestionnaires des structures sanitaires et les
responsables de la zone de santé constituent également des
bénéficiaires directs, dans la mesure où les
résultats de l'étude leur fourniront des données probantes
pour orienter les décisions, améliorer la qualité des
soins et renforcer la supervision des pratiques de prescription.
Enfin, le chercheur lui-même bénéficiera
directement de ce travail à travers le renforcement de ses
compétences en recherche, en analyse des données et en
évaluation des pratiques de santé.
Bénéficiaires indirects
Les bénéficiaires indirects sont avant tout les
patients et la communauté de la zone de santé de Katwa, qui
pourront bénéficier, à terme, d'une amélioration de
la qualité des prescriptions médicamenteuses, d'une
réduction des coûts liés aux traitements
inappropriés et d'une diminution des risques d'effets
indésirables ou de résistance aux médicaments.
Les autorités sanitaires aux niveaux provincial et
national pourront également tirer profit des résultats de cette
étude pour élaborer ou adapter des politiques et
stratégies visant à promouvoir l'usage rationnel des
médicaments.
Par ailleurs, les partenaires techniques et financiers ainsi
que la communauté scientifique pourront utiliser les données
issues de ce projet pour appuyer d'autres recherches ou interventions dans le
domaine de la santé publique.
0.17. LES ETAPES DE MISE EN OEUVRE DES
ACTIVITES
La réalisation de ce projet suivra un ensemble
d'étapes successives, permettant d'assurer une exécution
rigoureuse et cohérente des activités :
1. Phase préparatoire
Cette étape consistera à finaliser le protocole
de recherche, élaborer les outils de collecte des données
(questionnaire sur KoBoToolbox), et obtenir les autorisations
nécessaires auprès des autorités sanitaires et des
responsables des structures sélectionnées. Elle comprendra
également la planification des activités etla formation des
personnes impliquées dans la collecte des données.
2. Phase de test des outils
Avant le lancement officiel de la collecte, un pré-test
du questionnaire sera réalisé dans une structure sanitaire non
incluse dans l'étude.
3. Phase de collecte des données
La collecte des données se fera par revue documentaire
des registres de consultation, dossiers médicaux et ordonnances dans les
structures sanitaires sélectionnées.
4. Phase de traitement des données
Après la collecte, les données seront
exportées, nettoyées et vérifiées pour corriger les
erreurs éventuelles, les incohérences ou les données
manquantes, en vue de leur exploitation.
5. Phase d'analyse des données
Les données seront analysées selon une approche
descriptive (fréquences, proportions, moyennes, indicateurs OMS) et
comparative (comparaison entre catégories de structures sanitaires).
6. Phase d'interprétation et de rédaction
Les résultats obtenus seront interprétés
à la lumière des normes en vigueur et des données de la
littérature scientifique. Cette étape aboutira à la
rédaction du rapport final du projet.
7. Phase de diffusion des résultats
Il s'agit de la soutenance du travail dans le cadre
académique.
En plus, les résultats seront partagés avec les
autorités sanitaires, les responsables des structures de santé et
les autres parties prenantes, sous forme de rapport ou de présentation,
afin de favoriser leur utilisation dans l'amélioration des pratiques de
prescription.
0.18. CHRONOGRAMME DES ACTIVITES
Le plan d'activités est détaillé dans le
diagramme de GANTT ci-dessous,
|
Activité
|
Février 2026
|
Mars 2026
|
Avril 2026
|
Mai 2026
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Conception et validation du protocole de recherche
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Prévision des activités de recherche
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Contact avec les autorités de la zone de santé
de Katwa
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Conception du formulaire KoBoCollect
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Pré-test du formulaire KoBoCollect
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Collecte des données
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Toilettage et analyse des données
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Interprétation des résultats et rédaction
du rapport
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Soutenance et partage des résultats
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0.19. CADRE LOGIQUE DE L'ETUDE
|
Logique d'intervention
|
Indicateurs objectivement vérifiables
|
Sources de vérification
|
Hypothèses
|
|
Objectif général :
Contribuer à l'amélioration de la qualité
des soins et de la sécurité des patients, à travers la
promotion d'une utilisation rationnelle des médicaments, en vue de
renforcer l'efficacité et l'efficience du système de santé
dans la zone de santé de Katwa
|
· Reduction du pourcentage de prescriptions irrationnelles
· Amélioration des indicateurs OMS de prescription
· Satisfaction des patients
· Efficacité, efficience et résilience du
système de santé
|
Rapports sanitaires,
Études ultérieures
Enquêtes de satisfaction
|
Engagement des autorités sanitaires
Intégration des résultats dans la prise de
décision
|
|
Objectif spécifique 1
Évaluer les pratiques de prescription
médicamenteuse dans les structures sanitaires de la zone de santé
de Katwa à l'aide des indicateurs standards.
|
· Nombre moyen de médicaments par ordonnance
· % des médicaments sur LMI
· % de prescriptions d'antibiotiques
· % d'injectables
· % médicaments prescrits en DCI
|
Registres, ordonnances, base de données
collectées
|
Disponibilité et qualité des données
|
|
Résultat 1
Les données sur les prescriptions médicamenteuses
sont collectées dans les formations sanitaires selon le calendrier et la
méthodologie prévue
|
· Nombre de FOSA évaluées
· Nombre d'ordonnances évaluées par FOSA
|
Base des données
|
Ressources nécessaires disponibles
Collaboration des structures
|
|
Activités 1
· Préparation du protocole de recherche
· Conception du formulaire KoBoCollect
· Formation de 2 infirmiers d'appui dans la collecte des
données
· Collecte des données dans les FOSA
|
Ressources
· Ordinateur
· 2 téléphones Android
· 2 infirmiers (enquêteurs)
|
Coût
Coût total de 110 USD, plus des ressources disponibles
|
|
|
Objectif spécifique 2 :
Identifier les déterminants des prescriptions
irrationnelles, liés aux prescripteurs, aux structures et au
système.
|
· Nombre de structures payées par l'Etat
· Proportion du personnel qualifié qui réalise
des consultations
· Proportion des prestataires formés
· Proportion des FOSA avec Protocoles nationaux
disponibles
· Proportion des FOSA avec LME nationaux disponibles
· Proportion des MEG disponibles
|
Base des données
|
Accès aux informations Transparence des acteurs
|
|
Résultat 2
Les facteurs liés aux prescripteurs, structures et
système de santé sont identifiés.
|
· Nombre de FOSA dans lesquelles les facteurs
déterminants ont été évalués
|
Base des données
|
Les ressources sont disponibles
Bonne collaboration des parties prenantes
|
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Activités 2
Collecte des données contextuelles
Entretiens avec prestataires
Analyse statistique et qualitative
|
Ressources
Téléphone Android
Ordinateur
|
Cout
(Voir coût activité 1)
|
|
|
Objectif spécifique 3 :
Comparer les pratiques de prescription selon le type de
structures sanitaires (publiques et privées, niveau de soins, etc.).
|
Différences statistiquement significatives (p-value) entre
les groupes
|
Résultats d'analyse comparative
|
Taille d'échantillon suffisante
|
|
Résultat 3
Les différences de pratiques de prescription entre types
de structures sont mises en évidence.
|
L'analyse comparative a été
réalisée
|
· Résultats d'analyse
· Rapport étude
|
Taille d'échantillon suffisante
|
|
Activités 3
Analyse comparative des données
Interprétation statistique
Rédaction des résultats
|
Ressources :
Ordinateur
Applications SPPS ou Excel
|
Coût
(Capitalisation des compétences
personnelles)
|
|
|
Objectif spécifique 4 :
Formuler des recommandations opérationnelles visant
à améliorer la qualité des prescriptions
médicamenteuses et promouvoir l'usage rationnel des
médicaments.
|
· Proportion des FOSA ayant reçu les recommandations
de l'étude
|
Rapport final
|
Réceptivité des parties prenantes
Disponibilité pour les réunions
|
|
Résultat 4.1
Des recommandations pertinentes et adaptées sont
élaborées
|
· Nombre de recommandations formulées
|
Rapport final
|
Réceptivité des parties prenantes
|
|
Résultat 4.2
Les recommandations sont partagées avec les parties
prenantes
|
· Nombre d'ateliers organisés
· Nombre de participants
|
Rapport final
|
Ressources disponibles
Disponibilité pour les réunions
|
|
Activités 4.1
Elaboration des recommandations à chaque niveau du
système de santé
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Ressources
Ordinateur
|
Coût
(Utilisation de mon propre ordinateur)
|
|
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Activités 4.2
Diffusion du rapport
Présentation des résultats au BCZ
Atelier avec les responsables des FOSA
Partage avec le ministère de la santé
Publication scientifique ou rapport technique
|
Ressources
Ordinateur
Projecteur
Courant électrique
|
Coût
Location projecteur : 20 USD
Forfait internet : 5 USD
|
|
0.20. DELIMITATION DU TRAVAIL
Sur le plan spatial, elle est réalisée dans les
formations sanitaires de la zone de santé de Katwa, en RDC.Sur le plan
temporel, l'étude couvre une période de douze mois, allant du 1er
avril 2025 au 31 mars 2026, correspondant à la période de
référence pour la collecte des données.Sur le plan
thématique, l'étude porte exclusivement sur l'évaluation
des pratiques de prescription médicamenteuse à travers les
indicateurs de prescription recommandés par l'Organisation mondiale de
la Santé. Elle n'inclut pas les indicateurs de soins aux malades, ni des
services de santé.
0.21. SUBDIVISION DU TRAVAIL
Outre l'introduction générale et la conclusion, ce
travail est subdivisé en quatre chapitres :
Le premier chapitre est consacré au cadre théorique
sur le sujet
Le deuxième chapitre présente la
méthodologie de travail
Le troisième chapitre porte sur l'analyse des
résultats et discussion
Le quatrième chapitre consiste à un
récapitulatif du projet
Chapitre premier : CADRE
THEORIQUE SUR LE SUJET
1.1. DEFINITION DES CONCEPTS
L'évaluation
Selon le dictionnaire Larousse, l'évaluation c'est
l'action d'
évaluer,
de déterminer la valeur de quelque chose, elle peut avoir pour synonyme
les mots mesurer, ou estimer. Evaluation peut aussi signifier
calcul,
détermination,
estimation
ou appréciation selon Le Robert
L'évaluation c'est la comparaison périodique des
objectifs avec les accomplissements afin de déterminer dans quelle
mesure les objectifs ont été atteints(MSP, 2017).
La pratique
Selon le dictionnaire Le Robert, la pratique s'oppose à
la théorie, et est l'ensemble des Activités volontaires visant
des résultats concrets ; c'est une manière
concrète d'exercer une activité, ou la manière habituelle
d'agir propre à une personne, ou à un groupe.
Médicament
On entend par médicament toute substance ou composition
présentée comme possédant des propriétés
curatives ou préventives à l'égard des maladies humaines
ou animales, ainsi que toute substance ou composition pouvant être
utilisée chez l'homme ou chez l'animal ou pouvant leur être
administrée, en vue d'établir un diagnostic médical ou de
restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions physiologiques en
exerçant une action pharmacologique, immunologique ou
métabolique(MSP, 2020).
Médicaments essentiels
Selon l'OMS, les médicaments essentiels sont ceux qui
répondent aux besoins de santé prioritaires d'une population. Ils
sont sélectionnés en fonction de la prévalence des
maladies, de l'innocuité, de l'efficacité et d'une comparaison
des rapports coût-efficacité. Ils devraient être disponibles
en permanence dans le cadre de systèmes de santé
opérationnels, en quantité suffisante, sous la forme
galénique qui convient, avec une qualité assurée et
à un prix abordable au niveau individuel comme à celui de la
communauté (OMS, sd).
Prescription
Selon l'office québécois de la langue
française, la prescription est l'ensemble des conseils
thérapeutiques, ordres ou recommandations fournis au malade par un
professionnel de la santé dûment habilité. Le dictionnaire
Larousse définit la prescription comme étant une recommandation
thérapeutique, éventuellement consignée sur ordonnance,
faite par le médecin.
Formation sanitaire
Une formation sanitaire est un établissement de soins
de santé implantée dans une aire de santé donnée,
destinée à assurer la prestation des soins à la
population. Elle peut relever du secteur public, privé ou
conventionnée, intégrée ou non au système
organisé de la zone de santé. Les structures sanitaires
comprennent différents types d'établissements, notamment le poste
de santé, le centre de santé, le centre de santé de
référence, la clinique, le centre médical, le centre
Hospitalier ainsi que les différentes catégories
d'hôpitaux, tels que l'hôpital général de
référence, l'hôpital provincial et l'hôpital
national, chacun étant caractérisé par un niveau de
compétence, de spécialisation et de responsabilité
spécifique dans la prise en charge des patients et dans l'organisation
du système de santé.
Zone de santé
C'est une circonscription sanitaire incluse dans les limites
territoriales d'une province et créée en fonction des
données démographiques et géographiques fixes. C'est une
entité géographique bien délimitée contenue dans
les limites d'un territoire ou d'une commune administrative, comprenant une
population d'au moins 100.000 habitants au milieu rural et d'au moins 200 000
habitants en milieu urbain avec des services de santé à 2
échelons interdépendants (centres de santé au 1er
échelon et un Hôpital Général de
Référence (HGR) au 2ème échelon), sous la
supervision d'une Equipe cadre de la Zone de santé (Recueil des
normes de création, d'organisation et de fonctionnement des structures
de la zone de santé en RDC. 3e éd..)
1.2. HISTORIQUE DE L'EVALUATION DE L'UTILISATION DES
MEDICAMENTS
Dès le XIX? siècle, les premières
industries de fabrication de médicaments modernes apparaissent, marquant
le début d'une production pharmaceutique standardisée. Cependant,
c'est surtout au XX? siècle que l'industrie pharmaceutique connaît
un véritable essor, porté par de nombreux changements
scientifiques, industriels, politiques et sociaux. Sur le plan scientifique et
médical, la découverte des antibiotiques, des vaccins et des
médicaments synthétiques, ainsi que le développement de la
médecine fondée sur les évidences, de
l'expérimentation clinique et de la validation scientifique des
traitements, ont profondément transformé les pratiques de soins.
Du côté industriel, la fabrication de masse de médicaments
standardisés et plus sûrs, ainsi que la capacité
d'innovation dans les laboratoires pharmaceutiques, ont permis une production
efficace à grande échelle. Les politiques et régulations
internationales ont également joué un rôle structurant : la
création de l'OMS en 1948, la définition même de la
santé au sens actuel, la mise en place du Règlement sanitaire
international et d'initiatives globales telles que le concept
«?Santé pour tous?» (Alma-Ata, 1978) ont encadré la
production, la qualité et l'accès aux médicaments (Sophie
Chauveau, 1998). Enfin, les changements sociaux et économiques, avec
l'augmentation de l'espérance de vie, la croissance des systèmes
de santé publics et privés et l'accessibilité accrue aux
médicaments dans les pays industrialisés et émergents, ont
consolidé cette transformation, rendant nécessaire une
évaluation systématique de l'utilisation des médicaments
pour garantir leur rationalité et leurefficacité.
Les efforts visant à améliorer l'utilisation des
médicaments dans les services de santé ont pris de l'importance
à partir des années 1980. En 1985, l'Organisation mondiale de la
Santé (OMS) a organisé à Nairobi une conférence
internationale consacrée à l'usage rationnel des
médicaments. Cette conférence a marqué une étape
importante dans la promotion des pratiques appropriées de prescription
et d'utilisation des produits pharmaceutiques.
Depuis cette conférence, plusieurs initiatives ont
été entreprises pour améliorer les pratiques relatives
à l'utilisation des médicaments. Cependant, l'un des
problèmes majeurs était l'absence de méthodes objectives
permettant de mesurer les pratiques de prescription et d'utilisation des
médicaments dans les services de santé.
Pour répondre à ce besoin, l'OMS et le
réseau international pour l'usage rationnel des médicaments ont
développé un ensemble d'indicateurs destinés à
décrire les schémas d'utilisation des médicaments. Ces
indicateurs permettent aux planificateurs, gestionnaires et chercheurs en
santé de comparer les pratiques entre différents services ou
à différents moments.
Les premiers travaux sur ces indicateurs ont été
réalisés dans plusieurs pays, notamment au Yémen et en
Ouganda, afin d'évaluer l'impact des programmes de médicaments
essentiels. Par la suite, la méthodologie a été
testée dans plusieurs autres pays comme l'Indonésie, le
Bangladesh et le Népal. D'autres tests ont également
été réalisés au Soudan, en Ouganda, au Malawi, au
Nigéria et en Tanzanie afin d'améliorer et de valider ces
indicateurs.
À la suite de ces expériences, un ensemble
limité d'indicateurs fondamentaux a été retenu afin de
permettre l'évaluation rapide et standardisée de l'utilisation
des médicaments dans les services de santé.
Le Réseau international pour l'usage rationnel des
médicaments
Créé en 1989, le Réseau international
pour l'usage rationnel des médicaments (INRUD) est un réseau de
groupes multi-institutionnels dont l'objectif est de promouvoir un usage
sûr, efficace et efficient des médicaments,
particulièrement dans les pays à revenu faible et
intermédiaire. Initialement composé de dix groupes provenant
d'Afrique et d'Asie, le réseau s'est progressivement élargi pour
inclure aujourd'hui plusieurs groupes répartis dans différentes
régions du monde.
L'INRUD se caractérise par une approche
multidisciplinaire de l'utilisation des médicaments, combinant les
sciences cliniques et les sciences sociales. Il met l'accent sur la mesure de
l'utilisation des médicaments à l'aide d'indicateurs
standardisés, ainsi que sur l'analyse des facteurs comportementaux
influençant les pratiques des professionnels de santé et des
patients, afin de concevoir et d'évaluer des interventions visant
à améliorer l'usage des médicaments.
Les activités de recherche, de formation et de
plaidoyer menées par l'INRUD sont réalisées en
collaboration avec plusieurs institutions internationales, notamment
l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Management Sciences for
Health (MSH), l'Institut Karolinska, ainsi que le groupe de recherche sur les
politiques pharmaceutiques de la faculté de médecine de Harvard.
Le réseau bénéficie également du soutien de
partenaires et bailleurs internationaux tels que le Pew Charitable Trust,
DANIDA, USAID (actuellement démantelé) et l'Agence
suédoise de coopération internationale au développement
(Sida) (John Chalker, 2012).
Pourquoi étudier l'utilisation des
médicaments
L'étude de l'utilisation des médicaments sert
à promouvoir l'usage rationnel des médicaments. Elle est
essentielle pour améliorer la qualité des soins et
l'efficacité du système de santé. Elle permet notamment de
:
· Identifier les pratiques de prescription
inappropriées.
· Réduire le risque de résistance aux
médicaments.
· Optimiser les ressources financières et
matérielles du système de santé.
· Améliorer la sécurité et la
qualité des soins pour les patients.
Champs d'application des études sur l'utilisation
des médicaments
· Niveau national ou régional : suivi des
politiques pharmaceutiques et évaluation des programmes nationaux de
santé.
· Établissements de santé : hôpitaux,
centres de santé, dispensaires, etc.
· Thématiques spécifiques : utilisation des
antibiotiques, antipaludiques, analgésiques, vaccins, etc.
· Population ciblée : enfants, femmes enceintes,
patients chroniques, etc.
Conséquences des prescriptions
irrationnelles
Les prescriptions irrationnelles de médicaments peuvent
avoir des effets négatifs importants sur la santé des patients
ainsi que sur le fonctionnement du système de santé. Elles
peuvent entraîner plusieurs conséquences, parmi lesquelles:
· Développement de résistance aux
antibiotiques et autres médicaments.
· Augmentation des effets indésirables et
complications pour les patients.
· Gaspillage de ressources et coût
élevé pour le système de santé.
· Allongement de la durée des maladies et
aggravation de l'état de santé.
· Augmentation de la morbidité et de la
mortalité
Facteurs influençant l'utilisation des
médicaments
L'usage irrationnel des médicaments peut être
lié à plusieurs facteurs. Parmi les principales causes figurent
le manque de connaissances, de compétences ou d'informations
indépendantes chez les prescripteurs, la surcharge de travail du
personnel de santé, l'insuffisance de réglementation sur la
disponibilité des médicaments, ainsi que la promotion
inappropriée des produits pharmaceutiques et les motivations lucratives
liées à leur vente (OMS, 2002).
D'autres facteurs peuvent également influencer
l'utilisation des médicaments, notamment les attentes et croyances des
patients, leur niveau d'adhésion au traitement, les habitudes locales de
prescription, la disponibilité des médicaments dans les
structures de santé, l'existence de protocoles thérapeutiques et
les contraintes économiques ou socioculturelles telles que le coût
des médicaments, les traditions et le niveau d'éducation de la
population.
Interventions clés pour promouvoir une
utilisation rationnelle des médicaments
L'OMS préconise 12 interventions clés pour
promouvoir une utilisation plus rationnelle :
1. Un organisme national multidisciplinaire chargé de
coordonner les politiques pharmaceutiques : Il permet de coordonner les
actions liées à l'usage des médicaments entre les
autorités sanitaires, les professionnels de santé, les
universités et les organisations concernées.
2. L'élaboration de directives thérapeutiques
standardisées : Ces directives aident les prescripteurs à
choisir les traitements appropriés pour chaque maladie sur la base de
preuves scientifiques.
3. L'existence d'une liste nationale de médicaments
essentiels : Cette liste permet de sélectionner les
médicaments les plus efficaces, sûrs et nécessaires pour
répondre aux besoins prioritaires de la population.
4. La mise en place de comités pharmaceutiques et
thérapeutiques dans les hôpitaux et districts : Ces
comités supervisent la sélection et l'utilisation
appropriée des médicaments dans les établissements de
santé.
5. La formation en pharmacothérapie basée sur
les problèmes dans les programmes universitaires : Cette approche
permet de former les futurs professionnels de santé à prescrire
de manière rationnelle.
6. La formation médicale continue pour les
professionnels de santé : Elle permet de mettre à jour les
connaissances et d'améliorer les pratiques de prescription.
7. L'encadrement, l'audit et le retour d'information sur les
prescriptions : L'analyse régulière des prescriptions aide
à identifier les erreurs et à améliorer les pratiques des
prescripteurs.
8. La disponibilité d'une information
indépendante sur les médicaments : Les professionnels de
santé doivent disposer d'informations fiables et objectives,
indépendantes de la promotion pharmaceutique.
9. L'éducation du public sur l'usage des
médicaments : Informer les patients contribue à
réduire l'automédication inappropriée et à
améliorer l'adhésion au traitement.
10. L'élimination des incitations financières
inappropriées : Certaines pratiques financières peuvent
encourager la sur prescription ou la vente excessive de médicaments.
11. Une réglementation appropriée de la
production, de la distribution et de la promotion des médicaments :
Une réglementation efficace permet d'assurer la qualité des
médicaments et de contrôler leur promotion.
12. Un financement suffisant du système de santé
pour garantir la disponibilité des médicaments et du personnel
qualifié : Des ressources adéquates sont nécessaires
pour assurer l'accès aux médicaments essentiels et soutenir les
programmes de promotion de leur usage rationnel (OMS, 2002).
1.3. INDICATEURS D'UTILISATION DES MEDICAMENTS
Les indicateurs d'utilisation des médicaments sont des
outils simples, objectifs et standardisés qui permettent
d'évaluer les pratiques de prescription, de dispensation et
d'utilisation des médicaments dans les établissements de
santé.
Types d'indicateurs d'utilisation des
médicaments
Les indicateurs proposés par l'OMS sont
généralement regroupés en trois catégories
principales :
1. Les indicateurs de prescription Ils
permettent d'évaluer les habitudes de prescription des prescripteurs.
Ils concernent notamment le nombre moyen de médicaments prescrits par
consultation, la proportion de médicaments prescrits en nom
générique, la fréquence de prescription des antibiotiques,
encore l'utilisation des injections, et l'utilisation des médicaments
qui sont sur la liste des médicaments essentiels
2. Les indicateurs des soins aux patients Ils
évaluent la qualité des interactions entre les prestataires de
soins et les patients, notamment la durée de consultation, le temps
consacré à la délivrance des médicaments,
l'étiquetage correct des médicaments et le niveau de
compréhension du patient concernant la posologie.
3. Les indicateurs des services de
santé Ces indicateurs permettent d'évaluer la
capacité organisationnelle des établissements de santé
à assurer une bonne gestion des médicaments, notamment la
disponibilité de la liste des médicaments essentiels et la
disponibilité des médicaments essentiels dans le stock.
Structures sanitaires pouvant être
évaluées
Les indicateurs d'utilisation des médicaments peuvent
être appliqués dans différentes structures sanitaires,
notamment les centres de santé primaires, dispensaires, hôpitaux
généraux, les cliniques privées, etc.
Cependant, ces indicateurs sont principalement conçus
pour les structures de soins primaires et les services ambulatoires. Dans les
hôpitaux de dernier recours ou hôpitaux de référence
tertiaire, les cas cliniques sont souvent plus complexes et nécessitent
des traitements spécialisés. Dans ce contexte, les indicateurs
standard peuvent être moins pertinents ou moins utiles, car la
complexité des pathologies peut justifier un nombre plus
élevé de médicaments, l'utilisation plus fréquente
d'antibiotiques ou d'injections.
Objectivité des indicateurs
Les indicateurs d'utilisation des médicaments ont
été conçus pour être simples, mesurables et
reproductibles. Leur principal avantage est qu'ils permettent de produire des
données quantitatives objectives à partir d'un nombre
limité d'observations. Grâce à leur standardisation, ils
facilitent la comparaison des pratiques entre différents
établissements de santé, entre différentes régions
ou encore dans le temps au sein d'une même structure.
Ces indicateurs permettent également d'identifier
rapidement les problèmes liés à l'utilisation des
médicaments et de guider les interventions visant à
améliorer la qualité de la prescription et de la dispensation.
Profil de l'évaluateur
L'évaluation de l'utilisation des médicaments
peut être réalisée par différents professionnels de
santé, notamment : pharmaciens, médecins, infirmiers,
gestionnaires des programmes de santé, agent de santé
publique.
Limites des indicateurs d'utilisation des
médicaments
Il est important de souligner que les indicateurs
d'utilisation des médicaments ne constituent pas une évaluation
complète de la qualité des soins. Ils ne permettent pas, par
exemple :
· D'évaluer la pertinence clinique d'une
prescription dans un cas particulier ;
· D'identifier les raisons spécifiques qui ont
conduit à une prescription donnée ;
· De juger directement la compétence d'un
professionnel de santé.
· Il convient de souligner qu'il n'existe pas toujours de
normes universelles et fixes pour les indicateurs d'utilisation des
médicaments. Les valeurs de référence peuvent varier selon
le contexte sanitaire, le profil épidémiologique de la population
et les caractéristiques du système de santé. Dans
certaines situations, les responsables sanitaires peuvent être
amenés à définir des normes ou des seuils
d'évaluation adaptés aux conditions locales, afin
d'interpréter correctement les résultats obtenus et d'identifier
les problèmes éventuels liés à l'utilisation des
médicaments.
Ils fournissent plutôt une vue globale des tendances
d'utilisation des médicaments dans une structure sanitaire.
Listes des indicateurs d'utilisation des
médicaments
Le tableau suivant présente les principaux indicateurs
d'utilisation des médicaments, accompagnés de leur
définition, de leur mode de calcul, des préalables
nécessaires à leur mesure, des méthodes de collecte des
données ainsi que des normes de référence utilisées
pour leur évaluation. (WHO, 1993) (Azza El.Mahalli,
2012)
|
N°
|
Indicateur OMS
|
Définition
|
Mode de calcul
|
Préalables
|
Méthode / Technique
|
Difficultés
|
Norme OMS
|
|
Les indicateurs de prescription
|
|
1
|
Nombre moyen de médicaments par consultation
|
Mesure le degré de polypharmacie dans les prescriptions
médicales.
|
Nombre total de médicaments prescrits ÷ nombre total
des consultations
|
Définir comment compter les médicaments
(associations comptées comme un médicament), Déterminer la
taille de l'échantillon de consultations, Former les enquêteurs
à l'enregistrement des prescriptions, Disposer des ordonnances ou
dossiers médicaux.
|
Revue rétrospective des ordonnances ou observation directe
des consultations.
|
Ordonnances illisibles, confusion dans les associations
médicamenteuses.
|
3
|
|
2
|
Pourcentage des médicaments prescrits en nom
générique
|
Mesure la proportion de médicaments prescrits sous leur
nom générique.
|
(Nombre de médicaments prescrits en
générique ÷ nombre total de médicaments prescrits)
×100
|
- Liste officielle des noms génériques.
Accès aux ordonnances.
|
Analyse systématique des prescriptions.
|
Confusion entre noms commerciaux et génériques.
|
100 %
|
|
3
|
Pourcentage de consultations avec antibiotiques prescrits
|
Mesure la fréquence d'utilisation des antibiotiques dans
les consultations.
|
(Consultations avec antibiotiques ÷ consultations totales)
×100
|
- Définir la liste des antibiotiques. Les
antiprotozoaires, les antihelminthiques, les antifongiques ainsi que les
antituberculeux ne sont pas considérés comme des antibiotiques
|
Analyse des ordonnances.
|
Mauvaise classification de certains anti-infectieux.
|
30%
|
|
4
|
Pourcentage de consultations avec injection prescrite
|
Mesure la fréquence de prescription des médicaments
injectables.
|
(Consultations avec injection ÷ consultations totales)
×100
|
- Définir les médicaments injectables, Exclure les
vaccinations. Accès aux prescriptions.
|
Analyse des prescriptions.
|
Mauvaise documentation de la voie d'administration.
|
10%
|
|
5
|
Pourcentage de médicaments prescrits figurant sur la liste
des médicaments essentiels
|
Mesure la conformité des prescriptions avec la liste
nationale des médicaments essentiels.
|
(Médicaments prescrits de la liste ÷ total des
médicaments prescrits) ×100
|
Disposer de la liste nationale des médicaments essentiels.
Former les enquêteurs à comparer prescriptions et liste des
médicaments essentiels. Accès aux ordonnances.
|
Comparaison des prescriptions avec la liste officielle.
|
Différences entre noms commerciaux et
génériques.
|
100 %
|
|
Les indicateurs des soins aux patients
|
|
6
|
Durée moyenne de consultation
|
Temps moyen consacré par le personnel de santé
à chaque patient.
|
Temps total des consultations ÷ nombre de consultations
|
- Définir le début et la fin de la consultation.
Déterminer le nombre de consultations à observer. Disposer d'un
chronomètre et de fiches d'observation.
|
Observation directe et chronométrage.
|
Influence de l'observateur sur le personnel.
|
= 10 minutes
|
|
7
|
Durée moyenne de délivrance des
médicaments
|
Temps consacré à la remise des médicaments
au patient à la pharmacie.
|
Temps total de délivrance ÷ nombre de patients
|
Définir les étapes du processus de
délivrance. Observer plusieurs délivrances. Disposer d'un
chronomètre.
|
Observation directe et chronométrage.
|
Variabilité du flux de patients.
|
= 90 secondes
|
|
8
|
Pourcentage de médicaments effectivement
délivrés
|
Mesure la proportion de médicaments prescrits
réellement fournis au patient.
|
(Médicaments délivrés ÷
médicaments prescrits) ×100
|
Comparer les prescriptions avec les médicaments remis.
Accès aux ordonnances et à la pharmacie.
|
Analyse des prescriptions et observation de la
délivrance.
|
Ruptures de stock.
|
100 %
|
|
9
|
Pourcentage des médicaments correctement
étiquetés
|
Mesure si les médicaments délivrés
comportent les informations nécessaires (nom, dose,
fréquence).
|
(Médicaments correctement étiquetés ÷
total des médicaments délivrés) ×100
|
- Définir les critères d'étiquetage correct.
Examiner les emballages des médicaments délivrés.
|
Observation directe des étiquettes.
|
Étiquettes absentes ou illisibles.
|
100 %
|
|
10
|
Pourcentage de patients connaissant la posologie correcte
|
Mesure la compréhension du patient sur la manière
d'utiliser son traitement.
|
(Patients connaissant la posologie ÷ patients
interrogés) ×100
|
Interroger les patients à la sortie du service. Consulter
l'ordonnance pour vérifier la réponse. Former les
enquêteurs à l'entretien.
|
Interview des patients.
|
Faible niveau d'instruction des patients.
|
100 %
|
|
Les indicateurs des services de
santé
|
|
11
|
Existence de la liste des médicaments essentiels
|
Vérifie si l'établissement possède une liste
officielle de médicaments essentiels.
|
Oui / Non
|
- Vérifier la présence de la liste dans
l'établissement. Confirmer qu'elle est accessible au personnel.
|
Observation et vérification documentaire.
|
Liste absente ou non mise à jour.
|
Oui
|
|
12
|
Disponibilité des médicaments essentiels
|
Mesure la disponibilité des médicaments essentiels
dans le stock du centre de santé.
|
(Médicaments essentiels disponibles ÷ total des
médicaments essentiels) ×100
|
- Définir une liste de 10 à 15 médicaments
traceurs. Vérifier leur présence dans le stock. Examiner les
registres de pharmacie.
|
Inspection physique du stock et vérification des
registres.
|
Ruptures d'approvisionnement.
|
100 %
|
Les indicateurs
complémentaires
Ces indicateurs complémentaires représentent des
mesures qui peuvent être utilisées en plus des indicateurs
fondamentaux selon les conditions locales. Ces indicateurs sont tout aussi
importants que les indicateurs fondamentaux, mais les données
nécessaires pour les mesurer sont souvent plus difficiles à
obtenir ou leur interprétation peut être très sensible au
contexte local. Parmi ces indicateurs, nous pouvons citer :
· Pourcentage de malades traités sans
médicaments
· Coût moyen des médicaments par
consultation
· Pourcentage des dépenses pharmaceutiques
consacrées aux antibiotiques
· Pourcentage des dépenses pharmaceutiques
consacrées aux injections
· Prescription conforme aux directives
thérapeutiques
· Pourcentage de malades satisfaits des soins qui leurs sont
prodigués
· Pourcentage de services de santé ayant accès
à des informations pharmaceutiques impartiales
Résultats d'études antérieures sur
l'utilisation des médicaments
Plusieurs études ont été
réalisées dans différents pays afin d'évaluer les
pratiques d'utilisation des médicaments à l'aide des indicateurs
proposés par l'Organisation mondiale de la Santé ou d'indicateurs
similaires. Les premières enquêtes menées dans ce domaine
concernaient généralement un nombre limité de structures
sanitaires et utilisaient un nombre restreint d'indicateurs. Les
résultats de ces études sont présentés de
manière synthétique dans l'annexe correspondante.
L'analyse de ces données permet d'apprécier la
diversité des pratiques d'utilisation des médicaments selon les
contextes nationaux. Dans la majorité des pays étudiés, le
nombre moyen de médicaments prescrits par consultation se situait entre
1,3 et 2,2, à l'exception de deux pays où les valeurs
observées étaient plus élevées. Au Yémen,
une étude a tenté d'estimer une valeur de référence
nationale en tenant compte des profils de morbidité et des directives
thérapeutiques en vigueur. Dans ce contexte, le nombre moyen de
médicaments prescrits par consultation a été estimé
à 1,4.
Concernant la prescription d'antibiotiques, les
résultats observés dans la plupart des pays se situaient entre 29
% et 43 %, à l'exception de quelques valeurs plus élevées.
Au Yémen, le besoin théorique en antibiotiques a
été estimé à 22,7 %, ce qui illustre l'écart
possible entre les pratiques observées et les besoins
thérapeutiques réels.
En ce qui concerne l'utilisation des injections, les
variations entre les pays sont particulièrement importantes, les
proportions observées allant de 0,2 % à 48 %. Lors d'essais
réalisés au Nigéria et en Indonésie, il a
été constaté que le pourcentage d'injections était
plus faible lorsque les données étaient collectées de
manière prospective plutôt que rétrospective. Cette
observation suggère que les prestataires de soins pourraient modifier
leurs pratiques lorsqu'ils savent qu'elles sont observées. Au
Yémen, la proportion considérée comme idéale pour
les injections a été estimée à 17,2 %.
Les résultats relatifs à la prescription en nom
générique sont relativement encourageants, certains pays ayant
enregistré des proportions élevées, atteignant 82 %
à 94 %. Ces résultats montrent qu'un recours important aux
médicaments génériques est réalisable et peut
servir d'exemple pour les pays où ces taux restent faibles.
Par ailleurs, la durée moyenne des consultations
observée dans plusieurs pays se situait généralement entre
2,3 et 3,5 minutes, ce qui est relativement court pour permettre une
interaction clinique adéquate entre le prestataire de soins et le
patient. En ce qui concerne la disponibilité des médicaments, les
études ont également mis en évidence des ruptures de stock
importantes dans plusieurs établissements de santé.
Certaines études ont également cherché
à évaluer l'impact d'interventions visant à
améliorer l'utilisation des médicaments. Par exemple, au
Yémen, trois indicateurs ont été utilisés pour
comparer une zone bénéficiant d'un projet d'amélioration
à une zone témoin. Dans la zone d'intervention, le nombre moyen
de médicaments prescrits par consultation était de 1,5, contre
2,4 dans la zone témoin ; le pourcentage de prescriptions
d'antibiotiques était de 46 % contre 67 %, et celui des injections de 22
% contre 45 %.
De même, en Ouganda, une étude a
évalué l'impact d'activités de formation sur les pratiques
d'utilisation des médicaments. Les résultats ont montré
une diminution du recours aux injections (de 50,1 % à 41,3 %), une
augmentation de l'utilisation des solutions de réhydratation orale (SRO)
en cas de diarrhée (de 52,4 % à 89,1 %) et une réduction
de l'utilisation des médicaments antidiarrhéiques (de 60,4 %
à 38,5 %). Ces résultats illustrent l'intérêt des
interventions éducatives pour améliorer les pratiques de
prescription et d'utilisation des médicaments (WHO, 1993).
Lorsque l'on compare les valeurs de ces indicateurs avec les
résultats obtenus dans d'autres pays ou à l'issue d'études
locales antérieures, il est possible de mesurer l'impact d'une
intervention et de mieux cerner les problèmes à
résoudre.
Chapitre
deuxième : METHODOLOGIE DE TRAVAIL
2.1. TYPE D'ETUDE ET APPROCHE DE L'ETUDE
La présente étude sera une étude
descriptive, transversale et rétrospective.
Elle est descriptive car elle vise à décrire les
pratiques de prescription médicamenteuse dans les structures sanitaires
de la zone de santé de Katwa.
Elle est transversale parce que les données seront
collectées à un moment donné à partir des
prescriptions disponibles dans les registres et dossiers médicaux.
Elle est rétrospective car l'étude analysera les
prescriptions déjà enregistrées dans les structures
sanitaires pendant une période antérieure.
2.2. TECHNIQUES, METHODES ET OUTILS DE L'ETUDE
La collecte des données reposera sur une revue
documentaire des prescriptions médicales enregistrées dans les
formations sanitaires sélectionnées. Cette technique consistera
à exploiter les sources disponibles, notamment les registres de
consultation, et les dossiers médicaux, afin d'extraire les informations
relatives aux pratiques de prescription médicamenteuse.
Les données seront collectées à l'aide
d'un questionnaire électronique conçu sur la plateforme
KoBoToolbox et administré via l'application KoBoCollect.
Après la collecte, les données seront
exportées vers Microsoft Excel pour leur nettoyage, leur traitement et
leur analyse. Les résultats seront présentés sous forme de
tableaux.
2.3. VARIABLES DE L'ETUDE
Les variables étudiées seront basées sur les
indicateurs de prescription recommandés par l'Organisation mondiale de
la Santé (OMS) pour l'évaluation de l'usage rationnel des
médicaments.
Variables dépendantes
· Nombre de médicaments par ordonnance
· Prescription en dénomination commune internationale
(DCI)
· Présence d'antibiotiques dans la prescription
· Présence de médicaments injectables dans la
prescription
· Appartenance des médicaments prescrits à la
liste nationale des médicaments essentiels.
Variables indépendantes
Les variables suivantes seront également collectées
: type de structure sanitaire, statut de structure (publique ou privée),
intégration de la structure, niveau d'étude des prescripteurs,
formation sur la prescription rationnelle, supervision formative,
ancienneté des prescripteurs, disponibilité des protocoles
thérapeutiques à jour, disponibilité de la liste des
médicaments essentiels à jour, disponibilité des
médicaments essentiels, existence de système de promotion des
médicaments dans la FOSA
2.4. DEFINITION OPERATIONNELLE DES VARIABLES
Nombre de médicaments par ordonnance
Nombre total de médicaments prescrits sur une
ordonnance donnée. Il sera exprimé sous forme de moyenne (nombre
moyen de médicaments par ordonnance).
Prescription en dénomination commune internationale
(DCI)
Proportion de médicaments prescrits en DCI par rapport
au nombre total de médicaments prescrits. Elle sera exprimée en
pourcentage.
Présence d'antibiotiques dans la prescription
Variable binaire indiquant si au moins un antibiotique est
prescrit dans une ordonnance (Oui/Non). Elle sera également
exprimée en proportion (%) des ordonnances contenant au moins un
antibiotique.
Présence de médicaments injectables dans la
prescription
Variable binaire indiquant la présence d'au moins un
médicament sous forme injectable dans une ordonnance (Oui/Non),
exprimée en pourcentage des ordonnances concernées.
Appartenance des médicaments prescrits à la
liste nationale des médicaments essentiels (LME)
2.5. CRITERES DE SELECTION
Critères d'inclusion
Seront inclus dans l'étude :
· Les prescriptions provenant des structures sanitaires
sélectionnées
· Les prescriptions provenant des consultations externes
· Les prescriptions établies entre avril 2025 et mars
2026
· Les prescriptions comportant des informations lisibles sur
les médicaments prescrits.
Critères d'exclusion
Seront exclus de l'étude :
· Les structures sanitaires de dernier recours dans la zone,
comme les HGR ou les services spécialisés
· Les prescriptions illisibles
· Les prescriptions incomplètes
· Les prescriptions ne comportant pas d'informations
suffisantes sur les médicaments prescrits.
2.6. POPULATION CIBLE
La population d'étude est constituée de
l'ensemble des prescriptions médicales enregistrées dans les
structures sanitaires de la zone de santé de Katwa durant la
période d'étude.
Ces prescriptions proviendront principalement des registres de
consultation externe
2.7. TAILLE DE L'ECHANTILLON
Afin d'obtenir un échantillon représentatif des
pratiques de prescription dans la zone de santé de Katwa, un
échantillonnage à plusieurs étapes sera utilisé.
Première étape : choix des aires de santé
et classification des structures sanitaires
Cinq aires de santé seront choisies parmi les 21 aires
de santé, par échantillonnage aléatoire simple. Puis dans
chaque aire de santé, nous allons classer les structures par
catégorie : Centre hospitalier ou clinique, Hôpital, Centre
de santé, et Poste de santé.
Deuxième étape : sélection des structures
sanitaires
Dans chaque catégorie de structure sanitaire, un
échantillon aléatoire simple de formations sanitaires sera
sélectionné pour participer à l'étude. Ce qui fait
que nous aurons 4 structures sanitaires par aire de santé, pour un total
de 20 FOSAs. Cela correspond au minimum de 20 FOSAs selon les recommandions de
l'OMS/INRUD.
Cette procédure permettra d'assurer la
représentation des différentes catégories de structures
sanitaires. Toutefois, les réalités sur terrain peuvent permettre
quelques réajustements mineurs
Troisième étape : sélection des
prescriptions
Dans chaque structure sanitaire sélectionnée,
les prescriptions seront extraites à partir des registres de
consultation externes.
Afin d'éviter les biais liés aux variations
saisonnières des maladies, les prescriptions seront réparties sur
les douze mois de la période d'étude (avril 2025 - mars 2026).
Par exemple, si 60 prescriptions sont retenues dans une
structure sanitaire, 5 prescriptions seront sélectionnées par
mois.
La sélection des prescriptions dans les registres se
fera par échantillonnage systématique. Le nombre de prescriptions
à analyser est de 2000 au minimum selon les recommandations de
l'OMS/INRUD, soit un minimum de 100 prescriptions par structures pour 20
structures qui seront évaluées pour l'étude comparative.
2.8. MARETIELS
Les informations nécessaires seront extraites directement
à partir :
· Des registres de consultation
· Des dossiers médicaux
Les matériels utilisés dans l'étude sont
des téléphones Android pour la collecte des données, un
ordinateur pour conception des formulaires, analyse des sonnées et
conception du rapport final
2.9. CONSIDERATIONS ETHIQUES
Avant la réalisation de l'étude, les
autorisations nécessaires seront obtenues auprès des
autorités sanitaires compétentes, notamment le bureau central de
la zone de santé de Katwa.
Les responsables des structures sanitaires
sélectionnées seront informés de l'objectif de
l'étude.
Les données collectées seront utilisées
uniquement à des fins scientifiques et les données personnelles
liées aux patients ou aux personnels ne seront pas collectées.
2.10. DIFFICULTE RENCONTREES,
CONTRAINTES ET LIMITES
Les principales contraintes auxquels nous avons fait face sont
:
· Le maque des registres, ou mauvais classement des
dossiers des malades dans certaines structures,
· Incapacité d'enquêter plus de 20
structures suite aux ressources limitées
· Absences des protocoles thérapeutiques et LNME
spécifiant les normes pour les structures non obligatoires de la zone de
santé (Postes de santé, clinique,)
· La disponibilité limitée de certains
informateurs clés ou responsables des structures sanitaires pendant la
collecte des données.
Chapitre troisième
: ANALYSE DES RESULTATS ET DISCUSSION
3.1. RESULTATS DES ENQUETES
SUR TERRAIN D'ETUDE
Les résultats des enquêtes sur le terrain
d'étude se présentent comme suit :

Image 1 : représentation spatiale des FOSA
enquêtées dans la zone de santé de KATWA
Source : nos enquêtes sur terrain
Commentaire : le croquis en bleu ciel
représente la zone de santé dont les délimitations des
aires de santé sont visibles. Les points jaunes représentent les
20 structures enquêtées dans la zone de santé
Tableau No1 : répartition des
FOSAs selon leur type
|
Type de FOSA
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
CH et cliniques
|
6
|
30%
|
|
Centre de santé
|
7
|
35%
|
|
Hôpital
|
2
|
10%
|
|
Poste de santé
|
5
|
25%
|
|
Grand Total
|
20
|
100%
|
Source : nos enquêtes sur terrain
Commentaire : notre échantillon
était constitué au premier degré de 20 FOSAs, dont 6
centres hospitaliers et cliniques, soit 30%, 7 FOSAs, soit 35% de centres de
santé, 2 hôpitaux, soit 10%, et 5 postes de santé, soit
25%
Tableau No2 : répartition des
FOSAs selon leur statut public, privé ou conventionné
|
Type de FOSA
|
FOSAs conventionnées
|
FOSAs privés
|
FOSAs publiques
|
Grand Total
|
|
CH et cliniques
|
2
|
4
|
0
|
6
|
|
Centre de santé
|
2
|
1
|
4
|
7
|
|
Hôpital
|
2
|
0
|
0
|
2
|
|
Poste de santé
|
0
|
5
|
0
|
5
|
|
Grand Total
|
6
|
10
|
4
|
20
|
|
Pourcentage
|
30%
|
50%
|
20%
|
100%
|
Source : nos enquêtes sur terrain
Commentaire : sur les 20 FOSAs
enquêtées, 6 soit 30% sont conventionnées, 10 soit 50% sont
privées, et 4 soit 20% sont publiques
Tableau No3 : répartition des
FOSAs selon qu'elles sont intégrées ou non
|
Type de FOSA
|
FOSAs Non intégrées
|
FOSAs intégrées
|
Grand Total
|
|
CH et cliniques
|
3
|
3
|
6
|
|
Centre de santé
|
0
|
7
|
7
|
|
Hôpital
|
0
|
2
|
2
|
|
Poste de santé
|
5
|
0
|
5
|
|
Grand Total
|
8
|
12
|
20
|
|
Pourcentage
|
40%
|
60%
|
100%
|
Source : nos enquêtes sur terrain
Commentaire : notre échantillon a
été constitué de 8FOSAs non intégrées, soit
40%, et 12 FOSAs intégrées, soit 60%.
Tableau No4 : répartition des
agents des FOSAs selon qu'ils reçoivent le salaire de l'Etat
|
Type de FOSA
|
Nombre d'agents dans les FOSAs
|
Nombre d'agents recevant le salaire de l'Etat dans la
FOSA
|
Proportion d'agents payés par l'Etat
|
|
CH et cliniques
|
131
|
9
|
6.9%
|
|
Centre de santé
|
90
|
14
|
15.6%
|
|
Hôpital
|
440
|
48
|
10.9%
|
|
Poste de santé
|
34
|
0
|
0%
|
|
Grand Total
|
695
|
71
|
10.2%
|
Source : nos enquêtes sur terrain
Commentaire : dans les structures
sanitaires enquêtées, 71agents sur 695, soit 10.2%
reçoivent le salaire de l'Etat ; dont 9 sur 131, soit 6.9% dans les
centres Hospitaliers et cliniques, 14 sur 90 soit 15.6% dans les centres de
santé, 48 sur 440, soit 10.9% dans les hôpitaux, et 0 sur 34, soit
0% dans les postes de santé.
Tableau No5 : répartition des
prescripteurs selon leurs qualifications
|
Type de FOSA
|
Médecin
|
Infirmier L2
|
Infirmier A1
|
Infirmier A2
|
AFR
|
Total
|
|
CH et cliniques
|
13
|
1
|
3
|
2
|
0
|
19
|
|
Centre de santé
|
4
|
4
|
16
|
14
|
4
|
42
|
|
Hôpital
|
39
|
2
|
0
|
0
|
0
|
41
|
|
Poste de santé
|
1
|
1
|
6
|
14
|
3
|
25
|
|
Grand Total
|
57
|
8
|
25
|
30
|
7
|
127
|
|
Pourcentage
|
44.9%
|
6.3%
|
19.7%
|
23.6%
|
5.5%
|
100.0%
|
Source : nos enquêtes sur
terrain
Commentaire : dans les FOSAs
enquêtées, nous avons identifié 127 prescripteurs, dont 57
médecins, soit 44.9%, 8 infirmiers L2 soit 6.3%, 25 infirmiers A1 soit
19.7%, 30 infirmiers A2 soit 23.6%, et 7 agents de formation rapide, soit
5 .5%.
Tableau No6 : répartition des
prescripteurs selonleur expérience
|
Type de FOSA
|
Nombre de prescripteurs
|
Moyenne en année de la plus petite
ancienneté parmi les prescripteurs
|
Moyenne en année de la plus grande
ancienneté parmi les prescripteurs
|
|
|
CH et cliniques
|
19
|
2.5
|
10.17
|
|
|
Centre de santé
|
42
|
4.43
|
25.14
|
|
|
Hôpital
|
41
|
2.75
|
31.5
|
|
|
Poste de santé
|
25
|
1.03
|
7
|
|
|
Grand Total
|
127
|
2.83
|
16.75
|
|
Source : nos enquêtes sur terrain
Commentaire :parmi les 127
prescripteurs, la moyenne d'années d'expérience, de la plus
petite à la plus grande expérience, varie respectivement entre
2.83 et 17.75 années
Tableau No7 : répartition des
prescripteurs selon la formation reçue en prescription
rationnelle
|
Type de FOSA
|
Nombre de prescripteurs
|
Nombre de prescripteurs formés
|
Proportion des prescripteurs formés
|
|
CH et cliniques
|
19
|
14
|
74%
|
|
Centre de santé
|
42
|
11
|
26%
|
|
Hôpital
|
41
|
23
|
56%
|
|
Poste de santé
|
25
|
0
|
0%
|
|
Grand Total
|
127
|
48
|
38%
|
Source : nos enquêtes sur terrain
Commentaire : sur les 127 prescripteurs,
48 ont déjà suivi une formation sur la prescription
rationnelle
Tableau No8 : durée moyenne en
année depuis la dernière formation reçue
|
Type de FOSA
|
Nombre de prescripteurs formés
|
Moyenne de la plus courte durée depuis la
dernière formation
|
Moyenne de la plus longue durée depuis la
dernière formation
|
|
CH et cliniques
|
14
|
0.43
|
4.25
|
|
Centre de santé
|
11
|
3.83
|
4.5
|
|
Hôpital
|
23
|
5
|
5
|
|
Poste de santé
|
0
|
0
|
0
|
|
Grand Total
|
48
|
2.7
|
4.45
|
Source : nos enquêtes sur
terrain
Commentaire : considérant les 48
prescripteurs formés, la durée depuis la dernière
formation reçue se situe en moyenne entre 2.7 et 4.45 années.
Tableau No9 : répartition des
FOSAs selon qu'elles ont été supervisées
|
Type de FOSA
|
Fréquence
|
Nombre de FOSAs supervisées sur l'utilisation
rationnelle des médicaments
|
Pourcentage
|
|
CH et cliniques
|
6
|
5
|
83.3%
|
|
Centre de santé
|
7
|
7
|
100.0%
|
|
Hôpital
|
2
|
1
|
50.0%
|
|
Poste de santé
|
5
|
4
|
80.0%
|
|
Grand Total
|
20
|
17
|
85.0%
|
Source : nos enquêtes sur
terrain
Commentaire : sur les 20 structures
enquêtées, 17 ont déjà
bénéficié d'une supervision sur la prescription
rationnelle, soit 85%.
Tableau No10 : Durée en
année depuis la dernière supervision
|
Type de FOSA
|
Moyenne de la durée depuis la dernière
supervision
|
|
CH et cliniques
|
0.66
|
|
Centre de santé
|
0.58
|
|
Hôpital
|
1
|
|
Poste de santé
|
0.87
|
|
Grand Total
|
0.7
|
Source : nos enquêtes sur
terrain
Commentaire : la durée moyenne
depuis la dernière supervision sur la prescription rationnelle est de
0.7 année, soit environ 8 mois.
Tableau No11 : répartition
des FOSAs selon l'existence d'un protocole thérapeutique national
actualisé
|
Type de FOSA
|
Nombre de FOSA
|
Nombre de FOSA avec directives thérapeutiques
actualisées
|
Pourcentage
|
|
CH et cliniques
|
6
|
6
|
100.0%
|
|
Centre de santé
|
7
|
6
|
85.7%
|
|
Hôpital
|
2
|
2
|
100.0%
|
|
Poste de santé
|
5
|
1
|
20.0%
|
|
Grand Total
|
20
|
15
|
75.0%
|
Source : nos enquêtes sur
terrain
Commentaire : sur les 20 structures
enquêtées, 15, soit 75% disposent de protocoles
thérapeutiques nationaux actualisés
Tableau No12 : répartition des FOSAs
selon qu'elles disposent de la LNME actualisée
|
Type de FOSA
|
Nombre de FOSAs
|
Existence LNME
|
Pourcentage
|
|
CH et cliniques
|
6
|
5
|
83.3%
|
|
Centre de santé
|
7
|
5
|
71.4%
|
|
Hôpital
|
2
|
2
|
100.0%
|
|
Poste de santé
|
5
|
0
|
0.0%
|
|
Grand Total
|
20
|
12
|
60.0%
|
Source : nos enquêtes sur
terrain
Commentaire : sur les 20 structures
enquêtées, 12, soit 60% disposent de la liste nationale des
médicaments essentiels actualisée
Tableau No13 : répartition des
FOSAs selon la promotion publicitaire des médicaments
|
Type de FOSA
|
Nombre de FOSA
|
FOSA avec promotions publicitaires des
médicaments
|
Pourcentage
|
|
CH et cliniques
|
6
|
4
|
66.7%
|
|
Centre de santé
|
7
|
7
|
100.0%
|
|
Hôpital
|
2
|
2
|
100.0%
|
|
Poste de santé
|
5
|
0
|
0.0%
|
|
Grand Total
|
20
|
13
|
65.0%
|
Source : nos enquêtes sur
terrain
Commentaire : sur les 20 structures
enquêtées, 13 soit 65% participent à de promotion des
médicaments fournis par différentes firmes pharmaceutiques
Tableau No14 : répartition des
FOSA selon la principale source d'approvisionnement en médicaments
essentiels
|
Type de FOSA
|
BCZ
|
CDR
|
Marché Local
|
Grand Total
|
|
CH et cliniques
|
2
|
0
|
4
|
6
|
|
Centre de santé
|
7
|
0
|
0
|
7
|
|
Hôpital
|
1
|
1
|
0
|
2
|
|
Poste de santé
|
0
|
0
|
5
|
5
|
|
Grand Total
|
10
|
1
|
9
|
20
|
|
Pourcentage
|
50%
|
5%
|
45%
|
100%
|
Source : nos enquêtes sur
terrain
Commentaire : sur les 20 structures
enquêtées, 10 soit 50% ont comme principale source des
médicaments la pharmacie zonale, 1 soit 5% s'approvisionne
principalement aux centres de distributions régionales, et 9 soit 45%
ont comme principale source le marché local.
Tableau No15 :
disponibilité des médicaments essentiels dans les
FOSAs
|
Type de FOSA
|
Nombre des médicaments cibles
|
Nombre de médicaments disponibles
|
Pourcentage
|
|
CH et cliniques
|
72
|
67
|
93.1%
|
|
Centre de santé
|
84
|
72
|
85.7%
|
|
Hôpital
|
24
|
24
|
100.0%
|
|
Poste de santé
|
60
|
32
|
53.3%
|
|
Grand Total
|
240
|
195
|
81.3%
|
Source : nos enquêtes sur terrain
Commentaire : considérant une
liste restreinte de 12 médicaments essentiels choisie pour notre
étude, le taux de disponibilité des médicaments essentiels
est de 81.8%. Cela comprend le taux de disponibilité de 93.1% dans les
centres hospitaliers et clinique, de 85.7% dans les centres de santé, de
100% dans les hôpitaux, et de 53.3% dans les postes de santé.
3.2. ANALYSE DES RESULTATS
Tableau No16 : présentation
globale des 5 indicateurs de prescription
|
Indicateur
|
Nombre de consultations analysées
|
Nombre des Médicaments prescrits
|
Nombre des Médicaments prescrits avec nom
générique.
|
Nombre des Médicaments prescrits figurant sur la
LNME
|
Nombre de prescription contenant un
antibiotique
|
Nombre de prescription contenant un médicament
injectable
|
|
Totaux
|
2000
|
6776
|
1175
|
5940
|
1727
|
943
|
|
Moyenne
|
|
3.39
|
|
|
|
|
|
Pourcentage
|
|
|
17.3%
|
87.7%
|
86.4%
|
47.2%
|
Source : nos enquêtes sur terrain
Commentaire : le nombre total des
prescriptions analysées est de 2000 consultations.Le nombre total des
médicaments prescrits est de 6776 sur 2000 prescriptions, soit une
moyenne de 3.39 médicaments par malade. Le nombre total des
médicaments prescrits avec le nom générique est de 1175
sur 6776, soit 17.3%. 5940 médicaments prescrits sur 6776, soit 87.7%
figuraient sur la liste nationale des médicaments essentiels. 1727
prescriptions sur 2000, soit 86.4 % contenaient au-moins un antibiotique. Le
nombre total de prescriptions avec au-moins un produit injectable était
de 943 sur 2000, soit 47.2%.
Tableau No17 : indicateurs de
prescription selon le type des FOSAs
|
Type de FOSA
|
Nombre de consultations analysées
|
Nombre des Médicaments prescrits
|
Nombre des Médicaments prescrits avec nom
générique.
|
Nombre des Médicaments prescrits figurant sur la
LNME
|
Nombre de prescription contenant un
antibiotique
|
Nombre de prescription contenant un médicament
injectable
|
|
|
|
Fréquence
|
Moyenne
|
Fréquence
|
%
|
Fréquence
|
%
|
Fréquence
|
%
|
Fréquence
|
%
|
|
CH et clinique
|
600
|
2072
|
3.45
|
351
|
16.94%
|
1871
|
90.30%
|
536
|
89.33%
|
345
|
57.50%
|
|
Centre de santé
|
700
|
2117
|
3.02
|
267
|
12.61%
|
1957
|
92.44%
|
560
|
80.00%
|
231
|
33.00%
|
|
Hôpital
|
200
|
696
|
3.48
|
276
|
39.66%
|
487
|
69.97%
|
172
|
86.00%
|
64
|
32.00%
|
|
Poste de santé
|
500
|
1891
|
3.78
|
281
|
14.86%
|
1625
|
85.93%
|
459
|
91.80%
|
303
|
60.60%
|
|
Grand Total
|
2000
|
6776
|
3.39
|
1175
|
17.34%
|
5940
|
87.66%
|
1727
|
86.35%
|
943
|
47.15%
|
Source : nos enquêtes sur terrain
Commentaire : Les postes de santé
présentent la moyenne de médicaments prescrits la plus
élevée avec 3,78 médicaments par consultation, suivis des
hôpitaux (3,48), des CH et cliniques (3,45) et des centres de
santé (3,02). La prescription en nom générique est plus
élevée dans les hôpitaux (39,66%), comparativement aux CH
et cliniques (16,94%), aux postes de santé (14,86%) et aux centres de
santé (12,61%). Concernant les médicaments figurant sur la LNME,
les centres de santé présentent la proportion la plus
élevée (92,44%), suivis des CH et cliniques (90,30%), des postes
de santé (85,93%) et des hôpitaux (69,97%). Les prescriptions
contenant un antibiotique sont plus fréquentes dans les postes de
santé (91,80%), suivis des CH et cliniques (89,33%), des hôpitaux
(86,00%) et des centres de santé (80,00%). Enfin, les prescriptions
contenant un médicament injectable sont davantage observées dans
les postes de santé (60,60%) et les CH et cliniques (57,50%),
comparativement aux centres de santé (33,00%) et aux hôpitaux
(32,00%).
Tableau No18 : indicateurs de
prescription selon le statut des FOSAs
|
Type de FOSA
|
Nombre de consultations analysées
|
Nombre des Médicaments prescrits
|
Nombre des Médicaments prescrits avec nom
générique.
|
Nombre des Médicaments prescrits figurant sur la
LNME
|
Nombre de prescription contenant un
antibiotique
|
Nombre de prescription contenant un médicament
injectable
|
|
|
|
Fréquence
|
Moyenne
|
Fréquence
|
%
|
Fréquence
|
%
|
Fréquence
|
%
|
Fréquence
|
%
|
|
FOSAs conventionnées
|
600
|
1782
|
2.97
|
381
|
21.38%
|
1527
|
85.69%
|
494
|
82.33%
|
159
|
26.50%
|
|
FOSAs privées
|
1000
|
3891
|
3.89
|
586
|
15.06%
|
3416
|
87.79%
|
914
|
91.40%
|
647
|
64.70%
|
|
FOSAs publiques
|
400
|
1103
|
2.76
|
208
|
18.86%
|
997
|
90.39%
|
319
|
79.75%
|
137
|
34.25%
|
|
Grand Total
|
2000
|
6776
|
3.39
|
1175
|
17.34%
|
5940
|
87.66%
|
1727
|
86.35%
|
943
|
47.15%
|
Source : nos enquêtes sur terrain
Commentaire :Les FOSAs privées
présentent la moyenne de médicaments prescrits la plus
élevée avec 3,89 médicaments par consultation, suivies des
FOSAs conventionnées (2,97) et des FOSAs publiques (2,76). La
prescription en nom générique est plus fréquente dans les
FOSAs conventionnées (21,38%), comparativement aux FOSAs publiques
(18,86%) et aux FOSAs privées (15,06%). Concernant les
médicaments figurant sur la LNME, les FOSAs publiques présentent
la proportion la plus élevée (90,39%), suivies des FOSAs
privées (87,79%) et des FOSAs conventionnées (85,69%). Les
prescriptions contenant un antibiotique sont plus fréquentes dans les
FOSAs privées (91,40%), comparativement aux FOSAs conventionnées
(82,33%) et aux FOSAs publiques (79,75%). Enfin, les prescriptions contenant un
médicament injectable sont davantage observées dans les FOSAs
privées (64,70%), suivies des FOSAs publiques (34,25%) et des FOSAs
conventionnées (26,50%).
Tableau No19 : indicateurs de
prescription selon l'intégration des FOSAs
|
Type de FOSA
|
Nombre de consultations analysées
|
Nombre des Médicaments prescrits
|
Nombre des Médicaments prescrits avec nom
générique.
|
Nombre des Médicaments prescrits figurant sur la
LNME
|
Nombre de prescription contenant un
antibiotique
|
Nombre de prescription contenant un médicament
injectable
|
|
|
|
Fréquence
|
Moyenne
|
Fréquence
|
%
|
Fréquence
|
%
|
Fréquence
|
%
|
Fréquence
|
%
|
|
FOSAs non intégrées
|
800
|
3071
|
3.84
|
403
|
13.12%
|
2687
|
87.50%
|
728
|
91.00%
|
535
|
66.88%
|
|
FOSAs intégrées
|
1200
|
3705
|
3.09
|
772
|
20.84%
|
3253
|
87.80%
|
999
|
83.25%
|
408
|
34.00%
|
|
Grand Total
|
2000
|
6776
|
3.39
|
1175
|
17.34%
|
5940
|
87.66%
|
1727
|
86.35%
|
943
|
47.15%
|
Source : nos enquêtes sur terrain
Commentaire : Les FOSAs non
intégrées présentent une moyenne de médicaments
prescrits plus élevée (3,84) que les FOSAs
intégrées (3,09). La prescription en nom générique
est plus fréquente dans les FOSAs intégrées (20,84%)
comparativement aux FOSAs non intégrées (13,12%). Concernant les
médicaments figurant sur la LNME, les proportions sont proches entre les
FOSAs intégrées (87,80%) et les FOSAs non intégrées
(87,50%). Les prescriptions contenant un antibiotique sont plus
fréquentes dans les FOSAs non intégrées (91,00%) que dans
les FOSAs intégrées (83,25%). De même, les prescriptions
contenant un médicament injectable sont davantage observées dans
les FOSAs non intégrées (66,88%) comparativement aux FOSAs
intégrées (34,00%).
3.3. DISCUSSION DES
RESULTATS
Les tableaux 16, 17, 18 et 19 présentent une vue
globale des indicateurs de prescription, les différences de pratiques de
prescription selon le type, le statut, et l'intégration des structures
sanitaires.
1. Nombre moyen de médicaments par ordonnance
Dans cette étude, le nombre moyen de médicaments
prescrits par ordonnance était de 3,39 ; supérieur à
la norme recommandée par l'OMS dans les études récentes (3
médicaments par consultation). Cette situation traduit une tendance
à la polypharmacie dans certaines formations sanitaires de la zone de
santé de Katwa.
Ces résultats sont comparables à ceux
observés en RDC dans l'évaluation pharmaceutique de la SADC (RDC,
2010), où la moyenne était d'environ 4 médicaments par
ordonnance. Ils sont également proches des résultats
retrouvés au Mali en 2021avec une moyenne de 3,4 médicaments par
prescription dans le secteur public(A .Sangho et al, 2022). Cette tendance
à la polypharmacie est plus prononcée dans les postes de
santé (3,78), les structures privées (3,89), et les FOSA non
intégrées (3,84).
La polypharmacie pourrait s'expliquer par la faible proportion
des prescripteurs formés (38%), faible fréquence de supervision
dans les hôpitaux et postes de santé, absence des protocoles
thérapeutiques prononcée dans des postes de santé, et
promotion publicitaire des médicaments dans les FOSAs.
Cette pratique expose les patients à un risque accru
d'effets indésirables, d'interactions médicamenteuses et
d'augmentation des coûts des soins.
2. Prescription en DCI (dénomination commune
internationale)
La proportion des médicaments prescrits en DCI (17,3 %)
était très inférieure à la norme OMS de 100 %. Le
recours aux noms commerciaux, aux sigles et aux abréviations non
conventionnelles restait fréquent dans toutes les catégories des
structures sanitaires. Des résultats plus élevés ont
été rapportés dans d'autres études, notamment 61,2
% en Arabie Saoudite (Azza El.Mahalli, 2012), et 81 % dans le secteur public au
Mali(A .Sangho et al, 2022), montrant que la prescription en DCI reste
insuffisante dans notre contexte. Cette situation pourrait être
liée aux habitudes de prescription, au manque de formation continue et
à l'insuffisance de supervision focalisée. Cette faible
utilisation de la DCI pourrait limiter l'accessibilité financière
aux soins et augmenter le risque de mauvaise administration des
médicaments.
3. Prescription des médicaments de la liste nationale
des médicaments essentiels
La proportion des médicaments prescrits figurant sur la
liste nationale des médicaments essentiels était relativement
élevée (87,7 %), sans toutefois atteindre la cible OMS de 100
%.
Ce résultat montre que les prescripteurs utilisent
majoritairement les médicaments recommandés au niveau national,
même si certains écarts persistent. Des proportions relativement
proches ont été rapportées dans le secteur public au Mali
(84.1 %)(A .Sangho et al, 2022) et en Arabie Saoudite (99,2 %) (Azza
El.Mahalli, 2012). Les hôpitaux présentaient cependant la plus
faible proportion dans notre étude, avec seulement 69,97 % des
médicaments prescrits figurant sur la LNME. Cette situation pourrait
augmenter sensiblement le coût des soins hospitaliers, limiter
l'accessibilité financière aux soins secondaires pour les
populations à faibles revenus, contribuer à l'appauvrissement des
ménages à long terme, et occasionner des échecs
thérapeutiques. Ces écarts pourraient être expliqués
par l'existence de circuits d'approvisionnement aux marchés locaux (45 %
des structures), les activités de promotion pharmaceutique dans les
FOSAs (65 %), ainsi que le manque de formation et de supervision continues et
focalisées sur les prescripteurs.
4. Prescription des antibiotiques
La proportion des consultations avec antibiotiques (87,7 %)
était largement supérieure à la norme OMS
recommandée (30%). Les prescriptions avec antibiotiques
dépassaient 80 % dans toutes les catégories des FOSAs, atteignant
même 91,8 % dans les postes de santé.
Ce résultat rejoint plusieurs études montrant
une prescription exagérée des antibiotiques dans les structures
sanitaires. En RDC, l'étude SADC rapportait déjà une
fréquence élevée de prescriptions d'antibiotiques (62,2 %)
(RDC,2010). Des proportions de 58 % ont été observées au
Mali(A. Sangho, 2022), et32,2 % en Arabie Saoudite(Azza El.Mahalli, 2012).
Pourtant, dans notre étude, 94,5 % des prescripteurs
étaient qualifiés, et 75 % des FOSAs disposaient des protocoles
thérapeutiques actualisés. Cette situation pourrait donc
être liée davantage au faible encadrement des prescripteurs, au
faible paiement des prestataires ainsi qu'au manque de formation continue sur
l'usage rationnel des médicaments.
Le recours excessif aux antibiotiques constitue un facteur
important du développement de la résistance antimicrobienne,
aujourd'hui reconnue comme un problème majeur de santé publique
mondiale.Si cette tendance se maintient, l'usage excessif des antibiotiques
favorisera l'émergence et la propagation de résistances aux
antimicrobiens, pouvant conduire, à moyen et long terme, à une
perte significative de l'efficacité des anti-infectieux et à des
difficultés croissantes dans la prise en charge des infections.
5. Prescription des injectables
La fréquence des prescriptions injectables
observée dans cette étude (47,15 %) était
supérieure à la norme OMS recommandée (10 %). Elle
atteignait 60,6 % dans les postes de santé, 64,7 % dans les FOSAs
privées et 66,88 % dans les structures non intégrées.
Des résultats similaires ont été
observés dans plusieurs pays africains, notamment au Mali où les
injectables représentaient 60,3 % des prescriptionsdans le secteur
public (A.Sangho, 2022). En RDC, l'étude SADC rapportait
également une fréquence élevée de 32,6 %, alors
qu'une étude réalisée en Arabie Saoudite retrouvait
seulement 2 % de prescriptions injectables (Azza El.Mahalli, 2012).
Cette situation pourrait s'expliquer par les formations et
supervisions limitées dans les structures privées ou non
intégrées, l'absence de protocoles thérapeutiques
spécifiques pour les FOSAs non obligatoires de la zone de santé,
ainsi que la recherche de bénéfices supplémentaires par
certains prestataires.
L'usage excessif des injectables augmente le risque
d'infections liées aux soins et entraîne des coûts
supplémentaires pour les patients. Cela risque donc de plonger la
population dans un cycle de pauvreté, et limiter l'accès de
celle-ci aux soins de santé de qualité.
3.4. PERSPECTIVES POUR DE
FUTURES ETUDES
Les résultats de cette étude ouvrent plusieurs
pistes pour des recherches futures. Tout d'abord, des études similaires
pourraient être menées sur des étendues
géographiques plus vastes, afin de permettre une meilleure
généralisation des résultats et une comparaison des
pratiques de prescription selon les contextes sanitaires.
Ensuite, il serait pertinent d'évaluer la
conformité des prescriptions aux protocoles thérapeutiques
nationaux et aux guides de prise en charge des principales pathologies,
Par ailleurs, des recherches pourraient être
réalisées pour déterminer les seuils optimaux des
indicateurs de prescription adaptés au profil
épidémiologique local.
D'autres études pourraient également explorer
les relations entre les déterminants des prescriptions
(caractéristiques des prescripteurs, des patients et des formations
sanitaires) et les indicateurs de prescription observés, afin
d'identifier les facteurs influençant les pratiques irrationnelles et de
proposer des interventions ciblées.
Enfin, il serait utile d'étendre les investigations aux
autres indicateurs de l'OMS relatifs aux soins aux patients et aux services de
santé.
Chapitre quatrième
: RECALITULATIF DU PROJET
Titre du projet
Projet d'amélioration des pratiques de prescription
médicamenteuse dans la Zone de Santé de Katwa.
4.1. Contexte et justification
L'évaluation des pratiques de prescription
médicamenteuse réalisée dans la Zone de Santé de
Katwa a mis en évidence des insuffisances importantes dans la
qualité de la prescription. Ces insuffisances concernent notamment la
polypharmacie, l'utilisation excessive des antibiotiques, le recours
fréquent aux médicaments injectables et la faible utilisation des
médicaments sous leur nom générique (DCI). Ces pratiques
peuvent compromettre la qualité et la sécurité des soins,
accroître les dépenses liées aux médicaments et
favoriser l'émergence et la propagation de la résistance aux
antimicrobiens.
Dans ce contexte, la mise en oeuvre d'un projet
d'amélioration des pratiques de prescription médicamenteuse
apparaît nécessaire afin de corriger les insuffisances
identifiées et de promouvoir une prescription plus rationnelle,
efficace, sûre et économiquement accessible.
4.2. Objectif du projet
Objectif général
Améliorer la qualité et la rationalité de
la prescription médicamenteuse dans les formations sanitaires de la Zone
de Santé de Katwa, afin de promouvoir une utilisation appropriée,
sûre et efficiente des médicaments.
Objectifs spécifiques
1. Réduire la fréquence de la polypharmacie dans
les formations sanitaires de la Zone de Santé de Katwa.
2. Réduire la prescription inappropriée des
antibiotiques.
3. Réduire le recours injustifié aux
médicaments injectables.
4. Accroître l'utilisation des médicaments sous
leur dénomination commune internationale (DCI) conformément aux
recommandations de prescription rationnelle.
5. Renforcer les compétences des prescripteurs sur
l'utilisation des directives thérapeutiques.
4.3. Localisation, durée et échéance du
projet
Le projet sera mis en oeuvre dans la Zone de Santé de
Katwa, en République Démocratique du Congo, au sein des
formations sanitaires ciblées de cette zone de santé. Il
s'étendra sur une période de douze mois, allant du 1er octobre
2026 au 30 septembre 2027.
4.4. Acteurs du projet
Les principaux acteurs impliqués dans le projet sont
:
· L'étudiant chercheur (initiateur et
coordonnateur du projet) ;
· Les infirmiers enquêteurs chargés de la
collecte des données ;
· Les responsables des formations sanitaires ;
· L'Équipe Cadre de la Zone de Santé de
Katwa ;
· L'encadreur académique du projet.
4.5. Bénéficiaires du projet
Bénéficiaires directs
· Les médecins, infirmiers et autres prescripteurs
des formations sanitaires de la Zone de Santé de Katwa.
Bénéficiaires indirects
· Les patients et la population desservie par les
formations sanitaires.
· La Zone de Santé de Katwa.
· Les décideurs sanitaires provinciaux et
nationaux.
· Les chercheurs et institutions académiques.
4.6. Nature du projet
Il s'agit d'un projet de recherche appliquée en
santé publique à visée d'amélioration de la
qualité des soins, portant sur les pratiques de prescription
médicamenteuse dans la Zone de Santé de Katwa. Le projet adoptera
une approche longitudinale d'amélioration continue, permettant de
mesurer l'évolution des pratiques de prescription avant, pendant et
après la mise en oeuvre des interventions.
4.7. Faisabilité du projet
La faisabilité du projet repose sur :
· La disponibilité des outils de gestion des
données dans les structures sanitaires ;
· L'utilisation d'outils de collecte électroniques
(KoBoCollect) ;
· La disponibilité d'un ordinateur et de
téléphones Android pour la collecte ;
· La collaboration attendue des responsables des
structures sanitaires et zonales ;
4.8. Activités du projet
1. Coordination et planification avec le Bureau Central de la
Zone de Santé (BCZ)
2. Évaluation initiale des pratiques de prescription
3. Conception et adaptation des outils de formation et de
suivi
4. Organisation des sessions de formation
5. Mise en place et accompagnement des mentors dans les
formations sanitaires
6. Supervision et suivi régulier des pratiques de
prescription
7. Évaluation à mi-parcours
8. Évaluation finale
9. Restitution et partage des résultats avec
l'Équipe Cadre de la Zone de Santé et les autres acteurs
concernés
4.9. Source de financement
Le projet pourra être financé sur fonds propres
du chercheur, avec l'éventuel appui des différentes partie
présentes (ECZ, et partenaires de la santé)
4.10. Budget prévisionnel
|
N°
|
Rubrique budgétaire
|
Montant (USD)
|
Commentaire
|
|
1
|
Coordination et préparation du projet
|
250
|
Réunions avec l'ECZS/BCZ, déplacements locaux et
communication
|
|
2
|
Conception et préparation des outils
|
500
|
Conception des supports, impression des modules et outils de
suivi
|
|
3
|
Achat d'un ordinateur portable
|
800
|
Collecte, encodage, analyse des données et
documentation du projet
|
|
4
|
Achat de tablettes pour la collecte des données
|
600
|
4 tablettes à environ 150 USD chacune
|
|
5
|
Formation des prescripteurs en 3 rotations
|
3 000
|
Location de salle, restauration, transport et matériel
pour environ 100 participants
|
|
6
|
Mentorat, supervision et suivi des 20 FOSA
|
1 600
|
Transport, communication et motivation de 2 IS ; 100 USD
chacun tous les 3 mois
|
|
7
|
Évaluation initiale, à mi-parcours et finale
|
600
|
Formation/motivation de 2 enquêteurs, transport et
collecte des données pour les 3 évaluations
|
|
8
|
Communication et documentation
|
300
|
Téléphone, Internet, impression, reproduction et
diffusion des rapports
|
|
9
|
Énergie et alimentation électrique
|
400
|
Recharge des tablettes, ordinateur, Internet et autres besoins
énergétiques
|
|
10
|
Restitution et capitalisation des résultats
|
500
|
Location de salle, restauration, supports et documentation
|
|
11
|
Imprévus
|
428
|
Environ 5 % du budget opérationnel
|
|
TOTAL GÉNÉRAL
|
8 978 USD
|
|
4.11. . Limites ou contraintes
Les principales contraintes auxquels nous pourrions faire face
sont :
· Couverture limitée : incapacité à
atteindre plus de 20 structures sanitaires en raison des ressources humaines,
financières et logistiques disponibles.
· Disponibilité des prescripteurs : difficulté
à mobiliser tous les prescripteurs pour participer aux trois rotations
de formation.
· Qualité des données : insuffisance,
incomplétude ou irrégularité dans l'enregistrement des
données issues des ordonnances, registres et dossiers
médicaux.
· Ressources financières limitées : les moyens
disponibles pourraient restreindre la fréquence des supervisions et
l'extension du projet à d'autres structures.
· Durée du projet : la période de douze mois
pourrait être insuffisante pour apprécier la
pérennité des changements de pratiques après la fin des
interventions.
4.12. Cadre logique du projet
|
Logique d'intervention
|
Indicateurs objectivement vérifiables
|
Sources de vérification
|
Hypothèses
|
|
OBJECTIF GÉNÉRAL :
Améliorer la qualité et la rationalité de la prescription
médicamenteuse dans les formations sanitaires de la Zone de Santé
de Katwa, afin de promouvoir une utilisation appropriée, sûre et
efficiente des médicaments.
|
Évolution globale des indicateurs de prescription entre
l'évaluation initiale et finale
|
Ordonnances, rapports d'évaluation, rapports de
supervision
|
Disponibilité des médicaments essentiels et
maintien de l'engagement des acteurs
|
|
Objectif spécifique1.
Réduire la moyenne du nombre de médicaments
prescrits par ordonnance à moins de 3 dans les formations sanitaires
ciblées.
|
% de FOSA ayant amélioré en nombre des
médicaments prescripts
|
Rapport d'évaluation,
|
Adhésion des prescripteurs aux recommandations
|
|
Résultat 1.1 : Les prescripteurs adoptent
une prescription adaptée aux besoins du patient
|
Nombre moyen des médicaments prescrits par malade
|
Dossier des malades, rapport
|
Tenue correcte des dossiers et registres
|
|
Activités : évaluation initiale ;
formation ; mentorat ; supervision ; rétro-information
|
--
|
Rapports d'activités
|
Participation régulière des prescripteurs
|
|
Objectif spécifique2.
Réduire à moins de 30 % la proportion de
consultations comportant au moins un antibiotique.
|
% des FOSAs ayant amélioré la prescription
d'antibiotiques
|
Rapport d'évaluation,
|
Disponibilité des directives thérapeutiques
|
|
Résultat 2.1 : L'utilisation rationnelle
des antibiotiques est améliorée
|
% d'ordonnances contenant un antibiotique ;
|
Dossiers médicaux, rapports
|
Les prescripteurs respectent les directives
|
|
Activités : formation sur le bon usage
des antibiotiques ; mentorat ; supervision ; rétro-information
|
--
|
Rapports de formation et supervision
|
Disponibilité du facilitateur et du budget
|
|
Objectif spécifique3.
Réduire à moins de 10 % la proportion de
consultations comportant au moins un médicament injectable.
|
% des FOSAs ayant amélioré la prescription
d'injectables
|
Rapport d'évaluation,
|
Disponibilité des alternatives orales
appropriées
|
|
Résultat 3.1 : Le recours aux injectables
est rationalisé
|
% de prescriptions avec injectable
|
Ordonnances, dossiers médicaux
|
Acceptation des alternatives thérapeutiques
|
|
Activités : formation ; sensibilisation ;
supervision ; rétro-information
|
--
|
Rapports d'activités
|
Participation des prescripteurs
|
|
Objectif spécifique4.
Accroître à plus de 90 % la proportion de
médicaments prescrits en dénomination commune internationale
(DCI).
|
% des FOSAs ayant amélioré la prescription en
DCI
|
Rapport d'évaluation,
|
Disponibilité des médicaments en DCI, Personnel de
santé qualifié
|
|
Résultat 4.1 : La prescription en DCI est
améliorée
|
% de médicaments prescrits en DCI
|
Ordonnances, rapports de supervision
|
Adhésion des prescripteurs
|
|
Activités : formation ; mise à
disposition des outils de référence ; supervision
|
--
|
Rapports de formation et supervision
|
Disponibilité des outils
|
|
Objectif spécifique5.
Renforcer les compétences des prescripteurs sur les
directives thérapeutiques
|
Proportion des prescription conformes aux protocoles
thérapeutiques
|
Rapport d'évaluation,
|
Disponibilité et participation des prescripteurs
|
|
Résultat 5.1 : Les compétences des
prescripteurs en prescription rationnelle sont renforcées
|
Nombre et % de prestaires formés en prescriptions
rationnelles
|
Tests, rapports de formation
|
Participation effective aux trois rotations
|
|
Activités : conception des supports ;
formation en 3 rotations ; mentorat ; supervision ; évaluation des
connaissances
|
--
|
Supports, listes de présence, rapports
|
Disponibilité des formateurs et des ressources
|
4.13. Les étapes de mise
en oeuvre des activités
|
N°
|
Étapes
|
Principales activités
|
|
1
|
Coordination et préparation
|
Présentation du projet au BCZ/ECZS, planification,
identification des prescripteurs et des mentors
|
|
2
|
Évaluation initiale (Baseline)
|
Collecte et analyse des données de prescription dans
les 20 FOSA, établissement des valeurs de référence
|
|
3
|
Préparation des interventions
|
Élaboration des supports de formation, outils de
supervision et de suivi
|
|
4
|
Formation des prescripteurs
|
Formation de tous les prescripteurs en 3
rotations sur la prescription rationnelle et les directives
thérapeutiques
|
|
5
|
Mentorat et supervision
|
Accompagnement des prescripteurs, supervision des FOSA,
analyse des ordonnances et rétro-information
|
|
6
|
Suivi des indicateurs
|
Collecte périodique des données, analyse des
indicateurs, comparaison avec les valeurs de référence et
ajustement des interventions
|
|
7
|
Évaluation à mi-parcours
|
Mesure des progrès, identification des
difficultés et réajustement du plan d'action
|
|
8
|
Évaluation finale
|
Mesure finale des indicateurs et comparaison avec la situation
initiale
|
|
9
|
Restitution et pérennisation
|
Présentation des résultats, recommandations et
définition des mesures de maintien des acquis
|
4.14. Définition des concepts du
projet
Projet Ensemble organisé
d'activités planifiées et coordonnées, mises en oeuvre
pendant une période déterminée et avec des ressources
définies, en vue d'atteindre des résultats et des objectifs
précis.
Amélioration de la
qualité Processus continu visant à identifier les
insuffisances, mettre en oeuvre des actions correctives et mesurer les
changements obtenus.
Pratiques de prescription Ensemble des
comportements, méthodes et décisions adoptés par les
prescripteurs lors de la sélection, de la formulation et de
l'utilisation des médicaments pour la prise en charge des patients.
Prescription médicamenteuse Acte
professionnel par lequel un prescripteur détermine les
médicaments à administrer à un patient, en
précisant notamment leur nom, leur dosage, leur forme, leur voie et leur
durée d'administration.
Zonede Santé
Entité opérationnelle du système de
santé de la République Démocratique du Congo
chargée d'organiser et de fournir des services de santé à
la population de son ressort, et constituant le cadre géographique de
mise en oeuvre du présent projet.
4.15. Calendrier prévisionnel du
projet
|
Activités
|
Oct. 26
|
Nov. 26
|
Déc. 26
|
Jan. 27
|
Fév. 27
|
Mars 27
|
Avr. 27
|
Mai 27
|
Juin 27
|
Juil. 27
|
Août 27
|
Sept. 27
|
|
Coordination avec le BCZ/ECZS
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Évaluation initiale (Baseline)
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Conception des outils
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Formation - Rotation 1
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Formation - Rotation 2
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Formation - Rotation 3
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Mise en place du mentorat
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Supervision des 20 FOSA
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Suivi des indicateurs
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Évaluation à mi-parcours
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Réajustement si nécessaire
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Évaluation finale
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Analyse et restitution des résultats
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
CONCLUSION
GÉNÉRALE
Le présent projet tutoré a permis de
réaliser une évaluation des pratiques de prescription
médicamenteuse dans les formations sanitaires de la Zone de Santé
de Katwa, conformément à la méthodologie et aux
recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) relatives
à l'évaluation de l'usage rationnel des médicaments.
L'analyse de 2 000 prescriptions issues de 20 formations
sanitaires a mis en évidence des écarts importants par rapport
aux normes de l'OMS, notamment la polypharmacie, les prescriptions
injustifiées d'antibiotiques et injectables, et non prescription en DCI.
Le projet d'amélioration de la qualité des
pratiques de prescription médicamenteuse dans la Zone de Santé de
Katwa ici présenté revêt une importance majeure, dans la
mesure où il vise à réduire les effets négatifs
liés à la prescription irrationnelle des
médicaments. Les approches et les enseignements tirés de sa
mise en oeuvre pourront également servir de modèle et être
adaptés à d'autres zones de santé confrontées
à des problèmes similaires, contribuant ainsi à
l'amélioration globale de la qualité des soins.
Au regard des résultats obtenus, nous formulons les
recommandations suivantes :
Aux prescripteurs
· Prescrire les médicaments conformément
aux protocoles thérapeutiques nationaux et aux recommandations en
vigueur ;
· Privilégier systématiquement la
prescription en dénomination commune internationale (DCI) ; et figurant
sur la liste nationale des médicaments essentiels selon l'échelon
de la FOSA sur la pyramide sanitaire
· Eviter les prescriptions injustifiées
d'antibiotiques et de médicaments injectables ;
· Participer régulièrement aux formations
continues sur l'usage rationnel des médicaments.
À l'Équipe Cadre de la Zone de
Santé de Katwa
· Renforcer la supervision formative des prestataires de
soins ;
· Organiser périodiquement des audits de
prescription et des séances de rétro-information ;
· Assurer la disponibilité et l'utilisation
effective des protocoles thérapeutiques dans toutes les formations
sanitaires ;
· Intégrer le suivi des indicateurs de
prescription dans les activités courantes de monitorage des structures
sanitaires.
· Accorder de l'importance à la qualité des
soins, aussi bien dans les structures publiques que privées
· Accompagner le projet conçu pour
l'amélioration de la qualité des prescriptions dans la zone de
santé
Au Ministère de la Santé Publique,
Hygiène et Prévoyance Sociale
· Renforcer les politiques nationales de promotion de
l'usage rationnel des médicaments ;
· Développer des mécanismes de surveillance
régulière des pratiques de prescription ;
· Renforcer la formation académique et continue
des professionnels de santé sur la pharmacothérapie rationnelle
;
· Concevoir des politiques et des systèmes de
suivi des structures privées, ou non obligatoires de la zone de
santé (postes de santé, cliniques,)
· Assurer la motivation financière(salaire) des
agents de santé
Aux partenaires de santé
· Appuyer le projet visant à rationaliser les
pratiques des prescriptions médicamenteuses en zone de santé de
Katwa
À la communauté scientifique
· Réaliser des études à plus grande
échelle afin de mieux documenter les pratiques de prescription en
République Démocratique du Congo ;
· Explorer les déterminants des prescriptions
irrationnelles et leur influence sur les indicateurs de prescription ;
· Évaluer la conformité des prescriptions
aux protocoles thérapeutiques nationaux ;
· Développer des recherches sur les indicateurs de
soins aux patients et les indicateurs des services de santé afin
d'obtenir une vision plus globale de l'usage rationnel des
médicaments.
En définitive, ce projet constitue une contribution
à la connaissance des pratiques de prescription médicamenteuse
dans la Zone de Santé de Katwa. Il fournit des éléments
susceptibles d'alerter les acteurs concernés et d'éclairer la
prise de décision des prestataires de soins, du ministère de la
Santé et de la communauté scientifique. Pris en compte, cette
étude pourra contribuer à renforcer la rationalité de la
prescription, à améliorer la qualité et l'accès aux
soins, à promouvoir un usage approprié des
médicaments ; et, à court comme à long terme,
contribuer, à la protection de la santé de la population,
à la baisse de la résistance aux antimicrobiens et à la
réduction de la morbi-mortalité.
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prescription et de la dispensation des médicaments au Mali. PAMJ -
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éléments principaux.
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Organisation Mondiale de la santé. (2019).
Communiqué de presse : L'OMS appelle à intervenir
rapidement pour réduire les préjudices causés aux patients
dans le cadre des soins de santé.
https://www.who.int/fr/news/item/13-09-2019-who-calls-for-urgent-action-to-reduce-patient-harm-in-healthcare
Organisation Mondiale de la santé. (2025).
Communiqué de presse :Selon un rapport de l'OMS et de la Banque
mondiale, la plupart des pays progressent vers la mise en place de la
couverture sanitaire universelle, mais il reste encore d'importants
défis à relever.
https://www.who.int/fr/news/item/06-12-2025-most-countries-make-progress-towards-universal-health-coverage-but-major-challenges-remain-who-world-bank-report-finds
Organisation Mondiale de la santé. (s.d).
Politiques en matière de médicaments essentiels et de
produits pharmaceutiques.
https://www.emro.who.int/fr/essential-medicines/strategy-rational-use/
Organisation mondiale de la Santé. (2023).
L'OMS met en garde contre une résistance
généralisée aux antibiotiques courants dans le monde.
https://www.who.int/fr/news/item/13-10-2025-who-warns-of-widespread-resistance-to-common-antibiotics-worldwide
Organisation Panaméricaine de la Santé. (2025).
L'OMS alerte sur une résistance généralisée aux
antibiotiques courants dans le monde.
https://www.paho.org/fr/nouvelles/13-10-2025-loms-alerte-sur-une-resistance-generalisee-aux-antibiotiques-courants-dans-le
République Démocratique du Congo. (2009).
Evaluation de la situation pharmaceutique des pays de la Communauté
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l'utilisation des médicaments dans les services de santé.
https://iris.who.int/handle/10665/59309
TABLE DES MATIERES
Table de contenu
DEDICACE
Erreur ! Signet non
défini.
REMERCIEMENTS
ii
SYMBOLES, SIGLES ET ABREVIATIONS
iii
RESUME DU TRAVAIL ET MOTS CLES
iv
ABSTRACT AND KEYWORDS
vi
AVANT-PROPOS
viii
LISTE DES TABLEAUX
ix
0. INTRODUCTION GENERALE
1
0.1. CONTEXTE DE L'ETUDE ET
JUSTIFICATION
1
0.2. PROBLEMATIQUE
2
0.3. MISE EN CONTEXTE DU SUJET
2
0.4. SYNTHESES DES ETUDES ANTERIEURES
3
0.5. PERSPECTIVES DES BENEFICIAIRES ET DES
ACTEURS DU PROJET
4
0.6. QUESTIONS DE RECHERCHE
4
0.7. HYPOTHESES DE LA RECHERCHE
4
0.8. OBJECTIFS DU TRAVAIL
5
0.9. LOCALISATION, DUREE ET ECHEANCE DU
PROJET
5
0.10. NATURE DU PROJET
5
0.11. FAISABILITE DU PROJET
5
0.12. TECHNIQUES ET METHODES DE LA
RECHERCHE
6
0.13. CHOIX DU SUJET
6
0.14. INTERETS DU SUJET
6
Intérêt personnel
6
Intérêt scientifique
6
Intérêt sanitaire et social
7
0.15. DELIMITATION DU TRAVAIL
7
0.16. BENEFICIAIRES DU TRAVAIL
7
0.17. LES ETAPES DE MISE EN OEUVRE DES
ACTIVITES
8
0.18. CHRONOGRAMME DES ACTIVITES
9
0.19. CADRE LOGIQUE DE L'ETUDE
10
0.20. DELIMITATION DU TRAVAIL
13
0.21. SUBDIVISION DU TRAVAIL
13
Chapitre premier : CADRE THEORIQUE SUR LE
SUJET
14
1.1. DEFINITION DES CONCEPTS
14
1.2. HISTORIQUE DE L'EVALUATION DE
L'UTILISATION DES MEDICAMENTS
15
1.3. INDICATEURS D'UTILISATION DES
MEDICAMENTS
19
Résultats d'études
antérieures sur l'utilisation des médicaments
26
Chapitre deuxième : METHODOLOGIE DE
TRAVAIL
28
2.1. TYPE D'ETUDE ET APPROCHE DE L'ETUDE
28
2.2. TECHNIQUES, METHODES ET OUTILS DE
L'ETUDE
28
2.3. VARIABLES DE L'ETUDE
28
2.4. DEFINITION OPERATIONNELLE DES
VARIABLES
29
2.5. CRITERES DE SELECTION
29
2.6. POPULATION CIBLE
30
2.7. TAILLE DE L'ECHANTILLON
30
2.8. MARETIELS
31
2.9. CONSIDERATIONS ETHIQUES
31
2.10. DIFFICULTE RENCONTREES, CONTRAINTES ET
LIMITES
31
Chapitre troisième : ANALYSE DES RESULTATS
ET DISCUSSION
32
3.1. RESULTATS DES ENQUETES SUR TERRAIN D'ETUDE
32
3.2. ANALYSE DES RESULTATS
38
3.3. DISCUSSION DES RESULTATS
42
3.4. PERSPECTIVES POUR DE FUTURES ETUDES
44
Chapitre quatrième : RECALITULATIF DU
PROJET
45
4.1. Titre du projet
45
4.2. Contexte et justification
45
4.3. Objectif du projet
45
4.4. Localisation, durée et
échéance du projet
45
4.5. Acteurs du projet
45
4.6. Bénéficiaires du
projet
46
4.7. Nature du projet
46
4.8. Faisabilité du projet
46
4.9. Activités du projet
47
4.10. Source de financement
47
4.11. Budget prévisionnel
47
4.12. . Limites ou contraintes
48
4.13. Cadre logique du projet
49
4.14. Les étapes de mise en oeuvre
des activités
51
4.15. Définition des concepts du
projet
51
4.16. Calendrier prévisionnel du
projet
52
CONCLUSION GÉNÉRALE
54
BIBLIOGRAPHIE
56
ANNEXES
62
Annexe 1 : Déclaration de
l'étudiant
62
Annexe 2 : Certification du tuteur
62
Annexe 3 : arbre à
problèmeAnnexe 4 : arbre à solution
63
Annexe 5 : QUESTIONNAIRE D'ENQUETE
65
ANNEXES
Annexe 1 :
Déclaration de l'étudiant
Je soussigné, KASEREKA POSOMBILI SALOMON certifie que le
présent projet tutoré intitulé :"Évaluation des
pratiques de prescription médicamenteuse dans les formations sanitaires
de la Zone de Santé de Katwa",est le fruit de mon travail personnel
réalisé sous l'encadrement de mon tuteur académique.
Fait à Butembo, le 15/06/2026
Salomon KASEREKA POSOMBILI
Annexe 2 : Certification
du tuteur
Je soussigné, PATRICK MAHAMBA, certifie avoir
assuré l'encadrement scientifique du présent projet tutoré
intitulé : "Évaluation des pratiques de prescription
médicamenteuse dans les formations sanitaires de la Zone de Santé
de Katwa".
Fait à Butembo le 15/06/2026
Patrick KASEREKA MAHAMBA
Pratiques de prescription
médicamenteuse irrationnelle dans les formations sanitaires de la Zone
de Santé de Katwa.
Gaspillage des ressources
Absence ou faible utilisation des protocoles
thérapeutiques
Faiblesse des mécanismes de suivi des
prescriptions
Résistance aux antimicrobiens
Pressions financières et
commerciales
Augmentation des coûts des soins
Insuffisance d'encadrement des structures
privées et non intégrées
Supervision insuffisante ou non
focalisée
Baisse de la qualité des soins.
Insuffisance de formation des prescripteurs
Effets indésirables
médicamenteux
Faible motivation salariale des agents
Morbidité et mortalité
accrues
Faible accès aux soins de
santé
Inefficacité du système de
santé
Annexe 3 : arbre à problèmeAnnexe
4 : arbre à solution
Amélioration de la rationalité des prescriptions
médicamenteuses dans la Zone de Santé de Katwa.
Maximisation des ressources
Disponibilité et bonne utilisation des protocoles
thérapeutiques
Audits réguliers des prescriptions
Réduction de la résistance aux antimicrobiens
Limitation des ventes publicitaires des médicaments
Coûts des soins accessibles à tous
Politiques d'encadrement des structures privées et non
intégrées
Renforcement de la supervision focalisée
Amélioration de la qualité des soins.
Formation continue des prestataires
Diminution des effets indésirables
Bonne motivation salariale des agents
Reduction de la morbidité et mortalité
Meilleur accès aux soins de santé
Efficacité du système de santé
|
Annexe 5 : QUESTIONNAIRE D'ENQUETE
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Bonjour, je m'appelle Salomon POSOMBILI, Je
mène actuellement une étude sur les pratiques de prescription
médicamenteuse dans la zone de santé de Kayna, dans le cadre de
mon projet tutoré de fin de cycle à l'université Saint
Joseph. Cette étude vise à évaluer l'usage des
médicaments afin de contribuer à l'amélioration de la
qualité des soins. Les informations que vous fournirez resteront
strictement confidentielles, anonymes, et seront utilisées uniquement
à des fins scientifiques. Votre participation est volontaire, et vous
êtes libre de répondre ou non à certaines questions. Je
vous remercie sincèrement pour votre collaboration.
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Etes-vous d'accord qu'on commence ?
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Oui
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Non
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Nom de l'aire de santé
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type de la FOSA (Niveau)
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CS
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CSR
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CLINIQUE OU CH
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HOPITAL
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PS
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Nom de la Formation sanitaire
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Statut de FOSA
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Privée
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Conventionnée
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Publique
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La FOSA est-elle intégrée ?
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Oui
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Non
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Nombre total du personnel de la FOSA
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Nombre total personnel payé par l'Etat
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Nombre total des médecins dans la FOSA
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Nombre total d'infirmiers A1 qui prescrivent des
médicaments
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Nombre total d'infirmiers A2 qui prescrivent des
médicaments
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|
Nombre total d'AFR qui prescrivent des médicaments
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|
Nombre total d'autres prestataires qui prescrivent des
médicaments
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|
|
Si autre prescripteur, préciser leurs fonctions et
qualification
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|
Plus grande ancienneté parmi les prescripteurs, en
année
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|
Plus petite ancienneté parmi les prescripteurs, en
année
|
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|
Nombre de prescripteurs ayant déjà
été formés sur la prescription rationnelle
|
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|
Durée la plus ancienne depuis la dernière
formation
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|
Durée la plus récente depuis la dernière
formation en année
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|
Avez-vous déjà bénéficié d'une
supervision centrée sur la prescription rationnelle dans cette structure
?
|
Oui
|
|
|
Non
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|
|
|
|
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|
Si oui, à quand remonte la dernière supervision, en
année (ex : 2 ans)
|
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|
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|
|
Les directives cliniques et thérapeutiques nationales sont
disponibles en consultation, et en version à jour
|
Oui
|
|
|
Non
|
|
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|
|
|
|
|
|
|
|
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|
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|
|
|
La liste nationale des médicaments essentiels existe et
version à jour
|
Oui
|
|
|
Non
|
|
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|
|
|
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|
Il existe des activités de promotion et publicité
des médicaments dans la FOSA
|
Oui
|
|
|
Non
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Quelle est votre principale source d'approvisionnement en
médicaments (voir provenances sur fiches de stock)
|
BCZ
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CDR
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Marché
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|
Médicaments essentiels disponibles
|
|
Paracétamol comp. 500 mg
|
Oui
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Non
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SRO sachet
|
Oui
|
|
|
Non
|
|
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Zinc comp. 20 mg
|
Oui
|
|
|
Non
|
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|
|
Amoxicilline comp. ou gélule 250mg
|
Oui
|
|
|
Non
|
|
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|
|
ACT (artésunate amodiaquine ou artémether
luméfantrine
|
Oui
|
|
|
Non
|
|
|
|
|
Fer folate comp.
|
Oui
|
|
|
Non
|
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|
Mebendazole comp. 100 mg
|
Oui
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|
|
Non
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|
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|
|
La sulfadoxine-pyriméthamine (SP)
|
Oui
|
|
|
Non
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|
Rétinol 200 000UI
|
Oui
|
|
|
Non
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|
|
|
|
Ampicilline flacon inj. 1g
|
Oui
|
|
|
Non
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|
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|
Acide benzoïque-acide salicylique
|
Oui
|
|
|
Non
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|
TCN ophtalmique
|
Oui
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|
Non
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|
Existe-t-il un registre de consultation ou dossier des malades
pour la période de Avril 2025 à Mars 2026 ?
|
Oui
|
|
|
Non
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|
ANALYSE DE LA PRESCRIPTION (ORDONNANCE)
|
Num série des ordonnances
|
Nombre Med. Prescrits ()
|
Nombre Med. Générique prescrits ()
|
Prescription avec antibiotique (oui/non)
|
Prescription avec produit injectable (oui/non)
|
Nombre méd. Prescrit figurant sur LME ()
|
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1
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|
|
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|
|
2
|
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|
|
|
|
|
3
|
|
|
|
|
|
|
4
|
|
|
|
|
|
|
5
|
|
|
|
|
|
|
6
|
|
|
|
|
|
|
7
|
|
|
|
|
|
|
8
|
|
|
|
|
|
|
9
|
|
|
|
|
|
|
10
|
|
|
|
|
|
|
11
|
|
|
|
|
|
|
12
|
|
|
|
|
|
|
13
|
|
|
|
|
|
|
14
|
|
|
|
|
|
|
15
|
|
|
|
|
|
|
16
|
|
|
|
|
|
|
17
|
|
|
|
|
|
|
18
|
|
|
|
|
|
|
19
|
|
|
|
|
|
|
20
|
|
|
|
|
|
|
21
|
|
|
|
|
|
|
22
|
|
|
|
|
|
|
23
|
|
|
|
|
|
|
24
|
|
|
|
|
|
|
25
|
|
|
|
|
|
|
26
|
|
|
|
|
|
|
27
|
|
|
|
|
|
|
28
|
|
|
|
|
|
|
...
|
|
|
|
|
|
|
100
|
|
|
|
|
|
|
TOTAL
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|
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|
|
MOYENNE
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|
|
|
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POURCENTAGE
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