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La presse écrite régionale au Burkina: Etat des lieux des journaux bobolais

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par Moussa SANON
Université de Ouagadougou / Burkina Faso - Maîtrise en Sciences et Techniques de l'Information et de la Communication 2005
  

Disponible en mode multipage

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MINISTERE DES ENSEIGNEMENTS BURKINA FASO

SECONDAIRE, SUPERIEUR ET UNITE - PROGRES - JUSTICE

DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

---------------

UNIVERSITE DE OUAGADOUGOU

---------------

UNITE DE FORMATION ET DE RECHERCHE

EN LETTRES, ARTS ET COMMUNICATION

--------------

DEPARTEMENT COMMUNICATION

ET JOURNALISME

--------------

ANNEE ACADEMIQUE 2004-2005

MEMOIRE DE MAITRISE

EN SCIENCES ET TECHNIQUES DE L'INFORMATION

ET DE LA COMMUNICATION

Option : Journalisme

LA PRESSE ECRITE REGIONALE AU BURKINA FASO :

ETAT DES LIEUX DES JOURNAUX BOBOLAIS


Présenté par : Sous la direction du :

Moussa SANON Dr. Salif KOALA

Pr. Serge T. BALIMA

- A ma mère

- A mon père

- A mes frères et soeurs

- A toute ma famille

- A tous ceux et toutes celles qui n'ont pas eu la

chance comme moi de faire des études supérieures.

Qu'ils considèrent ce travail comme étant aussi le leur.

Remerciements

----------------

Je remercie du fond du coeur

- Le Dr. Salif KOALA, grâce à qui ce mémoire existe ;

- Le Pr. Serge Théophile BALIMA, Directeur du Centre d'expertise et de recherche africain sur les médias et la communication (CERAM) ;

- Le Dr. Firmin GOUBA, Chef du département Communication et Journalisme ;

- Tout le corps professoral du département Communication et Journalisme ;

- Les moniteurs et monitrices de la bibliothèque du département Communication et Journalisme ;

- Mes camarades et promotionnaires du département Communication et Journalisme, plus particulièrement ceux de l'option journalisme ;

- Monsieur Daniel FRA à l'Agence inter-gouvernementale de la francophonie (AIF) pour ses conseils et ses encouragements ;

- Mes parents Awa Sogoda SANON / SANON et Adama Kalifa SANON pour leur affection ;

- Mes frères et soeurs : Fatoumata, Solo, Orokia, Awa, ...

- Ma cousine Catherine SOU / SANON et mon beau-frère Emile SOU qui ont beaucoup fait pour moi ;

- Mes amis et collaborateurs que sont : Jérôme KABORE, Kegnan KIENOU, Gustave SOME, ... pour leur soutien ;

- Monsieur Jacques BAMA, Directeur de publication de L'Express du Faso ;

- Monsieur Mountamou KANI, Rédacteur en chef de L'Express du Faso ;

- Tout le personnel de L'Express du Faso ;

- Tous les Directeurs de publication, responsables de rédaction, journalistes et hommes de médias à Bobo-Dioulasso ;

- La population de la ville de Bobo-dioulasso ;

- ...

Mes remerciements vont également à tous ceux que je n'ai pas nommément cités, mais qui m'ont soutenu d'une manière ou d'une autre. Qu'ils retrouvent ici la profonde gratitude que je leur voue

SOMMAIRE

INTRODUCTION GENERALE

I- Problématique

II- Cadre conceptuel

III- Approche méthodologique

Première partie : NOMENCLATURE ET ENVIRONNEMENT

DE LA PRESSE ECRITE BOBOLAISE

Chapitre1 : ENVIRONNEMENT HUMAIN ET SOCIO-ECONOMIQUE

DE BOBO-DIOULASSO

I- Etat de la population

II- La production

Chapitre2 : PRESENTATION GENERALE DE LA PRESSE ECRITE

BOBOLAISE

I- Historique de la presse écrite bobolaise

II- Etat actuel des publications

III- Contraintes et atouts de la presse écrite bobolaise

Deuxième partie : CONTENU ET LECTORAT DE LA

PRESSE ECRITE BOBOLAISE

Chapitre1 : LE CONTENU DE LA PRESSE ECRITE BOBOLAISE

I- Méthode de mesure

II- Place de l'information régionale, nationale et internationale

dans la presse écrite bobolaise

Chapitre2 : LECTORAT DE LA PRESSE ECRITE BOBOLAISE

I- Connaissances générales sur la lecture des journaux bobolais

II- Attentes et besoins du lectorat

CONCLUSION GENERALE

Sigles et abréviations

AFP : Agence France Presse

BIB : Banque internationale du Burkina

BRAKINA : Brasserie du Burkina

CADIS : Centre africain de diffusion islamique et scientifique

CAN : Coupe d'Afrique des nations

CAS : Centre Abel Sanou

CBTM : Comptoir burkinabè des tôles et des métaux

CCFHM : Centre culturel français Henri Matisse

CCIA : Chambre de commerce d'industrie et d'artisanat

CEB : Coordination des étudiants de Bobo-Dioulasso

CELTEL : Cellulary telephone

CESAO : Centre d'études économiques et sociales de l'Afrique de l'Ouest

CHUSS : Centre hospitalier universitaire Souro Sanou

CHUYO : Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo

CITEC : Compagnie de l'industrie textile cotonnière

CNSS : Caisse nationale de sécurité sociale

COVEMI : Compagnie villageoise d'exploitation minière

CRPAR : Centre régional de perfectionnement des artisans ruraux

DREBA / HB : Direction régionale de l'enseignement de base et de l'alphabétisation des Hauts-bassins

DREP : Direction régionale de l'économie et du plan

DRMESSRS / HB : Direction régionale du ministère des enseignements secondaire, supérieur et de la recherche scientifique des Hauts-bassins

ECOLOC : Economie locale

ENIF : Etablissement Nikiéma et frères

FM : Fréquence modulée

INSD : Institut national de la statistique et de la démographie

JJ : Journal du jeudi

JO : Journal officiel

LOC : Lycée Ouézzin Coulibaly

MABUCIG : Manufacture burkinabè de la cigarette

MAG : Manufacture des arts graphiques

MAHRH : Ministère de l'agriculture, de l'hydraulique et des ressources halieutiques

ND : Non déterminé

ONATEL : Office national des télécommunications

ONG : Organisation non gouvernementale

PAO : Production assistée par ordinateur

PDHV : Parti démocratique de Haute-Volta

RAD : Radio alliance et développement

RED : Radio évangile et développement

RGPH : Recensement général de la population et de l'habitat

SAP : Société africaine de pneumatique

SAPHYTO : Société agricole des produits phytosanitaires

SECN : Système élargi de comptabilité nationale

SIFA : Société industrielle du Faso

SNC : Semaine nationale de la culture

SNC-SEC : Système national de comptabilité - Système élargi de comptabilité

SOFAPIL : Société des piles du Faso

SOFIB : Société des fibres du Burkina

SOFITEX : Société burkinabè des fibres textiles

SONABEL : Société nationale burkinabè d'électricité

SONABHY : Société nationale burkinabè d'hydrocarbure

SONACEB : Société nationale du carton et de l'emballage du Burkina

SONACOR : Société nationale de commercialisation du riz

SONAPOST : Société nationale des postes

TELECEL : Telephone celllulary

TELMOB : Téléphonie mobile

UPB : Université polytechnique de Bobo-Dioulasso

INTRODUCTION GENERALE

« Dès leur apparition, les médias en Afrique ont constitué des enjeux politiques forts. L'histoire de la presse écrite et radiodiffusée s'inscrit dans l'histoire générale du continent dont elle porte le témoignage éloquent »1(*). Au Burkina Faso, l'histoire des médias s'inscrit également dans le registre de l'histoire de la Nation.

Globalement, quel que soit le type de régime politique, le Burkina aura connu un nombre réduit de médias et ce, de la période coloniale à 1991. L'éclosion des moyens de communication, à partir de cette date, n'est pas dissociable de l'avènement de la démocratie. « Cette dernière a fortement conditionné le développement des médias privés écrits et audiovisuels, en même temps qu'elle offrait plus de liberté à la presse publique »2(*). Ainsi, est-il possible de qualifier le processus démocratique de phase révolutionnaire, en ce sens qu'il a permis une libéralisation des médias et consacré une liberté de ton à ces derniers.

Par ailleurs, le développement des médias reste inégal sur l'étendue du territoire burkinabè. « L'énorme majorité des titres de presse paraissant au Burkina Faso sont édités à Ouagadougou. Une étude récente montrait que sur 300 titres déclarés depuis 1989 dans le pays, 7 seulement ont été déclarés au parquet de Bobo-Dioulasso »3(*). C'est donc essentiellement dans la capitale que les journaux sont diffusés.

La presse burkinabè dont la tâche principale est d'informer sur tout, renseigne fort peu sur elle-même. De nombreuses zones d'ombre entourent cette presse. Pareil constat conduit à se poser la question de savoir quel est l'état réel de sa situation.

Dans le souci d'apporter une connaissance du monde des médias burkinabè, Ouagadougou peut se prévaloir déjà de l'avantage d'en avoir constitué la partie la plus florissante et relativement la mieux connue.

Si l'on associe l'avènement d'une ère nouvelle des médias, au processus démocratique et à celui de la décentralisation, il est alors de bon ton de ramener la question de l'état des lieux de la presse au Burkina aux localités du pays autres que la capitale.

En choisissant de mener une étude sur la presse écrite paraissant à Bobo-Dioulasso, nous cherchions avant tout à faire un état des lieux.

Notre étude comportera deux grandes parties :

- La première partie concernera la nomenclature et l'environnement de la presse bobolaise. Ce sera l'occasion de montrer l'environnement humain et socio-économique de la ville de Bobo-Dioulasso. Cette même partie comportera une étude socio-économique des différents journaux. Ce sera l'occasion de voir comment ces journaux sont organisés et comment ils fonctionnent.

- La seconde partie sera une étude technique. Nous analyserons le contenu rédactionnel des journaux bobolais et nous passerons en revue leur lectorat actuel et potentiel.

Les parties sont précédées de la problématique générale, du cadre conceptuel et de l'approche méthodologique. 

I- PROBLEMATIQUE

L'avènement de l'Etat de droit au Burkina Faso en 1991 a favorisé l'instauration dans le pays, de la liberté d'expression en général et de celle de la presse en particulier.

Liberté d'expression et de presse trouvée, l'univers des médias en général et celui de la presse écrite en particulier, a connu une floraison des titres.

A la fin de l'année 2003, le Conseil Supérieur de l'Information (CSI) a établi un répertoire des médias burkinabè. On y dénombre 118 publications de presse écrite et 65 stations de radiodiffusion. Les enquêteurs du CSI ont pris en compte pour la presse écrite toutes les publications parues depuis 19904(*) et même avant cette date. Ce faisant, ils ont considéré des publications qui depuis ont cessé de paraître.

A part L'Express du Faso à Bobo-Dioulasso, tous les quotidiens se localisent dans la capitale.

Ce constat suscite sans doute des interrogations sur la viabilité des journaux dans les villes du Burkina autres que Ouagadougou. Autrement dit, le poids économique des autres villes leur permet-il de supporter une entreprise de presse ?

Dans notre approche, il s'agit de faire un état des lieux de la presse écrite paraissant à Bobo-Dioulasso, capitale économique et deuxième ville du Burkina.
La presse écrite comprend toutes les formes de l'imprimé : journaux, affiches... Mais notre étude portera essentiellement sur les journaux en raison de l'intérêt qu'ils présentent aujourd'hui.

Un journal à Bobo-Dioulasso, comme tout autre journal « est à la fois une entreprise économique et une institution sociale dont la santé dépend de plusieurs paramètres que sont la loi du marché, les attentes des lecteurs, la qualité des services offerts, les consommateurs primaires et secondaires, de l'environnement politico-judiciaire, de la stabilité de la société civile et du seuil de bonne gouvernance »5(*).

L'environnement socio-économique apparaît donc essentiel pour faire l'état des lieux de la presse.

Pour réaliser cette étude, nous avons choisi la ville de Bobo-Dioulasso à cause de son statut socio-économique d'une part et de l'autre de la vocation régionale de ses journaux.

L'information de proximité constitue la caractéristique majeure de cette forme de presse (la presse régionale). « Que le journal soit un produit diffusé sur plusieurs régions, un seul département ou une ville ne revêt aucune importance par rapport à sa spécificité. Les nouvelles relatives à l'actualité locale - qu'il faut comprendre comme étant l'actualité la plus proche de l'environnement du lecteur (son village, son quartier, sa ville) - sont les informations privilégiées produites par les journaux régionaux (...). L'accent est mis sur le «monde familier», celui qui s'étend au-delà de la «coquille personnelle» du lecteur et qui est doté d'une forte charge émotionnelle »6(*). Cela ne veut pas dire que la presse régionale ne s'intéresse pas aux évènements lointains. Ceux-ci ne peuvent avoir leurs places que s'ils compensent la charge émotionnelle d'un événement proche par un autre facteur, le degré d'originalité7(*).

La presse régionale obéit donc à un traitement particulier de l'information. « Mais à cette priorité - qui s'applique au champ d'observation du monde le plus restreint qui soit - s'en greffent d'autres, comme satisfaire des annonceurs locaux (entreprises et particuliers) en mettant à leur disposition un espace publicitaire régulier et suffisant pour une démarche circonscrite dans un secteur géographique également délimité »8(*).

La régionalisation n'est pas une vocation répandue dans la presse écrite burkinabè. La plupart des journaux se veulent nationaux.

En revanche la presse française à laquelle ces journaux cherchent à s'identifier n'épouse véritablement guère la vocation nationale9(*). Beaucoup de titres, en France, recouvrent d'anciennes provinces par leur zone de diffusion : Le Provençal (Provence), La Montagne (Auvergne), Sud-Ouest (Guyenne, Gascogne, Saintonge), Ouest France (Bretagne), Le courrier de l'Ouest (Ajou, Alsace), etc. Même pour les journaux de la capitale, le local est loin d'être négligé. L'adéquation entre journaux et régions apparaît même au niveau des titres des journaux français. Il en découle que les journaux régionaux, y compris les journaux de Paris, « présentent l'originalité de contribuer à la continuité culturelle des populations de ses zones de diffusions privilégiées »10(*).

En revenant au cas du Burkina Faso, la presse régionale n'entend pas affirmer sa vocation à travers un contexte historique ou de la décentralisation de l'Etat. Cette presse a tracé elle-même virtuellement ses limites territoriales pour en privilégier l'information.

La presse écrite régionale paraissant à Bobo-Dioulasso couvre par son contenu le «Grand-Ouest » du Burkina. La liberté d'expression de cette presse, tout comme celle du pays en général, est apparente, «  même si restreinte dans sa portée par les contraintes du milieu (analphabétisme, faible niveau de vie, mauvaise circulation des journaux) »11(*).

II - CADRE CONCEPTUEL

Considérée à tort ou à raison comme le quatrième pouvoir, la presse connaît aujourd'hui un regain d'intérêt de la part des gouvernants et des gouvernés, à la faveur des processus de démocratisation engagé çà et là en Afrique. Dans beaucoup de pays, des lois relatives à la presse ont vu le jour.

Ainsi, au Burkina Faso, sous la quatrième République, la liberté de la presse a été régie :

- D'abord par l'ordonnance N°92-bis/PRES du 28 avril 1992,

- Ensuite par la loi N°56/93 ADP du 30 décembre 1993.

Traditionnellement, la presse désignait la machine à écrire et toutes les formes de l'imprimé (livres, périodiques, affiches). Le dictionnaire « Le petit Larousse » (1998) la définit comme l' « ensemble des journaux, activités, monde du journalisme ». Mais aujourd'hui, on assiste à une extension de la notion de presse qui englobe désormais les diverses techniques de diffusion (écrit, radio, télévision...) ; si bien qu'il faut ajouter l'adjectif « écrite » pour mieux distinguer les journaux des autres.

Pour notre part, nous définirons la presse écrite, comme toute publication, (généralement quotidienne), qui donne des informations politiques, artistiques, scientifiques, etc. Nous incluons également dans cette définition, les publications réalisées par les entreprises, les associations et destinées à leurs collaborateurs.

Transposée à la région, la presse écrite désigne alors une publication qui fait du local sa source privilégiée d'informations et son champ de diffusion.

De ce qui précède, nous pouvons donner deux approches de la presse écrite régionales :

D'une part, cette presse s'attache à « couvrir » rédactionnellement une région donnée, ses campagnes et ses centres urbains y compris. Dans ce cas, elle livre l'actualité susceptible d'intéresser le lectorat ; celle qui se déroule au plus près de lui. Ce choix l'oblige à présenter un contenu rédactionnel adéquat. Il est alors exclu de publier toute information qui ne réponde pas aux exigences de la loi de proximité ; d'où l'intérêt de bien connaître son lectorat et de savoir répondre à ses attentes et besoins.

D'autre part, cette presse est diffusée en particulier au public d'une région donnée. « L'intérêt est immédiat : les populations des grandes villes étant majoritairement constituées de ruraux devenus citadins, ils gardent de forts liens affectifs avec leur région et village d'origine. Qu'un journal leur donne régulièrement des nouvelles du «pays» et les lecteurs lui deviennent rapidement fidèles »12(*).

Cependant précisons que la première approche prime sur la seconde. Autrement dit, la presse écrite régionale, c'est la presse qui fait de l'information de proximité sa caractéristique majeure.

Dans le domaine de la presse, on évoque assez souvent le terme de publication.

En effet, ce terme, dans son acception originelle, issue du latin publicaré qui signifie rendre public et retenu par le législateur français de 1881 devait servir à désigner toute entreprise contribuant à offrir toutes sortes de prestations (informations, documents, oeuvres d'art, services), à une audience dispersée, anonyme et qui, du même coup s'avère à la foi diversifiée et versatile : « publication de voisinage », quand il s'agit d'une aire géographique limitée à une ville où à l'un de ses quartiers ; « publication de masse », lorsque celle-ci a pour vocation d'atteindre un public géographiquement dispersé et « indistinct » au sens sociologique du terme. Le terme publication s'emploie enfin de façon élargie pour tout ce qui est relatif aux journaux et aux structures qui les produisent.

La notion d'entreprise de presse sera utilisée dans notre travail pour désigner toute structure à but lucratif ou non, à caractère social, culturel, syndical ou religieux, et qui regroupe une ou plusieurs personnes physiques et / ou morales visant à créer le produit journal. Une entreprise peut donc être une organisation, une institution, une association...

Une entreprise qui, par des moyens techniques spécifiques, diffuse simultanément ou presque un même produit d'information ou de divertissement à une communauté éparse peut aussi être appelé « Média ».

Précisons que ce substantif « Média » était utilisé autrefois par les spécialistes de l'information et de la communication sous sa forme latine qu'est « medium » au singulier et « média » au pluriel. Le mot est aujourd'hui entré dans notre vocabulaire et s'écrit avec un accent aigu et un « s » au pluriel. Par la suite le terme a connu un élargissement de sens avec le développement technologique et englobe aujourd'hui la plupart des moyens d'expression ou de transmission de l'information. On peut donc le définir comme étant l'ensemble de tout support de diffusion de l'information (geste, voix, lettre, livre, presse, téléphone, radio, disque, cinéma, télévision...) servant d'intermédiaire pour transmettre un message à l'intention d'un individu ou d'une communauté. Aujourd'hui, certains chercheurs parlent de « petits médias » pour caractériser l'enrichissement de l'univers médiatique par des médias comme la télécopie, le fax, la téléconférence, le visiophone... Sur le même registre, d'autres chercheurs parlent de « nouveaux médias » et de « média de médias » pour ce qui concerne l'Internet. Dans nos pays, on parle de plus en plus de médias d'Etat par abus de langage en lieu et place de médias de service public. On rencontre également des termes comme « médias gouvernementaux », etc.

Présentement des spécialistes s'accordent pour distinguer cinq grands médias que sont : la télé, la radio, le cinéma, le journal et la publicité.

Ainsi et pour les besoins de la cause, nous utiliserons de manière indistincte les termes « journaux », « presse », « presse écrite », « titres », « publication », « organe de presse », «  organe de presse écrite », « entreprise », « média », « rédaction », pour désigner la même réalité.

III - APPROCHE METHODOLOGIQUE

L'étude que nous sommes amenés à réaliser consiste à faire un état des lieux de la presse écrite à Bobo-Dioulasso. Notre préoccupation essentielle est de découvrir ces médias en commençant par affirmer leur existence et en réunissant des informations relatives à leur organisation, leur fonctionnement et leur contenu.

Les informations relatives à l'organisation et au fonctionnement des différents titres visent à présenter leurs ressources humaines, matérielles et techniques, financements, gestion et distribution, public ou marché, etc.

Quant aux informations relatives à leurs contenus, son objectif est de jeter un regard sur les genres d'information que l'on y trouve souvent.

Faire l'état des lieux de la presse écrite à Bobo-Dioulasso nécessite donc d'une part, une connaissance socio-économique de la région et des différents titres, et d'autre part, une connaissance du lectorat et du contenu des journaux.

Compte tenu du contexte burkinabè, notamment du manque de systématisation dans le recueil de certaines données, cette étude constitue en soi un apport pour les milieux de la recherche.

A - Méthode de collecte des données

Pas de thèse ou de mémoire, « sans une méthode, sans une démarche organisée »13(*) dit Michel BEAUD.

Ainsi pour parvenir à notre but, nous avons envisagé « une période d'intenses activités (y compris physiques), de déplacement sur le terrain, de recherches, de rencontres de personnes-ressources et des informateurs, de fréquentation des bibliothèques et des archives, d'élaboration de grilles d'analyses, etc. »14(*).

Le travail sur le terrain nous a amené à séjourner durant cinq mois à Bobo-Dioulasso. Cela a été l'occasion pour nous de toucher ou de «retoucher du doigt» certaines réalités, de parcourir les différentes rédactions, de découvrir les ressources humaines, matérielles et techniques, la gestion et la distribution, le public et le marché... de ces journaux.

La démarche concrète de notre méthode de collecte des données a comporté plusieurs grands points :

- La recherche documentaire ;

- Les observations et les entretiens ;

- L'enquête quantitative par questionnaire.

1- La recherche documentaire

L'exploitation bibliographique a été présente, du début à la fin, au cours de nos recherches car jouant « à la fois le rôle de moteur et de garde-fou »15(*). La lecture des différents ouvrages généraux et spécialisés, des revues et productions diverses... a concerné le vaste domaine de la communication, de l'écriture journalistique et autres questions relatives au journalisme.

2- Observations et entretiens

C'est le mixage observation-entretien que nous avons adopté sur le terrain. Cela en raison de l'intérêt que ces deux techniques ont à faire progresser de concert, une recherche16(*).

Un usage exclusif de l'observation nous aurait fait courir le risque de commettre des contresens. « Certaines données, en effet, ne peuvent être récoltées par la seule observation (...). Ces dernières ne peuvent être véritablement décrites et analysées que par le biais de questions précises posées aux acteurs concernés. D'autre part, les entretiens offrent la possibilité de confronter ce que l'on a observé (...) avec ce que les gens en disent »17(*).

La taille réduite des faits à observer et des entretiens à réaliser offre la possibilité d'engager le contact direct et constitue également une autre raison de ce choix.

Le mixage observation-entretien a permis de recueillir de nombreuses informations sur la presse écrite à Bobo-Dioulasso.

Nous avons privilégié la méthode d'observation directe. Ce type d'observation a été choisi parce qu'il est fondé sur le visuel, dépassant ainsi le cadre de ce qui se dit ou de ce qui est écrit.

Quant aux entretiens, plusieurs techniques s'offraient à nous. Nous avons décidé de travailler avec les types non directifs et semi-directifs. Le choix de ces deux techniques s'explique par le fait qu'elles laissent une liberté d'expression et une autonomie totale à l'enquêté ou à faciliter son expression en l'orientant vers des thèmes prioritaires. Nos entretiens ont été en partie réalisés avec les directeurs de publication ou les rédacteurs en chef des différents organes de presse écrite.

3- L'enquête quantitative par questionnaire

Elle a eu pour but de dresser l'état des tendances et des opinions de la population cible. En effet, si la presse écrite paraissant à Bobo-Dioulasso doit tenir compte d'un ensemble de données sur les attentes et les besoins des lecteurs en fonction de leur position socio-professionnelle, un certain nombre de questions se posent évidemment à elle : qui lit ? quoi ? Comment ? Pourquoi ?... En d'autres termes, il faut étudier le lectorat pour élaborer un contenu adéquat.

L'adoption de la collecte de données par questionnaire dans notre recherche s'explique par l'étendue de la population du cadre d'étude. En effet, il est impossible de pouvoir s'entretenir avec l'ensemble de la population de Bobo-Dioulasso. La standardisation du questionnaire est une autre raison de ce choix. Elle permet de poser les mêmes questions à tous les individus de l'échantillon. Les fiches d'enquête ont été administrées par nous-mêmes (de la période allant du 1er octobre au 30 novembre 2004).

B- Echantillonnage

Un sondage exhaustif de toute la population bobolaise étant difficilement réalisable, nous avons procédé à la constitution d'un échantillon pour administrer le questionnaire.

Nous avons choisi de travailler sur la base d'un échantillon non probabiliste, notamment la méthode d'échantillon par quota. Ce type d'échantillon repose sur le principe de la reproduction la plus fidèle de la population. Les critères choisis pour établir cet échantillon ont été le secteur d'activité et le niveau d'alphabétisation en français, auxquels on a ajouté l'âge et le sexe.


· Le secteur d'activité

Les emplois bobolais en 1997 étaient estimés à 102 61618(*). Ils se répartissaient de la façon suivante : 40 821 dans le secteur informel non agricole (39,8 %), 16 038 dans le secteur agricole19(*) (15,6 %), 4 687 dans le secteur public (4,6 %), 11 966 dans le secteur privé (11,7 %) et 29 104 emplois non classés de l'économie populaire (28,4 %).

Les emplois non classés de l'économie populaire étant difficilement saisissables, nous n'avons considéré que quatre secteurs d'activités à savoir : le secteur informel non agricole, le secteur agricole, le secteur public et le secteur privé.


· Le niveau d'alphabétisation

Selon les estimations de l'Institut national de la statistique et de la démographique (INSD) de 2003, les employés du public (82 %) et ceux du privé (64,1 %) sont les groupes socio-professionnels les plus alphabétisés. Les agriculteurs indépendants sont les moins alphabétisés (12,5 %) ainsi que les travailleurs du secteur informel (37,7 %).

Sachant que le taux d'alphabétisation en français représente 93 % du taux global d'alphabétisation à Bobo-Dioulasso, on aboutit par calcul à 26 883 personnes employées et alphabétisées en français dont :

- 14 312 dans le secteur informel non agricole ;

- 1 864 dans le secteur agricole ;

- 3 574 dans le secteur public ;

- 7 133 dans le secteur privé.

En pourcentage, cela nous donne :

- Secteur informel : 53,23 ;

- Secteur agricole : 6,93 ;

- Secteur public : 13,29 ;

- Secteur privé : 26,53.

Le nombre de personnes employées et alphabétisées en français est encore un peu trop élevé (26 883) par rapport à nos moyens pour constituer l'échantillon final. Il a fallu donc procéder à une autre réduction. Nous avons pris le centième de la population de personnes employées et alphabétisées en français, c'est-à-dire 269 personnes.

La répartition de notre échantillon en fonction du niveau d'instruction s'établit comme suit :

- Niveau primaire : 71 personnes ;

- Niveau secondaire :173 personnes ;

- Niveau supérieur : 25 personnes.


· Le sexe

Dans la ville de Bobo-Dioulasso, les hommes représentent 51 % de la population et les femmes 49 %. Dans notre échantillon, nous avons tenu compte de ces proportions. Ce qui nous donne 137 hommes et 132 femmes dans l'échantillon.


· Classe d'âge

L'âge est un élément important dans notre enquête, car il permettra par la suite de faire des analyses.

Sur les 269 personnes concernées par notre enquête, 140 personnes ayant entre 18 et 29 ans, 113 ayant entre 30 et 49 ans et 16 ayant 50 ans ou plus ont pu répondre à nos questions.

Tableau 1 : Echantillon de la population retenue pour l'enquête

Nombre de personnes

Secteurs d'activités

Hommes

Femmes

Total

Public

18

18

36

Privé

36

35

71

Agricole

10

9

19

Informel

73

70

143

Total

137

132

269

Source : Tableau établi par l'auteur

C- Méthode de traitement des données

269 questionnaires ont été administrés au cours de notre enquête. Tous ont été récupérés. Ensuite, nous sommes passés au tri à plat et à la codification des modalités de réponse. Des codes ont été appliqués à l'ensemble des questions, qu'elles soient fermées, semi-fermées ou ouvertes.

1re partie

NOMENCLATURE ET ENVIRONNEMENT DE LA PRESSE ECRITE BOBOLAISE

Chapitre1 : ENVIRONNEMENT HUMAIN ET SOCIO-

ECONOMIQUE DE BOBO-DIOULASSO

La ville de Bobo-Dioulasso est située à l'Ouest du Burkina Faso, à 365 km de Ouagadougou la capitale, dans la province du Houet.

Elle s'est développée à partir du village de Sya entre les rivières Houet et Sanyon au XI è siècle20(*). Elle s'étend aujourd'hui sur une superficie de plus de 13 678 hectares et compte 25 secteurs regroupés en trois arrondissements (Dô, Dafra et Konsa).

Le climat de Bobo est sud-soudanais. Les températures varient entre 10 et 37° C. Bobo-Dioulasso est une ville relativement bien arrosée (1 100 à 1 200 mm d'eau enregistrés par an) avec deux saisons : une saison des pluies (Juin à Septembre) et une saison sèche (Octobre à Mai).

La ville de Bobo-Dioulasso, « par ces diverses fonctions économiques, sociales, administratives, par la présence de ses équipements et des réseaux dont elle constitue un noeud, (...) développe des effets d'entraînement et de structuration sur un espace très étendu qui va au-delà des premières limites et circonscriptions officiellement tracées »21(*).

I- ETAT DE LA POPULATION

Dans cette partie, nous considérerons la démographie de la ville de Bobo-Dioulasso et l'état de ses secteurs sociaux.

1- Population et démographie

La population de la ville de Bobo-Dioulasso a été évaluée à 309 771 habitants au Recensement général de la population et de l'habitat (RGPH) effectué en décembre 1996. Cette population se repartit par sexe à 157 021 hommes (51 %) et 152 750 femmes (49 %), soit une population d'homme légèrement plus élevée.

La population de la ville de Bobo a une forte influence sur l'ensemble de la population provinciale dont elle représente 46 %.

Bobo-Dioulasso rassemble dans son seul périmètre urbain, 16,7 % de toute la population du «Grand-Ouest»22(*) chiffrée à 1 851 000 habitants au dernier recensement de l'INSD effectué en 1996. Une personne sur six vivant dans cette région habite donc la ville de Bobo-Dioulasso. C'est dire l'importance de la capitale régionale.

Tableau 2 : La population communale de Bobo-Dioulasso

Arrondissement

Effectif de la population en 1996

Dafra (10 secteurs)

120 495

Dô (7 secteurs)

114 275

Konsa (8 secteurs)

75 001

Total (Bobo-Dioulasso)

309 771

Source : INSD, RGPH, 1996

La répartition des ménages selon la taille donne en moyenne six (06) habitants par ménage dans la province. La taille des ménages reste plus faible dans la ville de Bobo-Dioulasso que dans les départements.

Tableau 3 : Répartition des ménages dans la province du Houet

Département

et commune

Population

en 1996

Nombre de ménages

Taille moyenne

des ménages

Bobo (ville)

309 771

54 461

5,7

Bobo (département)

48 817

8 889

5,5

Total (Houet)

672 114

111 867

6,0

Source : INSD, RGPH, 1996

La population de Bobo-Dioulasso est une population assez jeune. La population de 0 à 14 ans constitue 45 % des habitants, celle de 15 à 64 ans représenterait de son côté 57 % du total.

Tableau 4 : Répartition de la population communale par sexe et par âge

Localité

Ens (H+F)

H

F

Groupe d'âges (ans)

0

1-4

5-6

7-12

13-14

15-19

20-64

65 et +

ND

Bobo/Dô

114275

58254

56021

3303

12278

6545

19593

5988

14059

49384

2573

552

Bobo/Konsa

75001

37808

37193

1763

7581

4184

12953

4059

9676

33003

1416

366

Bobo/Dafra

120425

60959

59536

2804

11811

6478

20301

6773

16284

53004

2373

668

Total Bobo

309771

157021

152750

7870

31670

17207

52847

16820

40019

135391

6362

1586

Source : INSD, RGPH, 1996

La population de la ville de Bobo-Dioulasso se caractérise également par une diversité ethnique et religieuse.

Les principaux groupes ethniques sont : le groupe Mossi (48,8 %), le groupe Peulh (7,8 %), le groupe Gourmantché (7,0 %) et le groupe Bobo (6,8 %).

Quant aux religions, les principales sont : l'islam (80,4 %), le catholicisme (16,3 %), le protestantisme (1,43 %) et l'animisme (1,25 %).

La province du Houet, tout comme la région économique de l'Ouest, constituent des zones d'accueil en ce qui concerne les migrations dont les principaux fournisseurs sont les provinces du Yatenga, du Bulkiemdé, du Sanmatenga et du Passoré. Au niveau des migrations internationales, c'est-à-dire les échanges migratoires entre le Burkina et l'étranger, la province du Houet a enregistré 2 594 immigrés et 4 410 émigrés en 1996. Avec la crise intervenue récemment en Côte-d'Ivoire, ce sont des dizaines de milliers de ressortissants burkinabè qui sont retournés dans la province du Houet et principalement dans la commune de Bobo-Dioulasso.

2 - Etat des secteurs sociaux

a - La santé

Les infrastructures sanitaires de la province du Houet sont concentrées en grande partie à Bobo-Dioulasso. Elles se composeraient de 02 centres médicaux, 58 dispensaires, 28 maternités, 43 dépôts de médicaments essentiels en ce qui concerne les infrastructures sanitaires publiques. Les formations sanitaires privées à but lucratif ou non lucratif se composeraient de 07 cliniques, 22 cabinets, 04 dispensaires, 01 centre de santé maternelle et infantile, 01 centre médico-social, 01 infirmerie de garnison, 01 dispensaire de police, 04 dépôts pharmaceutiques, 21 officines pharmaceutiques, etc.23(*) 

La ville de Bobo abrite le Centre hospitalier universitaire Souro Sanou (CHUSS), le deuxième plus grand du pays après le Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo (CHUYO). Le centre hospitalier de Bobo compte plus d'un millier de lits. Ces services se subdivisent en hospitalisation, réanimation, chirurgie, médecine interne et cardiologie, spécialité, pédiatrie, gynécologie obstétricale, pneumonie, psychiatrie, urgence. Le personnel est composé de médecins, pharmaciens, biochimistes, manipulateurs radio, physiothérapeutes, kinésithérapeutes, attachés de santé, techniciens supérieurs de radio, techniciens supérieurs de laboratoire, techniciens supérieurs biomédicaux, préparateurs d'état en pharmacie, infirmiers diplômés d'état, sage-femmes, maïeuticiens d'état, infirmiers (généraux et anesthésistes), assistants de santé, infirmiers brevetés, accoucheuses auxiliaires, agents itinérants de santé, agents de salle.

b - l'éducation

Elle connaît une évolution significative dans la ville depuis un certain temps. Le taux de scolarisation s'améliore d'année en année. Ce taux est de 49 % au primaire et 35 % au secondaire24(*). Cette amélioration du taux de scolarisation s'explique par l'augmentation en infrastructures et en personnels éducatifs. En 2003-2004, on comptait 1319 enseignants en classe et 77 271 élèves au primaire et, près de 500 enseignants en classe et 34 235 élèves au secondaire25(*).

L'enseignement supérieur reste peu. La ville compte une université publique, l'Université polytechnique de Bobo-Dioulasso (UPB), et trois écoles supérieures privées26(*). L'effectif total d'étudiants est estimé à environ un millier.

La langue d'alphabétisation est à 93 % le français ; seulement 0,1 % de la population ayant été alphabétisée en dioula, langue nationale de cette partie du Burkina Faso.

Tableau 5 : Répartition de la population résidente de Bobo de 10 ans et plus,

selon le sexe et la langue d'alphabétisation.

Langue d'alphabétisation

SEXE

Masculin

Féminin

Total

Aucune

36 282

55 865

92 147

Français

52 291

35 886

88 177

Arabe

3 024

868

3 892

Anglais

97

91

188

Mooré

26

26

52

Dioula

60

60

120

Fulfuldé

-

-

-

Autre (nationale)

-

-

-

Autre (étrangère)

58

143

201

N D

663

902

1 565

Total

92 501

93 841

186 342

Source : INSD, 1996

La ville de Bobo concentre la majorité des personnes alphabétisées de la province du Houet. A titre de comparaison, la ville comptait en 1996, 88 177 personnes alphabétisées en français contre 129 406 pour toute la province et pour la même année. En terme de pourcentage, la ville abriterait plus de 68 % des alphabétisées en français de la province.

c- l'emploi

Selon le recensement général de la population de 1996, le nombre d'actifs de la ville de Bobo-Dioulasso s'établirait à 102 616 habitants. Ce qui équivaudrait à une moyenne de 1,9 actif par ménage. Les diverses approches sectorielles de l'étude sur l'économie locale de Bobo-Dioulasso ont permis de classer les emplois dans le tableau ci-après :

Tableau 6 : Répartition des emplois bobolais

Secteurs d'activités

Effectif

Pourcentage

Emplois informels non agricoles

40 821

39,8

Emplois agricoles

16 038

15,6

Emplois grandes entreprises

10 661

10,4

Emplois administrations

4 687

4,6

Emplois non classés de l'économie populaire

29 104

28,4

Ensemble

102 616

100

Source : Données Ecoloc-Bobo

Comme dans toutes les grandes villes des pays en développement, l'emploi informel (y compris agricole et les emplois non classés de l'économie populaire) représente plus de 70 % des emplois dans la ville de Bobo-Dioulasso.

Le taux de chômage dans la ville est de 12 %. Il demeure plus élevé chez les hommes que chez les femmes.

d - Arts, culture, sport et loisir

Bobo-Dioulasso est une ville de culture, de sport et de loisir. Elle est le siège de la Semaine nationale de la culture (SNC).

La SNC est une biennale, un évènement au cours duquel l'ensemble de la nation est censé présenter à la population un échantillon des meilleures représentations culturelles du moment. Elle est l'occasion de rencontres et d'expression d'artistes issus de toutes les sensibilités culturelles nationales. Ainsi, les sensibilités culturelles du pays s'expriment à travers la danse traditionnelle, le chant choral, la musique moderne (orchestre, vedette), le théâtre, les ballets, les arts plastiques, la littérature, etc.

On dénombre dans la province du Houet des équipements publics dont les mieux aménagés sont localisés dans la ville de Bobo-Dioulasso. Il s'agit d'un stade Omnisports (25 000 places), un stade municipal (15 000 places), quatre terrains de football gazonnés, quatre plateaux omnisports (hand-ball, volley-ball, basket-ball, football). Le secteur privé dispose aussi d'équipements tels que les piscines, les clubs de tennis, les clubs d'arts martiaux, etc.

Les centres de loisirs publics sont constitués de quatre salles de cinéma27(*), un théâtre de l'Amitié, trois bibliothèques d'arrondissement, des centres multimédias, etc.

A ces centres de loisirs publics s'ajoutent des centres de loisirs privés tels que le Centre culturel français Henri Matisse (CCFHM), des boîtes de nuits souvent intégrés à des bars, des cybercafés, etc.

II- LA PRODUCTION

La notion de production recouvre plusieurs définitions. La conception la plus large est celle retenue par les organismes internationaux (SNC-SEC) d'ailleurs repris par le SECN. Dans ce système, « La production désigne l'activité économique socialement organisée qui produit des biens et services s'échangeant habituellement sur un marché et / ou obtenus à partir de facteurs de production s'échangeant sur un marché »28(*).

1- Les secteurs de production

Les secteurs de production constituent un support essentiel de l'économie. Or, l'influence que l'économie exerce sur l'ensemble des autres secteurs et notamment celui de la presse n'est plus à démontrer.

A cet égard, nous allons nous intéresser aux secteurs de productions de Bobo et de sa région, en particulier ceux de l'agriculture et de l'élevage.

a - L'agriculture

La ville de Bobo-Dioulasso se trouve dans une province où les principales productions agricoles sont : les céréales composées de mil, de sorgho blanc, de sorgho rouge, de maïs, de riz et de fonio. Les autres productions vivrières sont constituées de niébé, d'igname, et de patate. Les productions de coton reste aussi très importante.

Le « bon » rendement de l'activité agricole est dû en partie à une pluviométrie relativement meilleure dans la région et aussi à la qualité des terres.

b- L'élevage

Comme l'agriculture, l'élevage constitue dans le Houet un secteur principal de production. Il est considéré presque partout dans la province comme une activité secondaire, exception faite des éleveurs Peulh qui en font leur activité principale.

L'élevage se développe autour de la ville de Bobo et prend de plus en plus d'ampleur. Il s'agit de l'élevage péri-urbain qui se veut particulier tant sa production spécialisée (lait, viande, oeuf) que dans ses acteurs (fonctionnaires, retraités, commerçants, etc.).

La province du Houet possède dans le domaine de l'élevage de nombreux atouts : pâturages naturels ; réseau hydrographique abondant ; présence de stations d'élevage pour les cultures fourragères ; disponibilité de résidus de récoltes ; présence d'unités agro-industrielles dont les sous-produits peuvent être intégrés à l'élevage (graines et tourteaux de coton, sons de riz et d'autres céréales) ; disponibilité du marché.

Après l'agriculture et l'élevage comme secteurs de production, nous pouvons citer les mines, l'industrie et l'artisanat.

c - Mines, industries et artisanat


· Les mines

Le sous-sol de la province du Houet renferme le calcaire à dolomite localisé à Tiara dans le département de Karangasso Sambla, le granite à Koro dans le département de Bobo-Dioulasso et de la bauxite dans le département de Fô.

La direction régionale de la géologie et des mines s'attèle à faire l'inventaire des ressources minières et vulgariser des substances utiles telles que le kaolin, le sable de verrerie et les matériaux de construction.


·
L'industrie

La ville de Bobo-Dioulasso est considérée comme la capitale économique du Burkina Faso. Le premier tissu industriel s'est constitué depuis 1951 avec l'implantation de la Compagnie de l'industrie textile cotonnière (CITEC).

Le développement industriel a été possible grâce aux produits de l'agriculture (céréales, coton, arachide), à l'existence d'infrastructures de transport (voies ferrées, fret aérien, voies routières).

Les unités industrielles s'articulent autour des secteurs d'activités suivants :

- L'agro-alimentaire constitué de SAVANA (concentrés de tomate, confitures, sirops), de BRAKINA (boissons alcoolisées et gazeuses, glace, eau minérale).

- L'agro-industrie constituée de la SOFITEX (fibres et graines de coton), de la SOFIB (huile, beurre de karité) et de la MABUCIG (cigarettes).

- La mécanique et la métallurgie comprenant : la SIFA (cycles et cyclomoteurs), la CBTM (articles ménagers) et Métal Burkina (tôles, fers de menuiserie, fers de construction).

- La chimie et ses dérivées au titre desquelles on note : la SAP (pneus et chambres à air), la SOFAPIL (piles) et la SAPHYTO (insecticides).

- Le bâtiment constitué de COVEMI (carreaux, granites).

- Le papier avec SONACEB (cartons et emballages).

La quasi-totalité des unités industrielles de la province du Houet sont localisées dans la commune de Bobo-Dioulasso. Une unité seulement se situe en dehors de la commune. Il s'agit de la Société nationale de commercialisation du riz (SONACOR) située à Matourkou, localité distante d'une dizaine de kilomètres de la ville de Bobo-Dioulasso.


· L'artisanat

On dénombre plus de 20 000 artisans dans la commune de Bobo-Dioulasso. Le secteur de l'artisanat est en pleine expansion dans la province. Il est composé de l'artisanat d'art (poterie, sculpture, teinture, etc.), de l'artisanat de production (menuiserie, forge, couture, etc.) et l'artisanat de service (maçonnerie, électricité, mécanique, fabrication de matériel à partir du matériel récupéré, etc.).
La plupart des artisans de la province du Houet et plus particulièrement ceux de la commune de Bobo-Dioulasso sont formés et encadrés par le Centre régional de perfectionnement des artisans ruraux (CRPAR) sis à Bobo-Dioulasso.

2- les secteurs de soutien à la production

Ils se composent de l'énergie, des transports et de la communication, du commerce, du tourisme et de l'hôtellerie.

a- L'énergie

La principale source d'énergie de la province du Houet demeure le bois de chauffe. La ville de Bobo-Dioulasso est une grande consommatrice de bois de chauffe avec une consommation de 60 % de la production provinciale. La direction chargée de l'environnement estime à environ 410 000 stères29(*) la consommation annuelle de bois de la ville de Bobo-Dioulasso.

Les autres sources d'énergies telles que les hydrocarbures et l'énergie électrique sont utilisées en ville.

La Société nationale burkinabè d'hydrocarbure (SONABHY) représentée dans l'Ouest par le dépôt de Bobo a pour objet l'importation, le stockage, le transport, le conditionnement, la vente et la distribution des hydrocarbures liquides et gazeux. La SONABHY avait en 1999 une capacité de stockage de 11 473 m3 d'hydrocarbure liquide et 100 tonnes de gaz. Aujourd'hui, la capacité de stockage est d'environ 30 000 m3 d'hydrocarbure liquide.

La Société nationale burkinabè d'électricité (SONABEL) détient le monopole de la distribution de l'électricité. Au niveau de la province du Houet, l'électricité est uniquement disponible à Bobo et sa banlieue (Darsalamy). La production (consommation) d'électricité est de plus de 75 000 000 de kilowatts.

b- Les transports et la communication


· Le transport routier

Le réseau de la voirie de la ville de Bobo-Dioulasso compte 1 005, 17 km de voies comprenant 102,56 km de voiries primaires et secondaires et 902,61 km de voiries tertiaires généralement non aménagées.

Le transport des personnes s'est développé avec une prolifération des points de débarquement au niveau de la ville.

Les flux journaliers des véhicules sur les 35 gares de Bobo ont été quantifiés à 658 mouvements dont 354 au départ et 304 à l'arrivée. Les liaisons entre Ouagadougou la capitale et Bobo-Dioulasso sont particulièrement importantes, environ 21 départs quotidiens de Bobo-Dioulasso vers Ouagadougou.

Le transport urbain est assuré par les taxis traditionnels (sans compteurs) au nombre d'un millier. Le nombre d'automobiles et de motocyclettes a beaucoup augmenté ces dernières années à Bobo-Dioulasso.


· Le transport ferroviaire

La province du Houet est traversée par 100 km de chemin de fer. La principale gare de train est située à Bobo-Dioulasso. Le transport ferroviaire connaît présentement un ralentissement dû à la crise qui secoue la république de Côte-d'Ivoire.


· Le transport aérien

La ville de Bobo-Dioulasso dispose d'un aéroport international, le deuxième du pays après celui de Ouagadougou. Cet aéroport a été mis aux normes gros porteurs depuis 1985 avec une piste de 3 300 m. Des travaux d'extension et d'aménagement ont été réalisés sur cet aéroport en 1998, à l'occasion de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) de football que le pays et la ville devait abriter. Le transport aérien de l'aéroport de Bobo est essentiellement assuré par la compagnie nationale, Air Burkina, avec les liaisons quotidiennes Bobo-Dioulasso - Ouagadougou.


· La télécommunication et la poste

Le secteur de la télécommunication connaît un essor important ces dernières années. Le développement du téléphone mobile ou téléphone cellulaire fait de plus en plus d'abonnés à Bobo-Dioulasso. Trois opérateurs se disputent son marché. Il s'agit de TELMOB, CELTEL et TELECEL.

Le nombre d'abonnés au téléphone fixe, dont l'unique opérateur est l'Office national des télécommunications (ONATEL), en 2 000, était de 7 797 abonnés.

Les activités de la poste sont assurées par la Société nationale des postes (SONAPOST). Outre ces activités traditionnelles (envoi / réception de lettres, de colis postaux, paquets postaux, gestion des caisses d'épargnes), la SONAPOST s'oriente de plus en plus vers les assurances (assurance vie) et les contrats d'épargne retraités. Il existe à Bobo-Dioulasso, la direction régionale de la SONAPOST et trois bureaux de postes.


· Les médias

Concernant les médias, la ville de Bobo-Dioulasso est desservie par des journaux nationaux (Sidwaya, Le Pays, L'Indépendant, Journal du jeudi, L'Observateur Paalga, ...), des journaux locaux ( L'Express du Faso, Libération, la Gazette de Sya, le Messager, ...) et des journaux étrangers (Jeune Afrique Economie, Jeune Afrique l'intelligent, Onze mondial,... ).

Les stations de radios émettant à partir de Bobo sont composées d'une radio publique (Radio Bobo) et de radios privées FM (Horizon FM, Média star, RAD, RED, etc.).

c - Le Commerce

Le commerce constitue la troisième activité privilégiée et bénéficie d'une longue tradition dans la province du Houet. Il doit cette vocation au savoir faire séculaire de la ville de Bobo-Dioulasso, située au carrefour d'axes routiers et ayant abritée pendant la période coloniale de grandes maisons de commerce.

Près de 180 établissements ont été répertoriés par la Chambre de commerce d'industrie et d'artisanat (CCIA) dans la ville de Bobo-Dioulasso, dont les deux tiers sont formés par des entreprises individuelles. Leurs activités portent généralement sur l'import, l'export et le commerce général. Les produits d'échange sont variés et portent sur les produits d'agriculture et d'élevage.

La commercialisation des produits agricoles est très importante dans la province. Les productions céréalières telles que le mil et le maïs sont surtout exportées à destination des pays voisins tels que le Mali et le Niger.

Les transactions du bétail sont importantes dans la ville de Bobo-Dioulasso. L'existence d'un des plus grands marchés de bétail et sa position géographique font d'elle la plate-forme économique du bétail et de la viande de la moitié Ouest du pays. C'est à partir de Bobo-Dioulasso que l'essentiel des exportations de bétail sont effectuées. Parmi les marchés de bétail de la province, on peut citer Niénéta (abattoir de Bobo) et Colma (à Bobo).

d- Tourisme et hôtellerie

Au titre des infrastructures hôtelières, on dénombre 22 grands hôtels dans la ville de Bobo-Dioulasso.

Il existe d'autres hôtels modestes et centres d'accueil non répertoriés ici tels que Sira Yiri, le Centre Abel Sanou (CAS), le Centre d'études économiques et sociales de l'Afrique de l'Ouest (CESAO), Centre d'hébergement de Matourkou et de certains services techniques de la place.

La ville de Bobo regorge d'importantes potentialités touristiques. Au nombre des sites à visiter, on peut citer la mosquée de Dioulassoba, le village de Dioulassoba, le mussée provincial du Houet, le village de Koro, le village de Borodougou, la guinguette, le lac Dafra, etc.

e - ONG et associations de développement

Il y a plusieurs Organisations non gouvernementales (ONG) et associations qui soutiennent le développement dans la province du Houet.

Les ONG interviennent dans tous les domaines : agriculture, élevage, artisanat, hydraulique, énergie, communication, commerce, éducation et formation, santé et action sociale, habitat et urbanisme, culture, sport et loisir, infrastructure, matériel et équipement, crédit, droit de l'homme, mesure et action constitutionnelle.

A Bobo-Dioulasso, 13 ONG ont leur siège. Les associations sont estimées à environ 2 000 dans la province du Houet. Leurs « objectifs visent la sécurité physique, sociale, morale, spirituelle et matérielle des membres de leurs familles »30(*).

Présentée comme telle, la ville de Bobo-Dioulasso et sa région bénéficient d'un environnement humain et socio-économique riche. Toute chose qui constitue un cadre logiquement favorable à l'installation et à la promotion d'organes de presse locaux.

Chapitre 2 : PRESENTATION GENERALE DE LA

PRESSE ECRITE BOBOLAISE

Ce chapitre consacré à la présentation générale des journaux bobolais est divisé en trois grands points :

- Le premier point fera une historique sur la presse écrite paraissant à Bobo-Dioulasso ;

- Le deuxième point s'articulera autour de l'état actuel des différentes publications ;

- Le troisième point évoquera les atouts et les contraintes de cette presse.

I- HISTORIQUE DE LA PRESSE ECRITE BOBOLAISE

L'histoire de la presse écrite bobolaise s'inscrit dans l'histoire générale du Burkina Faso.

De la période coloniale à 1944, deux titres seulement avaient été publiés en Haute-Volta. Parmi ces titres, aucun n'était bobolais31(*).

De 1945 à 1960, on assista dans le pays à une floraison de titres. On comptait en tout 11 nouveaux titres. Ces titres appartenaient à des organisations politiques ou syndicales, à des structures religieuses, au gouvernement et même au secteur privé. Les journaux bobolais à cette époque étaient :


· Le bulletin quotidien de Bobo-Dioulasso

Ce journal fut d'abord édité par la Chambre de commerce de Bobo-Dioulasso de 1947 à 1961, avant d'être récupéré par le gouvernement qui en a fait le prolongement du bulletin de Ouagadougou. Après 36 ans d'existence, ce bulletin est mort essoufflé avec la dynamisation des périodiques d'Etat intervenue avec la révolution.


· L'Avenir

Ce journal est né en 1955. Il fut l'organe hebdomadaire du Parti démocratique de Haute-Volta (PDHV) dont le leader était Nazi BONI32(*). Il cessa de paraître en 1956.


· L'Aube voltaïque

C'est un hebdomadaire «d'informations et d'actions sociales» paraissant à Bobo-Dioulasso. Ce journal a vu le jour en 1955. Il disparut peu de temps après. Son directeur de publication était M. D. THIAM.

A son accession à la souveraineté nationale en 1960, une loi33(*) permettait à l'Etat d'interdire toute publication susceptible de semer des troubles au sein de la population et de porter atteinte à l'honneur et à la considération des membres du gouvernement. Son application a donné lieu à la mise en place de structures de censure chargées de réguler la presse.

De 1960 jusqu'à 1990, outre Le bulletin quotidien, on assiste à la naissance d'une diversité de journaux à Bobo-Dioulasso. Ce sont :


· Masques du Wé

Ce journal est né en 1967. Il est le mensuel d'information scolaire et culturelle du collège de Tounouma de Bobo-Dioulasso34(*).


· L'Avenir

Il est l'ancêtre de l'ex-Avenir du Parti démocratique de Haute-Volta, et disparut en 1956. En 1972, le parti de Nazi BONI reprendra le titre pour son mensuel.


· Alléluia Africain

C'est le mensuel d'information religieuse du diocèse de Bobo-Dioulasso. Il a été créé en mai 1976 et existe encore de nos jours.

En 1991, une nouvelle Constitution reconnaît la liberté de publication au Burkina Faso. On assista dès lors à une véritable prolifération des titres : « C'est le printemps de la presse ». A Bobo-Dioulasso, plusieurs titres virent le jour. Ce sont :


· Détective

Hebdomadaire d'information générale créé en 1992 par Florent BONZI. Ce journal cessa de paraître deux ans après.


· Le Matin

Hebdomadaire d'information générale créé en 1994 par Florent BONZI. Journal régional couvrant l'Ouest du Burkina Faso ; principalement les provinces du Houet et de la Comoé. Il est la nouvelle dénomination de Détective qui est paru en 1992.

Le Matin a cessé de paraître en 2000.


· L'Express du Faso

Journal d'information générale créé en 1998 par Yacouba BARO N°2. Il est le premier quotidien édité à Bobo-Dioulasso.


· Libération

Hebdomadaire d'information générale créé en 1998 par Hamed ZERBO.


· Le Messager

Hebdomadaire d'information générale créé en 2000 par Seydou DIABO.


· La Gazette de Sya

Bimensuel d'information générale créé en février 2002 par Sékou KONE.


· Bobo Koura

Cet organe a commencé à paraître depuis janvier 2002. Il est le mensuel d'information de la mairie de Bobo-Dioulasso.


· Le Cotonnier

Trimestriel d'information institutionnelle de la SOFITEX. Organe créé en juillet 2003.


· Construire ensemble

Trimestriel d'information rurale du CESAO. Il a vu le jour en 1998.


· Entouka

Mensuel d'information culturelle du CCFHM ; journal créé en 1996.


· Al Maïdane

Mensuel d'information religieus du Centre fricain de iffusion slamique et cientifique (CADIS). Organe créé en 1999 à Ouagadougou et transféré en 2003 à Bobo-Dioulasso.


· Le Nassoi's

Bulletin hebdomadaire de la Coordination des Etudiants de Bobo-Dioulasso (CEB). Journal créé en 2004.


· Hourra

Mensuel d'i des élèves du Lycée Ouezzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso (LOC). Journal paraissant depuis 1994.


· La Machine du sport

d'information de la ville de Bobo-Dioulasso. Organe créé en 2002 par Ben Idriss KONE.

Faute de moyens techniques, humains ou encore financiers, nombre de ces titres ont disparu ou paraissent de façon irrégulière.

Parmi les titres disparus du paysage médiatique, on a : Le Matin (en 2000), La machine du sport (en 2003).

Le renouvellement perpétuel de titres, depuis la période coloniale jusqu'à nos jours, montre qu'il existe un mouvement continu de création et d'organisation des possibilités d'expression dans la ville de Bobo-Dioulasso à tous les niveaux (privé, scolaire, syndical, religieux...). Mais cette situation traduit également une certaine instabilité dans la vie des publications.

Le bouillonnement des idées à Bobo-Dioulasso s'est traduit par une série de titres divers et variés dont la liste exhaustive est peut-être difficile à établir. La difficulté de leur énumération réside surtout dans le fait que certaines de ces publications n'ont pas vécu longtemps.

II- ETAT ACTUEL DES PUBLICATIONS

Le marché burkinabè est un endroit où se côtoient des productions d'origines diverses.

La ville de Bobo-Dioulasso est approvisionnée en journaux locaux, nationaux et étrangers. On recense aujourd'hui une douzaine de publications ayant leurs sièges à Bobo-Dioulasso. Ce sont : L'Express du Faso, Libération, Le Messager, La Gazette de Sya, Bobo Koura, Le Cotonnier, Construire ensemble, Entouka, Al Maïdane, Alléluia Africain, Le Nassoi's, Hourra. Bien entendu cette énumération ne prétend pas à l'exhaustivité. Il s'agit là des plus connus.

A- Typologie des titres

Une étude typologique des titres revient à les énumérer en les classant en trois grandes catégories :

- La première catégorie regroupe les journaux d'information générale ;

- La deuxième catégorie concerne les journaux d'information institutionnelle ;

- La troisième catégorie englobe les journaux émanant d'associations religieuse, syndicale ou scolaire.

1- Les journaux d'information générale

Ils constituent une source d'information sur les événements d'actualité régionale, nationale ou internationale et destinée au public.


· L'Express du Faso

C'est le seul quotidien burkinabè édité à Bobo-Dioulasso dans une ville autre que Ouagadougou. C'est aussi le seul quotidien créé après 1991 et qui survit35(*). Le premier numéro de L'Express du Faso est paru le vendredi 23 octobre 1998. Ce numéro avait été tiré à environ 1500 exemplaires et vendu à 150 francs CFA36(*).

Le premier Directeur de publication de L'Express du Faso s'appelait Yacouba BARO N° 2, un opérateur économique de la ville. Mountamou KANI alors rédacteur en chef depuis la création du journal remplacera en 2000 Yacouba BARO N° 2 au poste de directeur de publication. Théophane Désiré SAWADOGO assurera la rédaction en chef. Le 19 février 2001, les postes de Directeur de publication et de la Rédaction en chef changent à nouveau de titulaires. Jacques BAMA, enseignant à la retraite, prend la tête du journal. Mountamou KANI redevient Rédacteur en chef.

La naissance et l'existence de L'Express du Faso sont dues à des relations personnelles d'un groupe d'individus nourris d'idées et de convictions communes. La création du journal répond à cet objectif37(*) qui est de participer par l'information au développement de la ville de Bobo-Dioulasso, capitale économique du Burkina Faso.

Le choix du titre L'Express du Faso n'a pas été fait au hasard. Cependant, le titre choisi ne reflète pas la vocation régionale du journal. Les promoteurs de L'Express du Faso se méfient-ils de cette connotation régionaliste. « Il faut bannir de l'esprit des gens le mot régionalisme. On avait pensé donner le titre de «L'Express de l'Ouest» ou «L'Express de Bobo» au journal. Après nous avons vu que tous ces deux titres mettaient trop en évidence le caractère régionalisme ou revendicateur. C'est pour ces raisons que nous avons retenu le titre de L'Express du Faso qui est plus nationaliste pour diriger nos idées. On pouvait maintenir «L'Express de l'Ouest» ou «L'Express de Bobo», mais c'est nous qui l'avons voulu ainsi », explique Mountamou KANI, Rédacteur en chef et membre fondateur du journal. Des journaux aux titres exprimant un caractère clairement régionaliste existe bel et bien dans le paysage médiatique burkinabè. « Si on nommait notre journal `'L'Express de l'Ouest'' ou `'L'Express de Bobo'', cela allait susciter beaucoup de commentaires. Ce qu'on peut interpréter pour ailleurs, ce ne serait pas peut-être de même pour Bobo »38(*), conclut monsieur KANI sur la question du titre de L'Express du Faso, le quotidien bobolais.

L'Express du Faso a commencé à 8 pages ; format 35 cm x 25 cm. A son premier anniversaire, il passe à 12 pages toujours avec le même format. Les 8 pages à l'époque s'expliquaient par le contexte de moyens insuffisants dont disposait le journal. A part la rédaction des articles, tous les travaux de fabrication du journal (saisie - montage - édition) étaient réalisés par l'imprimerie de la Savane39(*) à Bobo-Dioulasso. En juillet 1999, L'Express du Faso a eu des ordinateurs lui permettant de faire la saisie et le montage des textes. L'imprimerie de la Savane assurait seulement la tâche d'édition du journal. Un mois après l'acquisition des équipements informatiques, un désaccord rompt le contrat entre le journal et son imprimerie. Désormais, L'Express du Faso sera édité à l'imprimerie Plazza40(*). En avril 2001, l'imprimerie Nidap41(*) (toujours dans la même ville) est chargée d'éditer le journal. A cette imprimerie le format 32 cm x 22,5 cm est adopté.

De juillet 2001 jusqu'au mois d'octobre de la même année, L'Express du Faso avait cessé de paraître dans les kiosques à journaux. Cette interruption momentanée était due aux travaux d'installation d'une imprimerie. Depuis lors, le quotidien bobolais possède sa propre imprimerie.

La manchette de la Une de L'Express du Faso a changé pour une première fois en octobre 2000, puis pour une seconde fois en janvier 2004 avec un nouveau format (32,3 cm x 24,8 cm). « Ces différents changements ont pour but d'apporter une amélioration à la présentation physique du journal »42(*).


· Libération

Ce journal a été créé en août 1998. Il a été reconnu officiellement par

récépissé n° 630/PF.

Le premier numéro de Libération paru dans les kiosques, date du mercredi 19 août 1998. L'assassinat de Norbert Zongo43(*) contribuera à faire connaître ce journal dans le paysage médiatique bobolais où les lecteurs cherchaient à avoir des informations sur ce crime odieux.

Le Directeur de publication de Libération est Hamed ZERBO, un ancien collaborateur des journaux Le Matin (aujourd'hui disparu) et du Pays.

Libération a vocation « à couvrir l'actualité nationale et ne se cantonne pas à l'information régionale »44(*).

Libération a une périodicité hebdomadaire et paraît chaque mercredi.

Depuis sa création, le journal est tiré à Ouagadougou, « cela, compte tenu du coût de l'imprimerie »45(*), affirme son Directeur de publication. Quant au montage, il était également réalisé à Ouagadougou. C'est à partir de l'année 2000, avec l'acquisition d'un ordinateur que le journal a commencé à être monté à Bobo-Dioulasso.

La pagination du journal a connu des variations. Les tous premiers numéros (N° 000 et 001) étaient à 8 pages. Le N° 002 faisait 10 pages. C'est à partir de 1999 que le nombre de pages de Libération est passé à 12. Quant au format, il n'a jamais changé.

Libération dont le siège a toujours été à Bobo-Dioulasso n'avait pas de locaux à ses débuts. « On collaborait avec un journal de la place (Le Pays) »46(*) affirme son Directeur de publication. Ce n'est qu'en 2000 que le journal disposera de locaux, sis derrière la Banque internationale du Burkina (BIB).

Libération a connu un procès intenté par le maire de l'arrondissement de Dafra, Souleymane SANOU. En 2001, le maire de cet arrondissement de Bobo-Dioulasso a déposé une plainte contre Libération pour diffamation47(*). Le procès s'est déroulé en février 2002 après plusieurs reports de date. Le verdict du jugement a condamné Libération à payer 1 franc CFA symbolique pour dommages et intérêts au maire de Dafra.


· Le Messager

Le Messager est un hebdomadaire d'information générale paraissant tous les jeudis à Bobo-Dioulasso. Ce journal a débuté en 2000 sous le nom de Matin plus. C'est en fin 2000 qu'il adoptera le titre actuel.

« Le Messager a pour vocation de diffuser prioritairement des nouvelles régionales, celles qui concernent Bobo-Dioulasso »48(*), affirme son Directeur de publication, Seydou DIABO. Ce journal a une parution très irrégulière.


· La Gazette de Sya

La Gazette de Sya est une propriété de l'Agence Macuss fondée par Sékou KONE. Les activités de cette agence de communication sont principalement la fabrication de supports publicitaires et du produit journal La Gazette de Sya.

La Gazette de Sya a été créée en 2001. Elle a été reconnue officiellement par récépissé N° 1851/PF/2001. Son premier numéro (N° 000) date du 15 février 2002.

Le journal a pour vocation la diffusion de l'information de proximité à l'endroit des habitants de la ville de Bobo-Dioulasso49(*).

La Gazette de Sya est un bimensuel. Mais sa périodicité reste irrégulière compte tenu des problèmes financiers pour l'impression et de la difficulté à trouver des annonces publicitaires.

La Gazette de Sya utilise du papier blanc pour la couverture et du papier-journal pour les pages intérieures, « cela, pour permettre aux lecteurs de pouvoir conserver durablement le journal »50(*).

La Gazette de Sya n'a jamais changé de format. Elle est toujours composée sur 12 pages, avec une Une en rouge et noir et est vendue à 200 francs CFA. Ce prix également n'a jamais changé. C'est l'imprimerie de la Savane qui a toujours édité le journal. Le montage était réalisé dans les secrétariats publics de Bobo-Dioulasso.

L'agence Macuss a commencé à monter elle-même le journal à partir de novembre 2002.

2- Les journaux institutionnels

Ce sont des publications périodiques spécialisées émanant d'institutions et destinées au public.


· Bobo Koura

C'est l'organe d'information de la commune de Bobo-Dioulasso. Cet organe existe depuis 2002. Son contenu évoque la mobilisation, la sensibilisation des populations bobolaises autour des activités de la commune sur tous les plans (politique, social, économique, culturel, etc.).

Bobo Koura signifie en dioula « Bobo nouveau ». Ce « journal communal entend contribuer à l'avènement de ce Bobo nouveau, prospère »51(*).


· Le Cotonnier

Le Cotonnier, c'est le titre du trimestriel de la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX). Cette publication existe depuis juillet 2003. Sa présentation officielle a eu lieu le vendredi 17 octobre 2003 à Bobo-Dioulasso.

Le journal poursuit les objectifs suivants :

- Mieux rapprocher les travailleurs de la SOFITEX en faisant circuler l'information ;

- Aider à mieux faire connaître la SOFITEX ;

- Jouer le rôle de trait d'union entre la SOFITEX et ses partenaires d'une part et entre la SOFITEX et le public d'autre part.

« Le Cotonnier se fait (et se fera) l'écho des grandes rencontres sur le coton, des signatures de conventions, un dossier sur quelques directions à la SOFITEX à découvrir, et bien d'autres rubriques sur la vie de la Société »52(*).


· Construire ensemble

Construire ensemble est une publication du Centre d'études économiques et sociales de l'Afrique de l'Ouest (CESAO) de Bobo-Dioulasso.

Construire ensemble est un trimestriel créé dans les années 1980. Le journal ne prendra une assise réelle qu'en 1998. « Le nouveau Construire ensemble (...) héritier du précédent, se veut un outil d'accompagnement très à la pointe du combat des ruraux pour :

- La consolidation de la société civile ouest africaine ;

- L'amélioration de leur cadre de vie en référence aux valeurs de solidarité, justice et tolérance.

(...) Plus que jamais, le CESAO s'engage à maintenir la ligne éditoriale qu'il a définie pour Construire ensemble. Cette ligne (...) a toujours consisté à libérer la parole, former et à informer toutes les personnes qui s'intéressent au monde rural »53(*).


· Entouka

Entouka est le mensuel du Centre culturel français Henri Matisse de Bobo-Dioulasso. Ce journal existe depuis 1996. Il propose dans ses colonnes les programmes des spectacles qui ont lieu au CCFHM, présente des artistes, des productions cinématographiques, théâtrales, musicales, etc.


· La semaine au quotidien

Ce journal ne paraît que lors de la Semaine nationale de la culture (SNC) dont il donne les nouvelles. Il existe depuis plus d'une demi-dizaine d'années et permet avec les autres médias locaux et nationaux de relever l'image de la SNC.

3- La presse associative, syndicale ou religieuse

Tout comme la presse institutionnelle, les journaux associatifs, syndicaux ou religieux sont des publications périodiques spécialisées à caractère technique ou professionnel.


· Alléluia Africain

Alléluia est un mot hébreu qui signifie « louez Dieu ». C'est une exclamation d'allégresse qui semble bien s'accommoder à la traditionnelle joie des Africains.

Alléluia Africain est l'organe d'information du diocèse de Bobo-Dioulasso. Il présente une forme mieux élaborée. On peut lire déjà à la Une un article sur un sujet important ou du moins jugé comme tel par le diocèse. Il présente aussi des illustrations photographiques à la Une et en pages intérieures. C'est un bulletin de 8 à 12 pages qui existe depuis mai 1976.


· Al Maïdane

Al Maïdane est une expression arabe qui signifie « champ de réflexion ».

Cet organe d'information est une publication du Centre africain de diffusion islamique et scientifique (CADIS). Il existe depuis avril 1999. Il fut à l'origine un bimensuel, avant de devenir en décembre 2003 un mensuel.

Entre août 2000 et décembre 2003, le journal avait cessé de paraître pour des raisons de réforme et de transfert du siège de Ouagadougou à Bobo-Dioulasso. A sa reprise, le journal est passé de 4 à 8 pages et a dû demander un récépissé de reconnaissance qui lui a été accordé.

Al Maïdane diffuse des informations d'ordre religieux. Son Directeur de publication est Aboubacar DIANDA, président du CADIS.


· Le Nassoi's

Le Nassoi's est le bulletin d'information hebdomadaire de la Coordination des étudiants de Bobo-Dioulasso (CEB)54(*), un syndicat du campus de l'Université polytechnique de Bobo-Dioulasso (UPB). Le contenu du Nassoi's est axé sur les nouvelles de la CEB, du campus, de l'humour et des jeux.

Le Nassoi's signifie habitant de Nasso, localité où est situé le campus de l'UPB. C'est est un petit journal de quatre pages, format 21 cm x 14,8 cm au prix de 50 francs CFA. Le journal est sur le marché depuis janvier 2004.


· Hourra

Hourra est une interjection pour manifester joie ou enthousiasme. C'est l'organe d'information de la Cellule scientifique55(*) du Lycée Ouezzin Coulibaly (LOC).

Hourra est un mensuel. Il existe depuis 1994. Le journal participe à la promotion de la liberté d'expression au LOC en offrant un cadre de débats aux élèves, parents d'élèves, enseignants et administration56(*).

Les informations concernant la typologie des journaux bobolais sont résumées dans le tableau suivant (Tableau 7) : 

Tableau 7 : Typologie de la presse locale bobolaise

Titre

Responsable

Périodicité

Format

Catégorie

L'Express

du Faso

Jacques BAMA

Quotidien

32,3 x 24,8

Presse d'information générale

Libération

Hamed ZERBO

Hebdo

32 x 22,3

Presse d'information générale

Le Messager

Seydou DIABO

Hebdo

32 x 22,3

Presse d'information générale

La Gazette

de Sya

Sékou KONE

Bimensuel

34,7 x 25

Presse d'information générale

Le Cotonnier

Directeur général de la SOFITEX

Trimestriel

28,4 x 21

Presse spécialisée d'information institutionnelle

Bobo Koura

Maire de Bobo

Mensuel

32 x 22,3

Presse spécialisée d'info institutionnelle

Hourra

Cellule scientifique du LOC

Mensuel

A4

Presse spécialisée d'information scolaire

Al Maïdane

Directeur CADIS

Mensuel

32 x 22,3

Presse spécialisée d'information religieuse

Alléluia

Africain

Evêque de Bobo

Mensuel

A4

Presse spécialisée d'information religieuse

Entouka

CCF Henri Matisse

Mensuel

18,5 x 13,5

Presse spécialisée d'information culturelle

Construire ensemble

Directeur CESAO

Trimestriel

29,6 x 21

Presse spécialisée d'information rurale

Le Nassoi's

Président CEB

Hebdo

21 x 14,8

Presse spécialisée d'information syndicale

La semaine au quotidien

Secrétaire générale du ministère de la Culture

Parait lors de la SNC

32 x 22,3

Presse spécialisée d'information

cultuelle

Source : Tableau établi par l'auteur à partir des données

fournies par les journaux bobolais

B- Organisation et structuration

En matière de presse, la réussite d'un journal dépend en majeure partie de son organisation, principalement celle du personnel. « A l'heure actuelle, le nombre et la diversité de ceux qui travaillent au sein d'un média sont devenus si importants qu'il est nécessaire de préciser chaque fois, de quel groupe précis des acteurs de la communication de masse il s'agit »57(*).

L'importance que les journaux, de façon générale, accordent à leur organisation interne correspond à la spécificité de l'organigramme de chaque média. « Un journal, une chaîne de télévision, une maison d'édition, c'est un grand nombre de services en interaction les unes avec les autres. Il y a les «journalistes debout» et les «journalistes assis» ; il y a la machine à composer et la machine à imprimer, il y a le conseil de rédaction et le service publicitaire, etc. , tous des organismes insérés dans un réseau de liaisons multiples conformément à un organigramme «réel» qui est bien loin de coïncider avec l'organigramme théorique ou «hiérarchique» affiché dans les couloirs »58(*).

La presse écrite bobolaise est organisée selon quelques règles communes. Il y a cinq grands services :

1- La Rédaction

« L'ensemble des journalistes d'un média constitue ce qu'on appelle la rédaction, service essentiel et le plus complexe de l'entreprise »59(*). C'est le service chargé de la collecte des informations. « C'est par la rédaction que transitent toutes les informations qui seront publiées dans le journal. C'est donc la rédaction qui fait la qualité ou l'originalité d'une publication »60(*).

Une rédaction comporte nécessairement un nombre de personnes. « Dès lors, pour élargir le cercle de ses informateurs, elle va recourir aux services de personnes qui lui apporteront une collaboration plus ou moins étendue et plus ou moins régulière »61(*). Le réseau de collaborateurs ou de correspondants des journaux bobolais n'est pas très fourni. Or « la qualité d'un journal local, sa capacité de s'enraciner dans un terroir pour en faire profiter ses lecteurs, dépend directement de son réseau de correspondants. Etant sur le terrain, ils peuvent saisir des faits dont l'importance est grande à l'échelon de la localité, mais qui risquent d'échapper à l'attention de journalistes situés plus loin, spécialement et intellectuellement parlant, de l'événement »62(*).

Le rédacteur en chef est le responsable de l'équipe de rédaction. Il coordonne les activités des personnes et les méthodes employées pour faire le journal. Il commande, accepte ou refuse des articles. Il coordonne tout ce qui paraît dans le journal, tout ce qui s'y écrit.

L'équipe de rédaction se réunit en conférence ou en conseil. « La conférence de rédaction est le lieu institutionnel où s'effectue la critique positive ou négative du journal, pouvant porter aussi bien sur la forme que le fond des articles publiés. C'est aussi le lieu où l'on définit le contenu du journal à venir »63(*).

La composition des équipes de rédaction des journaux bobolais est la suivante (Tableau 8) :

Tableau 8 : Composition des équipes de rédaction des journaux bobolais

Titres

Nom du Rédacteur en Chef

Nombre de journalistes à la rédaction

Nombre de correspondants

L'Express

du Faso

Mountamou KANI

03

03

Libération

Hamed ZERBO

02

04

Le Messager

Seydou DIABO

00

04

La Gazette

de Sya

Sékou KONE

01

03

Le Cotonnier

Gilbert KABORE

01

03

Bobo Koura

Sibiri BAMOUNI

01

-

Hourra

Maxime BAKO

-

-

Al Maïdane

Fousséni KINDO

01

04

Alléluia Africain

Soeur Rosalie SANON

01

01

Entouka

-

-

-

Construire ensemble

Rosalie OUOBA

-

-

Le Nassoi's

Président de la CEB

-

-

La semaine au quotidien

Secrétaire Général du ministère de la culture

-

-

Source : Tableau établi par l'auteur à partir des données

fournies par les journaux bobolais

Ce tableau montre que les équipes de rédaction des journaux bobolais ne sont pas bien étoffées. Ce qui pose inéluctablement des problèmes :

- Difficultés de tenir régulièrement des conférences de rédaction ;

- Difficultés de trouver un contenu rédactionnel adéquat ;

- Etc.

Pour palier au déficit de contenus, les journaux font très souvent recours à des contributions extérieures.

2- Le service publicité

La publicité occupe une place importante dans le fonctionnement des médias, surtout des médias privés. Elle constitue une de leurs sources financières. « Dans les pays occidentaux, la publicité est un facteur essentiel de l'équilibre financier des entreprises de presse et elle tient une place importante dans le contenu des publications »64(*). C'est aussi le cas dans les journaux burkinabè en général et des journaux bobolais en particulier.

L'importance de la publicité a nécessité la création d'un service propre pour sa gestion. Ce service de la publicité assure la prospection, la facturation des annonces administratives, commerciales ou nécrologiques.

Une annonce est toute action visant à rendre public, un service, une intention, un produit. Autrement dit, c'est l'avis par lequel on informe le lecteur.

- La publicité est dite administrative si et seulement si elle émane d'une structure publique, d'un organe étatique. L'annonce administrative ne vise aucun intérêt économique et n'offre aucune opportunité d'enrichissement à l'émetteur ou au récepteur. Elle a plutôt pour objectif d'informer le public pour accomplir l'un des devoirs de l'administration.

- Une annonce commerciale est celle qui fait la promotion d'un produit, d'un

service, celle qui porte à la connaissance d'un public, un avis d'échange de services, d'achat ou de vente de produits de valeurs.

- L'annonce nécrologique est celle relative au décès d'un individu ou en souvenir d'un défunt.

Les journaux bobolais d'information générale comme L'Express du Faso accordent beaucoup plus d'importance au service publicité que les journaux liés à des associations ou à des institutions comme Bobo Koura. Cela est compréhensible pour ces derniers dans la mesure où le bénéfice financier n'est pas du tout leur raison d'être. Contraint de satisfaire les besoins différents de sa double clientèle, le produit-presse des journaux bobolais d'information générale doit concilier sa double nature de moyen d'information et de support publicitaire.

3- Le Service fabrication

Il s'agit du service chargé de la composition et de l'impression des journaux. Tous les journaux bobolais n'arrivent pas à assurer entièrement eux-mêmes ce service, exception faite de L'Express du Faso. Ces journaux sont donc obligés de faire appel à des services extérieurs pour réaliser leur composition et/ou leur impression moyennant des compensations financières qu'ils estiment cependant énormes.

4- Le service diffusion

C'est le service qui fait parvenir le journal à ses lecteurs.

A L'Express du Faso, ce service est appelé «Service commercial» et est chargé également de la gestion de la publicité.

A Libération et dans les autres journaux, c'est le Directeur de publication ou le responsable de la rédaction qui est chargé en même temps de la diffusion du journal.

5- L'Administration

C'est le service chargé de la supervision de tous les services ci-dessus évoqués (rédaction, publicité, fabrication et diffusion).

L'Express du Faso possède l'organigramme le mieux structuré de tous les journaux bobolais. La structure de son organisation est la suivante :


· Le Conseil d'administration

Il se réunit en général lorsque la nécessité s'impose. Le rôle de cette instance est de contrôler l'existence et la gestion de l'entreprise.


· Le Directeur de publication

Il est assisté dans sa tâche par une cellule de pilotage.

- Responsable devant le Conseil d'administration

- Répond au nom de L'Express du Faso devant toutes les instances juridiques

- Responsable de la gestion de L'Express du Faso

- Ordonne et contrôle les dépenses


· La Cellule de pilotage

C'est le cadre de concertation et de leadership en vue des prises de décisions et d'efficacité. Il regroupe les agents des services : administratif, commercial et de la rédaction. Il se réunit en principe une fois par semaine.


· Le Rédacteur en chef

Il est le responsable de :

- l'équipe de rédaction

- contenu du journal

- ligne éditoriale

- il assure l'intérim du Directeur de publication en cas d'absence de celui-ci.


· Chef Service commercial

Il est le responsable de :

- la recherche de marchés : publicités, abonnements, etc.

- la facturation des marchés, règlements créances clientèle

- la distribution du journal

- la coordination service commercial Bobo - Ouagadougou


· Secrétaire - Caissière

Responsable de la tenue de :

- la comptabilité

- secrétariat

- archives


· Chef de service informatique

- Responsable des opérateurs de saisie

- Responsable de la gestion des consommables informatiques

- Informe régulièrement le rédacteur en chef de l'état du service informatique


· Service imprimerie

Son rôle est d'assurer principalement l'édition du journal. Ce service est sous la coupe du Directeur de publication.


· Le personnel d'appui

Il exerce des tâches de gardiennage des locaux et du nettoyage.

Au regard de cette structuration, on obtient le graphique suivant : (Graphique1)

Graphique 1 : Organigramme de L'Express du Faso

Conseil d'Administration

Secrétaire - Caissière

Directeur de Publication

Imprimerie

Cellule de pilotage

Rédacteur en Chef

Chef service informatique

(Service informatique)

Chef Service commercial

(Service commercial)

Imprimerie

Rédaction

Collaborateurs externes

Source : L'Express du Faso

Libération et les autres journaux fonctionnent suivant un organigramme peu structuré. Ils fonctionnent tous avec un directeur de publication et / ou rédacteur en chef jouant plusieurs autres rôles et faisant appel à des services extérieurs notamment le service informatique et l'imprimerie. Leur organigramme est à peu près le suivant :

A la tête, un directeur de publication qui est en même temps parfois le rédacteur en chef ou responsable de rédaction, une rédaction, un service commercial et / ou de distribution. La rédaction est chargée de la collecte et de la rédaction des articles ; le service commercial et/ou de distribution chargé de la gestion des marchés (publicité, reportage) et de l'acheminement du journal à ses lecteurs, et la direction de publication ou rédaction en chef supervisant toutes les opérations.

Graphique 2 : Organigramme de Libération et des autres journaux bobolais

Directeur de Publication

Et/ou Rédacteur en Chef

Service commercial

et/ou de distribution

Rédaction

Source : Graphique établi par l'auteur à partir des

données fournies par les journaux

C- Les moyens de production des journaux bobolais

Dans cette partie consacrée aux moyens de travail des journaux bobolais, nous considérerons les ressources humaines, matérielles et financières.

1- Les ressources humaines

Les journaux bobolais emploient un nombre diversifié de personnes pour leurs services à des niveaux d'activité et de qualification différents.

Tableau 9 : Répartition du personnel dans les journaux bobolais en 2004

Activités

Titres

Adminis-

tration

Rédaction

Service commercial

Service informatique

Impri-merie

Personnel d'appui

Total

L'Express

du Faso

3

6

4

3

4

2

22

Libération

1

5

1

1

0

0

8

Le Messager

1

3

1

0

0

0

5

La Gazette de Sya

1

2

1

2

0

0

6

Le Cotonnier

1

4

0

0

0

0

5

Bobo Koura

1

-

0

0

0

0

-

Hourra

1

-

-

-

0

0

-

Al Maïdane

1

4

2

0

0

0

7

Alléluia Africain

1

2

1

1

0

0

5

Entouka

1

-

0

-

0

0

-

Construire ensemble

1

-

-

-

0

0

-

Le Nassoi's

1

-

-

-

0

0

-

La semaine au quotidien

1

-

0

-

0

0

-

Source : Tableau établi par l'auteur à partir des données

fournies par les journaux bobolais

Du tableau ci-dessus, il ressort que le personnel des journaux est en général restreint, polyvalent et à certains égards mal connu.

L'organe bobolais qui emploie le plus de personnes reste L'Express du Faso. Mais ce journal, tout comme les autres, souffre pour étoffer sa rédaction en journalistes. « Malgré la volonté de recruter, les candidatures manquent. Beaucoup de personnes contactées refusent de travailler comme journaliste au niveau de Bobo-Dioulasso »65(*), explique Mountamou KANI, Rédacteur en chef de L'Express du Faso.

Le déficit en hommes n'est pas le seul problème des rédactions bobolaises. Un organe de presse qui aspire à la cour des grands doit aussi s'attacher les services de journalistes bien formés66(*).

Tableau 10 : Niveau de formation des journalistes dans les rédactions bobolaises

Organes

Nombre de journalistes

Nombre

de pigistes

Niveau de formation des journalistes

L'Express du Faso

3

3

Maîtrise en journalisme ; Licence universitaire ; Secondaire

Libération

2

4

Secondaire et formation sur le tas

Le Messager

0

4

Secondaire

La Gazette de Sya

1

3

Secondaire et supérieur

Le Cotonnier

1

3

Maîtrise en communication,

Secondaire et supérieur

Bobo Koura

1

-

Secondaire et supérieur

Hourra

-

-

Secondaire

Al Maïdane

1

4

Secondaire et supérieur

Alléluia Africain

1

1

Supérieur

Entouka

-

-

Secondaire et supérieur

Construire ensemble

-

-

Secondaire et supérieur

Le Nassoi's

-

-

Supérieur

La semaine au quotidien

-

-

Secondaire et supérieur

Source : Tableau établi par l'auteur à partir des données

fournies par les journaux bobolais

Plusieurs remarques s'imposent concernant la composition des rédactions :

- Des équipes restreintes ;

- Un déficit de formation ;

- Travail d'appoint sur les pigistes ;

- Des journalistes polyvalents ;

- Le mépris des activités de secrétariat de rédaction ;

- Faille de la couverture sociale ;

- Des salaires peu attrayants (en moyenne 70 000 francs CFA / mois).

2- Les ressources matérielles

Elles sont diversifiées, mais en général maigres. Elles reposent sur le matériel informatique, l'imprimerie, et les moyens de communication (véhicule, téléphone, fax, Internet).

Les immeubles servent de siège pour les journaux. Seuls deux journaux (L'Express du Faso et Libération) déboursent de l'argent pour la location de leurs locaux. Le coût de location des locaux de L'Express du Faso s'élève à 170 000 francs CFA par mois, soit un montant annuel chiffré à 2 040 000 francs CFA. Libération pour sa part, loue ses bureaux à un peu moins de 250 000 francs CFA par an. La Gazette de sya et Le Messager ne disposent pas de vrais sièges. Il utilisent les domiciles de leurs directeurs de publication. Les autres journaux utilisent les locaux des structures auxquelles ils sont affiliés.

a- Le matériel informatique

L'Express du Faso possède huit (08) ordinateurs et une imprimante. Le coût d'investissement global peut être estimé à 17 700 000 francs CFA.

Libération possède un (01) seul ordinateur.

La Gazette de Sya possède deux (02) ordinateurs et une imprimante.

Les autres journaux comme Le Cotonnier, Bobo Koura, Alléluia Africain, Entouka, Construire ensemble, La semaine au quotidien, travaillent avec les ordinateurs des institutions auxquelles ils sont affiliés. Certains comme Al Maïdane, sollicitent les ordinateurs des secrétariats publics. D'autres comme Le Messager, font recours aux services d'autres journaux.

b- L'imprimerie

C'est L'Express du Faso seul qui dispose de sa propre imprimerie. Les autres journaux s'attachent les services d'imprimeries extérieures.

c- Les véhicules

Les moyens de transport sont insuffisants ou inexistants dans les journaux bobolais. Cette situation oblige les acteurs de ces médias à utiliser leurs propres moyens pour assurer les différentes couvertures.

L'Express du Faso a un véhicule. Il s'agit en fait d'une moto qui sert à la distribution. Les journaux tels que Le Cotonnier, Bobo Koura, Alléluia Africain, utilisent souvent les moyens de transports provenant de leur structure fondatrice.

d- Téléphone, Fax, Internet

Tous les journaux bobolais possèdent le téléphone, le Fax ou l'Internet, mais tous ne les utilisent pas pour travailler. Parmi ceux qui les utilisent, figure un seul : L'Express du Faso. Les frais de facture de ses moyens de communication pour ce journal s'élèvent en moyenne à 60 000 francs CFA par mois, soit 720 000 francs CFA dans l'année.

e- Autres produits

Ce sont les appareils photos, les dictaphones..., qui constituent aussi des biens ou des équipements d'un journal. Tous les journaux bobolais n'en sont pas dotés. L'Express du Faso reste le seul journal où tous ces moyens sont présents.

Tableau 11 : Biens et équipements des journaux bobolais

Organes

Immeuble Propre

PAO

Imprimerie

Véhicule

Tél/

Fax

Internet

Autres

produits

L'Express

du Faso

oui

oui

oui

oui

oui

oui

oui

Libération

oui

oui

non

non

non

non

non

Le Messager

non

non

non

non

non

non

non

La Gazette

de Sya

oui

oui

non

non

oui

non

oui

Le Cotonnier

oui

oui

non

oui

oui

non

non

Bobo Koura

oui

oui

non

non

oui

non

non

Hourra

oui

oui

non

non

non

non

non

Al Maïdane

non

non

non

non

non

non

non

Alléluia

Africain

oui

oui

non

oui

oui

non

non

Entouka

oui

oui

non

-

oui

oui

non

Construire ensemble

oui

oui

non

-

-

-

-

Le Nassoi's

non

non

non

non

non

non

non

La semaine au quotidien

-

-

Non

-

-

-

-

Source : Tableau établi par l'auteur à partir des données

fournies par les journaux bobolais

3- Les ressources financières

Les ressources financières sont d'une importance capitale pour les journaux. « Au Burkina Faso, pour créer un journal, il faut suffisamment d'argent pour non seulement acheter du papier, imprimer le journal, mais aussi assurer sa distribution sur le territoire national et à l'étranger. Par ailleurs, il faut payer les salaires du personnel et les loyers du local abritant le journal. C'est dire donc que sans argent, on ne peut asseoir un journal »67(*).

Pour parvenir à financer leurs charges de fonctionnement, plusieurs moyens existent allant des recettes commerciales, aux subventions et aides.

a- Les recettes commerciales

Ce sont les recettes de vente, les recettes publicitaires et les recettes occasionnées par les publi-reportages qui forment les recettes commerciales.

- Les recettes de vente

Bien qu'un journal ne soit pas un bien comme les autres, il reste un produit économique qui, pour durer, doit se vendre.

Les journaux qui se préoccupent des recettes de vente sont ceux qui se vendent. Les journaux qui nous intéressent ici sont : L'Express du Faso, Libération, Le Messager et La Gazette de Sya ; parce que non-corporatistes et non liés à un groupe associatif, politique ou confessionnel.

Tableau 12 : Recettes de vente de L'Express du Faso, de Libération, de

La Gazette de sya et du Messager en 200468(*).

Organes

Recettes de vente

L'Express du Faso

50 400 000 F CFA

Libération

14 400 000 FCFA

La Gazette de Sya

300 000 F CFA

Le Messager

1 875 000 F CFA

Source : Tableau établi par l'auteur à partir des données

fournies par les journaux

L'Express du Faso vient en tête dans la vente au numéro de son produit - journal. Cela s'explique par le fait qu'il est le seul quotidien de la ville et qu'il a aussi le plus grand nombre d'abonnés parmi les journaux bobolais.

Les chiffres sur la vente des journaux bobolais restent tout de même faibles par comparaison aux chiffres des journaux de la capitale. « Ce qui fait le succès de la presse ouagalaise est justement absent à Bobo à savoir les nombreuses administrations, les ambassades étrangères, les sièges des innombrables projets de développement »69(*).

Tableau 13 : Répartition des abonnés de L'Express du Faso, de Libération, du

Messager et de la Gazette de Sya en 2004

Organe

Nombre d'abonnés

L'Express du Faso

604

Libération

21

La Gazette de Sya

11

Le Messager

Néant

Source : Tableau établi par l'auteur à partir des données

fournies par les journaux

Les recettes provenant de la vente ne suffisent pas à équilibrer les budgets des médias qui se voient obliger de se tourner vers le marché de la publicité et des publi-reportages.

- La publicité et les publi-reportages

Ils sont un mode de recettes commerciales que l'on retrouve dans les journaux bobolais, en l'occurrence ceux non-corporatistes et non-liés à un groupe associatif, politique ou confessionnel. Ces recettes constituent une manne financière très importante pour ces journaux. « L'ambiguïté fondamentale à relever est que les publi-reportages sont rarement présentés comme tels dans la presse. Il s'agit donc d'un manque d'honnêteté face au lecteur qui est en droit de savoir dans quelles circonstances a été recueillie l'information qui lui est proposée »70(*).

La publicité permet aux journaux, comme on le dit souvent, d'être vendus deux fois : d'abord aux lecteurs et ensuite aux annonceurs. « La presse dépend économiquement de ses recettes publicitaires »71(*).

« Le produit médiatique, ici le journal, n'est pas seulement une réalisation culturelle, mais un bien de consommation en compétition sur un marché où d'autres médias cherchent également à capter un public nombreux et des budgets publicitaires croissants »72(*).

La presse écrite bobolaise n'est pas bien fournie en annonces publicitaires et en publi-reportages comme son homologue de Ouagadougou. Ce succès de la presse ouagalaise est dû à l'importance démographique de la ville et aux nombreuses administrations, institutions, entreprises, activités et évènements... qui s'y trouvent.

Tableau 14 : Recettes de la publicité et des publi-reportages de L'Express du Faso,

de Libération, de La Gazette de Sya et du Messager en 2004

Organe

Somme acquise en F CFA

L'Express du Faso

12 000 000

Libération

2 400 000

La Gazette de Sya

250 000

Le Messager

500 000

Source : Tableau établi par l'auteur à partir des données

fournies par les journaux

b- Les subventions et les aides

On distingue ici trois types : les subventions de l'Etat, les subventions étrangères et les subventions privées.

- Les subventions de l'Etat

Depuis 1997, l'Etat burkinabè octroie chaque année un soutien financier au secteur de la presse.

Cette subvention vise dans son principe à :

- Alléger les charges des organes de presse privée,

- Améliorer la qualité des médias privés,

- Améliorer le niveau de formation des journalistes,

- Soutenir l'existence d'une presse qualitative responsable et indépendante.

A Bobo-Dioulasso un seul journal en a bénéficié en 2004. Il s'agit de L'Express du Faso. Le montant de l'aide s'élevait à 4 863 453 francs CFA73(*).

Les raisons du non-octroi aux autres journaux s'expliquent par le non-respect de certains des critères d'éligibilité74(*). Ces critères relatifs à la presse écrite privée en langue française sont les suivants :

1- Etre un journal d'information générale, un journal culturel ou spécialisé burkinabè ;

2- Avoir déposé une demande dans les délais ;

3- Joindre à la demande une copie du récépissé du journal concerné ;

4- N'être pas un journal corporatiste, d'un groupe politique ou confessionnel ;

5- N'être pas un catalogue, un prospectus, un journal publicitaire ou de mode, un journal d'école, un journal de pronostic ;

6- Avoir édité sans interruption du 1er janvier au 31 décembre de l'année civile écoulée ;

7- Justifier de toutes les parutions de l'année civile écoulée ;

8- Pour plusieurs journaux appartenant à un même groupe, il ne sera retenu qu'un seul titre ;

9- Avoir un siège et une adresse postale et téléphonique fixe ;

10- N'être pas déjà subventionné par l'Etat ;

11- N'être pas exempté d'impôts ou de cotisations sociales ;

12- Etre à jour vis-à-vis des impôts au 31 décembre de l'année civile écoulée et fournir à cet effet, une attestation dûment établie par les services compétents ;

13- Etre à jour vis-à-vis de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) au titre de l'année civile écoulée et fournir une attestation de la situation cotisante précisant le nom du journal et le nombre d'agents déclarés au titre du journal ;

14- Joindre la liste nominative des agents déclarés à la CNSS. Cette liste, certifiée par le directeur du journal, doit indiquer les postes occupés par les agents déclarés.

- Les subventions étrangères

De nombreux pays et ONG ont pris l'habitude de soutenir la presse privée. Certains journaux bobolais ont déjà bénéficié de ce genre d'aide. Il s'agit en l'occurrence de L'Express du Faso75(*).

- Les subventions privées

Elles sont la forme de subvention la plus développée, d'ailleurs à l'origine de la création de certains titres comme L'Express du Faso, Libération, Le Messager et La Gazette de sya. Toutefois, il est difficile d'identifier clairement les donateurs de cette forme d'aide dans les journaux.

En dehors des ventes, de la publicité, des publi-reportages et des différentes formes de subventions, les journaux bobolais n'ont pas d'autres sources de revenus. Cependant, depuis l'acquisition de l'imprimerie et de son service PAO, L'Express du Faso arrive à générer des ressources financières par des travaux annexes. C'est aussi le cas de La Gazette de Sya qui confectionne, grâce à ses ordinateurs, des supports publicitaires.

D- Impression, tirage et diffusion des journaux bobolais

Impression et tirage

Le rôle de l'impression est très important dans le travail de presse, car la réussite finale du travail dépend de ce service.

A Bobo-Dioulasso, à part L'Express du Faso, aucun journal ne possède sa propre imprimerie. Dépendre des imprimeurs extérieurs comme c'est le cas des journaux bobolais, entraîne des inconvénients tels que les retards dans la parution. Un journal n'est pas toujours prioritaire pour les imprimeurs. En effet, « tant qu'il n'y aura pas un matériel d'impression propre aux journaux en Afrique, je ne pense pas qu'on pourra survivre »76(*).

L'Express du Faso, avant l'acquisition de son imprimerie en 2001, en a vécu les contrecoups. Selon Mountamou KANI, « les coûts d'imprimerie sont élevés. Des imprimeurs refusent d'éditer le journal. Ils disent que le papier-journal détériore leurs matériels et que les travaux d'édition du journal s'effectuent tard dans la nuit, ce qui pose des problèmes de sécurité. Ils disent aussi que les organes de presse sont de mauvais payeurs... ou encore qu'ils ont peur d'être attaqués en justice à travers le journal au cas où celui-ci serait appelé à comparaître »77(*).

Tableau 15 : Coût d'impression des journaux bobolais

Organes

Nom de l'imprimerie éditrice

Ville d'implantation

Coût d'impression par N°

Tirage

L'Express du Faso

L'Express du Faso

Bobo

Possède sa propre imprimerie

1 500

Libération

ENIF

Ouaga

75 FCFA

1 500

La Gazette de Sya

La Savane

Bobo

125 FCFA

1 000

Le Messager

L'Express du Faso

Bobo

125 FCFA

1 500

Le Cotonnier

MAG

Ouaga

2000 FCFA

2 000

Bobo Koura

L'Express du Faso

Bobo

150 FCFA

1 000

Al Maïdane

MAG

Ouaga

120 FCFA

500

Alléluia Africain

La Savane

Bobo

125 FCFA

1 000

Entouka

-

-

-

1000

Le Nassoi's

(Imprimerie interne)

-

Possède une photocopieuse

-

Construire ensemble

La Savane

Bobo

-

1 500

La semaine au quotidien

-

Bobo

-

-

Hourra

(Imprimerie interne)

-

Possède une photocopieuse

500

Source : Tableau établi par l'auteur à partir des données

fournies par les journaux

2- Diffusion

Une fois le tirage effectué, il reste à distribuer le journal. « La distribution du produit-presse obéit à la double contrainte de la rapidité car le produit presse se dévalue très vite, souvent en quelques heures et de l'éparpillement de sa clientèle »78(*).

« Pour ce qui concerne la distribution, il convient de dire qu'elle revêt une grande importance, car c'est elle qui permet au lecteur d'avoir entre ses mains le journal. Le Code de l'information burkinabè emploie le terme «diffusion» pour désigner ce phénomène. Cependant, ces deux expressions désignent la même réalité »79(*). Les journaux bobolais utilisent plusieurs modes de diffusion : la vente au numéro ou par abonnement et la distribution gratuite.

Quant au transport des journaux en l'absence de messagerie viable, ce sont les entreprises de presse qui s'en occupent elles-mêmes. Les journaux comme L'Express du Faso et Libération louent des transporteurs, moyennant la diffusion de leurs publicités. La distribution à l'extérieur de Bobo-Dioulasso est prise en charge par des dépositaires locaux qui sont généralement des correspondants.

Tableau 16 : Situation générale des tirages et de la diffusion des

journaux bobolais

Organe

Tirage

Prix de

vente

Taux de diffusion

Lieux de diffusion

L'Express

du Faso

1500

200 F CFA

70 à 75 %

Bobo, Ouaga, Banfora, Houndé, N'Dorola, Ouahigouya, Kaya, Fada, Orodara

Libération

1500

250 F CFA

80 à 85 %

Bobo, Ouaga, Banfora, Toma, Dédougou, Tougan, Houndé

La Gazette

de Sya

1000

200 F CFA

30 %

Burkina, France, Sénégal, Espagne, Islande

Le Messager

1500

250 F CFA

50 à 75 %

Bobo, Ouaga, Banfora, Orodara, Gaoua

Le Cotonnier

2000

Gratuit

100 %

Régions cotonnières de la SOFITEX (Bobo, Ouaga, Banfora, Houndé, N'Dorola, Koudougou, Diébougou, Fada, Orodara)

Bobo Koura

1000

Gratuit

100 %

Bobo et les autres communes du Burkina

Hourra

500

50 F CFA

90 à 100%

Les différents établissements scolaires de Bobo

Al Maïdane

1000

150 F CFA

50 à 70 %

Bobo, Ouaga, Boromo, Safané

Alléluia

Africain

850

150 F CFA

95 à 100%

Les différentes Diocèses du Burkina,

Côte d'Ivoire, France, Amérique

Entouka

1000

Gratuit

80 à 100 %

Bobo-Dioulasso

Le Nassoi's

-

50 F CFA

-

Université polytechnique de Bobo-Dioulasso

Construire ensemble

1500

1000 FCFA

-

Niger, Bénin, Burkina, Mali, Togo,

Côte d'Ivoire, Sénégal

La semaine au quotidien

-

Gratuit

-

Bobo-Dioulasso

Source : Tableau établi par l'auteur à partir des données

fournies par les journaux

III - CONTRAINTES ET ATOUTS DE LA PRESSE ECRITE

BOBOLAISE

L'environnement de la presse écrite bobolaise comporte de multiples difficultés qui entravent son plein épanouissement. Mais à côté des obstacles, existent d'abord les atouts.

A- Les atouts

La presse écrite burkinabè en général et celle bobolaise en particulier, bénéficie de certains atouts.

« L'ensemble des textes internationaux et burkinabè que sont la Déclaration universelle des droits de l'Homme et des peuples, la Constitution de la IVe République, le Code de l'information, le Code pénal, affirment tous le principe de la liberté d'expression et le droit de savoir »80(*). La Constitution de la IVè République adoptée le 2 juin 1991 et promulguée le 11 juin de la même année, consacre au Burkina Faso, la valeur légale de la presse et ses conditions d'exercice. La création du journal et sa diffusion sont entièrement libres. Les articles 4 et 6 de la loi N° 56/93/ADP du 30 décembre 1993 portant Code de l'information, proclament respectivement la liberté de création des organes d'information, ainsi que la liberté de l'édition, de l'imprimerie, de la publication, de la librairie et de la messagerie. Dès lors, on assiste au Burkina à une prolifération de journaux de toutes sortes sur le marché.

La presse écrite bobolaise a la chance d'être sur un terrain où la concurrence n'est pas encore très développée. On a pour le moment un seul quotidien et trois périodiques d'information générale. Ces journaux bénéficient du monopole de l'information locale. Ils bénéficient également des annonces locales grâce aux quelques entreprises, détachements d'institutions... qui sont présents.

Ils bénéficient en outre de la forte population de la ville. Le nombre de lecteurs potentiels dépasse le chiffre de 100 000 habitants, soit le tiers de la population totale. Mais ce taux est appelé à croître à cause du taux d'alphabétisation qui ne cesse de grimper dans la ville et dans le pays tout entier.

En raison de l'annonce de la naissance très prochaine de certains autres organes de presse dans la ville et du rayonnement grandissant des représentations locales de certains journaux nationaux, les journaux bobolais sont appelés à s'améliorer qualitativement et qualitativement pour satisfaire leur lectorat. De plus en plus, les journalistes bobolais bénéficient de formations pour offrir de meilleures prestations. Ainsi, les journaux bobolais vont se développer et auront des audiences de plus en plus grandes et à Bobo et dans le reste du pays. Ces journaux devront faire recours pour mieux être vendus, aux autres médias que sont la télévision, la radio, les affiches ou affichettes... Cette publicité doit être axée sur leurs contenus et leurs prestations. L'objectif sera que les gens sachent que ces journaux existent et ce qu'ils proposent dans leurs colonnes. Un argumentaire sous forme de dossier alliant textes et tableaux des chiffres de vente devra permettre de convaincre les annonceurs et les lecteurs.

Un autre atout de cette presse est l'activité économique de la région. Le développement de ce secteur amènera les acteurs et la population à s'intéresser davantage à la presse pour la lecture ou pour les annonces publicitaires.

Autre atout de la presse écrite bobolaise, c'est la présence dans la ville de plusieurs imprimeries. Ce qui fait que les journaux ne sont pas tenus nécessairement de se faire imprimer à Ouagadougou.

B- Les contraintes

Les journaux bobolais sont confrontés à différentes difficultés.

La faible culture de lecture des populations entrave incontestablement l'essor de la presse écrite. Elle explique en partie la mévente des titres.

Les journaux bobolais n'ont pas suffisamment de moyens financiers. Ce qui se ressent dans leurs ressources humaines et matérielles, la qualité du contenu et de la forme des publications, l'irrégularité dans la parution.

Les coûts de fabrication des journaux bobolais sont élevés. Les revenus financiers de la vente, de la publicité, des publi-reportages, et des différentes formes de subventions n'arrivent pas à compenser les difficultés financières.

« On peut ajouter au niveau des contraintes, le faible niveau de démocratisation qui réduit inéluctablement les velléités de certains journalistes. L'intimidation, la peur d'être marginalisé... sont autant d'éléments qui entravent la presse. Les journalistes sont protégés par la loi, certes, mais dans les faits cela reste à vérifier »81(*).

Autres contraintes de la presse, il y a les problèmes de diffusion. Le marché de la presse au Burkina en général, et à Bobo-Dioulasso en particulier, est caractérisé par l'insuffisance d'une organisation appropriée pour s'occuper de la diffusion des journaux. Il n'existe pas par exemple de services de messageries chargés de prospecter le marché et d'acheminer les journaux depuis leur lieu de fabrication jusqu'aux lecteurs. C'est l'entreprise de presse qui est obligée d'organiser la distribution des journaux.

Somme toute, malgré ces contraintes, la presse écrite bobolaise joue tout de même son rôle. Pour s'affirmer réellement, elle doit encore braver les différents obstacles qui l'entourent.

2ème partie

CONTENU ET LECTORAT DE LA PRESSE ECRITE BOBOLAISE

Chapitre 1 : LE CONTENU DE LA PRESSE ECRITE

BOBOLAISE

Le contenu d'un journal est ce que l'on retrouve dans les pages de ce journal en le feuilletant.
Les journaux bobolais possèdent des contenus diversifiés allant d'une part

des informations générales à celles spécialisées et d'autre part des informations régionales, aux informations nationales et internationales.

Les responsables des journaux bobolais disent que leurs journaux sont des journaux régionaux. Cela est vrai, car la ville de Bobo-Dioulasso et sa région représentent leur principal champ de diffusion. Mais le fait de diffuser un journal sur une région donnée ne peut à lui seul justifier sa vocation régionale.

Un journal régional, « par définition (...) s'adresse aux habitants d'une région bien délimitée. Ce que ses lecteurs attendent spécifiquement de lui, ce sont les nouvelles détaillées de leur région, de leur localité. Ces nouvelles occupent donc une surface importante de chaque édition »82(*).

Ainsi est-il nécessaire de connaître le contenu réel des journaux bobolais.

I- METHODE DE MESURE

Pour appréhender le contenu des journaux bobolais, nous sommes partis d'exemples précis. Nous avons retenu les journaux d'information générale en raison de la diversité des sujets qu'ils abordent, mais parce qu'ils sont aussi les plus connus. Parmi ces journaux, nous avons encore opéré des choix. L'Express du Faso a été choisi parce qu'il est le seul quotidien de la ville ; Libération à cause de sa régularité de parution parmi les autres périodiques (notamment les hebdomadaires). Au sein de ces deux titres, nous avons encore une fois de plus opéré des choix ; cela, parce que « les médias de masse produisent un flot ininterrompu de messages qu'une armée d'analyse ne parviendrait pas à endiguer même en y consacrant leur vie entière. L'étude rétrospective de messages exigerait, quant à elle, un effort décuplé. Même lorsque le problème ne concerne qu'un média ou un groupe de médias, la recherche de l'exhaustivité devient vite illusoire. En général, l'analyse de contenu n'est donc possible qu'au prix d'une réduction substantielle du nombre de messages »83(*). Mais cette réduction obéit à des règles précises selon qu'il s'agit d'analyser un quotidien ou un journal hebdomadaire. « Ainsi dans l'étude des quotidiens, un échantillon primaire de douze ou quatorze individus (c'est-à-dire deux semaines de publication) est généralement considéré représentatif d'une année entière, à condition évidemment de s'en tenir à l'étude de leurs caractères généraux : proportion de publicité et de matière rédactionnelle, ventilation des thèmes, des sources etc., caractères formels, comme la proportion d'espace consacré aux titres, aux textes et aux illustrations dans le journal etc. »84(*). Dans le cas du journal hebdomadaire, « un échantillon stratifié de douze éditions extraites aléatoirement de chacun des mois de l'année ou un échantillon de quatorze numéros sélectionnés aléatoirement dans l'ensemble de l'année sont jugés représentatifs d'une année, le second étant légèrement préférable »85(*).

Notre choix des numéros des deux journaux à analyser s'est fait arbitrairement. Toutefois, nous avons voulu connaître le contenu des journaux en « temps normal » c'est-à-dire quand il n'y a pas un grand événement politique pouvant occuper plus de la moitié du journal.

Pour quantifier les informations, nous avons mis en place une grille en tenant compte des catégories suivantes :


· Le politique

Cette catégorie regroupe les articles rédigés sur la base soit des dépêches d'agences, soit de reportages, enquêtes et interviews, soit de communiqués ou activités du gouvernement ou autorités politiques, soit enfin de conférences de presse ou non et des déclarations.

Toute cette masse d'éléments d'information est traitée, réécrite dans les salles de rédactions et diffusée soit sous la forme de faits bruts (reportages, interviews), soit sous la forme éditoriale (commentaire).


· L'économie

Cette catégorie concerne les informations sur les conférences, les décisions, les actes, les réunions... des différents secteurs économiques de la région de Bobo-Dioulasso en particulier, du Burkina et du monde en général.


· Le social

Les informations sociales sont relatives à la santé, à la vie communautaire, etc.


· Le culturel

Cette catégorie regroupe tous les articles qui visent la transmission du patrimoine culturel : les arts, la littérature, le tourisme, le cinéma, le théâtre, les us et coutumes, etc.


· Le sport

Cette catégorie concerne toutes les informations sportives sur la vie régionale, nationale et internationale. Toutes les disciplines sportives y sont prises en compte.


· Avis et annonces

Elle est faite d'annonces et de messages d'intérêt collectif ou personnel ; communiqués officiels d'intérêt général, avis de perte, communiqués nécrologiques, etc.


· Faits divers

Cette catégorie est une rubrique de récupération des articles dont la nature relève du domaine des « chiens écrasés ». Ces informations ont le plus souvent trait au sensationnel. Par sensationnel, on entend, « tout ce qui peut produire une impression de surprise, d'intérêt ou d'émotion »86(*).


· Jeux et services

Dans cette catégorie, il s'agit de l'astrologie, des mots cachés, des mots croisés, des adresses utiles, des programmes de la télévision nationale, etc.

Nous avons de nouveau opéré une nouvelle classification. Les différentes nouvelles contenues dans les premières catégories ont été classées en fonction des nouvelles régionales, des nouvelles nationales et des nouvelles internationales. L'objectif de cette catégorisation est de déterminer le pourcentage accordé à chaque type d'information. C'est ainsi que pour appartenir à telle ou telle catégorie, la nouvelle doit répondre aux critères suivants :


· Nouvelles régionales

Ces informations concernent la ville de Bobo-Dioulasso et de sa région. Elles peuvent être politiques, économiques, sociales, culturelles, etc.

· Nouvelles nationales

Comme son nom l'indique, l'information nationale est celle qui, géographiquement concerne la Nation entière. Elle est faite en général de faits politiques, économiques, sociaux, sportifs, etc.


· Nouvelles internationales

Les nouvelles internationales sont celles qui concernent le monde entier. Elles sont comme les nouvelles régionales et nationales faites de faits politiques, sociaux, économiques, culturels, etc. Le plus souvent, ces informations sont obtenues grâce aux agences internationales.

Les différentes nouvelles régionales, nationales et internationales ont enfin été classées en genres :


· Le compte rendu

Nous avons regroupé sous le concept de « compte rendu », les reportages de terrains et les compte-rendus qui s'efforcent de rapporter des faits sans le moindre commentaire.


· Le commentaire

Sous le vocable « commentaire », nous avons mis les éditoriaux, les chroniques, l'analyse, l'humeur. Ils mettent en relief les opinions de leurs auteurs.


· L'interview

L'interview est une relation de communication entre deux personnes. C'est un ensemble cohérent de questions et de réponses destinées à fournir des informations.

Telles seront les catégories dans lesquelles nous essayerons de classer nos informations.

II- PLACE DE L'INFORMATION REGIONALE, NATIONALE

ET INTERNATIONALE DANS LA PRESSE ECRITE

BOBOLAISE

A- L'Express du Faso

Le choix des journaux a porté sur deux semaines de publication : du lundi 4 octobre 2004 au vendredi 8 octobre 2004 et du lundi 11 octobre 2004 au vendredi 15 octobre 2004 ; soit au total 10 numéros. Ces 10 numéros ont donné les résultats suivants : (voir tableaux N°17, 18 et 19).

Tableau 17 : Surface occupée par chaque rubrique de L'Express du Faso

en types de nouvelles.

Nouvelles

Rubriques

Régionales

Nationales

Internationales

Total

Politique

1122,69 cm2

(1,57 %)

2406,64 cm2

(3,37 %)

484,47 cm2

(0,68 %)

4 013,8 cm2

(5,62 %)

Economie

1557,41 cm2

(2,18 %)

0 cm2

(0 %)

546,61 cm2

(0,76 %)

2 104,02 cm2

(2,94 %)

Faits divers

441,39 cm2

(0,62 %)

0 cm2

(0 %)

0 cm2

(0 %)

441,39 cm2

(0,62 %)

Sport

851,68 cm2

(1,19 %)

2987,07 cm2

(4,18 %)

0 cm2

(0 %)

3 838, 75 cm2

(5,37 %)

Culture

0 cm2

(0 %)

292,22 cm2

(0,41 %)

1 229,46 cm2

(1,72 %)

1 521,68 cm2

(2,13 %)

Société

8851,93 cm2

(12,39 %)

9573,7 cm2

(13,40 %)

920,31 cm2

(1,29%)

19 345,94cm2

(27,08%)

Jeux et service

1719,16 cm2

(2,41 %)

2448,46 cm2

(3,43 %)

8005,88 cm2

(11,20 %)

12 173,5 cm2

(17,04%)

Avis et annonces

6859,16 cm2

(9,60 %)

8930,09 cm2

(12,5 %)

3 505,5 cm2

(4,91 %)

19 294,75 cm2

(27,01 %)

Photos

3742,05 cm2

(5,24 %)

4889,83 cm2

(6,84 %)

86,86 cm2

(0,12 %)

8 718,74 cm2

(12,2 %)

Total

25145,47 cm2

(35,20 %)

31528,01cm2

(44,13 %)

14 779,09 cm2

(20,68 %)

71 452,57 cm2

(100 %)

Source : Tableau établi par l'auteur

Tableau 18 : Répartition des informations de L'Express du Faso en nombre

d'articles, de photos, d'annonces et du type de nouvelles.

Nouvelles

Nombre d'articles

Nombre de photos

Nombre d'annonces

Régionales

45

(32 %)

33

(37,08 %)

24

(42,86 %)

Nationales

34

(39,53 %)

55

(61,8 %)

21

(37,5 %)

internationales

7

(8,14 %)

1

(1,12 %)

11

(19,64 %)

Total

86

(100 %)

89

(100 %)

56

(100 %)

Source : Tableau établi par l'auteur

Tableau 19 : Répartition des informations de L'Express du Faso en

genres d'information et du type de nouvelles.

Genre d'info

Nouvelles

Compte-rendu

Commentaire

Interview

Total

Régionales

25

(29,07 %)

15

(17,44 %)

5

(5,81 %)

45

(52,32 %)

Nationales

28

(32,56 %)

6

(6,98 %)

0

(0 %)

34

(39,53 %)

Internationales

0

(0 %)

7

(8,14 %)

0

(0 %)

7

(8,14 %)

Total

53

(61,63%)

28

(32,56 %)

5

(5,81 %)

86

(100 %)

Source : Tableau établi par l'auteur

1- Du contenu du corpus

Les 10 numéros de L'Express du Faso, tirés chacun à 1 500 exemplaires, contiennent 86 articles : 45 articles en nouvelles régionales, 34 articles en nouvelles nationales et 07 articles pour les nouvelles internationales, soit respectivement en pourcentage 52,32 ; 39,53 et 8,14.

La répartition de ces 86 articles en fonction des genres d'information a donné 33 articles de compte-rendu, 28 articles de commentaire et 5 articles d'interview, soit respectivement en pourcentage 61,63 ; 32,56 et 5,81.
A chaque première page des journaux, nous avons l'événement à la Une choisi par la rédaction avec à l'appui une grande photo.

Dans les pages intérieures, nous avons la suite d'articles débutés à la première page et d'autres articles. On a également les photos (89 au total) commentant et illustrant les textes.

Les photos sont reparties de la façon suivante : 33 photos en nouvelles régionales, 55 photos en nouvelles nationales et 01 photo en nouvelles internationales soit respectivement en pourcentage 37,08 ; 61,80 et 1,12.

2- Plusieurs rubriques pour plusieurs informations

régionales et nationales


· Une diversité de rubriques

Sur les 10 numéros de L'Express du Faso du lundi 4 octobre 2004 au vendredi 8 octobre 2004 et du lundi 11 octobre 2004 au vendredi 15 octobre 2004, nous nous rendons compte que la plupart des rubriques sont régulièrement présentées. Elles sont au total 08 et se repartissent de façon irrégulière dans les journaux. La diversité des rubriques traduit la volonté de la rédaction de L'Express du Faso d'aborder plusieurs sujets à la fois.


· Une prédominance de nouvelles nationales

Les nouvelles nationales occupent une surface de 31 528,01 cm2, les nouvelles régionales 21 145,47 cm2, les nouvelles internationales 14 779, 09 cm2 soit respectivement 44,12 %, 35,19 % et 20,68 %. En nombre d'articles, on compte 34 articles en nouvelles nationales, 45 en nouvelles régionales et 07 en nouvelles internationales soit respectivement 39,53 %, 52,32 % et 8,14 %.

En termes de surface occupée dans le journal, les nouvelles nationales viennent en tête de classement, suivies par les nouvelles régionales et les nouvelles internationales. En nombre d'articles, la tendance est en faveur des nouvelles régionales, puis suivent en ordre, les nouvelles nationales et les nouvelles internationales. On peut alors dire que le journal produit en nombre beaucoup d'articles en nouvelles régionales mais que ces articles restent moins longs par rapport aux articles nationaux moins nombreux mais plus longs et donc occupant plus d'espace.

Les nouvelles régionales et les nouvelles nationales sont produites par les journalistes et correspondants du journal. Celles internationales proviennent en grande partie des agences internationales d'information (AFP, Reuters, Syfia...) de journaux étrangers comme Le Patriote ou L'Inter de Côte-d'Ivoire par exemple. Les nouvelles internationales ne sont pas négligeables dans le journal. En espace, elles occupent 17 779,09 cm2 soit 20,68 % et en nombre d'articles 07 soit 8,14 %. Ces nouvelles internationales donnent parfois l'impression d'un remplissage quand il y a manque d'information nationale et / ou régionale.


· Un nombre moyen de photos

Au total, 89 photos ont été publiées dans les 10 numéros de L'Express du Faso, soit une moyenne de 8,9 photos par numéro. Ce qui constitue une proportion non négligeable. On remarque que 61,8 % des photos sont utilisées pour les articles des nouvelles nationales, 37,08 pour les nouvelles régionales et 1,12 pour les nouvelles internationales. Cette utilisation des photos traduit le souci du journal d'aérer les textes, de les illustrer et de les rendre plus attrayants.



· Une quantité importante de nouvelles de société

Les nouvelles de sociétés occupent une surface de 19 345,94 cm2 soit 27,08 % de la surface totale des 10 numéros du journal. Elles constituent la rubrique la plus importante du journal. Cette rubrique donne des nouvelles relatives à la vie communautaire.


· Beaucoup d'avis et annonces

Les avis et annonces occupent 19 294,75 cm2 soit 27,01 % de la surface totale des 10 numéros du journal. Ils se repartissent en avis et annonces régionaux (6859,16 cm2 soit 9,6 %), en avis et annonces nationaux (8 930,09 cm2 soit 12,5 %) et en avis et annonces internationaux (3 505,5 cm2 soit 4,91 %).

On dénombre 56 avis et annonces, repartis en 24 avis et annonces régionaux, 21 avis et annonces nationaux et 11 avis et annonces internationaux ; soit respectivement en pourcentage 42,86 ; 37,5 et 19,64.

On peut en conclure que L'Express du Faso reçoit plus d'avis et annonces régionaux, mais que ces avis et annonces occupent moins de surface que les avis et annonces au plan national.


· Jeux et services

Sur les 10 numéros, les jeux et les services occupent une surface de 12 173,5 cm2 soit 17,04 %. C'est la troisième rubrique la plus importante en surface occupée de L'Express du Faso après les rubriques sociétés et avis et annonces.

Les jeux et services concernent l'astrologie, les mots cachés, les mots croisés, les pharmacies de gardes et les adresses utiles de Bobo et Ouaga, le programme de la télévision nationale du Burkina, les récits des faits insolites et la pensée du jour.

Cette quantité et cette variété des composantes des jeux et services montrent que L'Express du Faso, en tant que support d'information, est aussi un moyen de distraction.


· Politique, économie, culture et sport

Les nouvelles politiques occupent une surface de 4 013,8 cm2 soit 5,62 %. Ces nouvelles traitent de la vie politique régionale, nationale et internationale. La plupart du temps, elles sont relatives aux activités des partis politiques au plan régional ou national.

Les nouvelles économiques occupent une surface de 2 104,02 cm2 soit 2,94 %. Ces nouvelles parlent des réalisations économiques, des prises de décisions économiques, des bilans économiques, des perspectives économiques, etc. Ces informations économiques du journal sont en général articulées sur les nouvelles de la région de Bobo-Dioulasso qui, on le sait, représente le « poumon » de l'économie nationale du Burkina.

Les nouvelles culturelles évoquent le plus souvent la musique, la littérature, etc. Elles occupent une surface de 1521, 68 cm2 soit 2,13 %.

La part du sport dans les 10 numéros de L'Express du Faso est la suivante : 3838,75 cm2 soit 5,37 %. Le sport n'est pas toujours présent dans le journal. Les informations sportives sont en grande partie dominées par le football. Les autres disciplines telles que le volley-ball, le hand-ball, l'athlétisme...sont quasi-inexistantes.


· La rareté de faits divers

Sur les 10 numéros, la surface occupée par les faits divers demeure extrêmement faible (441,39 cm2 soit 0,62 %). L'information sensationnelle ne semble donc pas être un domaine très prisé par L'Express du Faso.



· Une prédominance de compte-rendu

Sur les 86 articles recensés dans les 10 numéros de L'Express du Faso, on compte 53 articles de compte-rendu, 28 articles de commentaire et 05 articles d'interview, soit respectivement en pourcentage 61,63 ; 32,56 et 5,81. Ces résultats démontrent que L'Express du Faso utilise essentiellement le compte-rendu comme technique journalistique pour le traitement de ses informations.

La prédominance de compte-rendu peut traduire deux faits :

- Un faible niveau de formation des journalistes,

- La censure ou l'autocensure des journalistes.

En conclusion, on peut dire que du point de vue quantitatif, les nouvelles nationales occupent plus d'espace dans L'Express du Faso, mais qu'en nombre d'articles, les articles régionaux sont les plus nombreux. De ce fait, il est difficile d'affirmer sans réserve que L'Express du Faso, dans la pratique, a une vocation régionale. Mais ce que l'on sait et qui est sûr, c'est que c'est un journal de compte-rendu, et que la rubrique « Société» est la plus importante des rubriques.

L'importance quantitative de chaque rubrique, de chaque type de nouvelles et de chaque genre d'information de L'Express du Faso est mise en exergue par les graphiques 3, 4, 5 et 6.

Graphique 3 : Importance quantitative de chaque rubrique de L'Express du Faso

Source : Graphique établi par l'auteur

Le graphique 3 montre que l'information dans L'Express du Faso est suffisamment diversifiée, mais qu'elle reste dominée par les rubriques Société, Jeux et services et Avis et annonces. C'est une situation qu'il faudra confronter avec les résultats de l'enquête.

Graphique 4 : Importance quantitative de surface occupée de L'Express du Faso

en nouvelles régionales nationales et internationales

Source : Graphique établi par l'auteur

Le graphique 4 montre que les informations nationales dominent dans L'Express du Faso, mais que celles régionales et internationales ne sont pas négligeables.

Graphique 5: Importance de la part en nombre d'articles de L'Express du Faso en

nouvelles régionales, nationales et internationales.

Source : Graphique établi par l'auteur

Le graphique 5 ne lève pas l'ambiguïté sur la vocation régionale ou nationale de L'Express du Faso. Il apporte néanmoins la précision se laquelle le journal n'est pas international.

Graphique 6 : Importance quantitative de chaque genre d'information de

L'Express du Faso

Source : Graphique établi par l'auteur

A travers le graphique 6, on remarque que les trois genres d'information sont présents dans L'Express du Faso. La présence de l'ensemble des genres montre que ce journal a l'ambition d'être varié. On peut dire aussi qu'il a le souci d'être complet car, à travers sa diversité, il remplit les fonctions suivantes : informative, commentative, délibérative et éducative.

B- Libération

Le choix des journaux a porté sur 15 numéros de publication : du N°175 au 189 de la période du 7 juillet 2004 au 27 octobre 2004. Les 15 numéros sélectionnés ont donné les résultats suivants : (voir tableaux N° 20, 21 et 22).

Tableau 20 : Surface occupée par chaque rubrique de Libération

en types de nouvelles.

Nouvelles

Rubriques

Régionales

Nationales

Internationales

Total

Politique

6499,64 cm2

( 8,56 % )

9400,09 cm2

( 12,39 % )

17466,67 cm2

( 23,03 % )

33366,4 cm2

( 43,98 % )

Economie

1934,21 cm2

( 2,5 % )

1312,57 cm2

( 1,73 % )

547,64 cm2

( 0,72 % )

3794,42 cm2

( 5,00% )

Faits divers

3536,02 cm2

( 4,66 % )

286,16 cm2

( 0,38 % )

0 cm2

( 0 % )

3822,18 cm2

( 5,04 %)

Sports

1338,69 cm2

(1,76 %)

0 cm2

(0 %)

164,44 cm2

( 0,22 %)

1503,13 cm2

( 1,98 % )

Culture

1537,51 cm2

( 2,03 % )

1230,67 cm2

( 1,62 % )

0 cm2

( 0 % )

2768,18 cm2

( 3,65 % )

Société

10 009,69 cm2

( 13,2 % )

2114,65 cm2

( 2,79 % )

1554,37 cm2

( 2,05 % )

13678,71 cm2

( 18,04 % )

Jeux et services

5069,46 cm2

( 6,68 % )

0 cm2

( 0 % )

0 cm2

( 0 % )

5069,46 cm2

( 6,68 % )

Avis et annonces

2350,17 cm2

( 3,10 % )

3461,08 cm2

( 4,56 % )

494,44 cm2

( 0,65 % )

6305,69 cm2

( 8,31 % )

Photos

2036,99 cm2

( 2,68 % )

2472,45 cm2

( 3,26 % )

1032,17 cm2

(1,36 %)

5541,61 cm2

( 7,30 % )

Total

34312,38 cm2

( 45,24 % )

20277,67 cm2

( 26,73 % )

21259,73 cm2

( 28,03 % )

75849,78 cm2

( 100 % )

Source : Tableau établi par l'auteur

Tableau 21 : Répartition des informations de Libération en nombre d'articles,

de photos, d'annonces et du type de nouvelles.

Nouvelles

Nombre d'articles

Nombres de photos

Nombres d'annonces

Régionales

123

(60 %)

26

(40 %)

11

(55 %)

Nationales

38

(18,54 %)

28

(43,08 %)

8

(40 %)

Internationales

44

(21,46 %)

11

(16,92 %)

01

(5 %)

Total

205

(100 %)

65

(100 %)

20

(100 %)

Source : Tableau établi par l'auteur

Tableau 22 : Répartition des informations de Libération en

genres d'information et du type de nouvelles.

Genre d'info

Nouvelles

Compte-rendu

Commentaire

Interview

Total

Régionales

95

(46,34 %)

28

(13,66 %)

00

(0 %)

123

(60 %)

Nationales

08

(3,9 %)

28

(13,66 %°)

02

(0,97 %)

38

(18,54 %)

Internationales

09

(4,39 %)

33

(16,1 %)

02

(0,97 %)

44

(21,46 %)

Total

112

(54,63 %)

85

(43,41 %)

04

(1,94 %)

205

(100 %)

Source : Tableau établi par l'auteur

1- Du contenu du corpus

Les 15 numéros de Libération contiennent 205 articles dont 123 articles en nouvelles régionales, 38 articles en nouvelles nationales et 44 articles en nouvelles internationales soit respectivement en pourcentage 60 ; 18,54 et 21,46.
La répartition de ces 205 articles en fonction des genres d'information a donné 112 articles en compte-rendu, 89 articles en commentaire et 04 articles en interview, soit respectivement en pourcentage 54,63 ; 43,41 et 1,94.

A chaque première page des journaux, nous avons un grand titre illustré d'une grande photo et d'autres titres secondaires.

Dans les pages intérieures figurent les articles et des photos servant à les illustrer. Nous avons compté au total 65 photos reparties de la façon suivante : 26 photos en nouvelles régionales, 28 photos en nouvelles nationales et 11 photos en nouvelles internationales soit respectivement en pourcentage 40 ; 43,08 et 16,92.

2- Plusieurs rubriques pour plusieurs informations

régionales


· Une diversité de rubriques

Sur les 15 numéros de Libération, nous nous rendons compte que la plupart des rubriques sont régulièrement présentées. Elles sont au total 08 et se répartissent de façon irrégulière dans les journaux. La pluralité des rubriques explique la diversité de sujets que l'on rencontre dans le journal Libération.


· Une prédominance de nouvelles régionales

Les nouvelles régionales occupent une surface de 34312,38 cm2, les nouvelles nationales 20 277,67 cm2 et les nouvelles internationales 21 259,73 cm2, soit respectivement en pourcentage 45,24 ; 26,76 et 28,03.

En nombre d'articles, on compte 123 articles en nouvelles régionales, 38 articles en nouvelles nationales et 44 articles en nouvelles internationales soit respectivement en pourcentage 60 ; 18,54 et 21,46.

En termes de surface occupée dans le journal, les nouvelles régionales dominent. Elles sont suivies en ordre par les nouvelles nationales et les nouvelles internationales. En nombre d'articles, les articles en nouvelles régionales sont les plus nombreux, suivis en ordre par les articles en nouvelles nationales et les articles en nouvelles internationales. Que ce soit donc en termes de surface occupée ou du nombre d'articles, les nouvelles régionales prédominent dans le journal Libération.

Les nouvelles régionales et les nouvelles nationales sont toujours produites par les journalistes et correspondants du journal. Quant aux nouvelles internationales, elles sont produites par les agences internationales d'information, les journaux étrangers et quelquefois par les journalistes de Libération.


· Un nombre restreint de photos

Au total 65 photos ont été publiées dans les 15 numéros de Libération soit une moyenne de 4,33 photos par numéro. Ce qui constitue une proportion assez faible. 40 % des photos sont utilisées pour les nouvelles régionales, 43,08 pour les nouvelles nationales et 16,92 pour les nouvelles internationales.

Ces photos sont en noir et blanc. Leur qualité laisse à désirer.


· Une quantité importante de nouvelles de politique et de société

Les nouvelles politiques occupent une surface de 33 366, 4 cm2 soit 43,98 %. Elles constituent la rubrique la plus importante du journal en termes de surface occupée. La plupart du temps, les nouvelles politiques sont relatives à la vie politique au plan international.

Les nouvelles de société occupent une surface de 13 678,71 cm2 soit 18,04 % de la surface totale du journal. C'est la deuxième rubrique du journal en termes de surface occupée après la rubrique politique. Elle fournit des informations relatives à la vie communautaire et est dominée par les nouvelles régionales.


· Economie, culture, faits divers, jeux et annonces

Les nouvelles économiques occupent une surface de 3 794,42 cm2 soit 5,00 %. Elles n'occupent pas une grande place dans le journal.

Les nouvelles culturelles occupent, elles aussi, une faible surface dans le journal 2 768,18cm2 soit 3,65 %. Elles sont largement consacrées à la musique et à la littérature régionales et nationales.

Les faits divers occupent 3 822,18 cm2 de surface dans les 15 numéros de Libération soit un pourcentage de 5,04. Ils sont essentiellement basés sur les informations sensationnelles de la région.

Les jeux occupent une surface de 5 069, 46 cm2 soit 6,68 %. Ces jeux sont constitués pour l'essentiel de mots croisés proposés par des lecteurs de la région.

Les avis et annonces occupent une surface de 6 305, 69 cm2 soit 8,31 %. On dénombre 20 avis et annonces seulement dans les 45 numéros, soit une moyenne de 1,33 par numéro. On peut donc conclure que Libération est pauvre en annonces. Cette situation devrait également se répercuter sur la somme à rapporter dans la diffusion des annonces.


· La rareté des nouvelles de sports

Sur les 15 numéros de Libération, la surface occupée par les nouvelles sportives demeure faible (1 503,13 cm2 soit 1, 98 %).


· Une prédominance de compte-rendu

Sur les 205 articles recensés dans les 15 numéros de Libération, on compte 112 articles de compte-rendu, 89 articles de commentaire et 4 articles d'interview soit respectivement en pourcentage 54,63 ; 43,41 et 1,95. Ces résultats montrent que le compte rendu est le genre journalistique dominant dans le journal Libération.

La prédominance de compte-rendu peut traduire deux faits :

- Un faible niveau de formation des journalistes,

- La censure ou l'autocensure des journalistes.

En conclusion, on peut dire que du point de vue quantitatif, que ce soit en surface occupée ou en nombre d'articles, les nouvelles régionales sont les plus nombreuses dans le journal Libération. Ainsi on peut dire que Libération est un journal à vocation régionale. Par ailleurs on sait aussi que c'est un journal de compte-rendu et que la rubrique politique est la plus importante de ces rubriques.

L'importance quantitative de chaque rubrique, de chaque type de nouvelles et de chaque genre d'information de Libération est mise en exergue par les graphiques 7, 8, 9 et 10.

Graphique 7 : Importance quantitative de chaque rubrique de Libération

Source : Graphique établi par l'auteur

Le graphique 7 montre que Libération a pour priorité de participer au débat politique et social.

Graphique 8 : Importance quantitative de surface occupée de Libération en

nouvelles régionales, nationales et internationales

Source : Graphique établi par l'auteur

On constate à travers le graphique 8, que Libération a une vocation beaucoup plus régionale.

Graphique 9 : Importance de la part en nombre d'articles de Libération en

nouvelles régionales, nationales et internationales

Source : Graphique établi par l'auteur

Le graphique 9 montre que les articles régionaux sont largement plus nombreux que ceux nationaux et internationaux. Cette prédominance des articles régionaux confirme la vocation régionale de Libération.

Graphique 10: Importance quantitative de chaque genre d'information

dans Libération

Source : Tableau établi par l'auteur

Tout comme dans L'Express du Faso, les trois genres d'information sont présents dans Libération. Cela traduit le souci de ce journal d'être d'une part varié, et d'autre part complet.

Chapitre 2 : LECTORAT DE LA PRESSE ECRITE

BOBOLAISE

« Le prix de la croissance, pour tous les médias, réside dans leur diversification ou leur spécialisation, qu'il s'agisse des sujets qu'ils abordent ou des audiences auxquelles ils se consacrent »87(*). Dès lors, « le média ne se définit pas seulement à partir des désirs de ceux qui sont chargés de le concevoir et de l'élaborer, mais aussi par des besoins situés dans l'environnement, et plus particulièrement parmi une population qu'il projette de satisfaire »88(*). Dans cette perspective, les journaux bobolais ont eux aussi besoin de connaître leurs lecteurs pour coller au plus près à leurs préoccupations.

I- CONNAISSANCES GENERALES SUR LA LECTURE DES

JOURNAUX BOBOLAIS

Les journaux bobolais écrivent pour leurs lecteurs. Mais en réalité, beaucoup d'entre eux disposent de peu de connaissances sur la lecture de leurs écrits.

Les connaissances générales sur la lecture des journaux bobolais a été une des multiples préoccupations de notre étude. Ces connaissances ont été obtenues à partir d'une enquête89(*) auprès des lecteurs. Cette enquête a consisté à connaître les taux et fréquences de lecture à Bobo, les journaux lus, les raisons et les lieux de lecture.

1.Taux et fréquence de lecture des journaux bobolais

L'habitude de lire les journaux n'est pas encore une pratique courante à Bobo-Dioulasso. Ainsi, 60,23 % de la population enquêtée ne lit jamais la presse. Le taux de lecture dans la ville reste donc faible ; il est seulement de 39,77 %.

Tableau 23 : Habitudes de lecture de journaux bobolais dans la ville de

Bobo-Dioulasso (%)

 

Sexe

Tranche d'âge

Secteurs

d'activités

Niveau

d'étude

To-

tal

H

F

18-29

30-49

50 et plus

Inf.

Publ.

Priv.

Agr.

Pri.

Sec.

Sup

Ens

Lec-

teurs

22,30

17,47

18,21

19,33

2,23

11,52

10,78

17,10

0,37

2,97

28,62

8,18

39,77

Non lec-

teurs

28,62

31,60

33,83

22,68

3,72

41,63

2,60

9,30

6,70

23,42

35,69

1,11

60,22

Source : Notre enquête (Octobre - Novembre 2004)

L'analyse des résultats de ce tableau fait apparaître que parmi les 39,77 % de lecteurs de journaux, 22,30 % sont des hommes et 17,47 % des femmes. La lecture des journaux bobolais par les bobolais est donc un phénomène plus masculin que féminin.

Cet écart tient au fait que les hommes interrogés éprouvent plus le désir de s'informer, de se distraire ou de s'éduquer par la presse que les femmes.

Parmi les Bobolais qui lisent, 18,21 % ont un âge compris entre 18 et 29 ans, 19,33 % ont un âge compris entre 30 et 49 ans et 2,22 % ont 50 ans ou plus.

Par rapport donc aux tranches d'âge, le lectorat bobolais est jeune90(*). Cela est dû au fait que les jeunes représentent la portion la plus active de la population.

L'analyse du tableau selon la profession indique que parmi les 39,77 % de lecteurs de journaux, 11,2 % sont du secteur informel, 10,78 % du secteur public, 17,1 % du secteur privé et 0,37 % du secteur agricole (élevage et pêche y compris). Ces résultats révélateurs de l'intérêt que chaque catégorie professionnelle accorde à la lecture de la presse cachent pourtant certaines réalités.

Selon notre enquête, les employés du public (80,55 %) et ceux du privé (64,79 %) sont les groupes socio-professionnels qui lisent le plus les journaux à Bobo-Dioulasso ; ils profitent assurément des abonnements de service. Les travailleurs du secteur informel (17,92 %), ainsi que les agriculteurs indépendants (5,29 %) sont ceux qui lisent le moins.

Par rapport au niveau d'étude, la majorité des lecteurs se rencontre dans le secondaire (28,62 %). Ce niveau regroupe aussi la majorité de la population alphabétisée en français de la ville de Bobo-Dioulasso.

On peut résumer au regard des résultats du tableau 29 qu'à Bobo-Dioulasso, le lectorat des journaux bobolais est jeune, à dominante masculine, de niveau d'étude secondaire et travaillant principalement dans les secteurs public et privé.

Le tableau 24 donne les taux de lecture des journaux bobolais et étrangers91(*) dans la ville de Bobo-Dioulasso.

Tableau 24 : Taux de lecture de journaux bobolais et étrangers dans la ville

de Bobo-Dioulasso (%).

 

Sexe

Tranche d'âge

Secteurs

d'activités

Niveau

d'étude

To-

tal

H

F

18-29

30-49

50 et plus

Inf.

Publ.

Priv.

Agr.

Pri.

Sec.

Sup

Ens

Lec-

teurs

24,91

17,84

19,33

21,19

2,23

13,75

10,78

17,84

0,37

3,72

30,11

8,92

42,75

Non lec-

teurs

26,02

31,23

32,71

20,82

3,72

39,40

2,60

8,55

6,69

22,68

34,20

0,37

57,25

Source: Notre enquête (Octobre - Novembre 2004)

Ce tableau montre que le taux de lecture de journaux bobolais et étrangers est faible à Bobo-Dioulasso (seulement 42,75 %).

L'enquête révèle que la majorité des lecteurs de journaux bobolais sont aussi lecteurs de journaux étrangers. Ils ne sont que 2,97 % de lecteurs bobolais à ne lire que des journaux étrangers.

Tableau 25 : Taux de lecture de journaux étrangers (uniquement) dans

la ville de Bobo-Dioulasso (%)

 

Sexe

Tranche d'âge

Secteurs

d'activités

Niveau

d'étude

To-tal

H

F

18-29

30-49

50 et plus

Inf.

Publ

Priv.

Agr.

Pri

Sec.

Sup

Ens

Lec-teurs

2,60

0,37

1,11

1,86

0

2,23

0

0,74

0

0,74

1,49

0,74

2,97

Source: Notre enquête (Octobre - Novembre 2004)

Les fréquences par semaine de lecture des journaux bobolais dans la ville de Bobo-Dioulasso sont représentées dans le tableau N°26.

Tableau 26 : Fréquences de lecture des journaux bobolais dans

la ville de Bobo-Dioulasso (%)

 

Sexe

Tranche d'âge

Secteurs

d'activités

Niveau

d'étude

To-

tal

H

F

18-29

30-49

50 et plus

Inf.

Publ

Priv.

Agr

Pri

Sec.

Sup

Ens

0 fois

28,62

31,6

33,83

22,68

3,72

41,63

2,60

9,30

6,70

23,42

35,69

1,11

60,22

1 fois

4,09

3,34

4,83

2,60

00

4,46

0 ,74

1,86

0,37

1,11

6,32

00

7,43

2 fois

3,72

4,46

5,20

2,97

00

3,72

1,11

3,34

00

1,11

6,32

0,74

8,18

3 fois

4,83

00

1,86

2,97

00

1,11

0,74

2,97

00

0,34

3,72

0,74

4,83

4 fois

1,49

1,49

1,49

1,49

00

0,37

1,11

1,49

00

00

2,60

0,37

2,98

5 fois et plus

8,18

8,18

4,83

9,29

2,23

1,86

7,06

7,43

00

0,37

9,66

6,32

16,36

Source: Notre enquête (Octobre - Novembre 2004)

L'analyse du tableau 30 montre que les Bobolais ne lisent pas régulièrement leurs journaux. 7,43 % lisent les journaux au moins cinq fois par semaine. Ces fréquences apparemment faibles, sont pourtant révélatrices d'un réel accroissement de l'intérêt des publics pour la presse imprimée.

2- Les journaux lus

Les journaux bobolais n'ont pas la même audience auprès des lecteurs bobolais. « Les choix du lecteur sont opérés à travers une pratique commune à tous : le feuilletage. Contrairement au roman, que l'on commence à la page «Une» et que l'on suit jusqu'à la fin, le journal, quelle que soit sa périodicité, se «prend en main» et se feuillette. On commence bien sûr par la «Une», on saute souvent à la dernière page (si elle n'est pas occupée par la publicité), on parcourt l'intérieur et on s'arrête sur des éléments visuels qui accrochent le regard »92(*). Si le choix du lecteur est porté en permanence sur le même journal, il parlera de «son journal» en ayant un sentiment affectif pour lui.

L'Express du Faso est le journal bobolais le plus lu à Bobo. Il possède 23,36 % du lectorat. Cela s'explique par le fait qu'il est l'unique quotidien de la ville.

Libération est le deuxième journal parmi les journaux bobolais en terme d'audience avec 9,17 % du lectorat. Il est le seul périodique bobolais à l'instar de L'Express du Faso le plus régulier sur le marché de la presse.

La Gazette de Sya compte 2,18 % du lectorat, Le Messager 1,09 % et les autres journaux bobolais également 1,09 %.

Les journaux étrangers les plus lus à Bobo-Dioulasso sont dans l'ordre : L'Observateur Paalga, Le Pays, L'Indépendant et Sidwaya avec respectivement 14,41 %, 10,70 %, 9,82 % et 8,95 % du lectorat bobolais. Ces journaux bénéficient d'une longue tradition de diffusion à Bobo-Dioulasso, bien avant même la plupart des journaux bobolais.

Le tableau suivant indique les audiences des journaux à Bobo-Dioulasso.

Tableau 27 : Audiences des journaux à Bobo-Dioulasso (%)

 

Sexe

Tranche d'âge

Secteurs

d'activités

Niveau

d'étude

To-

tal

H

F

18-29

30-49

50 et Plus

Inf.

Publ

Priv.

Agr

Pri.

Sec.

Sup

Ens

L'Express du Faso

13,10

10,26

10,69

11,35

1,31

6,77

6,33

10,04

0,22

1,75

16,81

4,80

23,36

Libéra-

tion

4,80

4,37

4,15

4,58

0,44

3,06

2,18

3,93

00

0,65

7,20

1,31

9,17

Le Messa-

gers

0,44

0,65

00

0,87

0,22

0,44

0,22

0,44

00

00

0,87

0,22

1,09

La Ga-

zette de Sya

1,09

1,09

0,65

1,53

00

0,87

0,22

1,09

00

00

1,96

0,22

2,18

Autres jour-

naux Bobo-

lais

0,44

0,65

0,44

0,65

00

0,22

0,65

0,22

00

00

0,65

0,44

1,09

Sid-

waya

4,37

4,58

3,27

4,58

1,09

1,09

3,05

4,58

00

0,22

5,58

2,84

8,95

Obser-

vateur

8,08

6,33

4,37

8,95

1,09

3,49

4,58

6,33

00

0,65

9,61

4,15

14,41

Le Pays

5,24

5,46

3,27

6,11

1,31

2,40

4,15

4,15

00

0,87

6,99

2,84

10,70

JJ

2,84

2,62

1,75

3,49

0,22

1,09

1,53

2,84

00

0,22

3,71

1,53

5,46

L'Indé-pen-dant

5,67

4,15

4,37

5,02

0,44

2,40

3,27

3,93

0,22

0,44

6,99

2,40

9,82

L'Eve-

ne-

ment

0,87

0,87

1,09

0,65

00

0,87

0,87

00

00

00

1,09

0,65

1,75

Jeune Afrique

2,84

0,87

1,09

1,96

0,65

0,22

1,09

2,40

00

00

2,40

1,31

3,71

Onze mon-

dial

1,09

00

0,87

0,22

00

0,44

00

0,65

00

0,65

0,22

0,22

1,09

Sid-

waya sport

1,75

00

1,31

0,44

00

1,53

00

0,22

00

0,44

1,31

00

1,75

Bendré

0,44

00

0,44

00

00

00

0,22

0,22

00

00

0,22

0,22

0,44

L'Opi-

nion

0,22

0,22

00

0,44

00

00

044

00

00

00

00

0,44

0,44

San Fina

0,22

00

00

0,22

00

00

0,22

00

00

00

0,22

00

0,22

L'heb-do

0,22

00

0,22

00

00

00

0,22

00

00

00

00

0,22

0,22

J.o

0,22

00

00

00

0,22

00

0,22

00

00

00

0,22

00

0,22

Autres jour-

naux étran-

gers

1,31

2,62

2,62

1,09

0,22

1,53

0,22

2,18

00

0,44

3,06

0,44

3,93

Source: Notre enquête (Octobre - Novembre 2004)

3. Les raisons de lecture

Les raisons de lecture des journaux bobolais sont celles des médias en général. On lit un journal pour s'informer, pour se distraire ou pour s'éduquer. Cet intérêt varie en fonction des situations et de la nature des journaux comme l'indique le tableau N°28.

Tableau 28 : Raisons de lecture de journaux bobolais à Bobo-Dioulasso (%)

 

Sexe

Tranche d'âge

Secteurs

d'activités

Niveau

d'étude

To-

tal

H

F

18-29

30-49

50 et plus

Inf.

Publ

Priv.

Agr.

Pri.

Sec.

Sup

Ens

S'in-

For-

mer

35,80

27,16

25,30

33,95

3,70

17,90

17,90

26,54

0,62

3,70

46,29

12,96

62,96

Se dis-

traire

15,43

13,58

11,73

16,67

0,62

11,73

5,55

11,73

00

3,09

22,22

3,70

29,01

S'édu-quer

4,94

3,09

4,94

2,47

0,62

3,09

1,23

3,70

00

1,23

4,32

2,47

8,03

Source : Notre enquête (Octobre - Novembre 2004)

A travers ce tableau, on s'aperçoit que 62,96 % des lecteurs lisent les journaux pour s'informer ; 29,01 les lisent pour se distraire et 0,8 pour s'éduquer.

L'importance de la raison de lecture des journaux bobolais à Bobo-Dioulasso est mise en exergue par le Graphique 11.

Graphique 11 : Importance de la raison de lecture des journaux bobolais à

Bobo-Dioulasso

Source : Graphique établi par l'auteur

Ce graphique montre que la demande en information est très importante chez les lecteurs bobolais. Or en général, cette demande ne doit pas être aussi généralisée chez les lecteurs des journaux locaux. A Bobo-Dioulasso, la situation peut être due au fait que les lecteurs confondent journaux régionaux aux autres types de journaux.

L'enquête a révélé que la raison de lecture des journaux étrangers dans la ville de Bobo-Dioulasso est aussi principalement la recherche de l'information.

Les Bobolais dans l'ensemble ne s'intéressent pas beaucoup aux journaux. Les raisons sont :

- Le manque d'argent (pour s'acheter les journaux)

- Le manque de temps (pour les lire)

- Le manque d'engouement (pour la lecture)

- La difficulté d'accès (due à leur mode de diffusion : il n'y a pas la vente à la crié et presque tous les kiosques de vente sont concentrés dans le centre-ville). 

Le tableau 29 indique les taux des raisons de non-lecture de journaux bobolais.

Tableau 29 : Raisons de non-lecture de journaux bobolais à Bobo-Dioulasso (%)

 

Sexe

Tranche d'âge

Secteurs

d'activités

Niveau

d'étude

To-

tal

H

F

18-29

30-49

50 et plus

Inf.

Publ

Priv.

Agr

Pri.

Sec.

Sup

Ens

Man-

que d'ar-

gent

7,77

8,29

10,88

4,66

0,52

10,88

0,52

0,52

4,14

9,33

6,73

00

16,06

Man-

que de temps

19,17

19,69

20,20

17,10

1,55

25,90

2,07

5,18

5,70

11,92

25,91

1,04

38,86

Man-

que d'en-

goue-ment

17,62

20,20

22,28

12,95

2,59

26,42

1,04

7,25

3,10

18,13

18,65

1,04

37,82

Diffi-

cultés

d'ac-

cès

3,63

3,63

4,14

2,59

0,52

4,66

00

2,59

00

0,52

6,22

0,52

7,25

Source : Notre enquête (Octobre - Novembre 2004)

L'analphabétisme et le manque d'argent sont généralement cités en Afrique comme étant les deux principales causes de la non-lecture des journaux. A travers le tableau 33, on s'aperçoit à Bobo-Dioulasso que cette non-lecture est plutôt due aux manques de temps et d'engouement.

Le graphique 12 met en exergue l'importance des raisons de non-lecture des journaux dans la ville de Bobo.

Graphique 12 : Importance des raisons de non-lecture de journaux dans

la ville de Bobo-Dioulasso

Source : Graphique établi par l'auteur

Le graphique 12 vient en complément du tableau 29 et confirme que le manque d'argent ou le coût des journaux n'est pas le principal obstacle à la lecture à Bobo-Dioulasso.

4- Les lieux de lecture

Les lieux de lecture des journaux à Bobo-Dioulasso sont divers comme l'indique le tableau 30.

Tableau 30 : Lieux de lecture des journaux à Bobo-Dioulasso (%)

 

Sexe

Tranche d'âge

Secteurs

d'activités

Niveau

d'étude

To- tal

H

F

18-29

30-49

50 et plus

Inf.

Publ

Priv.

Agr

Pri

Sec.

Sup

Ens

Mai-son

21,76

11,39

12,95

18,65

1,55

8,81

12,95

10,88

0,52

1,55

23,31

8,29

33,16

Ser-vice

19,69

12,43

10,36

18,65

3,11

2,07

11,92

18,13

00

2,07

20,20

9,84

32,12

Voi-sins

7,25

4,66

5,7

5,18

1,04

8,81

00

3,11

00

1,03

9,84

1,03

11,91

Amis

8,29

7,25

7,77

7,25

0,52

7,77

0,52

6,73

0,52

1,55

12,95

1,03

15,54

Biblio-thè-que

1,04

1,04

0,52

1,55

00

1,55

00

0,52

00

00

2,08

00

2,08

Mar-ché

2,59

2,59

3,63

1,55

00

5,18

00

00

00

1,03

4,14

00

5,18

Source : Notre enquête (Octobre - Novembre 2004)

A travers ce tableau, on s'aperçoit que 39,16 % des lecteurs lisent les journaux à la maison ; 32,12 % au service ; 11,91 % chez les voisins ; 15,54 % chez les amis ; 2,08 % dans les bibliothèques ou centres de documentation et 5,18 % au marché.

Le graphique 13 donne l'importance des lieux de lecture de journaux dans la ville de Bobo-Dioulasso.

Graphique 13: Importance des lieux de lecture de journaux dans

la ville de Bobo-Dioulasso

Source : Graphique établi par l'auteur
Ce graphique établit le fait que la lecture des journaux à Bobo-Dioulasso est collectif. Cette situation vient confirmer encore que le manque d'argent et / ou le coût des journaux, ne sont pas les principaux obstacles à la lecture.

II - ATTENTES ET BESOINS DU LECTORAT

Le lectorat bobolais nourrit des attentes et des besoins divers à l'égard de la presse en général et celle de sa ville en particulier.

1- Les rubriques préférées

L'information dans les journaux bobolais est multiforme et concerne la totalité des domaines de la vie, qu'il s'agisse du domaine politique, économique ou social. Mais tous les domaines ne suscitent pas le même intérêt chez les lecteurs.

La rubrique préférée des bobolais est celle des faits divers. Cette rubrique attire les lecteurs grâce au caractère sensationnel de l'information dont elle rend compte.

Tableau 31 : Quelles rubriques préférez-vous dans les journaux bobolais ? (%)

 

Sexe

Tranche d'âge

Secteurs

d'activités

Niveau

d'étude

To-tal

H

F

18-29

30-49

50 et plus

Inf.

Publ

Priv.

Agr

Pri

Sec.

Sup

Ens

Politi-que

12,88

5,88

8,12

9,24

1,40

4,76

7,00

6,72

0,28

1,40

12,04

5,32

18,76

Eco-nomie

7,84

3,36

3,64

5,88

1,68

1,68

4,48

4,76

0,28

0,84

6,44

3,92

11,20

Sport

9,24

0,56

4,76

4,48

0,56

4,48

2,52

2,52

0,28

1,12

7,56

1,12

9,80

Avis et an-non-

ces

3,08

3,36

1,96

3,36

1,12

1,68

2,24

2,52

00

00

3,92

2,52

6,44

Faits divers

12,60

10,64

9,24

12,32

1,68

6,44

5,88

10,64

0,28

1,12

16,80

5,32

23,24

Socié-

7,28

6,44

5,04

7,00

1,68

3,36

4,20

5,88

0,28

0,56

9,52

3,64

13,72

Cultu-re

4,20

3,36

3,08

3,64

0,84

0,84

3,36

3,36

00

0,56

4,76

2,24

7,56

Jeux et servi-ces

4,76

4,48

3,08

5,32

0,84

2,24

3,64

3,36

00

0,28

6,72

2,24

9,24

Source : Notre enquête (Octobre - Novembre 2004)

La préférence des rubriques dans la presse écrite bobolaise est mise en exergue par le graphique 14.

Graphique 14 : Préférence des rubriques dans la presse écrite bobolaise

Source : Graphique établi par l'auteur

Ce graphique, comparé aux graphiques 7 et 8, montre que les journaux bobolais ignorent ce que les lecteurs attendent d'eux.

A la question de savoir quel est le journal bobolais qui traite le mieux vos rubriques préférées, la majorité des lecteurs affirme que c'est L'Express du Faso (75,92 %).

Tableau 32 : Quel est le journal bobolais qui traite le mieux vos rubriques préférées

(%) ?

 

Sexe

Tranche d'âge

Secteurs

d'activités

Niveau

d'étude

To-

tal

H

F

18-29

30-49

50 et plus

Inf.

Publ

Priv.

Agr

Pri

Sec.

Sup

Ens

L'Ex-press du Faso

45,37

30,55

29,62

40,74

5,55

17,59

25,00

32,40

0,92

6,48

50,00

19,44

75,92

Libé-ration

3,70

9,25

8,33

4,63

00

2,78

0,92

9,26

00

0,92

12,04

00

12,96

La

Ga-

zette de Sya

1,85

0,92

0,92

1,85

00

0,92

00

1,85

00

00

1,85

0,92

2,77

Au- cun

6,48

1,85

4,63

3,70

00

7,40

0,92

00

00

0,92

7,40

00

8,33

Source : Notre enquête (Octobre - Novembre 2004)

Le graphique 15 met en évidence les journaux qui traitent le mieux les rubriques préférées des lecteurs.

Graphique 15 : Journal traitant le mieux les rubriques préférées des lecteurs

Source : Graphique établi par l'auteur

A travers le graphique 15, on peut se faire une idée de la place que chaque journal pourrait occuper sur le marché.

2- Les niveaux de satisfaction

Dans l'ensemble, les Bobolais sont satisfaits de leurs journaux. En effet, 77,98 % d'entre eux se disent satisfaits contre 22,02 % qui affirment le contraire.

Tableau 33 : Etes-vous satisfaits des journaux bobolais ? (%)

 

Sexe

Tranche d'âge

Secteurs

d'activités

Niveau

d'étude

To-tal

H

F

18-29

30-49

50 et Plus

Inf.

Publ.

Priv.

Agr.

Pri.

Sec.

Sup

Ens

Oui

38,53

39,45

33,94

39,45

4,59

19,26

22,02

35,78

0,92

5,50

56,88

15,60

77,98

Non

18,34

3,67

11,00

10,09

0,92

9,17

4,59

8,26

00

0,92

15,60

5,50

22,02

Source : Notre enquête (Octobre - Novembre 2004)

L'importance des taux de satisfaction et d'insatisfaction est mise en exergue par le graphique 16.

Graphique 16: Etes-vous satisfaits des journaux bobolais ?

Source : Graphique établi par l'auteur

A travers ce graphique, on note qu'une marge d'évolution est laissée à la presse bobolaise. Cette presse doit chercher forcement à évoluer pour satisfaire tout son lectorat.

A la question de savoir si les lecteurs préfèrent qu'on change les journaux bobolais actuels par d'autres types, les réponses sont évidentes. Les satisfaits répondent « non » et les insatisfaits « oui ».

Tableau 34 : Préférez-vous qu'on change les journaux bobolais actuels par d'autres

types ? (%)

 

Sexe

Tranche d'âge

Secteurs

d'activités

Niveau

d'étude

To-

tal

H

F

18-29

30-49

50 et plus

Inf.

Publ

Priv.

Agr.

Pri.

Sec.

sup.

Ens

Oui

18,34

3,67

11,00

10,09

0,92

9,17

4,59

8,26

00

0,92

15,60

5,50

22,22

Non

38,53

39,45

33,94

39,45

4,59

19,26

22,02

35,78

0,92

5,50

56,88

15,60

77,98

Source : Notre enquête (Octobre - Novembre 2004)

Les taux des lecteurs qui souhaitent qu'on change les journaux actuels par d'autres types et de ceux qui ne le veulent pas, sont représentés par le graphique 17.

Graphique 17 : Préférez-vous qu'on change les journaux actuels par

d'autres types ?

Source : Graphique établi par l'auteur

Le graphique 17 donne la confirmation qu'il y a une insatisfaction exprimée par les lecteurs dans le graphique précédent (Graphique 16).

3. Types de journaux souhaités

Les types de journaux souhaités par les Bobolais peuvent être classés en deux catégories :

- Des journaux d'information générale plus structurés et mieux élaborés tant dans le fond que dans la forme ;

- Des journaux d'information spécialisée (axés sur le sport, la femme, la politique, l'économie...) également mieux structurés et mieux élaborés tant dans le fond que dans la forme.

47,76 % des lecteurs réclament des journaux d'information générale contre 52,24 % qui réclament des journaux d'information spécialisée. Ces deux taux restent quand même équilibrés et témoignent de l'intérêt des lecteurs pour les deux types de journaux à Bobo-Dioulasso.

Tableau 35 : Types de journaux souhaités par les lecteurs bobolais (%)

 

Sexe

Tranche d'âge

Secteurs

d'activités

Niveau

d'étude

To-tal

H

F

18-29

30-49

50 et plus

Inf.

Publ

Priv.

Agr

Pri.

Sec.

Sup

Ens

Info

géné-rale

32,83

14,92

22,39

23,88

1,49

13,43

10,45

22,39

1,49

4,48

31,34

11,94

47,76

Info

Spécialisée

37,31

14,92

28,36

22,39

1,49

17,91

10,45

22,39

1,49

2,98

37,31

11,94

52,24

Source : Notre enquête (Octobre - Novembre 2004)

Le graphique 18 met en évidence l'importance des types de journaux que les lecteurs bobolais souhaitent.

Graphique 18 : Importance des types de journaux souhaités par les lecteurs

bobolais

Source : Graphique établi par l'auteur

A partir du graphique 18, on peut dégager l'idée qu'il n'y aurait pas encore à Bobo-Dioulasso, une opinion propre constituée à propos des journaux.

4. Types d'informations souhaités dans les journaux

bobolais

Par rapport aux types d'informations souhaités dans les journaux bobolais, 36,36 % de lecteurs interrogés prônent l'information régionale, 35,54 % l'information nationale et 28,10 l'information internationale. Ces taux relativement proches les uns des autres témoignent de l'intérêt des Bobolais en général pour les trois types d'informations dans leurs journaux.

Le souhait chez les lecteurs bobolais d'avoir de l'information régionale reste tout de même élevé par rapport aux deux autres types d'information. C'est la preuve que « d'une manière générale, ce qui est intéressant pour le public, ce qui le touche, ce qui peut lui être utile, est ce qui est le plus proche de lui »93(*).

Tableau 36 : Types d'information souhaités dans les journaux bobolais (%)

 

Sexe

Tranche d'âge

Secteurs

d'activités

Niveau

d'étude

To-tal

H

F

18-29

30-49

50 et plus

Inf.

Publ

Priv.

Agr

Pri.

Sec.

Sup

Ens

Info

Régionale.

22,73

13,63

14,46

19,42

2,48

10,74

10,74

14,46

0,41

3,30

25,62

7,44

36,36

Info

Nationale.

20,25

15,29

14,05

19,42

2,07

10,74

9,50

15,29

0

2,07

26,03

7,44

35,54

Info

Inter-nationale.

14,05

14,05

14,05

12,40

1,65

10,33

6,61

11,16

0

2,07

22,31

3,72

28,10

Source : Notre enquête (Octobre - Novembre 2004)

L'importance quantitative de chacun des types d'information souhaités par les lecteurs est mise en exergue par le graphique 19.

Graphique 19 : Importance quantitative des types d'information souhaités dans

les journaux bobolais

Source : Graphique établi par l'auteur

Ce graphique précédent confirme l'idée selon laquelle, il n'y a pas encore à Bobo une opinion propre constituée au sujet des journaux.

En somme, le journal n'est pas encore à Bobo-Dioulasso un produit de grande consommation.

Cette situation, peu favorable à son épanouissement, est aussi due à l'action des médias audiovisuels qui transmettent mieux les informations nationales et internationales. Par ailleurs, la communication traditionnelle fonctionne assez bien dans la ville de Bobo et constitue également une concurrente forte pour la transmission des nouvelles régionales et locales.

Malgré tout, la presse écrite a sa place. Pour continuer à exister, elle doit marquer sa différence d'une part, par sa capacité d'explication des faits et d'autre part, par sa capacité à répondre aux attentes et besoins de son lectorat.

CONCLUSION GENERALE

La presse écrite burkinabè ne se limite pas à la presse de Ouagadougou la capitale. Elle existe dans d'autres régions du pays, particulièrement à Bobo-Dioulasso, deuxième ville et capitale économique du Burkina Faso.
La presse écrite bobolaise compte un seul quotidien et plus d'une dizaine d'autres périodiques.
Cette presse a probablement de beaux jours devant elle. La ville de Bobo-Dioulasso, en perpétuelle évolution, présente un environnement humain et socio-économique riche. « La presse, comme partout, est un produit de la ville et l'urbanisation souvent galopante (...) ne peut que favoriser son essor »94(*).
Le rôle de l'information, et partant de la presse, n'est plus à démontrer dans le secteur de développement. Le journal, premier né de la presse au monde, contribue aux cotés de la presse dans son ensemble à satisfaire un élément très important des droits de l'Homme, c'est-à-dire le droit à l'information, lequel permet aux populations de mieux se situer dans leur environnement, et de participer aux activités collectives.
Les médias en général et la presse écrite en particulier, influent sur les opinions et sur les comportements des lecteurs. « Ils (les médias) jouent un rôle de chien de garde indispensable en démocratie, vis-à-vis de nombreux pouvoirs qui sont à l'oeuvre dans toute société. Mais l'analyse formelle et l'observation des réalités imposent ce constat : l'influence du média dépend, dans sa rapidité, comme dans sa durée, de sa nature et de son intensité, de ce que chacun fait de l'information qui lui est offerte, de ce qu'il en attend, de ce qu'il perçoit et de ce qu'il en pense »95(*).
La presse bobolaise d'information générale paraît incontestablement la plus connue et la plus active sur le terrain. Cette presse se donne pour mission de contrôler l'action des gouvernants tout en informant « objectivement » les citoyens sur des sujets touchant tant la vie régionale, nationale, qu'internationale. Elle participe de ce fait à l'enracinement et au développement de la culture démocratique locale et nationale, exigence du nouvel ordre mondial.
L'étude des contenus de L'Express du Faso et de Libération nous a montré que les journaux bobolais aspirent à une vocation régionale dans leurs pratiques. Mais les résultats obtenus de l'étude des contenus de ces deux journaux ne peuvent être généralisés à tout l'ensemble de la presse écrite bobolaise, car nous sommes dans un domaine constamment évolutif où aucun travail, même scientifique, ne peut prétendre à l'universalité. Cependant, ils permettent de connaître davantage les contenus.

Les journaux bobolais peinent dans leur ensemble à intéresser un large lectorat. Or l'intérêt du lecteur est primordial pour tout journal : « Première raison : il vous fait vivre en achetant votre publication. Deuxième raison : si votre journal n'est pas vendu mais distribué, il vous fait l'honneur de vous lire et vous avez besoin qu'il vous lise ! Troisième raison : vous êtes un médiateur entre lui et le monde. Il compte sur vous pour connaître ce dont il a besoin de savoir pour mener à bien son existence »96(*).

Les difficultés des journaux bobolais à intéresser beaucoup de lecteurs sont liées à l'analphabétisme, au manque de la culture de lecture, à la mauvaise circulation des journaux, au faible pouvoir d'achat des populations, au manque de temps... auxquels on peut ajouter la qualité non irréprochable des contenus.
La faiblesse des ressources financières tirées des annonces est aussi une contrainte à laquelle la presse écrite bobolaise reste confrontée. Cela pourrait s'expliquer d'une part par le fait que les journaux n'ont pas une politique efficace pour attirer les annonceurs, et d'autre part par le fait que les entreprises et les particuliers n'ont pas encore compris l'intérêt de publier des messages dans la presse.

Les problèmes qui handicapent les journaux bobolais ne sont pas seulement le nombre peu élevé de lecteurs et d'annonceurs. Les problèmes sont aussi d'ordres matériel, financier et humain.

A la lumière de notre étude, des solutions relatives à l'amélioration des contenus et à la survie des journaux peuvent être dégagées.

Le public bobolais est un lectorat en attente d'informations. Outre le fait de ne pouvoir se retrouver, il ne pose pas de problèmes particuliers pour acquérir le journal ou pour le lire. Conséquence :

- Difficultés de fidélisation du lectorat ;

- Difficultés d'intéressement du lectorat ;

- Difficultés de capitalisation d'un fond économique viable.

Si les journaux veulent sortir de cette impasse qui freine leur développement, il leur est imputable de s'identifier plus clairement aux attentes de leur lectorat. Pour ce faire, ils doivent mener une étude approfondie sur ce lectorat en vue de connaître ses besoins et ses espoirs. A posteriori, ils pourront alors produire un contenu plus adéquat.

Pour élargir le cercle des lecteurs, les journaux doivent aussi organiser des « Journées portes ouvertes ». Les objectifs de ces journées seront de s'assurer leur vulgarisation, d'informer sur leurs activités et d'offrir un cadre d'échanges, d'ouverture et de partage avec les deux parties prenantes que sont : le lectorat et les annonceurs. Des questionnaires assortis de jeux-concours pourraient être élaborés, avec comme préoccupation, les priorités du public et le jugement que les lecteurs portent sur le contenu du journal. Des autocollants, des calendriers, des gadgets divers frappés de logos, des abonnements, serviraient de lots en vue de stimuler une saine émulation vers la lecture. Dans ce contexte, une « Semaine de la presse » dans les établissements d'enseignement amènerait les élèves à grandir avec la culture de la lecture et à s'intéresser à la presse à mesure qu'ils grandiront.

Les responsables des publications ne doivent pas non plus hésiter à caresser les distributeurs dans le sens du poil en leur offrant force objets publicitaires aux couleurs du journal (Tee-shirts, stylos, casquettes...). Des réunions de motivations avec les distributeurs et les détenteurs de kiosques seraient aussi un plus, si elle sont régulièrement organisées.

Incidemment, les annonceurs, voyant la force de vente sur le marché s'un journal, peuvent naturellement solliciter ses pages pour créer un support pédagogique à leurs productions.

Egalement, les journaux doivent s'adresser de façon plus affichée aux autres médias pour faire leur propre publicité.

La nécessité de formation et le besoin de compétence s'imposent aux organes de presse bobolais.

Beaucoup de non professionnels travaillent dans ces médias. L'apprentissage sur le tas n'apporte guère de solutions adaptées aux exigences de la profession. Le plus souvent, on peut remarquer une incapacité de ces hommes de médias à identifier, à décoder et à porter des aspirations, des interrogations sur les attentes, les besoins de leurs publics et de leurs lecteurs.

La problématique journalistique s'inscrit dans la nécessaire formation qui permet d'acquérir, de maîtriser les moyens techniques ou d'avoir une meilleure familiarisation avec les pratiques de terrain, les méthodes d'enquêtes, de reportages, d'interviews, etc.

La formation, c'est également l'apprentissage d'une meilleure connaissance des règles déontologiques, l'apprentissage de la rigueur, la mise en valeur des devoirs qui incombent aux journalistes (honnêteté intellectuelle et professionnelle, avoir le sens de l'intérêt général, le sens de l'impartialité, le rejet de toute forme de corruption et de tentation de gain facile).

La formation, c'est aussi la familiarisation avec les techniques d'écriture et de structuration de l'information par rapport à la lisibilité, à l'accroche, etc.

La formation, c'est enfin et surtout l'acquisition de connaissances sur la gestion de l'entreprise de presse, de la rédaction.

Les pouvoirs publics et le secteur privé97(*) doivent continuer de soutenir financièrement la presse écrite burkinabè en général et celle bobolaise en particulier. Cette aide permettra, nous en sommes certains, de résoudre un tant soit peu, les difficultés matérielles et humaines dont souffrent les journaux. Déjà, l'aide financière annuelle que l'Etat burkinabè octroie à la presse privée nationale est louable, mais cette aide reste dans la réalité, inaccessible à la grande majorité des journaux bobolais. En 2004, seul un journal bobolais, en l'occurrence L'Express du Faso, en a bénéficié. Les autres journaux bobolais ont eux aussi besoin de cette aide de l'Etat pour survivre.

Quoi qu'il en soit, les journaux doivent compter d'abord sur eux-mêmes. Ils doivent améliorer leurs contenus par une information variée, claire, digeste et originale pour attirer le public et concerner tout le monde. Sinon, ils couleront un à un sous le coup de la «loi du marché» car en matière de presse, comme partout ailleurs, il n'y a pas de place pour les médiocres.

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Sidwaya N°4801 du mercredi 23 juillet 2003


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Bobo Koura N°00


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L'Express du Faso N°1154


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Construire ensemble N°001 / 002


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Hourra N°07, février 1996


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Sidwaya N°5116 du vendredi 8 octobre 2004


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L'Observateur N°6273 du lundi 22 novembre 2004


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Libération N°175 du 7 au 13 juillet 2004


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Libération N°176 du 14 au 20 juillet 2004


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Libération N°177 du 21 au 28 juillet 2004


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Libération N°178 du 28 juillet au 3 août 2004


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Libération N°179 du 4 au 10 août 2004


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Libération N°180 du 11 au 17 août 2004


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Libération N°181 du 18 au 24 août 2004


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Libération N°182 du 25 au 31 août 2004


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Libération N°183 du 1er au 7 septembre 2004


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Libération N°184 du 15 au 20 septembre 2004


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Libération N°185 du 22 au 28 septembre 2004


·
Libération N°186 du 29 septembre au 6 octobre 2004


·
Libération N°187 du 6 au 13 octobre 2004


·
Libération N°188-189 du 13 au 27 octobre 2004


·
L'Express du Faso N°1390 du lundi 4 octobre 2004


·
L'Express du Faso N°1391 du mardi 5 octobre 2004


·
L'Express du Faso N°1392 du mercredi 6 octobre 2004


·
L'Express du Faso N°1393 du jeudi 7 octobre 2004


·
L'Express du Faso N°1394 du vendredi 8 octobre 2004


·
L'Express du Faso N°1395 du lundi 11 octobre 2004


·
L'Express du Faso N°1396 du mardi 12 octobre 2004


·
L'Express du Faso N°1397 du mercredi 13 octobre 2004


·
L'Express du Faso N°1398 du jeudi 14 octobre 2004


·
L'Express du Faso N°1399 du vendredi 15 octobre 2004


·
Le Cotonnier N°000 de juillet-août-septembre 2004


·
Le Cotonnier N°001 d'octobre-novembre-décembre 2004


·
Al Maïdane N°043 de janvier 2005


·
Le Messager N°020 du 22 au 28 juillet 2004


·
Le Nassoi's N°009 d'avril 2004


·
Entouka N°94 de septembre-octobre 2004


·
La semaine au quotidien N°31 du 3 avril 2004


·
Alléluia Africain N°274 de Juillet-août 2004

IV- PERSONNES RESSOURCES


·
Barnabé B. BADO, Président de l'AJB / Houet, Journaliste à L'Express du Faso et membre en 2004 de l'équipe de rédaction du journal de la SNC (La semaine au quotidien)


·
Dieudonné PARE, Bibliothécaire du CESAO


·
Fousséni KINDO, Rédacteur en chef de Al Maïdane et journaliste à Radio Bobo et du journal Le Pays


·
Gilbert KABORE, Responsable de la rédaction du Cotonnier et Chargé de communication de la SOFITEX


·
Jacques BAMA, Directeur de publication de L'Express du Faso


·
Jean-Baptiste TOE, Chef Service commercial de L'Express du Faso


·
Hamed ZERBO, Directeur de publication et responsable de la rédaction de Libération


·
Maxime BAKO, Rédacteur en chef de Hourra


·
Mountamou KANI, Rédacteur en chef de L'Express du Faso


·
Sibiri BAMOUNI, Rédacteur en chef de Radio Bobo et de Bobo Koura et Chargé de communication de la commune de Bobo-Dioulasso


·
Sekou KONE, Directeur de publication et responsable de rédaction de La Gazette de Sya


·
Seydou DIABO, Directeur de publication et responsable de rédaction du Messager


·
Soeur Rosalie SANON, Responsable de la rédaction de Alléluia Africain

Liste des tableaux et des graphiques

I- LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Echantillon de la population retenue pour l'enquête...........................20

Tableau 2 : La population communale de Bobo-Dioulasso.................................24

Tableau 3 : Répartition des ménages dans la province du Houet ......................24

Tableau 4 : Répartition de la population communale par sexe et par âge..............25

Tableau 5 : Répartition de la population résidente de Bobo de 10 ans et plus

selon le sexe et la langue d'alphabétisation.....................................27

Tableau 6 : Répartition des emplois bobolais...................................................28

Tableau 7 : Typologie de la presse écrite bobolaise .......................................50

Tableau 8 : Composition des équipes de rédaction des journaux bobolais ............53

Tableau 9: Répartition du personnel dans les journaux bobolais ........................60

Tableau 10 : Niveau de formation des journalistes dans les rédactions

bobolaises..............................................................................61

Tableau 11: Biens et équipements des journaux bobolais..................................64

Tableau 12: Recettes de vente de L'Express du Faso, de Libération,

de La Gazette de Sya et du Messager en 2004...............................66

Tableau 13 : Répartition des abonnés de L'Express du Faso, de Libération, de

La Gazette de Sya et du Messager en 2004..................................67

Tableau 14 : Recettes de la publicité et des publi-reportages de

L'Express du Faso, de Libération, de La Gazette de Sya et du

Messager en 2004...................................................................68

Tableau 15 : Coût d'impression des journaux bobolais......................................72

Tableau 16 : Situation générale des tirages et de la diffusion des journaux

bobolais.................................................................................74

Tableau 17 : Surface occupée par chaque rubrique de L'Express du Faso

en type de nouvelles ................................................................84

Tableau 18 : Répartition des informations de L'Express du Faso en nombre

d'articles, de photos, d'annonces et du type de nouvelles.................85

Tableau 19: Répartition des informations de L'Express du Faso en

genres d'information et du type de nouvelles.................................85

Tableau 20 : Surface occupée par chaque rubrique de Libération

en types de nouvelles ............................................................93

Tableau 21 : Répartition des informations de Libération en nombre d'articles

de photos, d'annonces et du type de nouvelles..............................94

Tableau 22 : Répartition des informations de Libération en genres

d'information et du type de nouvelles ..........................................94

Tableau 23 : Habitudes de lecture des journaux bobolais dans la ville de Bobo-

Dioulasso.............................................................................102

Tableau 24 : Taux de lecture des journaux bobolais et étrangers dans la ville

de Bobo-Dioulasso.................................................................104

Tableau 25 : Taux de lecture de journaux bobolais uniquement dans la ville de

Bobo-Dioulasso.....................................................................104

Tableau 26 : Fréquences de lecture des journaux bobolais dans la ville de

Bobo-Dioulasso.....................................................................105

Tableau 27 : Audiences des journaux à Bobo-Dioulasso..................................107

Tableau 28 : Raisons de lecture des journaux bobolais à Bobo-Dioulasso .........108

Tableau 29 : Raisons de non-lecture des journaux bobolais à Bobo-Dioulasso.....110

Tableau 30 : Lieux de lecture de journaux à Bobo-Dioulasso ..........................112

Tableau 31 : Quelles rubriques préférez-vous dans les journaux bobolais ?.........114

Tableau 32 : Quel est le journal bobolais qui traite le mieux vos rubriques

préférées ?...........................................................................115

Tableau 33 : Etes-vous satisfaits des journaux bobolais ? ..............................117

Tableau 34 : Préférez-vous qu'on change les journaux bobolais actuels par

d'autres types ?.....................................................................118

Tableau 35 : Types de journaux souhaités par les lecteurs bobolais...................119

Tableau 36 : Types d'information souhaités par les lecteurs bobolais..................121

II- LISTE DES GRAPHIQUES

Graphique 1 : Organigramme de L'Express du Faso........................................58

Graphique 2 : Organigramme de Libération et des autres journaux bobolais.........59

Graphique 3 : Importance quantitative de chaque rubrique de

L'Express du Faso.................................................................90

Graphique 4 : Importance quantitative de surface occupée de L'Express du

Faso en nouvelles régionales, nationales et internationales............91

Graphique 5 : Importance de la part en nombre d'articles de L'Express du Faso

en nouvelles régionales, nationales et internationales.....................91

Graphique 6 : Importance quantitative de chaque genre d'information de

L'Express du Faso .................................................................92

Graphique 7 : Importance quantitative de chaque rubrique de Libération...............98

Graphique 8 : Importance quantitative de surface occupée de Libération en

nouvelles régionales, nationales et internationales........................98

Graphique 9 : Importance de la part en nombre d'articles de Libération en

nouvelles régionales, nationales et internationales........................99

Graphique 10 : Importance quantitative de chaque genre d'information

de Libération .......................................................................99

Graphique 11 : Importance de la raison de lecture des journaux bobolais à

Bobo-Dioulasso..................................................................109

Graphique 12 : Importance de la raison de non-lecture de journaux à

Bobo-Dioulasso..................................................................111

Graphique 13 : Importance des lieux de lecture des journaux dans la ville de

Bobo-Dioulasso...................................................................113

Graphique 14 : Préférence des rubriques dans la presse écrite

bobolaise...........................................................................115

Graphique 15 : Journal traitant le mieux les rubriques préférées des lecteurs.......116

Graphique 16 : Etes-vous satisfait des journaux bobolais ?...............................117

Graphique 17 : Préférez-vous qu'on change les journaux bobolais actuels par

d'autres types ?..................................................................118

Graphique 18 : Importance des types de journaux souhaités par les lecteurs

bobolais.............................................................................120

Graphique 19 : Importance quantitative des types d'information souhaités

dans les journaux bobolais....................................................121

ANNEXES

Table des matières

Dédicace ................................................................................................2

Remerciement ...........................................................................................3

Sommaire .................................................................................................4

Sigles et abréviations ..................................................................................5

INTRODUCTION GENERALE.......................................................................7

I-Problématique ....................................................................................9

II- Cadre conceptuel..............................................................................12

III- Approche méthodologique ........................................................ ......15

A- Méthode de collecte des données...............................................15

1- Recherche documentaire...............................................16

2- Observations et entretiens.............................................16

3- L'enquête quantitative par questionnaire...........................17

B- Echantillonnage......................................................................18

C- Méthode de traitement des données........................................... 20

Première partie : NOMENCLATURE ET ENVIRONNEMENT

DE LA PRESSE ECRITE BOBOLAISE................................21

Chapitre1 : ENVIRONNEMENT HUMAIN ET SOCIO-ECONOMIQUE

DE BOBO-DIOULASSO......................................................22

I- Etat de la population...........................................................23

1- Population et démographie...........................................23

2- Etat des secteurs sociaux.............................................26

a- La santé..........................................................26

b- L'éducation......................................................26

c- L'emploi..........................................................28

d- Arts, culture, sport et loisir...................................28

II- La production......................................................................29

1- Les secteurs de production .......................................30

a- L'agriculture ...................................................30

b- L'élevage ......................................................30

c- Mine, industrie et artisanat .................................31

2- Les secteurs de soutien à la production...........................32

a- L'énergie.........................................................32

b- Les transports et la communication.......................33

c- Le commerce...................................................34

d- Le tourisme et l'hôtellerie....................................35

e- ONG et associations de développement................ 35

Chapitre2 : PRESENTATION GENERALE DE LA PRESSE

ECRITE BOBOLAISE........................................................ 37

I- Historique de la presse écrite bobolaise................................37

II- Etat actuel des publications................................................41

A- Typologie des titres......................................................41

1- Les journaux d'information générale.......................42

2- Les journaux institutionnels...................................46

3- La presse associative, syndicale ou religieuse..........47

B- Organisation et structuration des journaux bobolais............51

1- La rédaction......................................................51

2- Le service publicité ..........................................54

3- Le service fabrication..........................................55

4- Le service diffusion ............................................55

5- L'administration.................................................55

C- Les moyens de production des journaux bobolais..............60

1- Les ressources humaines....................................60

2- Les ressources matérielles..................................62

3- Les ressources financières................................. 65

a- Les recettes commerciales.........................65

b- Les subventions et les aides.......................68

D- Impression, tirage et diffusion des journaux bobolais..........70

1- Impression et tirage ...........................................70

2- Diffusion..........................................................73

III- Contraintes et atouts de la presse écrites bobolaise...............75

1- Les atouts........................................................75

2- Les contraintes.................................................76

Deuxième partie : CONTENU ET LECTORAT DE LA

PRESSE ECRITE BOBOLAISE.........................................78

Chapitre1 : LE CONTENU DE LA PRESSE ECRITE BOBOLAISE............79

I- Méthode de mesure..........................................................79

II- Place de l'information régionale, nationale et internationale

dans la presse écrite bobolaise ...........................................83

A- L'Express du Faso......................................................83

1- Du contenu du corpus ........................................86

2- Plusieurs rubriques pour plusieurs informations

régionales et nationales.....................................86

B- Libération..................................................................92

1- Du contenu du corpus .......................................95

2- Plusieurs rubriques pour plusieurs informations

régionales........................................................95

Chapitre2 : LECTORAT DE LA PRESSE ECRITE BOBOLAISE...............101

I- Connaissances générales sur la lecture des journaux bobolais....101

1- Le taux et les fréquences de lecture .............................102

2- Les journaux lus ......................................................106

3- Les raisons de lecture ...............................................108

4- Les lieux de lecture...................................................111

II- Attentes et besoins du lectorat..............................................113

1- Les rubriques préférées.............................................113

2- Les niveaux de satisfaction.........................................116

3- Les types de journaux souhaités..................................119

4- Les types d'information souhaités.................................120

CONCLUSION GENERALE .....................................................................123

BIBLIOGRAPHIE ....................................................................................129

LISTE DES TABLEAUX ET DES GRAPHIQUES ..........................................136

ANNEXES............................................................................................. 139

* 1 André-Jean TUDESQ et Serge NEDELEC, Journaux et radios en Afrique aux XIXè et XXè siècles, Paris, GRET, 1998, p.77

* 2 Ismaël K.S DIAOUARI, La communication interne de la défense : enjeux et perspectives dans un processus démocratique, Mémoire de maîtrise en Sciences et techniques de l'information et de la communication, Université de Ouagadougou, 2004, p.8

* 3 Nikiéma Dominique et Tiao Luc Adolphe, La presse écrite publique et privée, les infrastructures d'impression et l'agence d'information du Burkina. Rapport Projet TCP/BKF Politique nationale de la communication pour le développement, Ouagadougou, avril 1999, P.20 ; cités par Serge Théophile Balima et All., La socio-économie des médias et des communications au Burkina Faso : De la production à la consommation des messages, Tome I, mars 2000, P.7

* 4 Cf. Répertoire des journaux paraissant au Burkina de 1990 à nos jours ; Conseil Supérieur de l'Information, Département Communication et relations publiques.

* 5 Dimitri Régis BALIMA, «Autopsie d'un quotidien privé : Le journal du soir», Mémoire de maîtrise en Sciences et techniques de l'information et de la communication, Université de Ouagadougou, 2003, p.14

* 6 Michel MATHIEN, Le système médiatique : le journal dans son environnement, paris, Hachette, 1989, p.72

* 7 Idem, p.106

* 8 ibid., p.74

* 9 Claude-Jean BERTRAND, Introduction à la presse, la radio et la télévision, Paris, Ellipses/Edition marketing, 1995, p.79

* 10 Michel MATHIEN, op.cit., p.70

* 11 Serge Théophile BALIMA et All., La socio-économie des médias et des communications au Burkina Faso : De la production à la consommation des messages, Tome I, Mars 2000, p.7

* 12 Daniel Fra, Eyoum Ngangué, Créer, gérer et animer une publication, Paris, GRET, 1998, p.32

* 13 Michel BEAUD, L'art de la thèse, Paris, La Découverte, 1996, p.27

* 14 Serge Théophile BALIMA et V. DUCHENNE, Méthodologie d'élaboration du mémoire de maîtrise en Sciences et techniques de l'information et de la communication, Ouagadougou, 2003, p.79

* 15 Idem, p.18

* 16 Raymond QUIVY, Luc Van CAMPENHOUDT, Manuel de recherche en sciences sociales, Paris, DUNOD, 1995, p.205

* 17 Serge Théophile BALIMA et V. DUCHENNE, op.cit., p.51

* 18Source : Donnée ECOLOC-Bobo.

* 19Y compris élevage et pêche.

* 20 Sya en langue bobo signifie « paix», « bonheur». En effet, « qui s'y installe aura la paix et la prospérité'' selon la légende. La ville est officiellement baptisée Bobo-Dioulasso c'est-à-dire « la maison des Bobo et des Dioula» en langue jula par le commandant CAUDRELIER en 1904. Auparavant un poste administratif y avait été créé en 1928 par les Français. A partir de 1928, Pépin MALHERBE, commandant de cercle lance le programme urbain de lotissement de Bobo-Dioulasso. Bobo-Dioulasso est érigée en commune mixte du 1er degré, en commune de plein exercice, puis en commune urbaine respectivement en 1927, 1954 et 1960. De 1965 à 1983, le régime en vigueur est celui de la Délégation spéciale. Les fonctions de Maire sont assurées par le Haut-Commissaire de la province du Houet de 1983 à 1995. A partir de 1995 et à la faveur du processus de Décentralisation engagé au Burkina Faso, Bobo-Dioulasso est érigée en commune de plein exercice et dirigée par un Conseil municipal élu dont la présidence est assurée par le Maire de la commune. Les arrondissements, qui sont des regroupements de secteurs, sont administrés par des Conseils d'arrondissement.

* 21 IRD et FASEG / CEDRES, L'économie locale de Bobo-Dioulasso, Club du Sahel et PDM, Janvier 2000, P.30

* 22 Selon l'étude réalisée par IRD et FASEG/CEDRES, L'économie locale de Bobo-Dioulasso, Club du Sahel et PDM, Janvier 2000, le «Grand-Ouest'' est un espace territorial constitué des provinces de l'Ouest (Comoé, Leraba, Houet, Kénédougou, Tuy) et du Sud-Ouest (Bougouriba, Poni, Noumbiel, Ioba) du pays.

* 23 Bilan annuel (2003) des trois districts de santé de la province du Houet.

* 24Commune de Bobo-Dioulasso, Plan de développement communal, Septembre 2001, p.14

* 25 Source : DREBA/H-B et DRESSRS/H-B (2004)

* 26Il s'agit de l'Ecole supérieure des sciences appliquées (ESSA), de l'Ecole supérieure des filières professionnalisantes (ESFP) et de l'Institut supérieur d'informatique et de gestion (ISIG).

* 27 Un seul est fonctionnel présentement. Il s'agit du Ciné Sanyon.

* 28 Claude WETTA, « Initiation à la comptabilité nationale'', notes de cours, 2ème année, UFR / SEG, Université de Ouagadougou, année académique 2002-2003.

* 29 1 stère = 1 m3 de bois

* 30 Moussa TRAORE, Monographie du Houet, 2000, p.80

* 31 Ces deux titres étaient : Le journal officiel (1929) et Trait d'union (1933).

* 32 Nazi BONI est décédé en 1969 dans un accident de la route.

* 33 Il s'agit de la loi N°-1-60 du 14 Janvier 1960.

* 34 Nous n'avons retrouvé aucune information sur la date exacte de sa disparition.

* 35 Ces quotidiens disparus sont : Le journal du soir et 24 Heures

* 36 Depuis le 5 janvier 2004, le journal est vendu à 200 francs CFA.

* 37 Lire aussi L'Express du Faso N°000 du vendredi 23 octobre 1998, Editorial « Notre contribution », p.1

* 38 Extrait d'entretien du 7 août 2003.

* 39Cette imprimerie réalisait un exemplaire du journal à 140 francs CFA.

* 40 Cette imprimerie réalisait un exemplaire du journal à 90 francs CFA.

* 41 Idem

* 42 Mountamou KANI, Extrait d'entretien du 7 août 2003.

* 43 Norbert ZONGO était journaliste et Directeur de publication du journal L'Indépendant. Il a été retrouvé mort avec trois de ses compagnons le 13 Décembre 1998 sur la route de Sapouy.

* 44 Serge Théophile BALIMA et All., op.cit., p.26

* 45 Extrait d'entretien du 17 août 2004.

* 46 Idem

* 47 Cela concernait une affaire de parcelle d'une association à Bobo-Dioulasso : l'association mandaressi. Le maire avait retiré la parcelle qui devait servir de siège à cette association sous prétexte qu'elle n'était pas mise en valeur et l'avait attribuée à la BIB. Les propos de l'un des membres de l'association relayés par Libération accusaient le maire d'avoir retiré la parcelle sans raison valable pour ses propres intérêts. Or en ce qui concerne la situation des parcelles dans la ville de Bobo-Dioulasso, un maire dispose du plein pouvoir pour retirer une parcelle non mise en valeur depuis plusieurs années.

* 48 Extrait d'entretien du 16 septembre 2004.

* 49 Lire Editorial, La Gazette de sya N°000 du 15 février au 28 février 2002, p.2 et l'entretien de son Directeur de publication à Sidwaya N°4801 du mercredi 23 juillet 2003, p.31.

* 50 Sékou KONE, extrait d'entretien du 24 septembre 2004.

* 51 Extrait Editorial, Bobo koura N°00, p.2

* 52 Extrait de l'article : « SOFITEX : Le cotonnier est né », L'Express du Faso N°1154 du 21 octobre 2004.

* 53 Extrait d'Editorial de Construire ensemble N°001/002, p.2

* 54 La CEB est composée d'étudiant (e) s militant (e) s et sympathisant (e) s. Son organe suprême est l'Assemblée générale (AG) convoquée en session ordinaire et extraordinaire. Le Comité exécutif (CE) est l'organe chargé du fonctionnement et du bon déroulement des activités de la CEB. Il comprend 07 membres élus pour un mandat d'une année. Une délégation spéciale est mise en place dans chacun des instituts et écoles constituant l'UPB et est sous la supervision du CE. Un délégué syndical servant d'interface entre le CE et la base est élu par classe. D'autres mécanismes sont mis en place pour résoudre les problèmes de nature ponctuelle du CE.

* 55 La cellule scientifique est une association des élèves du LOC. Cette association est encadrée par des enseignants. Son but est de promouvoir la culture scientifique et littéraire au sein de l'établissement.

* 56 Extrait Editorial, Hourra N°07, Février 1996, p.1

* 57 TAMBOURA Aïcha/DIAWARA , Notes de cours de médias et société, UFR-LAC, département de communication et journalisme, année académique 2001-2002.

* 58 Abraham MOLES, cité par Michel MATHIEN, op.cit., p.5

* 59 Philippe GAILLARD, Technique du journalisme, « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1971, p.19

* 60 Paul CRUSELIN, Pratiquer la presse écrite, Bruxelles, Edition Labor, 1990, p.25

* 61 Paul GRUSELIN, Pratiquer la presse écrite, Bruxelles, Edition Labor, 1990, p.25

* 62 Paul GRUSELIN, Pratiquer la presse écrite, Bruxelles, Edition Labor, 1990, p.27

* 63 Michel MATHIEN, op.cit., p.130

* 64 Pierre ALBERT, La presse, « Que sais-je » N°414, Paris, PUF, 1985, pp.45, 46

* 65 Extrait d'entretien du 22 août 2003.

* 66 Pierre PIGEAT, Média et déontologie : règle du jeu ou jeu sans règles, Paris, PUF, 1997, pp.248, 249

* 67 KAMBOU Berthe, La liberté de presse sous la quatrième république, Mémoire pour l'obtention du diplôme de maîtrise es Sciences juridiques, option Droit public , Faculté de droit et de sciences politiques (FDSP), Université de Ouagadougou, 1993-1994, p.23

* 68 Calculées sur la base du nombre de parution et du taux de vente.

* 69 Serge Théophile BALIMA et All. Op.cit., p.32

* 70 Serge Théophile BALIMA et Marie-Soleil FRERE, cités par BALIMA Dimitri, op.cit., p.51

* 71 Pierre ALBERT, op.cit., p.50

* 72 Michel MATHIEN, op.cit., p.208

* 73 Source : L'Observateur Paalga N°6273 du lundi 22 novembre 2004, p.40

* 74 Source : Sidwaya N°5116 du vendredi 8 octobre 2004.

* 75 Ce journal a bénéficié en 2004 de 5 d'ordinateurs de la part de l'Agence intergouvernementale de la francophonie (AIF).

* 76 Ismaël SOUMANOU, Directeur du journal La Gazette du Golf, Bénin, extrait de : Presse francophone d'Afrique : vers le pluralisme, Institut Panos, Paris, Edition l'Harmattan, 1991, p.94

* 77 Extrait d'entretien du 22 août 2003.

* 78 Pierre ALBERT, op.cit., p.41

* 79 KAMBOU Berthe, op.cit., p.11

* 80Aminata COULIBALY, La réglementation de la presse au Burkina Faso, Mémoire pour l'obtention du diplôme de maîtrise es Sciences juridiques, Université de Ouagadougou, FDSP, 1993-1994 , p.4

* 81 BALIMA Dimitri, op.cit., p.27

* 82 Philippe GAILLARD, Technique du journalisme, «Que sais-je ?», N°1429, PUF,1971, p.26

* 83 Jean De BONVILLE, L'analyse de contenu : De la problématique au traitement statistique, De Boeck Université, 2000, p.101

* 84 Idem, p.116

* 85 Ibidem, p.116

* 86 Gloria AWAD, Du sensationnel, Paris, L'Harmattan, 1995, p.11

* 87 Francis BALLE, Et si la presse n'existait pas... , Paris, Edition Jean-Claude LATTES,1987, p.154.

* 88 Michel MATHIEN, op.cit p.150.

* 89 La technique d'échantillonnage et la population d'enquête sont présentées dans l'Introduction générale.

Voir en annexes, le questionnaire soumis à l'enquête.

* 90 Le terme « Jeune » désigne ici les personnes ayant un âge compris entre 18 et 49 ans.

* 91 Par « Journaux étrangers », nous faisons allusion à toutes les publications dont le siège ne se trouve pas à Bobo-Dioulasso.

* 92 Yves AGNES, Manuel de journalisme : Ecrire pour le journal, Paris, La Découverte, Syros, 2002, p.94

* 93Yves Agnès, op.cit., p.36.

* 94 André-Jean TUDESQ, cité par BALIMA Dimitri, op.cit., p.47

* 95 Francis BALLE, op.cit., p.p 81-82

* 96 Jean-Luc Martin Lagardette, op.cit., p.23

* 97 Par « pouvoirs publics », il faut entendre l'Etat burkinabè et ses démembrements et par « secteur privé » toutes les autres structures.






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