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Etude comparative de la gestion communautaire des ressources en eau et conflits d'usage dans les communes de Madaoua et Bouza cas du projet pour la gestion intégrée des ressources en eau dans la basse vallée de la Tarka (p-gire-tarka) Niger

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par Abdoul-Aziz SEYNI SEYBOU
Institut International de l'Ingénierie de l'Eau et de l'Environnement Fondation 2iE (Ex Grpe EIER -ETSHER) au Burkina Faso. - Master Spécialisé en Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) 2009
  

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CHAPITRE I : CARACTERE GENERAUX DU MILIEU D'ETUDE

1.1. Présentation de la zone d'étude

Le bassin versant de la basse vallée de la Tarka d'orientation générale Nord-sud est situé au Centre-Sud-Ouest du Niger dans la région de Tahoua. Il a une superficie estimée à 4014,21 km2. Il fait partie d'un grand ensemble appelé bassin de la Tarka.

La basse vallée de la Tarka est limitée à l'Est par le Goulbi N'Kaba, à l'Ouest par la Maggia Limido, au Nord par la moyenne et haute vallées de la Tarka, au Sud par la République Fédérale du Nigéria où elle rejoint la rivière de Sokoto (Figure 1). A l'extrême Nord, la basse vallée de la Tarka partage sa crête avec la vallée de Keita (DH/T, 1990). Elle traverse les départements de Bouza et de Madaoua sur une distance de 60 km et se jette au Nigéria (Bagana. M., 2007). Au sud de Karofane, le lit majeur est bordé de talus hauts de 15 à 20 m, à une longueur moyenne de 6 km (DH/T, 1990). La conjugaison des ressources en eau abondantes et de sols de bonne qualité fait de cette vallée une zone privilégiée pour le développement des périmètres irrigués (Projet FEM-Bassin du Niger, 2008).

Figure 1 : Bassin versant de la Basse vallée de la Tarka (Moustapha A., 2010) 1.1.1. Situation administrative

Le bassin versant de la Basse Vallée de la Tarka est situé dans la région de Tahoua et plus particulièrement dans les départements de Madaoua et Bouza. Il couvre totalement ou presque quatre (4) communes du département de Madaoua (Madaoua, Galma, Azérori et Sabon Guida) et deux (2) communes du département de Bouza (Bouza et Karofane).

Quelques villages des communes de Bangui, Ourno et Doguérawa se trouvent aussi dans le
bassin versant de la Basse Vallée de la Tarka. Le tableau 1, présente le nombre de villages et

tribus des différentes communes qui sont dans le Bassin Versant de la basse vallée de la Tarka (Moustapha A., 2010).

Tableau 1: Communes de la BV de la Tarka

Départements

Communes

Nombre de villages/tribus

1

Madaoua

Sabon Guida

92

2

Madaoua

83

3

Galma

50

4

Azérori

30

5

Ourno

13

6

Bangui

10

7

Bouza

Karofane

98

8

Bouza

77

RGP/H : 2001

Ainsi, 458 villages répartis en 9 communes se trouvent dans le bassin de la Basse Vallée de la Tarka. Les communes rurales de Karofane et Sabon Guida et celles urbaines de Madaoua et Bouza ont respectivement 98, 92, 83 et 77 villages et tribus dans le bassin (RGP/H., 2001). 1.1.2. Milieu Biophysique

1.1.2.1. Climat

La basse vallée de la Tarka se trouve en pleine zone Sahélienne et légèrement en zone sahélosoudanienne entre les isohyètes 450 mm au Nord et 600 mm au Sud. La pluviométrie est de 480 mm à Bouza, situé au Nord de la vallée et 520 mm pour Madaoua au centre.

La saison pluvieuse débute généralement en Mai-juin et prend fin en Octobre. Les pluies sont généralement reparties sur 30 à 40 jours. Les maximums des précipitations sont enregistrés pendant le mois de juillet-Août, avec un pic en Août. C'est durant cette période que les eaux de pluies après avoir humidifié le sol, s'infiltre pour rejoindre la nappe (Moustapha A., 2010).

L'évapotranspiration est marquée par une grande constance et est comprise entre 170 mm/mois d'octobre à janvier et 150 mm/mois de février à septembre (Bagana M., 2007).

1.1.2.2. Relief

Le relief se caractérise par des plateaux tabulaires cuirassés entaillés par des vallées constituées de plaines alluviales.

Par rapport à la vallée, ses principales caractéristiques sont les suivantes :

~ la rive droite présente des sous bassins avec des topo-séquences bien marquées où les différentes unités géomorphologiques se distinguent bien : plateaux, talus, glacis et chenaux avec des pentes assez fortes (6-10%) ;

~ la rive gauche présente plutôt une surface à pente douce (5%), caractérisée par la

prédominance de glacis qui tendent à être recouverts par des plages et dunes de sable ;

~ la zone centrale de la vallée constituée par le lit majeur, à pente est très faible (2%) et à sol argilo-sableux (DAERA /MDA, 2007).

Aujourd'hui, le support d'importantes cultures d'oignons que sont les « fadamas » (dépression alluviale en Haoussa) sont menacés par des phénomènes d'ensablement et par le sapement des berges du « kori » (François F. et al., 2008).

1.1.2.3. Réseau hydrographique

Le bassin versant de cette vallée présente un réseau hydrographique assez dense mais mal réparti. La morphologie du bassin versant laisse distinguer trois (3) grandes parties qui présentent des régimes hydrographiques distincts :

~ la rive droite : la plus active hydrologiquement, a un réseau hydrographique ramifié et une superficie de 2402,06 km2 avec une pente globale de 8% ;

~ le lit mineur : constitue la partie centrale de la vallée qui reçoit les eaux des affluents. C'est une zone d'épandage des eaux présentant d'énormes potentialités hydro-agricoles. Elle couvre une superficie de 419,12 km2 avec une faible pente (2%) ;

~ la rive gauche : a une superficie de 1235,06 km2. Elle présente des caractéristiques hydrologiques faibles compte tenu de la faible pente de son bassin (5%) et la présence de plus en plus accrue de dunes de sable dans les zones d'écoulement.

1.1.2.4. Hydrogéologie

La vallée de la Tarka fait partie du réseau de drainage du bassin des Iullemeden. Dans la basse vallée, la Tarka a creusé son lit dans les formations imperméables du Sénonien supérieur, et le remplissage alluvionnaire est constitué par des sables et des argiles (Groupe Art et Génie, 2009). Au moins trois (3) aquifères superposés et indépendants ont été identifiés (BRGM, 1980). On distingue ainsi de bas en haut :

~ les sables et grès du Continental Hamadien : captés à partir de 180 m de profondeur ; cette nappe est susceptible de fournir des débits de 25 à 50 l/s de l'eau de bonne qualité moyennant l'exécution de forages de 300 à 400 m de profondeur ;

~ les sables et grès de Crétacé, constituent un aquifère aux débits dérisoires du fait des grandes variations latérales des caractéristiques géologiques et les rabattements assez importants ;

~ les alluvions de la Tarka, qui sont localement sableuses et très perméables contiennent une nappe bien réalimentée annuellement. Cet aquifère (nappe alluviale) est plus exploité du fait de sa faible profondeur. Elle est atteinte par des puits traditionnels ou modernes et des forages manuels. Sa productivité est dans l'ensemble très bonne avec des débits spécifiques élevés (jusqu'à 20 l/s). La perméabilité de la nappe est assez bonne et comprise entre 6.10-4 m2/s et 20.10-4 m2/s. Le coefficient d'emmagasinement est entre 10% et 15% (BRGM, 1981).

1.1.2.5. Pluviométrie

La saison des pluies dure en moyenne quatre (4) mois de juin à septembre avec des maximums en Aout et juillet. La précipitation moyenne est comprise entre 400 et 600 mm par an mais, elle reste toujours variable d'une année à l'autre. Cette variation permet de distinguer des années excédentaires (humides) et déficitaires (sèches) (DDM/Madaoua, 2009).

1.1.2.6. Températures

Les températures dans la zone d'étude est à l'image du pays. Les valeurs maximales et minimales oscillent respectivement entre 40,52 au d'avril et 15, 80oC au mois de Janvier. La moyenne sur toute la période est de 28,80oC (DDM/Madaoua, 2009). Les fortes températures ont un impact sur le régime hydrologique des cours d'eaux. En effet quand les températures sont très élevées, elles accentuent l'évaporation par conséquent, l'assèchement des étendues d'eaux. L'humidité relative maximale mensuelle observée est de 97 % en Août 1999 et le minimale était de 6% en Mars 1973 et Mars 1975 (Bagana M., 2007).

1. 1.3. Sols

Les sols de la zone sont peu profonds et sont classés en cinq (5) catégories :

~ les sols régiques provenant des matériaux gréseux que supporte une curasse latéritique avec une valeur agronomique médiocre ;

~ les sols de type minéraux bruts de versant sans valeur agronomique ;

~les sols peu évolués de glacis avec une valeur agronomique moyenne ;

~les sols argileux mal drainés avec un potentiel agronomique élevé et exploités pour les cultures de contre saison ;

~les sols ferrugineux tropicaux sur les recouvrements sableux plus ou moins importants exploités en cultures céréalières (DAERA /MDA, 2007).

Les problèmes environnementaux majeurs identifiés par les communautés qui affectent les sols sont : le décapage des sols des glacis et de plateaux et l'activité érosive des koris reconnu et cités au niveau de l'ensemble des villages enquêtés et la formation des dunes citées par 80% des personnes enquêtées. Les sols sont aussi confrontés selon les techniciens aux problèmes de ravinements et d'encroûtement, les dépôts alluvionnaires, les déflations éoliennes et érosion latérale des berges (Groupe Art et Génie, 2009).

1.1.4. Plans d'eau

La vallée de la Tarka renferme d'importants plans d'eau naturels et artificiels (retenues) autour desquels plusieurs activités socio-économiques sont menées : irrigation, pêche, pâturage et l'abreuvement des animaux, etc. Malheureusement, plusieurs de ces plans d'eau sont aujourd'hui menacés d'ensablement. Le tableau 2 présente les mares de la vallée et leurs régimes hydrologiques.

Tableau 2 : Plans d'eau de la basse vallée de la Tarka

Département

Numéro

Noms

Régimes

Madaoua

1

Rabani

Temporaire

2

Tapkin Roufa

Semi-permanent

3

Korama Lamso

Semi-permanent

4

Tapkim Chaïbou

Temporaire

5

Mouléla

Semi-permanent

Bouza

6

Guidan Bado

Permanent

7

Dogon Gona

Permanent

8

Karofane

Semi-permanent

9

Karkara

Permanent

10

Garadouné

Semi-permanent

Source : DDE Bouza et Madaoua, 2010

Il ressort de ce tableau qu'on distingue : trois (3) plans d'eau permanents qui sont : Kakara, Dogon Gona, Guidan Bado et cinq (5) plans d'eau semi-permanents qui sont : Tapkin Roufa, Korama Lamso, Mouléla, Karofane, Garadouné et en fin deux (2) plans d'eau temporaires qui sont : Rabani, Tapkim Chaïbou. Les plans d'eau de Guidan Bado et de Dogon Gona sont des retenues d'eau artificielles (barrages) et les autres mares (Moustapha A., 2010).

1.1.5. Ouvrages hydrauliques

Ils sont classés par rapport au domaine prépondérant de leur utilisation. On distingue ainsi deux principaux types d'ouvrages hydrauliques :

~ les ouvrages hydrauliques destinés à l'approvisionnement en eau des populations et du cheptel constitués de :

- 375 puits cimentés ;

- 83 forages équipés ;

- 26 mini AEP ;

- et 2 Réseau d'AEP.

~ les ouvrages d'hydraulique agricole constitués des :

- 2000 forages manuels ;

- et 200 puits maraîchers.

Beaucoup de ces forages ne sont plus fonctionnels aujourd'hui. A tous ces ouvrages, Il faut ajouter un nombre important de forages manuels réalisés individuellement par les irrigants à travers les services des artisanats foreurs (Moustapha A., 2010).

1.1.6. Végétation

La végétation est caractérisée par la présence d'une bande forestière (forêt galerie) et brise vent en Azadirachta indica. Les essences forestières rencontrées sont : Acacia nilotica, Acacia senegal, Adansonia digitata, Cassia seberina, Pilostigma reticulatum, Balanites aegyptiaca, Combretum glutinosum, Guiera senegalensis, Combretum micranthum. La végétation herbacée est fonction des précipitations annuelles enregistrées et des types de sols. En année de bonne pluviométrie, le pâturage est généralement abondant et permet le développement des activités d'élevage (Bagana M., 2007).

Le tapis herbacé est composé de : Eragrotis termula, Panicum sp, Andropogon gayanus. De manière générale les pressions anthropiques et climatiques ont eu comme effets la réduction de la couverture végétale. Le tableau 3 illustre l'état des principales réserves forestières. Le sous bassin versant de la basse vallée de la Tarka compte : deux (2) forêts classées, une réserve forestière et un parc agroforesterie (Groupe Art et Génie, 2009).

Tableau 3: Etat des principales réserves forestières

Noms des forêts

Date de classement

Superficie au classement
(ha)

Observation

Forêt classée de Bangui

Décret 2088 du

13-12-54

3275

Dégradation importante

Forêt classée de Karofane

Décret 2167 du

24-09-55

4020

Dégradation moyenne

La réserve forestière de la vallée de Dikitan

ND

800

Dégradation moyenne

Le parc agroforesterie

de Koupouptché

ND

700

Dégradation moyenne

Source : Groupe Art et Bassin, 2009

1.1.7. Faune

Selon le service de l'environnement de la zone, la faune est rare. Elle est composée par la petite faune : lièvres ; chats sauvages, écureuils, hérisson, rats, outardes, perdrix, pintades, sarcelles, tourterelles, singe...), d'oiseaux (pintades sauvages, outardes...) et enfin de reptiles constitués des serpents, lézards, etc (DDE/T., 1995).

1.2. Milieu Humain

1.2.1. Population

La population de la vallée est essentiellement composée de sédentaires d'ethnie Haoussa et de nomades d'ethnies Peulh et Touareg, mais qui se sont sédentarisées à des degrés divers.

Les Haoussa sont subdivisés en deux (2) groupes : les Gobérawa (venant du Gobir Maradi) et les Aderawa (venant de l'Ader Tahoua) et ont leurs chefs traditionnels respectivement à Madaoua et Bouza.

Les Peulhs sont repartis en tributs dans tout le bassin.

Les Touaregs sont quant à eux dans les tribus et groupements du bassin.

Toutes ces ethnies se côtoient dans la vallée, car pratiquement autour de chaque village Haoussa, un ou plusieurs campements nomades Touaregs s'y sont installés au fil des années. Quant aux Peulhs, ils établissent sur leurs champs, à quelques distances des villages, sans trop s'éloigner des puits. Les nomades sont de nos jours devenus de « très bons agriculteurs » (Moustapha A., 2010).

D'après le RGP/H (2001) la population de la Basse Vallée de la Tarka est estimée à 373.000 habitants. Le taux d'accroissement intercensitaire 1988/2001 étant de 2,8% et 2,4% respectivement pour les départements de Bouza et Madaoua. Le tableau 4 illustre l'effectif de la population de Madaoua et de Bouza en fonction des communes. On constate que les communes de Madaoua et Karofane ont les plus grands effectifs avec respectivement 111. 783 et 73. 206 habitants alors que les plus faibles effectifs sont rencontrés dans les communes de Bangui avec 2. 694 habitants.

Tableau 4: la population de la Basse Vallée de la Tarka

Départements

Communes

Nombre de villages/tribus

Population en
2010

1

Madaoua

Azérori

30

16 101

2

Madaoua

83

111 783

3

Sabon Guida

92

54 122

4

Galma

50

28 620

5

Bangui

10

2 694

6

Ourno

13

11 977

7

Bouza

Bouza

77

71 247

8

Karofane

98

73 206

 

Total

 

458

372.491

RGP/H : 2001

Ainsi l'effectif de la population des six (6) communes est très important dans le bassin de la Basse Vallée (Madaoua, Bouza, Karofane, Galma, Sabon Guida et Azérori) s'élève à près de 355.000 habitants.

1.2.2. Activités socio-économiques

L'agriculture est la principale activité de la population de la Basse Vallée de la Tarka suivie de l'élevage. Elles sont pratiquées de façon traditionnelle. On n'a :

~ L'agriculture : Il occupe 131.150 hectares de terres cultivables avec trois (3) systèmes de cultures :

· Les cultures pluviales : principalement le mil, le niébé et l'arachide ; elles sont
pratiquées sur les plateaux, les versants et les sols sableux hors zones d'inondation;

· Les cultures de décrue : essentiellement sorgho et coton ces cultures se pratiquent sur les sols limono-sableux situés dans les zones d'épandage des koris et en bordure des zones inondables ou l'inondation ne dure pas plus de deux (2) jours ;

· Les cultures irriguées : dominées par l'oignon et l'arboriculture se pratiquent dans les zones inondables (lit mineur) et autour des mares et seuils d'épandage où l'eau n'est pas trop profonde.

L'irrigation est en plein essor dans la vallée du fait de l'incertitude de la production pluviale et du un revenu monétaire assez important qu'elle procure à la population. Le maraichage est peu pratiqué dans la zone nord de la vallée et n'y constitue qu'un faible appoint financier. Par contre la partie Sud de la vallée (communes de Madaoua et de Sabon Guida) réunit les conditions physiques plus favorables avec des pluies légèrement plus abondantes, les zones inondables plus larges et la nappe alluviale plus proche. Le tableau 5 montre les différentes spéculations avec des rendements acceptables en tomate et des faibles rendements en poivron. Tableau 5 : Rendement des cultures irriguées dans le département de Madaoua

Culture

Rendement (t/ha)

1

Oignon

29,8

2

Chou

67,3

3

Tomate

52,6

4

Laitue

21,5

5

Poivron

22,0

6

Courge

72,9

Source : DDDA Madaoua, 2010

~ L'élevage : Il est la seconde activité économique des populations de la Basse Vallée de la Tarka. Selon les PDC des six (6) communes, le cheptel de la vallée est estimé à 144.500 UBT (Moustapha A., 2010). L'effectif du cheptel en en Unité Bétail Tropical (UBT) est illustré dans le tableau 6 avec des grands effectifs à Madaoua (43.987,75 UBT) est des effectifs assez faible à Azérori (2.734,2).

Tableau 6: Effectif du cheptel dans la BV de la Tarka

Communes

Effectif du cheptel en UBT

1

Madaoua

43 987,75

2

Sabon Guida

13 819

3

Galma

11 583,25

4

Azérori

2 734,2

5

Bouza

27 037,5

6

Karofane

22 584

 

Total

144 550,1

Source : PDC des Communes 2005 et 2007.

La vallée de la Tarka étant située immédiatement à la limite Sud de la zone pastorale, elle constitue une zone privilégiée de séjour de longue ou courte durée pour les nomades du Nord. En saison sèche, les éleveurs du Nord descendent avec leurs troupeaux dans la vallée à la recherche de l'eau et du pâturage. D'autres continuent jusqu'au Nigéria en empruntant les plateaux et la vallée en y séjournant plus ou moins longtemps.

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