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Influences circadiennes sur le jugement social

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par Sébastien Stuhec
Université Libre de Bruxelles - Master en sciences psychologiques à  finalité spécialisée neuropsychologie et développement cognitif 2011
  

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1.2. Le stéréotype : historique

Nous pouvons facilement percevoir la présence de stéréotypes néanmoins ce concept n'est pas si évident à saisir. On trouve ce terme dès le 18ème siècle, il trouve sa racine étymologique dans les mots grecs stereos (solide) et tùpos (empreinte, caractère), il correspond à cette époque à un procédé d'impression qui permet de « convertir en planches solides un seul bloc des pages préalablement composées en caractères mobiles " (Mortier, 1963; in Légal, 2008). Les stéréotypes offraient un mécanisme typographique rapide, peu onéreux mais de peu de valeur.

Un siècle plus tard, le concept de stéréotypie est appliqué par les psychiatres pour dénommer une attitude sous un angle temporel et topographique (Ashmore & Del Boca, 1981 ; in Légal, 2008). On peut dès lors remarquer que dès sa conception, le stéréotype se réfère à quelque chose de figé, constant, rigide et répété (Légal, 2008).

On doit le terme de stéréotype en sciences sociales à Lippman qui en 1922 perçoit cette notion comme un mécanisme simplificateur qui permet de gérer « l'environnement réel, qui est à la fois trop grand, trop complexe et trop évanescent pour une connaissance directe " (Lippman, 1922 ; in Bosche, 2007).

En 1943, Jean Stoetzel, apporte des précisions sur la notion de stéréotype. Il les décrit comme « porteurs de signification " (Pichon, 2009). Le stéréotype est parfois associé à un raisonnement syllogistique (Stening & Everett, 1979 ; in Bosche, 2007). Par exemple : les français font souvent la grève, M. Dupont est français donc M. Dupont fait souvent la grève. En 1987, Fisher (in Pichon, 2009) va plus loin dans la définition du stéréotype et lui attribue la notion de catégorisation fonctionnelle, le stéréotype se définit comme « une catégorisation descriptive simplifiée par laquelle nous cherchons à situer autrui ou des groupes d'individus ".

1.3. Contenu des stéréotypes

Un stéréotype est formé de l'assortiment de divers éléments de connaissances. Il est question d'un système cognitif comprenant des connaissances et des représentations mentales, apposés à une catégorie ou un groupe, et qui est conservé en mémoire. L'appartenance à une catégorie est déterminée selon Bruner, Goodnow et Austin, 1956 (in Légal, 2008) par un nombre fini de traits sachant que chacun d'entre eux est essentiel. Cette vision a rapidement été délaissée au bénéficie des paradigmes de la psychologie cognitive (Légal, 2008). Rips, Shoben et Smith, 1973 (in Johnson, 2001) nuancent cette vision, pour eux certains objets d'une catégorie comme une bouteille ou une plante sont plus typiques d'une catégorie que d'autres objets.

Rosch et Mervis, 1975 (in Johnson, 2001) suggèrent que l'inscription dans une catégorie se fait selon un certain niveau. Une catégorie serait représentée par un élément prototypique qui est le plus caractéristique de celle-ci.

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Rassembler les contraires c est creer l harmonie