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Approche ethnopsychiatrique du malade réanimé : Réhabiliter l'esprit dans les pratiques de soins

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par Véronique DI MERCURIO
Université Paris 8 - Master 1 Psychologie Clinique 2007
  

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I ELABORATION THEORIQUE DU PROBLEME

I.1 ETAT DES LIEUX DES RECHERCHES EN PSYCHOLOGIE SUR LA RÉANIMATION

I.1.a Approches athéoriques épidémiologiques

Depuis environ 20 ans, différentes études épidémiologiques ont mis en évidence la prévalence importante de séquelles psychologiques à la suite d'hospitalisations en réanimation. Ces études évaluent l'état psychologique des malades à partir des critères diagnostics du DSM-IV : anxiété, dépression, troubles dissociatifs, syndrome de stress post-traumatique.

Tableau récapitulatif des études récentes en Europe

Etudes sur les patients

Pays

Sujets

Anxiété

Dépression

Délire

Stress post-traumatique

STOLL et col. 1999

Allemagne

Intubés, ventilés, coma

 
 
 

Après 2 ans :

40 % après choc septique

14 % après opération cardiaque

POCHARD et col., 1999

France

43 malades

Intubés, ventilés.

50%

100%

70%

 

SWAISS et col. 2004

Jordanie

55 malades intubés, ventilés

68 %

 
 
 

CUTHBERSTON et col. 2004

Royaume-Unis

Tout malade

 
 
 

22 % après 3 mois

GRANBERG et al. 2002

Suède

19 Malades ventilés, chute d'hémoglobine

 
 

100%

 

CAPUZZO et col., 2005

Italie

Tout malade

 
 
 

5 %

Toutes les études (sauf une) montrent une prévalence importante d'anxiété, de dépression, de délire et de syndrome de stress post-traumatique. Ces troubles entraînent des séquelles à long terme qui se mesurent par la diminution de la qualité de vie, du sommeil, de la capacité à travailler, ou de prendre du plaisir dans des activités (PATTISON, 2005).

De nombreuses études complémentaires auprès des familles, (AZOULAY et groupe FAMIREA, 2001 à 2005, POCHARD, 1995) ont permis de proposer des améliorations concernant le confort psychique des malades et des familles recommandant une attitude de soin plus globale. Les efforts portent par exemple sur la communication entre familles et soignants. (POTTECHER, 2001).En France, la juridiction (DECRETS, 2002) prévoient d'intégrer un psychologue aux équipes soignantes, ainsi que l'aménagement d'heures de visite, d'une salle d'attente et d'un lieu de réunion familles et médecins.

Quelques études de ce courant poussent encore plus loin les recherches, car elles portent directement sur des transformations des pratiques pour améliorer le confort psychique des malades, malgré les rigidités des systèmes (sécurité, responsabilités) et des mentalités culturelles (croyance de l'existence de la famille anxiogène):

· La participation de la famille aux tournées des médecins aurait pour effet de diminuer le stress, l'hostilité des familles envers les soignants, et d'augmenter le sentiment de satisfaction des familles, surtout des parents. De plus, l'auteur souligne le succès de l'étude auprès de l'équipe soignante car non seulement elle a pu être menée, surmontant les réticences des équipes soignantes, mais celles-ci ont modifié leurs attitudes face aux familles. (SCHILLER et coll., 2003).

· Les visites non-restrictives de la famille ont été tentées en Italie, et il a été montré que les complications cardio-circulatoires diminuaient depuis que la famille peut visiter le malade à son gré. Ceci s'explique par une réduction de l'anxiété confirmée par une augmentation réduite de l'hormone stimulant la glande thyroïde à la sortie. (FUMAGALLI et coll. 2006)

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