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Etude de la fréquence des Urgences obstétricales à  l'Hôpital Général de Référence de Kamina RDC


par Boyoma Bwana Masala
Université de Kamina RDC - Licence en santé publique 2011
Dans la categorie: Biologie et Médecine
   
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RESUME

Les urgences obstétricales constituent un sérieux problème de santé publique du fait de son importance et de sa vulnérabilité sur plusieurs plans : familial, individuel, social, économique, professionnel, ... L'OMS estime que chaque année dans le monde, au moins un demi-million de femmes meurent suite aux complications obstétricales. En Afrique les urgences gynéco-obstétricales seraient responsables de 30 à 98% de la mortalité maternelle globale avec comme chef de fil les hémorragies.

Notre étude a pour objectif de faire un état de lieu des urgences obstétricales. Pour y arriver nous avons utilisé la méthode descriptive transversale rétrospective avec la technique d'analyse documentaire. Cette étude a porté 185 femmes avec l'urgence obstétricale. Les logiciels Epi-Info, Excel et Word ont été utilisés avec comme test statistique Kruskal Wallis et le Chi carré de Yates.

Nos résultats révèlent que les avortements constituent l'urgence la plus rencontrée avec 17,3% suivi des hémorragies du post-partum avec 9,2%. Les femmes d'âge = 25 ans courent 6,8 fois le risque de faire un avortement. L'âge moyen par catégorie des urgences est de 23,44 #177;7,18 pour les avortements et de 32,8 ans #177; 6,59 pour les grossesses extra-utérines. Cependant, la parité moyenne est 1,1 #177; 2,35 pour les avortements et de 4,86 #177; 2,33 pour les grossesses extra-utérines. La fréquence des urgences obstétricales est de 29,6%

INTRODUCTION

1. Revue de la littérature

Une étude menée au Mali, dans la ville de Bamako au Centre de Santé de Référence de Koutiala sur les cas des urgences gynécologiques et obstétricales, montre que de juillet 2005 à juin 2006, 344 urgences gynécologiques et obstétricales ont été enregistré, soit une fréquence de 16%. Les différents facteurs influençant le pronostic de ces urgences étaient constitués par l'âge (19-39 ans) 76,7% ; la parité (paucipares) avec 32,6% ; les conditions d'évacuation (distance à parcourir, moyen de transport, le retard de l'évaluation). Parmi les 344 urgences, les références constituaient 75,5%. Les principales pathologies rencontrées étaient : les dystocies mécaniques : 16,6% ; les présentations dystociques : 14,8% ; l'hématome rétroplacentaire : 14,0% ; la pré-rupture utérine : 8,7% ; la souffrance foetale aigue : 5,8% ; les avortements spontanés en cours : 4,7% ; la rupture utérine : 4,4% ; la grossesse extra-utérine : 4,1% ; l'éclampsie : 3,8% ; le placenta prævia, les hémorragies de la délivrance, la menace d'accouchement prématuré : 3,5%, l'endométrite aigue : 3,0% et enfin la pré-éclampsie : 1,7% (Coulibaly Moustapha S., 2008).

Une étude analogue menée par Sidiki B. Guindo révèle que la voie d'accouchement était dominée par la voie haute à 71,98% contre 28,12% pour la voie basse ; les complications chez les enfants étaient plus élevées que chez les mères. Elles étaient dominées par les décès périnatals dans 53,26%, la souffrance périnatale dans 27,17%, les infections dans 7,60%, la prématurité dans 9,78% et les malformations dans 2,17% (Sidiki B. Guindo, 2007).

D'après une enquête sur le délai de prise en charge des complications obstétricales, les auteurs montrent qu'au cours de la période de l'étude, 15322 naissances vivantes ont été enregistrées sur un total de 16005 accouchements pratiqués. 112 décès maternels ont été observés sur 2 847 cas de complications obstétricales. Le taux de mortalité maternelle observé dans l'ensemble des maternités était de 699 décès pour 100 000 naissances vivantes. La létalité des complications (3,3%) est en rapport avec le manque de personnel qualifié et le délai de prise en charge (p<0,05). En outre, le retard dans la prise en charge est un facteur déterminant

de la mortalité, puisque le risque de décès augmente en fonction du délai de prise en charge (Mbola Mbassi S. et Coll., 2009).

Quant à Nguembie, Yanza M.C., et al la prise en charge et le système de référence des urgences obstétricales et néonatales connaît des insuffisances dans les formations sanitaires de Bangui. Les raisons de ces faiblesses étaient : la méconnaissance des urgences obstétricales par les prestataires de service conséquence de la formation continue de ceux-ci. L'insuffisance de matériels médicaux et de médicaments essentiels, l'inefficacité du système de référence pour la prise en charge rapide des urgences obstétricales et néonatales au niveau de l'hôpital de référence (Nguembi et Al., 2004).

Une étude sur la fréquence et pronostic de quatre grandes urgences médicoobstétricales au Centre Hospitalier régional de Sokode au Togo a révélé que le placenta prævia et les ruptures utérines ont été les plus fréquents : (1,09%, 0,78%). Le pronostic maternel dominé par la mortalité maternelle a été le fait des ruptures utérines et de l'hématome rétro-placentaire (16,66% ; 20%). La mortalité foetale très élevée dans tous les cas avait connu de forts taux avec des pathologies obstétricales ayant une symptomatologie marquée par d'importantes spoliations sanguines (Akpadza K., Baeta S., et Hodonou A.K.S., 1996).

Les résultats d'une autre étude menée au Niger par Diallo F.B. et ses collaborateurs donnent 50 cas de ruptures utérines pour 2151 accouchements normaux, soit une rupture utérine pour 40 accouchements normaux. Pendant la même période 614 interventions chirurgicales pour césarienne ont été réalisées, soit une rupture pour 12,28 interventions chirurgicales. La fréquence de la rupture utérine a été évaluée à 1,80% sur 2765 accouchements. 98% des ruptures utérines proviennent des centres de santé périphériques et des maternités avoisinantes de Niamey (Diallo F.B., 1998).

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