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L'usage des technologies de l'information et de communication par les membres de la communauté haà¯tienne ou d'origine haà¯tienne résidant à  Montréal

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par Steve LABATA ASSYN
Centre universitaire Jean François Champollion  - Master e- administration et solidarité numérique 2010
  

Disponible en mode multipage

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INTRODUCTION

1. Sommaire

Il est prévu dans le cadre du Master e-Administration et Solidarité Numérique du Centre universitaire Jean François CHAMPOLLION, site de Castres, qu'à l'issue des enseignements, les étudiants soient soumis à une période de stage de 3 à 6 mois au sein d'une structure proposant la réalisation des projets liés aux TIC; il peut s'agir d'une collectivité territoriale, d'un établissement public, d'une ONG ou d' une association ayant des compétences dans les domaines des TIC.

En effet, au regard de ce qui précède, nous avions opté pour la participation au projet de recherche portant sur : «L'usage des technologies de l'information et de communication par les membres de la communauté haïtienne ou d'origine haïtienne résidant à Montréal», fruit de la collaboration entre le professeur Emmanuel EVENO, coresponsable du Master et le professeur Samuel PIERRE, responsable du laboratoire LARIM de l'École Polytechnique de Montréal.

Vu qu'il s'agissait pour nous de procéder à une enquête par la passation d'un questionnaire aux membres de la diaspora haïtienne, la Maison d'Haïti avait constitué notre deuxième structure d'accueil après le laboratoire LARIM, afin d'aller à la rencontre des membres de la communauté haïtienne.

C'est dans ce contexte que nous avions effectué notre stage du 7 juillet au 13 septembre 2011 à Montréal (Canada).

2. Plan

Le présent rapport porte essentiellement sur l'analyse des résultats de notre enquête. En effet, outre l'introduction et la conclusion, il se subdivise en trois parties.

La première partie intitulée «lieu,présentation et déroulement du stage», précise le cadre dans lequel a eu lieu notre stage.

La deuxième partie porte sur la description du projet à travers la problématique théorique et le dispositif méthodologique.

La troisième partie «présentation et analyse des résultats», traite des résultats de notre enquête par l'analyse des différentes variables (nominales et numériques), grâce aux tableaux(plats, croisés), graphiques et cartes obtenus à partir du logiciel SPHINX.

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PARTIE 1 : LIEU, PRESENTATION ET DEROULEMENT DU

STAGE

1.1. Lieu du stage

Nous avons effectué notre stage au sein de deux structures d'accueil à savoir le laboratoire LARIM (laboratoire de recherche en réseautique et informatique mobile) de l'École Polytechnique de Montréal et la MAISON D'HAITI;

En effet, le LARIM est un laboratoire dont les activités de recherche se concentrent principalement sur les infrastructures de réseaux, les services et les applications intrinsèquement sujets à des sévères contraintes de débit et de qualité de service (faible taux d'erreur, bonne qualité de transmission, temps de réponse court, bonne qualité de visualisation etc.), en tenant compte des multiples effets possibles de la mobilité; notre présence au sein de cette structure, se justifie par sa longue tradition d'accueillir des étudiants de maitrise, de doctorat ainsi que des stagiaires post-doctoraux venant de polytechnique, d'institutions universitaires québécoises et étrangères; créé en 1999, le LARIM est dirigé par Monsieur Samuel PIERRE, ingénieur Ph.D, professeur titulaire département de génie informatique de l'École Polytechnique technique de Montréal.

Avec l'appui de différents partenaires (conseil de recherche en sciences naturelles et en génie, recherche Ericsson Canada, Harris, centre de recherche en informatique cognitive et environnements de formation etc.), le LARIM vise dans sa recherche la conception des modèles d'algorithmes, d'architectures et d'outils logiciels capables de satisfaire aux exigences de débit et de qualité de services d'une grande variétés d'application émergentes telles que le commerce électronique, la conception intelligente et collaborative, la télémesure sur des ouvrages d'infrastructures urbaines, les laboratoires virtuels et les environnements de télé-apprentissage collaborative.1

La MAISON D'HAÏTI quant à elle, est un organisme dédié à l'éducation et à l'intégration des personnes et des familles immigrantes ainsi qu'à la création et au développement des liens étroits avec la société d'accueil; elle a pour mission, la promotion, l'intégration, l'amélioration des conditions de vie et la défense des droits

1 http://www.larim.polymtl.ca/bref.php?lg=fr

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des québécois d'origine haïtienne et des personnes immigrantes ainsi que la promotion de leur participation au développement de la société d'accueil. Les objectifs de la Maison d'Haïti sont de développer pour ces populations : des programmes d'éducation continue, d'alphabétisation, d'insertion économique, sociale et culturelle, d'intégration des jeunes, de soutien scolaire et parental2.

Créée en 1972, la MAISON D'HAÏTI actuellement dirigée par madame Marjorie VILLEFRANCHE, mène la majorité des activités (patrouille de rue, encadrement des jeunes, réseau des jeunes parents, accès internet, sports, loisirs et sorties culturelles ateliers d'alphabétisation et de francisation etc.) dans le quartier Saint-Michel de Montréal, où réside une importante communauté haïtienne; suite au séisme qui avait frappé Haïti en janvier 2010, la Maison d'Haïti est devenue un centre de référence pour l'accompagnement dans les démarches d'immigration tant au niveau des renseignements généraux que dans l'accompagnement personnalisé pour la constitution d'un bon dossier de parrainage ou de résidence pour motifs humanitaires. En définitive, la Maison d'Haïti, joue un rôle de premier plan comme centre d'information et de référence pour les mesures spéciales Haïti mises en place par immigration et citoyenneté Canada, après le tremblement de terre. Avec ce service les membres de la communauté haïtienne, évite les couts élevés liés aux processus d'immigration notamment les frais d'avocats et ce, dans un contexte difficile suite aux pertes subies tant sur le plan matériel, qu'humain.

1.2. Présentation du stage

La méthodologie qui a été la nôtre pendant cette enquête, est décrite ici afin de mieux appréhender les résultats obtenus; en effet, nous traiterons successivement de la collecte des données (1.2.1) et l'estimation des résultats (1.2.2).

1.2.1. collecte des données

La présente enquête avait pour population cible, les membres de la communauté haïtienne ou d'origine haïtienne résidant à Montréal, de toutes catégories et aptes à faire usage des technologies de l'information et de communication (internet, téléphone mobile, ordinateur etc.).

Soucieux d'avoir un échantillon représentatif de la population visée, nous avions

2 http://www.mhaiti.org/index.php

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contacté STATISTIQUE CANADA dont les données récoltées pendant le recensement de 2006, fixe la taille de la communauté haïtienne à 91.435 haïtiens, soit 49.380 femmes (54%) contre 42.055 hommes (46%)3.

Force est cependant de constater que ces chiffres ne reflètent plus la réalité, parce que vieux de 5 ans et surtout à cause du séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010 avec comme conséquence, une vague d'immigration pour des raisons humanitaires. Cet état de chose, apporte de l'eau à notre moulin et justifie le choix qui a été le nôtre quant à l'échantillonnage aléatoire, faute de pouvoir utiliser les données de Statistique Canada comme base de sondage pour notre enquête.

De toute évidence, notre échantillon de 250 personnes à défaut de refléter avec exactitude l'état d'appropriation des TIC dans la diaspora haïtienne de Montréal, permet néanmoins de jeter les jalons d'une enquête qui porterait sur un échantillon plus grand;

Le questionnaire disponible seulement en français, a été conçu par le professeur Emmanuel EVENO et soumis au cours d'un atelier à l'examen des étudiants du Master2 e-Administration et Solidarité Numérique, grâce au logiciel SPHINX. Il compte 45 questions ou variables, réparties en trois sections à savoir :

· Identité et parcours migratoire (Q4 -16);

· Situation professionnelle (Q17-21);

· Usages des TIC (Q22-45).

La section «Administration du questionnaire», reprend le numéro, la date et le lieu de passation du questionnaire (Q1-3). Les variables nominale et numérique reprises dans le questionnaire, ont été de plusieurs types (texte, numérique, fermée multiple, fermée ordonnée) avec pour chacune des modalités particulières.

Après avoir convaincu le répondant, nous procédions dans la majorité des cas, au remplissage du questionnaire et juste une minorité des répondants acceptait de le compléter seul. Cette stratégie était la bonne car toutes les fois qu'une personne prenait le questionnaire en promettant de nous l'envoyer, nous ne l'avions jamais reçu.

1.2.2. Estimation des résultats

Comme souligné plus haut, nous étions obsédé par l'idée d'avoir un échantillon représentatif pour le crédit de notre enquête.

Nous référant aux données de Statistique Canada (recensement de 2006) qui n'ont

3 http://www.quebecinterculturel.gouv.qc.ca/publications/fr/diversite-ethnoculturelle/com-haitienne-2006.pdf

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pu constituer la base de notre enquête, l'échantillonnage aléatoire simple s'est avéré être la méthode de prélèvement de l'échantillon de notre enquête et a eu comme avantage de permettre un jugement objectif de la valeur des estimations.

L'échantillonnage au hasard simple est une méthode pour laquelle tous les échantillons possibles (de même taille) ont la même probabilité d'être choisis et tous les éléments de la population ont une chance égale de faire partie de l'échantillon.4

Cette méthode s'est imposée à nous étant donné qu'aucune strate, ni grappe, n'avait été définie dans la préparation de notre enquête. Grâce au logiciel SPHINX, les variances et les marges d'erreur dans l'échantillonnage, sont connues et feront l'objet d'une analyse approfondie dans la troisième partie du présent rapport.

Les erreurs dont sont potentiellement entachées une enquête comme celle-ci, sont de deux ordres :

· les erreurs dues à l'échantillonnage;

· les erreurs non dues à l'échantillonnage.

«Les erreurs dues à l'échantillonnage sont causées par le fait qu'une seule partie de la population visée est enquêtée à travers un échantillon aléatoire. Ces erreurs sont contrôlables a priori dans le cadre de la définition du plan de sondage et de l'établissement de la taille de l'échantillon. De plus, elles sont quantifiables a posteriori et permettent de prendre en considération la variabilité des estimations produites lors de leur analyse. Parmi les erreurs non dues à l'échantillonnage, se trouvent les différents types de biais pouvant affecter les résultats: biais dus à la non réponse, biais dus aux opérations ou au mode de collecte, biais de réponse, couverture insuffisante ou excessive de la population par la base de sondage, etc. les erreurs nos dues à l'échantillonnage ne sont pas formellement quantifiables comme le sont celles de la première catégorie.»5

Au vu des données collectées et des deux concepts cités ci-haut, notre enquête à l'instar d'autres, ne peut échapper à ces erreurs qui potentiellement entachent toute enquête; Cela est d'autant plus vrai que le logiciel SPHINX a pu calculer la marge d'erreur et le coefficient de concentration et nous a permis de connaitre les erreurs

4 http://www.er.uqam.ca/nobel/r30574/PSY1300/C6P3.html

5 Lucie Noël, des métiers et des gens en TIC, Isabelle Quentin éditeur, 2000, Quebec, p. 149

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dues à échantillonnage par la variation des réponses.

En effet, le coefficient de concentration est le calcul de la différence moyenne pour chaque question fermée entre la modalité la plus citée et la modalité la moins citée; il est donc compris entre 0 et 100; le coefficient de variation quant à lui est le rapport entre l'écart-type et la moyenne.

« Le coefficient de variation est une mesure qui permet de quantifier la précision de l'estimation; il contribue à faciliter l'interprétation quant à la précision d'une estimation. Plus le coefficient de variation est élevé, moins précise est l'estimation et vice versa. Notamment, il faut être très prudent lors de l'utilisation des estimations dont le coefficient de variation est très élevé (supérieur à 25%), ce qui indique une très grande variabilité de l'estimation. Ces estimations ne devraient être utilisées qu'à titre indicatif. Le coefficient de variation a également l'avantage de permettre de comparer la précision de différentes estimations entre elles»6

Nous savons également que les erreurs dues à l'échantillonnage sont soit le fait du mauvais taux de réponse qui entraine des biais de la base de sondage, des questions difficiles à interpréter, des erreurs de saisie ou des réponses volontairement fausses des répondants. Le taux de réponse ou de remplissage global pour notre enquête est de 87,7% (min 50%); certaines erreurs de saisie décelées, ont été corrigées au fur à mesure de l'analyse et de l'évaluation des données; la question 23(part de la communication dans le budget de ménage), s'est avérée difficile à interpréter par les répondants parce que mal rédigée et nécessitait toujours d'amples explications de notre part.

1.3. Déroulement du stage

L'enquête commencée le 7 juillet 2011, a pris fin le 13 septembre 2011, après que nous ayons été auprès dans différents organismes haïtiens (la Maison d'Haïti, le Consulat Général de la République d'Haïti, AREJ, ROCAHD, CIDIHCA, GAP-VIES, l'alliance socioculturelle et aide pédagogique, GRAHN), dans certaines rues de Montréal (Mont royal, Christophe Colomb, Rivard, Maisonneuve) et à l'École Polytechnique de Montréal pour procéder à la passation du questionnaire.

Nous avions commencé par l'impression d'une centaine de questionnaire, passée en majorité à la Maison d'Haïti avec une moyenne de quatre questionnaires par jour; pour

6 Brigitte Poussart, les communications électroniques, Isabelle Quentin éditeur, Quebec, 2000, P.146

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accélérer le processus, nous avions changé de stratégie en allant vers la communauté haïtienne plutôt que d'attendre les haïtiens qui fréquentaient la Maison d'Haïti pour bénéficier de ses différents services. Cette stratégie a été payante car elle nous a permis d'atteindre notre objectif à savoir, un échantillon de 250 personnes dans le délai qui nous était imparti pour le stage.

En effet, pour s'assurer de la collaboration des organismes de la communauté haïtienne de Montréal, sélectionnés à partir du bottin (pages jaunes), nous prenions soin de les contacter par téléphone ou par courriel en vue d'obtenir un rendez-vous pour la passation du questionnaire; ce qui fut fait entre les mois d'août et septembre 2011; nous avions également tenté de le faire par l'envoi d'un courriel et du questionnaire en pièce jointe, malheureusement nous craignions de ne jamais recevoir le questionnaire dûment rempli, car nos contacts devaient l'imprimer, le compléter, le scanner et enfin nous l'envoyer par courriel; c'était trop leur demander.

Pour valider notre instrument de collecte et nous assurer que les questions étaient claires et précises, sans ambiguïté, évaluer le taux de collaboration, tester la performance de la base de sondage et prévoir le potentiel analytique des données, nous avions procédé au PRÉ-TEST; ce dernier qui avait porté sur un échantillon de 30 personnes, nous avait permis de réaliser que la passation du questionnaire prenait 10 à 15 minutes, les questions étaient en majorité claires, précises et sans ambiguïtés, un taux de collaboration satisfaisant après avoir rassuré le répondant sur le caractère anonyme de l'enquête. Avec un taux de réponse de 87,7%, le questionnaire s'était avéré court et moins complexe, facilitant du coup nos investigations pour la suite en vue de réaliser l'échantillon de 250 personnes.

Toutefois, l'évaluation du questionnaire par le logiciel a abouti au constat suivant:

· le nombre de questions est un peu trop élevé (45 questions) : un questionnaire plus court, avec 30 à 40 questions pouvait améliorer le taux de réponse;

· Les libellés ont une longueur moyenne de 42 caractères au lieu de 45 à 59; c'est plutôt faible car des questions plus détaillées sont plus compréhensibles;

· Un nombre moyen de modalités à 6.5(trop élevé) plutôt qu'entre 3.7 et 5.2 ; d'où la nécessité des regroupements et des suppressions lors de l'analyse;

· Un pourcentage trop élevé des questions textes soit 37.8 alors que la norme se situe entre 8,5 et 18,5%, rendant du coup l'analyse très longue à réaliser ;

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· Les questions échelles ont été évaluées à 0.0%, en dehors des normes requises soit entre 9.0 et 39.0; cette faiblesse du questionnaire ne permettra pas une mesure efficace des attitudes et des opinions par les échelles;

· Un nombre suffisant de renvois, à savoir 5;

· la Question 23 étant une question fermée ordonnée avec trop de réponses possibles, a posé quelques difficultés aux répondants.

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PARTIE 2 : LE PROJET

2.1. La problématique théorique

En résumé, ce projet de recherche portant sur «L'usage des Technologies de l'information et de communication par les membres de la communauté haïtienne ou d'origine haïtienne résidant à Montréal», est le résultat d'une collaboration entre les laboratoires LISST-CIEU de l'université de Toulouse et LARIM de l'École Polytechnique de Montréal (Université de Montréal).

En effet, il s'agit d'une enquête réalisée à travers la passation d'un questionnaire de 45 variables auprès d'un échantillon de 250 personnes, sur l'état d'appropriation des Technologies de l'information et de communication (TIC) dans la communauté haïtienne de Montréal; les résultats de ces investigations, donneront lieu à une communication conjointe lors du colloque «villes et territoires numériques» qui se tiendra les 6 et 7 février 2012, à Paris.

À notre entendement, les résultats de cette enquête devraient, contribuer à la constitution d'une base des données dans l'élaboration des politiques publiques TIC en Haïti, notamment pour faciliter la communication avec la diaspora haïtienne de Montréal en particulier et celle d'autres villes en général.

S'inscrivant en ligne droite du colloque cité ci-haut, notre problématique théorique a été axée au tour des questions suivantes :

· Quelles sont les TIC les plus utilisées par la diaspora haïtienne de Montréal?

· Quel usage en fait-elle? ainsi quel sera l'impact sur la fréquence des communication avec Haïti?

· L'aménagement numérique est-il un mythe ou une réalité en Haïti, au vu des échanges avec la diaspora de Montréal notamment?

Voilà au tant de questions qui devraient sans doute trouver des réponses pendant ces assises avec comme conséquence, la labélisation ou pas d'Haïti comme territoires numériques.

2.2. Le dispositif méthodologique

En fonction des données de notre enquête, nous procèderons aux analyses telles que suggéré par le logiciel SPHINX.

· Les questions Fermée(s) unique(s), seront analysées avec un tableau à plat. Le

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tableau à plat donnera les effectifs et/ou les pourcentages pour chaque modalité. Il pourra être mis en forme en ordonnant les modalités, en effectuant des regroupements, en supprimant les modalités sans effectifs. Des options de calcul permettront d'ignorer les non-réponses, de limiter le tableau à un profil de répondants, de signaler automatiquement la modalité la plus citée. L'onglet "Graphique" nous permettra d'éditer différents types de représentations graphiques.

· Suite aux questions Fermée(s) multiple(s), une prudence s'impose quant au calcul des pourcentages. Le tableau nous donnera les effectifs et les pourcentages pour chaque modalité. Les pourcentages seront calculés par défaut par rapport au nombre d'observations. La somme des pourcentages est alors supérieure à 100 du fait des réponses multiples. Nous pourront demander le calcul des pourcentages sur les observations. Dans l'onglet "Calcul", les modalités seront éventuellement regroupées ou supprimées avec la fonction "Simplifier le tableau".

· Avec des questions Fermée(s) ordonnée(s), nous aurons la possibilité d'exploiter ou pas les informations sur le rang. Dans le dépouillement automatique, le tableau donne pour chaque modalité les effectifs et des pourcentages à chaque rang et le rang moyen. Dans les tableaux de bord, il présente par défaut les effectifs et les pourcentages pour chaque modalité. Par ailleurs, nous pourront dresser un tableau limité aux réponses citées au premier rang, ou à un autre rang défini (onglet Calcul - Uniquement la réponse au rang x).

· Les questions Fermée(s) échelle(s), seront analysées comme des questions fermées ou des questions numériques. Toutefois, il importe de savoir que les questions échelles peuvent être traitées, soit comme des questions fermées, soit comme des nombres. Le tableau donne par défaut les effectifs et les pourcentages pour chaque échelon. La moyenne est également calculée, sur la base des valeurs numériques associées à chaque échelon (par défaut 1, 2, 3, ...). Ces valeurs peuvent être modifiées au stade de l'élaboration du questionnaire (barème).

· À cause des questions ouverte(s), la moyenne et l'écart type seront précisés par la mise en classe des réponses dans un tableau. Les valeurs remarquables sont disponibles : moyenne, médiane, écart type, somme, etc. Lors du dépouillement,

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le logiciel nous propose une mise en classes automatique des variables numériques. Nous pourront la modifier grâce à une mise en classes personnalisée , en indiquant par exemple les limites des classes que l'on souhaite constituer.

· Nous avons au moins une question fermée et une numérique ou échelle; c'est ainsi nous procèderons à la comparaison des valeurs moyennes par catégorie et testerons leur différence (analyse de la variance). L'analyse de la variance s'effectue à partir d'un tableau de moyennes croisées. Elle va nous indiquer par le coefficient "F" de Fisher si la variance se trouve plutôt entre les catégories de la variable fermée (inter-groupes) ou à l'intérieur même de ces catégories (intra-groupes). De la valeur du F, on déduit un "p" qui est le risque de se tromper en affirmant l'existence d'une relation entre les deux variables. Le Sphinx indique alors si la relation est significative ou non. Une analyse factorielle (ACP) peut représenter visuellement sur une carte, la position des modalités de la question fermée par rapport aux variables numériques.

· Les questions numériques, permettront de représenter graphiquement les réponses et de chercher s'il existe une relation entre elles (corrélation). Le coefficient de corrélation (valeur absolue comprise entre 0 et 1) indique la force de la relation entre deux variables numériques. Sur la représentation graphique, plus les points sont alignés sur la droite et plus la corrélation est forte. Le coefficient de régression est le coefficient de cette droite, il donne une mesure de l'effet d'une variable numérique sur l'autre.

· les réponses à plusieurs questions fermées seront représentées dans un seul grand tableau. Un tableau croisé de deux questions fermées après indication des deux questions fermées à croiser. Le tableau donne les effectifs et les pourcentages en ligne ou en colonne. Pour croiser plus de 2 variables, nous devrions indiquer un ensemble de questions fermées en vue d' obtenir un grand tableau où l'une des questions du groupe sera le "pivot" (la première de la liste) et sera présentée en colonne;

· Vu que nous avons plusieurs questions avec les mêmes modalités (batterie d'échelles ou autre), nous les représenteront dans un seul tableau. Ainsi, une sélection des questions à grouper et à analyser en disposition accolée, ou nous

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opterons pour le dépouillement d'un groupe d'échelles parmi ceux que nous aurons créés dans le questionnaire. Le tableau donne, selon la présentation choisie, soient les effectifs ou les fréquences pour chaque modalité de la question échelle, soit la moyenne numérique de chaque question échelle, calculée en fonction des valeurs numériques associées à chaque échelon (par défaut 1, 2, 3..), nous pouvons effectuer des calculs sur ces échelles, comme des moyennes par thème ou par partie, grâce à la fonction "Appliquer un barème";

· Dans notre enquête de satisfaction, nous analyserons simultanément le niveau des satisfactions partielles et leur influence sur la satisfaction globale. Dans une enquête de satisfaction, les tableaux "Importance/Performance" peuvent être utilisés pour mettre en perspective la satisfaction des répondants avec l'importance qu'ils accordent aux différents critères. Pour cela, il nous faudra choisir les critères sur lesquels la satisfaction est évaluée, tout en indiquant ensuite la mesure de l'importance : mesure pour chaque critère, rang dans une question fermée ordonnée ou coefficient de corrélation avec la note globale. Nous pourrions également visualiser la matrice "Importance-Performance".

· Pour les modalités d'une question fermée, nous présenterons dans un seul tableau les valeurs moyennes d'une ou de plusieurs questions numériques ou échelles. Nous pourrions également obtenir un tableau croisant une question fermée et une (ou plusieurs) question(s) numérique(s), après avoir Indiqué les questions à croiser. Le tableau donne pour chaque modalité de la question fermée, la moyenne de la variable numérique et éventuellement l'effectif, l'écart-type ou la somme si vous le demandez.

· Ayant de nombreuses questions, il nous faut directement aller à l'essentiel pour représenter visuellement les relations qui structurent nos données. Les graphes de relation permettent de tester rapidement et visuellement les éventuelles relations entre plusieurs variables. Il suffit pour cela de placer sur la page les questions dont on souhaite tester les inter-relations, pour visualiser directement celles qui sont significatives, grâce à l'indication donnée par le logiciel. Nous pourront ainsi très rapidement tester des hypothèses, expliquer une variable-clé ou explorer les inter-relations entre toutes les questions de l'enquête.

· Suite aux nombreuses questions numériques ou échelles, un examen rapide de ce

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qui les relie s'impose pour réduire ainsi la complexité de nos données. Une analyse en composantes principales nous indiquera les grandes dimensions d'un ensemble de questions numériques ou échelles et nous pourrons ainsi simplifier notre analyse, grâce à cette réduction de variables. Depuis un groupe de questions numériques, la carte factorielle est proposée avec la position de chaque variable par rapport aux axes principaux. Nous pouvons également faire figurer tous les individus sur les deux premiers axes. La contribution respective des variables aux axes est également indiquée, afin de faciliter l'interprétation des axes.

· Nos questions fermées comportent de nombreuses modalités, c'est pourquoi nous représenterons sur une carte la manière dont les répondants les associent. Nous pourrons ainsi réduire les dimensions d'un ensemble de modalités et repérer visuellement sur la carte leurs correspondances. Nous Choisirons un ensemble de questions fermées et échelles, pour obtenir leurs meilleures combinaisons factorielles. Depuis un groupe de questions numériques, la carte factorielle est proposée avec la position de chaque modalité par rapport aux axes principaux. La contribution respective des modalités aux axes est également indiquée, afin de faciliter l'interprétation des axes.

· Les 3 questions numériques, nous permettront de calculer l'équation qui donne la valeur de l'une à partir de celle des 2 autres. Choisir une variable numérique expliquée dont on cherche à déterminer les facteurs explicatifs avec d'autres variables numériques. On obtient l'équation d'une droite de régression multiple ainsi que les indicateurs de fiabilité des coefficients. La méthode "pas à pas" permet de faire entrer progressivement les meilleures variables explicatives dans le modèle. Le coefficient de corrélation multiple est également restitué.

· Nous analyserons comment la valeur de la numérique dépend des cas définis par les 2 questions fermées, grâce aux 2 questions fermées et une numérique. Cette mesure s'effectue à partir d'un tableau de moyennes croisées incluant deux questions fermées et un ensemble de variables numériques ou échelles. L'analyse de la variance va nous indiquer pour chaque question fermée, si la variance se trouve plutôt entre les catégories de la variable fermée (inter-groupes) ou à l'intérieur même de ces catégories (intra-groupes). Du «F» de Fisher, on déduit un

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"p" qui est le risque de se tromper en affirmant l'existence d'une relation entre variable fermée et variable numérique. Le Sphinx indique alors si la relation est significative ou non. L'effet de l'interaction entre les deux variables fermées est également étudié.

· Un grand nombre d'observations seront ramenées à quelques types selon leurs valeurs pour plusieurs questions numériques ou leurs modalités. Choisir un ensemble de questions pour obtenir une mise en classes (ou typologie) automatique des répondants. Le logiciel propose automatiquement la classification qui présente les meilleurs indicateurs statistiques. Il nous permettra également de comparer facilement les différentes solutions (sauvegarde de nouvelles variables d'appartenance aux classes) et de décrire les caractéristiques de chaque groupe;

La troisième partie du présent rapport sera totalement consacrée à la présentation et à l'analyse des résultats en fonction des conseils précités et chaque variable sera représentée à partir du tableau et du graphique correspondants. Toutefois, nous ferons également recours à des tableaux croisés afin de comparer des variables dont l'analyse croisée pourrait s'avérer utile dans la conclusion des résultats de notre enquête.

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PARTIE 3 : PRESENTATION ET ANALYSE DES

RESULTATS

Cette partie sera d'abord consacrée à la présentation des tableaux récapitulatifs des variables fermées, textes et numériques, à travers lesquels se dégagera une vision générale des données de notre enquête; et ensuite aux analyses par variable sur base des différents tableaux (plats et croisés) ainsi que des graphiques.

Toutefois, il convient de préciser que pour chaque variable, nous aurons l'intervalle de confiance (IC) calculé par le logiciel SPHINX.

En effet, «L'intervalle de confiance (IC) à 95% est un intervalle de valeurs qui a 95% de chance de contenir la vraie valeur du paramètre estimé. Avec moins de rigueur, il est possible de dire que l'IC représente la fourchette de valeurs à l'intérieur de laquelle nous sommes certains à 95% de trouver la vraie valeur recherchée. L'intervalle de confiance est donc l'ensemble des valeurs raisonnablement compatibles avec le résultat observé (l'estimation ponctuelle). Il donne une visualisation de l'incertitude de l'estimation.»7

Ces intervalles de confiance indiquent l'étendue des valeurs possibles que pourraient prendre une variable.

À partir des tableaux croisés, nous pourrons tester la relation entre 2 questions fermées grâce à un test statistique approprié (Chi2) et faire apparaître les réponses spécifiques à certaines catégories de répondants.

«Ce test permet de mesurer l'indépendance de deux caractères différents et dont l'observation est synthétisée sous la forme d'un tableau de contingence». 8

«En statistiques le degré de liberté (ddl) désigne le nombre de valeurs aléatoires qui ne peuvent être déterminées ou fixées par une équation (notamment les équations des tests statistiques).9 Le "p" donne le risque de se tromper en affirmant l'existence d'une relation. Avec cet indicateur, le logiciel Sphinx indique si la relation est significative ou non. En définitive, le résultat de ce test indiquera la valeur Chi2, la valeur (ddl) et la valeur (p) pour chaque tableau croisé. Nous pourrons également recourir à une analyse factorielle (AFC) pour représenter visuellement sur une carte, les proximités entre les

7 http://www.spc.univ-lyon1.fr/polycop/Intervalle%20de%20confiance.htm

8 http://www.univ-st-etienne.fr/lbti/biomath/Cours/chi2/Chi2.htm

9 http://fr.wikipedia.org/wiki/Degr%C3%A9_de_libert%C3%A9_%28statistiques%29

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modalités.

3.1. Présentation des résultats

Notre questionnaire s'est articulé autour de 5 questions numériques, 17 questions textes et 23 questions fermées (13 fermées uniques, 7 fermées multiples et 3 fermées ordonnées), telles reprises par les tableaux récapitulatifs (tableau 1, tableau 2 et tableau 3)

Tableau 1 : les questions numériques

 

Valeur
moyenne

Valeur
minimum

Valeur
maximum

Effectif

125,50

1

250

250

Année_Naissance

1969,51

1931

1998

224

Année_canada

1996,13

1964

2011

218

Combien _membre

2,74

1

7

125

Ensemble

1111,44

1

2011

 
 

A l'examen du tableau 1, nous constatons que l'année de naissance de 250 répondants, varie entre 1931 et 1998 autrement dit le plus jeune avait 13 ans alors que le plus vieux avait 80 ans tout en indiquant que le répondant moyen est né en 1969, donc âgé de 42 ans; de plus, les différents répondants sont arrivés au Canada entre 1964 et 2011, avec l'année 1996 comme valeur moyenne; ils étaient accompagnés pour certains d'entre eux, à leur arrivée au canada, de leur membres de famille dont le nombre variait entre 1 et 7, soit une moyenne de 3 personnes (en arrondissant 2,74 à l'unité supérieur).

Il sera cependant intéressant d'approfondir ces données en cherchant notamment de savoir si le répondant moyen est une femme ou un homme et tenter d'en donner les raisons. Des hommes et des femmes, quelle catégorie acceptait d'être soumise à notre questionnaire et pourquoi? Voilà autant de questions qui mériteraient de trouver une réponse au moment de l'analyse des résultats.

Nous avions relevé plus haut que le coefficient de variation (CV), nous permettait de mesurer les erreurs dues à échantillonnage et que lorsqu'il était supérieur à 25%, il traduisait une grande variabilité de l'estimation. En effet, le CV ou l'écart-type relatif des variables «combien de membre de famille», «année d'arrivée au canada» et«année

19

de naissance», sont respectivement très bonne (1,54%), passable (14,86% et 15,59%), ce qui traduit une faible variabilité de nos estimations parce qu'inférieur à 25%.

Tableau 2 : les questions textes

 

Non-
réponses

Nombre
de mots

Nombre
moyen
de mots

Nombre
de mots
différents

Nombre
de mots
uniques

Fréquence
maximum

Mot le
plus
fréquent

Lieu_passation

0

377

1,51

34

6

162

MDH

Autres_pays

247

3

1,00

3

3

1

USA

ville_naissance

4

518

2,11

67

37

105

Port

Statut_matrimonial_AUTRE

250

0

 

0

 
 
 

Lieu_arriv_Canada

33

225

1,04

18

12

195

Montréal

1erlogement_canada_AUTRE

205

129

2,87

22

14

18

centre

Statut_professionnel_AUTRE

249

2

2,00

2

2

1

agent

Profession

23

448

1,97

165

111

20

chauffeur

Si_verification_AUTRE

186

113

1,77

34

25

34

Amis

Si "Autres lieux", précisez :

216

109

3,21

29

19

11

amis

Internet_Loisir_vie_sociale_AUTRE

218

83

2,59

36

29

9

recherches

internet_vie_citoyenne_AUTRE

248

10

5,00

6

6

1

anime

Nom_asso_benevole

233

100

5,88

58

49

4

jeunesse

Internet_vie_quotidienne_AUTRE

242

25

3,13

14

13

2

recherche

Source_Infos_Internet_AUTRE

249

5

5,00

2

2

1

site

reseaux_sociaux

187

87

1,38

15

10

61

facebook

personnes_entrenez_lien_AUTRE

217

83

2,52

31

23

10

collègues

 

La majorité des répondants a été rencontrée à la Maison d'Haïti, soit 162 sur un total de 250; et Montréal est la ville par la quelle sont arrivés 195 répondants, nés pour la plupart à Port-au-prince (102 répondants, soit 41,5%).

Tableau 3 : des questions fermées

 

Modalité
citée en n° 1

Modalité
citée en n° 2

Modalité
la moins citée

sexe

Homme : 132

 

Femme : 118

Pays_naissance

Haïti : 219

Canada : 27

Autres : 4

Statut_matrimonial

Marié : 102

Célibataire : 84

Autre : 0

Avec_qui_arrive_Canada

Avec des membres de ma famille : 127

Seul : 94

Avec des amis : 2

1erlogement_canada

Hebergé dans la famille : 131

Autre : 44 Hebergé

chez des membres de la communaut... : 3

Niveau_etude

Plus d'un secondaire : 116

Secondaire complété : 56

Primaire : 12

Statut_professionnel

Salarié : 110

A mon compte : 46

Autre : 2

Revenus_annuels

Plus de 20000$ : 80

Sans revenu : 58

Moins de 5000$ : 13

Equipements_domicile

Réfrigérateur : 248

Four à micro-ondes : 231

Télévision par satellite : 71

Budget_communication

Alimentation : 233

Communication (internet, téléphone) : 229

Education : 173

Utilisation_Internet

Tous les jours : 100

Fréquemment : 56

Quelques fois dans le mois : 10

Info_Internet

Fiable quand on peut identifier l 'émette... : 82

Généralement fiable : 75

Généralement infondée : 4

Verification_information

Oui : 142

 

Non : 56

Si_verification

Un membre de ma famille : 72

Autre : 67

Un voisin : 5

Lieu_acces_Internet

A votre domicile : 177

Sur votre lieu de travail : 83

Dans un cybercafé : 37

Internet_Loisir_vie_socialeJe

communique avec mes proches (messager... : 174

Je reste en contact avec ma communauté d... : 132

Je participe à la vie de mon quartier : 20

internet_vie_citoyenne

Je consulte les médias, Je me tiens au c... : 156

Je suis l'actualité politique locale : 118

radio...) : 0

Internet_vie_quotidienne

Je cherche des informations de proximité... : 146

Je cherche des adresses et horaires des ... : 136

Autres : 7

Source_Infos_Internet

Les sites de media nationaux (presse, ra... : 143

Les sites de la communauté haïtienne : 107

Autres : 1

aide_utilisation_Internet

Non : 120

 

Oui : 77

Outils_communication_famille

Le téléphone fixe : 184

Le téléphone cellulaire : 153

Le courrier postal : 44

Fréquence_communication

Plusieurs fois par mois : 84

Plusieurs fois par semaine : 70

Jamais : 10

personnes_entrenez_lien

Un parent direct (père, mère, frère, soe... : 189

Des amis : 163

Autres : 12

 

20

3.2. Analyses des résultats

Pour nos analyses, les différentes variables ont été regroupées en deux principales catégories que sont les variables nominales et numériques.

3.2.1. les variables Nominales

Sur les 41 variables nominales, n'ont été reprises que celles qui nous ont semblé être les plus pertinentes pour notre analyse. C'est le cas notamment des questions «Autres».

3.2.1.1. Sexe

Cette variable est une question fermée unique à deux modalités;Contrairement à ce que nous avions constaté pendant notre enquête, sur les 250 répondants, il y a eu plus d'hommes que des femmes soit 132 contre 118; si nous nous étions limités seulement à la Maison d'Haïti comme lieu de passation, nous aurions eu plus de femmes que d'hommes étant donné que la majorité des services qu'elle offre concerne plus les femmes; cela est d'autant plus vrai que sur les 162 répondants rencontrés à la Maison d'Haïti, 93 étaient des femmes contre 69 hommes; d'où, le changement de lieu de passation, nous a permis d'avoir un échantillon composé en majorité d'hommes alors même que les données de statistique Canada obtenue pendant le recensement de 2006, démontrent que les femmes sont plus nombreuses que les hommes dans la communauté haïtienne de Montréal, et ce à hauteur de 54%10.

Tableau 4 : sexe des répondants

sexe

Nb. cit.

Intervalles de confiance

Homme

132

46,6% < 52,8 < 59,0%

Femme

118

41,0% < 47,2 < 53,4%

TOTAL OBS.

250

 
 

10 http://www.quebecinterculturel.gouv.qc.ca/publications/fr/diversite-ethnoculturelle/com-haitienne-2006.pdf

21

47,2%

 

52,8%

Homme Femme

 

Figure 1:graphique du sexe des répondants

Ainsi donc, les bornes inférieurs et supérieurs qui constituent les intervalles de confiance entre lesquelles sont comprises les valeurs observées soit 52,8% pour les hommes et 47,2% pour les femmes, peuvent être considérées à 95% comme des valeurs vraies dans notre échantillonnage. On se rend compte que les intervalles de confiance pour la variable «sexe», sont très proches des données issues du recensement de 2006.

3.2.2.2. Pays de naissance

Une question fermée unique à trois modalités. Le tableau 5, nous indique que 87,6% des répondants sont nés en Haïti, 10,8% au Canada et 1,6 dans d'autres pays; quoi que plus élevés que ceux donnés par Statistique Canada, ces chiffres traduisent néanmoins une même réalité à savoir qu'au sein de la communauté haïtienne, plus de la moitié des personnes sont nées en Haïti, comme l'illustre si bien le graphique ci-dessous.

Tableau 5 : pays de naissance

Pays_naissance

Nb. cit.

Intervalles de confiance

Haïti

219

83,5%

<

87,6 <

91,7%

Canada

27

7,0%

<

10,8 <

14,6%

Autres

4

0,1%

< 1,6

< 3,1%

TOTAL OBS.

250

 
 
 
 
 

Haïti Canada Autres

10,8%

87,6%

22

1,6%

Figure 2 ; le pourcentage des répondants par rapport au lieu de naissance

3.2.2.3. Statut matrimonial

Cette question fermée unique avec 7 modalités, nous révèle que 40,8% des répondants avaient déclarés être mariés et 33,6% des célibataires; ces chiffres se rapprochent de ceux issus du recensement de 2006 en tenant compte des intervalles de confiance, en ce que près de la moitié des membres de la communauté haïtienne, soit 49,1% sont célibataires, 31,4% sont légalement mariés et que la proportion des femmes divorcées est nettement plus élevée que chez les hommes qui sont plus nombreux à être légalement mariés; en effet, à la figure 3, l'analyse croisée des variables «sexe» et «statut matrimonial», révèle effectivement que sur les 250 répondants, 68,4% des femmes (31,6% pour les hommes) sont divorcées et 63,7% d'hommes sont mariés contre 36,3% des femmes.

Tableau 6 : statut matrimonial

Statut_matrimonial

Nb. cit.

Intervalles de confiance

Célibataire

84

27,8% < 33,6 < 39,5%

En couple

27

7,0% < 10,8 < 14,6%

Marié

102

34,7% < 40,8 < 46,9%

Séparé

15

3,1% < 6,0 < 8,9%

Divorcé

19

4,3% < 7,6 < 10,9%

Veuf/ve

3

0,0% < 1,2 < 2,5%

Autre

0

-

TOTAL OBS.

250

 
 

68,4%

31,6%

Figure 4 : le pourcentage des répondants par modalités d'arrivée au Canada

23

63,7%

63,0%

58,3%

53,3%

46,7%

41,7%

37,0% 36,

3%

33,3%

31,6%

Célibataire En couple Marié Séparé Divorcé Veuf/ve Autre

Homme Femme

Figure 3: analyse croisée des variables «sexe» et «statut matrimonial»

3.2.2.4. Avec qui êtes-vous arrivé au Canada

Au tableau 7 et à la figure 4 de cette question fermée unique, nous observons que la moitié des répondants(50,8%) sont arrivés au canada, accompagnés de leur membre de famille dont le nombre varie entre 1 et 7 personnes, mais également une part importante des répondants qui ont affirmé être arrivés seul(37,6%).

Tableau 7 : avec qui êtes-vous arrivé au Canada

Seul

Avec des membres de ma famil Avec des amis

42,2%

57,0%

0,9%

Av ec_qui_arriv e_Canada

Nb. cit.

Intervalles de confiance

Seul

94

31,6% < 37,6 < 43,6%

Avec des membres de ma famille

127

44,6% < 50,8 < 57,0%

Avec des amis

2

0,0% < 0,8 < 1,9%

TOTAL OBS.

250

 
 

24

3.2.2.5. Premier logement au Canada

A cette question fermée unique, 131 répondants (52,4%) avaient été hébergés en famille à leur arrivée au Canada pendant que 44 (17,6%) sont passés par les centres d'hébergement ou YMCA.

Nous pensons qu'il est intéressant de procéder à une analyse croisée de cette variable avec celle du statut professionnel des répondants pour connaitre le mode d'hébergement choisi par les différentes catégories dès leur arrivée au Canada; même si nous savons que l'économie de cette question était de savoir quel était le statut professionnel du répondant au Canada et non en Haïti.

Tableau 8 : logement au canada

1erlogement_canada

Nb. cit.

Intervalles de confiance

Non réponse

27

7,0% <

10,8 <

14,6%

Hebergé dans la famille

131

46,2% <

52,4 <

58,6%

Hebergé chez des amis

26

6,6% <

10,4 <

14,2%

Hebergé chez des membres de la communauté haïtienne

3

0,0%

< 1,2

< 2,5%

J'ai loué un appartement seul

15

3,1%

< 6,0

< 8,9%

J'étais en colocation

4

0,1%

< 1,6

< 3,1%

Autre

44

12,9% <

17,6 <

22,3%

TOTAL OBS.

250

 
 
 
 

3.2.2.6. niveau d'étude

Au tableau 9 et à la figure 6, parmi les répondants, 46,4% avaient le niveau «plus d'un secondaire»; il s'agissait de tout ceux qui disposaient d'un diplôme universitaire ou plus. Ce chiffre est contraire à celui de Statistique Canada, sur la scolarité dans la communauté haïtienne qui est de 47% des personnes n'ayant pas dépassé le diplôme d'études secondaire.

Peux-t-on conclure à une immigration croissante de cette catégorie après 2006 mais surtout après le séisme de janvier 2010?

Au regard de notre échantillon, nous ne pouvons répondre à cette question par l'affirmative. Qu'a cela ne tienne, il serait intéressant que cette question fasse l'objet d'une analyse approfondie sur base des résultats du recensement de 2011 de Statistique Canada.

25

Tableau 9 : niveau d'étude

Niv eau_etude

Nb. cit.

Intervalles de confiance

Non réponse

6

0,5% < 2,4 < 4,3%

Plus d'un secondaire

116

40,2% < 46,4 < 52,6%

Secondaire complété

56

17,2% < 22,4 < 27,6%

DEP

21

5,0% < 8,4 < 11,8%

Secondaire non complété

39

11,1% < 15,6 < 20,1%

Primaire

12

2,2% < 4,8 < 7,4%

TOTAL OBS.

250

 
 

DEP

21

12

Primaire

Non réponse 6

Plus d'un secondaire

Secondaire complété

56

116

Secondaire non complété 39

Figure 5 : le niveau d'étude des répondants

3.2.2.7 . statut professionnel

Au tableau 10 et à la figure 6, les taux d'activité et d'emploi de la communauté haïtienne respectivement de 69,8% et 61,4% sont supérieurs à l'ensemble de la population québécoise (64,9% et 60,4%); Si nous osons cumuler les taux des répondants travaillant pour leur compte(18,4%), des salariés(44%) et des élèves ou étudiants(14,8%), nous obtenons 77,2%, comme taux d'activité et d'emploi parmi nos répondants.

Tableau 10 : statut professionnel

Statut_professionnel

Nb. cit.

Intervalles de confiance

Sans activité professionnelle

14

2,8% < 5,6 < 8,5%

A mon compte

46

13,6% < 18,4 < 23,2%

Demandeur d'emploi

28

7,3% < 11,2 < 15,1%

Elève, étudiant

37

10,4% < 14,8 < 19,2%

Retraité

13

2,4% < 5,2 < 8,0%

Salarié

110

37,9% < 44,0 < 50,2%

Autre

2

0,0% < 0,8 < 1,9%

TOTAL OBS.

250

 
 

26

Au delà des chiffres, le résultat reste le même à savoir une part significative des membres de la diaspora haïtienne sont en activité et en emploi. Toutefois, il importe de préciser qu'au cours de notre enquête, nous avons eu des répondants issus des diverses professions (enseignant, médecin, étudiant, chauffeur de taxi, préposé au bénéficiaire, concierge, artiste, éducatrice, agent d'accueil etc.)

0,8%

5,6%

18,4%

44,0%

11,2%

14,8%

5,2%

Sans activité professionnell A mon compte

Demandeur d'emploi

Elève, étudiant

Retraité

Salarié

Autre

Grâce à cette variable, nous tenterons de répondre à la question de savoir si dans la communauté haïtienne l'état d'appropriation des technologies de l'information et de

figure 6: pourcentage des personnes en fonction du statut professionnel

3.2.2.8. Revenus annuels

A partir du tableau 11 et de la figure 7, les revenu moyen et médian des personnes d'origine ethnique haïtienne se situent respectivement à 23.044$ et 18.3O3$;les données de notre enquête révèlent que 32% des répondants ont des revenus annuels de plus de 20.000$, suivi tout de même d'une proportion importante des répondants sans revenu à hauteur de 28,4%.

Tableau 11 : revenus annuels

Rev enus_annuels

Nb. cit.

Intervalles de confiance

Sans revenu

58

18,0% < 23,2 < 28,4%

Moins de 5000$

13

2,4% < 5,2 < 8,0%

5000$ à 10000$

13

2,4% < 5,2 < 8,0%

10000$ à 15000$

18

4,0% < 7,2 < 10,4%

15000$ à 20000$

30

8,0% < 12,0 < 16,0%

Plus de 20000$

80

26,2% < 32,0 < 37,8%

Ne se prononce pas

38

10,7% < 15,2 < 19,7%

TOTAL OBS.

250

 
 

27

communication, dépend des revenus annuels?

En effet, les répondants dans leur quasi majorité avaient accès à Internet à domicile, d'où la nécessité d'observer à travers une analyse croisée, l'influence qu'exercent les revenus annuels par rapport au lieu d'accès à Internet des répondants.

Sans revenu 23,2%

Moins de 5000$

5000$ à 10000$

Plus de 20000$

10000$ à 15000$

15000$ à 20000$

5,2%

5,2%

7,2%

12,0%

32,0%

Ne se prononce pas 15,2%

Figure 7 : nombre des personnes en fonction du salaire

3.2.2.9. Équipements Q domicile

Le but de cette variable était de connaître le niveau d'acquisition des technologies de l'information et de communication par le répondant. Il s'agit là d'une question fermée multiple dont certaines modalités ont été supprimées, au profit de celles en rapport direct avec les TIC pour faciliter l'analyse. En effet, qu'au vu du Tableau 12, nous constatons que les équipements TIC que sont la télévision(82,8%), le micro-ordinateur (80,4%), le téléphone (84,8% et 85,6%) et Internet (76%), affichent un taux d'acquisition très élevé. Toutefois, nous pensons qu'il faille, relativiser ces résultats dans leur ensemble car dans un pays comme le Canada, ces équipements constituent le minimum à avoir; d'où l'étonnement que suscitait cette question auprès des répondants.

Tableau 12 : équipements à domicile

Equipements_domicile

Nb. cit.

Intervalles de confiance

Lave-linge

207

78,1% <

82,8 <

87,5%

Sèche-linge

182

67,3% <

72,8 <

78,3%

Réfrigérateur

248

98,1% < 99,2 < 100,3%

 

Congélateur

158

57,2% <

63,2 <

69,2%

Télévision par câble

207

78,1% <

82,8 <

87,5%

micro-ordinateur

201

75,5% <

80,4 <

85,3%

I-pod, MP3

127

44,6% <

50,8 <

57,0%

Télévision par satellite

71

22,8% <

28,4 <

34,0%

Four traditionnel

127

44,6% <

50,8 <

57,0%

Four à micro-ondes

231

89,1% <

92,4 <

95,7%

Téléphone fixe

212

80,3% <

84,8 <

89,3%

Téléphone cellulaire

214

81,3% <

85,6 <

90,0%

Ordinateur connecté à internet

190

70,7% <

76,0 <

81,3%

TOTAL OBS.

250

 
 
 
 

28

8,7%

Lave-linge 8,7%

7,7%

Sèche-linge

10,4%

Réfrigérateur

6,7%

Congélateur

Télévision par câble

micro-ordinateur 8,5%

5,3%

I-pod, MP3

Télévision par satellite 3,0%

Four traditionnel 5,3%

Four à micro-ondes 9,7%

8,9%

9,0%

Téléphone fixe Téléphone cellulaire

Ordinateur connecté à internet 8,0%

Néanmoins, nous observons tout de même à la Figure 10 que la communication

Figure 8 : pourcentage des personnes en fonction des équipements à domicile

3.2.2.10. Part de la communication dans le budget du ménage

Education 10,4%

Non réponse 1,0%

Logement

13,5%

Aides familiale en direction d'Haïti 11,9%

Alimentation

Santé 10,5%

Loisirs/sports/vacances

Communication (internet, téléphone)

Déplacements (voiture, transport publics 13,7%

11,1%

13,8%

14,0%

Figure 9 : la communication dans le budget du ménage

Cette question fermée est à 8 réponses multiples ordonnées. Si nous avons opté pour la Figure 10, seulement, c'est parce que celle-ci se prête mieux à l'analyse que le tableau. Il convient cependant de noter que cette variable avait toujours nécessité de notre part, plus de précision par ce que non explicite pour la majorité des répondants; de plus, le fait qu'il s'agisse d'une question fermée avec trop des modalités, rendait particulièrement difficile notre tâche.

29

(13,8%) revêt pour la plupart des répondants une importance capitale, si bien qu'au vu de son pourcentage, elle se place sensiblement au second rang après l'alimentation (14%) même avant les frais de déplacement(13,7%) et le logement (13,5%).

3.2.2.11. Fréquence d'utilisation Internet

Les membres de la diaspora haïtienne de Montréal utilise Internet tous les jours à 40% comme l'indique le tableau 14 et la figure 10; en réalité, nous pouvons considérer qu'Internet est un outil assez prisé par cette communauté et ce à 62,4%, si nous qualifions l'utilisation fréquente d'Internet (22,4%), comme étant un usage quotidien de cette technologie de l'information et de communication.

Tableau 14 : utilisation d'Internet

Utiuisation_Internet

Nb. cit.

Intervalles de confiance

Jamais

51

15,4% < 20,4 < 25,4%

Rarement

33

9,0% < 13,2 < 17,4%

Quelques fois dans le mois

10

1,6% < 4,0 < 6,4%

Fréquemment

56

17,2% < 22,4 < 27,6%

Tous les jours

100

33,9% < 40,0 < 46,1%

TOTAL OBS.

250

 
 

20,4%

40,0%

13,2%

4,0%

22,4%

Figure 10 : taux d'utilisation d'Internet

Jamais

Rarement

Quelques fois dans le moi

Fréquemment

Tous les jours

30

3.2.2.12. Fiabilité de l'information sur internet

La qualité de l'information sur Internet constitue une question fondamentale dans la réflexion autour des TIC, surtout quand nous savons que cet outil donne à quiconque (un ordinateur connecté), la possibilité de poster une information, où qu'il soit et ce à tout moment; ainsi donc, en fonction de l'information recherchée, les répondants ont considéré à 32,8% (Tableau 15 et Figure 11) que l'information sur Internet était fiable, lorsqu'ils pouvaient identifier l'émetteur; n'empêche néanmoins que pour une part significative aussi, soit 30%, l'information sur Internet reste généralement fiable.

Tableau 15 : information sur Internet

Info_Internet

Nb. cit.

Intervalles de confiance

Non réponse

53

16,1% < 21,2 < 26,3%

Généralement fiable

75

24,3% < 30,0 < 35,7%

Fiable quand on peut identifier l'émetteur

82

27,0% < 32,8 < 38,6%

Difficile à vérifier

36

10,0% < 14,4 < 18,8%

Généralement infondée

4

0,1% < 1,6 < 3,1%

TOTAL OBS.

250

 
 

Non réponse 21,2%

 

30,0%

 

Généralement fiable

Fiable quand on peut identifier l'émete 32,8%

 

14,4%

 

1,6%

Difficile à vérifier

Généralement infondée

Figure 11 : fiabilité de l'information sur Internet

31

3.2.2.13. Vérification de l'information sur Internet

Nous avons supprimé les «non réponses» pour mieux analyser cette question fermée. En effet, nous remarquons au Tableau 16 que plus de la moitié des internautes (56,8%), estime que l'information sur Internet n'est pas fiable si bien que la vérification s'impose. Ce résultat se justifie au regard de la variable «information sur Internet», vu le pourcentage (32,8%) qu'affiche, la modalité «fiable quand on peut identifier l'émetteur».

Tableau 16 : vérification information

Verification_information

Nb. cit.

Intervalles de confiance

Oui

142

50,7% < 56,8 < 62,9%

 

Non

56

 

250

 
 

Oui Non

Cette attitude des répondants confirme à notre sens le principe de «complémentarité des TIC», qui voudrait qu'une information trouvée sur Internet puisse se vérifier auprès d'autres technologies (radio, télévision etc.).

28,3%

71,7%

Figure 12: taux de vérification de l'information

figure 13 : pourcentage de vérification par modalité

32

3.2.2.14. source de vérification de l'information sur Internet

Le membre de la famille est la personne auquel 28,8% des répondants recourent pour vérifier une information trouvée sur Internet. Toutefois, un expert sur la question, constitue pour beaucoup, la personne la mieux indiquée pour vérifier une information, c'est ce qui justifie les 26,8% attribués à la modalité «autre» de cette variable fermée multiple du Tableau 17; autrement dit pour une information concernant le gouvernement, recours sera fait à un membre du gouvernement et ainsi de suite.

Tableau 17 :vérification information

Si_v erification

Nb. cit.

Intervalles de confiance

Un membre de ma famille

72

23,2% <

28,8 <

34,4%

Un membre de ma communauté

34

9,4% <

13,6 <

17,8%

Un voisin

5

0,3%

< 2,0

< 3,7%

Un élu

6

0,5%

< 2,4

< 4,3%

Autre

67

21,3% <

26,8 <

32,3%

TOTAL OBS.

250

 
 
 
 

Toutefois, pour certains répondants, la vérification se fait essentiellement sur Internet par la visité des sites spécialisés sur la question donnée. La modalité «non réponse» n'étant d'aucune utilité pour notre analyse, elle a été supprimée comme l'indique les valeurs en pourcentage de la figure 13.

Un membre de ma communaut 18,5%

2,7%

3,3%

36,4%

Un voisin

Un élu

Autre

Un membre de ma famille 39,1%

33

3.2.2.14. Lieu d'accès Internet

Par crainte des biais dans nos estimations, la non-réponse qui est une erreur non due à l'échantillonnage comme souligné ci-haut, elle a été également supprimée pour cette question à 6 réponses multiples ordonnées. Le domicile constitue le premier lieu d'accès Internet, pour 40,6% des répondants, suivi de loin par le lieu de travail (19%) comme l'indique la Figure 15.

Il convient cependant de noter que pour certains répondants détenteur du smart-phone, l'accès à Internet se fait en tout lieu, faisant ainsi que certaines modalités de cette variable, apparaissent à notre entendement comme des lieux classiques (domicile, travail, cybercafé, etc.) d'accès à Internet.

A votre domicile 40,6%

Dans un centre d'accès communautair 9,9%

Sur votre lieu d'études 11,7%

Dans un cybercafé 8,5%

Sur votre lieu de travail 19,0%

Autres lieux 10,3%

Figure 14 : Lieu d'utilisation d'Internet

De plus, nous constatons que le nombre de citation est supérieur au nombre d'observation du fait des réponses multiples (6 au maximum). C'est pourquoi, seule la représentation graphique n'a été reprise pour cette variable.

3.2.2.15. Internet dans les loisirs et la vie sociale

Le tableau pour cette variable fermée multiple à 12 modalités, nous révèle que 69,6% des répondants ont opté pour la modalité «je communique avec mes proches» qui se confond avec la modalité «je reste en contact avec ma communauté d'origine» à 52,8%. En effet, par réflexe communautariste, les proches seront généralement pour les répondants des membres de la communauté haïtienne; les réseaux sociaux notamment «facebook» 52,4%, occupe une place significative dans les loisirs et la vie sociale des répondants. Notons par ailleurs que la recherche d'emploi, constitue la réponse la plus

34

donnée par les répondants pour la modalité «Autre».

Tableau 18 : Internet, loisirs et vie sociale

Internet_Loisir_v ie_sociale

Nb. cit.

Intervalles de confiance

Je communique avec mes proches (messagerie, chat...)

174

63,9% <

69,6 <

75,3%

Je consulte les programmes télé

53

16,1% <

21,2 <

26,3%

j'organise mes loisirs

65

20,6% <

26,0 <

31,4%

Je cherche, j'échange des information sur mes hobbies

84

27,8% <

33,6 <

39,5%

Je participe à un club, une association sportive

21

5,0%

< 8,4 <

11,8%

Je m'amuse, Je joue en réseau

47

14,0% <

18,8 <

23,6%

Je publie des contenus personnels (blog, photos..)

82

27,0% <

32,8 <

38,6%

Je participe à la vie de mon quartier

20

4,6%

< 8,0 <

11,4%

Je reste en contact avec ma communauté d'origine

132

46,6% <

52,8 <

59,0%

J'utilise des sites communautaires, des réseaux sociaux

131

46,2% <

52,4 <

58,6%

Je fais des rencontres, je créé des liens

67

21,3% <

26,8 <

32,3%

Autres

32

8,7% <

12,8 <

16,9%

TOTAL OBS.

250

 
 
 
 

Au vu de ces résultats, nous pouvons supposer que le courrier électronique, constitue sans contredit le service de communication le plus utilisé, par les répondants; l'enquête pouvait également chercher à savoir quelle proportion des répondants avait un courriel et ce sur quel site(Yahoo, Google, Hotmail etc) mais celle des services comme le partage des documents et la visio-conférence.

Je communique avec mes proches (messagerie, chat 19,2%

5,8%

Je consulte les programmes télé

j'organise mes loisirs

3,5%

Autres

Je cherche, j'échange des information sur mes hobbie 9,3%

Je participe à un club, une association sportive

Je m'amuse, Je joue en réseau

Je publie des contenus personnels (blog, photos..)

2,3%

5,2%

9,0%

Je participe à la vie de mon quartier

Je reste en contact avec ma communauté d'origine

J'utilise des sites communautaires, des réseaux soci

14,5%

14,4%

Je fais des rencontres, je créé des liens

7,4%

2,2%

7,2%

Figure 15 : Internet dans les loisirs et la vie sociale

Figure 16 : Internet dans la vie citoyenne

35

3.2.2.16. Internet dans la vie citoyenne

Internet est un outil indispensable dans la vie citoyenne des membres de la diaspora haïtienne de Montréal, qui l'utilise à 62,4% pour se mettre au courant de l'actualité politique locale (47,2%) notamment. La modalité «radio» étant une erreur de saisie pour cette variable fermée multiple, a été supprimée afin de corriger ce biais.

Tableau 19 : Internet-vie citoyenne

internet_v ie_citoyenne

Nb. cit.

Intervalles de confiance

Je consulte les médias, Je me tiens au courant de l'actualité

156

56,4% < 62,4 < 68,4%

Je participe à une activité bénévole, des action d'entraide et de solidarite

39

11,1% < 15,6 < 20,1%

Je suis l'actualité politique locale

118

41,0% < 47,2 < 53,4%

J'anime une association

13

2,4% < 5,2 < 8,0%

Je m'exprime dans des débats, des forums d'opinion, je signe des pétitions

41

11,8% < 16,4 < 21,0%

J'échange avec les élus

15

3,1% < 6,0 < 8,9%

Je me sensibilise aux enjeux du développement durable

44

12,9% < 17,6 < 22,3%

Je participe à une association de quartier

11

1,9% < 4,4 < 6,9%

Je participe à un média local (Web tv

12

2,2% < 4,8 < 7,4%

Je participe en tant que bénévole à des associations locales (si oui, préciser)

21

5,0% < 8,4 < 11,8%

J'anime un site, blog politique/militant

9

1,3% < 3,6 < 5,9%

Autre

3

0,0% < 1,2 < 2,5%

TOTAL OBS.

250

 
 

Autre

0,6%

Je consulte les médias, Je me tiens au courant de l'actualité 32,4%

Je participe à une activité bénévole, des action d'entraide et de solidarite 8,1%

Je suis l'actualité politique locale

J'anime une association

Je m'exprime dans des débats, des forums d'opinion, je signe des pétitio 8,5%

J'échange avec les élus

Je me sensibilise aux enjeux du développement durable

Je participe à une association de quartier

24,5%

2,7%

3,1%

9,1%

2,3%

Je participe à un média local (Web tv

2,5%

Je participe en tant que bénévole à des associations locales (si oui, préc 4,4%

J'anime un site, blog politique/militant

1,9%

Nous observons également à travers le Tableau 19 et la Figure 16 que le caractère assez faible de la modalité «j'échange avec les élus», soit 6% alors que le Canada est un des pays, les mieux avancés en e-Administration. La réponse qui nous a été donnée pour justifier ce fait, est je cite : «les élus sont facilement accessibles qu'il est préférable de les rencontrer plutôt d'utiliser Internet».cette enquête n'ayant couvert qu'une quantité négligeable de la diaspora haïtienne de Montréal, aucune extrapolation ne peut être faite quant à ce.

36

3.2.2.17. Internet dans la vie quotidienne

parmi les 13 modalités de cette variable fermée multiple reprise sur le Tableau 20 et la Figure 17, la recherche des informations de proximité a été citée par 146 répondants (58,4%) et 136 répondants pour les adresses des commerces et marchés (54,4%).

Tableau 20 : Internet-vie quotidienne

Internet_v ie_quotidienne

Nb. cit.

Intervalles de confiance

Je gère mes comptes en banque

124

43,4% < 49,6 < 55,8%

Je localise un lieu sur le plan de la ville

131

46,2% < 52,4 < 58,6%

Je cherche des informations de proxi mité (transport, voirie, cadre de vie)

146

52,3% < 58,4 < 64,5%

Je fais des achats en ligne

69

22,1% < 27,6 < 33,1%

Je me renseigne sur mes droits (aides, juridique, retraite, impôt)

99

33,5% < 39,6 < 45,7%

Je cherche des adresses et horaires des commerces / marchés

136

48,2% < 54,4 < 60,6%

Je cherche des solutions informatques (archivage, maintenance, hotline)

67

21,3% < 26,8 < 32,3%

Je cherche des informations sur les sercives de santé, d'aide à domicile

74

23,9% < 29,6 < 35,3%

Je fais une demande à la mai rie (extrait d'état civil, impôts...)

14

2,8% < 5,6 < 8,5%

Je consulte ou publie des petites annonces

98

33,1% < 39,2 < 45,3%

Je cherche des informations sur le logement

96

32,4% < 38,4 < 44,4%

Je m'inscris à un service public (école, cantine, centre de loisir....)

47

14,0% < 18,8 < 23,6%

J'exerce un contrôle parental

32

8,7% < 12,8 < 16,9%

Autres

7

0,8% < 2,8 < 4,8%

TOTAL OBS.

250

 
 

En effet, un début d'explication à ce résultat, réside dans le fait que la Maison d'Haïti où a été passée la quasi totalité de nos questionnaires, offre des services aux nouveaux arrivants pour qui l'Internet constitue un outil indispensable pour la recherche d'information sur le transport, les horaires et adresses des commerces. Il s'agit là d'une préoccupation légitime lorsqu'on arrive dans une grande ville comme Montréal.

Je gère mes comptes en banque 10,9%

11,5%

Je localise un lieu sur le plan de la ville

Je cherche des informations de proximité (transport, voirie, cadre de vi 12,8%

6,1%

8,7%

Je fais des achats en ligne

Je me renseigne sur mes droits (aides, juridique, retraite, impôt)

Je cherche des adresses et horaires des commerces / marchés 11,9%

Je cherche des solutions informatques (archivage, maintenance, hotli 5,9%

Je cherche des informations sur les sercives de santé, d'aide à domi 6,5%

1,2%

8,6%

8,4%

Je fais une demande à la mairie (extrait d'état civil, impôts...) Je consulte ou publie des petites annonces Je cherche des informations sur le logement

Je m'inscris à un service public (école, cantine, centre de loisir....) 4,1%

2,8%

J'exerce un contrôle parental

Autres 0,6%

Figure 17 : Internet et vie citoyenne

37

3.2.2.18. Source d'information sur Internet

Les répondants utilisent à 57,2% les sites des médias nationaux , comme source d'information sur Internet, suivi des sites de la communauté haïtienne à 42,8%.

Tableau 21 : sites d'information

Source_Infos_Internet

Nb. cit.

Intervalles de confiance

Les sites de media nationaux (presse, radio, tv)

143

51,1% <

57,2 <

63,3%

Les sites portails généralistes

76

24,7% <

30,4 <

36,1%

Les sites portails thématiques

78

25,5% <

31,2 <

36,9%

Les sites publics et parapublics

100

33,9% <

40,0 <

46,1%

Les sites de média locaux

103

35,1% <

41,2 <

47,3%

Les encyclopédies collaboratives

89

29,7% <

35,6 <

41,5%

Les sites associatifs ou militants

31

8,3% <

12,4 <

16,5%

Les sites produits par les internautes (blogs, pages perso...)

42

12,2% <

16,8 <

21,4%

Les sites de la communauté haïtienne

107

36,7% <

42,8 <

48,9%

TOTAL OBS.

250

 
 
 
 

l'actualité occupant une place de choix dans la vie citoyenne des répondants, les sites des médias nationaux et même internationaux, ne peuvent qu'affichaient ce pourcentage au détriment d'autres sources. (voir Tableau 21 et Figure 18)

13,4%

13,0%

13,9%

5,5%

4,0%

18,6%

9,9%

11,6%

10,1%

Figure 18 : les sources d'information des répondants

Les sites de media nationaux (presse, radio, tv)

Les sites portails généralistes

Les sites portails thématiques

Les sites publics et parapublics

Les sites de média locaux

Les encyclopédies collaboratives

Les sites associatifs ou militants

Les sites produits par les internautes (blogs, pages perso

Les sites de la communauté haïtienne

38

3.2.2.19. Aide dans l'usage d'Internet

La somme des pourcentages est inférieure à 100% suite à la suppression de la non réponse qui pour cette variable fermée, atteignait 21,2%. En effet, il apparaît que les répondants n'ont à 48% obtenu aucune aide dans l'usage d'Internet.

Tableau 22 : aide dans l'utilisation d'Internet

aide_utilisation_Internet

Nb. cit.

Intervalles de confiance

Oui

77

25,1% < 30,8 < 36,5%

 

Non

120

 

250

 
 

Il serait intéressant de croiser cette variable avec la variable «sexe», afin de connaître la strate (homme ou femme) qui a bénéficié ou pas d'une aide dans l'utilisation d'Internet.

48,0%

Oui Non

30,8%

Figure 19 : pourcentage aide dans l'usage d'Internet

3.2.2.20. outils de communication

La question est à 5 réponses multiples ordonnées. Le nombre de citations est supérieur au nombre d'observations du fait de réponses multiples (5 au maximum).Ces 4 modalités peuvent en réalité être regroupées en deux; le téléphone d'un coté et Internet de l'autre. Le téléphone est préférée à Internet comme outil de communication dans notre échantillon et ce à 65,4% contre 34,6% pour l'Internet. Les difficulté d'accès à

39

Internet semble être la raison fondamentale aux dire de certains répondants.

Le téléphone fixe 35,7%

21,2%

29,7%

Le téléphone cellulaire La messagerie internet

Les réseaux sociaux sur Internet(lesquels) 13,4%

Figure 20 : pourcentage d'utilisation des outils de communication.

Ce constat peut à notre sens, être généralisée à l'ensemble de la diaspora haïtienne de Montréal, du Canada et même d'ailleurs et devrait être pris en compte dans toute politique publique TIC en Haïti notamment dans le cadre d'un aménagement numérique du territoire (Figure 20).

3.2.2.21. Fréquence de communication moyenne

A cette question fermée, en fonction des différents interlocuteurs, les répondants ont affirmé à 33,6%, communiquer plusieurs fois par mois avec Haïti; les 4% attribués à la modalité «jamais», sont le fait des répondants qui soit avaient perdu leur famille pendant le séisme de janvier 2010, soit ceux dont la famille s'est installée depuis belle lurette au Canada.

Tableau 23 : fréquence-communication

Fréquence_communication

Nb. cit.

Intervalles de confiance

Jamais

10

1,6%

< 4,0

< 6,4%

Rarement

29

7,6%

<

11,6 <

15,6%

Plusieurs fois par an

26

6,6%

<

10,4 <

14,2%

Plusieurs fois par mois

84

27,8%

<

33,6 <

39,5%

Plusieurs fois par semaine

70

22,4%

<

28,0 <

33,6%

Tous les jours

31

8,3%

<

12,4 <

16,5%

TOTAL OBS.

250

 
 
 
 
 

Une des difficultés que nous avions eu pendant la passation du questionnaire tient au fait que cette question (43) venait après celle relative aux outils de communication (41) de sorte que les réponses à la question 41, contredisaient celles de la question 43

40

Jamais

Rarement

Plusieurs fois par an Plusieurs fois par mois Plusieurs fois par semain Tous les jours

lorsque la modalité «jamais» avait été cochée.

12,4%

4,0%

11,6%

10,4%

28,0%

33,6%

Figure 21 : fréquence de communication avec Haïti

3.2.2.22. Entretien des liens avec Haïti

Nous observons sur le tableau 24 que les rapports des 189 répondants(75,6%) sur les 250 constituant notre échantillon, sont essentiellement familiaux grâce au téléphone qui comme souligné ci-haut, est l'outil préféré d'une part significative des membres de la diaspora haïtienne de Montréal (Figure 22).

Tableau 24 : liens-Haïti

personnes_entrenez_lien

Nb. cit.

Intervalles de confiance

Un parent direct (père, mère, frère, soeur ou enfant)

189

70,3% <

75,6 <

80,9%

D'autres parents (cousins, oncles...)

153

55,2% <

61,2 <

67,2%

Des amis

163

59,3% <

65,2 <

71,1%

Des voisins

36

10,0% <

14,4 <

18,8%

Autres

12

2,2%

< 4,8

< 7,4%

TOTAL OBS.

250

 
 
 
 

6,5%

2,2%

41

34,2%

27,7%

29,5%

Un parent direct (père, mère, frère, soeur ou enfant

D'autres parents (cousins, oncles...)

Des amis

Des voisins

Autres

Figure 22 : pourcentage de communication en fonction des personnes

3.2.2. Les variables numériques

Notre questionnaire ne contenait que 4 questions numériques à savoir le numéro du questionnaire (1 à 250), l'année de naissance des répondants (point 2.2.1), l'année d'arrivée au Canada (point 2.2.2.) et le nombre des membres de famille (point 2.2.3), qui accompagnaient des répondants arrivés au Canada en famille. Toutefois, la question numéro du questionnaire a été écartée de nos analyses parce que non pertinente.

Les questions sont toutes à réponse ouverte numérique. Les observations sont regroupées grâce au logiciel SPHINX en 7 classes d'égale amplitude. La moyenne et l'écart-type sont calculés sans tenir compte des non-réponses.

3.2.2.1. Année de naissance

La première classe concerne les répondants nés avant 1940 et la dernière, celle des répondants nés à partir de l'année 1990 et plus; le plus vieux des répondants par ce que c'était un homme, est né en 1931 alors que la plus jeune est née en 1998. Les TIC s'avère être de nos jours à la portée de tous(jeunes et vieux), d'où l'impératif de connaître les extrémités d'âge de la génération dite «Internet», au sein de la diaspora haïtienne de Montréal. C'est ce qui explique le minimum et le maximum(1998) retenus dans notre échantillonnage.

42

L'écart-type est une mesure de dispersion des valeurs autour de leur moyenne arithmétique11. La moyenne et l'écart-type pour cette variable sont respectivement de 1969,51 et de 15,59;autrement dit, la moyenne 1969,51 a comme valeur de dispersion 15,59 qui vient corriger nos estimations résultant d'un échantillonnage aléatoire.

Tableau 25 : Année de naissance

Année_Naissance

Nb. cit.

Intervalles de confiance

Non réponse

26

6,6% < 10,4 < 14,2%

Moins de 1940

7

0,8% < 2,8 < 4,8%

De 1940 à 1950

26

6,6% < 10,4 < 14,2%

De 1950 à 1960

26

6,6% < 10,4 < 14,2%

De 1960 à 1970

45

13,2% < 18,0 < 22,8%

De 1970 à 1980

55

16,9% < 22,0 < 27,1%

De 1980 à 1990

43

12,5% < 17,2 < 21,9%

1990 et plus

22

5,3% < 8,8 < 12,3%

TOTAL OBS.

250

 
 

Minimum = 1931, Maximum = 1998

De 1980 à 1990 17,2%

1990 et plus 8,8%

Non réponse 10,4%

Moins de 1940 2,8%

De 1940 à 1950 10,4%

De 1950 à 1960 10,4%

De 1960 à 1970

De 1970 à 1980

18,0%

22,0%

Figure 23 : âge moyen des répondants

Il apparaît clairement sur cette représentation graphique que nous avions eu plus des répondants (22%) dont l'année de naissance variait entre 1970 et 1980. les non-réponses(10,4%), reflètent les réticences dont ont fait montre certains répondants au sujet de cette question, qu'ils considéraient comme étant personnelle.

11 http://www-rocq.inria.fr/axis/modulad/archives/numero-37/Notule-Grenier-37/Notule-Grenier-37.pdf

43

3.2.2.2. Année d'arrivée au Canada

La classe la plus significative pour cette variable est «1976 et plus», avec 72,4% désignant le nombre des répondants arrivés au Canada de 1976 à nos jours. La moyenne quant à elle est de 1996,31 avec un écarts-type de 14,86.

Tableau 26 : Année d'arrivée au Canada

Année_canada

Nb. cit.

Intervalles de confiance

Moins de 1966

5

0,3%

<

2,0 <

3,7%

De 1966 à 1968

3

0,0%

<

1,2 <

2,5%

De 1968 à 1970

4

0,1%

<

1,6 <

3,1%

De 1970 à 1972

6

0,5%

<

2,4 <

4,3%

De 1972 à 1974

9

1,3%

<

3,6 <

5,9%

De 1974 à 1976

10

1,6%

<

4,0 <

6,4%

1976 et plus

181

66,9% <

72,4 < 77,9%

TOTAL OBS.

250

 
 
 
 
 

Minimum = 1964, Maximum = 2011

Ce n'est pas un fait du hasard si la classe «1976 et plus» est la plus significative (72,4%) car elle trouve son explication dans la grande vague d'immigration qui a suivi la succession de Jean Claude DUVALIER à son père décédé en 1971. le minimum(1964) et le maximum (2011), indiquent les deux années extrêmes d'arrivée des plus vieux arrivants aux plus récents.

2,3%1,4%1,8%2,8%

4,1%

4,6%

83,0%

Figure 24 : pourcentage d'arrivée par tranche d'années

Moi ns de 1966 De 1966 à 1968 De 1968 à 1970 De 1970 à 1972 De 1972 à 1974 De 1974 à 1976 1976 et plus

44

3.2.2.3. Avec combien des membres de famille

les classes les plus significatives sont de «2 à 3», «de 6 à 7» et «7 et plus» avec respectivement 13,2; 1,6 et 1,2 comme pourcentage. La moyenne se chiffre à 2,74 pour un écarts-type de 1,54. les 250 répondants étaient accompagnés à leur arrivée au Canada, d'une personne au minimum et de 7 au maximum (Tableau 27).

Tableau 27 : membres de famille

Combien _membre

Nb. cit.

Intervalles de confiance

Moins de 2

31

8,3% <

12,4 <

16,5%

De 2 à 3

33

9,0% <

13,2 <

17,4%

De 3 à 4

27

7,0% <

10,8 <

14,6%

De 4 à 5

16

3,4%

< 6,4

< 9,4%

De 5 à 6

11

1,9%

< 4,4

< 6,9%

De 6 à 7

4

0,1%

< 1,6

< 3,1%

7 et plus

3

0,0%

< 1,2

< 2,5%

TOTAL OBS.

250

 
 
 
 

Minimum = 1, Maximum = 7

8,8%

3,2%2,4%

24,8%

12,8%

21,6% 26,4%

Moins de 2

De 2 à 3

De 3 à 4

De 4 à 5

De 5 à 6

De 6 à 7 7 et plus

Figure 25 : le nombre des personnes arrivées avec les répondants

45

3.3.Tableaux croisés et strates

Le choix des variables pour notre analyse a été fait en fonction du thème de la présente enquête à savoir «l'usage des TIC dans la diaspora haïtienne de Montréal».

En effet, nos principales strates pour ce faire sont d'un coté les modalités «homme» et «femme» de la variable sexe et de l'autre la variable «année de naissance»; le but étant de connaître l'état d'appropriation des TIC par ces différentes catégories. Toutefois, nous avons également eu recours à d'autres variables afin d'enrichir la présente étude.

3.3.1. Sexe et utilisation Internet

Avec ces deux variables fermées, nous pouvons procéder à une batterie de tests statistiques pour ce tableau croisé. En effet, le logiciel SPHINX nous permet d'obtenir le chi2 dont la dépendance n'est pas significative: chi2=2,52,ddl=4,1-p=35,83%; ces valeurs sont obtenues notamment grâce à la table du chi2.

Tableau 28 : sexe et internet

Utilisation_Internet

sexe

Jamais

Rarement

Quelques fois dans le mois

FréquemmentTous

les jours

TOTAL

Homme

26

17

3

31

55

132

Femme

25

16

7

25

45

118

TOTAL

51

33

10

56

100

250

 

Il ne nous sera pas possible de procéder à une analyse factorielle ( AFC) de ce tableau qui n'a pas plus de deux lignes et plus de deux colonnes. Autrement dit, pour avoir l'AFC, il faut plus de deux colonnes et plus de deux lignes dans un tableau. L'AFC permet de présenter visuellement sur une carte, les proximités entre les modalités.

Au vu du tableau 28, nous pouvons conclure que les différences dans l'utilisation d'Internet, n'est pas significative entre les hommes et femmes de notre échantillon, comme l'atteste d'ailleurs le chi2 ainsi les valeurs attribuées a chaque modalité de la variable «utilisation d'internet».

46

132 Homme 118 Femme

Jamais Rarement Quelques fois dans le mois

Fréquemment Tous les jours

Figure 26 : la fréquence d'utilisation d'Internet en fonction du sexe

3.3.2. Revenus annuels / utilisation d'Internet

La dépendance n'est pas significative par ce que chi2=30,89,ddl=24,1,1-p=84,1%; l'AFC nous donne la figure 27 qui nous présente visuellement les proximités entre les modalités des deux questions croisées.

Tableau 29 : Revenus annuels et internet

Utilisation_Internet Rev enus_annuels

Jamais

Rarement

Quelques fois dans le mois

FréquemmentTous

les jours

TOTAL

Sans revenu

15

8

2

13

20

58

Moins de 5000$

3

0

0

4

6

13

5000$ à 10000$

2

3

1

5

2

13

10000$ à 15000$

5

5

1

1

6

18

15000$ à 20000$

7

4

0

4

15

30

Plus de 20000$

10

5

5

24

36

80

Ne se prononce pas

9

8

1

5

15

38

TOTAL

51

33

10

56

100

250

 

En effet, nous constatons par exemple que la proximité entre les modalité «tous les jours» qui a été citée 100 fois et «plus de 20000$», citée 80 fois, est assez nette entre elles comme l'atteste si bien la présente carte.

47

5000$ à 10000$

Quelques fois dans le mois

Rarement

Fréquemment

Plus d 00$

10000$ à 15000$

Sans revenu

Ne se prononce pas

Jamais

 
 
 

Tous les j ours

 
 
 

15000$ à 20000

Moins de 5000$

36

0

Figure 27 : proximité des variables revenus et utilisation d'Internet

Avec le tableau croisé 29, nous cherchions à savoir si les revenus annuels influaient sur l'utilisation d'Internet dans la diaspora haïtienne de Montréal; en effet, ceux qui gagnent plus de 20000$ utilisent Internet tous les jours et fréquemment, suivis des personnes sans revenus tel qu'il apparaît à la figure 28.

Jamais Rarement Quelques foisFréquemmentTous les jours

dans le mois

Sans revenu Moins de 5000$

5000$ à 10000$ 10000$ à 15000$

15000$ à 20000$ Plus de 20000$

Ne se prononce pas

Figure 28 : l'utilisation d'Internet en fonction du revenu

figure 30 . l'utilisation d'Internet dans la vie citoyenne en fonction du sexe

Toutefois, d'une manière générale, nous pouvons affirmer qu'au vu des résultats,

48

3.3.3. sexe / Internet dans le loisir et la vie sociale

La dépendance n'est pas significative chi2=9,96,ddl=11,1-p=46,65%; pas d'analyse factorielle (AFC), faute de lignes suffisantes (2) dans ce tableau. Même si les hommes supplantent les femmes sur quasiment toutes les modalités (11sur 12), les différences entre homme et femme dans l'utilisation d'Internet pour les loisirs et la vie sociale, demeurent négligeable quelle qu'en soit la modalité;

534 Homme 428 Femme

Non réponse Je communique avec mes proches (messagerie, chat...)

Je consulte les programmes télé j'organise mes loisirs

Je cherche, j'échange des information sur mes hobbies Je participe à un club, une association sportive

Je m'amuse, Je joue en réseau Je publie des contenus personnels (blog, photos..)

Je participe à la vie de mon quartier Je reste en contact avec ma communauté d'origine

J'utilise des sites communautaires, des réseaux sociau Je fais des rencontres, je créé des liens

Autres

Figure 29. l'utilisation d'Internet dans le loisir et la vie sociale en fonction du sexe

3.3.4. sexe / internet et vie citoyenne

La dépendance sur ce tableau n'est pas non plus significative au regard du chi2=7,86, ddl=10, 1-p=35,73%; les différences entre homme et femme, dans cette analyse croisée évoluent en dent de scie; en effet, les écart sont négligeables de la 1ère modalité à la 2ème, avec une ascendance au niveau de la 3ème et de la 4ème avant de chuter sensiblement de la 4ème et de la 5ème; c'est seulement au niveau de la 9ème qu'il y a égalité avant que les femmes n'affichent des pourcentages supérieurs aux homme pour les modalités 10 et 11.

324 Homme 238 Femme

Non réponse Je consulte les médias, Je me tiens au courant de l'actual ité

Je participe à une activité bénévole, des action d'entraide et de solidarite Je suis l'actualité politique locale

J'anime une association Je m'exprime dans des débats, des forums d'opinion, je signe des pétitions

J'échange avec les élus Je me sensibilise aux enjeux du développement durable

Je participe à une association de quartier Je participe à un média local (Web tv

radio...) Je participe en tant que bénévole à des associations locales (si oui, précis

J'anime un site, blog politique/militant Autre

49

l'utilisation d'Internet dans la vie citoyenne n'est constitue nullement une affaire de sexe au sein de mon échantillon.

3.3.5. sexe / Internet et vie quotidienne

chi2=13,6, ddl=12, 1-p=67,31%, comme pour les deux précédents tableaux, la dépendance n'est pas significative; de plus, sur celui-ci, les chiffres sont rapprochent les homme et les femmes pour ce qui est de l'utilisation d'Internet dans leur vie quotidienne. La représentation graphique ci-dessus, l'illustre assez bien.

624 Homme 576 Femme

Non réponse Je gère mes comptes en banque

Je localise un lieu sur le plan de la ville Je cherche des informations de proximité (transport, voirie, cadre de vie

Je fais des achats en ligne Je me renseigne sur mes droits (aides, juridique, retraite, impôt)

Je cherche des adresses et horaires des commerces / marchés Je cherche des solutions informatques (archivage, maintenance, hotlin

Je cherche des informations sur les sercives de santé, d'aide à domicil Je fais une demande à la mairie (extrait d'état civil, impôts...)

Je consulte ou publie des petites annonces Je cherche des informations sur le logement

Je m'inscris à un service public (école, cantine, centre de loisir....) J'exerce un contrôle parental

Autres

Figure 31 : l'utilisation d'Internet dans la vie quotidienne en fonction du sexe

3.3.6. statut professionnel / utilisation d'Internet

La dépendance est très significative. chi2 = 51,86, ddl = 24, 1-p = 99,92%; les cases encadrées en bleu (rose) sont celles pour lesquelles l'effectif réel est nettement supérieur (inférieur) à l'effectif théorique.

Tableau 30 :statut professionnel et Internet

Utilisation_Internet

Statut_professionnel

Jamais

Rarement

Quelques fois dans le mois

FréquemmentTous

les jours

TOTAL

Sans activité professionnelle

10

1

0

1

2

14

A mon compte

16

8

2

4

16

46

Demandeur d'emploi

5

4

1

6

12

28

Elève, étudiant

1

6

2

11

17

37

Retraité

4

3

0

2

4

13

Salarié

15

10

5

32

48

110

Autre

0

1

0

0

1

2

TOTAL

51

33

10

56

100

250

 

50

Les règles du chi2 n'ont pas été réellement appliquées aux 19 cases dont l'effectif théorique est inférieur à 5.

plusieurs interprétations sont susceptibles d'être données; en effet, nous constatons sur les différentes représentations que les salariés mais nous pensons que les salariés utilisent Internet de manière fréquente et ce tous les jours, suivi des élèves et étudiants pour des raisons évidentes et de ceux qui travaillent pour leur propre compte. En définitive, les personnes en activité, utilisent Internet au quotidien. Les modalités «jamais» et «autre», ne nous sont d'aucun apport dans cette analyse croisée.

57,1%

50,0%

48,0%

31,4%

29,4% 30,3%

24,2%

19,6%

20,

18,2%

0% 19,6%

6,

17,

0%

12,1%

9,8% 9,1% 10,

7,8%

12,0%

0% 10,7%

7,1%

0,0%

2,0%

0,0%

3,0%

3,6%

1,8%

0,0% 0,0%

4,0%

2,

1,0%

Jamais Rarement Quelques foisFréquemmentTous les jours

dans le mois

Sans activité professionnelle A mon compte

Demandeur d'emploi Elève, étudiant

Retraité Salarié

Autre

Figure 32 : l'utilisation d'Internet en fonction du statut professionnel

Sans activité professionnelle A mon compte Demandeur d'emploi

Elève, étudiant Retraité Salarié

Autre

Jamais Rarement Quelques fois dans le mois

Fréquemment Tous les jours

figure 33 : proximités des modalités salarié, étudiant , fréquemment et tous les jours

La figure 33 est une analyse factorielle qui indique également les proximités entre les modalités sur lesquelles nous avons focalisé notre analyse (salarié, élève/étudiant, fréquemment et tous les jours).

51

3.3.7. sexe / outils de communication

Une dépendance non significative parce que chi2 =3,1,ddl=4,1-p=45,85%; le tableau croisé 34, nous révèle qu'un très élevé des hommes dans l'utilisation du téléphone (fixe et cellulaire) et aucune différence dans celle d'Internet. Contrairement à certaines idées reçues, nous constatons un usage prononcé du téléphone, plus chez les

hommes que chez les femmes pour qui le téléphone cellulaire (dernier cri) devient de plus en plus, un accessoire de mode indispensable (figure 34).

Tableau 34 : sexe et communication

Outils_communication_famille

sexe

Le téléphone fixe

Le téléphone cellulaire

La messagerie internet

Les réseaux sociaux

Le courrier
postal

TOTAL

Homme

95

89

54

34

21

293

Femme

89

64

55

35

23

266

TOTAL

184

153

109

69

44

559

 

293 Homme 266 Femme

Le téléphone fixe Le téléphone cellulaire La messagerie internet Les réseaux sociaux

Le courrier postal

Figure 34 : outils de communication en fonction du sexe des répondants

3.3.8. Année d'arrivée au Canada / statut matrimonial

Les valeurs du tableau 35 sont les moyennes calculées sans tenir compte des non-réponses. Puisque notre analyse porte sur une variable fermée(statut matrimonial) et une variable numérique (année d'arrivée au canada), nous avons procédé au test FISHER dont voici les résultats : V_inter = 403,29 V_intra = 216,37 F= 1,86 1-p = 89,91%

En effet, l'analyse de la variance nous indique par le coefficient «F» de FISHER, que la variance se trouve plutôt entre les catégories de la variance fermée (intergroupes) ou à l'intérieur même de ces catégories (intra-groupes).

52

Tableau 35 : statut matrimonial par année d'arrivée au canada

Statut_matrimonia l

Année_
canada

Célibataire

1999,08

En couple

1999,00

Marié

1995,30

Séparé

1994,50

Divorcé

19 88 ,26

Veuf/ve

1996,33

TOTAL

1996,13

 

Le test de Fisher, ou test F, est un test d'hypothèse statistique qui permet de tester l'égalité de deux variances en faisant le rapport des deux variances et en vérifiant que ce rapport ne dépasse pas une certaine valeur théorique que l'on cherche dans la table de Fisher.12

1999,08

1988,26

 
 

Célibataire En couple Marié Séparé Divorcé Veuf/ve TOTAL

Figure 35 : variances des modalités du statut matrimonial par année

En Célibataire couple

Veuf/ve

Année_canada

Divorcé

Marié

Séparé

Figure 36 : proximité des modalités de la variable statut matrimonial

12 http://fr.wikipedia.org/wiki/Test_de_Fisher

53

Les répondants célibataires et en couple sont en moyenne arrivés au Canada, pendant la même période(1999); le constat est quasi identique pour les mariés et les séparés(1995-1994), suivis des veuf/veuves en 1996; les divorcés enfin sont arrivés vers 1998. Avec la variable numérique, nous avons obtenu la figure 35 (carte ACP) qui représente la positions des modalités de la variable fermée par rapport à la question numérique. En effet, la position de la modalité «célibataire» est proche de la modalité «en couple».

3.3.9. statut matrimonial / utilisation d'Internet

La dépendance est significative. chi2 = 37,35, ddl = 20, 1-p = 98,94%. certains sur ce tableau sont encadrés par ce que nettement inférieurs ou supérieurs à l'effectif théorique; et pour les cases dont l'effectif est inférieur à 5, les règles du chi2 ne sont pas applicables. Comme on l'observe sur ce graphique, les mariés constituent des utilisateurs importants d'Internet.

Tableau 36 :statut matrimonial et Internet

Utilisation_Internet Statut_matrimonial

Jamais

Raremen

t

Quelque s fois da ns le moi s

Fréquem ment

Tous les jours

TOTAL

Célibataire

16

4

7

22

35

84

En couple

2

5

0

9

11

27

Marié

22

18

2

17

43

102

Séparé

3

6

0

3

3

15

Divorcé

6

0

1

5

7

19

Veuf/ve

2

0

0

0

1

3

TOTAL

51

33

10

56

100

250

 

l'analyse factorielle démontre les différentes proximités entre les modalités de deux questions notamment celle entre la modalité «marié» et les modalités «tous les jours» et «fréquemment»; il en est de même de la modalité «célibataire».

84 Célibataire 27 En couple 102 Marié

15 Séparé 19 Divorcé 3 Veuf/ve

Jamais Rarement Quelques fois dans le mois

Fréquemment Tous les jours

Figure 37 : le statut matrimonial dans l'utilisation d'Internet

54

3.3.10. Niveau d'étude / Internet et vie citoyenne

La dépendance n'est pas significative : chi2 = 27,58, ddl = 30, 1-p = 40,75%

C'est par la suppression de certaines modalités(non-réponse, autre, primaire) que nous avons pu obtenir le chi2. Et afin de mieux comprendre la figure 38, nous avons «transposer» les modalités de deux variables.

En effet, on observe que les répondants ayant le niveau «plus d'un secondaire», font un usage assez diversifié d'Internet dans leur vie citoyenne. Ainsi donc, le niveau d'étude apparaît comme un indicateur dans la participation des membres de la diaspora haïtienne à la vie citoyenne par l'utilisation d'Internet.

155 Je consulte les médias, Je me tiens au courant de l 'actualité

39 Je parti cipe à une activité bénévole, des action d'entraide et de solidarite 115 Je suis l'actualité politique locale

13 J'anime une association

41 Je m'expri me dans des débats, des forums d'opinion, je signe des pétitions

15 J'échange avec les élus

44 Je me sensibilise aux enjeux du développement durable

11 Je parti cipe à une association de quartier

12 Je parti cipe à un média local (Web tv

21 Je parti cipe en tant que bénévole à des associations locales (si oui, précis

9 J'anime un site, blog politique/militant

Plus d'un secondaire Secondaire complété DEP Secondaire non complété

Figure 38 : le niveau d'étude dans l'usage d'internet pour la vie citoyenne

La modalité «primaire» a été supprimée car elle a affiché des valeurs quasi nulle, n'exerçant de cet fait aucune influence dans l'étude; il en est de même des non-réponses

3.3.11. Sexe et revenus annuels

Avec le tableau 37, nous voulions savoir comment se repartissaient les revenus annuels entre les hommes et les femmes de notre échantillon.

La dépendance n'est pas significative. chi2 = 7,81, ddl = 6, 1-p = 74,77%

En effet, on constate que les hommes gagnent plus que les femmes quelles que soit la tranche des revenus annuels telle proposée dans notre questionnaire. Cependant, les femmes ont été plus nombreuses à déclarer «ne disposer d'aucun revenu».

55

Tableau 37 : Sexe et revenus annuels

Rev enus_annuels

sexe

Sans revenu

Moins de

5000$

5000$ à

10000$

10000$ à

15000$

15000$ à

20000$

Plus de

20000$

Ne se
prononce pas

TOTAL

Homme

23

8

9

11

19

43

19

132

Femme

35

5

4

7

11

37

19

118

TOTAL

58

13

13

18

30

80

38

250

 

69,2%

30,8%

63,3%

60,3%

61,5%

61,1%

39,7%

38,5%

53,8%

50,0%

46,3%

38,9%

36,7%

30,8%

Figure 40: corrélation entre années de naissance et année d'arrivée au canada

Sans revenu Moins de

5000$

5000$ à

10000$

10000$ à

15000$

15000$ à

20000$

Plus de 20000$ Ne se

prononce pas

 

Homme Femme

Figure 39 : revenus annuels par sexe

221,21

Année_canada

219,56

Année_Naissance

3.3.12. Année de naissance et année d'arrivée au canada

56

La figure 40 montre les 195 points de coordonnées Année d'arrivée au canada ; Années de naissance; La dépendance est peu significative.

l'équation de la droite de régression se présente comme suit :

Année_Naissance = 0,56 * Année_canada + 845,62

Coefficient de corrélation : +0,53 (Année d'arrivée au Canada explique 28% de la variance de Année de Naissance); ce coefficient de corrélation compris entre 0 et 1, nous indique la force de la relation entre les deux questions numériques.

l'écart-type du coefficient de régression : 0,06

Sur cette représentation, 55 observations ne sont pas prises en compte (non-réponse à au moins un des critères).Chaque observation est représentée par un point.

La figure 40 permet également d'observer la forte corrélation étant donné le nombre élevé des points alignés sur la droite.

57

CONCLUSION

Cette enquête a constitué pour nous une expérience très enrichissante malgré les difficultés rencontrées tant dans sa préparation que dans la collecte des données.

Pendant la passation de notre questionnaire, nous devions régler un certain nombre des questions notamment celle liée au fait que nous venions d'arriver pour la première fois à Montréal, qu'à ce titre il nous fallait une intégration rapide vu le délai imparti pour réaliser notre enquête; mais également, celle de notre acceptation ou pas, par les membres de la communauté haïtienne suite à cet exercice des questions/réponses auquel nous les soumettions.

Forte heureusement pour nous, nous avions été bien reçu tant au sein des deux structures d'accueil(laboratoire LARIM et Maison d'Haïti) dont la mention rassurait les répondants, (certes pas tous mais dans leur grande majorité) que dans les différents organismes de la communauté haïtienne de Montréal.

En dépit de tous ces questionnements, nous avions décidé malgré tout de relever le défi avec comme objectif, l'acquisition à l'issue de notre stage, d'une expérience riche d'enseignements tant sur le plan humain que technique; humain parce qu'il nous arrivait avec certains répondants d'avoir des conversations au delà même de notre questionnaire et technique étant donné que nous devrions nous familiariser sans aucune assistance à l'utilisation d'un nouveau logiciel (SPHINX); de plus, nous avions là l'opportunité de travailler dans un laboratoire de recherche dont les missions ne correspondaient pas forcement au travail qui nous avait été demandé.

Ce stage a été largement apprécié car nous disposons aujourd'hui d'une expérience certes modeste, dans le domaine des enquêtes si bien que nous pourrions s'il nous était demandé, de procéder à l'élaboration d'un questionnaire, à la collecte des données et enfin au traitement et aux analyses des résultats d'une enquête similaire ou même dans un domaine autre que les TIC. De plus, nous avons appris beaucoup de notions statistiques qui jusque là nous étaient inconnues.

Outre les raisons qui nous ont poussé à effectuer ce stage ainsi qu'à exprimer notre appréciation, il convient cependant de retenir les faits saillants qui donneront une vision globale quant à l'état d'appropriation des technologies d'information et de communication par les membres de la diaspora haïtienne de Montréal.

58

En effet, les résultats peuvent se résumer comme suit :

·

Notre enquête s'est faite au moyen d'un échantillonnage aléatoire portant sur 250 répondants dont 132 hommes (52,8%) et 118 femmes (47,2%) qui est une portion négligeable des membres de cette communauté, estimés à plus de 100.000;

· Les répondants dans une très large majorité, sont nés en Haïti (87,6%), mais également au Canada (10,8%) et dans d'autres pays (1,6%). En effet, 72,8% de cette population est arrivée essentiellement par Montréal et ce, à partir de 1976 et 22% est née entre 1970 et 1980; 40,8% des membres de la communautés sont mariés avec tout de même 33,6% des célibataires, des femmes en majorité;

· Sur le plan de la scolarité, 46,4% des répondants ont le niveau plus d'un secondaire, 44% sont des salariés et 32% ont plus de 20.000$ comme revenus annuels;

· Les outils de communication les plus utilisés pour communiquer avec Haïti au regard de notre enquête, sont le téléphone fixe à 73,4%, le téléphone cellulaire à 61,2%, la messagerie Internet à 43,6% et 27,6% pour les réseaux sociaux notamment Facebook;

· En ce qui concerne l'utilisation d'internet pour le loisir et la vie sociale, 69,6% des répondants communiquent avec leurs proches, 52,8% pour le maintien d'un contact permanent avec la communauté haïtienne;

· Dans la vie citoyenne, Internet est utilisé à 62,8% pour consulter les médias et se tenir au courant de l'actualité;les sites des médias nationaux (presse, radio, télévision) constituent la première source d'information des répondants sur Internet et ce à hauteur de 57,2%.

· pour ce qui est de la vie quotidienne, l'Internet à 58,4% pour la recherche des informations de proximité (transport, voirie, cadre de vie);

La présente enquête est de toute évidence entachée d'erreurs, mais nous osons croire, sans prétention aucune, qu'elle pourrait pousser au lancement d'une enquête plus approfondie sur l'usage des TIC dans la diaspora haïtienne de Montréal.

59

WEBOGRAPHIE

1. http://www.larim.polymtl.ca

2. http://www.mhaiti.org

3. http://www.quebecinterculturel.gouv.qc.ca

4. http://www.er.uqam.ca

5. http://www.spc.univ-lyon1.fr

6. http://www.univ-st-etienne.fr/lbti/biomath/Cours/chi2/Chi2.htm

7. http://fr.wikipedia.org/wiki/Degr%C3%A9_de_libert%C3%A9_%28statistiques %29

8. http://www.statcan.qc.ca

BIBLIOGRAPHIE

1. Brigitte Poussart, les communications électroniques, Isabelle Quentin éditeur, Québec; juin 2000;

2. Lucie Noël, des métiers et des gens en TIC, Isabelle Quentin éditeur, Québec, juillet 2000.

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TABLE DES MATIÈRES

INTRODUCTION 3

1. Sommaire 3

2. Plan 3

PARTIE 1 : LIEU, PRESENTATION ET DEROULEMENT DU STAGE 4

1.1. Lieu du stage 4

1.2. Présentation du stage 5

1.2.1. collecte des données 5

1.2.2. Estimation des résultats 6

1.3. Déroulement du stage 8

PARTIE 2 : LE PROJET 11

2.1. La problématique théorique 11

2.2. Le dispositif méthodologique 11

PARTIE 3 : PRESENTATION ET ANALYSE DES RESULTATS 17

3.1. Présentation des résultats 18

3.2. Analyses des résultats 20

3.2.1. les variables Nominales 20

3.2.1.1. Sexe 20

3.2.2.2. Pays de naissance 21

3.2.2.3. Statut matrimonial 22

3.2.2.4. Avec qui êtes-vous arrivé au Canada 23

3.2.2.5. Premier logement au Canada 24

3.2.2.6. niveau d'étude 24

3.2.2.7 . statut professionnel 25

3.2.2.8. Revenus annuels 26

3.2.2.9. Équipements à domicile 27

3.2.2.10. Part de la communication dans le budget du ménage 28

3.2.2.11. Fréquence d'utilisation Internet 29

3.2.2.12. Fiabilité de l'information sur internet 30

3.2.2.13. Vérification de l'information sur Internet 31

3.2.2.14. source de vérification de l'information sur Internet 32

3.2.2.14. Lieu d'accès Internet 33

3.2.2.15. Internet dans les loisirs et la vie sociale 33

3.2.2.16. Internet dans la vie citoyenne 35

3.2.2.17. Internet dans la vie quotidienne 36

3.2.2.18. Source d'information sur Internet 37

3.2.2.19. Aide dans l'usage d'Internet 38

3.2.2.20. outils de communication 38

3.2.2.21. Fréquence de communication moyenne 39

3.2.2.22. Entretien des liens avec Haïti 40

3.2.2. Les variables numériques 41

3.2.2.1. Année de naissance 41

3.2.2.2. Année d'arrivée au Canada 43

3.2.2.3. Avec combien des membres de famille 44

3.3.Tableaux croisés et strates 45

3.3.1. Sexe et utilisation Internet 45

3.3.2. Revenus annuels / utilisation d'Internet 46

3.3.3. sexe / Internet dans le loisir et la vie sociale 48

3.3.4. sexe / internet et vie citoyenne 48

61

3.3.5. sexe / Internet et vie quotidienne 49

3.3.6. statut professionnel / utilisation d'Internet 49

3.3.7. sexe / outils de communication 51

3.3.8. Année d'arrivée au Canada / statut matrimonial 51

3.3.9. statut matrimonial / utilisation d'Internet 53

3.3.10. Niveau d'étude / Internet et vie citoyenne 54

3.3.11. Sexe et revenus annuels 54

3.3.12. Année de naissance et année d'arrivée au canada 55

CONCLUSION 57

WEBOGRAPHIE 59

BIBLIOGRAPHIE 59






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"La première panacée d'une nation mal gouvernée est l'inflation monétaire, la seconde, c'est la guerre. Tous deux apportent une prospérité temporaire, tous deux apportent une ruine permanente. Mais tous deux sont le refuge des opportunistes politiques et économiques"   Hemingway