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Les mutuelles de santé accompagnées par le SAILD ( Service d'Appui aux Initiatives Locales de Développement )dans la région de l'ouest au Cameroun: viabilité et perceptions par les populations

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par Pascal SOBNGWI TAGNE
Université de Dschang Cameroun - Ingénieur agro- socio- économiste 2010
  

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ABSTRACT

For about seven years SAILD Promus accompanied the emergence of western Cameroon thirty MHOs. This qualitative study addresses the viability of the MS and the perception of the people of West Cameroon. Direct observations and surveys through questionnaires and interview guides were conducted with 30 mutual, 30 non-mutualists, 10 opinion leaders, 10 health workers, four promoters MS and a responsible DRSP West Cameroon. The analytical techniques used are content analysis, discourse analysis and finally the descriptive statistics. It appears from this study that MS are facing viability problems at the administrative level, there are gaps in the use of monitoring tools for collecting contributions and portfolio risk. On the technical side, we see that MS are at risk of adverse selection, over-billing and prescribing. Functionally, the penetration rate, gross growth and recovery of contributions are below the standards set by the ILO and SAILD. Institutionally, no text of laws governing the activity of MS did was adopt. This appears to be partly due to the fact that only 12.74% of the population has been in contact with the MS. Population perception vis-à-vis the MS is influenced by the degree of satisfaction of these populations vis-à-vis the services of the MS. The main constraints to the viability of MS are related to poor dissemination of information on MS, the financial difficulties experienced by the people and finally the low involvement of opinion leaders in the process of public awareness and functioning of MS. The solutions on foot by local people and SAILD to solve problems of sustainability of MS are of two types: the income-generating activities, banking on foot to cover the operating costs of DM and partnerships called "coupling" between MS and EMF, established in order to improve adherence to the MS and the collection of contributions. Better dissemination of information on the opportunities offered by MS and greater involvement of community opinion leaders allow the subscription to mutual health of the majority population. As well as taking into account the degree of satisfaction of the population vis-à-vis MS would develop MS more suited to the needs of the population and therefore more viable.

Keywords: mutual health, sustainability, perception, innovation.

INTRODUCTION

Dans cette partie introductive, nous présentons les généralités sur les MS, la problématique, son importance et enfin l'organisation du présent mémoire.

1.1 Généralités

Cette section est consacrée à la présentation de la politique sanitaire du Cameroun sur la période allant de l'indépendance en 1960 à nos jours.

1.1.1 De la gratuité au paiement des soins de santé

A son accession à l'indépendance en 1960, le Cameroun comme la plupart des Etats Africains adopte la gratuité des soins comme mode de fonctionnement des structures étatiques de santé humaine. La capacité effective des populations à payer est très faible, le secteur productif formel est encore à mettre en place, les élites et la classe moyenne sont peu nombreuses (MINSANTE, 2005 : 30). La santé dans sa globalité est alors perçue comme un bien public à la charge de l'Etat. Dès 1973, le premier choc pétrolier va créer des déséquilibres macroéconomiques dans les pays Africains. Avec la détérioration des termes de l'échange, les ressources financières vont se raréfier, avec pour conséquence un recours massif aux emprunts. Le fardeau de la dette se constitue alors progressivement (MINSANTE, 2005 : 32).

En 1978, la conférence internationale sur les soins de santé primaires tenue à Alma Ata, soulignant la nécessité d'une action urgente de tous les gouvernements, de tous les personnels des secteurs de la santé et du développement ainsi que de la communauté internationale pour protéger et promouvoir la santé de tous les peuples du monde va faire prendre conscience des limites de la médecine curative. Les gouvernements des pays Africains vont prendre en compte les déterminants non médicaux de la santé (éducation, nutrition, assainissement, etc.). Le concept des soins de santé primaires va donner la prééminence à la médecine préventive qui, implicitement gardera seule l'attribut de bien public à la charge de l'Etat (MINSANTE, 2005 : 35).Avec le deuxième choc pétrolier en 1979, les premiers plans d'ajustement structurels vont être mis en place au Cameroun en 1989. La mise en oeuvre de ces plans d'ajustement structurel (avec des mesures telles que la dévaluation du franc CFA) entraînant une réduction du budget de l'Etat, les secteurs sociaux tels que celui de la santé jugés «non productifs» vont être relégués au second plan (Okalla et Le Vigouroux, 2001). Ceci conduit à la disparition progressive des médicaments et consommables des hôpitaux publics ainsi qu'à l'abandon progressif de la maintenance des infrastructures et équipements hospitaliers (BIT, 2002). Le tableau 1 montre l'évolution de la proportion du budget de l'Etat allouée au secteur de la santé publique au Cameroun entre 1989 et 2004.

Graphique 1 : Evolution de la part du budget national allouée au MINSANTE

Source : Plan stratégique pour la promotion et le développement des mutuelles de santé au Cameroun 2005-2015.

On constate que de l'année 1989 a 1993, l'état Camerounais alloue en moyenne 24 980 800 de francs CFA du budget national au ministère de la sante. Puis on remarque une baisse des sommes allouées a ce ministère de l'année 1994 à 1996 et enfin dans l'intervalle de temps allant de l'année 1996 a 2004, il y' a une augmentation progressive du budget alloue au secteur sante. Il passe de 23 156 millions de francs CFA en 1996 à 58 295 millions de francs CFA en 2004.

Face à ces difficultés auxquelles les pays en voie de développement faisaient face (le manque de médicaments et de consommables des hôpitaux publics, le manque d'infrastructures et équipements hospitaliers et les difficultés de maintenance des infrastructures existantes), les ministres africains de la Santé se sont réunis à Bamako en septembre 1987, sous l'égide du fonds des nations unies pour l'enfance (UNICEF) et de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Ils ont lancé une initiative pour relancer et revitaliser le système des soins de santé primaires afin de les rendre accessibles, géographiquement et économiquement, tout en étant équitables pour l'ensemble de la population: c'est « l'initiative de Bamako » (IB).

L'initiative de Bamako a pour objectifs principaux :

- la revitalisation des systèmes de santé en vue d'une extension du réseau de Soins de Santé Primaires (SSP) ;

- le développement des Médicaments Essentiels Génériques (MEG) ;

- la mise en place d'un financement communautaire ;

- le contrôle de la gestion par la communauté (Gaye, 2007)

L'initiative de Bamako repose sur une participation des communautés tant dans la gestion que dans le financement des centres de santé selon le principe «la santé n'a pas de prix mais elle a un coût», chaque bénéficiaire de soins doit prendre à sa charge une partie des soins (MINSANTE, 2005). Ceci marque la fin officielle de l'Etat - providence dans le secteur de la santé.

La décennie 1990 va voir apparaître les conséquences négatives des plans d'ajustement structurels. Les principaux indicateurs sanitaires vont se dégrader. Selon l'Enquête Camerounaise auprès des Ménages (ECAM) de 2007, seules 48% des personnes se déclarant malades ont pu bénéficier d'une consultation dans un centre de santé. En outre, le taux de mortalité infantile est allé en se dégradant, passant de 65%o en 1991 à 77%o en 1998 et atteignant jusqu'à 86,9%o dans les zones rurales. Dans le même sens, le taux d'accouchements assistés par un personnel de santé qualifié a baissé de 63,8% en 1981 à 58,2% en 1991. L'utilisation des services publics de soins curatifs qui était autour de 30% entre 1991 et 1992 a baissé à 15,2% en 2003 (MINSANTE, 2003 :8).

Le ministère de la sante Camerounais (2005), relève que le recouvrement des coûts a de façon considérable amélioré l'offre des soins de santé. Les médicaments essentiels génériques et les consommables sont disponibles et accessibles dans les formations sanitaires publiques. Certains équipements et infrastructures ont été rénovés, du personnel vacataire a été recruté. Cependant, cette amélioration de l'offre de soins n'a pas été suivie par un accroissement de la demande de soins, le principal facteur limitatif étant financier (MINSANTE, 2005). L'Enquête Camerounaise auprès des Ménages (ECAM) de 2007 révèle que de nombreux facteurs tels que l'inaccessibilité géographique aux centres de santé (54% de la population vit à plus de 5 h d'une formation sanitaire), la mauvaise qualité de l'accueil, la mauvaise qualité des soins et les raisons culturelles (le tradipraticien est encore très sollicité) justifient aussi cette situation. Mais la principale raison demeure d'ordre financier (SAILD, 2010 : 26). Autrement dit, la majorité de la population n'a pas accès aux soins de santé à cause de la pauvreté. En effet, Près de 40,2% de la population Camerounaise est pauvre (DSCE, 2009 : 32).

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