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Bio-écologie des anophèles de part et d'autre de la falaise des Mbô et leur implication dans la transmission du paludisme d'altitude


par Billy TENE
Université de Yaoundé 1 - DEA 2007
  

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Chapitre 1 :GENERALITES.

1.1.LE PALUDISME

1.1.1.Historique du paludisme

Originellement appelé Malaria, nom tiré de l'italien mal-aria ou "mauvais air",le mot paludisme tire son étymologie du latin palus signifiant marais car, dans le passé, le paludisme était fréquent dans les marais Pontins autour de Rome où il était aussi connu sous le nom de "fièvre romaine". C'est une maladie très ancienne,la première trace du paludisme étant la présence d'ADN de Plasmodium falciparum chez les momies datant de 3200 avant Jésus Christ (Miller 1958). Cette maladie est probablement originaire d'Afrique et a suivi les migrations humaines vers les côtes de la Méditerranée, jusqu'enInde et en Asie du Sud-est.Elle a sévi en Europe du sud et sur le pourtour de la méditerranée jusqu'au début du XXe siècle mais elle y a été éradiquée grâce à la disparition des vecteurs suite aux efforts de démoustication et à l'élévation du niveau de vie. Hippocrate, parlant de "fièvre atrabilaire" (en référence à la bile noire), a donné une description extrêmement précise de l'accès fébrile et de sa périodicité. C'est la quinine qui à partir de 1663 fera l'unanimité pour la combattre (Wéry, 1995) mais de nos jours, suite au développement de résistances contre les antimalariques par les parasites, de nouvelles molécules ont été créées. Selon les estimations actuelles, 49 de la population mondiale vit sous la menace du paludisme. Il tue plus d'un million de personnes chaque année. On estime que 3,2 milliards d'êtres humains vivant dans 107 pays et territoires, sont confrontés à ce risque (O.M.S, 2005).

1.1.2.La transmission du paludisme

L'infection palustre correspond à l'inoculation du parasite à un organisme. Quatre modes de transmission du paludisme à l'homme sont possibles (Mouchet et Carnevale, 1991) :

- la transmission par piqûre infectante d'un anophèle ;

- la transmission par voie transplacentaire, responsable du paludisme congénital ;

- la transmission par transfusion sanguine (plus rarement de nos jours) ;

- la transmission accidentelle par des instruments infectés.

Le facteur limitant de la distribution du paludisme dans le monde concerne la transmission du parasite d'homme à homme, c'est-à-dire par les vecteurs (Mouchet et al., 2004). L'introduction d'un sujet porteur duparasitedans une région où il n'y a pas de vecteurs pour assumer la transmission aboutit à une impasse parasitaire. L'homme sert d'hôte vertébré intermédiaire, d'amplificateur et de victime mais à lui seul, il ne peut pas entretenir la maladie.

Pour qu'un anophèle soit un bon vecteur de plasmodiums humains, il doit présenter :

- une compatibilité génétique vecteur/parasites, permettant la tolérance du parasite,

- une longévité du vecteur supérieure à la durée du cycle extrinsèque du parasite,

- l'anthropophilie et l'endophiliedu vecteur (Mouchet et Carnevale, 1991).

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