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Thierry Danse
149, rue de Rennes
75006 Paris
Portable:0662210094
Paris, le 25 Août 1999
L'avenir des mobiles de la 3ème
génération
Mémoire complétant le dossier de
préinscription au DESS 226 de l'université Paris Dauphine pour
l'année 1999-2000.
Introduction
Nous entendons souvent parler de la société dans
laquelle nous vivons comme de la société de
l'information. Nous entendons par là que notre accès
à l'information a connu d'importants bouleversements depuis cinquante
ans. Trois étapes sont à distinguer sans doute. La
première révolution, c'est la télévision qui
apporte l'information sans qu'un déplacement physique de l'utilisateur
ne soit requis. Mais la télévision engendre une attitude
passive : le spectateur n'a d'autre maîtrise de l'information que
celle, limitée, que lui offre le « zapping ».
L'internet, deuxième révolution en la matière, permet au
consommateur d'aller chercher l'information qui l'intéresse. Mais il
demeure une contrainte : cette information n'est accessible qu'à
partir de terminaux fixes. Les portables de la troisième
génération sont la troisième révolution en la
matière : l'information devient accessible à partir de
n'importe quel coin de la planète.
Les mobiles de la troisième génération
seront des terminaux aux débits de loin supérieurs à ceux
de nos portables actuels, avoisinant au maximum de leurs possibilités
à peu près 2Mbit/sec. Ils ne se limiteront pas au transfert de la
voix : ils pourront également offrir une gamme presque infinie de
services multimédias. Enfin ils ont pour ambition de proposer au
consommateur un service accessible depuis n'importe quel pays, abstraction
faite de toute norme et particularisme régional.
Envisageons l'avenir de cette troisième
génération de portables en tâchant d'éclairer
d'abord les caractéristiques techniques de celle-ci, puis de cerner au
mieux les différents services qu'elle proposera. Ensuite nous
étudierons le rôle des états dans le marché des
mobiles de la troisième génération, tant au point de vue
de la normalisation que de l'attribution des fréquences, et nous verrons
pour conclure les perspectives qu'il convient d'en attendre.
I Caractéristiques techniques des portables de
la troisième génération: l'interface radio.
A) Contraintes pesant sur l'interface radio de la 3G
Relevons et développons trois des plus importantes
contraintes pesant sur le dévelopement de la 3G.
1) L'interface radio de la 3G doit être conçue
pour supporter une large gamme de services différents, services qui
requièrent des débits supérieurs à ceux qui sont
offerts par les systèmes mobiles de la deuxième
génération (GSM, IS-95, PDC, etc...). En ce qui concerne le
débit de service, l'objectif est de pouvoir offrir un débit
d'information d'au moins 2Mbit /sec, alors que les évolutions
actuellement prévues pour les GSM ne permettront de supporter que des
débits de l'ordre de 100 kbit/sec.
2) Une seconde contrainte pesant sur les protables de la 3G
est ce que l'on désigne en anglais par le nom technique de handover. En
effet, le réseau cellulairede la 3G sera multicouches,
c'est-à-dire qu'il se développera par l'interaction entre des
macrocellules (de 0,5 à 10 km de rayon) pour la couverture globale, des
microcellules (de 50 à 500 mètres) pour les fortes
densités de trafic en ville et des picocellules (de 5 à 50
mètres), pour la couverture à l'intérieure des
bâtiments. Le changement de cellules (handover) devra se faire de
façon transparente, c'est-à-dire sans coupure perceptibles pour
l'utilisateur, ni pertes de données.
3) une dernière contrainte pour l'interface radio de la
troisième génération est la coexistence de celle-ci avec
les systèmes de la deuxième génération, coexistence
qui se nomme transopérabilité. En effet , le déploiement
en une fois du reseau de la troisième génération
exposerait les investisseur à des frais coinsidérables et
comprometrait la réssite financière de l'opération.
L'idée est donc de développer progressivement la couverture de la
3G, par îlots, en se concentrant d'abord sur les régions à
forte densité d'utilisateurs, et de permettre à ces derniers de
se sevir du réseau 2G dès qu'ils quittent ces nouvelles zones de
couverure. Enfin, il apparaît essentiel de préserver les
investissments considérables déjà réalisés
sur les systèmes de la deuxième génération.
L'idée est donc de réaliser des terminaux bimodes GSM/3G à
faible coût, de garantir le transfert automatique intercellulaire entre
le GSM et la 3G et de prévoir de la possibilité d'introduire
à terme la 3G dans les bandes de fréquences actuellement
utilisées par la 2G. ,Ainsi la nécessité de
réaliser des terminaux bimodes à bas coût impose quelques
contraintes sur le choix des paramètres , notamment la largeur des
porteuses, qui doivent être multiples de 200 kHz, et sur les
débits utilisés, qui doivent pouvoir être
dérivés d'une horloge commmune avec celle du GSM (13 ou 26
MHz)
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