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UNIVERSITE GASTON BERGER DE SAINT-LOUIS UFR DES LETTRES ET SCIENCES HUMAINES SECTION DE GEOGRAPHIE
THEME : La gestion des ressources halieutiquespêche au lac de Guiers : analyse des contraintes et perspectives de développement dans le contexte de la décentralisation : analyse des contraintes et perspectives de développement.
MEMOIRE DE MAÎTRISE La gestion des ressources halieutiquespêche au lac de Guiers : analyse des contraintes et perspectives de développement dans le contexte de la décentralisation : analyse des contraintes et perspectives de développement.
Année académique 2003-2004 Présenté par: Moustapha Sokhna DIOP Sous la direction de : Géraud MAGRIN Enseignant Chercheur UGB/CIRAD UNIVERSITE GASTON BERGER DE SAINT-LOUIS UFR DES LETTRES ET SCIENCES HUMAINES SECTION DE GEOGRAPHIE MEMOIRE DE MAÎTRISE
Présenté par: Moustapha Sokhna DIOP Sous la direction de : Géraud MAGRIN Enseignant Chercheur UGB/CIRAD Année académique 2003-2004 SOMMAIRE DÉDICACES REMERCIEMENTS INTRODUCTION 1ÈRE PARTIE : UN MILIEU RICHE EN POTENTIALITÉS HALIEUTIQUES Chapitre 1 : Des conditions géographiques favorables à la pêche Chapitre 2 : Démographie et activités Chapitre 3 : Inventaire des espèces pêchées et du matériel utilisé 2ÈME PARTIE : L'USAGE DES RESSOURCES HALIEUTIQUES : IMPACTS DANS LA RÉGION Chapitre 1 : La place de la pêche dans la vie socio-économique Chapitre 2 : Les dimensions écologiques de la pêche Chapitre 3 : La législation de la pêche continentale et ses impacts sur le fonctionnement des services déconcentrés 3ÈME PARTIE : PERSPECTIVES DE DÉVELOPPEMENT DE LA PÊCHE DANS UNE LOGIQUE DE DÉCENTRALISATION AU LAC GUIERS Chapitre 1 : Le contexte de la décentralisation et du développement local dans la région du Guiers Chapitre 2 : Atouts et limites de la décentralisation Chapitre 3 : Contribution à l'élaboration d'un plan d'aménagement et de mise en valeur de la pêche CONCLUSION BIBLIOGRAPHIE SIGLES TABLE DES ILLUSTRATIONS TABLE DES MATIÈRES ANNEXES DEDICACES Je dédie ce travail :
- A ma mère, Seynabou Mbaye, à ma Grand-mère Ami S. Diop, ainsi qu'à ma soeur Yalla Diop, que la terre leur soit légère ; - A mon père Moustapha Diop ; - A mon oncle Cheikh Mbaye ; - A toutes mes tantes et oncles ; - A tous mes frères, soeurs, cousins, cousines, ami(e)s ; - A tous les étudiants de ma promotion ; - Aux étudiants du dahira Mafatihul Bichri, lougatois, libéraux, pratiquant du Viet-Vo-Dao. REMERCIEMENTS J'adresse mes sincères remerciements à toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont contribué à la réalisation de ce travail. Je veux citer : - M. Géraud Magrin, enseignant-chercheur à la section de géographie, pour avoir accepté d'encadrer ce travail. Il nous a inculqué une rigueur dans la démarche scientifique, nous a accompagné sur le terrain et a assuré un suivi permanent de nos travaux. Ses critiques pertinentes, ses suggestions, son soutien moral et logistique ont été déterminants dans la mise en oeuvre de ce mémoire. ; - M. Serigne Modou Fall, coordonnateur de GIRARDEL ; - M. Oumar Diop, chef de la section de géographie, ainsi qu'à messieurs Adrien Coly, Boubou A. Sy, Mohamadou Maouloud Diakhaté, André D'almeida, Cheikh S. Wade, Cheikh Sarr, Adrien Coly, Jean Diouf, Mme Ndiaye, Cheikh T. Wade , Mme Ndiaye ; - M. Mamadou Badiane, mon co-équipier de terrain ; - Melle Aminata Camara, secrétaire de GIRARDEL, ainsi qu'à tous les étudiants de GIRARDEL ; - Les chefs des centres de pêche de Mbane et Guidick ; - Les chefs de CERP et Présidents de communauté rurale de Mbane, Syer, Keur Momar Sarr, Ronkh et Ross Béthio ; - M. Madiakhaté Niang, vice vice-président de la communauté rurale de Mbane, Abdoulaye Thiaw Diop, président de l'union des GIE de Syer, M. Biaye, agent d'agriculture à Keur Momar Sarr, M. Diakhaté, agent de la DEFC à Ngnith, M. Ndiaye Sarr Diaw, chef du village de Nder, M. Alioune Diop dit BraîkBraïk, chef du village de Roukhou Nder, M. Bouh Dieng, Adama Diallo du village de Bontou Bath, pour nous avoir offert l'hospitalité pendant les travaux de terrain ; - M. Oulah Ndiaye, bibliothécaire à l'ISE ; - M. Tidiane Bousso, Directeur directeur de la pêche continentale et de l'aquaculture ; - M .Alioune Diop, technicien à la DPCA ; - Messieurs Niang, Mané et Bousso de la SAED ; - Mlle Fama Touré du SIG régional de Louga ; - Toutes les personnes que j'ai connues dans le cadre de ce travail, qui m'ont soutenu et encouragé. INTRODUCTIONLa pêche est une activité de grande envergure en Afrique. Ses mers, fleuves, rivières et lacs sont connus pour leur richesse en poissons. Les lacs ont particulièrement joué un rôle de premier plan. Les lacs Victoria, Tanganyika, Tchad, Kivu, Malawi etc., sont autant d'entités hydrologiques qui ont occupé une place de choix en tant que grandes pêcheries continentales. La pêche a été à l'origine d'importants flux commerciaux au niveau de l'Afrique. Le delta intérieur du Niger fut un lieu de troc entre les Maures venus d'Afrique du nord et les pêcheurs sub-sahariens en raison des grandes quantités de poissons transformés (COUTY Ph., DURAN P., 1968 : 56). Aujourd'hui, la pêche continentale continue d'être un exemple vecteur d'intégration régionale en Afrique. Le lac Tchad assure ce rôle en exportant ses produits transformés en République Centrafricaine et au Nigeria. (Magrin G., 2001 : 148-149). Cette activité permet aux populations riveraines de subvenir aux besoins nutritionnels de la famille tout en leur assurant des revenus substantiels. En Afrique de l'Ouest, le fleuve Sénégal a longtemps joué un rôle analogue. Les acteurs de la pêche ont pourvu à l'approvisionnement de toute la Vallée et des zones environnantes en poissons frais et transformés. Les hommes se chargeaient essentiellement de la capture, alors que les femmes s'occupaient de la transformation du poisson. La pêche a favorisé la spécialisation de certaines ethnies dans l'exploitation des ressources halieutiques, dans le cadre des sociétés hiérarchisées. C'est ainsi que les cubbalo 2(*) et les Gaé-gaé 3(*) ont été les groupes les plus déterminantsreprésentatifs. Ils ont réussi à tirer à partir de la pêche des ressources alimentaires de qualité (poissons du fleuve ; mil, lait, sucre etc...., issu du troc). Au cours du 20ème XXème siècle, les sécheresses qui ont frappées les pays sahéliens, n'ont pas épargné la pêche continentale. C'est à partir de ce moment que cette dernière a commencée à connaître des contraintes liées à la raréfaction de la ressource. La grande sécheresse de 1968-1972 a poussé les ethnies du fleuve à migrer vers le lac de Guiers, qui s'avérait moins touché à cause de la retenue d'eau favorisée par le pont pont-barrage de Richard-Toll4(*). Le lac de Guiers, défluent du Sénégal vers le sud, constitue une réserve d'eau douce exceptionnelle aux confins du « désert » du Ferlo, en pleine zone sahélienne. Ce lac est aujourd'hui jugé beaucoup plus poissonneux que le fleuve Sénégal, en raison des conditions hydrodynamiques et climatiques favorables. C'est ce qui explique qu'actuellement, il accueille les professionnels de la pêche de la vallée du fleuve qui préfèrent y exercer leurs activités (Dia A., 2003 : 72). Les poissons du lac constituent en même temps des ressources relais de la pêche maritime. Ils permettent d'approvisionner les grandes villes pendant l'hivernage, qui est la période de morte saison pour la pêche maritime et celle des grandes pêches pour le lac (Bonnardel, 1992 : 228). La prise de conscience par les autorités de l'importance de l'activité s'est accompagnée de mesures visant la redynamisation de la pêche, par la création des centres de pêche de Mbane et Guidick5(*) (cf. carte n°2), des coopératives de pêche de Syer et Diamenar, dans le but d'appuyer et de former les pêcheurs. Les rives du lac de Guiers sont aujourd'hui très convoitées à cause des différentes activités qui s'y développent : agriculture, élevage, pêche, traitement des eaux, chasse, et tourisme etc. La pluralité de ces activités, liée à la diversité des ressources, soulève une problématique propre aux zones humides6(*), qui sont des écosystèmes à fortes potentialités, dont la fragilité exige une protection, surtout au niveau des zones sèches comme le Sahel. Dans ce même ordre d'idée, l'établissement de stratégies de protection des ressources naturelles en vue d'un usage durable est un enjeu important non seulement pour les générations présentes, mais aussi et surtout pour celles à venir. C'est d'ailleurs dans les perspectives de développement du lac de Guiers que ce travail tente d'apporter, dans le cadre du GIRARDEL7(*), une contribution à l'étude des facteurs permettant une meilleure utilisation des ressources halieutiques. * 1 * 2 Population pêcheur castée, de l'ethnie Toucouleur de la vallée du fleuve Sénégal. * 3 Population Wolof du Waalo spécialisée aussi dans la pêche, originaire du territoire de la communauté rurale de Gaé. * 4 Le pont barrage de Richard-Toll est construit en 1947. * 5 Localités situées sur la rive gauche du lac. La première est située localisée dans la région de Saint-Louis, alors que l'autre appartient à la région de Louga. * 6 Les zones humides sont des milieux où s'exercent une multitude d'activités, dont les intérêts sont parfois divergents. Elles répondent à des critères de fragilité, définis depuis la convention de Ramsar en 1971. Le Sénégal est l'un des premiers pays signataires de la convention. * 7 GIRARDEL : Groupe interdisciplinaire de recherche pour l'appui à la planification régionale et au développement local (Université Gaston Berger de Saint-Louis), composé de géographes, de sociologues, juristes, relevant de différentes institutions (CIRAD, ISRA, SAED, UGB, etc.) ayant comme objectif commun la mise en oeuvre d'une recherche d'accompagnement en appui aux acteurs de le décentralisation. |