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Republique Algerienne Democratique et Populaire
Ministere de 1'Enseignement Superieur et de la Recherche
Scientifique
UNIVERSITE AMAR TELIDJI LAGHOUAT
FACULTE DES SCIENCES ET DE L'INGENIERIE DEPARTEMENT DE
BIOLOGIE

4,Ay=k=4;
MEMOIRE DE FIN D'ETUDES En vue de l'obtention du diphime
d'Ingenieur d'Etat en Biologie Option : Genie Biologique
Thême
Effets des extraits de quelques plantes
medicinales locales sur les enzymes: a-amylase,
trypsine et lipase
Presents par : Encadre par :
· BENAROUS Khedidja YOUSFI Mohamed
n DJERIDANE Amar
Je dedie ce modeste travail a
mes parents, qui m'ont encourage,
mes freres et sours qui m'ont supporte.
Remerciements
Que toutes les personnes m'ayant permis de mener a bien ce
travail de these soient assurees de ma gratitude.
Je tiens a remercier M D. Benbertal Directeur du
Laboratoire des sciences fondamentales de l'Universite AMAR TELIDJI de Laghouat
de m'avoir accueilli et d'avoir mis a ma disposition tout le materiel
necessaire.
Je tiens a exprimer mes sinceres remerciements au Dr M
YOUSFI, Maitre de conferences a l'Universite de Laghouat, responsable de cette
etude, pour avoir accepte de m'encadrer, pour le choix du theme et pour avoir
partici* activement a la correction de ce manuscrit afin de realiser cette
etude. Ses competences techniques et son efficacite ont fortement contribue a
la realisation de cette these.
Mes sinceres remerciements iront egalement a Monsieur A.
Djeridane, Co-promoteur de ce memoire. Son aide et sa disponibilite ont ete des
atouts precieux.
Tout au long de ce travail de longue haleine qui m' a
oblige a consulter une bibliographie consequente, Un grand merci au Dr M
OUI1VTEN et a M A. SARIDI pour les efforts consentis de leur part.
Mes profondes reconnaissances a l'ensemble des enseignants
du departement de biologie, Universite de Laghouat pour m'avoir appris
l'autonomie, la debrouille et l' auto-critique.
Une tendre pens& pour mes parents, pour leur patience,
leur presence a mes cotes et leur contribution a l'elaboration de ce
manuscrit.
Je tiens a remercier mon oncle M BENAROUS Belabbes pour
son aide relatif aux plantes medicinales sahariennes et egalement remercier mon
oncle M BENAROUS Kamal pour ses conseils appreciables.
Je remercie egalement mon oncle M LAHDEB Mohamed pour ces
precieux conseils durant tout mon cycle universitaire et egalement remercier
mon oncle M LAHDEB Hadj pour son soutien.
Une pens& amicale aux collegues etudiants et
etudiantes du Departement Biologie pour leur soutien et leur aide.
Un grand merci a toutes les personnes qui m'ont soutenu de
pres ou de loin au cours de la realisation de ce modeste travail.
Je voudrai remercier Messieurs les membres du jury d'avoir
accepte d'evaluer cette
these.
Liste des figures
Figure II. 1. Squelette de base des flavonoIdes.
28
Figure III. 1. Mecanisme reactionnel de la
formation du produit. 35
Figure III. 2. Graphe de Michaelis-Menten:
Vo en fonction de [S]. 36
Figure III. 3. Graphe de Lineweaver-Burk: 1/Vo
en fonction de 1/[S]. 37
Figure III. 4. Mecanisme reactionnel de la
formation du produit en presence 38 d'inhibiteur.
Figure III. 5. Variation de la vitesse initiale
en fonction de la concentration en substrat 38 pour une reaction de
Michaelis-Menten simple en presence de differentes concentrations d'un
inhibiteur competitif.
Figure III. 6. Representation de Lineweaver-Burk
de l'enzyme michaelienne inhibee 39 competitivement decrite dans la Figure
111.5.
Figure III. 7. Mecanisme reactionnel en presence
d'inhibiteur. 39
Figure III. 8. Variation de la vitesse initiale
en fonction de la concentration en substrat 40 pour une reaction de
Michaelis-Menten simple en presence de differentes concentrations d'un
inhibiteur incompetitif.
Figure III. 9. Representation de Lineweaver-Burk
de l'enzyme michaelienne inhibee 40 incompetitivement decrite dans
la Figure 111.8.
Figure III. 10. Mecanisme reactionnel en
presence d'inhibiteur. 40
Figure III. 11. Variation de la vitesse initiale
en fonction de la concentration en substrat 41 pour une reaction de
Michaelis-Menten simple en presence de differentes concentrations d'un
inhibiteur non competitif.
Figure III. 12. Representation de
Lineweaver-Burk de l'enzyme michaelienne inhibee 41 non
competitivement decrite dans la Figure MA 1.
Figure III. 13. Structure de l'alpha amylase.
43
Figure III. 14. Les inhibiteurs : l'acarbose et
l'octapeptide de la reaction catalysee par 44 l'amylase.
Figure III. 15. Structure schematique de la
trypsine. 46
Figure III. 16. Voies d'activation des
proenzymes et du PAR-2 par la trypsine. 48
Figure III. 17. Structure tridimensionnelle de
la lipase pancreatique humaine. 49
Figure IV. 1. La poudre de chaque plante apres
le broyage. 54
Figure IV. 2. Le lavage par l'hexane de deux
extraits des plantes Zewadet Elkhrouf et 55 Gondale.
Figure IV. 3. Les extraits alcooliques bruts.
56
Figure IV. 4. L'acide gallique. 57
Figure IV. 5. Figure IV. 6. Figure IV. 7.
Figure IV. 8. Figure IV. 9. Figure V. 1. 1. Figure V. 1. 2. Figure V.
1. 3. Figure V. 1. 4. Figure V. 1. 5.
Figure V. 1. 6.
Figure V. 2. 1. Figure V. 2. 2.
Figure V. 2.3. Figure V. 2.
4.
Figure V. 2. 5.
Figure V. 3. 1. Figure V.
3.2. Figure V. 3.3. Figure V. 3.4.
Figure VI. 1.
Figure VI. 2. Figure VI. 3 Figure VI.
4. Figure VI. 5.
La courbe d'etalonnage de l'acide gallique. 57
Le spectrophotometre UV- visible de Shimadzu 1601. 57
La catechine. 59
La courbe d'etalonnage de la catechine. 59
La teneur en composes phenoliques et en flavonokles des plantes.
61
L'action de l'a- amylase sur l'amidon. 65
La courbe d'etalonnage de maltose. 66
La cinetique enzymatique de l'a amylase. 67
Representation de Lineweaver-Burk de l'enzyme a- amylase.
67
Representations graphiques 1/V = f ([polyphenols]) de chaque
extrait 68 phenolique tel que 1/V (s/ADO).
([S3]> [S2]> [S1]).
Le taux d'inhibition de l'a amylase avec deux concentrations
70 d'inhibiteur croissantes (Rd < [I2]) et une seule
concentration de substrat.
L'action de la trypsine sur le BAPNA. 72
La cinetique enzymatique de la trypsine. 73
Representation de Lineweaver-Burk de l'enzyme trypsine.
73
Representation graphique 1N = f ([polyphenols]) de Foulia tel que
74 ([Si] < [S2] < [S3] <
[S4] < [S5]).
77
78
78
79
84
85
86
87 88
Le taux d'inhibition de la trypsine avec une concentration fixe
de 75 substrat et d'inhibiteur.
L'action de la lipase sur l'huile de maIs.
La cinetique enzymatique de la lipase.
Representation de Lineweaver-Burk de l'enzyme michaelienne
lipase. Le taux d'inhibition de la lipase avec trois concentrations
d'inhibiteur croissantes ([Ii] < [12] <
[I3]) et une seule concentration de substrat.
.
Piegeage des ERO (R) par les flavonokles.
Elements essentiels pour l'activite antioxydante des flavonokles.
La reaction entre le DPPH et l'hydroquinone.
Les graphes PI =f (C) de chaque plante.
Classement croissant des plantes selon leur EC50.
Liste des tableaux
Tableau II. 1. Tableau III. 1. Tableau IV. 1. Tableau IV.
2. Tableau IV. 3. Tableau V. 1. 1. Tableau V.
3. 1. Tableau V. 2. 1. Tableau V. 1. 2.
Tableau VI. 1.
Les principales classes des composees phenoliques. Classification
des enzymes selon la reaction catalysee. La couleur et l'aspect de chaque
extrait phenolique. La teneur en phenols totaux des plantes investiguees.
24 42
56 58 60 69 69 75 81 90
La teneur en flavonoIdes et leur pourcentage des plantes
investiguees. Le type d'inhibition et la constante d'inhibition de chaque
plante.
Le pourcentage d'inhibition de chaque plante. Le pourcentage
d'inhibition de chaque plante.
Le pourcentage d'inhibition de chaque plante. Les EC50
de chaque plante.
Table des matieres
Introduction generale 10
Bibliographie 12
Partie bibliographique 13
I. les plantes medicinales
14
1. La phytotherapie 15
1.1. La phytotherapie, une medecine vieille comme le monde
15
1.2. La definition de la phytotherapie 15
1.3. Avantages de la phytotherapie 15
2. Les plantes medicinales 16
2.2. Importance de l'utilisation des plantes medicinales
16
2.3. Fiches monographiques des plantes investiguees
17
Bibliographie 21
II. Les composes phinoliques
22
1. Les composees phenoliques ou les polyphenols 23
2. Classification des composes phenoliques 23
2.1. Les flavonoides 28
2.2. Les proprietes des flavonoides 29
3. Dans une cellule vegetale oil se trouve chaque compose
phenolique ? 29
4. Role et interet des polyphenols 30
5. Quelques exemples d'implication industrielle des composes
phenoliques 30
5.1. Utilisation des tanins 31
5.2. Importance des composes phenoliques dans la qualite du
bois 31
Bibliographie 32
III. Les enzymes 33
1. Historique 34
2. Definition d'un enzyme 34
3. La specificite enzymatique 34
4. La cinetique enzymatique 35
4.1. L'activite enzymatique 35
4.1.1. Reaction catalysee par une enzyme 35
4.1.2. Linearisation de l'equation de Michaelis-Menten
36
4.2. L 'inhibition enzymatique 37
4.2.1. Les inhibiteurs 37
4.2.2. Les types d'inhibition
4.2.2.1. Les inhibiteurs competitifs
4.2.2.2. Inhibition incompetitive 4.2.2.3. Les inhibiteurs
non-competitifs
5. Classification des enzymes
6. Les enzymes etudies
6.1. La a amylase
6.1.1. La reaction specifique
6.1. 2. Interet de l'inhibition de l'alpha amylase
6.2. La trypsine
6.2.1. La reaction specifique
6.2.2. Interet de l'inhibition de la trypsine
6.3. La lipase
6.3.1. La reaction specifique
6.3.2. Interet de l'inhibition de la lipase
Bibliographie
La partie experimentale
IV. Extraction et quantification des composies
phinoliques
1. Extraction des composes phenoliques
2. Quantification des composees phenoliques
2.1. Dosage des phenols totaux 2.1.1. La courbe d'etalonnage
2.1.2. Traitement des echantillons 2.1.3. Resultats et discussion
2.2. Dosage des flavonoides 2.2.1. La courbe d'etalonnage
2.2.2. Resultats et discussion
3. Conclusion
Bibliographie
V. Effets des extraits phinoliques sur les
enzymes
a- Amylase
1. Principe de la methode
2. Procedure experimentale 3. Resultats et
discussion
Conclusion
Ttypsine 71
1. Principe de la methode 72
2. Procedure experimentale 72
3. Resultats et discussion 73
4. Conclusion 75
Lipase 76
1. Principe de la methode 77
2. Procedure experimentale 77
3. Resultats et discussion 77
4. Conclusion 80
Bibliographie 81
VI. Evaluation de l'activite antioxydante
82
1. Les radicaux libres 83
1.1. Les differents types des radicaux libres 84
2. L'activite antioxydante et les antioxydants 85
2.1. L'activite antioxydante 85
2.2. Les antioxydants 85
2.2.1. Les antioxydants synthetiques 85
2.2.2. Les antioxydants naturels 86
3. Test de DPPH 86
3.1. Principe de la methode 86
3.2. Procedure experimentale 86
3.3. Resultats et discussion 87
4. Conclusion 90
Bibliographie 91
Conclusion generale 92
Index des noms latins 94
introduction
La medecine alternative ou la phytotherapie
est Part de guerir par les plantes, elle est aussi la connaissance et
l'utilisation de leurs proprietes therapeutiques (Philippe Sionneau,
2006). La phytotherapie suscite actuellement un renouveau
d'interest, son efficacite est prouvee et elle est toujours vue
comme un remede surtout utilise par la population rurale a travers le monde.
Les plantes medicinales sont douees de cette efficacite a
cause de ses metabolites secondaires ou ses principes actifs : les composes
phenoliques, les alcalokles, les huiles essentielles... Notre pays est riche de
ce type des plantes qui sont utilisees en medecine traditionnelle.
Les composes phenoliques ont un effet inhibiteur sur les
enzymes (M. Yousfi et al, 2006) et ils sont connus
par son pouvoir antioxydant ((M. Yousfi et al, 2007),
ce qui prouve leur utilisation therapeutique.
Les enzymes qui seront etudiees dans ce travail sont : l'a-
amylase qui degrade les polymeres glycosidiques ce qui cause
l'augmentation du taux de glucose chez les diabetiques (Myo-Jeong Kim
et al, 1999), la trypsine qui coupe les liaisons
peptidiques specifiques ce qui active d'autres enzymes dans le pancreas peuvent
étre responsables de la pancreatite (D. Page et al,
2000) et la lipase qui degrade les triglycerides en acides gras
ce qui permet leur stockage dans le tissu adipeux causant l'obesite
(May Faraj et al, 2004).
Les plantes sahariennes utilisees dans cette recherche sont
recoltees de la region de Laghouat, elles sont de diverses familles botaniques
douees de differentes caracteristiques, apres la connaissance et
l'identification de ces sept plantes, nous avons cherche si les extraits
phenoliques des plantes possedent le pouvoir inhibiteur de ces enzymes ou
non.
Dans ce travail, on commence par quelques connaissances
bibliographiques concernant la phytotherapie et les plantes etudiees, dans un
deuxieme chapitre on s'interesse aux metabolites secondaires « les
composes phenoliques », dans le dernier chapitre nous avons evoque les
enzymes etudies et Pinter& de leur inhibition.
L'objectif principal de ce travail est d'evaluer l'effet
inhibiteur des extraits des plantes en faible concentration sur l'activite des
trois enzymes cites ci-dessus et d'utiliser ces plantes comme une cure de
certaines maladies.
Bibliographie
· D. Page, L. Quillien, and G. Duc, 2000,
Trypsin inhibitory activity measurement: simplifications used for pea seed,
published in Crop Sci. Volume 40, pp 1482-1485.
· M. Yousfi, A. Djeridane, B. Nadjemi, S.
Maamri, F. Djireb, P. Stocker, December 2006, Phenolic extracts from
various Algerian plants as strong inhibitors of porcine liver carboxylesterase,
J Enzyme Inhib Med Chem, Volume 21, No 6, pp 719-726.
· M. Yousfi, A. Djeridane, B. Nadjemi, N. Vidal,
JF. Lesgards and P. Stocker, April 2007, Screening of some Algerian
medicinal plants for the phenolic compounds and their antioxidant activity,
J European Food Research and Technology, Volume 224, No 6, pp
801-809.
· May Faraj, Allan D. Sniderman, and Katherine
Cianflone, April 2004, ASP enhances in situ lipoprotein lipase
activity by increasing fatty acid trapping in adipocytes, Journal of Lipid
Research, Volume 45, 657-666.
· Myo-Jeong Kim, Soo-Bok Lee, Hee-Seob Lee,
Su-Yong Lee, Jin-Sook Baek, Doman Kim, Tae-Wha Moon, John F. Robyt, and
Kwan-Hwa Park, 1999, Comparative Study of the Inhibition of
a-Glucosidase, a-Amylase and Cyclomaltodextrin Glucanosyltransferase by
Acarbose, Isoacarbose, and Acarviosine#177;Glucose, Archives of Biochemistry
and Biophysics, Volume. 371, No. 2, pp. 277-283.
· Philippe Sionneau, 2006, La
phytotherapie chinoise moderne, p500.
Var6e
06(ioirapkque
.&so plantes
Macinaies
1. La phytotherapie
La phytotherapie, c'est l'emploi de medicaments vegetaux pour
soigner les differents maux dont vous pouvez étre victime.
A travers les siecles, les hommes ont su developper la
connaissance des plantes et de leurs proprietes therapeutiques.
Aujourd'hui, l'efficacite prouvee et les bienfaits incontestables
de la phytotherapie pour notre sante lui ont permis d'entrer dans nos vies de
tous les jours (Gildo Pastor, 2006). 1.1. La
phytotherapie, une medecine vieille comme le monde
Les fruits, les racines, les plantes et autres substances
naturelles ont toujours ete connues pour leurs proprietes nutritives, mais
aussi pour leurs vertus curatives.
Le premier texte ecrit sur la medecine par les plantes est grave
sur des tablettes en argile en caractere cuneifonne et date de la civilisation
sumerierme, 3000 ans avant Jesus-Christ. Durant des milliers d'armees, la
phytotherapie a constitue la principale source de remedes contre de nombreuses
maladies (Larousse Encyclopedie MEMO, 1999).
1.2. Avantages de la phytotherapie
L'ethnobotanique est une discipline scientifique dont le but
est de mieux cormaitre les pharniacopees traditionnelles utilisees dans
certaines regions. L'inventaire partiel etabli dans divers pays par
l'organisation mondiale de la sante repertorie environ 20 000 plantes
medicinales. Parmi les 250 000 especes de plantes que compte actuellement notre
planete, moms de 10% ont fait l'objet d'analyses chimiques fines pour detecter
d'eventuels principes actifs. Une etude plus systematique des plantes
medicinales pourrait se traduire par la decouverte de nouveaux medicaments
utilisables.
Tous les organes d'une plante medicinale ne sont pas
forcement actifs ; suivant les especes, on utilise les fleurs, les feuilles,
les fruits, les tiges, les ecorces ou les racines. L'epoque et le moment de la
cueillette ont une grande influence sur l'activite therapeutique, car les
phenomenes biochimiques qui ont lieu dans les cellules vegetales dependent de
la photosynthese et de phenomenes hormonaux qui dependent du rythme solaire.
Les substances contenues dans les plantes sont de nature
chimique variee ; certaines sont solubles dans l'eau, d'autres dans l'alcool
ethylique, d'autres encore dans l'huile. A partir des plantes medicinales, on
peut obtenir differentes preparations : infusions, decoction, maceration dans
l'alcool (teinture) ou dans l'huile (extraction huileuse, plus rare), etc. Les
plantes peuvent aussi étre consommees entieres, fraiches ou seches,
reduites en debris plus ou moms fins, eventuellement conditiormees en gelules.
Les seves et secretions sont egalement utilisees dans certains cas. Il est enfm
possible d'en extraire chimiquement des principes actifs en vue de leur
utilisation therapeutique.
Certaines plantes sont inoffensives, mais d'autres, tits
nombreuses (digitale, belladone, colchique, etc.), sont toxiques et ne sont
utilisees que sous des formes bien contrOlees, exclusivement commercialisees en
pharmacie. L'emploi inconsidere de plantes cueilles dans la nature peut aboutir
a des intoxications graves, voir mortelles (Larousse Encyclopedie MEMO,
1999).
2. Les plantes medicinales
En botanique et en pharmacie, les plantes medicinales sont
reconnues pour offrir, par leur administration, un effet bienfaisant et
therapeutique sur l'organisme. Employees depuis la plus haute antiquite,
souvent en relation avec des pratiques magiques, leurs proprietes reelles ont,
a toute époque, ete exagerees, ou niees, ou deformees selon les
croyances en vigueur. A l'epoque moderne, les progits de la biochimie et de
l'analyse organique, ainsi que ceux de la physiologie vegetale, ont permis de
commencer un tri scientifique dans la masse des actions attribuees aux simples,
detruisant certaines legendes, mais etablissant solidement certains usages
empiriques anciens. Il est assure que, pour obtenir des resultats utiles, it
convient de se documenter au moyen d'ouvrages serieux en vue de
l'identification botanique des plantes choisies et de la verification de leurs
proprietes : certaines espêces ont des actions parfois differentes, et
méme contraires de celles qui leur avaient ete attribuees
traditionnellement. Méme pour les plantes medicinales qui repondent bien
a leur renommee, le choix des varietes, celui du terrain sur lequel elles
poussent, de la saison ou de l'heure du jour oil on les cueille, sont des
facteurs tits importants, pouvant modifier jusqu'a 100 p. 100 la teneur en
principes actifs physiologiquement (Universalis, 2006).
2.1. Importance de l'utilisation des plantes
medicinales
Il est acquit que les plantes medicinales sont en mesure de
soigner des maladies simples comme le rhume, ou d'en prevenir de plus
importantes comme l'ulcêre, la migraine, l'infarctus en plus de certaines
allergies ou affections. Si l'on y ajoute leurs vertus reparatrices,
tonifiantes, sedatives, revitalisantes ou immunologiques, on mesure mieux
l'aide precieuse qu'elles sont susceptibles de nous apporter au quotidien
(Anonyme, 2005).
Chapitre I: les plantes
medicinales


2.2. Fiches monographiques des plantes investiguees
Atractylis serratuloides
Nom vernaculaire : Serr,
jmall
Famille : Compositae (Asteraceae)
Descriptions Botaniques :
Plante vivace a tiges epaisses dressees de 20 a 30 cm de
haut, tres ramifiees a toutes les hauteurs, a rameaux tres feuilles.
Feuilles tres epineuses a epines jaune
fonce, les fleurs Carminees.
Habitat : Pfitures semi arides, hauts plateaux,
Regs caillouteux et les hamadas.
Recolte : octobre 2006.
Parties Utilisees : partie aerienne
(feuilles, fleurs, tiges). Mode d'emploi : Extraction des
racines un latex "Loubene".
Interest pastoral: C'est une plante broutee
par les dromadaires (Dr A. Chehma, 2006).
Astragalus armatus
Nom commun : Astragale,
Nom vernaculaire : Gondale,
JI ·l
Famille : Legumineuse
Descriptions Botaniques :
Arbrisseau tres dense a rameaux dresses de taille 50 cm a 1
metre, les feuilles fraiches bien vertes avec de nombreuses
petites folioles, les fleurs blanches sont
nombreuses.
Habitat : la zone predesertique du Sahara
septentrional. Recolte : octobre 2006.
Parties Utilisees : racines.
Mode d'emploi : broutee par les dromadaires
(Dr A. Chehma, 2006).
Astragalus vogelii fatimensis


Nom vernaculaire : Foulia,
;13...9i
Famille : Fabaceae.
Descriptions Botaniques :
est une plante herbacee, feuilles
pennees a folioles ovales. Nombreuses petites fleurs jaunes
portees sur une hampe florale. Gousses courtes, globuleuses,
en forme de grain de ble et recouvertes de longs poils, la feuille
est composee renfermant entre 3 et 8 folioles et terminee par une
vrille ramifiee (Sahara-nature).
Habitat : Sahara central et occidental.
Recolte : octobre 2006.
Parties Utilisees : partie aerienne.
Mode d'emploi : alimentation des animaux.
Haloxylon scoparium
Nom vernaculaire : Remth, eLAJ1
Famille : Chenopodiacees
Descriptions Botaniques :
Ce petit buisson dense et sombre, est tres frequent sur les
regs a sols gypseux, ses fleurs sont discretes mais a
la fin de l'automne, l'extremite de ses rameaux se couvre de fruits.
Habitat : Pfitures semi arides, hauts
plateaux.
Recolte : octobre 2006.
Parties Utilisees : parties aeriennes
(fleurs).
Mode d'emploi :
Phannacopee: Ses rameaux, ses feuilles et ses fleurs
(en decoction, en maceration, en cataplasme), sont utilises pour les
traitements des indigestions, des piqines de scorpion et des dermatoses
(Dr A. Chehma, 2006).
Helianthemum lippii, Helianthemum ellipticum


Nom vernaculaire : Reguig,
cliki31
Famille : Cistaceae
Descriptions Botaniques :
Arbrisseau vivace de taille 30 a 40 cm, tres rameux a
feuilles sessiles couvertes de tres courts poils ce qui
donne une couleur blanchfitre a la plante. L'ecorce des rameaux est egalement
blanchfitre. Petites fleurs jaunes sessiles a cinq petales en
grappes peu fowl-lies.
Habitat : Dans tout le Sahara.
Recolte : octobre 2006.
Parties Utilisees : parties aeriermes.
Mode d'emploi :
Phannacopee: en poudre ou en compresse, pour les
traitements des lesions cutanees.
Interest pastoral: Elle tres appreciee par les
dromadaires et les chevres (Dr A. Chehma, 2006).
Plantago ciliata
Nom vernaculaire : Lelma, U.1
Famille : Plantaginaceae
Descriptions Botaniques :
Plante herbacee annuelle de petite taille 10 a 15 cm de haut
a tige tres courte, les feuilles naissent a la base de la
plante, sont lanceolees etroites velues.
Fleurs petites et verddtres en epis
globuleux.
Habitat : sur les sols sableux et
gravillonnaires, dans les depressions et lits d'oued (Dr A. Chehma,
2006) Recolte : octobre 2006.
Parties Utilisees : parties aeriermes
(fleurs).
Mode d'emploi : Elle est utilisee comme
cicatrisante des blessures et pour les traitements des inflammations de la
gorge et des ulceres (Dr A. Chehma, 2006).
If loga spicata

Nom vernaculaire : Zwadet Elkhrouf, 1-4)&31
U..1) Famille : Compositae (asteraceae)
Descriptions Botaniques :
Petite plante de taille 3 a 10 cm, a tige centrale dressee,
emettant de nombreux rameaux couches puis releves. On rencontre plus
frequemment la plante sous son aspect sec que vert.
Les rameaux sont couverts de feuilles etroites obtuses
couvertes de poils appliqués. Les tres nombreux capitules floraux sont
disposes en Mice tres sen-ee ce qui donne a la plante un aspect de boudin
(Sahara-nature).
Les fleurs discrêtes blanc-jaunatre sont
entourees de bractees devenant jaune pale brillant en sechant.
Habitat : Espêce saharo-arabique, commune dans
tout le Sahara, dans les sols pierreux (Dr A. Chehma, 2006).
Recolte : octobre 2006.
Parties Utilisees : parties aeriennes.
Phannacopee: Ecrasee, elle est utilisee pour le
traitement des lesions cutanees.
Inter& pastoral: Elle est broutee par les
dromadaires.
Chapitre I: les plantes
medicinales
Bibliographie
· Anonyme, 2005, Ministêre de
l'Agriculture Et du Developpement Rural, Unite De Conservation et de
Developpement - Batna.
· Dr Abdelmajid Chehma, juin 2006,
catalogue des plantes spontanees du Sahara septentrional algerien, edition Dar
Elhouda, AM mlila, p 22, 32, 66, 73, 81, 104.
· Gildo Pastor, septembre 2006,
Précis de phytotherapie, edition Alpen, p 3,4.
· Larousse Encyclopedie MEMO, 1999,
le" edition Montreal (Quebec), p182.
· Les photos des plantes sont clichees par M. M.
Benarous en mai 2007 de la localite
de AM Madhi, Laghouat.
· Les plantes sahariennes sont identifiees par M A.
DJERIDANE et confirme par Dr M OUINTEN et M A.
SARIDI.
· Universalis Encyclopedia (CD), 2006.
·
www.sahara-nature.com.
Chapitre II: les composes phenoliques
Une des originalites majeures des vegetaux reside dans leur
capacite a reproduire des substances naturelles tres diversifiees. En effet, a
cote des metabolites primaires classiques (glucides, protides, lipides, acides
nucleiques), ils accumulent frequemment des metabolites dits « secondaires
» dont la fonction physiologique n'est pas toujours evidente mais qui
represente une source importante de molecules utilisables par l'homme dans des
domaines aussi differents que la pharmacologie ou l'agroalimentaire. Les
metabolites secondaires appartiennent a des groupes chimiques varies
(alcalokles, temenes, composes phenoliques...) qui sont tres inegalement
repartis chez les vegetaux mais dont le niveau d'accumulation peut quelquefois
atteindre des valeurs elevees. La notion de « metabolite secondaire »
resultait initialement de trois groupes d'observations : d'abord une difficulte
a attribuer a ces metabolites une fonction precise dans la physiologie
méme de la plante, ensuite une repartition tres inegale selon les
vegetaux, quelquefois entre des especes ou varietes a l'interieur d'une
méme espece, enfm une certain « inertie biochimique » car ces
substances sont rarement remobilisees dans la plante apres qu'elles y ont ete
accumulees (Jean-Jacques Macheix et al, 2005).
1. Les composees phenoliques ou les
polyphenols
Le terme volyphenols» est
frequemment utilise dans le langage courant et méme dans des articles
scientifiques ou de vulgarisation pour designer l'ensemble des composes
phenoliques des vegetaux. En fait, it devrait étre reserve aux seules
molecules presentant plusieurs fonctions phenols. Ce qui exclurait alors les
monophenols, pourtant abondants et importants chez les vegetaux. Donc la
designation generale «composes phenoliques» concerne a la fois les
mono-. di- et polyphenols dont les molecules contiennent respectivement une,
deux ou plusieurs fonctions phenoliques (Jean-Jacques Macheix et
al, 2005).
2. Classification des composes
phenoliques
Plusieurs milliers de composes phenoliques ont ete
caracterises jusqu'a aujourd'hui chez les vegetaux. Bien qu'etant tres
diversifies, ils ont tous en commun la presence d'un ou de plusieurs cycles
benzeniques portant une ou plusieurs fonctions hydroxyles.
Les composes phenoliques peuvent étre regroupes en de
nombreuses classes (Tableau II. 1) qui se differencient d'abord par la
complexite du squelette de base (allant d'un simple C6 a des formes tres
polymerisees) ensuite par le degre de modifications de ce squelette (degre
d'oxydation, d' hydroxylation, de methylation...), enfin par les liaisons
possibl es de ces molecules de bases avec d'autres molecules (glucides,
lipides, proteins, autres metabolites secondaires pouvant étre ou non
des composes phenoliques (Jean-Jacques Macheix et al,
2005).
Tableau IL1 : Les principales classes de
composees phenoliques (Jean-Jacques Macheix et al,
2005)
|
Les composes phenoliques
|
Classe
|
Sous classe
|
Structure chimique
|
Caracteristique
|
Exemple
|
|
Les formes simples
|
Acides hydroxybenzoIques
|
(p-hydroxybenzoIque. Protocatechique Vanillique, gallique.
Syringique, salicylique, gentisique
|
' OH
·
|
sont representes chez les gymnospermes et les angiospermes.
existent sous forme d'esters.
|
* epices * fraise
|
|
Acides hydroxycinnamiques
|
Acide cinnamique Acide p-coumarique Acide cafeique
Acide ferulique
|
COOH
OH lei
R3
|
* souvent lies a d'autres molecules organiques. * existent sous
forme d'esters.
|
* * grains de (pomme, fruits
pomme de terre)
|
|
Flavonokles
|
Chalcones
|
0
(SI
IP
|
* antibacterien * antifongique
|
divers
|
|
Flavanones
|
'
H1
|
* antioxydant
* anti-inflammatoire * anti radicalaire
|
Agrumes : orange, citron, pamplemousse
|
|
Flavonols
|
CI I-1
MS
11111
CI H
CI I-I
|
* anti-inflammatoire * anti- allergique
|
* fruits
* legumes * fleurs
|
|
Les composes phenoliques
|
Classe
|
Sous classe
|
Structure chimique
|
|
Caracteristique
|
Exemple
|
|
Les formes simples
|
Flavonokles
|
Flavones
|
H C
|
POD
allii
_ · H 1
|
|
* anti-inflammatoire * anti- cancer
|
* celeri, persil * la peau des fruits
|
|
Anthocyanidines
|
|
---1H
1H
|
0 H
|
* responsable de la couleur des plantes.
* responsable de l'astringence des fruits.
|
* Aubergine * Cerise
* Fraise
* Rhubarbe
* Choux rouge
|
|
Isoflavones
|
R3c
|
-r-8 Ra
1 2' - '';.,
_._.4_
|
|
* anti cancer
* Phytoestrogênes
|
* haricots de soja
* produits de soja
|
|
Autres particuliers
|
Oleuropeine
|
o cii--Lo
II
H3C0- C
|
OH
o_cii--oil . OF
-- CI+ Cli
0- Glucose
|
* antioxydantes
* antibacteriermes * antivirales.
|
* olive
|
|
vanilline
|
|
|
CHO
1.1
OH
|
OCH 3
|
|
* aromatisant
|
* graines de vanille
|
|
Les composes phenoliques
|
Classe
|
Sous classe
|
Structure chimique
|
Caracteristique
|
Exemple
|
|
Les formes
|
Tanins
|
condense
|
. _
· 1111_,.
110 OH
4111
= 41111111 .,
0 ;-i 02-E MS"
-=411-_
IIIII -
-
|
* anti parasitaire (gastro- intestinale chez les animaux). *
capable de se Her avec les proteins animales.
|
* Raisin rouge prune
* fraise
* the
* paume
|
|
'H OH
OH · ·H
OH--.
OH 'H OH
· H C.,' 0 1
OH .
i
OH
OH OH
O
OH OH
|
* anti parasitaire (gastro- intestinale chez les animaux). *
capable de se her avec les prproteinsanimales.
|
* chén
* Chdtaignier
*
dicotyledon
|
|
Polymerisation de 3 sous unites d'alcool :
* p-coumarylique * coniferylique * sinapylique
|
uu HO
oqd--E) 110H
OM.
101
04
HO OH no HO
·
0MO
MeO CH4
CM.
99
|
* hydrophobes
* lignification des tissus vegetaux.
* role de soutien de la plante.
|
* boil
* noyaux des fruits
angiospermes gymnospermes
|
|
Les composes phenoliques
|
Classe
|
Structure chimique
|
Caracteristique
|
Exemple
|
Les formes bees a des macromolecules non
phenoliques
|
Liees a des glucides
|
OH
OH
R
CH 2 OH
It
OH
lb OCH 3
OCH
OH W
0 o
i
OH CH 2
OH
|
* la reticulation de la paroi cellulaire
|
* la pulpe de la betterave
|
|
|
* lipophile
* defense de la plante contre les attaques biologiques.
|
* tubercule de pomme de terre
* pin
* chéne
|
|
|
Parmi les composes phenoliques les flavonokles occupent une
large classe.
2.1. Les flavondides
L'ensemble des flavonokles, de structure generale en C15
(C6-C3-C6), comprend a lui seul plusieurs milliers de molecules regroupees en
plus de dix classes dont certaines ont une tres grande importance biologique et
technologique: les anthocyanes, pigments rouges ou bleus, les flavones et les
flavonols, de couleur creme ou jaune clair, les flavanes dont les produits de
condensation sont a l'origine d'un groupe important de tannins et les
isoflavones qui jouent un role dans la sante humaine.

Figure ILL Squelette de base des flavonokles
(Abdelghafour MARFAK, 2003).
C'est d'abord la structure de l'heterocycle central et son
degre d'oxydation (Figure II.1) qui pennettent de distinguer les differentes
classes de flavonokles. Le cas extreme d'oxydation (le l'heterocycle central
correspond aux anthocyanidines, toujours presentes en milieu acide sous forme
d'un cation de couleur rouge, dit cation flavylium. Au contraire, dans le cas
des flavanes (flavane-3-ols comme la catechine; flavane-3,4-diols (quelques
fois denommes leucoanthocyanes car ils peuvent dormer des anthocyanes rouges
sous l'action d'un acide), le cycle central est tres fortement reduit. On
trouve des situations intennediaires chez les flavanones, les flavones, les
flavonols et d'autres groupes. Exceptionnellement, le noyau central de la
molecule peut ne pas étre totalement cyclise (chez les chalcones et
molecules voisines) ou se presenter sous forme d'un cycle ne presentant que 5
sommets (cas des aurones, de couleur generalement jaune vif).
A l'interieur de chacune des classes, les variations autour
du squelette chimique de base en C15 portent principalement sur trois
points:
- Le degre d'hydroxylation : des differents
cycles: ainsi, le cycle B est mono-hydroxyls chez le kaempferol ou la
pelargonidine, di-hydroxyls chez la quercetine ou la cyanidine, trihydroxyle
chez la myricetine ou la delphinidine. Il en resulte des differences de spectre
d'absorption donc de couleur chez les anthocyanidines et les autres
pigments.
- Le niveau de methoxylation : (groupements
O-CH3 a la place des seules fonctions phenoliques) : La
methoxylation diminue l'hydrosolubilite des molecules qui, dans des cas
extremes, sont alors presentes dans les exsudats de certains bourgeons
(peuplier) ou liees a des structures lipidiques comme les cires de feuilles
d'eucalyptus.
- Le niveau de glycosylation :
en dehors de quelques exceptions (d'une part le groupe des flavanes et
d'autre part quelques flavonokles excretes dans les exsudats) les flavonokles
des vegetaux sont presque tous lies a des sucres. A ce titre, ils appartiennent
au grand groupe des heterosides, la partie phenolique representant ici
l'aglycone. Il en resulte une complication dans la nomenclature que nous
expliciterons seulement dans le cas des anthocyanes. Ainsi, alors que le terme
« anthocyanes » a une valeur generale (designant soit les formes
naturelles glycosylees soit la molecule non glycosylee), la partie phenolique
seule est designee sous le nom d' anthocyanidines (par exemple la
pelargonidine ou la malvidine), alors que l'heteroside (molecule phenolique +
sucre associe) prend celui d' « anthocyanine » (la pelargonine ou la
malvine). Des regles semblables ou voisines sont adoptees pour les autres
flavonokles (par exemple la quercetine designant l'aglycone alors que la
quercitrine correspond a ce méme aglycone lie au rhamnose
(Jean-Jacques Macheix et al, 2005).
2.2. Les proprietes des flavondides
Une des proprietes majeures des flavonokles est de contribuer
a la couleur des plantes et notamment a celle des fleurs. Or, c'est par la
couleur de ses fleurs que la plante exerce un effet attracteur sur les insectes
et les oiseaux pollinisateurs, assurant par ce biais une &ape fondamentale
de sa reproduction. On peut egalement noter que les flavonokles, en repoussant
certains insectes par leur gout desagreable, peuvent jouer un role dans la
protection des plantes.
Par ailleurs, les flavonokles presentent un
interest therapeutique qui date de la decouverte de la vitamine C
par Szent Gyorgyi (Prix Nobel, 1937), chercheur de l'Universite de Szeged
(Hongrie), qui a constate que les symptOmes hemorragiques du scorbut, lies a la
fragilite ou l'hyperpermeabilite des vaisseaux, etaient gueris par des extraits
de paprika ou de jus de citron, riches en vitamine C et flavonokles. Cette
action a ete appelee proprietes vitaminique P (P etant la premiere lettre du
mot permeabilite).
3. Dans une cellule vegetale oft se trouve chaque
compose phenolique ?
Une des caracteristiques des composes phenoliques, qu'ils
partagent generalement avec l'ensemble des metabolites secondaires, est de
montrer une repartition tress inegale chez les differentes especes vegetales
et, pour une méme espece, selon la variete et le stade de developpement
physiologique ; les variations sont egalement considerables selon la nature des
tissus et des cellules composant le vegetal.
Les variations chimiques rapportees precedemment ont comme
consequence de modifier profondement la solubilite des molecules dans l'eau et
d'entrainer des modifications significatives de leur repartition dans la
cellule vegetale. On observe ainsi une
compartimentation nette des composes phenoliques avec deux
localisations principales bien distinctes:
- D'une part, la vacuole oil sont presents tous les composes
ayant un caractere hydrophile plus ou moins marque. Ils correspondent a la
plupart des formes simples decrites precedemment et a certaines formes
polymerisees comme les tannins. Il faut rappeler que la glycosylation tres
frequente des molecules phenoliques augmente considerablement
hydrosolubilite.
- D'autre part, la paroi oil sont retrouvees la lignine et les
differentes formes liees aux structures lipidiques, Dans les tissus oil la
plupart des cellules sont mortes (le bois par exemple), les composes
phenoliques, et en particulier les flavonokles, se retrouvent alors adsorbes
sur les structures parietales. Par ailleurs, certains flavonokles simples a
caractere apolaire (par exemple des formes tres methylees de flavonokles)
peuvent egalement étre presents dans des exsudats a la surface de
bourgeons ou de feuilles (Jean-Jacques Macheix et al,
2005).
4. Role et interet des polyphenols
Le role des composes phenoliques est maintenant reconnu dans
differents aspects de la vie de la plante et dans l'utilisation que fait
l'homme des vegetaux. Ils peuvent en effet intervenir:
· dans certains aspects de la physiologie de la plante
(lignification. regulation de la croissance, interactions moleculaires avec
certains microorganismes symbiotiques ou parasites...).
· dans les interactions des plantes avec leur
environnement biologique et physique (relations avec les bacteries, les
champignons, les insectes, resistance aux UV), soit directement dans la nature
soit lors de la conservation apres recolte de certains vegetaux.
· dans les criteres de qualite (couleur, astringence,
amertume, qualites nutritionnelles...) qui orientent les choix de l'homme dans
sa consommation des organes vegetaux (fruits, legumes, tubercules...) et des
produits qui en derivent par transformation.
· dans les variations de certaines caracteristiques des
vegetaux lors des traitements technologiques (preparation des jus de fruits,
des boissons fermentees...) pendant lesquels apparaissent frequemment des
brunissements enzymatiques qui modifient la qualite du produit fini.
· dans la protection de l'homme vis-à-vis de
certaines maladies en raison de leur interaction possible avec de nombreuses
enzymes et de leurs proprietes antioxydantes (Jean-Jacques Macheix et
al, 2005).
5. Quelques exemples d'implication industrielle des
composes phenoliques
Comme cela vient d'être largement developpe dans les
paragraphes precedents, les multiples proprietes chimiques ou biologiques des
composes phenoliques donnent a ces molecules et aux plantes qui les contiennent
un interest economique certain qui est pris en compte par les
industries agro-alimentaires et pharmaceutiques. En outre,
dans certains cas egalement três importants d'un point de vue economique,
les phenols naturels participent directement au developpement d'activites
industrielles dont certaines bien que três anciennes, beneficient des
progrês scientifiques et technologiques et de notre meilleure
connaissance des proprietes chimiques de ces composes. Nous retiendrons ici
deux exemples particuliêrement importants. 5.1. Utilisation des
tanins
La fabrication du cuir par tannage des peaux des animaux est une
activite humaine traditionnelle, déjà mise en oeuvre it y a
plusieurs millenaires dans le bassin mediterraneen. Elle a utilise pendant
longtemps des extraits vegetaux riches en tannins: ecorces et bois de
differents arbres ou arbustes (chéne, chataignier, eucalyptus, acacia.
Quebracho, etc.), fruits de myrobolan ou de differentes Cesalpiniees, feuilles
de sumac, galles causees par les attaques d'insectes sur les chénes ou
le pistachier... Les tannins d'origine vegetale ont cependant ete
progressivement supplantes, au cours du XXe si&le, par des
«tannins» mineraux (en particulier les sels de chrome) et ne sont
plus utilises que pour la fabrication de cuirs particuliers d'articles de luxe
ou d'orthopedie.
Les proprietes tannantes des tannins (qu'il s'agisse de
tannins hydrolysables ou de tannins condenses) sont dues a leur capacite a
former des liaisons entre les fibrilles de collagêne du tissu animal,
conduisant alors a un ensemble peu accessible a l'eau et en partie
protégé de l'action des bacteries. Les mecanismes chimiques du
tannage correspondent a une complexation irreversible des tannins avec les
proteins animales.
5.2. Importance des composes phenoliques dans la
qualite du bois
Une des applications directes des proprietes de la lignine
reside dans l'utilisation du bois pour les constructions humaines. En effet, ce
materiau presente a la fois une grande resistance mecanique et un
caractêre isolant marque vis-à-vis des variations de temperature
et d'humidite. Il est ainsi couramment utilise pour la realisation des
charpentes, des parquets, des fermetures (portes, volets, fenétres) et
des meubles. Par ailleurs, la haute valeur calorifique du bois, exploit&
traditionnellement depuis que l'homme a appris a maitriser le feu, est due pour
une part importante a la presence de la lignine. Ce compose a en effet une
haute teneur en carbone et se revêle plus energetique que les autres
constituants du bois, cellulose et hemicelluloses, et une teneur en lignine
plus elevee est associee a une chaleur de combustion plus importante.
En plus de la rigidite qu'apporte la presence de lignine,
deux proprietes complementaires du bois sont associees a la presence de
composes phenoliques: d'une part sa durabilite et d'autre part sa couleur
(Jean-Jacques Macheix et al, 2005).
Bibliographie
· Abdelghafour MARFAK, Le 12 Decembre
2003, Radiolyse gamma des flavonokles, etude de leur reactivite avec les
radicaux issus des alcools : formation de depsides, p 220. (These de Doctorat),
l'Universite de Limoges, Ecole Doctorale Sciences Biologie Sante, Faculte de
Pharmacie.
· Borivoj Klejdus, Radka Mikelova , Jitka
Petrlova ,David Potesil, Vojtech Adam, Marie Stiborovaa , Petr Hodek, Jan
Vacek, Rene Kizek, and Vlastimil Kuban, 06/24/2005, Evaluation of
Isoflavone Aglycon and Glycoside Distribution in Soy Plants and Soybeans by
Fast Column High-Performance Liquid Chromatography Coupled with a Diode-Array
Detector, journal of agricultural and food chemistry, Volume 53, pp
5848-5852
· Jean-Jacques Macheix Annie Fleuriet Christian
Jay-Allemand, 2005, les composes phenoliques des vegetaux, un exemple
de metabolites secondaires d'importance economique, presses polytechniques et
universitaires romandes, p 1, p 67, p viii, p 162.
Les enzymes
Historique
Les premieres demonstrations d'une activite enzymatique dans
des extraits naturels remontent au XVII' siecle, quand Reaumur d'abord et
Spallanzani ensuite montrent que le suc gastrique des oiseaux est implique dans
la digestion de la viande. La mise en evidence de l'activite d'autres «
enzymes » se poursuit au XIX' siecle. En 1833, Payen et Persoz isolent a
partir du malt une substance qui est responsable de la fermentation et qu'ils
nomment diastase. Ce terme sera par la suite utilise pour designer de
maniere generale toutes substances responsables de fermentation. Plus tard, le
suffixe -ase a ete conserve pour designer la macromolecule responsable d'une
activite enzymatique. Par exemple. L'amylase est un enzyme responsable de la
degradation de l'amidon. En 1836, alors qu'il etudie les processus digestifs,
Schwann isole la pepsine, une substance responsable de la digestion dans
l'estomac et le premier enzyme obtenu a partir d'un tissu animal (Athel
cornish-bowden et al, 2005).
Definition d'un enzyme
Les enzymes sont des catalyseurs biologiques qui jouent un
role central dans le monde vivant. Les reactions essentielles pour le
fonctionnement d'un étre vivant sont trop lentes et sans lu presence de
ces catalyseurs, la vie telle que nous la connaissons aujourd'hui ne serait pas
possible. Qu'il s'agisse de reactions simples comme la formation de bicarbonate
a partir d'eau et de dioxyde de carbone ou de reactions complexes comme la
replication de l'ADN, chaque reaction chimique se deroulant au sein d'un
étre vivant est catalysee par un ou plusieurs enzymes specifiques. Les
enzymes sont des macromolecules, des proteins ou des ARN (les ARN catalytiques
sont plus correctement denommes ribozymes), qui reconnaissent specifiquement
certaines molecules et accelerent les reactions de transformation de ces
molecules suffisamment pour que leur vitesse devienne compatible avec le
fonctionnement de l'organisme. Un second role essentiel joue par les enzymes
est d'assurer le couplage physique entre reactions endergoniques et reactions
exergoniques et de permettre ainsi de maintenir les systemes biologiques dans
des etats hors d'equilibre, egalement indispensables pour le maintien de la vie
(Athel cornish-bowden et al, 2005).
3. La specificite enzymatique
Le probleme de la specificite de l'enzyme pour son substrat
est au centre de l'enzymologie. C'est en effet la particularite la plus
fondamentale et la plus remarquable de cette catalyse. Les enzymes sont
etroitement specifiques d'une reaction chimique donne, realisee sur un type de
substrat demi. La configuration spatiale du substrat est donc en quelque sorte
reconnue par l'enzyme ; Ce fait est particulierement bien mis en evidence par
la specificite d'action vis-à-vis des isomeres optiques. Tres
generalement, les enzymes sont capables de metaboliser l'un et non pas l'autre.
Une hypothese simple regroupe ces dormees : le site
reactionnel d'une enzyme possede, au moires formellement, une
conformation spatiale complementaire de celle du substrat.
Le site catalytique
La fonction des enzymes est liee a la presence dans leur
structure d'un site particulier appele le site actif qui a la
forme d'une cavite ou d'un sillon. Les molecules sur lesquelles agit une enzyme
sont definies comme les substrata de la reaction enzymatique. Chaque
enzyme « recormait » specifiquement une ou plusieurs molecules de
substrat selon un principe de complementarite de type cle-sen-ure, d'apres le
modele statique de Fischer, grace a des sites de
reconnaissance et de fixation situes a sa surface.
Le site actif est constitue d'un petit nombre d'acides amines
qui le plus souvent ne sont pas contigus dans l'enchainement de la chain
polypeptidique. Ces acides amines sont caracterises par une chain laterale dont
a la fois la nature chimique (groupement ionisable ou polarisable) et la
structure (encombrement sterique) sont particulieres (Anonyme,
2003).
4. La cinetique enzymatique
4.1. L' activite enzymatique
4.1.1. Reaction catalysee par une enzyme (Bernard
Offmann, 2003)
Il y a au moires trois reactions simples:
1. Fixation du substrat (S) sur l'enzyme (E), formation du
complexe (ES)
2. Transformation du substrat lie (ES) en produit lie (EP)
3. Dissociation du complexe (EP), largage du produit (P)
ki k2 k3
+s .4,1 ES ...0"- 7P
...0"- ' + P
k_d k_2 k_3
Figure III.1 : Mecanisme reactionnel de la
formation du produit.
Leonor Michaelis et Maud Menten ont deduit de ce modele en 1913
une equation qui predit la vitesse initiale (de formation de P) en fonction de
la concentration du substrat:
Equation de Michaelis-Menten
Vo =
Vmax ·
[ S ]
[ S ] + Km
Tel que KM est la constante de Michaelis- Menten, et
Vmax est la vitesse maximale de la reaction enzymatique.
Dont sa representation graphique est port& dans la figure.
111.2.
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Figure 111.2. Graphe
de Michaelis-Menten: vo en fonction de [S]
4.1.2. Linearisation de l'equation de
Michaelis-Menten
Il est difficile de placer correctement a la main une
hyperbole dans un graphe. On se trompe tres facilement sur la hauteur de
Vmax. Pour simplifier
revaluation des resultats, on utilise une transformation de l'hyperbole en
droite. La plus connue est la transformation en doublereciproque de Lineweaver
et Burk :
1 / Vo = 1 / Vmax + (KM /
Vmax) · 1 /
[S]
Cette equation represente une droite de pente KM /
Vmax
L'intersection sur l'axe vertical est 1 / Vmax
et sur l'axe horizontal 1 / KM.
11 v 0 = 1 1 vmax +
(KM 1 vmax ). 1 1 [ s ]

0 I 2 3 4 5
Figure III. 3. Graphe de Lineweaver-Burk: 1/Vo
en fonction de 1/[S].
Cette representation permet d'estimer les constantes a l'aide
de papier millimetre et d'une regle. Elle a cependant le defaut de dormer trop
de poids aux valeurs experimentales les plus imprecises, celles des plus
petites concentrations de substrat.
4.2. L'inhibition enzymatique
4.2.1. Les inhibiteurs
De nombreuses substances modifient l'activite enzymatique en
se combinant a elle, ce qui altere la liaison de substrat et/ou son turnover.
Les substances qui diminuent l'activite enzymatique de la sorte sont appelees
des inhibiteurs.
Beaucoup d'inhibiteurs sont des molecules de structure voisine
du substrat de leur enzyme, mais qui soft ne reagissent pas, soient elles
reagissent tres lentement. De telle substance sont frequemment utilisees pour
elucider la nature chimique ou conformationnelle d'un site de liaison du
substrat, afin de determiner le mecanisme catalytique de l'enzyme. De plus,
beaucoup d'inhibiteurs d'enzymes sont des agents chimiotherapeutiques efficaces
car un analogue de substrat "non naturel" peut bloquer l'action d'un enzyme.
Par exemple, le methotrexate (appele aussi l'aminopterine) ressemble
chimiquement au dihydrofolate. Le methotrexate se lie fortement a la
dihydrofolate reductase, ce qui l'empéche d'assurer sa fonction
physiologique, la reduction du dihydrofolate en tetrahydrofolate.
Les inhibiteurs d'enzyme peuvent agir selon des mecanismes
varies. Dans cette section, nous allons etudier plusieurs de ces mecanismes
parmi les plus simples, et leurs influences sur le comportement cinetique des
enzymes qui suivent le modele de Michaelis-Menten (Donald Voet et
Judith G. Voet, 1998).
4.2.2. Les types d'inhibition :
4.2.2.1. Les inhibiteurs competitifs
Ils se lient de maniere reversible au site actif de l'enzyme
et en bloquent l'acces au substrat. Ils diminuent donc la concentration
d'enzyme libre ([E]). En general ils ressemblent chimiquement au substrat.
D'ailleurs, si une enzyme a plusieurs substrats possibles, ceux-ci peuvent
aussi agir comme inhibiteurs competitifs reciproques. Les meilleurs inhibiteurs
sont souvent en fait des analogues de l'etat de transition de la reaction.
|
k1
E -1- S
k-1
I
-1-
|
K2
ES -Ow E -1- P
|
kilt k_i
El
Figure 111.4 : Mecanisme reactionnel en presence
d'inhibiteur. Dans l'equation de Michaelis-Menten, KM est remplace
par:
Km = K m · {-1 +
[IFKI )

|
Yo
|
|
|
|
3 --
|
|
|
|
v,,,,,/ 2
|
|
|
,----- ..--
|
|
2 --
|
Oil K1= ki/k_i est la
constante de dissociation de l'inhibiteur. Le KM apparent augmente
donc, it y a perte apparente d'affinite pour le substrat. Cependant un
supplement de substrat peut compenser cette inhibition et la vitesse maximale
Vmax reste la méme.
5 --
4 --
,-----------17:: - --
_---------
,
Kri-


Km.
Kri
1
4 5 6 7 13 9
I

1
Figure 111.5. Variation de la vitesse
initiale en fonction de la concentration en substrat pour une reaction de
Michaelis-Menten simple en presence de differentes concentrations d'un
inhibiteur competitif.
En double-reciproque, on obtient des droites de pentes
differentes qui se croisent a 1/[S] = 0 : 1N max est donc
le méme, mais -1/Km est de plus en plus petit (fleches colorees), alors
que la pente augmente.

Figure 111.6. Representation de Lineweaver-Burk
de l'enzyme michaelienne inhibee competitivement decrite dans la Figure 111.5
Notez que toutes les droites se coupent sur l'axe
1/V0 a 1
/Vmax.
Exemples de medicaments: Le methotrexate, un analogue
structurel du tetrahydrofolate, est un inhibiteur competitif de la
dihydrofolate reductase, sur laquelle it se fixe 1000x mieux que le substrat
naturel. C'est un medicament anticancereux (Bernard Offmann,
2003).
4.2.2.2. Inhibition incompetitive
Dans l'inhibition incompetitive, l'inhibiteur se
lie directement au complexe enzyme-substrat, sans pouvoir se fixer a l'enzyme
libre (Donald Voet et Judith G. Voet, 1998).
ki 2
E +S NIN''' ES
-11.- E + P 1(4
+1
kilrt k-js
PSI
Figure 111.7: Mecanisme reactiormel en
presence d'inhibiteur.
Dans ce cas, V. et KM diminuent du méme
facteur (1 + [WIC's), alors que KM / V. reste inchange.
L'affinite apparente de l'enzyme pour le substrat augmente donc :
(Bernard Offmann, 2003).
Villa; -- Vmax i (1
+ [I]1KIs )
Km = Km i ti + [1]1Kis )

0 4 b 8 10
Figure 111.8. Variation de la vitesse
initiale en fonction de la concentration en substrat pour une reaction de
Michaelis-Menten simple en presence de differentes concentrations d'un
inhibiteur incompetitif (Bernard Offmann, 2003).
En double-reciproque, on obtient des droites paralleles de pente
constante KM / V.
Chapitre III: les enzymes

0
2
- 0_5
0_5
Figure 111.9. Representation de Lineweaver-Burk
de l'enzyme michaelienne inhibee incompetitivement decrite dans la Figure 111.8
(Bernard Offmann, 2003).
4.2.2.3. Les inhibiteurs non-competitifs
Its se lient de maniere reversible ailleurs qu'au site actif de
l'enzyme et n'en empéchent pas l'acces. Il s'agit donc d'inhibiteurs
allosteriques, c'est-à-dire agissant a un autre (allo-) site.
K1 2
E + S ..410 · ES
-lo. E + P
k-1
+ I +I
kilt k_i kisif k-is
kli
El
4111P'
ESI
k.11
Figure III.10: Mecanisme reactiormel en
presence d'inhibiteur.
Dans le cas particulier oil la fixation de l'inhibiteur ne
modifie pas la fixation du substrat, ou reciproquement = Kis et
Ki = l'inhibiteur (dit "non-competitif pur") diminue [E]T
sans modifier la repartition entre enzyme libre et lie. Dans ce cas, c'est V.
qui est remplacee par:
vmax = vmax I
(1 + [I]/KI )
Le KM reste constant, mais it y a perte apparente de
concentration d'enzyme, donc reduction de V..

vo
a 2 3 ! 7 B 9 10
Figure III.1 1. Variation de la vitesse
initiale en fonction de la concentration en substrat pour une reaction de
Michaelis-Menten simple en presence de differentes concentrations d'un
inhibiteur non competitif (Bernard Offmann, 2003).
En double-reciproque, on obtient des droites de pentes
differentes qui se croisent a -1/KM

1.5
2
Figure 111.12. Representation de Lineweaver-Burk
de l'enzyme michaelienne inhibee non competitivement decrite dans la Figure
III.11 (Bernard Offmann, 2003).
5. Classification des enzymes
Les enzymes sont classees et nominees en fonction de la nature
des reactions chimiques qu'elles catalysent. Il y a six classes principales de
reactions catalysees par les enzymes (Tableau III.1), ainsi qu'un certain
nombre de sous-classes et de sous-sous-classes a l'interieur de chaque classe.
Chaque enzyme se voit assignee deux noms et une classification a quatre
chiffres (Donald Voet et Judith G. Voet, 1998).
Tableau III. 1 : Classification des enzymes
selon la reaction catalysee.
Classification Type de reaction catalysee
Oxydoreductases Transferases Hydrolases Lyases
Isomerases Ligases
Oxydoreduction
Transfert de groupes fonctionnels
Hydrolyse
Elimination de groupes et formation de doubles liaisons
Isomerisation
Formation de liaison couplee a l'hydrolyse de l'ATP
6. Les enzymes etudiees
6.1. L'a- amylase
L'amylase a ete purifiee en 1835 du malt par Anselme Payen et
Jean Persoz. Leur travail les a merles de suspecter que des substances
semblables, maintenant connues sous le nom d'enzymes, pouvaient participer dans
les processus biochimiques.
Elle est repandue dans tous les organismes vivants. Dans les
systemes digestifs des humains et beaucoup d'autres mammiferes, elle est aussi
appelee « diastase » (Encyclopaedia Britannica,
2007).
L'amylase hydrolyse l'amidon, le glycogene, et la dextrine
pour former le glucose, le maltose et les dextrines.
Une alpha-amylase appelee la ptyaline est produite par les
glandes salivaires, tandis que l'amylase pancreatique est secret& par le
pancreas dans le petit intestin (Encyclopaedia Britannica,
2007). La Ptyaline commence la digestion du polysaccharide dans la
bouche ; le processus est complete dans le petit intestin par l'amylase
pancreatique, parfois appelee l'amylopsine (The Columbia Encyclopedia,
2006)
Les Béta-amylases sont presentes dans les levures, les
moules, les bacteries, et les plantes, en particulier dans les grains. La
13-amylase attaque l'amylose de chain droite mais ne peut pas attaquer la
majeure partie de l'amylopectine de chain en branche (Encyclopaedia
Britannica, 2007).

Figure 111.13. Structure de l'alpha amylase
pancreatique humaine.
Les trois domaines sont montres : le domaine A est rouge; le
domaine B est jaune ; le domaine C est noir. L'ion de calcium (sphere bleue) et
l'ion de chlorure (sphere jaune) sont egalement montres a proximite immediate
du centre catalytique. Le ligand d'acarbose (bouleet-bdton vert) est lie au
site actif. Des ligands de monosaccharide et de disaccharide (dans la
representation de boule-et-bfiton) sont attaches aux accepteurs exterieurs
(Minxie Qian et al, 1997).
6.1.1. La reaction specifique
Les a-amylases (a-1,4-glucan-4-glucanohydrolase, EC 3.2.1.1)
sont les enzymes omnipresentes synthetisees dans tous les genres de la vie, de
poids moleculaire 50 kDa. Tous les a-amylases lient au moms un ion fortement
conserve de Ca2+ qui est exige pour l'integrite structurale et pour
l'activite enzymatique (Nushin Aghajari et al,
2002).
L'a-amylase pancreatique humaine (APH) catalyse l'hydrolyse de
la liaison glycosidique a(1-4) en polymeres de glucose tels que l'amidon. L'APH
est composee de 496 acides amines en une seule chain de polypeptide liee aux
ions essentiels de chlorure et de calcium. L'hydrolyse de l'amidon ou les
substrats se produisent avec la conservation nette de la configuration au
centre anomerique de sucre, et sont censes proceder par l'intermediaire d'un
double mecanisme de &placement comportant la formation et l'hydrolyse d'un
intennediaire de b covalent glycosyle-enzyme (Dr. Anjuman Begum,
2007).
6.1. 2. Interet de l'inhibition de
l'alpha amylase
Les amylases sont une partie de la plus large classe des
enzymes hydrolytiques appelees les glycosidases, clivent les liaisons
glycosidiques de l'amidon dormant les fragments de disaccharide qui sont plus
tard decomposes en glucose (Figure III. 14).
OH
0
|
HO
|
HO0
HO
Amidon
|
OH
0
OH
H00 0 HO
HO
|
amylase
|
|
disaccharicles - glucose
|
|
Les inhibiteurs qui bloquent la reaction hydr olyt ique
|

OH
HO
HO
H5
HO
(1`
-0
Ffp,,
OH HN-4
NHO. HN
HN7i
OH No NH2
NH
HN
Octapeptide lineaire
1-1C
OH
I-10
FIN
HO
HOo
HO
acarbose
Four le traitement de diabete
Les inhibiteurs
OH
O
N
HN
H2N
Figure III. 14. Les inhibiteurs : l'acarbose
et l'octapeptide de la reaction catalysee par l'amylase (Nicola Pohl,
2005).
Les inhibiteurs des amylases ont déjà montre
leur utilite en aidant les diabetiques (Franco, O.L. et al,
2002). Les niveaux de glucose des diabetiques peuvent étre
contrOles apres des repas par l'administration d'un inhibiteur d'amylase tel
que l'acarbose. Acarbose est un produit naturel obtenu par la fermentation et
est structurellement lie au substrat d'oligosaccharide d'amylase, car jusqu'a
cinq residus de glucose sont connus pour étre adaptes dans le site actif
d'amylase (Machius et al, 1996). Il est interessant
que certains plantes et micro-organismes produisent les inhibiteurs d'amylase
qui sont bases sur des proteins plutOt que les carbohydrates. Ces proteins
inhibitrices, qui s'etendent dans la taille de 32 acides amines avec 3 liaisons
disulfures a plus de 19 kDa, regule l'activite d'amylase endogene, par exemple
dans les grains des plantes, aussi bien que pour defendre contre les amylases
digestives d'autres organismes telles que les insectes (Breuer,
2003).
On a rapporte que l'inhibition des a-amylases induit la
tolerance des carbohydrates, la satiete et la perte de poids, et pour prolonger
le vide gastrique. Les inhibiteurs d' a-amylase ont ainsi un potentiel
therapeutique pour le traitement de l'obesite et du diabete non-insulin
(Juliet A. Gerrard et al, 2000).
6.2. La trypsine
Sous le terme de trypsine immun reactive (TIR), on regroupe un
ensemble de molecules qui ont en commun d'être reconnues par divers
anticorps developpes contre la trypsine humaine cationique ou trypsine-1. Cette
protease est issue de l'activation du plus abondant des trypsinogenes produits
par le pancreas chez l'homme.
La trypsine est une protein de 201 acides amines d'un poids
moleculaire de 23 kDa et qui possede quatre ponts disulfures.
La trypsine est synthetisee par les cellules acines du
pancreas sous forme d'une pro-enzyme qui inactive le trypsinogene. Il existe en
fait deux trypsines originaires de deux isoformes differentes du trypsinogene
mais a capacites catalytiques quasi identiques. Cette activite proteolytique
est tres intense ; elle se manifeste au niveau des liaisons carboxyliques de la
lysine et de l'arginine.
La plus grande partie de la secretion pancreatique passe dans
le duodenum mais une faible partie est retrouvee dans le serum oil elle est
amen& par les voies veineuses, lymphatiques et peritoneales. Il existerait
egalement une secretion endocrine. La trypsine serique peut donc representer un
passage fortuit de l'enzyme dans la circulation mais aussi un recyclage
enzymatique ou encore un mecanisme d'autoregulation de la synthese. Une infime
proportion du trypsinogene secrete se retrouve dans la circulation sanguine,
oil it est detectable par des techniques sensibles.
Le pouvoir proteolytique de la trypsine est trop intense pour
qu'elle circule isolement dans la circulation sanguine. Elle se presente donc
dans le serum, liee a des inhibiteurs des proteases tels que
l'ai-antitrypsine et l'a2-macroglobuline. La trypsine
developpe son activite dans les voies intestinales (0. Gaillard,
1996).

Figure 111.15. Structure par rayons X de la
trypsine bovine.
Dessin de l'enzyme complexes avec son substrat polypeptidique
(en vert) dont la chaine laterale d'arginine occupe la poche de specificite de
l'enzyme (en pointilles bleu), la chaine des Ca, les pouts
disulfures et les chains laterales de la triade catalytique, Serine 195,
Histidine 57, et Aspartate 102 sont representees (D. Voet et J. G.
Voet, 1995).
6.2.1. La reaction specifique
La trypsine est une enzyme de la digestion synthetisee et
secret& par les cellules acinaires pancreatiques, en passant par le canal
pancreatique, dans le duodenum (la partie superieure du petit intestin), elle
catalyse l'hydrolyse d'une liaison peptidique d'un residu chargé
positivement : l'arginine et la lysine (D. Voet et J. G. Voet,
1995).
6.2.2. Interet de l'inhibition de la
trypsine
Trypsine-like proteases a serine composent une famille
d'enzymes avec une importante activite. Its sont connus pour étre
impliques dans beaucoup d'etats physiologiques et desordres pathologiques. Leur
activite non contrOlee est nes dangereuse et mene souvent aux maladies
serieuses comme emphyseme, fibrose cystique ou developpement et progression de
cancer. Par exemple, l'enzyme principale dans la croissance et la metastase de
tumeur est activateur plasminogen d'urokinase (uPA) appartenant a la famille de
protease a serine (trypsine-type).
Dans des conditions physiologiques normales, cette enzyme joue
un role essentiel dans des processus d'angiogenese mais ces resultats non
contrOles d'activite dans d'enormes niveaux de la plasmine active, qui facilite
le mouvement des cellules de cancer (Marcin Sienczyk et Jozef
Oleksyszyn, 2004).
Formes moleculaires multiples d'inhibiteurs de trypsine (TI)
et chymotrypsine (CI), qui sont des enzymes digestives typiques des insectes,
des mammiferes et des micro-organismes, et subtilisine (SI), une proteinase de
beaucoup de bacteries et mycetes phytopathogenique (Alexander V.
Konareva et al, 2001).
La grande variete d'inhibiteurs de protease a serine sont
fournies par plusieurs sources telles que les tissus, micro-organismes,
plantes, etc., jouent un role important en reglant les enzymes proteolytiques.
L'analyse des complexes de protease-inhibiteur aide a la comprehension du
mecanisme d'action, aussi bien que pour concevoir des inhibiteurs. Les
inhibiteurs de protease sont repandus en nature, variant de petites molecules,
peptides aux proteins. Jusqu'ici, 18 differents inhibiteurs de protease ont ete
classifies et la liste est en croissance continue. Dans la plupart des
inhibiteurs de protease la boucle de reactif-site, avec la geometrie
specifique, bloque le site actif et la region substrat-liante (B. Syed
Ibrahim et Vasantha Pattabhi, 2005).
L'activation inadequate du trypsinogene dans le pancreas mene
au developpement de la pancreatite. Une fois que la trypsine est activee, elle
est capable d'activer beaucoup d'autres proenzymes digestives. Ces enzymes
pancreatiques activees augmentent plus loin l'autodigestion du pancreas. La
trypsine active egalement des cellules par l'intermediaire du recepteur de
trypsine. Le recepteur de la trypsine est egalement connu en tant qu'un des
recepteurs actives par protease, a savoir PAR-2, recemment. Les cellules
acinaires et les cellules de conduction expriment PAR-2 abondant. L'activite de
la trypsine dans le pancreas est contrOlee principalement par l'inhibiteur
pancreatique secrete de la trypsine (PSTI), qui est egalement connu en tant que
type 1 de Kazal d'inhibiteur de protease de serine (SPINK1).
PSTI est synthetise dans les cellules acinaires du pancreas et
agit en tant qu'un inhibiteur normal efficace de trypsine pour empécher
l'occurrence de la pancreatite. Quand le trypsinogene est active a la trypsine
dans le pancreas, PSTI lie immediatement a la trypsine pour empécher
davantage l'activation des enzymes pancreatiques. PSTI bloque egalement
l'activation supplementaire des cellules pancreatiques par l'intermediaire du
recepteur de trypsine, PAR-2 (figure III. 16).

Activation des cellules : acinaires
de conduction inflammatoires
a travers le rècepteur de la trypsine
(PAR-2)
Kallikreinog6ne f Chymotrypsino gene Proelastase roc arb
oxyp eptidase rop hasp holipas e A2

Kallikreine Chyrnotrypsine Elastase
Carboxy-peptidase Phospholipase A2
Figure 111.16. Voies d'activation des
proenzymes et du PAR-2 par la trypsine.
Une fois que la trypsine est activee, elle est capable
d'activer beaucoup d'autres proenzymes digestifs. La trypsine active egalement
les cellules pancreatiques et inflammatoires par l'intermediaire de PAR-2.
L'activite de trypsine dans le pancreas est contrOlee principalement par PSTI.
Quand le trypsinogene est active a la trypsine dans le pancreas, PSTI lie
immediatement a la trypsine pour empécher davantage l'activation des
enzymes pancreatiques (Masahiko Hirota et al,
2003).
6.3. La lipase
Nous obtenons des lipides de l'ingestion, du stockage, ou de la
synthese. Les graisses dietetiques emulsionnees par des sels de bile, digeres
par des lipases, absorbees dans le systeme de lymphe, apres elles entrent dans
la circulation sanguine (Marcotte, 2005). Les lipases ont ete
citees en tant qu'une des plus souples des enzymes par la plupart des
scientifiques de recherches du monde. Elles sont employees dans un certain
nombre de bioconversions et leurs applications peuvent étre trouvees
dans les industries comme pharmaceutique, la laiterie, le detergent, le produit
de beaute, le produit oleochimique et d'autres. Selon l'opinion courante de
l'industrie et du milieu universitaire, it peut y avoir d'exploitation
commerciale a grande echelle de ces enzymes en prochaines annees. Cette base de
donnees est une compilation des donnees liees aux lipases.
Les lipases (EC 3.1.1.3, triacylglycerol lipases) sont des
enzymes qui ont ete classiquement utilisees pour continuer l'hydrolyse des
triglycerides avec la production concomitante des acides gras libres. Cependant
ces enzymes montrent egalement l'activite catalytique vers une grande variete
d'alcools et d'acides dans des reactions de synthese d'ester a condition que
l'activite de l'eau soit tres basse (Dr. P. Gautam, 2006).
L'entite fonctionnelle pour l'hydrolyse des triglycerides
alimentaires dans l'intestin, serait un complexe ternaire associant la lipase,
la colipase et une micelle de lipides biliaires. La taille, plus que la nature
chimique de la micelle serait importante. La destabilisation de l'interface
lipidique pourrait se faire par des peptides obliques de la
lipase et de la colipase (Denis Lairon, 2007).

A
Figure III. 17. Structure trois dimensionnel de
la lipase pancreatique humaine (Marion Ansorge-Schumacher,
2007).
6.3.1. La reaction specifique
La plupart des lipases agissent a une position specifique sur
la molecule de glycerol d'un substrat de lipide (A1, A2 ou A3). Dans
l'exemple de la lipase pancreatique humaine (LPH), qui est l'enzyme principale
responsable de decomposer des graisses dans le systeme digestif humain, une
lipase acte pour convertir des substrats de triglycerides trouves en huiles de
nourriture en monoglycerides et acides gras libres (Princeton
University, 2005).
6.3.2. Interet de l'inhibition de la
lipase
La lipase pancreatique est l'enzyme la plus importante pour la
digestion des triglycerides. L'application d'un inhibiteur de lipase a ete
examinee plus tot comme traitement pour l'obesite. Orlistat (RO 18-0647), un
derive hydrogens de lipstatine derive du Streptomyces toxitricini, est
un inhibiteur efficace de la lipase gastrique et pancreatique, et s'est avers
étre efficace pour le traitement d'obesite. L'existence des inhibiteurs
de lipase dans divers produits alimentaires a ete recherchee, et la presence de
ces inhibiteurs dans les cereales, dans le son de ble, germe de ble et dans le
soja a ete rapportee. Des inhibiteurs de lipase ont ete egalement cherches dans
les produits naturels tels que les medecines chinoises et les diverses herbes
(M Yamamoto et al, 2000). L'obesite est Fun des
problemes principaux de la sante publique dans les pays developpes. On le
considere comme un facteur de risque lie a la genese ou le developpement des
maladies chroniques principales, y compris la maladie cardiovasculaire, le
diabete, et le cancer. Aux Etats-Unis, l'obesite augmente a un taux alarmant.
Le poids excessif et l'obesite sont les troubles nutritifs les plus communs aux
Etats-Unis, affectant la majorite d'adultes dans le pays (Diego A.
Moreno et al, 2003).
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08/09/2006, Hydrolases, Department of Biotechnology, Aachen
University.
The Columbia Encyclopedia, 2006, Columbia
University Press
.Ca par6e
Expirimenble
Chapitre IV: extraction et quantification des
composes phenoliques
1. Extraction des composes phenoliques
La recolte des plantes a ete effectuee en octobre 2006, de la
region de Laghouat "Sidi Makhlouf', ce sont sept plantes, elles sont sechees a
l'ombre pendant sept mois.
Les parties aeriennes de ces plantes (sauf pour le Gondale, ce
sont des racines) sont finement broyees puis stockees dans des sachets en
papier jusqu'a l'utilisation.
La procedure suivie est celle appliquee dans le laboratoire des
sciences fondamentales, elle comporte trois sous &apes:
1.1. La maceration
La masse choisie est de 5 g de chaque poudre de plante, elle
est maceree dans un mélange hydro-alcoolique (methanol
(CH3OH)/eau 80/20: v/v) pendant 24 h a temperature ambiante et a
l'obscurite.

Zwadet Elkhrouf
Serr
Figure IV. 1. La poudre de chaque plante
aprês le broyage.
1.2. La &pigmentation
Aprês filtration des extraits hydro-alcooliques, ils
subissent une evaporation sous vide dans un rotavapeur a une temperature de
60°.
La phase aqueuse de chaque extrait est lay& un
ou plusieurs fois jusqu'a l'epuisement total avec un demi-volume de l'hexane
dans une ampoule a decanter afin d'eliminer toutes traces de composes apolaires
(pigments, lipides, etc.).

Figure IV. 2. Le lavage par l'hexane de deux
extraits des plantes "Zewadet elkhrouf' et "Gondale".
1.3. La purification
La phase aqueuse ainsi obtenue est ensuite
lay& un ou plusieurs fois avec un volume d'acetate d'ethyle.
L'addition d'un mélange de deux solutions aqueuses (4m1): sulfate
d'ammonium (NH4)2SO4 20 % (m/v) et l'acide
orthophosphorique H3PO4 2% (m/v) facilite le passage des
composes phenoliques de la phase aqueuse vers le solvant « l'acetate
d'ethyle».
La phase organique obtenue est sechee sur sulfate de sodium
anhydride Na2SO4pour eliminer toutes traces d'eau.
Aprês filtration le solvant est evapore sous pression reduite a
60°C. Les extraits phenoliques obtenus sont sous forme d'une poudre ou
pfite, de couleur jaune, marron et vert militaire suivant la nature de la
plante, ils sont aussi peses pour calculer le rendement de chaque plante.
Le residu est repris dans 10 ml de methanol pur et conserve a
--10°C dormant l'extrait phenolique purifie.
Le tableau IV. 1 presente l'aspect, la couleur et la masse de
chaque extrait phenolique de chaque plante :
Tableau IV. 1. La couleur, l'aspect et la
masse de chaque extrait phenolique
Plante
|
Couleur
|
Aspect
|
Masse (g)
|
Rendement (%)
|
Foulia
|
Vert militaire
|
Poudre+pfite
|
0.3
|
5.8
|
Gondale
|
Jaune
|
Poudre
|
0.3
|
5.8
|
Lelma
|
Vert militaire
|
Pfite
|
0.1
|
2
|
Remth
|
Marron clair
|
Pfite
|
0.04
|
0.8
|
Reguig
|
Vert militaire
|
Pfite
|
0.06
|
1.2
|
Serr
|
Marron
|
Poudre +pfite
|
0.37
|
7.4
|
Zewadet Elkhrouf
|
Vert militaire fonce
|
Poudre +pfite
|
0.36
|
7.2
|
|

Figure IV. 3. Les extraits alcooliques
bruts
2. Quantification des composees phenoliques
2.1. Dosage des phenols totaux
Le principe de ce dosage est adapte par Singleton et Ross (en
1965) avec le reactif de Folin -- Ciocalteu (B.I.GINER-Chavez
,1996).
Le reactif de Folin-Ciocalteu est un acide de couleur jaune,
constitue de polyheterocycles acides contenant l'acide phosphotungestique
H3PM12040 et l'acide phosphomolybdique
H3PW12040 dont la reaction est :
Oxydation des phenolates --> reduction des polyheterocycles
--> formation d'un complexe
molybdene(Mo8023)-tungstene
(W8023) stable bleu qui absorbe fortement a
une longueur d'onde de l'ordre 760 nm. Le phenol standard utilise dans cette
methode est l'acide gallique dont la formule chimique est presentee dans la
figure IV. 4.

Figure IV. 4. L'acide gallique (Acide
3,4,5-trihydroxybenzoIque).
2.1.1. La courbe d'etalonnage
A partir d'une solution mere aqueuse preparee de l'acide
gallique de concentration massique 0.5 g/1, des solutions filles sont ainsi
preparees de concentration allant de 0.06 g/1 jusqu'a 0.28 g/1.
A l'aide d'une micropipette, 100 gl de chaque solution est
introduite dans des tubes a essais, suivi de l'addition de 500 gl du reactif de
Folin-Ciocalteu (10 fois dilue dans l'eau), apres 2 minutes 2 ml de carbonate
de sodium Na2CO3 a 20% (m/v) ont ete ajoutes (favoriser
un milieu alcalin pour declencher la reaction d'oxydoreduction), par la suite
ces solutions sont maintenus a l'obscurite pendant 30 minutes a temperature
ambiante. La lecture de l'absorbance de chaque solution est effectuee a l'aide
d'un spectrophotometre de Shimadzu 1601 (figure IV .5) a une longueur d'onde de
760 nm contre un blanc (méme solution sans la solution d'acide gallique)
ce qui nous permet de tracer la courbe d'etalonnage (figure IV .6).

f -4111111F"'
Figure IV. 5. Le spectrophotometre UV-visible
de Shimadzu (1601).

0
0,1
0,2
0,3
co
|
|
C
|
0,8
|
8
|
|
|
0,6
|
-E 0
|
|
.c%
|
0,4
|
|
0,2
|
|
0
|
|
Concentration |