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Impact de la radio communautaire Tayna sur la protection des ressources naturelles en milieu de Kasu

( Télécharger le fichier original )
par Syendwa KAVUSA
Université de conservation de la nature et développement de Kasugho - Gradué 2007
  

Disponible en mode multipage

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    IN MEMORIAM

    - A vous NZALA pour avoir équipé l'Institut LUVANGO, école qui nous a servi d'éducation si solide pour embrasser les études universitaires ;

    - A nos aïeux SYENDWA et Bernard KIHIMBA II pour avoir songé à créer l'E.P Manga école où nous avons acquis la base scientifique ;

    - A notre aîné, le regretté MUHINDO SYENDWA Arnold pour son testament si éducationnel ;

    - A vous Excellence, Archevêque de Bukavu Charles MBOGHA pour vos oeuvres si grandioses dans le groupement Vuhimba à travers l'Eglise Catholique.

    DEDICACE

    A nos parents KAMBALE MUHOLU Barthélemy et KANYERE Domitille pour nous avoir engendré ;

    A l'honorable Mwami MUKOSASENGE II pour nous avoir recommandé comme boursiers à l'UCNDK ;

    A tous nos frères et soeurs : KAMBALE Cyrille, Albert KABUYAYA, Yvonne, Euphrasie Joséphine, Musavulwa KAKULE SYENDWA, Jean-Louis KASEREKA et à nos noeuves et nièces pour leur soutien matériel que moral;

    Au cousin KAMBALE MASEHI et LETAKAMBA Zawadi pour leur soutien respectivement financier et religieux pendant notre séjour à Kasugho ;

    A tous mes collègues de la classe de 6ème année secondaire pour le partage de souffrance lors de la passation de examens d'Etat session 2004 ;

    A toute la famille régnante du groupement Buhimba pour avoir lutter sans relâche à l'intronisation coutumière du Mwami KANZIRA.

    A vous tous et à chacun de vous nous dédions ce travail.

    REMERCIEMENTS

    Comme ce travail est le fruit d'efforts combinés de différentes personnes, puissent à cette occasion adresser ce mot de remerciements aux personnes suivantes :

    v Au Chef des Travaux Anatole KALUMBI MWANA pour avoir accepté malgré ses multiples occupations d'encadrer et diriger ce travail.

    v A toutes les autorités académiques de l'UCDK, qui dans leurs démarches nous ont muni de bons enseignants pour nous offrir leurs expériences méritoires chacun dans son domaine tout au long de notre course scientifiques.

    v Au Conservateur en Chef Monsieur Pierre KAKULE VWIRASIHIKYA pour avoir battu cette Université de Conservation de la Nature dans ce milieu de KASUGHO qui reste bénéfique pour les générations présentes et futures des milieux urbains que ruraux désireuses défendre avec toute couleur, la protection de la Nature pour un environnement sein.

    v Au grand frère Musavulwa KAKULE SYENDWA pour son soutien scientifique.

    v A tous ceux qui ont de près et de loin apporté leur contribution à la réalisation de ce travail et compagnons de lutte : KAMUNDU, MATUMO, MADIRISHA, Cavalier, MBANGI, KAHONGYA, MATITA, Jacques VAGHENI, Jérémie KALINDA, MUSOVOLI Mature,

    v L'informaticienne KAHAMBU SIVYAENDERA Espérance pour avoir saisi ce travail.

    v A tous nos cadets scientifiques du domaines de la communication.

    v A Monsieur Alphonse SAYITABO pour les différents conseils au niveau de la bibliothèque de l'UCNDK.

    Qu'ils trouvent ici l'expression de nos sentiments de reconnaissance.

    KAVUSA SYENDWA

    RESUME

    Les ressources naturelles subissent une pression issue de l'activité humaine. Tel est le constat des écologistes. Ces derniers préoccupés par ce fait, veulent que soit protégée durablement la nature. Ils vulgarisent à travers différents moyens de communication, des messages, des informations, des conseils à toute la population de la place pour militer à l'utilisation rationnelle des ressources naturelles. Ces moyens de communication (Radio, Télévision, revue,...) restent le plus souvent influents et persuadent leur cibles à protéger durablement l'héritage naturel sur le plan locale que mondial. Notre étude effectuée dans le milieu de Kasugho a porté sur l'impact de la RCT sur la protection des ressources animales et végétales. Cette radio a déjà influencé à 87.6% la population de Kasugho à protéger les ressources animales et végétales. Aujourd'hui il n'y a plus de vente publique de la viande sauvage. Pour ainsi dire une recrudescence de la pression de l'homme sur ce genre des ressources a diminué. En fin, la RCT a amené sa cible à donner sa contribution à protéger les ressources naturelles.

    SUMMARY


    Natural resources undergo a pressure issue of human activity. Such is the environmentalists.The latter concerned about this fact, want to be permanently protected nature. They vulgarisent through various means of communication, messages, information, advice to the entire population of the plant to advocate the rational use of natural resources. These means of communication (radio, television, magazine,...) remain the most influential and persuade their targets to protect sustainable natural heritage on the local and global. Our study carried out in the middle of Kasugho focused on the impact of RCT on the protection of animal and plant resources. This radio has already influenced at 87.6% of the population Kasugho to protect animal and plant resources. Today there are more public sale of wild meat. So to say a resurgence of the pressure of man on this kind of resources has declined. In the end, RCT led its target to give its contribution to protecting natural resources.

    SIGLES ET ABREVEATIONS

    A J C N 

    Association des Jeunes pour la Conservation de la Nature

    Admi. :

    Administration

    C A C N :

    Club des Amis pour la Conservation de la Nature

    C.I :

    Conservation Internationale

    Ed :

    Edition

    Km :

    Kilomètre

    N° :

    Numéro

    NVN :

    Non vernaculaire nande

    P U F :

    Presse Universitaire de France

    p. :

    Page

    R A C O G O:

    Réseaux des Radios Télévisions Communautaire à l'Est du Congo

    R C T :

    Radio Communautaire Tayna

    R D C :

    République Démocratique du Congo

    R G T :

    Réserve des Gorilles de Tayna

    R N T :

    Réserve Naturelle de Tayna

    Rédaf. :

    Rédacteur en chef

    T F C :

    Travail de Fin de Cycle

    UNCDK :

    Université de Conservation de la Nature et de Développement à Kasugho

    PLAN DU TRAVAIL

    INTRODUCTION GENERALE

    CHAPITRE I : GENARALITES SUR LES CONCEPTS DE BASE

    CHAPITRE II : PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE

    CHAPITRE III : ANALYSES DES RESULTATS

    CHAPITRE IV : DISCUSSION DES RESULTATS

    CONLUSION GENERALE

    INTRODUCTION GENERALE

    0.1. Problématique

    Depuis longtemps, la République Démocratique du Congo attire la curiosité du monde, ceci suite à ses richesses naturelles aussi diversifiées. Celles-ci lui offrent une grande importance à l'échelle régionale que mondiale. Cependant la question que certains scientistes se posent, en voyant ces richesses naturelles subir une pression accentuée par l'activité de l'homme mais aussi naturelle, est de savoir « comment préserver ces ressources naturelles ». Cette question préoccupe bon nombre des scientistes au niveau local qu'international.

    A l'heure actuelle, sont crées des organismes de protection de la nature pour essayer d'apporter réponse. A l'instar de C.I (Conservation Internationale), une organisation Internationale avec comme mission « préserver l'héritage naturel et la diversité de notre planète et de démontrer que les sociétés humaines sont capables de vivre en harmonie avec la nature » 1(*). Cette richesse est considérée comme un héritage qui doit être géré de façon que les générations futures en profitent.

    Avec la notion de conservation de la nature, inspirée des écologistes actuels, il est possible pour nous Congolais de protéger durablement nos ressources naturelles. Non seulement pour disposer d'exemples d'espèces exceptionnelles tel l'okapi, le gorille, non plus pour sauvegarder cette réputation que le monde reconnaît du pays. Mais de manière à donner contribution aux efforts déployés à l'échelle mondiale pour conserver les ressources naturelles vivantes et la diversité biologique.

    Le souci de bien protéger la diversité en ressources fauniques et floristiques a poussé certaines organisations congolaises à s'investir dans la conservation dite participative (celle qui intègre les populations locales dans les processus de protection).

    Les actions qu'a mené la Réserve Naturelle de Tayna, RNT en sigle anciennement appelé Réserve de Gorilles de Tayna en Territoire de Lubero sont de nature à permettre un changement d'habitudes de la population riveraine à protéger durablement les ressources naturelles.

    Cependant, changer la mentalité d'un peuple n'est pas chose facile disent certains psychologues. Il faut qu'il ait une information à la base, laquelle mérite être communiqué à la population riveraine et posséder la qualité de persuasion.

    Pour y arriver, la RNT (Réserve Naturelle de Tayna anciennement appelée Réserve de Gorille de Tayna) a créé un moyen de communication, la RCT pour vouloir bien vulgariser cette notion à un public plus grand. Aussi l'éducation, tout comme la « communication se déroulent dans un cadre de référence qui détermine ces conditions de succès ou d'échecs. »1(*)

    La diffusion de cette notion à travers la radio (RCT) d'ores et déjà appliquée dans la sensibilisation faite par la RNT en serait moins si elle n'est pas évaluée en titre d'impact. Cet impact de la radio Communautaire Tayna sur la protection des ressources fauniques et floristiques constitue ainsi la problématique de notre travail. Ce qui nous pousse à poser certaines questions, lesquelles nous permettront de formuler avec modestie certaines hypothèses.

    - Depuis qu'elle est implantée, la RCT influe-t-elle la population à protéger les ressources fauniques et floristiques ?

    - La sensibilisation radiodiffusée contribue-t-elle à la recrudescence de la pression humaine sur ces ressources ?

    - En fin son impact es-il positif ou négatif ?

    Les réponses à ces questions constituent la trame de notre travail

    0.2. Hypothèses

    Certes, nombreuses des radios locales accusent certaines failles en termes de persuasion et réception surtout. C'est-à-dire que certaines d'entre-elles «  émettent au salon pour être écoutée à la cuisine »2(*). Cependant, les spécialistes de la communication mieux encore les professionnels des médias ainsi que certains analystes prouvent que ces types des radios possèdent un pouvoir quelconque. Celui d'influer sur le public d'une manière ou d'une autre. C'est tout simplement dire que de ces questions ci-haut posées découlent certaines hypothèses en guise de réponses.

    En effet, il semble que la RCT, une des radios locales influencerait la population riveraine à protéger les ressources naturelles. Notre constat est que la pression des activités humaines sur les ressources animales et végétales semble diminuer. En fin la RCT jouerait un rôle d'importance considérable dans la sensibilisation de la population riveraine.

    0.3. But et objectif du travail

    Compte tenu des hypothèses formulées ci-dessus, les objectifs escomptés sont multiples. Tout au long de ce travail, nous voulons montrer que sans l'information - communication nous ne saurions pas protéger l'héritage naturel (ressources animales et Végétales,...). Car la sensibilisation des populations riveraines nécessite des techniques et des méthodes de communication.

    En outre, ce travail nous permettra d'évaluer la contribution de la RCT à travers l'éducation et la sensibilisation, sur la protection des ressources naturelles. Ainsi comme toute activité humaine posée sur la nature peut aboutir à une amélioration ou à une destruction, il s'avère indispensable de nous assigner une certaine contrainte de vérification en évaluant son impact dans la conservation des ressources animales et végétales.

    0.4. Intérêt du travail

    L'intérêt que vise ce travail est d'ordre purement pratique en ce sens qu'il propose des pistes des solutions aux problèmes relatifs à la protection de la nature. Il aidera les futurs journalistes environnementalistes à amener leurs cibles (communautés locales) à prendre conscience de la valeur qui ressort de la protection des ressources naturelles. Cependant, sur le plan scientifique nous estimons que ce présent travail mérite une attention particulière à toute personne soucieuse d'effectuer sa recherche dans le domaine des sciences de l'information et communication environnementale.

    0.5. Délimitation du travail

    Pour qu'une recherche aboutisse à sa fin, la délimitation du sujet dans le temps, dans la matière et dans l'espace s'avère nécessaire, recommandent les scientifiques. Aussi pour ce qui nous concerne, notre travail ne portera que sur l'impact de la Radio Communautaire Tayna sur la protection des ressources animales et végétales dans le milieu de Kasugho dès 2003 à 2007. Mais pour y parvenir, nous allons nous emprunter certains éléments du domaine de Biologie sans pour autant entrer en profondeur. C'est-à-dire que certains termes de ce dit domaine apparaîtront dans ce travail sans pour autant donner une explication qui semble exhaustive. Ils nous serviront tout simplement à enrichir notre réflexion sur le dit sujet. Mais nous nous servirons plus du domaine de la communication pour arriver à atteindre notre but et objectif.

    0.6. Difficultés rencontrées

    Au cours de notre recherche nous nous sommes heurté à certaines difficultés:

    ? L'insuffisance des ouvrages qui cadrent avec notre sujet de recherche dans la bibliothèque de notre institution. Néanmoins pour surmonter cette difficulté nous nous sommes abonné à d'autres bibliothèques pour essayer d'enrichir notre recherche.

    ? La réticence des certains enquêtés à nous livrer les données nécessaires sur notre sujet de recherche.

    ? L'insuffisance des moyens financiers ne nous a pas permis de sillonner notre aire de travail. Mais aussi la non disponibilité de la carte géographique de notre milieu d'étude dans différents bureaux de la place. De ce fait nous nous sommes servi d'un croquis.

    CHAPITRE PREMIER :

    GENERALITES SUR LES CONCEPTS DE BASE

    I.1 Introduction sur les radios locales

    I. 1.1. Brève historique sur les radios locales

    Avant d'aborder ce point, qui traite des généralités sur les concepts de base, il sied de rappeler ce qu'a été l'histoire des radios locales. Dans un cadre légal, en République Démocratique du Congo, pour ne citer que ce pays, avant les années 1990, les radios locales avaient du mal à fonctionner suite au régime dictatorial qui n'était favorable qu'à la seule pensée unique, « le journalisme au service de l'Etat mieux encore au service d'un parti Etat »3(*).

    Au lendemain du discours du 24 Avril 1990, date historique dans le monde de la presse en République Démocratique du Congo, un nouveau vent démocratique va s'observer avec « une floraison des titres de journaux et une ouverture de l'espace audio-visuel aux initiatives privées »4(*). Cette nouvelle dynamique dans le monde de la presse congolaise a été vécue de plusieurs manières. Certains opportunistes en ont profité pour créer des radios un peu partout sans pour autant connaître ni maîtriser les exigences requises dans la gestion des médias. Des nombreuses radios locales vont naître suite à l'abolition du monopole de l'Etat dans la programmation des radios et télévisions. Ces radios possèdent une certaines importances auprès de leurs auditeurs, les influent d'une manière ou d'une autre.

    I.1.2 Considérations sur les radios locales

    En tant qu'émanation de la population, ces radios sont issues de besoin d'information, d'éducation et de divertissement à travers le média radio. Certains professionnels des médias préfèrent les appeler «  radios de proximité » par ce qu'elles tiennent compte des réalités locales. Aussi elles servent de porte-parole auprès des dirigeants des localités qu'elles arrosent. Leur succès réside dans l'élaboration de leurs programmes qui doivent être construits à partir d'une étude et de la demande culturelle de la cible. Ce genre des radios avec des objectifs précis « recourent le plus souvent à des méthodes et des techniques de diffusion pour arriver à influencer la conscience de leurs auditeurs»5(*).

    Les massages qu'elles larguent, la façon dont ils sont transfigurés façonnent les auditeurs. 6(*)

    C'est à juste titre que certains théoriciens de la communication tel que ABRAHAM MOLES ; MC LUHAN et j'en pense, s'accordent sur la conclusion : « les médias agissent à la manière d'une drogue anesthésiante ou stimulantes incitant par conséquent ses victimes avec plus au moins d'efficacité au conformisme ou à la contestation, dans l'action comme dans la réflexion... »7(*). Aussi malgré leur état, les radios locales peuvent aider leurs cibles à changer de mode de vie. En se sens qu'elles sont distributrices des connaissances sur divers faits de l'environnement et portent en elles la chance d'atteindre des milliers d'auditeurs. Elles sont souvent implantées dans des milieux ruraux pour des fins bien précis.

    Souvent sans but lucratif, ces radios fonctionnent dans des mauvaises conditions et créent parfois des chômage pour certaines personnes parce que soit communautaires ou confessionnelles et ne se procurent pas en elles mêmes des recettes pour rémunérer leur personnels.

    C'est à titre d'exemple, la radio communautaire Lubero Sud (RCLS) qui émet de la cité de Kirumba, radio rural de Kanyabayonga (RRKA), Radio Rwese, la Radio communautaire Tayna (RCT) qui émet de la colline de Katoyo, en proximité du village Kasugho, RCT. Cette dernière semble nous intéresser en raisons de son objectif principal « diffuser les informations relatives à la protection de la nature ». Toutefois pour bien saisir l'évaluation de cet impact sur la protection des ressources naturelles, il convient de définir ou décrire certains concepts clés aux quels nous ferons allusion. Cette manière permettra d'enrayer certaines confusions dans le présent travail. En outre, certains concepts accusent une certaine équivocité et par conséquent méritent être définis avec précision.

    I.1.3 Quelques termes relevant de la communication

    La communication est un domaine aussi vaste qu'on ne pourrait le croire. Elle est une science mais aussi un art.

    Comme science, la communication va désigner en 1993 « l'étude du processus d'information ou de communication... »8(*) . Cette définition des sciences de l'information et de la communication est issue de l'accord de plusieurs chercheurs français. Néanmoins, celle-ci reste critiquée par nombreux scientistes, en ce sens qu'elle prend acte de l'importance des médias eux-mêmes et des techniques de communication. En effet, d'autres diront que « la communication est partout mais c'est une science introuvable »9(*). C'est-à-dire qu'elle est une science interdisciplinaire qu'on rencontre au carrefour d'autres discipline scientifiques. Introuvable en ce sens qu'elle se réfère aux stratégies du discours, de la psychanalyse, aux jeux de l'imagination. Elle n'a pas ensuite un objet précis.

    Comme art, la communication désigne le « commerce des idées, celui des objets artistiques susceptibles de persuasion » 10(*) C'est-à-dire qu'elle fait référence à la rhétorique.

    a) La communication : l'analyse qu'apportent certains professionnels des médias sur la communication montre que celle-ci est fondée sur l'information. En d'autres termes, elle est « un processus dont l'information est le contenu et qui permet aux hommes l'échange, la propagation et la diffusion de leurs expériences ». 11(*) Elle désigne une action et le résultat de cette action. C'est pour dire qu'on communique une information (action) et on vérifie son influence (résultat). Mais comme la communication va de pair avec l'information, il nous est nécessaire de définir le mot information.

    b) L'information : Avec plusieurs synonymes l'information a diverses significations et cela selon différentes acceptions, différents domaines et contextes. Cependant « les essais de définitions de l'information n'ont jamais été satisfaisant. Elles se chevauchent et se superposent »12(*). Mais selon nous l'information c'est ce qui apporte une nouvelle de manière à transformer celui qui la reçoit.

    Par contre selon le Larousse de poche, elle désigne la nouvelle (message) donnée par un journal, une radio ou télévision. Elle est un élément essentiel qui, d'une manière ou d'une autre peut provoquer un changement manifeste ou latent au sein de l'individu ou de la population réceptrice.

    D'autres cependant, assimilent cette notion à l'actualité surtout dans le domaine journalistique. Ainsi par exemple on dira  «titres d'actualité », pour un bulletin d'information, soit on dira à la une de l'actualité. Ceci signifie tout simplement au sommaire des informations récentes.

    Au sens courant du terme, le mot information désigne un ensemble des renseignements concernant un fait.

    Par ailleurs, il est à noter que tout processus de communication suppose la transmission d'un message d'un émetteur à un récepteur, en passant par un canal de communication, dans un code connu par les deux parties. A cela il faut ajouter le contexte situationnel aux objets réels aux quels renvoi ce message. D'où ces éléments peuvent mieux s'expliquer dans le schéma ci-après.  

    Population riveraine ou communautés locales

    Persuasion prise en considération

    Journalistes animateurs

    Protégeons la nature

    Langues de diffusion

    - KIPIRI

    - KINANDE

    - KISWAHILI

    - FRANÇAIS

    Réception ou destinataire

    Réfèrent

    Emetteur ou destinateur

    Message

    Code

    Canal de communication

    Figure 1 Source13(*)  Pour ce qui nous concerne nous avons concrètement ce qui suit : ? Radio Communaitaire Tayna ?

    Figure n?2

    Commentaire : Ces schémas nous montre clairement ce qui a été dit dans le dernier paragraphe. C'est-à-dire que les journalistes ont la tâche de diffuser dans ces 4 langues, les messages relatifs à la protection de la nature en passant par le canal de la RCT. Et ceci de manière à influencer les communautés locales à s'intégrer dans la conservation des ressources naturelles.

    C. La radio : D'abord abréviation de la radiodiffusion, la radio est un système de télécommunication. C'est-à-dire qui assure en distance la communication tout en utilisant les ondes électromagnétiques pour propager le message dans l'espace. Considérée comme « technique de transmission ultrarapide de l'information, la radiodiffusion est aujourd'hui considérée comme un Chef d'oeuvre ou une oeuvre parfaite de l'esprit humaine »14(*). La RCT transmet à partir des techniques diverses, les informations sur divers faits de l'environnement. Elle crée une atmosphère culturelle dans la quelle bon gré mal gré les auditeurs sont plongés. Et c'est à partir des messages qu'elle véhicule qu'on peut observer un changement de comportement, d'attitudes voire même d'action. Bref elle a une certaine influence sur sa cible (impact). La R CT inscrit dans la logique de conservation cherche à susciter sa cible à protéger les ressources naturelles.

    d) Impact : D'après Larousse de poche, ce terme veut dire influence exercée par une chose sur le public. Elle est la pression, l'influence qu'exercent les radios locales sur la cible. Cette action destinée à transformer, à changer le comportement de la population riveraine sur la protection des ressources naturelles. LASSWEL a parlé de cet impact dans sa dernière question (Avec quel effet ?). Cette question lui sert à mesurer l'impact qu'a le message auprès du récepteur15(*).

    I.1.4. Quelques concepts relavant de la conservation de la nature

    * La conservation : C'est « une mesure de gestion garantissant l'utilisation durable des organismes et des écosystèmes »16(*). Cette mesure englobe différentes activités telle que la protection, l'entretien, la réhabilitation, l'amélioration des populations et des écosystèmes.. Mais au sens large elle peut aussi signifier protection suivie de l'aménagement, de manière à assurer la continuité mieux encore la pérennisation des ressources naturelles. Cette conservation est d'une prise de conscience des écologistes que l'héritage naturel est menacé non seulement par des calamités naturelles (désertification, éboulements mais aussi par l'homme lui-même17(*). Aussi le milieu de Kasugho n'échappe pas de ces calamités. Les écologistes de la place veulent éduquer aux communautés locales à protéger la nature et les orienter à une exploitation rationnelle des ressources naturelles à travers divers moyens de communication.

    Cependant, parlant des ressources naturelles, les chercheurs ont constatée que de ces ressources certaines sont épuisables et d'autres sont inépuisables. Ainsi sont sensibles de protection les ressources naturelles épuisables parce qu'elles présentent un danger de disparition. Leur exploitation devra aller de pair avec le principe du développement durable. Autrement dit « satisfaire les besoins de générations présentes sans pour autant compromettre les générations futures à satisfaire les leurs».18(*) D'où protéger les ressources naturelles, veut dire les mettre à l'abri de disparition ou les conserver durablement. L'abattage d'arbres, l'agriculture sur brûlis, la surpopulation, le braconnage,... sont autant d'activités qui poussent les professionnels des médias qui restent à la RCT d'organiser hebdomadairement des émissions qui prônent la conservation de la nature.

    * Les ressources naturelles : Ce sont des éléments du milieu susceptibles d'assurer le bien-être d'un individu ou de toute la population entière.

    Selon certains spécialistes conservationnistes, elles sont classées en trois catégories :

    Les ressources naturelles renouvelables : dont l'exploitation irrationnelle entraîne leur disparition. D'où elles nécessitent une protection. (Ex : Faune, Flore,...).

    Les ressources naturelles non renouvelables ; dont leur exploitation ou consommation entraînent automatiquement leur épuisement. C'est par exemple les produits miniers.

    Les ressources naturelles inépuisables : C'es par exemple l'énergie solaire, l'air,...

    Ces trois catégories des ressources existent dans le milieu de Kasugho mais nécessite une protection. Eu égard de ce qui précède, pour sauvegarder ces ressources il a fallu que l'Etat songe à la réglementation de leur exploitation. De surcroît, l'homme doit prendre ses responsabilités à ne pas polluer la nature. Donc à Kasugho comme ailleurs l'homme a une grande responsabilité face à la protection des ressources naturelles. Que dire maintenant des ressources animales et végétales ?

    I.2. Les Ressources animales et végétales

    Comme indiqué dans le précèdent paragraphe, la faune et la flore font partie de la catégorie des ressources naturellement renouvelables. Indissociables, ces deux éléments forment aussi un couple inséparable et vivent en symbiose si nous poussons notre réflexion sur leur respiration en titre d'exemple. Leur conservation est comprise par les scientistes comme la base même de la survie meilleure de l'être humain. C'est à travers les termes : développement, recette et autres qu'apporte la conservation des ressources naturelles que l'homme du siècle dernier, a découvert son importance. Cette importance se démarque sur le plan économique, éducatif, culturel, nutritif et j'en pense. Aussi la population de Kasugho est entrain de comprendre le bien fondé de la conservation de ces ressources à travers certaines actions de développement déjà réalisées.

    I.2.1. Brève considération sur la faune

    Depuis l'époque belge, l'idée de protéger la faune et la flore a germé dans la mentalité des Belges. Ils sont passés de la création des Parcs nationaux aux réserves naturelles. Actuellement certains leaders Congolais se sont mis à protéger leur nature au niveau local par ce qu'ils ont compris leur importance. Ceux-ci obtiennent souvent l'appui des organismes internationaux tel que C.I qui supporte la RNT (Réserve Naturelle de Tayna).

    Sur le plan scientifique, la protection des ressources naturelles permet aux scientifiques de constituer toute une gamme d'étalons de référence pour des multiples formations.19(*)

    Sur le plan économique, la faune est l'un des éléments qui font croître les recettes du pays avec le développement du tourisme. A ce propos une phrase semble éloquente : « Tuer les Gorilles et les autres espèces rares et protégées, c'est aussi un crime économique. Car en les tuant, le braconnier ne gagnera que quelques billets seulement et sa misère continue. Mais s'il les protége tout le pays gagnera des millions des dollars »20(*)

    Cette citation renferme un conseil non pour décourager les braconniers seulement, mais aussi nous invite à mener une exploitation durable et responsable de notre héritage naturel. Au niveau d'ici nous recevons parfois certaines lettres officielles qui interdisent l'abattage d'arbres le long de la route. Tel est message officiel à sa référence TS n° 5072/OKP/ATL/08du 17Juillet 2008 de l'Administrateur de Territoire de Lubero, Josué BADYBANGA KABUNDA. Les autorités politico administratives sont à cet effet soucieux de protéger les ressources naturelles. Ce phénomène nous a poussé de mener notre recherche sur la protection de la faune et la flore du milieu de Kasugho. Que dire de la protection de la flore .Au point suivant de nous éclaircir.

    I.2.2 Protection des ressources floristiques

    La flore est l'ensemble de végétaux d'une région donnée. Elle signifie aussi végétation et présente l'aspect du paysage. Elle est sans doute l'habitat des diverses espèces animales. En effet, parlant de la vie sur la terre, la forêt est considérée par les hommes de la science être les poumon mondial. Aussi celle de la RDC joue un rôle prestigieux sur le plan mondial. Elle absorbe en grand pourcentage les gaz carboniques produits dans le monde et aide à l'équilibre climatique21(*). Elle mérite être conserver et protéger.

    Sur le plan économique, l'Etat en tire beaucoup d'argent qui augmente le trésor public.

    Les sociétés forestières payent des taxes, des redevances lors de l'exploitation et la commercialisation des ressources végétales. Pour l'homme, ces derniers constituent des moyens pécuniaires une fois gérés durablement.

    Au niveau locale, les communautés s'en servent pour se nourrir, se soigner, fabriquer les objets d'art utiles à leur survie, etc. Sur le plan coutumier, elle est vue comme un bon milieux pour initier les jeunes à certains rites traditionnels. (Intronisation des BAMI en titre exemplatif). Elle est à protéger pour que les générations présentes et futures en tirent toutes profit.

    I.3 CONCLUSION PARTIELLE

    A la fin de ce chapitre qui est une partie consacrée à la définition des quelques concepts de base qui seront utilisés dans notre travail. Nous avons apporté quelques détails théoriques sur certains concepts relevant de la communication, en particulier la communication de masse. Car en effet comme le dit Charles DESBBASCH, ce « système permet de mieux assurer les valeurs fondamentales de la société et le pluralisme des programmes »,22(*) des radios locales. En outre nous avons pris soin d'y expliquer quelques mots issus de la conservation de la nature et de montrer l'importance de la protection des ressources animales et végétales.

    Cet aspect nous a permis d'avoir au moins une vision large mais surtout précise dans le traitement de notre sujet de recherche. Cependant il nous est impérieux de présenter notre milieu d'étude pour établir à quelque sorte une charnière avec la partie précédente.

    CHAPITRE II

    PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE

    II.1. INTRODUCTION

    Etant donné que notre travail s'effectue dans le Territoire de Lubero précisément dans l'aire arrosé par la Radio Communautaire Tayna, il convient pour nous de décrire au préalable le dit espace. Car comme disent certains chercheurs « l'objet d'étude ou d'enquête ne s'étend jamais sur toute la planète »23(*)mais dans un cadre territorial bien limité. Ceci permet au chercheur de bien repérer ce qu'il cherche à examiner scientifiquement. Aussi, pour ce qui nous incombe, il nous sera un peu difficile de déterminer avec toute exactitude les limites de notre champ d'action. Car il est difficile de dresser avec toute précision la carte représentative de l'aire arrosée par la RCT. Mais toutefois, les estimations faites par le directeur de la RCT, Monsieur VAGHENI, « la RCT est captée dans l'espace qui a un rayon qui varie aux environs de 10 à 50 Km à vol d'oiseau ».24(*)

    Ainsi au Nord elle est captée dans le village KAGHERI par exemple.

    Au Sud nous avons : BUNYATENGE, KAMINA,...

    A l'Est nous avons : MBINGI, MAMBASA, (dans certaines parties) KILONGE etc.

    A l'Ouest elle est captée dans plusieurs villages dispersés dans la forêt de Tayna et ses environs. En titre d'exemple nous avons : MARWANDA, MASEKESEKE, NGUMBA, FATUA, MBUHI, KASUGHO etc.

    Cependant l'installation des radios rurales ou locales n'est pas un produit du hasard, mais elle se fonde sur certains éléments (étude de sa cible, l'objectif poursuivit...).De ce qui précède, il convient de dire que la RCT a été installée de façon à arroser la partie Ouest de Kasugho. Afin de sensibiliser la population riveraine à se vouer dans le mécanisme de protection des ressources animales et végétales existant dans la Réserve Naturelle de Tayna.

    II. 1.1 Village de Kasugho dans l'aire de la RCT

    L'espace qu'arrose la RCT reste encore vaste pour nous afin d'y mener notre recherche. En effet, certains paramètres ont souvent empêché bon nombre des chercheurs à mener leur enquête ou recherche dans pareil espace. C'est entre autre le moyen financier, le temps à consacrer pour sillonner l'aire vaste,...

    Aussi, nous avons été victime de ces difficultés. Mais toute fois cela ne nous ait pas empêché d'aller au bout de notre recherche.

    Après une enquête préliminaire effectuée auprès de la population de « Kasugho », soutenue par une observation particulière de notre part (trois ans durant) nous avons abouti aux résultats suivants :

    * Le milieu de Kasugho d'or et déjà est resté un bon marché où les braconniers aussi nombreux et qualifiés, écoulaient sans aucun obstacle de la viande sauvage tant boucanée que fraîche.

    * Considérant les ressources végétales, le pire était d'observer le feu de brousse envahir certaines collines se trouvant aux alentours de Kasugho. La raison que les autochtones avancent est que ce feu leurs servait à défricher leurs champs des cultures.

    Cela étant, à l'aube des années 2000, ce marché sera bouleversé par la campagne des ANIECO (animateurs Ecologiques) qui viennent prôner la notion de la protection de ressources naturelles. Ainsi le milieu de Kasugho choisi comme notre territoire d'enquête n'est pas un fait hasardeux. Car en effet, l'idée de conservation ne sera pas directement saluée dans la mentalités des communautés locales, qui se complaisent être propriétaires de ces ressources ; mais malheureusement mauvais gestionnaires. Pour les rendre réceptives, il a fallu les éduquer, les sensibiliser sur la gestion durable des ressources naturelles. D'où la nécessité d'un moyen de communication de masse pour atteindre plus au moins toute les couches de la population. Ainsi la RCT va naître de façon à suppléer les ANIECO voir même les remplacer. Elle se voit comme un facilitateur dans l'exécution des travaux relatifs à la protection de la nature à l'intérieur et au tour de la Réserve Naturelle de Tayna.

    II. 2. PRESENTATION DU VILLAGE KASUGHO

    II.2.1 Situation géographique

    Le village de Kasugho, est une agglomération située à l'Est de la RDC, province du Nord-Kivu, Territoire de Lubero en Chefferie de Batangi, groupement Musindi. Il demeure le Chef lieu de la localité Bas Musindi. Il se trouve à une distance d'au moins 45 Km à l'Ouest de la cité de Lubero. Coordonnées géographique : 00° 15'20.4'' latitude sud , 028°59' 57.3'' longitude Est et 1510 m Altitude (25(*))

    Croquis du village Kasugho

    II.2.2 Relief, caractéristiques climatiques et hydrographie

    a) Relief : d'après Larousse de poche, le relief est l'ensemble des inégalités de la surface terrestre d'un lieu donné.26(*) Ainsi du point de vue relief, l'agglomération de Kasugho est généralement formée des montagnes

    b) Le climat : est l'ensemble des circonstances atmosphériques auxquelles est soumise une région.27(*) Aussi notre milieu d'étude se caractérise par une pluie abondante qui s'observe presque toute l'année. Ce qui nous pousse à le ranger parmi les milieux présentant un climat équatorial. Cette idée, d'une manière générale est vérifiable en ce sens que la saison pluvieuse se présente presque toute l'année. De leur part, les autochtones n'en disconviennent et ajoutent que quelques saisons sèches s'observent au mois de Janvier et juillet. la précipitation annuelle s'estime d'après l'agronome de la place, Monsieur MAPENDO MUSAVULI  à 1173 Mm. Et la température annuelle est de : - 10 à 170 température minimal et

    - 24 à 37° température maximale

    c) Hydrographie : Du point de vue hydrographique, nous rencontrons deux rivières importantes : Musumumbu (sur laquelle s'érige un barrage hydroélectrique qui alimente le milieu en courant électrique) et Lulemo. Cependant, il est à noter que la première est un affluent de la seconde.

    II. 3. POPULATION

    II. 3.1. Composition ethnique

    La population de Kasugho est hétérogène du point de vue composition ethnique. On rencontre

    majoritairement les Banande puis les Bapiri, les Banyanga,...

    II.3.2 Démographie

    Pour avoir quelques données démographiques, nous nous sommes servi des fiches annuelles du recensement livrées par HANGI KALUNDA, agent recenseur de la place. Et voici les données fournies au cours de l'exercice 2007.

    Tableau n°1 Population congolaise recensée en village de Kasugho en 2007

    QUARTIER

    CAPITA

    HOMMES

    FEMMES

    GARCONS

    FILLES

    TOTAL

    VUVIMBA

    KALINGA

    KAVALYA

    VULAMBO

    KAVINGU

    MBAVYANO

    MATUNGULU

    CORNIELLE

    SAA-MOJA

    KIBWANA

    126

    213

    187

    60

    134

    212

    108

    176

    48

    46

    106

    66

    78

    39

    46

    72

    31

    61

    41

    71

    516

    418

    502

    188

    297

    Total

    720

    590

    335

    276

    1921

    Source : fiche de recensement

    Commentaire : De ce tableau nous remarquons ce qui suit : Le nombre des hommes et des femmes sont presque les mêmes. Mêmement pour les garçons et les filles. Cependant ces nombres sont irréels parce que bon nombre des gens boycottent le recensement28(*) Le rapprochement de ces nombres nous pousse à dire que la population de l'agglomération de Kasugho est en équilibre. Car en comparant le total trouvé au cours de l'exercice 2006 soit 1637 à celui de l'exercice 2007, soit 1921 nous trouvons que la population de Kasugho a augmentée de 284 personnes (soit :taux d'augmentation)

    II.3.3 Activités économiques, sociales et culturelles

    a) Activité économique

    L'agglomération de Kasugho rassemble une population en majorité agricultrice. Elle pratique l'agriculture des cultures purement vivrières telles sont par exemple : les maniocs, haricot, bananiers, taros, courge, igname, patate douce, pomme de terre, choux, ananas, maïs, colocases, arachides, palmier à huile,...

    En plus on y trouve aussi quelques cultures industrielles telles que le quinquina, le cacaoyer,...

    Notons cependant que dans cette contrée, certaines femmes s'occupent de la vente de la boisson comme le jus des bananes et les boisons alcoolisées pour la satisfaction de leur besoins. On y trouve en plus quelques acheteurs d'or et éleveurs des petits bétails et volailles.

    b) Les activités commerciales

    La présence d'un marché organisé chaque jeudi de la semaine et celle des boutiques justifient cette activité commerciale. En outre, on rencontre des pharmacies, moulins, restaurants et autres activités telle que les salons de coiffure, réparation des vélos et moto.

    c) Activités sociales

    Sur le plan sanitaire nous avons

    - Un poste de santé d'Etat à VULAMBO, crée 1943 par l'administration coloniale Belge.

    - Un centre de santé de référence (CBCA) à KAVINGU crée en 1985 par un ancien Chef de localité du nom de MUMBERE SIKUHIMBIRE 29(*)

    - Et en fin, le centre Médical MULINDE NGILA qui est une réalisation du Tayna Center for Conservation Biologie (TCCB) aujourd'hui appelé TCCB-UCNDK.

    d) Activité culturelle

    Sur le plan culturel nous avons compté :

    - six écoles primaires : E.P MUYISA à Katoyo, EP. KASUGHO E.P VUMBONGO, EP KATIRI, E.P FURAHA

    - Deux écoles secondaires :

    · Institut Kasugho (humanité pédagogique)

    · Institut VUMBONGO (humanité littéraire)

    Une université de conservation de la nature dénommée TCCB-UCNDK (Tayna Center for Conservation Biology- Université de Conservation de la Nature et de Développement à Kasugho) avec cinq Facultés

    1. Faculté de biologie et conservation de la nature

    2. Faculté des sciences de l'information et communication

    3. Faculté de médecine : science bucco-dentaire

    4. Faculté des sciences appliquées

    5. Faculté d'économie

    e) Activité religieuse

    Dans le village de Kasugho, nous avons quatre principales religions dont la religion catholique, la religion protestante, celle de Témoins de Jéhovah, des Adventistes du 7e jour et quelques Eglises de réveil (NZAMBE MALAMU,...)

    II.3.4 Sol et végétation

    La roche mère de l'agglomération de Kasugho est latéritique avec le sol du type argilosabloneux30(*). Il est couvert d'une végétation dominée par des jachères. Ces dernières à leur tour sont envahies par le « pennisetum purpurum » (roseaux) parsemé des quelques arbres. Quelques lambeaux de forêts secondaires s'y trouvent dominées de quelques essences telle que :

    - Polycias Fulva : (N.V.N/ Mumbulu)

    - Filachoa laurifolia (N.V.N : Mumbulu)

    Cependant, certaines mauvaises herbes envahissent les cultures dans ce milieu. C'est entre autres :

    - Pennisetum purpureum (NVN : Mavingu)

    - Digitaria longifolia : (NVN= Vunyambi)

    - Rumex abyminica : (NVN : Kilengalenga)

    - Crassocephalum montuasum : (NVN : Kisulanindi)

    - Les Bidens pilosa (NVN : Vukuto)

    II. 4. MILIEU D'ETUDE ET LA COMMUNICATION : RCT

    II.4.1 Localisation de la RCT

    La RCT émet à partir de la colline dénommée KATOYO à proximité du Village Kasugho, groupement Musindi, chefferie des Batangi, Territoire de Lubero, province du Nord Kivu à l'Est de la RDC. Elle émet sur une fréquence modulée de 102.8 Mg Hz Vu le problème d'interférence de fréquences, la RCT peut aussi être captée à 103 MHZ. Elle a comme ligne éditoriale, diffuser les informations relatives à l'environnement, aux valeurs des citoyens, à la paix, à la bonne gouvernance etc.

    II. 4.2 Historique de la RCT

    Dans un cadre de sensibilisation, la méthode employée par les ANIECO, celle de bouche à oreille n'a pas permis aux initiateurs de la Réserve Naturelle de Tayna d'atteindre toutes les couches de la population cible. En effet, la protection de l'environnement demande que soit mise en oeuvre un programme d'éducation partant sur l'usage des ressources de la nature. Pour le faire, les initiateurs de la RNT vont lancer des animateurs écologiques afin de diffuser largement le message relatif à la conservation31(*).

    Cependant cette méthode bien que meilleure en ce sens qu'elle permet au sensibilisateur de suivre les réactions directes qu'affiche sa cible accuse certains inconvénients. Tels que la méfiance des débats ou exposés de conservation par certains esprits champions dans la destruction des ressources de la nature (braconniers), la lourdeur de sa règle générale qui consiste à rassembler son public dans un endroit bien choisi, le temps favorable etc.

    D'où il a fallu créer un moyen de communication moderne et plus perfectionné pour diffuser cette éducation mésologique : la Radio Communautaire Tayna ouvre son antenne. Ce moyen de communication qui « se distingue des autres types de communication ».32(*) Elle assure la réception collective du message en peu de temps à un public plus diversifié.

    Historiquement la RCT sera d'abord dénommée RACOGO (Radio pour la Conservation des gorilles). En 2004 le 6 septembre, elle devient Radio Communautaire Tayna. Cette date marque la première production d'émission à la RCT. Aujourd'hui elle fait partie de l'Association des Radios Communautaires du Congo, ARCO en sigle et du RATECO (Réseau des radios Télévision à l'Est de la RDC.

    II. 4.3 Importance et objectif de la RCT

    Dans la logique de la conservation de la nature, les ANIECO nous ont apporté dans leur sensibilisation une nouvelle information, qui nous a permis de prendre d'autres mesures d'exploitation de la nature qui est menacée. Cette nouvelle information nous la considérons comme « une arme » pour combattre la pression exercée sur les ressources naturelles. Car un auteur avait dit « Le mieux informé est le mieux armé »33(*). Aussi la RCT inscrit dans cette même logique diffuse des informations susceptibles de convertir la population riveraine de la RNT à conserver durablement leurs ressources.

    Elle aide aussi à promouvoir le développement du milieu de Kasugho mais aussi celui des écosystèmes.

    II. 4.4 Organigramme de la RCT

    Organiser c'est établir une structure intentionnelle des rôles au sein d'une entreprise afin de s'assurer que toutes les tâches concourent à l'accomplissement des objectifs et si elles sont assignées aux gens capables34(*). C'est-à-dire, l'homme qu'il faut à la place qu'il faut. Or « administrer » suppose : prévoir, organiser, coordonner, commander et contrôler. Aussi la RCT, une entreprise médiatique est administrée par le Directeur Jacques KAKULE VAGHENI ; pour la réussite de sa mission elle a un organigramme qui se présent comme suit.

    DIRECTEUR

    CHEF DES PROGRAMMES

    CHEF DE REDACTION

    CHEF TECNHIQUE

    Producteurs internes et externes

    Chargé de l'Admi. Finance

    Journalistes et speakers

    Réceptionniste

    Huissier

    Modulateur et techniciens de maintenance

    II.4.5 Organigramme de la R C T

    II. 4.5. Fonctionnement

    * Directeur : Coordonne les activités de la radios, il est le Chef de l'administration et doit veiller sur l'organisation administrative de la RCT ; supervise le personnel dans ses prestations. Il est assisté dans ses fonctions administratives par le chargé de l'administration et finance.

    * chef des programmes : Confectionne les grilles de programmes, veille sur le contenu des émissions qui ne doivent pas s'écarter de la ligne éditoriale. Il apprécie et au besoin censure les émissions préalablement préparées sur des conducteurs, peut ordonner en cas de nécessité et après consultation du directeur une modification sur la grille des programmes ; donne rapport au Directeur et la ligne éditoriale aux producteurs internes et externes.

    * Chef de rédaction : coordonne les services des informations c'est-à-dire pense à la collecte des informations, diriger le traitement et programme la diffusion, élaborer la grille de présentation des journaux, penser aux matériels utiles pour la réalisation de ce service.

    N.B : Pour l'instant, le Directeur de la station assure cette fonction de rédaf. (Rédacteur en chef). Il est assisté d'un ou plusieurs secrétaires des rédactions.

    * Chef technique : gère tous les matériels de la Radio, contrôle de ce fait le retrait et la remise des matériels par les agents, veille sur la bonne utilisation de ces matériels, soumet les états de besoin au Directeur et lui adresse régulièrement des rapports sur le fonctionnement des matériels, collabore avec tous les autres techniciens, notamment celui de maintenance et les modulateurs.

    NB : Le modulateur du jour doit, en plus de la mise en onde, complèter le carnet de régie pour une police objective des émissions.

    Autres responsabilités

    * Les chargés des radios club ; il est pont entre radio et les radios clubs, oriente la création ou la promotion des ces radios, ces structures, visite régulièrement les radios club une fois par moi par radio club et il donne rapport au Chef des programmes.

    II.4. CONCLUSION PARTIELLE

    Dans ce chapitre, consacré à la présentation du milieu d'étude, notre constat est que ce village de Kasugho a été avant la création de la RNT un bon marché pour écouler la viande sauvage. Les habitants de ce milieu bénéficient aujourd'hui d'une éducation mésologique pour décourager les braconniers qui se donnaient corps et âme à la destruction des ressources animales que végétales. Ainsi l'implantation de la RCT dans ce milieu aussi rural, est venue contribuer non seulement à son désenclavement mais aussi à son développement. Cette notion de conservation que véhiculent les conservationistes à travers les campagnes de sensibilisation et l'énorme effort qu'effectuent les journalistes de la RCT à larguer aux communautés locales, d'une manière régulière des émissions qui prônent la protection de la nature, laisse qu'on observe une recrudescence dans la destruction des ressources naturelles. Ce fait se manifeste, en titre exemplatif, d'un faible taux de consommation de la viande sauvage dans ce milieu de Kasugho et la diminution de feu de brousse.

    CHAPITRE III

    ANALYSES DES RESULTATS

    III.1 METHODES ET TECHNIQUES D'ENQUETE

    III.1.1. Population

    La population ciblée par notre enquête est composée d'une part des journalistes et animateurs de la RCT et d'autre part ses auditeurs. Pour faire le choix de notre échantillon, nous nous sommes servi de la population de Kasugho. Nous avons alors sélectionné certaines personnes dans différentes couches de la population et surtout celles jugées fidèles à la RCT.

    C'est à guise d'exemple, les intellectuels, les agriculteurs, les commerçants, pharmaciens, agents de l'Etat et autres. Quel a été le bien fondé de notre choix ? Le point suivant nous le dira.

    III.1.2 Choix et taille de l'échantillon

    Une enquête peut portée parfois sur l'ensemble de la population repartie dans une aire déterminée au cours d'une certaine période. Mais J.DISCIULLO recommande aux chercheurs enquêteurs « qu'il est en effet toujours plus intéressant de s'adresser efficacement à un segment de la population, qu'inefficacement à toute la population35(*) » de son aire de travail. Considérer toute la population de son aire, peut rendre le travail pertinent et plus coûteux. C'est ainsi pour évaluer l'impact qu'a la RCT sur la protection des ressources fauniques et floristiques, nous avons jugé mieux de nous adresser à un segment de la population. Notre échantillon est de 100 personnes parmi les quelles 85 auditeurs et 15 journalistes inclus les animateurs. Ces auditeurs ont été pris d'une manière aléatoire. D'où l'enquête se nécessite.

    III.1.3 Méthodes

    Quelques soit l'objet d'une recherche la valeur des résultats dépend de celle de méthodes mise à oeuvre. « La méthode étant l'ensemble d'opération intellectuelle par lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu'elles poursuit, les démontre et le vérifie »36(*) . Partant de notre objet d'étude, il s'avère impérieux, pour une meilleure analyse de nos résultats, de recourir à la méthode dialectique complétée par la technique documentaire et la technique d'interview.

    a) Procédure d'enquête

    Pour vérifier nos hypothèses nous nous sommes lancé sur le terrain hanté d'un esprit d'observation des phénomènes relatifs à la destruction des ressources animales et végétales. Ainsi pour collecter les données pendant notre enquête, nous avons procédé de la manière suivante :

    Premièrement nous avons interrogé oralement certaines personnes susceptibles fournir les informations concernant la façon dont la RCT influence les gens à protéger les ressources naturelles. En gros, nous avons usé de la technique d'interview pour les gens ne sachant pas lire et écrire.

    En second lieu, pour les intellectuels nous nous sommes servi d'un questionnaire d'enquête écrit en deux volets. L'un adressé aux auditeurs de la RCT et l'autre spécifique aux journalistes. De ce fait, ils devaient répondre aux différentes questions figurées sur des fiches. Ces questions étaient du type fermé et ouvert. Leurs réponses nous ont permis d'avoir une idée sur l'importance de la Radio dans le processus de la protection de la nature. Mais aussi l'estime de soi qu'accordent les journalistes eux-mêmes à la RCT qui influence ses auditeurs.

    b) Traitement des données

    Pour analyser les données recueillies auprès de nos enquêtés au cours de notre recherche, nous sommes passé par certaines opérations préliminaires :

    - Le prétraitement des données qui a consisté pour nous à réunir toutes les données fournies par nos enquêtés.

    - Le dépouillement : ici nous avons inventorié les données individuelles, les confronter puis les critiquer afin de déceler centaines erreurs et les corriger.

    Exemple : A la question de savoir « que faites-vous personnellement pour participer à la protection des ressources animales et végétales ? » L'enquête va « coucher » deux assertions différentes. En premier lieu l'enquêté dit :

    - Je décourage la vente d'animaux sauvage tel que le petit gorille. Mais en second lieu il dira .

    - Je ne fais rien. Alors que à la question précédente il a répondis que la protection des ressources animales et végétales l'intéresse.

    Dans notre traitement nous considérons sa première réponse par ce qu'elle concorde avec ses précédentes réponses. Mais la seconde est jugée d'une erreur d'inattention de la part de l'enquêté. Voila à quelque sorte la correction qu'on apporte.

    c) Analyse statistique des données

    Cette manière de faire nous a permis de résumer nos données dans des tableaux au sein des quels différentes informations sont condensées. Mais pour entamer cette analyse, il est à noter que les résultats obtenus auprès de nos enquêtés sont analysés à deux étapes à conformité de la subdivision de notre échantillon.

    II. 2 RESULTATS OBTENUS AUPRES DES AUDITEURS

    Tableau n° 1 : Répartition des enquêtés par classe d'âge

    Classe d'âge

    Effectif

    Pourcentage

    15 à 20 ans

    21 à 39 ans

    40 à 50 ans

    20

    45

    20

    23.5%

    53%

    23.5%

    Total

    85

    100%

    Source : nos enquêtes

    Commentaire : De ce tableau ci-haut, nous remarquons ce qui suit : dans la classe d'âge qui va de 15 à 20 ans nous avons interviewé 20 personnes sur un total de 85, soit 23.5% ; de 21 à 39 ans nous avons constaté 45 personnes sur un total de 85 soit 53% et en fin dans l'intervalles allant de 40 à 50 ans nous avons interviewé 20 personnes  soit 23.5%.

    Cependant, il convient de signaler que de ces trois classes d'âge c'est dans l'intervalle allant de 21 à 39 où il y a plus d'auditeurs. Le désintéressement des enquêtés de la classe d'age allant de 15 à 20 peut ressortir du fait qu'on y trouve une jeunesse qui s'intéresse souvent à la musique. Alors que peut être ceux de la dernière classe d'age suivent momentanément la radio.

    Tableau n° 2 Répartition des enquêtés par sexe

    Sexe

    Effectif

    Pourcentage

    Masculin

    Féminin

    60

    25

    70.6%

    29.4%

    Total

    85

    100%

    Source : Nos enquêtes

    Commentaire : Ce tableau ci-haut nous constatons qu'un petit nombre de femmes se donnent à suivre la RCT. Ceci peut résulter de la non disponibilité due à leur occupation par des travaux de survie familiale.37(*) Ce qui ne nous est pas permis d'atteindre un nombre suffisant. D'où faible taux de pourcentage des femmes, soit 29.4%. Taux des hommes s'élève à 70.6% donc ils suivent la RCT en bon nombre. Par ce qu'ils semblent un peu libre par rapport aux femmes.

    Tableau n° 3. Classification des enquêtes selon leur profession

    Profession

    Effectif

    Pourcentage

    Agriculteurs

    Commerçants

    Enseignant

    Pharmaciens

    Agent de l'Etat

    50

    15

    10

    5

    5

    58.8%

    17.6%

    11.8%

    5.9%

    5.9%

    Total

    85

    100%

    Source : nos enquêtes

    Commentaire : Ce tableau nous montre presque toutes les couches qui composent la population ciblée par notre enquête. C'est entre autre les agriculteurs plus nombreux, soit 58.8% du total. Ceci n'est qu'évident car la majorité de la population de Kasugho est agricultrice. En second lieu vient les commerçants qui représentent 17.6% du total, les enseignants qui représentent 11.8% et en fin les pharmaciens et agents de l'Etat qui représentent respectivement 5.9% et 5.9% du total.

    Tableau n° 4 : Répartition des enquêtés selon leur niveau d'étude.

    Niveau d'étude

    Effectif

    Pourcentage

    Gradués

    Diplômés

    Avec certificat d'étude primaire

    Sans instruction

    20

    35

    20

    10

    23.5%

    41.2%

    23.5%

    11.8%

    Total

    85

    100%

    Source : nos enquêtes

    Commentaire : Ce tableau ci-haut montre que parmi les auditeurs enquêtés de la RCT 41.2% du total ont obtenu leurs diplômes d'Etat ; 23.5% du total  ont un niveau universitaire, et 23.5% ont achevé les études primaires. En fin 11.8% du total soit 10 personnes sont sans instruction. Ceci nous pousse à conclure que dans l'agglomération de Kasugho les auditeurs de la RCT ont une certaine instruction secondaire. Cependant ces auditeurs entendent-ils parler de la protection des ressources naturelles ?Le tableau suivant répondra à cette question.

    Tableau n° 5 : Avoir entendu parler de la protection des ressources naturelles

    Réponses

    Effectif

    Pourcentage

    Oui

    Non

    82

    3

    96.5%

    3.5%

    Total

    85

    100%

    Source : nos enquêtes

    Commentaire : Au regard de ce tableau nous enregistrons ce qui suit : les auditeurs fidèles à la RCT ont déjà en entendu parler de la protection des ressources naturelles soit 96.5% et puis 3 personnes enquêtés affirment n'avoir pas entendu parler de cette protection des ressources naturelles, soit 3.5% du total. Cette situation peut ressortir du fait que ces derniers ne s'intéressent à l'écoute de émissions qui prônent la conservation de la Nature. Mais comment les auditeurs apprennent tout ce qui est de la protection des ressources naturelles ? Au tableau qui suit d'en porter réponses

    Tableau n° 6. Moyens d'information

    Réponses

    Effectif

    Pourcentage

    RCT

    Revue

    Bouche à l'oreille

    Sensibilisation

    45

    5

    10

    25

    52.9%

    5.9%

    11.8%

    29.4%

    Total

    85

    100%

    Source : nos enquêtes

    Commentaire : Au regard de ce tableau, il ressort que La RCT constitue un bon moyen de communication pour véhiculer les messages à rapport avec la protection des ressources naturelles, soit 52.9% du total des auditeurs l'ont affirmé. Après vient la sensibilisation (faite par les agents de la RNT lors de sa création soit 29.4% ; bouche à oreille (à l'école et autres occasions) 11.8% et la lecture de revue 5.9% ainsi notre constat est que la RCT joue un rôle majeur dans la sensibilisation.

    La position des enquêtés se présente dans le tableau ci-dessous.

    Tableau n° 7. Position des enquêtés face au message de la protection des ressources naturelles

    Réponses

    Effectif

    Pourcentage

    1. Intéressé des thèmes de protection de la nature

    2. Ne plus pratiquer le braconnage

    3. La conservation nous limite à ces ressources naturelles

    4. Indifférent

    50

    17

    15

    3

    58.8%

    20 %

    17.6%

    3.5%

    Total

    85

    100%

    Source : nos enquêtes

    Commentaire : Ce tableau nous relève les informations suivantes : 40 auditeurs ont affirmé être intéressé des thèmes traitant sur la protection des ressources naturelles soit 58.8%, 20% indiquent ne plus pratiquer le braconnage, 17.6% disent que la conservation leur limite à exploiter ces ressources ; et en fin 3.5% du total sont restés indifférents. Notre constat est que cette indifférence peut être due soit à la mauvaise méthodologie et techniques qu'emploient les journalistes de la RCT ou soit de la mauvaise procédure des agents de la RNT lors de leur sensibilisation.

    Tableau n° 8 Espèces animales, jadis consommées en milieu de Kasugho

    Réponses

    Effectif

    Pourcentage

    1. Singe, porc-épic (ndiko) ; rat de Gambie (mukumbi en Kinande) lièvre (Isengi)

    75

    88.2%

    2. Lion, léopard, hippopotame

    5

    5.9%

    3. couleuvre, gorille, guépard

    2

    2.4%

    Total

    85

    100%

    Source : nos enquêtes.

    Commentaire : De ce tableau, il ressort que c'était surtout les singes, les porcs-épics (ndiko), rat de Gambie (Mukumbi) les lièvres (Isengi) en langue Vernaculaire Nande et autres espèces de ce genre qui subissaient surtout des menaces braconnières, soit 88.2% de nos enquêtés l'ont affirmé. Toute fois cela serait dû à la moindre sensibilisation et l'insécurité qui régnaient dans le milieu. Les autres espèces étaient consommées en moindre pourcentage dans la contrée de Kasugho maintenant, quels conseils et messages transmettre au sujet de conservation ? Réponse au tableau ci-dessous.

    Tableau n° 9 : Conseils de protection de la nature diffusés à la RCT

    Messages (conseils)

    Effectif

    Pourcentage

    1. Les forêts maintiennent une bonne atmosphère

    2. Les forêts contiennent des plantes médicales

    3. La faune et la flore peuvent attirer les touristes

    4. Les ressources naturelles doivent servir les générations présentes et futures

    5. La forêt est source de pluie

    6. Aucun message ne m'est adressé

    30

    10

    10

    15

    20

    0

    35%

    11.8

    11.8%

    17.9%

    23.5%

    0

    Total

    85

    100%

    Source : nos enquêtés

    Commentaire : Au regard de ce tableau, il ressort que la RCT, en clair diffuse à ses auditeurs des massages et informations relatifs à l'environnement qui peuvent leur permettre de protéger et exploiter durablement la nature. A l'occurrence ; les forêts maintiennent une bonne atmosphère, 30 personnes enquêtées affirment avoir reçu ce message soit 35% ; les forêts contiennent des plantes médicinales 11.8% ; la faune et la flore peuvent attirer les touristes 11.8% ; les ressources naturelles doivent servir les générations présentes et futures 17.9% des nos enquêtés ont affirmé avoir auditionner ce message ; et en fin 23.5% d'enquêtés confirment que la forêt est source de pluie.

    Il est à noter que personne de nos enquêtés n'indique n'avoir pas reçu des messages pouvant l'aider à protéger durablement la Nature. Ces messages et conseils permettent oui ou non aux braconniers de vendre publiquement la viande sauvage ? Réponse dans le tableau suivant.

    Tableau n° 10 Absence de la viande sauvage dans les endroits publics (marché)

    Réponse

    Raisons avancées

    Effectif

    pourcentage

    Non

    1. la RCT leur constitue un obstacle

    2. ils ont peur d'être condamné et être proclamé à la RCT

    3. par ce que la RCT dit aux gens de protéger ce peu de ressources qui reste pour que les générations futures en profitent

    4. par ce qu'ils connaissent l'importance issu de la protection des ressources animales

    5. par ce que la conservation pratiquée dans le milieu contribue au développement

    10

    40

    15

    15

    5

    11%

    47%

    17.6%

    17.6%

    6%

     

    Total

    85

    100%

    Source : Nos enquêtes

    Commentaire : Le tableau ci-haut nous montre clairement que 100% des auditeurs enquêtés affirment que les braconniers ne vendent plus de la viande sauvage en milieu de Kasugho d'une manière publique. Et cela pour diverses raisons : 47% du total disent que les braconniers ont peur d'être condamner et être proclamer à la RCT, 17.8% avancent comme argument : la RCT informe aux gens de protéger ce peu des ressources naturelles qui reste pour que les générations futures en profitent ; alors que 17.6% affirment que ces braconniers connaissent l'importance des ressources animales ; et en fin d'autres affirment que la conservation peut contribuer au développement du milieu. Cependant, une vente clandestine de la viande sauvage s'opère dans le milieu de Kasugho (surtout la veille du marché). Or s'il n'y a plus vente publique de la viande sauvage, d'une manière ou d'une autre la population de Kasugho contribue à la protection. Comment ? La réponse dans le tableau qui suit.

    Tableau n° 11 Contribution des auditeurs à la protection des ressources naturelles

    Contribution

    Effectif

    Pourcentage

    1. Décourager la vente de la viande sauvage

    2. Décourager les braconniers

    3. Prêt à dénoncer le trafic d'animaux vivant comme le petit gorille

    4. Décourager la création des fermes

    5. Planter les arbres

    6. Je ne fais rien

    30

    15

    15

    7

    13

    5

    35.3%

    17.6%

    17.7%

    8.2%

    15.3%

    6.9%

    Total

    85

    99.9 soit 100%

    Source : nos enquêtes

    Commentaire : Le tableau ci-haut nous montre la façon dont les auditeurs de la RCT apportent leur effort à la protection des ressources naturelles. En effet 30 personnes enquêtés sur un total de 85 sont prêts à décourager la vente de la viande sauvage soit 35.3% ; 15 personnes enquêtées soit 17.6% sont prêtent à décourager les braconniers ; 15 personnes enquêtées, soit 17.6% sont disponibles à dénoncer le trafic d'animaux vivants comme le petit gorille ; 8.2% haïssent la création des fermes et en fin 15.3% des personnes enquêtées y participent en plantant des arbres. Cependant notre constat est que 5 personnes enquêtées soit 6.9% de ne donnent pas leur contribution. Ceci serait dû à la sous information soit à leur manière d'y participer. D'où nous pouvons tiré une conclusion hâtive qu'ils ne suivent pas avec intérêt les messages et conseils de conservation diffusés à la RCT.

    Que disent de leur part les journalistes de la RCT à ce sujet ? Au point suivant de répondre à cette question non moins importante.

    III. 3.RESULTATS OBTENUS AUPRES DES JOURNALISTES DE LA RCT INCLUS LES ANIMATEURS.

    Tableau n° 12 Répartition de enquêtés par âge

    Classe d'âge

    Effectif

    Pourcentage

    18 à 29 ans

    30 à 39 ans

    10

    5

    66.7%

    33.3%

    Total

    15

    100%

    Source : nos enquêtes

    Commentaire : Au regard de ce tableau, il ressort que dans l'intervalle d'âge allant de 18 à 29 ans nous retrouvons beaucoup des journalistes soit 66.7% de personnes enquêtés.

    Tableau n° 13 répartition des enquêtés par sexe

    Sexe

    Effectif

    Pourcentage

    Masculin

    12

    80%

    Féminin

    3

    20%

    Total

    15

    100%

    Source : Nos enquêtes

    Commentaire : au regard de ce tableau, nous remarquons une représentativité faible de femmes journalistes à la RCT. Sur un total de 15 journalistes 3 y animent des émissions soit 20%. Nous pouvons ainsi conclure que c'est surtout les hommes qui se donnent le plus à la production des émissions à caractère de conservation.

    Tableau n° 14 : répartition des enquêtés par profession

    Profession

    Effectif

    Pourcentage

    Journalistes

    Animateurs

    4

    11

    26.7%

    73.3%

    Total

    15

    100%

    Source : Nos enquêtes

    Commentaire : Ce tableau nous montre en clair qu'il y a 4 journalistes soit 26.7% et 11 animateurs soit 73.3%. Notre constat est que l'équipe de la RCT n'est pas suffisante pour faciliter le travail. Ceci peut entraîner le cumul des fonctions qui alourdit les tâches.

    Tableau n° 15. Classification des enquêtés selon leur niveau d'étude

    Niveau d'étude

    Effectif

    Pourcentage

    Universitaire

    Secondaire

    Primaire

    Sans instruction

    12

    3

    0

    0

    80%

    20%

    0%

    0%

    Total

    15

    100%

    Source : nos enquêtes

    Commentaire : De l'analyse de ce tableau ci-haut, nous remarquons une prédominance des journalistes avec un niveau d'étude universitaire. Pour ainsi dire que l'équipe de la RCT est suffisamment qualifiée. Ceci peut ressortir du fait que la RCT est implantée près d'une institution universitaire qui forme des professionnels des médias dans la faculté des sciences de l'information et de la communication environnementale.

    Tableau n° 16 : La RCT diffuse les informations relatives à la protection de la nature.

    Réponses

    Effectif

    Pourcentage

    Oui

    Non

    15

    0

    100%

    0%

    Total

    15

    100%

    Source : nos enquêtes

    Commentaire : Au regard de ce tableau nous constatons que 15 journalistes inclus les animateurs d'émissions affirment que la RCT diffuse les information (messages) relatives à la conservation de la nature. Notre constat est que ceci n'est que normal par ce que l'objectif de la RCT s'inscrit dans une logique de conservation et constitue un cadre d'animation, de sensibilisation, d'éducation de la population riveraine sur la gestion et la conservation de la biodiversité. En plus du fait qu'elle est tout près d'une université de conservation elle constitue un bon canal de transmission des messages de protection de la nature que les conservationnistes et conservateurs peuvent larguer à la population qui occupe les alentours de la RNT.

    Tableau n° 17 : Les émissions à caractère de conservation

    Emissions

    Jour de diffusion

    Heure

    Temps occupé

    CACN KASUGHO

    (Club des amis des conservations de la nature)

    Mardi

    De 16h15' à 16h40

    25 minutes

    MAZINGIRA NIMAISHA YETU

    Jeudi

    De 19h05' à 19h25

    20 minutes

    Fréquence Bios

    Jeudi

    De 18h45' à 19h05'

    30 minutes

    Echo de l'environnementaliste

    Mercredi

    De 7hoo à 7h 30'

    30 minutes

    Association des jeunes pour la conservation de la nature (AJCN)

    Samedi

    De 18h45' à 19h05'

    20 minutes

    CAN projection

    Jeudi

    De 7h30' à 8hoo

    30 minutes

    RGT et développement

    Mercredi

     

    30 minutes

    Total

    185minutes

    Source : nos enquêtes plus grille des programmes à la RCT.

    Commentaire : Ce tableau nous fait connaître les émissions les plus influentes en matière non seulement de conservation mais aussi dans lesquelles les journalistes et animateurs insistent sur la protection des ressources épuisables telle la faune et flore.

    Il reste alors de savoir si les techniques de diffusion employées par les journalistes et amateurs sont persuasives ou non. Que disent les enquêtés ? Quel commentaire donnent les auditeurs ? Les tableaux qui suivent essayeront d'y répondre

    Tableau n° 18 : Techniques de diffusion sont oui ou non persuasives

    Réponses

    Effectif

    Pourcentage

    Oui

    Non

    13

    2

    86.7%

    13.3%

    Total

    15

    100%

    Source : nos enquêtes

    Commentaire : L'analyse de ce tableau nous montre que les techniques de diffusion employées par les journalistes de la RCT sont à 86.7% persuasives soit 13 personnes enquêtées sur 15 affirment cette persuassivité ; les 2 personnes enquêtées soit 13.3% nient cette affirmation

    Tableau n° 19 Réaction des auditeurs aux émissions

    Réponse

    Effectif

    Pourcentage

    Oui

    Non

    12

    3

    80%

    20%

    Total

    15

    100%

    Source : nos enquêtes

    Commentaire : Au regard de ce tableau, notre constat est que 80% des personnes enquêtées ont confirmé que de fois les auditeurs réagissent aux émissions qui prônent la conservation de la nature. C'est lorsqu'ils demandent des précisions sur le mode d'exploitation de leurs forêts, les méthodes d'agriculture, les mesures que préconisent les conservateurs en cas où les animaux sauvages ravagent leurs champs etc. Pareil réactions permettent aux journalistes de s'assurer de la façon dont les auditeurs reçoivent et interprètent les messages de conservation.

    Tableau n° 20 Du comportement des auditeurs face à la conservation de la nature (sur faune et flore).

    Comportement

    Effectif

    Pourcentage

    Positif

    Négatif

    13

    2

    86.7%

    13.3%

    Total

    15

    100%

    Source : nos enquêtes

    Commentaire : de ce tableau ci-haut, il ressort que 13 personnes enquêtées soit 86.7 % ont affirmées que les auditeurs de la RCT affichent un comportement qui est positif face à la protection des ressources animales mais aussi végétales. Néanmoins, toute la population n'a pas encore compris l'importance de la conservation de ces ressources malgré les différents messages et conseils que largue la RCT. Un certains nombre affichent encore un comportement négatif à la protection des ressources naturelles, soit 13.3% du total. Ceci peut être dû à une négligence ou à l'ignorance. D'où la loi est la il faut l'appliquer (Loi relative à la protection de l'environnement).

    III.4 CONCLUSION PARTIELLE

    Pour clore ce chapitre consacré à l'analyse des résultats, il sied de rappeler que les résultats obtenus au cours de notre enquête, témoignent en suffisance que les auditeurs de la RCT participent à la protection des ressources naturelles. Cette participation se justifie par le fait que avant que soit créée la RCT, le taux de la consommation de la viande sauvage était élevé à plus de 88.2%. Mais avec la production régulière des émissions prônant la conservation de la nature à la RCT, les braconniers ne vendent plus publiquement la viande sauvage. D'où la baisse de taux de consommation de cette dernière.

    En effet, cette réussite n'est pas à attribuer non seulement à la RCT, moins encore à ses journalistes. Mais c'est aussi avec le concours des agents de la RNT que nous observons. Pareil attitude au sein de la population de Kasugho.

    Bref, la RCT a un impact jugé positif sur la protection des ressources animales et végétales.

    CHAPITRE IV :

    DISCUSSIONS DES RESULTAS

    IV.1Introduction

    Dans ce chapitre notre effort sera plus orienté sur la question de vérifier si les résultats obtenus de notre investigation sur le terrain confirment ou infirment nos hypothèses. Et s'ils nous ont permis d'atteindre nos objectifs.

    En effet, les résultats obtenus sont présentés dans des tableaux statistiques, ventilés en pourcentage dans le troisième chapitre. Notre discussion se fondera sur les résultats obtenus et extrapolés à d'autres résultats des travaux antérieurs mais aussi aux pensées des certains scientistes en cas de nécessité. Ainsi au début de cette discussion nous ne manquerons pas de prendre en considération les variables prises en compte dans notre recherche. A savoir l'état de protection des ressources animales et végétales avant et après la création de la RCT et la participation de la population à la protection de ces ressources.

    IV.2 Résultats d'enquête obtenus auprès des auditeurs

    Le tableau n°1 Intitulé « Répartition des enquêtés par classe d'âge » fait remarquer que les auditeurs fidèles à la RCT sont majoritairement concentrés dans la classe d'âge allant de 21 à 39 ans, soit 53% du total. Ceci n'est que normal parce que dans la classe d'âge qui va de 15 à 20 ans, on retrouve une jeunesse qui s'intéresse souvent à la musique. Au moment de l'émission celle-ci a tendance à fermer ou mieux zapper leurs postes récepteurs pour attendre les heures de musique. Alors que pour les gens de la classe d'âge allant de 40 à 50 ans, s'intéressent moins à l'écoute de la RCT. Tantôt occupé par les affaires de leurs familles n'ont pas tout le temps de suivre la RCT du début à la fin. D'autres ne se donnent qu'à l'écoute des informations seulement pour connaître ce qui se passe dans leur environnement le plus proche.

    Cependant le tableau n°2 Portant le titre de « Répartition des enquêtés par sexe » prouve que notre enquête a été menée bien sur les hommes que sur les femmes. Mais en majorité ce sont les hommes qui s'intéressent le plus souvent à l'écoute de la RCT, soit 70.6%. Les femmes peuvent être occupées par des travaux de cuisine, s'occuper des enfants et autres travaux de ce genre qu'elles n'ont pas assez de temps à suivre la radio.

    L'analyse du tableau n°3 intitulé « classification des enquêtés selon leur profession » nous montre clairement que les éléments qui constituent notre échantillon appartiennent à diverses professions. Mais les résultats recueillis prouvent en suffisance que l'agriculture est l'activité principale du milieu de Kasugho, Soit 58.8% du total d'enquêtés sont agriculteurs. Ceci n'est que normal car comme le dit MUTAANZWA « en milieu rural il y a carence d'emplois rémunérateurs, ce pour cela que la population y habitant s'occupe de l'agriculture » 38(*)  

    a) De l'acquisition de la notion de conservation

    La connaissance ou l'intériorisation de la protection des ressources naturelles par la population de Kasugho n'est pas une oeuvre à attribuer à la RCT. Tout fois, il y avait des forêts, des animaux à protéger dans chaque culture pour des raisons multiples se référant toujours à la conservation. Cette dernière a été pratiquée par nos ancêtres malgré qu'elle ne fût pas encore rationalisée. Pour tout simplement dire qu'avant que soient créées la RNT et RCT, la protection des ressources animales et végétales était pratiquée d'une manière ou d'une autre par la population de Kasugho. Ainsi la sensibilisation faite par les agents de la RNT et l'implantation de la RCT avec une vision conservatrice est venue combler le vide qu'avait la population de Kasugho en matière de protection des ressources naturelles.

    Il était question du tableau n°5 avec titre  « Avoir entendu parler de la protection des ressources naturelles » qui nous montre que 82 auditeurs enquêtés affirment avoir déjà entendu parler de la protection de la faune et flore. Soit 96.5 %. Mais malgré que les ancêtres connaissaient que « les générations futures ont droit au même patrimoine naturel »38(*) dont ils jouissaient, le taux de connaissance était en dessous de ce pourcentage que nous observons aujourd'hui. Par ce qu'il n'avait pas assez des moyens de communication qui s'investissaient à diffuser la protection de la nature.

    b) Rôle de la communication sur la protection des ressources naturelles

    Une question engage presque le monde entier, celle de voir comment réduire la pression de l'activité humaine sur les ressources naturelles. Pire encore elle vise surtout à détruire le poumon de l'humanité qu'héberge la faune aussi visée. Il faut éduquer et sensibiliser cet homme qui détruit la faune et flore pour qu'il ait conscience sur les questions relatives à la protection de la faune et flore qui l'entourent.

    Pour le faire, un moyen de communication s'est imposé pour vulgariser les mesures de protection prises par des experts (écologistes) dans des sommets et conférences internationales, comme celle de Rio tenue au Brésil en 1992 pour ne citer que celle là. Ces experts ont besoin des médias (radio, presse, télévision) pour atteindre des millions des personnes éparpillées dans les coins du monde.

    Mais pour ce qui nous concerne au niveau local, la radio semble être le meilleur moyen d'information. Ici il est question du tableau n°6 portant le titre de « Moyens d'information » qui montre clairement que parmi les moyens de diffusion de la notion de protection de ces ressources, la RCT a été choisie à 52.9% par nos enquêtés.

    Localement nous jugeons cela normal car le milieu rural tel que Kasugho, à part l'école n'a pas de chance d'avoir accès à la presse écrite. Aussi il est difficile d'accéder aux images d'animaux sauvages télévisées pour en découvrir des nouvelles stratégies de protection et de gestion durable des ressources animales et végétales. C'est à ce titre qu'en milieu rural, les écologistes malgré leur formation auront besoin de la radio pour véhiculer leurs messages à la population riveraine de la Réserve Naturelle de Tayna. Et ceci encore d'une manière régulière à un public varié et vaste.

    Parlant des radios locales, J. Farran dit ce qui suit : « Je suis favorable aux radios locales en général à cause du service qu'elles rendent aux populations »39(*) locales.

    Lequel service peut nous permettre de s'imprégner des nouvelles stratégies d'exploiter durablement la nature. La RCT, aussi considérée comme une radio locale rend grand service à la population qui vie aux alentours et dans la Réserve Naturelle de Tayna. La radio peut quelques fois orienter la population locale à s'auto développer tout en respectant les principes du développement durable.

    c) Etat de protection avant la RCT

    L'interprétation du tableau n°8 portant le titre de : « Espèces animales jadis consommées en milieu de Kasugho », témoigne qu'avant la création de la RCT, la pression de l'activité humaine sur les ressources naturelles étaient accentuée. Du tableau, il ressort qu'à 88.2% les espèces du type singe, porc-épic, rat de Gambie, lièvre et autres étaient vendus publiquement et consommées en milieu de Kasugho. Mais l'implantation de la RCT dans le milieu est venue remédier à ce désastre qui allait faire disparaître ces espèces. Aussi les écologistes du milieu ont pris conscience de cette exploitation irrationnelle. Aujourd'hui une Université de Conservation de la Nature y est implantée toujours pour chercher à sauver la situation. Et même en titre exemplatif, il y a des rumeurs qui courent jusqu'aujourd'hui qu'une camionnette remplie de la viande sauvage boucanée quittait quelques fois le milieu pour alimenter les citées les plus proches telle que Lubero, Butembo...d'où la question de se demander comment les émissions présentées à la RCT ont contribué à une recrudescence de cette pression exercée sur les ressources naturelles.

    d) Action de communication

    L'idée de Chéreul. P. citée par KANEFU nous dit: « beaucoup des communications ont pour visée influencer autrui, le convaincre, le pousser à agir dans tel ou tel sens »  40(*)

    Il est question ici de l'analyse du tableau n°7 avec comme titre « position des enquêtés face aux messages de protection des ressources naturelles » qui prouve que le RCT a influencé ses auditeurs. Car les résultats recueillis ont montré que 58.8% sont convaincus et intéressés des thèmes de protection des ressources épuisables. Et puis 20% influencés par la RCT à travers les émissions sont convaincus et se sont décidés à faire une bonne cessation aux affaires de braconnage. Donc au total 78.8% sont influencées par la RCT. Résultats qui vérifient notre première hypothèse qui dit que depuis qu'elle est implantée la RCT influe-t-elle la population à protéger les ressources phoniques et floristiques ?

    Un auteur dit : « Communiquer c'est aussi défendre l'image de soi, chercher à influencer autrui... »41(*) Pour ainsi dire la RCT défend de toute couleur la conservation de la nature et incite la population riveraine à s'investir dans les programmes de protections des ressources naturelles.

    Par ailleurs l'analyse du tableau n° 9 portant le titre de « Messages et conseils de protection de la Nature diffusés à la RCT », nous plonge dans une croyance tel que la RCT largue à ses auditeurs divers messages et conseils relatifs à la protection de la nature en générale. Aucune personne de nos 85 enquêtés n'accuse pas la RCT n'avoir pas diffusé des informations relatives à la protection des ressources naturelles ; soit 100% du total.

    Mais alors, il parait que « les émissions présentées à la radio jouent également sur la cible (...) à la compréhension des faits ; l'émotion positive ou négative associée à l'information la stimulation et le pouvoir mobilisateur de l'information »42(*)

    La RCT aide sa cible à comprendre les avantages et conséquences qui peuvent arriver si l'homme continu à détruire les ressources naturelles. Ce qui nous pousse à conclure avec l'idée avancée par certains communicologues, l'information transforme le récepteur (homme). Cette dernière est à la base même de la réussite de protection des ressources animales à Kasugho malgré le commerce clandestin de la viande sauvage qui s'opère encore. Ce phénomène reste fondé sur des rumeurs. D'où il faut une étude pour bien connaître le fonctionnement de ce marché.

    Toutefois actuellement, dans le milieu de Kasugho il est devenu rare de retrouver des gens qui vendent de la viande sauvage dans des endroits publics tel que le marché. Mais alors que dire de l'exploitation d'arbres dans le milieu de Kasugho ? Jadis la population de Kasugho exploitait les ressources forestières sans pour autant les principes de conservation de la nature. Avec l'implantation de la RCT par les agents de la RNT celle-ci reste aujourd'hui informée le mode d'exploitation durable des ressources naturelles. Cependant les exploitants des planches menacent les ressources floristiques en milieu de Kasugho. Il est question ici de vérifier si cette exploitation est basée sur les principes de développement durable. Cette situation semble nous intéresser moins par ce que elle s'accentue à l' an 2008 alors que notre recherche est allée jusqu'à fin 2007.

    Donc nous pouvons conclure partiellement que les nouvelles stratégies de protection ainsi que des messages diffusés façonnent progressivement la population du milieu et va finir à s'investir en totalité dans le processus de protection durable de la nature. Ce phénomène de rareté d'animaux sauvage sur le marché est vérifié dans le tableau n°10 intitulé « absence de la viande sauvage dans les endroit publics (marché) ». Si tel est le cas quelle en est la contribution de la population du milieu ?

    e) De la contribution des auditeurs à la protection

    L'idée de J.M.LEFEVRE citée par KANEFU nous dit qu'il ne peut y avoir de communication réussie sans réflexion initiale débouchant sur une stratégie. Mais cette stratégie quelle qu'en soit la qualité devra toujours être traduit dans les faits, dans les actes 43(*) ou actions. C'est-à-dire inutile d'informer, de conseiller sans observer le résultat souvent traduit dans les actes ou faits. Il est question du tableau n°11 qui nous relate les différentes façons par les quelles la population de Kasugho contribue à la protection des ressources naturelles soit à 93.1%. Aussi un proverbe chinois dit  «  Le feu brûle haut que si chacun y apporte un morceau de bois ». Voilà donc qu'avec la contribution ou la participation de la population de Kasugho nous jugeons l'impact de la RCT sur la protection des ressources animales et végétales «positif » car ceci vérifie notre 3e hypothèse qui dit que « l'impact de la RCT est-il positif ou négatif ? »

    Mais ce résultat nécessite être appuyé et confirmé par les journalistes de la RCT qui s'occupent de la sensibilisation radiophonique. D'où il est indispensable d'analyser les résultats obtenus auprès d'eux.

    IV.3. Des résultats obtenus auprès des journalistes

    Le tableau n° 12 portant le titre de répartition des enquêtés par âge prouve que notre échantillon est prélevé de deux classes d'âge. Notamment dans l'intervalle d'âge allant de 18 à 29 ans et celle allant de 30 à 39 ans. Ce qui nous amène à dire que le personnel de la RCT est jeune. Et cela peut conduire une production meilleure d'émission si du moins cette jeunesse usait de leur Zèle.

    Quant à l'analyse du tableau n° 13 ayant comme titre « répartition d'enquêtés par sexe », indique que le taux des femmes aux services de la RCT est très faible, soit 20% du total. De ce fait, le constat de KAYEMBE A est celui-ci « les statistiques relevées sur le terrain prouvent que très peu des femmes travaillent dans le secteur des radios privées. Elles ne représentent que 2% du personnel global en RDC »44(*). Constat vrai et que nous vérifions à travers la RCT et cela peut freiner certaines activités (dans le service de sensibilisation, de sondage d'opinion sur un fait négatif à la protection de la faune,...)

    a) Du personnel de la RCT

    Notre interprétation des résultats du tableau 14 (Répartition d'enquêté par profession) nous fait remarquer clairement que 4 personnes seulement sont engagées comme journalistes. Ce qui semble aller à l'encontre de l'efficacité de bon média. Car le travail à la radio nécessite une équipe assez suffisante non seulement à cause de la lourdeur des taches mais aussi et surtout pour son efficacité. Nous estimons que ce personnel est encore insuffisant. Mais par contre le tableau n° 15 parlant de la classification d'enquêtés selon leur niveau d'étude, nous montre que les journalistes de la RCT ont en majorité une formation Universitaire soit 80% du total. Si une bonne collaboration règne entre-eux et ceux d'autres niveaux d'études nous estimons que la RCT peut atteindre ses objectifs fixés au carnet de charge.

    b) Influence de la RCT

    Dans le cadre de la protection de la nature la RCT diffuse les messages et conseils relatifs à la protection et la gestion durable des ressources naturelles. Elle a un impact quelconque au niveau local voire même régional. A ce propos un communicologue déclare « nous vivons aujourd'hui une extraordinaire révolution de la communication dont l'impact est mondial »45(*). Cet impact est local à travers la RCT. Des émissions présentées à la RCT. Sept ont une visée conservatrice et influencent le plus souvent la population à s'investir dans protection de la nature. Il était question ici du tableau n° 17 portant le titre D'autres émissions en parlent d'une manière latente. Parce que au carnet de charge de la RCT ne figure pas seulement la conservation de la nature mais aussi l'éducation orientée dans divers sens. Cette éducation doit être orientée d'une manière ou d'une autre vers la conservation.

    A ce propos un auteur cité par KANEFU n'a pas caché son opinion «la communication ne se justifie que par rapport aux résultats que l'on doit obtenir. Le résultat entendu est la transformation décidée de l'état initial des cibles aux quelles on s'adresse46(*). Il est question du tableau n° 17 lequel nous montre les émissions plus influentes à transformer ou changer les anciennes habitudes des récepteurs. Ces derniers soutenues par d'autres émissions et jingles joués à la RCT laissent qu'on observe actuellement une certaine diminution de feu de brosse, De vente publique d'animaux sauvages, en milieu de Kasugho.

    Néanmoins, pour qu'une information, un message soit à la base du changement, il faut qu'il ou elle soit communiqué (e) avec des méthodes et techniques fixées à l'avance. Car «  la communication se gagne d'abord dans la réflexion stratégique »47(*) du journaliste.

    L'interprétation des résultats obtenus au tableau n° 18 nous montrent clairement que les journalistes de la RCT appliquent des stratégies de communication mettant l'accent sur l'influence, la conviction et la mobilisation. Cette communication stratégique aide à leur cible de gérer et protéger durablement les ressources naturelles épuisables à l'instar de la faune et flore dans la contré de Kasugho. A ce propos J.DSCIULLO n'a pas caché son opinion « communiquer avec la cible et pour avoir la chance de persuader, il faut auparavant parvenir à capter son attention. Mais inversement, attirer l'attention sans réussir ensuite à provoquer l'action ne sert à rien. » Cette idée citée par KANEFU montre que dans la communication il faut accrocher l'attention mais aussi provoquer l'acte ou l'action dans l'intérieur de sa cible.

    L'interprétation du même tableau montre clairement qu'à 86.7% la RCT emploi des techniques de diffusion persuasives. Ces dernières à leur tour font naître un « feed back » entre les journalistes et les auditeurs.

    C. De la réaction des auditeurs

    Restant au seuil du degré de persuasion, celle-ci ne peut s'observer et se confirmer que par une réaction de part des récepteurs. Il est question pour nous d'analyser et interpréter le résultat du tableau n° 19 portant le titre « des réaction des auditeurs aux émissions » qui confirment qu'à 80% les émissions de conservation diffuées à la RCT suscitent des réactions.. Ces réactions permettent aux journalistes de connaître les opinions (positives ou négatives) de la population face à la protection des ressources naturelles. Mais aussi leur permettent de planifier ou amender leur programme d'intégrer leur cibles à la protection des animaux et végétaux.

    Les auditeurs séduis par des nouvelles relatives à la protection finissent à se poser les questions du genre « que faut-il faire ? » ; Comment pouvons-nous agir maintenant ? Les réponses à ces questions poussent les journalistes de la RCT à faire un appel aux experts écologistes pour satisfaire la population en expliquant avec toute clarté la matière qui incite la population à se poser pareilles questions.

    En fin, le tableau n° 20 avec comme titre «Comportement des auditeurs face à la conservation de la nature (faune et flore) » met à lumière que les auditeurs de la RCT affichent un comportement positif. Et cela à un pourcentage de 86.7 affirmation des journalistes. Ce comportement est le résultat des messages et conseils diffusés à la population et du savoir faire des journalistes de la RCT.

    IV.4 CONCLUSION PARTIELLE

    Pour clore ce chapitre consacré à l'analyse et discussion des résultats, nous pouvons dire que ces résultats émanent d'un sondage effectué auprès des auditeurs et journalistes de la RCT. L'échantillon a été prélevé dans différentes couches de la population soit 85 auditeurs et tous les journalistes de la RCT inclus les animateurs extérieurs de formation diverse. En fin, les résultats issus de nos enquêtes ont été ventilés en pourcentage. Et d'une manière générale ces résultats prouvent en suffisance le rôle joué par la RCT sur la protection des ressources animales et végétales en milieu de Kasugho. Et elle a un impact si positif sur la protection de ressources naturelles affirment nos enquêtés.

    Cependant, il sied de signaler que compte tenu de la période de notre recherche c'est-à-dire de 2003 à 2007 nous n'avons pas su nous fier à l'exploitation du bois dans le milieu de Kasugho. Car cette situation s'est amplifié à 2008 et a un impact négatif sur l'environnement, le climat, pour ne citer que cela. D'où d'autres chercheurs peuvent mener leurs recherches sous cet aspect en se basant si nécessité au code forestier Congolais. Mais quant à nous, les variables auxquels nous nous sommes basé étaient groupés à deux dimensions :

    - L'état de protection de ressources animales et végétales avant et après la création de la RCT.

    - La participation de la population locale sur la protection de ces ressources.

    CONCLUSION GENERALE

    Mettant fait à notre démarche scientifique portant sur « l'impact de la RCT sur la protection de ressources animales et végétales en milieu de Kasugho ». Il nous est impérieux de rappeler que dans notre dissertation nous avons subdivisé notre travail à quatre chapitres hormis l'introduction et la conclusion générale.

    Ainsi le premier chapitre s'est articlé sur le définition des certains concepts de base au tour desquels était circonscrit notre objet de recherche. Dans le second chapitre, notre effort a été orienté sur la présentation du milieu d'étude. La grande ligne de cette séquence n'est autre que le milieu de Kasugho fut un bon marché où les braconniers vendaient à toute sécurité la viande sauvage. Mais avec la nouvelle information diffusée à la population de la place par les ANIOCO et surtout celle passant par le canal de la RCT cette situation tend à disparaître. Le troisième chapitre est celui de notre investigation sur le terrain. Cette séquence nous a permis de vérifier nos hypothèses fixées au début de notre recherche. Les résultats obtenus ont été enregistrés dans des tableaux et exprimés sous formes des pourcentages. Et après chaque tableau, un commentaire de ces résultats devint suivre. An fin, dans le quatrième chapitre nous avons discuté à quelques mots les résultas tout à s'en appuyant au pensées de certains auteurs et aux travaux antérieurs réalisés dans le domaine de l'information et de la communication. En fin nous ne prétendons pas avoir fait une étude exhaustive de ce sujet.

    D'autres chercheurs du domaine peuvent l'aborder sous d'autres aspects en étudiant le musellement ou la considération de l'information relative à la protection durable par les exploitants forestiers du Bas-Musindi à partir de 2008. Une autre piste serait celui d'étudier l'impact de la RCT dans le commerce clandestin de la viande sauvage à milieu de Kasugho

    RECOMMANDATIONS

    Eu égard de ce qui précède nous recommandons ce qui suit :

    - Aux journalistes de la RCT de revoir leurs méthodes et techniques de communications et d'animation. En d'autres termes ils doivent aborder la question de telle sorte que la protection des ressources animales et végétales puissent devenir la préoccupation de tous et un succès de tous pour tous. Mais aussi orienter leur animation vers la réalité locale à rapport avec la protection de la nature. Ils doivent organiser un magazine spécial sur le commerce clandestin de la viande sauvage dans le village de Kasugho.

    - Aux gestionnaires de la RNT : de disposer d'une équipe solide d'animateurs écologiques locales pouvant aider à faire résonner la population riveraine à prendre la conservation au premier plan.

    - Aux autorités Politico Administratives et militaires de la place de nous aider à contrôler le trafic d'animaux sauvages vivants et la vente viande sauvage dans le milieu de Kasugho.

    REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

    A. OUVRAGES

    1. AKILIMALI R, Rapport synthèse du séminaire atelier sur la sensibilisation, l'éducation mésologique du 22 au 29 janvier, éd UGADEC, 2003, xx p.

    2. CAZENAVE.F, Les Radios libres, coll. « Que sais-je », PUF,Paris, 1980, 109p

    3. Charles DEBRASCH, La régulation de la liberté de la communication audiovisuelle, éd Economa, Paris, 1991,369p.

    4. GUB BESSETTE, communication et participation communautaire des, éd PU, Canada 2004, 109p.

    5. H.BLALOCK, Introduction à la recherche sociale, DUCULOT, Paris, 1973, xxp

    6. HARRY VANDER LINDE, Au delà des frontières. La gestion transfrontalière des ressources naturelles en Afrique. Ed. BSP, 2001,184p

    7. J. .MICHEL LEFFEUVRE, savoir communiquer, éd, bordas, Paris, 1988, 205p

    8. J. DISCIULLO éd Juris et Ali; Marketing et communication des associations, éd. Juris, Paris, 1990, 317p

    9. KAYEMBE. A Situation des médias en RDC, in Panos Paris, 2004. 84p

    10. Mac. Edmond ; Identité et communication in communication appliquée aux org. Et formation, éd Breton, 1998, xx p

    11. RUSSEL MITTERMEIR, (Président CI), Préserver le patrimoine vivant de la terre, 2d CI 2005 177p

    12. SYLVIA'S MADER, Biologie : Evolution, Diversité et Environnement, Reynald goulef in C, Canada 1987, 767p

    B. Travaux de fin de cycle

    1. KANEFU, Analyse de l'impact de communication dans la gestion des aires protégées, TFC inédit, UCNDK 2005-2006, 71p

    2. KANYERE NIKULA, Etude de l'efficacité des stratégies de la communication...TFC inédit, UCNDK, 2005-2006, 39p

    3. SHABANTU, Problématique de la gestion des déchets ménagers biodégradables TFC inédit UCNDK 2005-2006, 37p

    4. WANGAVO, la communication traditionnelle, TFC inédit UCNDK 2005-2006, 37p

    C. Cours

    - Edgar MAHUNGU, Histoire de l'information, inédit, UCNDK, 2006-2007

    - Edgar MAHUNGU, Tableau de la presse contemporaine, inédit, UCNDK, 2007-2008

    1. Anatole KALUMBI MWANA, Initiation à la recherche scientifique, inédit, UCNDK, 2006-2007

    2. Anatole KALUMBI MWANA, Histoire des civilisations du monde contemporain inédit, UCNDK, 2005-2006

    3. Edgar MAHUNGU, Méthodologie de l'information II, inédit, UCNDK, 2006-2007

    4. Pierre MUMBU, Théories de la communication, inédit, UCNDK, 2007-2008.

    5. MUWIRI, Les techniques d'expression orale et écrit, inédites, UCNDK, 2005-2006

    6. OMER, Information et communication, inédit, UCNDK 2006-2007

    7. MATSISTI, Conservation des ressources naturelles, inédit, UCNDK, 2007-2008

    8. MUFABULE, Législation forestière et environnementale, inédit, UCNDK 2007-2008

    C. REVUES

    1. Le Gorille Parc National de KAHUZI BIEGA, Ed ICCN, 2001 p 8

    2. RATECO lien, éd BUKAVU, 2007 p5

    3. Annuaire téléphonique, guide économique et commercial de la RDC,Ed 2005-2006 p 70

    - TABLE DES MATIERES

    IN MEMORIAM I

    DEDICACE II

    REMERCIEMENTS III

    RESUME IV

    SUMMARY V

    INTRODUCTION GENERALE 1

    0.1Problématique 1

    0.2 Hypothèses 2

    0.3. But et objectif du travail 3

    0.4. Intérêt du travail 3

    0.5. Délimitation du travail 3

    0.6. Difficultés rencontrées 4

    GENERALITES SUR LES CONCEPTS DE BASE 5

    I.1 Introduction sur les radios locales 5

    I. 1.1. Brève historique sur les radios locales 5

    I.1.2 Considérations sur les radios locales 5

    I.1.3 Quelques termes relevant de la communication 6

    I.1.4. Quelques concepts relavant de la conservation de la nature 9

    I.2. Les Ressources animales et végétales 11

    I.2.1. Brève considération sur la faune 11

    I.2.2 Protection des ressources floristiques 12

    I.3 CONCLUSION PARTIELLE 12

    CHAPITRE II 14

    PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE 14

    II.1. INTRODUCTION 14

    II. 1.1 Village de Kasugho dans l'aire de la RCT 14

    II. 2. PRESENTATION DU VILLAGE KASUGHO 15

    II.2.1 Situation géographique 15

    II.2.2 Relief, caractéristiques climatiques et hydrographie 16

    II. 3. POPULATION 17

    II. 3.1. Composition ethnique 17

    II.3.2 Démographie 17

    II.3.3 Activités économiques, sociales et culturelles 18

    II.3.4 Sol et végétation 19

    II. 4. MILIEU D'ETUDE ET LA COMMUNICATION : RCT 20

    II. 4.2 Historique de la RCT 20

    II. 4.3 Importance et objectif de la RCT 21

    II. 4.5. Fonctionnement 23

    II.4. CONCLUSION PARTIELLE 24

    CHAPITRE III 25

    ANALYSES DES RESULTATS 25

    III.1 METHODES ET TECHNIQUES D'ENQUETE 25

    III.1.1. Population 25

    III.1.2 Choix et taille de l'échantillon 25

    III.1.3 Méthodes 25

    II. 2 RESULTATS OBTENUS AUPRES DES AUDITEURS 27

    III. 3.RESULTATS OBTENUS AUPRES DES JOURNALISTES DE LA RCT INCLUS LES ANIMATEURS. 33

    CHAPITRE IV : 38

    DISCUSSIONS DES RESULTAS 38

    IV.1Introduction 38

    IV.2 Résultats d'enquête obtenus auprès des auditeurs 38

    IV.3. Des résultats obtenus auprès des journalistes 43

    IV.4 CONCLUSION PARTIELLE 45

    CONCLUSION GENERALE 47

    RECOMMANDATIONS 48

    REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 49

    TABLE DES MATIERES 51

    * 1. RUSSEL MITTERMEIR (Président C.I), Préserver le patrimoine vivant de la terre. 2d CI 2005 P1

    * 1 HARRY VANDER LINDE, Au-delà des frontières. La gestion transfrontalière des ressources Naturelles en Afrique.

    * 2 MAHUNGU, Cours de méthodologie de l'information II, UCNDK 2006-2007

    * 3 MAHUNGU, Méthodologie de l'information II, cours Inédit, TCCB-UCNDK, 2006-2007

    * 4 MAHUNGU, Histoire de l'information, cours inédit, TCCB-UCNDK 2005-2006

    * 5 MAHUNGU, Méthodologie de l'information II, cours inédit, TCCB-UCNDK 2006-2007

    * 6 MAHUNGU, Méthodologie de l'Info. II. Cours inédit UCNDK 2006-2007

    * 7 MUMBU, Théorie de la communication, cours inédit UCNDK, 2007-2008

    * 8 MAHUNGU, Tableau de la prisse contemporaine, cours Inédit UCNDK 2007-2008

    * 9 OP CIT UCNDK 2007-2008

    * 10 MAHUNGU, Tableau de la presse contemporaine, cours Inédit UCNDK 2007-2008

    * 11 MAHUNGU OP CIT.

    * 12 KANEF, Analyse de l'impact de communication dans la gestion des aires protégées Inédit, TFC, UCNDK 2005-2006

    * 13 MUWIRI , Techniques d'expressions orales et écrites, cours Inédit UCNDK 2005-2006

    * 14 KANYERE NIKULA, Etude de l'efficacité des stratégies de la communication,...TFC, Inédit UCNDK 2005-2006 P 5

    * 15 OMER, Information et communication, cours inédit UCNDK 2006-2007.

    * 16 MATSITSI, Conservation des ressources naturelles, cours inédit UCNDK 2007-2008

    * 17 MUFABULE, Législation forestière et environnementale, cours, inédit, UCNDK, 2007-2008

    * 18 Anatole KALUMBI MWANA, Histoire des civilisations du monde contemporain, cours, inédit, UCNDK 2005-2006

    * 19 Site Web Conservation de la nature.

    * 20 Revue, le Gorille Parc National de KAHUZI BIEGA 2d. ICCN, 2007-2008 P 8

    * 21 Revue Op. Cit. p8

    * 22 Charles DEBBASCH, la régulation de la liberté de la communication audio-visuel, éd. ECONOMUCA Paris 1991 p 13

    * 23 Anatole KALUMBI MWANA, Initiation à la recherche scientifique, cours Inédit, UCNDK 2006-2007

    * 24 Directeur Jacques KAKULE VAGHENI , Interview

    * 25 SHABANTU, Problématique de la gestion de déchets ménagers biodégradables TFC, inédit TCCB UCNDK 2005-2006 p 12

    * 26 Larousse de Poche p 35

    * 27 Id p

    * 28 KALUNDA, Agent recenseur de KASUGHO

    * 29 P. MUMBERE WANGAVO, La communication traditionnelle TFC, TCCB-UCNDK 2005-2006 P20

    * 30 MAPENDO MUSAVULI, Agronome de la place

    * 31 AKILIMALI R, Rapport synthèse du séminaire Atelier sur la sensibilisation, l'éducation mésologique du 22 au 29 janvier, éd UGADEC 2003 p 27

    * 32 GUY BESETTE, Communication et participation communautaire éd PUL, canada, 2004.P 1

    * 33 ANNUAIRE Téléphonique : guide Economique et Commercial de la RDC éd.xxx, 2005, p 70

    * 34 LEONI  Management, cours inédit, UCNDK, 2007-2008

    * 35 J. DISCIULLO et Ali, Marketing et communication des associations Ed Juris

    * 36 H.BLALOCK, Introduction à la recherche sociale, Ed DUCULOT, paris 1973, P 83

    * 37 Déclaration de Françoise KAHINDO

    * 38 SYLVIA SMADER, Evolution, Diversité et environnement, Reynald goulef inc, Canada 1987 p 30

    * 39 CASENEUVE F. Les radios locales, coll. « Ques sais - je ? PUF, Paris 1980.p 109

    * 40 KANEFU, TATA ; Analyse de l'impact de la Communication sur la gestion des aires protégées,TFC Inédit, TCCB-UCNDK, 2005-2006, p 57

    * 41 Ibidem, p 57

    * 42 Jean Michel LEFEVRE ; Savoir communiquer éd,Bardas, Paris, 1988 p 78

    * 43 KANEFU, Analyse de l'impact de la communication dans la gestion des aires protégées, TFCInédit, TCCB-UCNDK, p 60

    * 44 KAYEMBE Situation des médias en RDC, Inst. Panos Paris, 2004 p 41

    * 45 Mac Edmond, Identité et communication in communication appliquée aux organisations et formation, éd Breton 1998 P 57

    * 46 KANAFU, Analyse de l'impact de la communication dans la gestion des aires protegées TCCB-UCNDK 2005-2006 Inédit p 61

    * 47 J. LEFEVRE  Savoir communiquer, éd Bordas, Paris 1988 p 77






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