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Alimentation de la femme enceinte diabétique travailleuse en tunisie


par Nadia Ayadi
école superieur de science et de technique de la sante de tunis - Nutrition humaine 2007
Dans la categorie: Biologie et Médecine
   
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I -Les recommandations nutritionnelles chez le diabétique :

Les recommandations nutritionnelles pour un sujet diabétique ne diffèrent ni en quantité ni en qualité de celles pour un sujet non diabétique de sexe, âge, poids et activité physique comparables désirant rester en bonne santé (15,16).

Les différences résident davantage dans la régularité des prises glucidiques d'un jour à l'autre et dans leur répartition au cours de la journée qui varie selon le traitement administré et les résultats glycémiques observés.

Une diététique adaptée est donc un précédent obligatoire et l'élément central du traitement quel que soit le type de diabète (9, 17,28).

a-Apports énergétiques :

L'apport calorique d'un sujet diabétique de poids normal ne doit pas être modifié.

La restriction calorique pour un diabétique est envisagée en cas de présence d'une surcharge pondérale et ce d'autant plus qu'elle est androïde et compliquée sur le plan métabolique ou vasculaire .Or, plus de 80% des sujets diabétiques de type 2 sont obèses d'où l'objectif d'atteindre un poids raisonnable (une perte de 5 à 10 % du poids initial ou plus, est souhaitable pour améliorer l'équilibre du diabète, les lipides sanguins et la tension artérielle) associé à un meilleur profil des facteurs de risque vasculaires.

b-Apports glucidiques :

* Les glucides doivent constituer une part importante de l'alimentation des sujets diabétiques.

Un apport quotidien de l'ordre de 180 à 220g d'hydrates de carbone, représentant de 50-55% de la ration calorique quotidienne, est nécessaire.

La proportion des glucides dans la ration calorique quotidienne (RCQ) varie selon :

- L'activité physique :

Plus l'activité physique est importante, plus la proportion de glucides dans la RCQ est élevée.

- Le régime suivi :

D'autant le régime est riche en acides gras mono insaturés, d'autant l'apport en glucides doit être bas.

*Cet apport en glucides doit se faire essentiellement sous forme de glucides complexes à base d'aliments amylacés comme le pain, les pâtes, le riz, les féculents et dans une moindre mesure de fruits et de lait et un apport en saccharose ajouté de l'ordre de 10% de la RCQ.

c-Apports lipidiques :

Puisque le diabétique est 2 à 4 fois plus exposé aux maladies cardiovasculaires que le non diabétique, son alimentation doit être peu athérogène et peu thrombogène .Elle est obtenue en réduisant, d'une part, le pourcentage des calories lipidiques et en agissant, d'autre part, sur la nature des lipides alimentaires.

Les recommandations théoriques réduisent les apports lipidiques à moins de 30% des calories totales, ce qui parait un peu excessif car l'adhésion à de telles recommandations est souvent incompatible avec une vie sociale correcte.

Une recommandation de 30 à 35 % semble plus raisonnable.

Le rapport lipidique monoinsaturés / polyinsaturés / saturés, devrait être théoriquement égal à 2 / 1 / 1. Ainsi, l'apport en graisses saturées dites athérogènes devrait être inférieur à 10% de l'apport calorique total. Cette restriction des graisses saturées a pour avantage de diminuer les apports alimentaires en cholestérol en dessous de 300mg/j (le cholestérol et les graisses saturées étant apportés par les mêmes aliments).

v Les graisses polyinsaturées doivent représenter le 1/4 des apports lipidiques totaux, soit environ 10% de la RCQ, mais leur apport doit être modulé en fonction de leur nature.

Ø Ainsi, les acides gras de la série n-6 ont un effet hypocholestérolémiant mais leur apport ne doit pas dépasser 10 à 15g/jour.

Exemple d'aliments riches en acides gras de la série n-6 :

- Margarine molle (33g/100g)

- Palme (10g/100g)

Ø Les acides gras de la série n-3 ont un effet hypotriglycéridémiant et antithrombogène (14).

Exemple d'aliments riches en acides gras de la série n-3 (Oméga 3) :

- Huile de lin (54,2g/100g)

- Huile de noix (12,9g/100g)

- Huile de colza (9,1g/100g)

- Saumon (1.8g/100g)

-Anchois (1.7g/100g)

Les graisses monoinsaturées non peroxydables(21) devraient représenter au minimum 10%, et au plus 20% de la RCQ puisqu'elles entrainent en effet une baisse totale du cholestérol sans diminution parallèle du HDL-cholestérol.

d-Apports protéiques :

Chez un diabétique, une réduction de l'apport protéique journalier vers des quantités modérées (0,8 à 1 g/Kg de poids corporel idéal) (18,22), soit environ 15% de l'apport énergétique total, peut être souhaitable.

L'efficacité d'un régime hypoprotidique (< 0,8g/Kg/jour) est expliquée par le fait qu'il ralentit la détérioration de la fonction rénale chez le diabétique porteur d'une néphropathie avérée (albuminurie supérieure à 300mg /24H et/ou créatinine sérique élevée), donc un argument en faveur de la modération en matière d'apport protéique chez le diabétique non compliqué même si aucune étude n'a permis de confirmer formellement le bien fondé de cette recommandation.

L'enfant, la femme enceinte, le sujet âgé ou le patient en état d'hypercatabolisme constituent des exceptions à cette règle.

e-Apports en minéraux, vitamines et autres micronutriments :

Les besoins journaliers en minéraux, vitamines et autres micronutriments sont en général largement couverts, si le diabétique a un apport alimentaire équilibré.

Mais, dans certaines situations particulières et pour certains nutriments, il convient d'envisager, soit des réductions, soit des supplémentations.

L'apport sodé doit être réduit chez le diabétique hypertendu qu'il ait ou non une néphropathie.

Les apports en potassium (K) et magnésium (Mg) sont, en général, correctement assurés si l'alimentation est suffisamment riche en légumes et fruits.

Mais, des supplémentations peuvent être nécessaires chez les sujets soumis à des traitements diurétiques couplés ou non à des régimes hypocaloriques.

Au contraire, une réduction en K peut être indispensable chez les diabétiques ayant une insuffisance rénale chronique ou chez les personnes soumises à des traitements par inhibiteurs de l'enzyme de conversion.

Les supplémentations vitaminiques ne sont pas nécessaires sauf dans le cadre de certains régimes qui sont en principe déconseillés chez les diabétiques, sachant que certains auteurs recommandent des supplémentations presque systématiques en vitamines anti-oxydantes chez les sujets à risque cardiovasculaire augmenté.

Les apports en micronutriments tels que le sélénium ou le chrome sont difficiles à évaluer, mais une alimentation équilibrée peut couvrir largement les besoins.

f-Apports en fibres :

Une alimentation riche en fibres alimentaires surtout de type soluble (pectines, guar, gomme), contenues dans les fruits, les légumes verts et les légumineuses, est souhaitable en terme de régulation glycémique (19).

Ces aliments ont souvent un index glycémique bas donc un régime riche en fibres insolubles est souhaitable en termes de régularité du transit digestif sans spécificité liée au diabète.

g-Alcool :

L'éthanol est un nutriment qui peut avoir des effets toxiques. Ses effets métaboliques ont un retentissement particulier chez le sujet diabétique (2).

L'alcool a deux effets sur le contrôle glycémique :

· La consommation à jeun :

- Peut entrainer une hypoglycémie sévère ; l'oxydation de l'éthanol entraine une augmentation du rapport NADH/NAD, à l'origine d'une inhibition de la néoglucogenèse.

Cette hypoglycémie est d'autant plus sévère que les réserves hépatiques en glycogène sont faibles, le sujet est dénutri ou éthylique et qu'il reçoit un traitement par insuline ou antidiabétiques oraux.

- L'alcool, en présence de glucides, peut potentialiser la sécrétion d'insuline. Ce problème peut se poser chez les sujets non insulinodépendants qui consommeraient certaines boissons de type « Gin tonic » à distance des repas.

· La consommation post prandiale :

- L'alcool peut entrainer un état d'insulino-résistance qui peut aggraver le déséquilibre du diabète.

- L'alcool peut également causer une hypertriglycéridémie qui peut parfois être sévère.

h- Utilisation des édulcorants et des produits alimentaires allégés :

Les progrès de l'industrie agro-alimentaire offrent, actuellement, une grande variété de produits dont la composition a été modifiée pour en limiter le contenu en glucides, en lipides ou en calories (12).

Ces aliments sont accessibles dans les circuits de la grande distribution. On ne doit pas les considérer comme indispensables mais seulement utilisables pour le diabétique.

Ils peuvent, théoriquement, permettre à ce dernier de se conformer plus facilement aux contraintes diététiques. Mais, en pratique, ils peuvent être source de difficultés.

Les édulcorants se distinguent en deux groupes :

· Les édulcorants naturels :

Le fructose et certains polyols comme le sorbitol doivent être pris en compte pour l'évaluation de la ration calorique.

· Les édulcorants de synthèse :

L'aspartame, la saccharine, l'acesulfame ou les cyclamates sont quasiment ou totalement dépourvus de calories aux doses utilisées. Leur usage chez la femme enceinte ou allaitante nécessite une prudence particulière.

Pour le diabétique, l'usage des produits allégés en sucres est favorable à condition que la charge calorique de l'aliment ne soit pas augmentée. (Exemple :''Chocolat light'' appauvri en sucres et enrichi en lipides)

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