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Performances des hybrides variétaux et top-cross de maà¯s (zea mays l.) sur sols acides de la zone forestière humide du Cameroun

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par Joseph Clovis DONGMO
Université de Yaoundé I - DESS 2009
  

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I.2.2.- Utilisation du maïs

I.2.2.1- Alimentation animale L'utilisation du maïs dans l'alimentation animale est de loin le premier débouché (environ les deux tiers globalement) et concerne surtout les pays industrialisés. En fonction des résultats escomptés en élevage, la couleur du grain est généralement prise en compte. (Gouache, 2002). Le grain jaune diffère du grain blanc par la teneur en carotène. Cette caractéristique détermine l'usage en alimentation des volailles suivant la couleur blanche ou jaune recherchée pour la chair et le foie gras. Le grain de maïs a une faible teneur en protéines (10 %) et un manque d'acides aminés essentiels (tryptophane et lysine) qui rendent obligatoire l'addition des compléments protéiques. La recherche ces dernières années, a mis au point un maïs riche en tryptophane et en lysine, appelée OBATAMPA.

I.2.2.2- Alimentation humaine Dans les pays en voie de développement, notamment l'Afrique subsaharienne et l'Amérique latine, la consommation du maïs est particulièrement importante (Doré et al., 2006). Le maïs y constitue le plus souvent l'alimentation de base (Kagne et al., 2003). Cette consommation est plus marginale dans les pays industrialisés, où son utilisation est beaucoup plus orientée vers les industries de transformation. Au Cameroun, la consommation du maïs est plus marquée dans l'ouest et le nord du pays, où il entre dans diverses compositions culinaires. Dans le sud et le centre du pays, il représente une faible proportion dans l'alimentation de base.

I.2.2.3- Industries agro-alimentaires Environ 25 % de la production est destinée aux industries qui transforment le maïs en produit alimentaire ou non (Anonyme, 1994). La semoulerie, qui sépare l'amidon farineux du germe, produit des farines spéciales, des semoules, des flocons à partir de l'amidon et une huile riche en vitamine E et F à partir du germe. L'amidonnerie quand à elle transforme par hydrolyse l'amidon en divers produits avec le glucose comme dérivé ultime. Ce glucose est utilisé en biscuiterie, en confiserie et en pharmacie. Au-delà de l'industrie agro-alimentaire le maïs intervient également dans l'industrie de la fabrication de l'éthanol, des colles industrielles, des textiles, le papier, les boues de forage pour le pétrole, les matières plastiques biodégradables etc...

I.2.3- Sols acides et production agricole I.2.3.1- Définition des sols acides Un sol est dit acide lorsque la quantité d'ions H+ libres est supérieure à la quantité de cations alcalins ou alcalino - terreux. L'acidité du sol n'est pas seulement due à la présence des ions H+, elle est aussi due à la présence des donneurs de protons tel que les ions Mg++, Al+++ et Fe+++ (The et al., 2006).

I.2.3.2- Caractéristiques des sols acides Les sols acides ont des caractéristiques qui peuvent être déterminées par des tests chimiques ou par simple observation sur les plantes ou sur l'environnement. Les analyses chimiques peuvent montrer une baisse de la fertilité caractérisée par une faible capacité d'échange cationique (CEC), un pH faible et une carence en éléments minéraux essentiels à la plante tel que le phosphore (P), le magnésium (Mg) et le potassium (K) (Ambassa-Kiki, 1992). Sur sols acides, les plantes montrent une hypersensibilité à la sécheresse, du fait que le système racinaire est peu développé sur de tels sols. Dans cette zone, la microfaune du sol est pauvre ce qui entraîne une décomposition très lente de la matière organique. Le maïs qui est une plante à cycle court a par conséquent une vitesse de nutrition beaucoup plus élevée. Les éléments nutritifs prélevés dans le sol ne sont pas renouvelés immédiatement pour répondre à la demande de la plante. Pour cette raison il y'a accumulation des éléments toxiques comme l'aluminium et le manganèse qui inhibent la croissance du maïs.

Plusieurs solutions à ce problème d'acidité du sol ont été proposées notamment, l'utilisation de la chaux pour tamponner les ions H+ se trouvant en abondance dans le sol (Meka, 2006), l'utilisant des bio fertilisants pour permettre le développement des racines chez le maïs (Bethelenfalvay et al., 1992), qui par ailleurs est très sensible à un déficit en eau.

I.2.3.3- Effet de l'acidité et des toxicités sur les plantes Il existe deux types de toxicité des sols, une toxicité aluminique et une toxicité manganique. Dans les zones de forêts humides où les sols sont dans la plupart des cas acides, les microorganismes du sol ne se développent pas suffisamment (Marlet, 1992). De ce fait la matière organique végétale n'est pas dégradée afin d'être disponible aux plantes. Dans les mêmes conditions, les éléments minéraux indispensables pour le bon développement des plantes ne sont pas libérés en quantité suffisante. Par conséquent la plante est plus sensible au stress hydrique du fait que le système racinaire très peu développé ne peut satisfaire les besoins hydriques de la plante. D'autre part, la faible teneur des feuilles en chlorophylle ne favorise pas la photosynthèse ce qui entraîne un rendement très faible des plantes, parfois nul. Le développement végétatif quant à lui est énormément perturbé. Les plantes sont soit rabougries, soit très chétives et sensibles à la verse (The et al., 2000).

I.2.4- Méthodes d'amélioration des sols acides pour l'agriculture La recherche ces dernières années a pu trouver des solutions aux contraintes de l'agriculture sur sols acides. Les méthodes sont adaptées différemment selon les systèmes culturaux dans lesquels on se trouve. Il est proposé d'utiliser :

- des génotypes tolérants à l'acidité du sol, à savoir, vulgariser les variétés améliorées en remplacement des variétés sensibles (Op. cit.) ;

- des plantes enrichissantes pour restaurer la fertilité par l'enrichissement du sol en éléments minéraux ;

- la chaux dans certaines proportions pour corriger l'acidité du sol  dans un temps bien limité (Marlet, 1996 ; Meka, 2007) ;

PH

Sol siliceux léger (sableux)

Sol moyen

(sable + argile)

Sol argileux compact

pH > 6,5

Inutile d'intervenir

Inutile d'intervenir

Inutile d'intervenir

6 > pH > 6,5

2 t /ha

3,5 t /ha

5 t /ha

5,5 > pH > 6

3 t /ha

5,5 t /ha

7,5 t /ha

5 > pH > 5,5

4 t /ha

7 t /ha

9 à 10 t /ha

pH 5

5 t/ha

8,5 t/ha

13 t/ha

Tableau III : quantité de chaux à apporter par hectare en fonction du degré d'acidité.

- de la matière organique à chaque cycle de culture ;

- des champignons mycorhiziens dans l'amélioration de la nutrition du maïs sur sols acides (Bethelenfalvay et al., 1992).

CHAPITRE II.  MATERIEL ET METHODES

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"Des chercheurs qui cherchent on en trouve, des chercheurs qui trouvent, on en cherche !"   Charles de Gaulle